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Pourquoi toutes les marques cherchent-elles à paraître authentiques?
Comment cette approche s’est-elle imposée? Et surtout, est-ce que l’authenticité est encore… authentique ?
Vous allez découvrir :
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Pourquoi l’authenticité a émergé comme réponse à une perte de confiance
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Comment elle est devenue une norme dans la communication
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Les codes actuels de “l’authentique” et leurs limites
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Le risque d’une authenticité trop calculée
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Les différences entre les marques qui incarnent vraiment leurs valeurs et celles qui les mettent en scène
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Des clés concrètes pour construire une authenticité durable
Un épisode pour prendre du recul et repenser votre manière de communiquer.
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Transcription de l’épisode
Introduction
Vous avez sans doute remarqué ce changement.
Aujourd’hui, toutes les marques veulent être authentiques.
Elles montrent leurs coulisses. Elles partagent leurs doutes. Elles racontent des histoires personnelles. Elles parlent de valeurs, d’engagement, de transparence.
Sur le papier, c’est une excellente nouvelle.
Le marketing s’éloigne enfin des discours trop lisses, trop parfaits, trop publicitaires.
Mais une question se pose.
Et si cette authenticité était devenue… un nouveau code marketing ?
Parce que lorsque tout le monde cherche à paraître authentique, est-ce que cela l’est encore vraiment ?
Lorsque la vulnérabilité est scénarisée, lorsque les prises de parole sont calibrées pour “faire vrai”, peut-on encore parler de sincérité ?
Le risque, c’est que l’authenticité ne soit plus une intention, mais une technique.
Une posture que l’on adopte parce qu’elle performe. Parce qu’elle engage. Parce qu’elle convertit.
Dans cet épisode, on va prendre du recul.
On va décortiquer ce qu’est réellement le marketing authentique aujourd’hui. On va comprendre pourquoi il est devenu incontournable. Et surtout, on va se poser une question essentielle : est-ce qu’on est encore dans l’authenticité… ou déjà dans sa mise en scène ?
L’objectif n’est pas de juger, mais de vous donner des clés.
Parce que derrière ce sujet, il y a un enjeu majeur : celui de la confiance. Et la confiance, c’est probablement votre actif le plus précieux.
1. L’authenticité : de valeur différenciante à norme attendue
1.1 L’émergence du marketing authentique : pourquoi il a séduit
Le marketing authentique n’est pas né d’une tendance passagère. Il s’est imposé comme une réponse à une fatigue réelle des audiences. Pendant longtemps, les marques ont cherché à maîtriser parfaitement leur image. Les messages étaient lisses, les visuels irréprochables, les discours calibrés. Tout était pensé pour projeter une forme de perfection.
Mais cette perfection a fini par créer de la distance. Les consommateurs ne s’y retrouvaient plus. Ils doutaient des promesses. Ils ressentaient un décalage entre ce qui était montré et ce qui était vécu.
Progressivement, une autre approche a émergé. Des marques ont commencé à montrer autre chose. Elles ont partagé leurs coulisses, leurs erreurs, leurs apprentissages. Elles ont fait du build in public. Elles ont pris la parole de manière plus directe, plus humaine. Cette simplicité a immédiatement créé un sentiment de proximité.
Michel et Augustin est un bon exemple de ce virage. La marque a construit toute sa communication sur un ton accessible, des prises de parole incarnées et une transparence assumée sur la vie de l’entreprise. Ce positionnement a permis de créer une relation forte avec son audience, bien au-delà du produit.
Aujourd’hui, un nouveau facteur renforce encore cette dynamique. L’explosion des contenus générés par intelligence artificielle. Ces contenus sont souvent perçus comme propres, efficaces, mais aussi impersonnels. En réaction, les marques cherchent à réintroduire de l’humain, du vécu, de l’émotion.
L’authenticité redevient alors un repère. Elle rassure. Elle crée du lien. Et surtout, elle redonne une forme de crédibilité dans un environnement où tout peut être produit rapidement, mais pas forcément ressenti.
1.2 Quand l’authenticité devient un standard et perd son pouvoir différenciant
Le succès de l’authenticité a entraîné un phénomène classique en marketing. Ce qui fonctionne est rapidement reproduit. Puis adopté à grande échelle. Puis intégré comme une norme.
Aujourd’hui, l’authenticité n’est plus une exception. Elle est devenue une attente. Les audiences s’attendent à voir des coulisses, à entendre des prises de parole sincères, à découvrir des marques plus humaines. Ne pas le faire peut même sembler suspect ou dépassé.
Mais cette généralisation pose un problème. Quand tout le monde devient authentique, plus personne ne l’est vraiment aux yeux du public. Ou du moins, cela devient beaucoup plus difficile de se démarquer grâce à cela.
On observe alors une forme de standardisation. Les formats se ressemblent. Les discours aussi. Les marques adoptent des codes similaires pour “faire vrai”. Elles montrent leurs équipes, partagent des moments de doute, racontent leur histoire. Mais ces prises de parole finissent parfois par donner une impression de déjà-vu.
Sur LinkedIn, par exemple, les récits personnels sont devenus omniprésents. Les histoires d’échec suivies d’une leçon inspirante se multiplient. Ce format fonctionne, donc il est répété. Mais à force, il perd de son impact.
Le risque, c’est que l’authenticité devienne une mécanique. Une attente à cocher plutôt qu’une démarche sincère. Et dans ce cas, elle ne crée plus de confiance. Elle peut même générer de la méfiance.
Parce que le public évolue. Il reconnaît les schémas. Il perçoit les intentions. Et il devient de plus en plus exigeant sur ce qu’il considère comme réellement authentique.
2. Quand l’authenticité devient un outil marketing
2.1 Les codes de “l’authentique” reproduits à grande échelle
L’authenticité a tellement bien performé qu’elle a fini par être modélisée. Ce qui relevait au départ d’une posture naturelle s’est transformé en un ensemble de codes identifiables, presque en une recette.
Aujourd’hui, ces codes sont partout. Montrer les coulisses. Parler face caméra sans montage apparent. Partager des moments de doute. Utiliser un ton direct, parfois vulnérable. Mettre en avant l’humain plutôt que le produit. Tous ces éléments sont devenus des marqueurs de ce que l’on considère comme “authentique”.
Le problème, ce n’est pas leur existence. C’est leur reproduction massive.
Sur des plateformes comme LinkedIn ou Instagram, ces formats sont désormais omniprésents. Les créateurs comme les marques les utilisent parce qu’ils savent qu’ils fonctionnent. Ils génèrent de l’engagement, de la proximité, de la réaction.
Mais à force d’être répétés, ces codes deviennent prévisibles. Une vidéo “spontanée” devient en réalité très construite. Un post “brut” suit en fait une structure bien rodée. Même la vulnérabilité peut être scénarisée.
On assiste alors à une forme d’industrialisation de l’authenticité. Elle n’est plus seulement vécue, elle est produite.
Et c’est là que le paradoxe apparaît. Plus les marques cherchent à paraître authentiques en appliquant ces codes, plus elles risquent de produire l’effet inverse. Parce que le public commence à reconnaître ces mécaniques. Il ne voit plus seulement le message. Il voit aussi l’intention derrière.
L’authenticité devient alors un langage commun… mais aussi un terrain saturé.
2.2 Le risque de l’authenticité calculée : peut-on être stratégique et sincère à la fois ?
La question n’est pas de savoir si les marques doivent être stratégiques. Évidemment qu’elles le sont. Toute prise de parole s’inscrit dans un objectif. Visibilité, engagement, conversion.
Le vrai sujet, c’est la frontière entre sincérité et calcul.
Quand une marque partage une histoire personnelle, est-ce qu’elle le fait pour créer du lien… ou pour maximiser ses performances ? Quand elle montre ses failles, est-ce une démarche honnête… ou une technique pour capter l’attention ?
Dans la réalité, les deux coexistent souvent.
Certaines marques réussissent à trouver un équilibre. Elles pensent leur communication, tout en restant fidèles à ce qu’elles sont. D’autres, en revanche, basculent dans une logique d’optimisation permanente. Chaque prise de parole est testée, ajustée, calibrée.
Le risque, c’est que l’intention initiale disparaisse derrière la mécanique.
Et surtout, que cela se ressente.
Le public n’analyse pas toujours consciemment ces éléments. Mais il perçoit les incohérences. Une authenticité trop parfaite, trop régulière, trop bien exécutée peut susciter de la méfiance.
À l’inverse, une prise de parole imparfaite mais sincère peut créer beaucoup plus d’impact.
La difficulté, c’est qu’il n’existe pas de règle simple. On peut être stratégique et sincère. Mais cela demande une vigilance constante. Cela demande de se poser une question essentielle avant chaque contenu : est-ce que je dis cela parce que j’y crois vraiment… ou parce que je sais que ça va fonctionner ?
C’est cette lucidité qui fait la différence. Parce qu’à long terme, ce n’est pas la performance immédiate qui construit une marque. C’est la confiance.
3. Repenser l’authenticité : posture ou véritable engagement ?
3.1 Les marques qui incarnent réellement leurs valeurs vs celles qui les mettent en scène
Toutes les marques parlent aujourd’hui d’authenticité. Mais très peu l’incarnent réellement.
La différence se joue dans l’alignement. Une marque authentique ne se contente pas de dire, elle fait. Ses prises de parole sont le reflet de décisions concrètes, visibles, parfois coûteuses.
Prenons l’exemple de Patagonia. La marque ne communique pas seulement sur l’écologie. Elle intègre cet engagement dans toute sa chaîne de valeur. Elle encourage ses clients à réparer leurs vêtements plutôt qu’à en racheter. Elle a même pris des positions politiques fortes sur la protection de l’environnement. Sa communication est crédible parce qu’elle repose sur des actions tangibles.
À l’inverse, certaines marques adoptent les codes de l’engagement sans en assumer les implications. Elles parlent de valeurs, mais celles-ci ne se traduisent pas dans leurs produits, leurs décisions ou leur fonctionnement. Dans ce cas, l’authenticité devient une façade.
Le problème, c’est que ce décalage est de plus en plus visible.
Les consommateurs ont accès à l’information. Ils comparent. Ils creusent. Une incohérence entre le discours et la réalité peut rapidement être exposée et amplifiée.
On entre alors dans une logique de défiance. Ce n’est pas seulement la campagne qui est remise en question, c’est toute la crédibilité de la marque.
Ce qui faisait la force de l’authenticité, la confiance, devient alors son point de fragilité.
3.2 Comment construire une authenticité durable sans tomber dans la posture
Construire une authenticité durable demande un changement de posture. Il ne s’agit plus de produire du contenu “authentique”, mais de construire une marque cohérente.
La première étape, c’est la clarté. Une marque doit savoir ce qu’elle défend réellement. Pas ce qui est tendance. Pas ce qui fonctionne. Mais ce qui est profondément aligné avec son identité.
Ensuite, il faut accepter une forme de constance. L’authenticité ne se joue pas sur un post ou une campagne. Elle se construit dans la répétition. Dans la cohérence des prises de parole. Dans la continuité des actions.
Cela implique aussi de renoncer à une partie de l’optimisation. Tout ne doit pas être pensé uniquement pour performer. Certains contenus peuvent être moins engageants, mais plus justes. Et sur le long terme, c’est ce qui renforce la crédibilité.
Il faut également accepter l’imperfection. Une communication trop maîtrisée peut sembler artificielle. À l’inverse, une parole plus brute, plus directe, peut créer un lien beaucoup plus fort.
Enfin, il y a un point souvent sous-estimé : le courage. Être authentique, c’est parfois prendre des positions qui ne plaisent pas à tout le monde. C’est refuser certains raccourcis. C’est assumer des choix.
Et c’est précisément cela qui fait la différence.
Parce qu’au fond, l’authenticité n’est pas une technique marketing. C’est une discipline. Une exigence. Et surtout, un engagement dans le temps.
Conclusion
L’authenticité a profondément transformé le marketing. Elle a permis aux marques de recréer du lien, de réhumaniser leur communication et de regagner une partie de la confiance perdue. C’est une évolution positive, et surtout nécessaire.
Mais comme souvent en marketing, ce qui fonctionne finit par être reproduit. Puis standardisé. Puis parfois vidé de son sens.
Aujourd’hui, l’authenticité est partout. Et c’est justement pour cela qu’elle devient plus difficile à incarner réellement. Parce que le public est attentif. Parce qu’il est exposé à ces codes en permanence. Et parce qu’il distingue de mieux en mieux ce qui est sincère de ce qui est simplement bien exécuté.
La question n’est donc plus de “faire authentique”. La question est d’être aligné.
Aligné entre vos messages, vos actions et vos convictions. Aligné dans le temps, pas uniquement dans une prise de parole. Aligné même quand cela ne sert pas directement vos objectifs de performance.
C’est exigeant. Parce que cela demande de renoncer à une partie du contrôle. Cela demande d’accepter l’imperfection. Et parfois, cela demande de prendre des risques.
Mais c’est aussi ce qui crée de la valeur durable.
Si vous deviez retenir une chose de cet épisode, c’est celle-ci : l’authenticité ne se décrète pas, elle se prouve. Et aujourd’hui plus que jamais, c’est ce qui fait la différence.
Et maintenant, j’ai une question pour vous.
Dans votre communication, est-ce que vous cherchez à paraître authentique… ou est-ce que vous l’êtes vraiment ?
Si cet épisode vous a fait réfléchir, je vous invite à le partager autour de vous, ou à me dire ce que vous en pensez. C’est aussi comme ça qu’on fait vivre ce podcast.
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