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Stratégie

 L’IA relève le niveau du marketing. Êtes-vous prêt ? – Episode 344

ou écouter sur :

Vos clients ne cherchent déjà plus comme avant.

Au lieu d’ouvrir dix onglets sur Google pour comparer différentes solutions, ils peuvent demander à ChatGPT, Gemini ou Claude de sélectionner les offres les plus adaptées à leur situation.

L’IA n’achète pas encore massivement à leur place. En revanche, elle commence à décider quelles marques méritent d’être considérées.

Et cela change profondément le travail des marketeurs.

Dans cet épisode, nous allons voir pourquoi les marques doivent désormais gagner deux batailles : être suffisamment claires, crédibles et documentées pour être recommandées par les machines, tout en restant suffisamment singulières, désirables et mémorables pour être préférées par les humains.

Nous parlerons de considération, de positionnement, de découvrabilité, de réputation et de préférence de marque. Nous verrons aussi pourquoi chercher uniquement à optimiser sa présence dans les IA pourrait conduire à un nouveau risque : devenir parfaitement comparable… et donc parfaitement interchangeable avec ses concurrents.

L’objectif n’est pas de choisir entre marketing pour les machines et marketing pour les humains.

Il faut construire une marque que les machines recommandent et que les humains ont envie de choisir.

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Transcription de l’épisode

Votre client choisit encore. Mais l’IA choisit ce qu’il voit 

Imaginez. 

Vous avez besoin de changer de logiciel de facturation (au moment où je publie cet épisode on est en plein dans l’arrivée de la facturation électronique donc ça ne devrait pas être trop dur à imaginer, c’est peut être même une situation que vous êtes en train de vivre). 

Il y a encore quelques années, votre premier réflexe aurait probablement été d’aller sur Google. Vous auriez tapé quelque chose comme « meilleur logiciel de facturation pour PME ». 

Vous auriez ouvert plusieurs onglets. Un comparatif. Deux ou trois sites de logiciels. Peut-être quelques avis. 

Et puis vous auriez commencé à vous faire une idée. 

Aujourd’hui, vous pouvez faire quelque chose de beaucoup plus simple. 

Vous ouvrez ChatGPT, Gemini ou un autre assistant et vous dites : 

« Je dirige une PME de 20 personnes, j’ai besoin d’un logiciel de facturation qui s’intègre avec mon outil comptable, qui soit simple à utiliser par mon équipe et qui ne me coûte pas une fortune. Qu’est-ce que tu me conseilles ? » 

Et l’IA vous répond. 

Elle ne vous donne pas 150 liens. 

Elle vous propose trois ou quatre solutions. 

Elle vous explique leurs avantages et leurs inconvénients. 

Elle peut même vous dire : « compte tenu de votre situation, je commencerais par celle-ci ». 

Et là, il vient de se passer quelque chose d’assez considérable pour le marketing. 

Parce que si vous commercialisez l’un de ces logiciels, la question n’est plus seulement : 

« Est-ce que le client va me choisir ? » 

Il y en a désormais une autre, qui arrive avant : 

« Est-ce que l’IA va me mettre dans les choix possibles ? » 

Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui. 

Pas vraiment de GEO. Pas vraiment de SEO non plus. 

Et pas de ce futur un peu science-fiction dans lequel des robots achèteraient absolument tout à notre place. 

Ce qui m’intéresse, c’est ce qui se passe avant. 

Le moment où votre client cherche, compare, élimine des possibilités et construit sa liste mentale de marques à considérer. 

Parce que l’IA commence à s’installer exactement là. 

Et je pense que cela va imposer aux marketeurs quelque chose d’assez exigeant. 

Nous allons devoir apprendre à gagner deux batailles en même temps. 

Être suffisamment clairs et crédibles pour être recommandés par les machines. 

Et suffisamment singuliers et désirables pour continuer à être préférés par les humains. 

Et vous allez voir que ce n’est pas tout à fait la même chose. 

Si on ne se connaît pas encore je suis Estelle Ballot et vous êtes sur le Podcast du Marketing.  

Mon rôle, c’est d’aider les directions marketing à prendre de meilleures décisions. Chaque semaine, ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable. 

Bienvenue sur le podcast du marketing 

 

Votre client n’a pas abandonné son pouvoir de décision 

Commençons quand même par remettre un peu de réalité derrière tout ce qu’on entend sur les agents IA. 

Parce qu’en ce moment, dès qu’on parle d’agentic commerce, on pourrait facilement avoir l’impression que demain matin votre IA va choisir vos chaussures, réserver vos vacances et changer votre assurance sans même vous demander votre avis. 

Nous n’en sommes pas là. 

Et les études récentes sont assez intéressantes sur ce point. 

McKinsey a interrogé des consommateurs en France, en Allemagne et au Royaume-Uni sur leur utilisation de l’IA dans leurs achats. 

63 % des répondants qui utilisent l’IA dans leur parcours d’achat disent s’en servir pour comparer des options : des marques, des modèles, des prix, des avis. 

55 % l’utilisent pour mieux comprendre un produit ou une catégorie. 

46 % pour découvrir de nouveaux produits ou trouver de l’inspiration. 

En revanche, dès qu’on se rapproche de l’achat lui-même, l’utilisation baisse. 

Et surtout, 56 % se disent à l’aise avec l’idée qu’une IA leur suggère des options… à condition qu’ils gardent la décision finale. 

Une autre étude menée aux États-Unis par Gartner arrive à une conclusion assez proche. 

Selon les catégories testées, seuls 11 % au maximum des consommateurs interrogés étaient prêts à laisser l’IA prendre elle-même la décision d’achat. 

En revanche, ils étaient nettement plus nombreux à accepter qu’elle les aide à réduire le nombre d’options. 

Donc le changement important, aujourd’hui, ce n’est pas : 

« L’IA achète à notre place. » 

C’est : 

« L’IA nous aide à décider parmi quoi choisir. » 

Et cette nuance change beaucoup de choses. 

La bataille se déplace vers la présélection 

En marketing, on connaît depuis longtemps cette idée de consideration set. 

Même si vous n’utilisez jamais cette expression dans la vraie vie, vous savez très bien ce qu’elle signifie. 

Quand vous devez acheter quelque chose, vous ne comparez pas toutes les solutions qui existent sur le marché. 

Vous vous créez une liste beaucoup plus petite. 

Si je vous demande demain de choisir une nouvelle banque, un nouvel ordinateur ou un outil de CRM, vous n’allez pas comparer 80 marques. 

Vous allez peut-être en regarder trois. 

Quatre. 

Cinq. 

Et le premier enjeu d’une marque est donc d’entrer dans cette liste. 

Parce que vous pouvez avoir le meilleur produit du monde : si vous n’entrez jamais dans le champ des possibles, vous avez très peu de chances d’être choisi. 

Pendant longtemps, énormément de marketing digital s’est organisé autour de cette bataille. 

Être bien référencé sur Google. 

Être présent sur les marketplaces. 

Apparaître dans les comparateurs. 

Être visible sur les réseaux sociaux. 

Faire suffisamment de publicité pour que votre marque soit connue au moment où le besoin apparaît. 

Tout cela contribuait à vous faire entrer dans le jeu. 

Mais l’IA ajoute un nouvel intermédiaire. 

Et cet intermédiaire peut faire une partie du travail de présélection à la place du client. 

C’est là que je trouve le changement beaucoup plus profond que la simple question : « Est-ce que mon site apparaît dans ChatGPT ? » 

Parce qu’un moteur de recherche vous proposait essentiellement des portes à ouvrir. 

Une IA peut déjà faire une partie du travail derrière ces portes pour vous. 

Elle synthétise. 

Elle compare. 

Elle élimine. 

Elle reformule les différences. 

Et elle peut finalement vous dire : 

« Pour votre situation, voilà les trois options que je regarderais. » 

Votre client choisit encore. 

Mais l’IA commence à choisir ce qu’il voit. 

Première bataille : être compréhensible par les machines 

Alors évidemment, cela pose une nouvelle question aux marques. 

Qu’est-ce qui fait qu’une IA est capable de vous identifier comme une bonne réponse ? 

Je vais volontairement ne pas rentrer très loin dans la technique ici. 

Parce que j’ai déjà parlé du GEO dans un autre épisode et que mon objectif n’est pas de vous faire une checklist d’optimisation pour ChatGPT. 

Mais il y a une idée qui me paraît importante. 

Une IA doit être capable de comprendre assez précisément : 

ce que vous vendez ; 

à qui vous le vendez ; 

dans quelles situations votre offre est pertinente ; 

ce qui vous différencie ; 

et quelles preuves permettent de considérer que vous êtes crédible. 

Et ça, finalement, ce n’est pas uniquement un problème technologique. 

C’est aussi un problème marketing très ancien. 

Prenez une entreprise dont le positionnement est flou. 

Sur son site, elle explique qu’elle propose « des solutions innovantes qui accompagnent les organisations dans leur transformation ». 

Très bien. 

Mais concrètement, elle fait quoi ? 

Pour qui ? 

Quel problème résout-elle ? 

Pourquoi elle plutôt qu’une autre ? 

Un humain pouvait déjà sortir du site sans avoir compris. 

Maintenant, il faut ajouter un deuxième problème : la machine qui essaie de déterminer si cette entreprise mérite d’être recommandée doit elle aussi réussir à comprendre. 

Autrement dit, l’IA rend le flou marketing encore plus coûteux. 

Même chose pour les preuves. 

Les avis. 

Les comparatifs. 

Les mentions par des tiers. 

Les caractéristiques de votre offre. 

La cohérence entre ce que votre marque dit d’elle-même et ce que le reste du web dit d’elle. 

Et il y a une étude récente que je trouve particulièrement intéressante à ce sujet. 

Des chercheurs de Wharton ont réalisé environ 26 000 tests avec plusieurs modèles d’IA pour observer comment des agents faisaient des recommandations d’achat. 

Ils leur ont notamment demandé de choisir parmi plusieurs montres connectées. 

Quand les agents voyaient uniquement les produits, leurs choix étaient relativement stables. 

Mais les chercheurs ont ensuite commencé à ajouter du contexte. 

Un avis. 

Plusieurs sources. 

Un ordre différent dans lequel ces sources apparaissaient. 

Une information sur les préférences du client. 

Et les choix ont commencé à changer. 

Dans certains cas, une seule source supplémentaire suffisait à faire basculer massivement la recommandation. 

Et le plus intéressant, c’est que les différents modèles ne réagissaient pas tous de la même manière. 

Je trouve cette expérience importante parce qu’elle casse une représentation assez séduisante de l’IA. 

Celle d’une espèce d’arbitre parfaitement rationnel qui regarderait toutes les offres disponibles, calculerait objectivement laquelle est la meilleure et annoncerait le vainqueur. 

Ce n’est pas ce que montrent ces travaux. 

Le contexte compte. 

Les sources comptent. 

La manière dont l’information arrive compte. 

La réputation qui existe autour de votre produit peut compter. 

Ce qui veut dire que le marketing ne disparaît absolument pas de l’équation. 

Mais il va devoir apprendre à exister dans un nouvel environnement. 

Et c’est là qu’apparaît un piège 

Parce qu’à ce stade, la réaction logique d’une entreprise pourrait être : 

« Très bien. Alors il faut devenir extrêmement lisible pour les IA. » 

Oui. 

Il faut probablement mieux structurer ses informations. 

Clarifier son offre. 

Documenter ses produits. 

Travailler sa présence dans les bonnes sources. 

Faire en sorte que les machines comprennent ce que l’on fait et pourquoi elles pourraient nous recommander. 

Mais imaginons que tout le monde fasse ça. 

Vos concurrents ont eux aussi des données parfaitement structurées. 

Leurs produits sont parfaitement documentés. 

Les prix sont faciles à comparer. 

Les fonctionnalités aussi. 

Les avis sont disponibles. 

Les délais de livraison sont connus. 

Les caractéristiques sont claires. 

Et maintenant, votre client demande à son assistant de comparer cinq marques. 

Qu’est-ce qui se passe ? 

Eh bien, il devient extrêmement facile de vous comparer. 

Et c’est là que cette course à l’optimisation peut produire un paradoxe. 

Vous pouvez devenir parfaitement recommandable par une machine… et parfaitement interchangeable avec vos concurrents. 

Parce qu’une grande partie de ce que les machines savent très bien manipuler est précisément ce qui se compare facilement. 

Un prix. 

Une fonctionnalité. 

Une caractéristique. 

Un délai. 

Une note. 

Une liste de critères. 

Mais nous savons tous qu’un choix de marque ne se résume pas toujours à ça. 

Sinon, le produit objectivement le mieux noté et le moins cher gagnerait systématiquement. 

Ce n’est évidemment pas le cas. 

Nous choisissons aussi parce que nous connaissons une marque. 

Parce que nous lui faisons confiance. 

Parce que quelqu’un nous l’a recommandée. 

Parce que nous aimons ce qu’elle représente. 

Parce que nous avons déjà eu une bonne expérience avec elle. 

Parce que son univers nous ressemble. 

Ou parfois simplement parce qu’au moment de choisir entre deux offres assez proches, nous avons davantage envie d’acheter celle-là. 

Et cette partie-là du marketing ne devient pas moins importante avec l’IA. 

Je pense qu’elle peut, au contraire, devenir encore plus importante. 

Plus tout devient comparable, plus la préférence compte 

Il y a quelques années, on a beaucoup opposé marque et performance. 

D’un côté, le marketing mesurable, rationnel, orienté conversion. 

De l’autre, la marque, la notoriété, la préférence, le long terme. 

Je pense que l’IA va créer une nouvelle version de cette opposition. 

D’un côté, les entreprises qui vont énormément travailler leur lisibilité pour les machines. 

De l’autre, celles qui vont défendre l’idée que leur métier consiste avant tout à créer une relation avec des êtres humains. 

Et je pense que les deux auront tort si elles choisissent un seul camp. 

Parce que si votre marque est extraordinaire mais qu’aucun des nouveaux intermédiaires ne comprend quand il doit la recommander, vous avez un problème. 

Vous pouvez être désirable et devenir invisible. 

Mais l’inverse est tout aussi dangereux. 

Si votre marque est parfaitement comprise par les machines, parfaitement documentée, parfaitement optimisée… mais qu’elle ne crée aucune préférence une fois placée à côté de trois concurrents similaires, vous avez également un problème. 

Vous pouvez être visible et devenir interchangeable. 

Et c’est là, à mon avis, que se trouve le véritable défi marketing des prochaines années. 

Pas choisir entre technologie et humanité. 

Exceller dans les deux. 

Le niveau d’exigence du marketing est en train de monter 

Et je trouve que c’est une manière beaucoup plus intéressante de regarder l’arrivée de l’IA dans le marketing. 

Parce qu’on parle énormément de ce que l’IA va simplifier. 

Elle va nous faire gagner du temps. 

Automatiser certaines tâches. 

Produire plus vite. 

Analyser davantage de données. 

Et tout cela est probablement vrai. 

Mais du côté de la concurrence entre les marques, je ne suis pas certaine que l’IA rende notre métier plus simple. 

Je pense qu’elle peut au contraire élever le niveau d’exigence. 

Parce qu’il va falloir devenir meilleur sur des dimensions qui semblaient parfois appartenir à deux mondes différents. 

Il va falloir être extrêmement rigoureux sur la donnée, les informations produits, la structure, la découvrabilité, les preuves. 

Et simultanément être excellent sur le positionnement, la créativité, la réputation, la confiance, l’expérience et la préférence. 

Être recommandable par la machine. 

Être préférable pour l’humain. 

Et surtout comprendre que ces deux choses ne peuvent probablement plus être pilotées séparément. 

Ce n’est pas : « mon équipe technique s’occupe des IA pendant que mon équipe marketing construit la marque ». 

Parce que la façon dont une IA comprend votre entreprise dépend précisément de décisions marketing. 

Comment vous définissez votre catégorie. 

Comment vous décrivez votre offre. 

Quels bénéfices vous mettez en avant. 

Quelles preuves vous construisez. 

Quelle réputation existe autour de vous. 

Et inversement, votre capacité à créer de la préférence va dépendre de ce qui se passe dans ces nouveaux parcours. 

Si quelqu’un arrive chez vous après avoir déjà demandé à une IA de comparer votre offre à quatre concurrents, il n’arrive pas vierge. 

Il arrive avec une représentation de votre marque qui a déjà été partiellement construite ailleurs. 

C’est un changement considérable. 

Et c’est précisément pour cette raison que je pense que cette évolution renforce le rôle stratégique du marketing. 

Parce que quelqu’un doit être capable de regarder l’ensemble du système. 

Pas simplement l’optimisation d’un canal. 

Pas simplement la production de contenus. 

Pas simplement la marque. 

Le système dans lequel une entreprise devient visible, comprise, crédible… puis préférée. 

Alors, qu’est-ce qu’on fait lundi matin ? 

Je pourrais terminer cet épisode avec quinze recommandations. 

Faire un audit de vos données. 

Regarder ce que ChatGPT dit de vous. 

Travailler vos avis. 

Revoir vos contenus. 

Optimiser votre site. 

Et ainsi de suite. 

Mais je pense qu’il y a quelque chose de beaucoup plus intéressant à faire d’abord. 

Prenez votre marque, votre entreprise ou votre offre. 

Et posez-vous deux questions. 

La première : 

Si une IA devait expliquer aujourd’hui à quelqu’un pourquoi elle devrait recommander ma marque, aurait-elle suffisamment de matière pour le faire ? 

Pas simplement suffisamment de contenu. 

Suffisamment de matière. 

Est-ce qu’elle comprend précisément ce que vous faites ? 

Pour qui ? 

Dans quel cas vous êtes particulièrement pertinent ? 

Dispose-t-elle de preuves ? 

Existe-t-il des sources extérieures à votre propre site qui viennent confirmer ce que vous racontez ? 

Est-ce que votre positionnement est suffisamment clair pour qu’elle puisse vous associer au bon problème ? 

Si la réponse est non, vous avez probablement un chantier de découvrabilité et de lisibilité devant vous. 

Mais ensuite, posez-vous la deuxième question. 

Et celle-là est tout aussi importante : 

Si cette IA me plaçait demain à côté de trois concurrents parfaitement comparables, pourquoi un humain me choisirait-il, moi ? 

Qu’est-ce qui crée la préférence ? 

Qu’est-ce qui fait que je ne suis pas simplement une ligne supplémentaire dans un tableau comparatif ? 

Qu’est-ce que mon client connaît de moi, ressent envers moi ou croit à mon sujet que la comparaison fonctionnelle ne capture pas complètement ? 

Si vous avez une excellente réponse à la première question mais aucune à la deuxième, vous avez probablement un problème de marque. 

Si vous avez une excellente réponse à la deuxième mais aucune à la première, vous risquez progressivement d’avoir un problème de découvrabilité. 

Et si vous avez du mal à répondre aux deux… 

eh bien, je pense que vous venez de trouver deux sujets assez importants pour votre prochaine réunion marketing. 

Parce que votre client choisit encore. 

Et, à mon avis, c’est une excellente nouvelle. 

Mais de plus en plus souvent, quelqu’un — ou plutôt quelque chose — l’aidera à décider parmi quoi choisir. 

Notre travail n’est donc pas de faire du marketing pour les machines à la place de faire du marketing pour les humains. 

Il est de construire des marques que les machines savent recommander… 

et que les humains ont toujours envie de choisir. 

 

 



Sur le Podcast du Marketing par Estelle Ballot on parle de : base email, branding, business, communication, email marketing, formation, inbound marketing, landing page, le podcast du marketing, lead magnet, marketing, marketing automation, marketing digital, marketing mix, persona, réseaux sociaux, seo, stratégie, webinaire, IA, solopreneur, audience, masterclass, emailing, chatgpt, email marketing, marketing digital

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Comment fixer le bon prix (et savoir quand l’augmenter) avec Alexandre Devanne – episode 342

ou écouter sur :

On parle beaucoup d’acquisition, de contenu, de réseaux sociaux, de conversion ou encore d’IA. Mais il existe un levier marketing beaucoup plus direct pour améliorer la rentabilité d’une entreprise : le prix.

Et pourtant, c’est probablement l’un de ceux auxquels on touche le moins. On fixe souvent ses tarifs au lancement de son activité, puis on n’ose plus les changer. Peur de perdre des clients. Peur de demander trop. Ou, au contraire, de ne pas demander assez.

Alors, comment savoir si vous avez le bon prix ? Faut-il augmenter vos tarifs ? Les baisser ? Les tester ? Et surtout : comment déterminer ce que vos clients sont réellement prêts à payer ?

Pour en parler, j’ai invité Alexandre Devanne, spécialiste du pricing depuis plus de 20 ans. Il accompagne les entreprises à mieux utiliser le levier prix pour développer leur chiffre d’affaires et leur rentabilité.

Dans cet épisode, vous allez découvrir :

  • pourquoi le prix est un levier marketing beaucoup plus puissant qu’on ne l’imagine ;

  • comment savoir si votre prix est trop élevé… ou trop bas ;

  • pourquoi il ne faut pas chercher à justifier son prix, mais plutôt à expliquer sa valeur ;

  • ce qu’est réellement la valeur perçue et comment la faire évoluer ;

  • pourquoi vos prix devraient être plus dynamiques ;

  • comment votre communication influence directement ce que vos clients sont prêts à payer ;

  • et comment construire une véritable stratégie de prix, plutôt que de fixer un tarif une fois pour toutes.

Un épisode à écouter si vous n’avez pas revu vos tarifs depuis longtemps, ou si la simple idée de les augmenter vous fait hésiter.

Parce qu’avant de chercher toujours plus de clients, il serait peut-être utile de regarder combien vous faites payer ceux que vous avez déjà.

Vous pouvez suivre Alexandre sur Linkedin et écouter l’épisode 338 « Faut-il vraiment augmenter ses prix pour gagner plus? »

Pour aller plus loin

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Transcription de l’épisode

On parle souvent d’acquisition, de communication, de réseaux sociaux, d’IA ou encore de contenu. On cherche à attirer plus de clients, à augmenter son trafic ou à améliorer son taux de conversion. Et pendant ce temps-là, il y a un levier marketing absolument fondamental que la plupart des entreprises laissent de côté : le prix. 

Pourtant, le prix fait partie des quatre piliers du marketing. C’est même probablement le levier qui a le plus d’impact sur votre rentabilité. Malgré ça, beaucoup d’entre nous fixent un prix une fois, souvent au lancement de leur activité, puis n’y touchent plus. On a peur de se tromper, peur de perdre des clients, peur de demander trop… ou pas assez. 

Alors, comment savoir si l’on est au bon prix ? Est-ce qu’il faut augmenter ses tarifs ? Les baisser ? Les tester ? Et surtout, est-ce que le prix est vraiment une question de chiffres… ou est-ce que c’est avant tout une question de perception ? 

Pour répondre à toutes ces questions, j’ai invité Alexandre Devanne. Alexandre est spécialiste du pricing depuis plus de vingt ans. Il accompagne les entreprises à mieux utiliser ce levier pour développer leur chiffre d’affaires et leur rentabilité. 

Vous allez découvrir pourquoi il ne faut jamais chercher à justifier son prix, mais plutôt à expliquer sa valeur. Vous allez comprendre ce qu’est réellement la valeur perçue, pourquoi votre prix devrait être beaucoup plus dynamique que vous ne l’imaginez, et comment votre communication influence directement ce que vos clients sont prêts à payer. 

Si vous me découvrez avec cette vidéo, je suis Estelle Ballot et vous regardez le podcast du marketing. Mon rôle c’est d’aider les directions marketing à gagner en clarté, structurer leur marketing, et obtenir des résultats, sans complexifier. 

Alors chaque semaine, ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable. 

Bienvenue sur le Podcast du Marketing 

Estelle (00:10.785)
Bonjour Alexandre, bienvenue sur le podcast du marketing. Écoute Alexandre, je suis très heureuse de pouvoir discuter avec toi aujourd’hui. Aujourd’hui, on va parler de prix. C’est un sujet ultra important. Tu me le disais en off juste avant, toutes les entreprises ont intérêt à travailler leur prix, bien sûr. Le prix est un levier extrêmement important du marketing. Tu m’as contacté d’ailleurs, il a quelques semaines, il a pas longtemps, j’ai publié un épisode

Alexandre (00:14.83)
Bonjour, Estelle.

Estelle (00:39.911)
qui était en lien avec le prix, c’est l’épisode 338, je regarde mes notes. C’était l’épisode, faut-il vraiment augmenter ses prix pour gagner plus ? Et tu m’as dit, mais Stel, il faut absolument qu’on parle plus en détail de ce levier prix parce que c’est un levier marketing qui est sous-utilisé, qui est super important avant qu’on rentre dans le vif du sujet Alexandre et parce que tu peux nous dire justement qui tu es et ce que tu fais.

Alexandre (01:04.642)
Bien sûr, déjà merci de m’avoir invité à Estelle sur ton podcast. Et pour me présenter, oui, moi, suis Alexandre Devane et j’ai 43 ans, marié, trois enfants. Je vis dans le sud-est de la France, près d’Aix-en-Provence, depuis quelques années maintenant. Une bien belle région. Et ça fait 20 ans maintenant, un peu plus de 20 ans que je gravite autour du sujet du prix. J’ai commencé ma carrière en tant que revenue manager, y a bien longtemps dans le tourisme, qui est un secteur que j’affectionne particulièrement.

Et puis assez rapidement, je me suis spécialisé sur le levier prix, donc tout ce qui est création de valeur. Comment on va réussir à optimiser un chiffre d’affaires grâce au levier prix et pas seulement en augmentant ses prix, Estelle, il y a beaucoup d’autres sujets autour. Et au cours de ces 20 années, j’ai découvert quand même beaucoup de choses. Et la première, c’est qu’il a très, très, très peu d’entreprises qui s’intéressent réellement à leur prix de vente.

Je dirais un chiffre que je cite régulièrement, il a à peu près 85 à 90 % des entreprises en France qui n’ont pas de fonction pricing dédiée. Et c’est ok, il n’y a pas besoin d’avoir un pricing manager dans toutes les structures. Néanmoins, ça montre l’importance qui est donnée au levier prix alors que ce levier, c’est le plus impactant sur la profitabilité. Et ça, c’est pas moi qui le dis, c’est mathématique tout simplement. Donc il a beaucoup de sujets autour du prix.

pour toutes les entreprises d’ailleurs, que ce soit des petits, des indépendants, ou grand groupe. On peut faire beaucoup de choses avec ce levier prix et c’est ce que j’essaye de faire depuis maintenant un peu plus de six ans où je suis à mon compte.

Estelle (02:42.77)
génial. Et effectivement, on le dit comme ça, tu me disais il n’y a pas de peu d’entreprises qui ont un pricing manager. Elles n’en ont pas tous de besoin certes, mais c’est vrai quand on y pense, le prix, c’est quand même un des 4 P, un des fondamentaux du marketing. Et c’est vrai qu’on a un petit peu tendance à positionner notre prix un jour. Un moment donné, on se dit mon produit, mon service vaut tant. Et puis on reste dessus. Finalement.

Bien souvent, on ne bouge pas tant que ça, sauf pour des promos, des soldes, des choses comme ça. Mais finalement, c’est un peu que sur la promotion qu’on vient travailler le prix. C’est souvent le premier levier qu’on vient travailler. Ce que tu me disais, c’est que beaucoup, si ce n’est la majorité des entreprises, laissent de l’argent sur la table. Elles ne le savent même pas. Qu’est-ce que tu voulais dire par là

Alexandre (03:32.622)
Oui, elles ne savent même pas parce que justement, ce levier prié, elles n’ont jamais vraiment travaillé. Je rebondis sur ce que tu viens de dire, parce que c’est super intéressant. Effectivement, ça fait partie des 4 P marketing. Le pricing, c’est un élément du mix marketing. Mais avec les autres, donc le produit, la stratégie d’offre, la stratégie de communication et la stratégie de distribution. Et pour les trois premiers, il y a toujours quelqu’un qui va faire le job dans une entreprise. Par contre, le prix, qui le fait?

Et je disais effectivement, il a beaucoup d’entreprises qui n’ont pas de pricing manager et c’est pas grave. Parce qu’en fait, la vérité, c’est qu’il y a toujours quelqu’un qui décide du prix. Ça va être les sales, les commerciaux, ça va être le marketing, peut être des financiers, ça peut être le directeur général. Il y a toujours quelqu’un qui va décider du prix de vente. Mais cette personne, fondamentalement, elle n’est pas forcément formée. Elle ne sait pas exactement quel levier elle va pouvoir activer pour optimiser son business grâce au prix.

Il y a beaucoup de choses derrière tout ça. Tu disais encore une chose qui m’a marqué à l’instant. Tu disais, ça y est, j’ai déjà oublié ce que tu avais dit, mais tu disais que pourquoi les entreprises laissent de l’argent sur la table et ne le savent même pas. C’est un peu ça, parce que tous les leviers pricing que je peux travailler avec mes clients, quelle va être l’élasticité, quelle est vraiment votre valeur, comment on pouvoir mettre en avant la valeur plutôt que d’essayer de justifier un prix de vente.

les leviers promotionnels, la verticalité du prix, tout ce qui image prix, tout ça, ne savent même pas ce que c’est parce que bien souvent il y a aussi un déficit de maturité, un déficit de connaissance sur ces sujets du pricing.

Estelle (05:11.162)
C’est vrai que finalement on en parle assez peu. Pourtant c’est très étudié en marketing d’un point de vue documentation. on va chercher, il a des études pour le coup super concrètes dessus. Mais un, on en parle assez peu. Moi d’ailleurs je pense que sur le podcast du marketing, j’ai dû en parler peut-être deux trois fois, bizarrement. Donc on en parle relativement peu. tout cas, mea culpa, je suis la première à pas en parler énormément. Alors que…

C’est ce que je te disais tout à l’heure quand on discutait, alors que, en tout cas moi, je rencontre des créateurs d’entreprises, souvent je discute avec des créateurs d’entreprises de différentes tailles d’entreprises d’ailleurs, mais souvent c’est le créateur d’entreprise qui à un moment donné a posé le prix ou a posé le positionnement prix d’ailleurs. Ce n’est pas forcément que le prix en numéraire, mais ça peut être le positionnement, est-ce que je suis entrée de gamme, milieu de gamme, premium, etc. Et je leur demande, mais ok, mais pourquoi ce prix-là ? Et la plupart du temps, en fait, on…

on se retrouve avec une espèce de point d’interrogation, parce que c’était comme ça. On a essayé ça, ça a marché. Et finalement, on reste comme ça. Et quand je leur demande, est-ce que vous savez quel est le bon prix ? C’est extrêmement rare qu’on me dise, oui, je suis absolument tranquille avec mon prix, je sais que je suis au bon endroit. Je crois qu’on ne l’a jamais dit. Qu’est-ce que tu penses toi de ce… Mais voilà, c’est ça, c’est quand même quelque chose d’extrêmement flou et fluctuant. Comment est-ce qu’on se positionne par rapport à un prix

Alexandre (06:21.835)
C’est difficile de connaître le bon prix.

Alexandre (06:31.181)
Déjà, c’est quoi le bon prix ? C’est la question que as posée. Moi, j’ai toujours la même réponse. Ça te paraît un peu vague, mais c’est pourtant la vraie réponse. Le bon prix, c’est celui qui correspond à la valeur perçue par la clientèle. Maintenant, la grande question, c’est quoi la valeur perçue ? Et là, ça s’étudie, ça se travaille. Il y a plein de techniques pour le faire. C’est ce que je avec mes clients et ça fonctionne quand on s’y intéresse. Mais aujourd’hui, y a encore une fois ce déficit de connaissances du pricing de manière générale.

qui fait que les entrepreneurs, ce soit des indépendants, des PME ou des grands groupes, n’ont pas les connaissances pour connaître le bon prix. Et par rapport à ce que tu disais juste avant, la conséquence, c’est qu’aujourd’hui, le prix est trop souvent perçu comme une variable statique de la stratégie, alors que le prix, c’est une variable dynamique. Il doit être dynamique. C’est là où on perd de l’argent aussi.

Estelle (07:21.995)
Tu veux dire par variable statique, qu’on se dit qu’une fois qu’on a posé le prix, il n’a plus le droit de bouger, c’est gravé dans le marbre et ça s’arrête là ?

Alexandre (07:26.445)
Voilà. Il est là, c’est le prix qu’on a décidé, c’est un héritage, donc on le garde, on ne touche pas trop. Et puis si on y touche, attention, qu’est qu’ils vont penser des clients ? Si on augmente notre prix, peut être qu’on va perdre des clients. Non, pas peut être, on va perdre des clients. Tu vois, c’est un peu ça. J’ai accompagné, il faut que je refasse le compte, mais pas loin de 200 entreprises, pense, depuis que je suis à mon compte. Je beaucoup de formation pricing, je donne des cours de pricing.

Et à chaque fois que je parle à des entrepreneurs et que je leur dis le prix doit être une variable dynamique, vous devez la considérer comme telle. Souvent, j’ai des gens qui reculent dans leur chaise et qui sont, tu vois, limite, il a des petites, de la sueur qui commence à perler sur l’enfant. C’est pas facile de toucher au prix. C’est quand même quelque chose qu’on expose à son client, même titre que son produit et son service. Et du coup, on a un peu peur. On peut manquer confiance à changer son prix de vente. Mais pourtant, c’est OK. n’y a pas de problème. peut changer un prix de vente.

Estelle (08:04.282)
Mais oui, mais bien sûr.

Estelle (08:17.05)
Estelle (08:25.016)
Oui, qu’est-ce qui nous empêche ? Légalement, peut changer. Personne ne nous dit que… Alors, si, il faut quand même faire certaine… faire attention évidemment avec ces histoires de promotion de soldes, etc. De ne pas faire n’importe quoi. On est d’accord, bien sûr, mais hormis ça, le prix est libre. On fait bien ce qu’on veut. Et c’est vrai qu’on a tendance à se dire, mais attends, si je change le prix…

Alexandre (08:25.197)
aucun souci.

Estelle (08:45.272)
et que je reviens en arrière par exemple, moi c’est surtout ça que je me dis. Changer le prix à la rigueur, bon pourquoi pas après tout je suis libre de faire ce que je veux. Mais si je me trompe, me dis que si je change de prix, je n’ai pas le droit de me tromper, que mon client ne va pas comprendre que je revienne en arrière. Est-ce que c’est le cas ? Est-ce que quand je change de prix, il faut que je sois sûre de mon coût ou est-ce que finalement le client ne voit pas tant que ça les changements de prix ?

Alexandre (09:09.739)
Dans 95 % des cas, ne pas le cas. Je dis pas que c’est universel, cette règle. Je n’ai aucun exemple malheureusement de toute mon expérience à te citer, mais il y a forcément des cas de figure où effectivement c’est extrêmement sensible. Quand une clientèle est très régulière, quand l’achat lui-même est récurrent, donc on serait plus sur des produits de grande consommation, quand la visibilité du prix sur le marché chez tous les concurrents est instantanée, sur du e-commerce, là on peut…

devoir faire attention. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas le bouger, mais il peut y avoir nécessité à communiquer autour d’un changement de prix, accompagner le changement de prix. Mais dans la grande grande majorité des cas, ça va passer inaperçu.

Estelle (09:51.995)
Donc on peut tester des choses. que tu en train de dire, c’est que là où le prix est souvent, effectivement, disais, un élément statique, on le pose une fois, puis on le laisse là et on a peur d’y toucher. Ce que j’entends en creux dans ce que tu me dis, c’est en fait pas du tout, c’est un élément qu’il faut bouger, qu’il faut tester et qu’il faut se donner le droit d’aller tester les prix, c’est ça ?

Alexandre (10:12.461)
Bien sûr, c’est ce que je conseille souvent. C’est d’ailleurs la seule manière de savoir si c’est le bon prix. Là, je suis consultant pricing, ça fait 20 ans que fais du pricing. J’ai une certaine expérience dans le domaine et pourtant, j’ai toujours à tous mes clients, si vous pensez que je vais vous dire c’est quoi le bon prix de vente, vous vous trompez parce que moi je ne connais pas. Le prix, c’est le marché qui le décide au final. Donc oui, il faut aller tester pour savoir si ça fonctionne. On peut avoir beaucoup plus de latitude à faire ce genre de test, on appelle ça des tests d’élasticité prix.

sur quand on vend des produits en ligne, qu’on a un peu de trafic sur son site internet et des data qui permettent de lire les choses. Ça, c’est facile. en vrai, même quand on on vend en B2B, même quand on est un petit entrepreneur, prestataire de service ou qu’on vient de lancer une boutique dans un petit quartier, on peut faire des tests de prix et on peut essayer de lire quelque chose, savoir si réellement ça a changé quelque chose sur la conversion. On peut toujours mettre en place un protocole pour faire ça.

Estelle (11:10.746)
Ma question, vois, là qui me vient, c’est d’accord, mais comment je fais moi pour faire un test de prix ? que ce que j’ai peu tendance à me dire, c’est bon, mettons, vends une offre à 100. Et puis je me dis, mince, peut-être qu’en fait, pourrais, ma valeur perçue finalement, elle est peut-être plus importante que ce que je veux bien croire. Peut-être que je pourrais vendre 150. Et donc, je vais monter mon prix à 150. Sauf que…

Tout ce que je fais dans mon quotidien, dans mes prises de parole, dans ma communication globale, dans mes actions marketing ou pas d’ailleurs, enfin voulu ou pas, c’est jamais exactement la même chose. Donc je vais pas pouvoir comparer de façon absolue ce qui s’est passé quand je vendais à 100 de ce qui se passe quand je vends à 150. Comment je fais pour pouvoir tester le prix et pour… enfin, est-ce que j’ai un moyen d’être sûre

que si ça vend moins à 150, c’est que ce pas le bon prix ou alors est-ce que c’est peut-être le contexte qui a changé à ce moment-là ? Comment je fais pour me dépatouiller entre le contexte, mes actions et l’impact du test de prix ?

Alexandre (12:15.053)
Alors si tu n’as pas de data en volume et fiable, tu pourras pas vraiment le savoir. C’est pour ça qu’on met en place deux autres choses. La première, c’est effectivement, tu essaies des price points différents et tu vois ce que ça donne. La deuxième, c’est la verticalité. Tu segmentes ton offre parce que si tu un price point à 100 et que c’est le seul que tu as, tu vas voir, parfois ça marche. peut-être 80 % de conversion en B2B et c’est parfait. Tu te tiens, j’aimerais bien tester 150. Mais deux choses.

150, tu peux le tester, mais avec une offre qui vaut 150 et le 100 tu le gardes. Donc tu as segmenté ton offre et donc tu as as segmenté ton prix et cette verticalité du prix, comme je l’appelle, elle permet d’adresser plus de clients parce que le client qui achète à 150, c’est pas le client qui achète à 100. Donc rien qu’en segmentant ton offre, tu as segmenté ton prix et tu as adressé plus de consommateurs. D’accord? Oui, ça, c’est c’est le premier point. Le deuxième, c’est que l’offre à 150, avais ton offre à 100 et t’en veux une à 150 maintenant.

Estelle (13:08.226)
Ouais, vas-y, vas-y, continue.

Alexandre (13:14.743)
Comment tu fais pour la vendre Comment tu la valorises ? Et là, il y a tout ce travail justement en amont, on appelle l’image prix. Moi, j’accompagne beaucoup de clients là-dessus. Quelles sont les réelles choses qui valorisent ton offre par rapport à ce que tu es, par rapport à ton expérience, par rapport à ce que tu proposes, par rapport à ton marché aussi, par rapport à tes concurrents ? Qu’est-ce qui te valorise ? Et quand on a identifié ces attributs de valorisation, on les met en avant. Donc, on n’impacte plus la stratégie d’offre, le premier P des 4 P dont on parlait tout à l’heure, mais le deuxième, la stratégie de communication.

Tu travailles ta communication pour valoriser mieux ton offre et donc changer la perception de prix par rapport à ton 150.

Estelle (13:50.523)
J’aime beaucoup cette idée de se dire en fait, tu n’es pas obligé d’augmenter finalement ton prix. Ce n’est pas tant augmenter le prix de l’offre à 100, c’est proposer une offre à qui il a une valeur, au moins une valeur perçue qui est plus importante. Donc ça, trouve que c’est effectivement intéressant parce que tu viens rajouter potentiellement des clients et pas détruire ta clientèle actuelle. Ça, sous-entend que tu as déjà bien travaillé ta valeur perçue avec ton offre à 100. C’est-à-dire que ton offre à 100 est bien positionnée par rapport à sa valeur perçue.

Alexandre (14:10.349)
Oui.

Alexandre (14:20.717)
Bien sûr, ça commence par savoir si le 100 € est en sous-valorisation ou en sur-valorisation. Dans les deux cas, ce pas bon. C’est toujours ce que je dis. L’idée, le bon prix, c’est celui qui est équivalent à la valeur perçue. Si c’est sous-valorisé, ce pas bon. Si c’est sur-valorisé, ce pas bon non plus. Donc, 100, il faut savoir effectivement s’il correspond déjà à la valeur perçue par la clientèle cible, celle qui est visée.

Estelle (14:21.218)
C’est ça la première chose à faire finalement.

Estelle (14:46.424)
Et comment est-ce que je fais pour savoir si ça correspond à la valeur persuissée C’est ça la question à 10 000 !

Alexandre (14:51.133)
Mais oui, la question est humilde. Ça, bon, je n’ai pas de baguette magique et je n’ai pas une formule à te donner. Évidemment, j’aimerais ne pas te dire tout le temps ça dépend. Mais la vérité, c’est que ça dépend. Ça dépend de l’activité, ça dépend du marché, ça dépend du niveau de concurrence. Ça dépend de plein plein de choses. Mais au cas par cas, il y a toujours une manière à trouver comment faire. Je peux te citer deux exemples, si tu veux, pour l’illustrer. Un accompagnement que j’ai fait récemment, c’était la semaine dernière.

lundi dernier, pour une petite structure, on est plutôt sur une TPE qui propose des bilans de compétences, mais à destination d’une cible de clientèle très spécifique. D’accord, je ne citerai pas parce que je ne sais pas si elle veut que je la cite. Et l’idée donc, c’était OK, bilan de compétences, c’est quelque chose de très encadré, les niveaux de prix sont assez encadrés également. Mais par contre, cette cliente, se différencie énormément du reste du marché par la valeur qu’elle apporte. Sa valeur, c’est

Estelle (15:34.362)
souci

Alexandre (15:50.614)
elle, son expérience, son histoire derrière. a tout un storytelling qui fait qu’elle extrêmement légitime à adresser cette cible de clientèle. Il a le niveau de service qu’elle apporte à côté, qui est beaucoup plus élevé que le reste du marché. Et en trois, tu as également le suivi. Donc, ce n’est pas seulement le bilan de compétences, c’est l’accompagnement qui est derrière. Et tout ça, c’était vendu au prix du marché. Donc, sous-valorisé. D’accord ?

et j’ai pas besoin de te convaincre. En te disant ça en une minute, tu comprends c’est sous-valorisé. Donc on a retravaillé son offre. Il y a effectivement un prix d’appel, un prix qui au niveau du marché, mais qui doit correspondre à une offre qui est celle du marché également. Et tout ce qui est lors du service additionnel, ça doit être valorisé dans des offres un peu plus chères. C’était ton 100 et ton 150 de tout à l’heure.

Estelle (16:19.642)
Oui, oui, ça paraît évident une fois que tu le dis. Absolument.

Estelle (16:43.322)
Oui, en fait il faut avoir, pardon je te coupe, mais il faut avoir une espèce d’objectivité sur soi-même, sur son offre, versus le marché et se dire bon ben l’ensemble du marché, on mappe le marché, ça on sait faire, on mappe le marché, ses concurrents, etc. les différents prix et réussir à objectivement se positionner dans son offre, dans la perception de l’offre, dans la crédibilité tu disais qu’on peut avoir qui vient évidemment jouer, dans l’image de marque, dans tous ces éléments annexes et…

des éléments ultra concrets comme le suivi que tu vas apporter, les offres additionnelles peut-être que tu as à côté, etc. Et tout ça, tu vas pouvoir cumuler tous ces éléments-là et c’est ça qui va te permettre de te positionner de façon entre guillemets objective en termes de prix.

Alexandre (17:26.893)
C’est un peu ça. On peut le résumer comme ça, tu as raison Estelle. Et c’est vrai que c’est toujours plus facile de demander un regard extérieur sur ça. Surtout quand on est, j’accompagne beaucoup de freelance, d’entrepreneurs, de reprise d’entreprise. Quand on a ce regard plongé dans le quotidien, on a du mal à se rendre compte réellement de la valeur qu’on apporte. Mais quand on décortique un petit peu, ça devient assez rapidement limpide, pour être honnête.

Estelle (17:49.979)
Ouais donc c’est pas quelque chose de… Parce que moi ça me paraît extrêmement difficile. Je vais être honnête avec toi, à chaque fois j’ai tendance à me dire, oui mais enfin théoriquement, ok, on comprend bien la valeur perçue, mais sauf que d’être… Ça l’est peut-être encore plus quand on est solopreneur, créateur d’entreprise et qu’on a une espèce d’affect sur le service, sur le produit qui est proposé.

Quand on pose le prix, on parle de soi. Moi, sais que mes clients, bien souvent, c’est vraiment un sujet qui n’est pas si simple que ça. Toi, que tu dis, ça semble complexe. Mais si on décortique les choses élément par élément, finalement, ça devient assez limpide et peut-être ça peut être intéressant de se faire aider par quelqu’un qui est extérieur à l’entreprise pour avoir cette objectivité.

Alexandre (18:37.517)
C’est exactement ça. C’est une méthodologie qui n’est finalement pas très très complexe, de décorti qui s’en offre, essayer de la comparer un peu à ce qui se fait. Et ça marche, ça marche à tous les coups. Et si vraiment on est mal, j’ai même une autre méthode. Pour le coup que j’ai développé, qui s’appelle la méthode des diagrammes, pareil que j’ai fait faire pas mal de fois et que j’explique en cours de pricing, notamment en école de commerce, où on essaie de poser sur un diagramme, donc deux axes, on essaye de poser par rapport à

à deux critères qui sont pertinents pour son secteur d’activité, on pose son logo en se disant, si par exemple le critère vertical c’est la qualité et horizontalement c’est les services, niveau de qualité, moi je suis au top du top, je me mets tout en haut, et niveau de service je suis à mi-chemin, donc je mets en haut et à peu près au milieu. Et puis là on va essayer de poser ces concurrents aussi, en termes de qualité, en termes de services. Sur ces deux mêmes critères, on met les logos, des concurrents, de ce qu’on estime qu’ils sont capables de délivrer.

Et visuellement, tout de suite, il quelque chose qui apparaît. On se rend compte du positionnement de notre marque par rapport à notre marché. Et j’espère que tu vas tu vas me croire, mais je ne pas te le prouver. 100 % du temps, 100 % du temps. Ça décrit le positionnement principal. Je m’explique. Si tu es, je vais essayer de le dire de façon à ce que ce soit visuel. Imaginez un carré, un rectangle plutôt.

et vous avez votre logo qui est positionné dans l’angle supérieur à droite. Et vous avez l’un de vos concurrents qui est un petit peu plus bas et un petit peu plus à gauche que vous. C’est comme ça que vous l’avez positionné par rapport aux deux critères qui sont pertinents dans votre secteur d’activité. Ce positionnement de marque que vous venez de déterminer correspond à la valeur perçue du prix pour votre clientèle cible. Si vous êtes plus en haut, plus à droite, la valeur perçue sera plus élevée et votre positionnement de prix doit être plus élevé. Et vraiment, ça marche à tous les coups.

Après, il faut bien pouvoir faire ces diagrammes, faut bien prendre les bons critères. Il ne jamais utiliser le prix comme un critère parce que le but, c’est de déterminer un positionnement pris. Et ça, ce que c’est ce que j’essaye d’enseigner. Et ça marche, ça marche vraiment.

Estelle (20:47.086)
Et je pense que là où c’est complexe, effectivement, c’est dans le choix des critères et dans la perception des critères. Je suis en train de réfléchir à mon propre marché. Je vais avoir des concurrents qui ont un service qui est ultra élevé, mais qui ne le communiquent pas forcément pour plein de raisons, soit parce qu’ils le savent pas bien communiquer, soit parce qu’ils n’ont pas envie d’appuyer dessus. Mais leur service est ultra…

et plus élevés que d’autres. Et d’autres qui vont avoir un service qui est peut-être un peu moins élevé, mais en revanche ils vont communiquer le fait qu’ils ont un super service et ils vont être crus. Qu’est-ce que tu positionnes là ? Tu positionnes, enfin tu prends comme élément la perception, enfin ce que les prospects, avant d’acheter, pensent du service. Et là tu aurais celui qui communique peu mais qui a un super bon service, peut-être qu’il est vu comme moins pertinent d’un point de vue service.

et l’autre concurrent mieux positionné ou ce qui se passe après une fois que les clients ont utilisé le service.

Alexandre (21:51.566)
C’est intéressant que dises ça parce que tu introduis un sujet fondamental qui est la différence entre la valeur perçue et la valeur réelle. qui est important en pricing, c’est la valeur perçue moins la valeur réelle. La valeur réelle, tu vas acheter, j’en sais rien, un café chez Starbucks. Tu vois le prix, tu te dis que c’est un peu élevé, mais c’est Starbucks, donc ça communique une certaine valeur et tu le prends. D’accord, ta valeur perçue par rapport au prix, ça matchait, as acheté.

La valeur réelle, tu la connais que quand tu bu le café. que réellement, il va à l’esprit là. C’est que quand tu as consommé le produit, que tu connais la valeur réelle. Donc c’est après l’achat. La valeur perçue, c’est avant l’achat. Et là, ce que tu décris, c’est ça. Tu m’as opposé donc à quelqu’un qui avait potentiellement plein d’attributs de valorisation, mais qui ne l’émettaient pas en avant. Donc il est forcément sous-valorisation de ce qu’il propose. Mauvaise image pris. Et une autre personne qui n’avait pas forcément beaucoup d’attributs de valorisation, mais qui l’émettaient très bien en avant.

C’est une bonne image prise, potentiellement peut-être un peu de survalorisation, voir. Mais dans tous les cas, je préfère le deuxième cas, parce que là au moins le travail a été fait.

Estelle (22:57.978)
Oui, parce que là en fait, vient travailler avec cette vision du prix, on vient travailler d’abord le nouvel entrant, c’est-à-dire le prospect, parce que tant qu’il n’aura pas essayé notre produit, tant qu’il ne sera pas devenu client, de façon, pourra pas travailler la fidélisation. Et comment est-ce qu’on fait ? On se dit que la fidélisation, c’est un élément qui vient dans un second temps. Comment est-ce que tu vois les choses ?

Alexandre (23:19.021)
Oui, je te dirais même qu’on n’est presque plus dans le cadre du pricing. C’est comme la promotion pour moi, se relève plus de la stratégie commerciale que de la stratégie de prix. La stratégie de prix et de valeur, ça vient en amont. Quand on parle de fidélisation, il faut déjà aller le chercher. Moi, ce qui m’intéresse, c’est de le convertir le client. Après, il faut que la valeur réelle soit très bonne. Et puis, il y a des mécanismes de fidélisation. On peut en parler si tu veux, c’est moins le sujet pricing.

Estelle (23:49.327)
C’est ça, une fois que le client a fait le pas de l’achat, le prix n’est plus le sujet parce qu’il a accepté lui dans son esprit, il a accepté le prix de toute façon. Donc le prix n’est plus le sujet et la fidélisation ne vient plus, ou rarement, sur le prix, elle va venir sur d’autres éléments, d’autres attributs. Donc finalement, le prix, on a vraiment intérêt à le travailler sur le prospect. donc…

Alexandre (23:49.645)
C’est clair, non ?

Estelle (24:11.706)
Et ça je trouve que c’est vraiment, en tout cas pour moi, c’est l’élément qui me marque dans ce que tu nous dis. C’est que finalement, il a un lien qui est fondamental entre le prix et la communication. C’est que, on peut avoir un super service, des super produits, des machins, etc. Si on ne communique pas la valeur prix, en fait il faut vraiment travailler son prix et la communication du prix à équivalence pour pouvoir avoir un message qui est cohérent, c’est ça.

Alexandre (24:42.029)
Voilà, j’aurais pas pu le dire mieux. Alors, je te disais juste avant qu’on commence l’enregistrement que j’avais quelques phrases chocs et je n’avais effectivement sorti une il a pas longtemps parce qu’un client qui me dit mais moi j’ai besoin de justifier mes prix de vente et je lui avais répondu on ne justifie pas ses prix, on explique sa valeur. Ça résume peut-être un peu ce que tu viens de dire. On ne justifie jamais un prix de vente et d’ailleurs le wording est hyper important quand tu fais toute ta stratégie et que tu la déroulent.

Estelle (24:43.012)
Ha ha !

Estelle (24:59.406)
Ouais, mais c’est exactement ça. C’est

Alexandre (25:11.669)
Justifié, tu déjà sur une posture defensive. Quand tu expliques, revanche, là tu es proactif. Et c’est ce que je te disais tout à l’heure. On détermine les attributs de valorisation, on les met en application, dans sa stratégie de communication, et on change ainsi la valeur perçue de son offre ou de ses produits.

Estelle (25:28.058)
Super. Parfait. Écoute super clair et je trouve que ça permet aussi de se libérer un petit peu de ce côté, oh mon Dieu, choisir un prix, c’est tellement engageant, c’est tellement complexe, etc. Finalement, c’est presque plus un travail de communication, ou en tout cas au moins autant un travail de communication qu’un travail de construction de prix. Donc je trouve que c’est peut-être plus facile aussi de s’en détacher en se disant, si j’ai bien travaillé ma communication.

Si j’ai bien développé mes attributs prix et tout ce que je sais faire et pourquoi est-ce que je suis différent peut-être de l’offre d’à côté, et ça va me permettre de proposer un prix que le prix que j’ai choisi et le prix qui a priori convient et répond au marché. Je vais essayer de résumer tout ce que tu nous as dit en une minute, ça va pas être simple, mais en gros ce que tu nous dis c’est que l’élément…

Alexandre (26:14.637)
Ok.

Estelle (26:19.802)
à travailler. L’élément central en fait dans ce raisonnement là c’est la valeur perçue. Ce qu’on va venir essayer de comprendre c’est quelle est la valeur perçue de notre produit, de notre service parce que c’est de là que va se construire le prix. Tu nous disais qu’on va aller regarder de façon assez objective ou en tout cas la plus objective possible notre concurrence avec un système de…

un tableau à double entrée avec deux axes et on va pouvoir aller positionner comme ça selon les deux critères peut-être principaux qu’on va avoir choisi sur notre marché. On va pouvoir positionner l’ensemble de nos concurrents et nous positionner nous-mêmes. Bien évidemment, si on est en haut à droite, on va être plus cher. Si on est en bas à gauche, on va être a priori moins cher. L’élément important ici, c’est la valeur perçue. Qu’est-ce que ça veut dire, valeur perçue ? Ça veut dire que, tu nous le disais, il a une différence entre valeur perçue et valeur réelle. La valeur perçue, c’est ce que pense.

les clients avant d’avoir acheté le produit. Et c’est ça, trouve, qui est l’élément important.

Alexandre (27:18.668)
C’est ça.

Estelle (27:20.218)
qu’est-ce qu’il fait qu’il pense quelque chose avant d’avoir acheté ? C’est les éléments de communication, c’est les éléments de réassurance, c’est les éléments de crédibilité. Donc c’est tous les éléments globaux de la communication, de votre activité marketing communication qui vont venir créer en partie, parce qu’il a aussi une histoire de réputation et la réputation, vous ne pouvez qu’en partie la maîtriser, on ne maîtrise jamais totalement sa réputation, mais tous ces éléments-là viennent poser cet élément prix. Est-ce que tu nous disais,

Et moi je trouve que c’est vraiment un point important, c’est que la construction du prix se fait sur la valeur perçue, donc…

la construction de prix se fait pour le prospect, non pas pour fidéliser. Et finalement, client qui a déjà acheté, fait, puisqu’il est client, il va rarement revenir sur le prix. S’il a accepté le prix une fois, que le prix lui convient. Pour le fidéliser, va falloir lui proposer des éléments de fidélisation qui sont autres que le prix, mais en tout cas, on ne pas avoir besoin de revenir sur le prix. Donc le prix, c’est un travail d’acquisition, ce n’est pas un travail de fidélisation. Et ça, trouve que c’est un élément vraiment, vraiment important à avoir en tête parce que ça change quand même un

certains nombres de choses, sur, je pense notamment aux solopreneurs, aux indépendants qui parfois se disent, oui mais en fait, est-ce que, qui je suis moi pour proposer ce prix-là ? On a souvent ce raisonnement-là qui vient. Puisqu’on parle d’acquisition, finalement, ce n’est pas du tout la question. On n’est pas du tout en train de regarder le résultat du travail, même si bien sûr qu’on est d’accord, le résultat du travail a son importance. Exactement.

Alexandre (28:52.139)
Quand on vend une valeur, faut quand même que la valeur réelle derrière soit équivalente à la valeur perçue. ça, c’est encore un autre sujet, évidemment.

Estelle (28:57.802)
soit cohérent,

Ok super. Ce que tu nous disais aussi, c’est qu’on a le droit de tester. On n’est pas statique sur le prix, rien n’est gravé dans le marbre. Sauf marché vraiment spécifique où tous les prix se voient et on vient comparer les prix en permanence bien sûr. Mais dans ces cas-là, on a beaucoup beaucoup de data et ça nous permet de tester différemment. Mais en fait, dans la majorité des cas, si vous changez vos prix, si vous revenez en arrière, si vous rechangez encore, les gens ne s’en rendent pas compte parce que tout simplement quand ils regardent vos prix, ils regardent vos prix à un instant i mais pas

Alexandre (29:05.291)
Bien sûr.

Estelle (29:30.733)
avant il a une semaine, il deux semaines, il trois mois et dans deux mois. Donc on peut un petit peu choisir le prix qu’on veut, revenir en arrière, changer. Ça va nous permettre de tester et de suivre les éléments. Ce que tu nous dis, c’est que l’élément le plus important, c’est de définir nos attributs de valorisation, de savoir les travailler correctement pour pouvoir positionner notre prix. Moi ce que j’entends dans ce que tu nous dis et ce que je trouve vraiment l’élément sur lequel moi je vais m’attacher, en tout cas personnellement,

sur mon travail de prix, c’est vraiment le fait que le prix va de pair avec la communication et que c’est les mots qu’on va utiliser qui vont permettre de positionner le prix et vice versa. que finalement, c’est ça qui est intéressant à aller construire et à aller décortiquer.

Alexandre (30:18.477)
C’est bien résumé, Estelle, merci. Le prix, comme je dis souvent, c’est un élément très transverse de la stratégie d’une entreprise. Dans toute stratégie, y a quatre blocs, on l’a dit et redit, l’offre, la communication, la distribution et le prix. Le prix doit soutenir le reste. C’est pour ça que ça peut paraître un peu bizarre, mais je peux faire des rendez-vous et avec des solopreneurs comme des PME, comme des grands groupes où on ne pas de prix. On n’en parle pas vraiment parce que le sujet, je l’identifie assez rapidement généralement.

Estelle (30:43.513)
Mais oui.

Alexandre (30:47.949)
Ce n’est même pas le prix. Ce n’est pas le prix de sujet. Ça va être la valeur, va être votre communication, la communication de vos attributs de valorisation ou ça va être la qualité de la data pour un groupe. J’ai eu ça très récemment. Ce pas le prix. Vous n’avez pas de problème de pricing pour l’instant, en tout cas.

Estelle (31:01.332)
Finalement, prix, effectivement, comme tu dis, comme il vient supporter l’ensemble des éléments, le prix, ça ne va être qu’un miroir de tout le travail qu’on va faire tout autour.

Alexandre (31:11.543)
Oui et puis c’est souvent un bouquin missère le prix. J’ai vu ça aussi. On ne pas parce qu’on est trop cher. Si ça vient de la bouche d’un commercial, ce pas bon. Ce pas bon du tout. C’est qu’il y a une problématique vraiment de formation, de communication infinie, de la valeur au client final. Et si ça vient de la bouche d’un dirigeant, c’est encore pire. qu’il faut revoir la stratégie. une chose que je n’ai pas encore dit, j’aimerais juste…

Estelle (31:13.946)

Alexandre (31:41.418)
sensibiliser sur ce point, c’est que le pricing, c’est une affaire, c’est l’affaire de tout le monde. Je voudrais, si tu veux bien, c’était une anecdote très récente où le responsable pricing d’une grande enseignante, je ne vais pas donner le secteur d’activité ni le nom, mais du retail, 70 magasins en France, donc plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires. Cette personne me contacte et a besoin d’une formation, a besoin de grandir un petit peu sur

sur tous les sujets, les leviers pricing et ce qu’ils pourraient faire de mieux pour optimiser ces résultats. Et finalement, la formation n’a jamais vu le jour parce que le service RH a dit qu’il n’allait pas investir pour former une seule personne. Et je leur ai rétorqué sans trop insister parce que d’un moment, je parle beaucoup pour essayer d’évangéliser le marché, mais quand ça ne pas, ça marche pas. J’aurais dit, ne venez pas qu’avec le R &S pricing à cette formation.

donnez-moi les commerciaux, donnez-moi les directeurs de magasins, donnez-moi votre directeur général, votre marketing, votre service achat. Je les veux tous autour de la table parce que la réflexion sur la stratégie de prix, doit être menée par l’entreprise. Après, s’il y a une personne opérationnelle qui a cette casquette responsable prix et qui va mener bien la stratégie, ça c’est super, mais c’est certainement pas la seule personne qu’il faut former à la stratégie de

Estelle (33:02.702)
C’est assez vrai ça, j’ai envie de te dire, sur quasiment tous les sujets marketing. Très souvent on me dit ça, me dit oui mais il qu’une personne qui travaille, je sais pas, la newsletter, le machin, truc. Sauf que bien souvent le marketing, tous les sujets qui ont attrait au marketing, comme c’est des éléments supports, de fait ils viennent toucher au travail.

de quasiment tout le monde dans l’entreprise. Donc je complètement en phase avec toi, parce qu’à un moment donné, il faut aller chercher les différentes parties prenantes, mettre tout monde autour de la table et venir travailler les éléments. Si on n’a pas le soutien des éléments ou si on n’a pas les informations de toutes les personnes qui vont avoir un impact sur l’élément qu’on travaille, finalement, ça ne à rien. Ce jamais qu’une personne dans sa tour d’ivoire, c’est ce qu’on reproche souvent en marketing, une personne dans sa tour d’ivoire qui imagine des choses et ça fonctionne pas.

Alexandre (33:50.894)
Ça a été un défi pendant toute ma carrière, de capter l’attention des décideurs, essayer de leur faire prendre conscience que le prix c’était beaucoup plus important que ce qu’ils pouvaient imaginer et qu’on pouvait faire beaucoup plus surtout. Avec succès, parfois, ça a été un peu plus compliqué. Mais c’est le challenge, c’est vraiment d’avoir l’attention finalement des décideurs. Et j’espère qu’on va, grâce à ce podcast aussi, évangéliser un peu le marché parce que…

On disait que le prix c’est le levier le plus impactant sur la profitabilité d’une entreprise. Et ça c’est facilement démontrable, c’est mathématique. Et pourtant c’est celui qui est le plus sous-estimé.

Estelle (34:33.306)
Donc on a de quoi faire sur le prix pour toutes nos réflexions peut-être pendant l’été. C’est souvent le bon moment moi je trouve l’été pour justement un petit peu poser des choses, ne pas être dans l’urgence et poser des choses. Donc peut-être posez-vous.

Alexandre (34:40.557)
Wait.

Estelle (34:45.9)
cet été sur vos stratégies prix et de voir si vous avez testé différents prix, si vous connaissez votre valeur perçue, si votre valeur perçue est en phase avec votre prix. Tous ces éléments-là qui peuvent être extrêmement intéressants et comme tu le disais, le prix c’est le levier le plus profitable. Il suffit de modifier le prix pour modifier sa profitabilité si vous ne l’avez pas testé ou pas d’ailleurs effectivement.

Alexandre (35:03.629)
Ou pas. Ou ne pas changer le prix mais changer sa communication potentiellement peut amener plus de conversion. Et toute entreprise a un prix, quelle que soit sa taille, quel que soit le secteur d’activité, il y a toujours un prix de vente, donc il y a toujours quelque chose à faire sur le levier prix.

Estelle (35:08.452)
Ouais, ouais, ouais, tout à fait.

Estelle (35:17.498)
Écoute, j’adore l’idée de pouvoir modifier la rentabilité en touchant ou non le prix, mais en travaillant le prix quoi qu’il arrive. Alexandre, si on a des questions, si on veut aller plus loin, si on veut peut-être travailler avec toi, où est-ce qu’on peut te retrouver, dis-moi ?

Alexandre (35:32.885)
Alors, merci de poser la question. Le plus simple, c’est mon profil LinkedIn, tout simplement. Alexandre Devane. Je suis assez actif et j’essaie de communiquer beaucoup sur les sujets pricing justement pour infuser cette prise de conscience au sein des entreprises, mais avec grand plaisir si vous voulez m’écrire sur LinkedIn directement.

Estelle (35:52.142)
Génial, je mettrai bien sûr le lien de ton profil LinkedIn dans les notes de l’épisode. Donc n’hésitez pas à aller voir. Merci infiniment Alexandre, t’es le bienvenu quand tu veux sur le podcast du marketing.

Alexandre (36:02.132)
Merci beaucoup Estelle.


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Construisez un marketing qui travaille pour vous – Episode 341

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Pourquoi certaines entreprises semblent devoir repartir de zéro chaque mois alors que d’autres génèrent des clients en continu ? La différence ne vient pas forcément du budget ou du talent. Elle vient souvent de leur manière de penser le marketing. Beaucoup accumulent des actions. Les meilleures construisent des actifs. 

 

Je vous explique tout sur les actifs marketing: ce que c’est, pourquoi il est impératifs de les construire, comment les créer.

 

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Transcription de l’épisode

Vous avez peut-être déjà eu cette impression : vous passez votre temps à faire du marketing. Vous publiez sur LinkedIn, vous envoyez des newsletters, vous lancez des campagnes, vous créez des  

contenus… et pourtant, chaque lundi matin, vous avez l’impression de repartir de zéro. 

Comme si tout ce que vous aviez fait la semaine précédente avait déjà disparu. 

C’est un sentiment que partagent beaucoup de responsables marketing, d’entrepreneurs et de dirigeants. Ils travaillent énormément. Ils produisent beaucoup. Mais ils construisent finalement assez peu. 

Le problème, c’est que nous avons pris l’habitude de mesurer notre marketing au nombre d’actions que nous réalisons. Combien de posts ? Combien de campagnes ? Combien de publications ? Alors que la vraie question devrait être : qu’est-ce que je suis en train de construire ? 

Parce qu’il existe une autre manière de penser le marketing. Une manière qui consiste à créer des actifs plutôt que des actions. Des éléments qui continuent à produire de la valeur longtemps après leur création. Des ressources qui travaillent pour vous, même lorsque vous êtes passé à autre chose. 

Et c’est précisément ce dont nous allons parler aujourd’hui. 

Si vous me découvrez avec cette vidéo, je suis Estelle Ballot et vous regardez le Podcast du Marketing. Mon rôle, c’est d’aider les directions marketing à gagner en clarté, à structurer leur marketing et à obtenir des résultats, sans le complexifier. 

Chaque semaine, ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable. 

Aujourd’hui, je voudrais vous proposer un changement de perspective qui peut complètement transformer votre façon d’investir votre temps et votre budget marketing. Nous allons voir pourquoi certaines actions s’épuisent dès qu’on arrête de les alimenter, tandis que d’autres deviennent de véritables actifs qui prennent de la valeur avec le temps. Et surtout, je vais vous montrer comment transformer la plupart de vos actions marketing en investissements qui continueront à vous rapporter pendant des mois, voire des années. 

 

 

  1. Pourquoi les actions marketing vous enferment dans une course permanente

Avant de parler des actifs marketing, il faut comprendre pourquoi nous sommes si nombreux à tomber dans le piège des actions marketing. 

Et ce piège est assez simple. Nous sommes naturellement attirés par ce qui produit un résultat immédiat. 

Vous lancez une campagne publicitaire, vous obtenez des clics. Vous publiez un post sur LinkedIn, il génère des commentaires. Vous organisez une promotion, les ventes augmentent pendant quelques jours. Ces actions sont visibles. Elles donnent l’impression que le marketing fonctionne. 

Le problème, c’est qu’elles fonctionnent… jusqu’au moment où vous arrêtez. 

Prenons un exemple très simple. Imaginez que vous investissiez 2 000 euros par mois en publicité. Tant que vous investissez, les prospects arrivent. Le jour où vous coupez le budget, le flux s’arrête presque instantanément. 

La publicité n’est pas un mauvais levier. Au contraire, elle peut être extrêmement rentable. Mais ce n’est pas un actif. C’est un accélérateur. Elle produit un résultat uniquement tant qu’on continue à l’alimenter. 

Et ce raisonnement vaut pour beaucoup d’actions marketing. 

Un post LinkedIn vit quelques heures. Une campagne emailing quelques jours. Une opération commerciale quelques semaines. 

Cela signifie que chaque mois, vous devez remettre une pièce dans la machine. 

Le risque, c’est que votre marketing devienne une succession d’urgences. Vous cherchez le prochain contenu à publier, la prochaine campagne à lancer, la prochaine idée pour générer des leads. Vous êtes constamment dans la production. 

Je vois souvent des équipes marketing qui sont extrêmement occupées. Leur agenda est plein. Elles travaillent beaucoup. Pourtant, lorsqu’on leur demande ce qu’elles ont construit depuis un an, la réponse est parfois difficile. 

Elles ont réalisé des centaines d’actions, mais très peu de choses continuent à produire de la valeur aujourd’hui. 

C’est un peu comme si vous passiez vos journées à remplir une baignoire dont la bonde est ouverte. 

Vous fournissez un effort permanent simplement pour maintenir le niveau d’eau. 

Cette logique est d’ailleurs renforcée par les réseaux sociaux. Les plateformes nous encouragent à publier toujours plus. Le contenu d’hier est déjà oublié. L’algorithme réclame une nouvelle publication, puis une autre, puis encore une autre. 

On finit par confondre activité et progression. 

Pourtant, être très actif ne signifie pas que l’on construit quelque chose de durable. 

C’est probablement l’une des plus grandes confusions en marketing aujourd’hui. Nous valorisons la production, alors que nous devrions valoriser l’accumulation. 

Parce qu’une entreprise ne crée pas de valeur grâce au nombre d’actions qu’elle réalise. Elle crée de la valeur grâce à ce qui reste une fois que ces actions sont terminées. 

C’est là que le changement de perspective devient intéressant. 

Au lieu de se demander : « Quelle est ma prochaine action marketing ? », on peut commencer à se poser une autre question : « Qu’est-ce que cette action va laisser derrière elle ? » 

Est-ce qu’elle disparaîtra dans quelques jours, ou est-ce qu’elle continuera à attirer des prospects, renforcer ma crédibilité ou développer mon audience dans six mois ? 

Cette simple question change complètement la manière dont on conçoit son marketing. 

Et c’est précisément ce qui distingue une entreprise qui s’épuise à produire en permanence d’une entreprise qui construit progressivement un véritable patrimoine marketing. 

 

 

  1. Qu’est-ce qu’un actif marketing ?

Maintenant qu’on a vu les limites des actions marketing, il est temps de répondre à une question essentielle : qu’est-ce qu’un actif marketing ? 

Le mot « actif » vient de la comptabilité et de la finance. Un actif, c’est quelque chose qui a de la valeur et qui continue d’en créer au fil du temps. 

Une machine est un actif. Un brevet est un actif. Un immeuble est un actif. 

En marketing, c’est exactement la même logique. 

Un actif marketing est une ressource que vous construisez une fois, ou que vous améliorez progressivement, et qui continue à produire de la valeur sans que vous ayez besoin de repartir de zéro à chaque fois. 

C’est cette idée qui est importante. 

Quand vous créez une campagne publicitaire, vous achetez de la visibilité. 

Quand vous créez un actif, vous fabriquez un levier qui vous apportera de la visibilité encore demain. 

Prenons quelques exemples. 

Une newsletter est un actif. 

Pas l’email que vous envoyez le mardi matin. La liste des abonnés. 

Chaque nouvel abonné augmente la valeur de cette liste. Vous pourrez communiquer avec ces personnes aujourd’hui, dans six mois ou dans deux ans. Vous n’aurez pas besoin de payer à nouveau pour toucher ceux qui vous ont déjà fait confiance. 

Votre audience vous appartient. 

Un podcast est également un actif. 

Chaque épisode vient enrichir une bibliothèque de contenus. Certaines personnes découvriront peut-être un épisode publié il y a trois ans. Il continuera à démontrer votre expertise et à faire connaître votre marque. 

C’est la même chose pour une chaîne YouTube ou un blog bien référencé. 

Certains contenus continuent d’attirer des visiteurs pendant des années. Ils travaillent pendant que vous êtes occupé à autre chose. 

Votre réputation est aussi un actif. 

Les témoignages clients, les études de cas, les recommandations, les invitations à intervenir lors d’événements, les avis positifs… Tout cela réduit le niveau d’incertitude chez vos futurs clients. 

Vous n’avez plus besoin de convaincre autant parce que votre crédibilité fait une partie du travail à votre place. 

Votre marque est un actif. 

Votre positionnement est un actif. 

Votre méthode est un actif. 

Votre communauté est un actif. 

Même vos meilleurs contenus peuvent devenir des actifs, à condition qu’ils répondent à une question qui restera pertinente dans le temps. 

En réalité, on peut reconnaître un actif marketing grâce à quatre caractéristiques. 

La première, c’est qu’il est durable. 

Il continue à produire de la valeur après sa création. 

La deuxième, c’est qu’il est cumulatif. 

Plus vous l’alimentez, plus il prend de la valeur. Une newsletter de mille abonnés vaut davantage qu’une newsletter de cent abonnés. Un podcast de deux cents épisodes crée généralement plus d’autorité qu’un podcast qui vient de démarrer. 

La troisième caractéristique, c’est qu’il est réutilisable. 

Un bon contenu peut être transformé en article, en épisode de podcast, en post LinkedIn, en présentation commerciale ou en formation interne. Un témoignage client peut servir sur votre site, dans une proposition commerciale et dans une campagne d’acquisition. 

Enfin, un actif est difficile à copier. 

N’importe qui peut lancer une campagne publicitaire. 

En revanche, personne ne peut copier plusieurs années de contenus de qualité, une communauté engagée ou la confiance que vous avez construite auprès de votre marché. 

C’est d’ailleurs ce qui rend les actifs si précieux. 

Ils créent un avantage concurrentiel qui grandit avec le temps. 

Et je crois que c’est là le véritable changement de perspective. 

Quand vous commencez à voir votre marketing comme un portefeuille d’actifs, vous ne regardez plus vos journées de la même manière. 

Vous ne vous demandez plus seulement : « Qu’est-ce que je dois produire aujourd’hui ? » 

Vous vous demandez : « Est-ce que ce que je suis en train de créer aura encore de la valeur dans un an ? » 

Cette question change vos priorités. 

Elle vous pousse naturellement à investir davantage dans ce qui s’accumule et un peu moins dans ce qui disparaît. 

Et cela ne signifie pas qu’il faut arrêter les actions marketing. Elles restent indispensables. Une campagne publicitaire, un lancement ou une opération commerciale ont toute leur place dans une stratégie. 

Simplement, leur rôle change. 

Les actions deviennent des accélérateurs. 

Les actifs deviennent le moteur de votre croissance. 

 

 

  1. Les actifs marketing les plus puissants aujourd’hui

À ce stade, vous vous demandez peut-être quels sont les actifs marketing qui méritent vraiment qu’on y consacre du temps. 

Parce qu’on ne peut pas tout construire en même temps. 

La bonne nouvelle, c’est que tous les actifs marketing répondent au même objectif : ils réduisent progressivement votre dépendance aux actions ponctuelles. 

Et selon moi, ils se répartissent en trois grandes familles. 

Les actifs d’audience 

Le premier actif, c’est votre audience. 

Je ne parle pas du nombre de vues sur une publication. 

Je parle d’une audience que vous êtes capable de retrouver quand vous le souhaitez. 

Une liste d’abonnés à votre newsletter est un actif. 

Les auditeurs réguliers de votre podcast sont un actif. 

Les abonnés à votre chaîne YouTube sont un actif. 

Une communauté engagée sur LinkedIn ou dans un groupe privé est également un actif, même si vous restez dépendant de la plateforme. 

Pourquoi est-ce si important ? 

Parce qu’à chaque fois que vous créez un nouveau produit, une nouvelle offre ou un nouvel événement, vous avez déjà des personnes à qui en parler. 

Vous ne repartez pas de zéro. 

Imaginez deux entreprises. 

La première lance un nouveau service. Elle doit acheter de la publicité pour faire connaître son offre. 

La seconde lance exactement le même service. Elle envoie un email à 15 000 abonnés qui la connaissent déjà. 

À qualité d’offre équivalente, laquelle aura le coût d’acquisition le plus faible ? 

C’est exactement la puissance d’un actif d’audience. 

Chaque nouvel abonné augmente la valeur de tout ce que vous créerez demain. 

Les actifs de crédibilité 

Le deuxième actif, c’est votre crédibilité. 

On parle beaucoup d’acquisition en marketing. Pourtant, convaincre est souvent plus difficile qu’attirer. 

Chaque fois qu’un prospect hésite, il se pose la même question : « Puis-je leur faire confiance ? » 

Tous les éléments qui répondent à cette question constituent des actifs. 

Les témoignages clients. 

Les études de cas. 

Les avis. 

Les conférences auxquelles vous participez. 

Les interviews que vous donnez. 

Les livres que vous publiez. 

Votre méthodologie. 

Vos prises de parole. 

Votre marque personnelle. 

Tout cela construit progressivement votre réputation. 

Et cette réputation produit un effet extrêmement intéressant. 

Elle réduit le temps nécessaire pour convaincre. 

Je le constate régulièrement avec le Podcast du Marketing. 

Lorsqu’une personne découvre le podcast aujourd’hui, elle ne tombe pas sur un seul épisode. 

Elle découvre une bibliothèque de contenus, plusieurs années de publication, des centaines de sujets traités et une expertise démontrée dans la durée. 

Chaque nouvel épisode renforce la crédibilité des précédents. 

C’est exactement le fonctionnement d’un actif. 

Sa valeur augmente avec le temps. 

Les actifs de découverte 

Le troisième actif, c’est celui qui continue à attirer des personnes vers vous sans intervention permanente. 

Le meilleur exemple reste le référencement naturel. 

Un article bien positionné sur Google peut générer des visites pendant plusieurs années. 

Une vidéo YouTube peut continuer à être recommandée longtemps après sa publication. 

Un épisode de podcast peut être découvert plusieurs mois après sa diffusion. 

Et aujourd’hui, un nouveau phénomène vient renforcer cette logique. 

Les outils d’intelligence artificielle générative. 

Lorsque quelqu’un interroge ChatGPT, Claude ou Perplexity, ces outils s’appuient sur les contenus disponibles pour construire leurs réponses. 

Autrement dit, les contenus que vous publiez aujourd’hui peuvent devenir des portes d’entrée vers votre entreprise demain. 

C’est une raison supplémentaire de créer des contenus qui répondent à de vraies questions plutôt que de produire uniquement des publications d’actualité. 

Plus votre contenu reste pertinent dans le temps, plus il a de chances de continuer à être découvert. 

Et c’est précisément ce qui distingue un actif d’une simple publication. 

Au fond, ces trois catégories poursuivent le même objectif. 

Construire une audience qui vous écoute. 

Construire une crédibilité qui rassure. 

Construire une visibilité qui continue à attirer. 

Lorsque ces trois actifs se renforcent mutuellement, votre marketing devient beaucoup plus puissant. 

Chaque nouveau contenu attire de nouveaux prospects. 

Ces prospects découvrent votre expertise. 

Ils rejoignent votre audience. 

Et cette audience devient plus facile à mobiliser pour vos prochaines offres. 

Vous passez progressivement d’une logique de campagnes successives à un système qui prend de la valeur à chaque nouvelle contribution. 

C’est ce que j’appelle un patrimoine marketing. 

Et une fois qu’on commence à penser de cette façon, une nouvelle question s’impose naturellement : comment faire pour que chacune de nos actions alimente ce patrimoine plutôt que de disparaître quelques jours plus tard ? C’est exactement ce que nous allons voir maintenant. 

 

 

  1. Comment transformer chaque action marketing en actif

À ce stade, j’aimerais clarifier un point important. 

Depuis le début de cet épisode, je vous parle des limites des actions marketing. Mais je ne suis absolument pas en train de dire qu’il faut arrêter de faire des campagnes, de publier sur LinkedIn ou de lancer des opérations commerciales. 

Les actions marketing sont indispensables. 

Le problème n’est pas l’action. 

Le problème, c’est lorsque l’action ne laisse aucune trace. 

L’objectif n’est donc pas de choisir entre actions et actifs. 

L’objectif est que chaque action contribue à construire un actif. 

Et ce simple changement de perspective peut transformer votre façon de travailler. 

Avant de lancer une nouvelle action marketing, prenez l’habitude de vous poser une question toute simple : 

Qu’est-ce que cette action va laisser derrière elle ? 

Prenons quelques exemples. 

Vous animez une conférence. 

Une logique d’action consiste à préparer votre intervention, monter sur scène, rentrer chez vous… et passer au projet suivant. 

Une logique d’actif consiste à filmer la conférence, récupérer les questions du public, transformer l’intervention en article de blog, en épisode de podcast, en plusieurs publications LinkedIn, en ressource téléchargeable et à inviter les participants à rejoindre votre newsletter. 

La conférence est terminée. 

Mais elle continue à produire de la valeur. 

Même chose avec une étude client. 

Vous pouvez l’utiliser une seule fois dans une présentation commerciale. 

Ou vous pouvez en faire une étude de cas sur votre site, une vidéo, plusieurs témoignages, des extraits pour vos réseaux sociaux, un support pour votre équipe commerciale et un argument récurrent dans vos propositions. 

Une seule action. 

Plusieurs actifs. 

Je crois que c’est l’une des compétences les plus importantes en marketing aujourd’hui : apprendre à capitaliser. 

Nous avons longtemps cherché à produire plus. 

Aujourd’hui, les entreprises les plus performantes cherchent surtout à réutiliser mieux. 

Et l’intelligence artificielle rend cette approche encore plus accessible. 

Il n’a jamais été aussi simple de transformer un épisode de podcast en article, un webinar en série de publications, une interview en newsletter ou une étude en plusieurs formats de contenu. 

Autrement dit, le coût de la réutilisation est en train de s’effondrer. 

Il serait dommage de ne pas en profiter. 

J’aimerais aussi vous proposer un autre changement de perspective. 

Beaucoup d’équipes pilotent leur marketing avec un calendrier éditorial. 

Lundi : un post LinkedIn. 

Mercredi : une newsletter. 

Vendredi : une vidéo. 

Le calendrier est utile. 

Mais il ne répond pas à la question la plus importante. 

Pourquoi produisons-nous tout ce contenu ? 

À la place, je vous invite à piloter votre marketing avec une logique de patrimoine. 

Demandez-vous quels sont les actifs que vous voulez posséder dans trois ans. 

Une newsletter de 20 000 abonnés ? 

Deux cents épisodes de podcast ? 

Cent études de cas clients ? 

Une bibliothèque de contenus bien référencés ? 

Une marque reconnue sur votre marché ? 

Une communauté fidèle ? 

Une méthode propriétaire ? 

Lorsque vous avez cette vision, vos actions quotidiennes prennent un tout autre sens. 

Chaque publication n’est plus une tâche à accomplir. 

C’est une brique supplémentaire dans un édifice. 

Et cette manière de travailler présente un avantage considérable. 

Elle rend votre marketing de plus en plus rentable. 

Au début, construire un actif demande du temps. 

On a parfois l’impression de travailler beaucoup pour peu de résultats. 

Puis un jour, les effets commencent à s’additionner. 

Votre contenu est déjà référencé. 

Votre audience grandit. 

Votre réputation vous précède. 

Vos anciens contenus continuent à être consultés. 

Vos prospects arrivent en ayant déjà confiance. 

À partir de ce moment-là, vous ne travaillez plus seulement pour aujourd’hui. 

Vous travaillez aussi pour le marketing de demain. 

Et c’est probablement la meilleure définition d’un actif. 

Quelque chose qui continue à créer de la valeur pendant que vous êtes déjà en train de construire la suite. 

 

 

 


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Comment vivre de son podcast avec Max Zamora de Tennis Legend – Episode 340

ou écouter sur :

>>Téléchargez gratuitement la checklist complète pour être cité par ChatGPT et les LLM<<

 

Peut-on réellement vivre de son podcast ?

La réponse est oui… mais certainement pas de la façon dont on l’imagine.

 

Dans cet épisode, je reçois Max Zamora, créateur et animateur du podcast Tennis Legend, qui interviewe chaque semaine les plus grands acteurs du tennis professionnel. Il raconte sans filtre comment il est passé d’un projet passion à une véritable entreprise.

 

Vous découvrirez pourquoi ses deux premières années ont été financièrement très compliquées, comment il a trouvé ses premiers sponsors, pourquoi il a créé des offres complémentaires à son podcast et comment il démarche aujourd’hui des partenaires presque quotidiennement.

Au-delà du podcast, c’est une véritable leçon d’entrepreneuriat, de marketing et de création de contenu.

 

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Comment créer du contenu qui vend? – Episode 339

ou écouter sur :

>>Téléchargez gratuitement la checklist complète pour être cité par ChatGPT et les LLM<<

 

Certains contenus génèrent naturellement des clients alors que d’autres, pourtant riches en conseils, restent sans effet.

Dans cet épisode, je vous explique pourquoi le contenu ne doit pas chercher à convaincre mais à réduire l’incertitude de votre audience.

 

Vous découvrirez :

• pourquoi vos prospects achètent d’abord votre manière de penser
• les quatre types de contenus qui créent réellement de la confiance
• pourquoi les études de cas sont indispensables
• comment utiliser le contenu miroir pour créer une connexion immédiate
• pourquoi un contenu ne vend presque jamais seul
• comment construire un appel à l’action qui prolonge naturellement votre contenu

 

Si vous avez parfois l’impression de devoir « pitcher » en permanence, cet épisode vous montrera une approche beaucoup plus efficace et beaucoup plus agréable.

 

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Transcription de l’épisode

Il y a quelques années, je pensais qu’il fallait parler davantage de mes offres pour vendre davantage.

Ça paraît logique, non ?

Si les gens ne savent pas ce que vous vendez, ils ne peuvent pas acheter.

Alors j’ai commencé à ajouter des appels à l’action partout.

À la fin de mes newsletters.

À la fin de mes épisodes de podcast.

À la fin de mes publications LinkedIn.

J’avais l’impression de faire ce qu’il fallait. Après tout, tous les experts en marketing répétaient qu’il fallait vendre, vendre et encore vendre.

Et pourtant… il ne s’est pas passé grand-chose.

Mes contenus continuaient à être lus.

Mes épisodes continuaient à être écoutés.

Mais je n’avais pas l’impression que le fait de parler davantage de mes offres changeait réellement les choses.

En revanche, il y avait un effet secondaire auquel je ne m’attendais pas.

Je commençais à ne plus aimer produire mon contenu.

J’avais l’impression qu’à chaque publication, il fallait trouver une façon plus ou moins élégante de glisser un argument commercial.

Je perdais ce qui me plaisait le plus : partager des idées.

À la même période, j’observais des entrepreneurs qui semblaient vendre en permanence.

Le plus étonnant, c’est qu’ils parlaient très peu de leurs offres.

Ils racontaient une expérience.

Ils partageaient une réflexion.

Ils expliquaient pourquoi ils étaient en désaccord avec une idée reçue.

Ils analysaient une tendance.

Et pourtant, tout donnait envie de travailler avec eux.

Je me suis longtemps demandé pourquoi.

Puis j’ai compris quelque chose qui a complètement changé ma façon de créer du contenu.

Le contenu ne sert pas à vendre votre offre.

Il sert à vendre votre façon de penser.

Et cette nuance change tout.

Parce que personne n’achète une prestation uniquement parce qu’il en connaît les caractéristiques.

On achète une personne.

On achète son regard.

Sa manière d’analyser une situation.

Sa façon de résoudre un problème.

Son expérience.

Son jugement.

Autrement dit, avant de vendre ce que vous faites, votre contenu doit donner envie de penser comme vous.

Et c’est précisément ce dont j’aimerais parler aujourd’hui.

Parce que je suis convaincue que c’est l’une des plus grandes différences entre un contenu qui est agréable à consommer… et un contenu qui crée réellement des clients.


Commençons par une idée qui peut sembler contre-intuitive.

La plupart des prospects n’ont pas besoin de plus d’informations.

Lorsque quelqu’un découvre votre activité, il comprend généralement assez vite ce que vous faites.

Il sait que vous êtes consultant, coach, formatrice, freelance ou dirigeant d’une entreprise.

Il comprend le problème que vous résolvez.

Pourtant, il n’achète pas.

Pourquoi ?

Parce qu’il manque une information ?

Très rarement.

Il n’achète pas parce qu’il ne sait pas encore s’il peut vous faire confiance.

Imaginez que vous deviez investir plusieurs milliers d’euros dans un accompagnement.

La vraie question que vous vous poseriez ne serait probablement pas : « Est-ce que cette personne connaît son sujet ? »

Vous partiriez plutôt du principe que oui.

En revanche, vous vous demanderiez :

Est-ce que cette méthode va fonctionner dans mon cas ?

Est-ce que cette personne comprend vraiment ma situation ?

Est-ce que je vais obtenir un résultat ?

Autrement dit, vous cherchez à réduire le risque.

C’est exactement la même chose pour vos prospects.

Chaque achat représente une prise de risque.

Un risque financier.

Un risque de perdre du temps.

Un risque de faire le mauvais choix.

Votre contenu n’a donc pas pour mission de convaincre.

Il doit rassurer.

Il doit répondre aux questions avant même qu’elles soient formulées.

Il doit montrer que vous comprenez les difficultés de votre audience.

Et surtout, il doit démontrer votre façon de réfléchir.

Parce qu’au fond, ce n’est pas seulement votre expertise que les gens achètent.

Ils achètent votre manière d’aborder un problème.


Alors, quel type de contenu produit réellement cette confiance ?

J’en vois quatre.

Le premier est le contenu qui change une croyance.

C’est probablement le plus puissant.

Prenons un exemple.

Imaginons que votre audience pense qu’il faut publier tous les jours sur les réseaux sociaux pour développer son activité.

Si vous arrivez à démontrer, exemples à l’appui, que la régularité compte davantage que la fréquence, vous venez de modifier une croyance.

À partir de là, votre audience commence à regarder votre travail différemment.

Vous n’êtes plus simplement une personne qui donne des conseils.

Vous êtes quelqu’un qui apporte une nouvelle façon de penser.

Et c’est extrêmement précieux.

Parce qu’un prospect ne cherche pas seulement des réponses.

Il cherche quelqu’un capable de lui faire voir ce qu’il ne voyait pas.


Le deuxième type de contenu consiste à montrer votre méthode.

Attention, cela ne veut pas dire dévoiler tout votre accompagnement.

C’est une peur que j’entends souvent.

« Si je partage tout gratuitement, pourquoi mes clients me paieraient-ils ? »

En réalité, ce n’est presque jamais ce qui se passe.

Parce que les gens n’achètent pas uniquement des informations.

Ils achètent un cadre.

Une méthode.

Un accompagnement.

Un regard extérieur.

Vous pouvez expliquer votre logique sans livrer l’intégralité de votre processus.

Vous pouvez raconter pourquoi vous commencez toujours par telle étape.

Pourquoi vous posez telle question.

Pourquoi vous refusez certaines pratiques pourtant très répandues.

C’est cette façon de réfléchir qui vous différencie.

Deux experts peuvent recommander exactement le même outil.

Celui que l’on choisira est souvent celui dont la manière de raisonner nous paraît la plus pertinente.

Votre réflexion est votre véritable signature.


Le troisième type de contenu est celui qui apporte des preuves.

Et là, beaucoup d’entrepreneurs se censurent.

Ils ont peur de donner l’impression de se vanter.

Ils évitent de parler de leurs clients.

Ils minimisent leurs résultats.

Pourtant, raconter une transformation n’a rien d’arrogant.

Au contraire.

Une étude de cas bien racontée permet à votre audience de comprendre comment vous travaillez.

Elle montre le chemin parcouru.

Les difficultés rencontrées.

Les décisions prises.

Les erreurs évitées.

Tout cela rend votre expertise beaucoup plus concrète.

Les preuves ne servent pas à flatter votre ego.

Elles servent à réduire le doute.

Et chaque doute qui disparaît rapproche votre prospect de sa décision.


Enfin, il y a un quatrième type de contenu que j’aime particulièrement.

Le contenu miroir.

Vous avez certainement déjà vécu cette expérience.

Vous écoutez un podcast ou vous lisez un article.

Et vous avez cette impression étrange que la personne parle directement de vous.

Elle décrit exactement votre situation.

Vos hésitations.

Vos blocages.

Vos questions.

Vous vous sentez compris.

Et ce sentiment crée immédiatement une connexion.

C’est exactement ce que doit produire votre contenu.

Lorsque votre audience se reconnaît dans ce que vous racontez, elle en déduit naturellement que vous comprenez aussi son problème.

Et si vous comprenez parfaitement son problème, il devient beaucoup plus crédible que vous puissiez l’aider à le résoudre.


J’aimerais maintenant partager une idée qui a profondément changé ma façon de créer du contenu.

Une publication ne vend presque jamais à elle seule.

Nous aimerions croire qu’un post exceptionnel va déclencher une avalanche de clients.

Cela arrive.

Mais c’est très rare.

Dans la réalité, la décision d’achat ressemble davantage à une accumulation.

Votre prospect vous découvre aujourd’hui.

Il écoute un épisode.

Quelques jours plus tard, il lit votre newsletter.

Puis il tombe sur une publication LinkedIn.

Ensuite, il reçoit un e-mail.

Il écoute un deuxième épisode.

À chaque fois, il collecte une nouvelle preuve.

Il comprend un peu mieux votre façon de penser.

Il répond à une objection supplémentaire.

Il se familiarise avec votre univers.

Et un jour, sans que rien ne semble différent, il décide d’acheter.

On appelle souvent cela le « déclic ».

Mais ce déclic est rarement lié au dernier contenu qu’il a consommé.

Il est le résultat de tout ce qui s’est accumulé auparavant.

C’est pour cette raison qu’il ne faut jamais juger un contenu uniquement au nombre de ventes qu’il génère directement.

Il participe à une conversation beaucoup plus longue.

Il prépare souvent des ventes qui auront lieu plusieurs semaines, voire plusieurs mois plus tard.


Parlons maintenant du fameux appel à l’action.

Je trouve que nous lui donnons beaucoup trop d’importance.

Nous imaginons qu’il suffit de répéter « Réservez un appel » ou « Téléchargez mon guide » pour vendre davantage.

En réalité, un bon appel à l’action ne ressemble pas à une publicité.

Il ressemble à la suite logique de ce que vous venez d’expliquer.

Imaginons que vous venez de montrer pourquoi la stratégie marketing de votre audience manque de cohérence.

Il est parfaitement naturel de conclure en disant que vous accompagnez les entreprises qui souhaitent construire une stratégie claire.

Ce n’est pas une rupture.

C’est une continuité.

Le problème apparaît lorsque le contenu et l’appel à l’action n’ont aucun lien.

Pendant dix minutes, vous enseignez quelque chose.

Puis, brusquement, vous demandez d’acheter votre formation.

Votre audience ressent alors un changement de posture.

Elle passe d’un échange à une tentative de vente.

Cette sensation crée une résistance.

À l’inverse, lorsque votre offre apparaît comme l’étape suivante, personne n’a le sentiment d’être poussé.

Vous ouvrez simplement une porte.

Ceux qui sont prêts la franchissent.

Les autres reviendront peut-être plus tard.

Et c’est très bien ainsi.


J’aimerais terminer avec une idée que j’aurais aimé comprendre beaucoup plus tôt.

Le contenu n’est pas là pour vendre votre offre.

Il est là pour vendre votre manière de penser.

Lorsque quelqu’un apprécie votre façon d’analyser un problème, votre manière d’expliquer, votre logique et votre vision, il commence déjà à acheter une partie de ce que vous proposez.

Votre offre n’est finalement que la version accompagnée de cette réflexion.

C’est la raison pour laquelle certaines personnes vendent très peu alors qu’elles publient énormément.

Elles partagent des informations.

Mais elles ne montrent jamais leur regard.

À l’inverse, certains créateurs publient moins souvent, donnent parfois moins de conseils pratiques, mais chacun de leurs contenus révèle leur façon unique de voir les choses.

Et c’est précisément ce qui crée la préférence.

Alors, la prochaine fois que vous préparerez un contenu, posez-vous une question très simple.

Est-ce que j’essaie de convaincre ?

Ou est-ce que j’aide mon audience à réduire son incertitude ?

La nuance est énorme.

Parce que lorsque votre contenu réduit le risque, construit la confiance, change quelques croyances et montre votre manière de penser, vous n’avez plus besoin de pitcher en permanence.

Votre audience arrive d’elle-même à une conclusion très simple.

« Si cette personne m’aide déjà autant gratuitement, j’ai envie de voir ce qu’elle pourrait faire pour moi en travaillant ensemble. »

Et c’est probablement la meilleure définition d’un contenu qui convertit.

Si cet épisode vous a plu, pensez à le partager avec un entrepreneur qui se demande comment vendre sans avoir l’impression de vendre. Et si vous souhaitez recevoir chaque semaine une action simple à mettre en place pour développer votre marketing, inscrivez-vous à la newsletter « Une chose à faire ». Vous trouverez le lien dans les notes de l’épisode.

À très bientôt pour un nouvel épisode du Podcast du Marketing.

 


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Faut-il vraiment augmenter ses prix pour gagner plus? – Episode 338

ou écouter sur :

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Dans cet épisode, nous explorons une idée largement acceptée dans le monde entrepreneurial : augmenter ses prix pour gagner davantage.

 

Cette stratégie peut être très efficace. Mais elle peut aussi ralentir la croissance lorsqu’elle est appliquée sans tenir compte de ses conséquences sur l’acquisition, la conversion et la valeur perçue.

 

Dans cet épisode vous découvrirez :

• Pourquoi les hausses de prix paraissent si séduisantes

• Les trois mécanismes qui peuvent freiner votre croissance

• L’impact du prix sur votre marché potentiel

• Le lien entre prix, conversion et coût d’acquisition

• Comment savoir si votre entreprise est prête à augmenter ses tarifs

• Les alternatives qui permettent parfois de générer plus de revenus sans toucher aux prix

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Vous pouvez aussi

 


Transcription de l’épisode: 

Introduction

Augmenter ses prix.

C’est probablement l’un des conseils business les plus répétés aujourd’hui.

Vous avez sans doute déjà entendu quelqu’un dire : « Si les gens achètent, c’est que vous n’êtes pas assez cher. » Ou encore : « Pour gagner plus, augmentez simplement vos tarifs. »

Et je comprends pourquoi ce conseil est séduisant.

Imaginez. Vous vendez une offre à 100 euros. Vous passez à 120 euros. Vous conservez le même nombre de clients. Votre chiffre d’affaires augmente immédiatement. Votre marge aussi. Sans effort supplémentaire.

Sur le papier, c’est irrésistible.

Le problème, c’est que la réalité est rarement aussi simple.

Parce qu’une augmentation de prix ne modifie pas uniquement vos revenus. Elle modifie aussi le comportement de vos prospects. Elle influence votre taux de conversion. Elle change les attentes de vos clients. Elle peut même transformer la façon dont votre marché vous perçoit.

Et dans certains cas, la hausse de prix qui devait améliorer votre rentabilité finit par ralentir votre croissance.

J’ai observé ce phénomène chez des consultants, des coachs, des agences, des créateurs de contenus, des entreprises SaaS et même de grandes marques internationales.

La hausse de prix n’était pas forcément une mauvaise idée.

Mais elle est arrivée au mauvais moment. Ou sans que la valeur perçue augmente au même rythme. Ou sans que l’entreprise comprenne les conséquences indirectes de sa décision.

 

Si vous me découvrez avec cette vidéo, je suis Estelle Ballot et vous regardez le podcast du marketing. Mon rôle c’est d’aider les directions marketing à gagner en clarté, structurer leur marketing, et obtenir des résultats, sans complexifier.

Alors chaque semaine, ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable.

 

Alors aujourd’hui, nous allons parler d’un sujet contre-intuitif : pourquoi augmenter ses prix peut parfois détruire votre croissance.

Nous allons comprendre pourquoi cette décision semble souvent évidente, quels sont les mécanismes qui peuvent se retourner contre vous, et surtout comment savoir si votre entreprise est réellement prête à augmenter ses tarifs.

Parce que la vraie question n’est pas : « Puis-je vendre plus cher ? »

La vraie question est : « Que va-t-il se passer après ? »

Bienvenue sur le Podcast du Marketing.

 

Partie 1. Pourquoi augmenter ses prix semble être une évidence

1. Le calcul qui fait rêver tous les entrepreneurs

Lorsqu’on lance une activité, la plupart des décisions sont difficiles.

Trouver des clients est difficile.

Créer une offre attractive est difficile.

Développer sa visibilité est difficile.

Alors lorsqu’une solution semble permettre d’augmenter ses revenus sans travail supplémentaire, elle attire naturellement notre attention.

Prenons un exemple très simple.

Imaginons que vous vendiez une prestation à 1 000 euros et que vous réalisiez 10 ventes par mois.

Votre chiffre d’affaires mensuel est de 10 000 euros.

Si vous augmentez votre tarif à 1 200 euros tout en conservant les mêmes ventes, vous passez immédiatement à 12 000 euros.

Vous gagnez 20 % de plus.

Sans prospect supplémentaire.

Sans campagne marketing supplémentaire.

Sans recrutement.

C’est une logique parfaitement rationnelle.

Et c’est précisément ce qui explique le succès du conseil consistant à augmenter ses prix.

Pour beaucoup d’entrepreneurs, la croissance est perçue comme un problème de volume.

Il faudrait plus de trafic.

Plus d’abonnés.

Plus de prospects.

Plus de rendez-vous.

La hausse tarifaire propose une autre voie : générer davantage de revenus avec le même volume.

C’est particulièrement séduisant lorsque l’activité commence à saturer.

Le consultant qui travaille déjà cinquante heures par semaine ne peut pas facilement doubler son nombre de clients.

L’agence qui fonctionne à pleine capacité ne peut pas accepter beaucoup plus de projets.

Le coach qui remplit déjà son agenda ne dispose pas de davantage d’heures à vendre.

Dans ces situations, augmenter les prix semble être la solution la plus logique.

Le problème, c’est que ce raisonnement suppose une chose très importante : que le volume reste stable.

Et c’est précisément là que les choses deviennent intéressantes.

Parce que dans la réalité, le volume ne reste pas toujours stable.

 

2. L’influence du discours premium

Depuis quelques années, le positionnement premium est devenu une sorte d’idéal entrepreneurial.

On nous explique qu’il vaut mieux avoir moins de clients mais mieux rémunérés.

Que les clients premium sont plus agréables.

Qu’ils négocient moins.

Qu’ils obtiennent de meilleurs résultats.

Qu’ils sont plus fidèles.

Une partie de ces affirmations est vraie.

Mais elles ont parfois conduit à une confusion.

Beaucoup d’entrepreneurs pensent qu’un prix élevé crée automatiquement un positionnement premium.

Or ce n’est pas le cas.

Un prix élevé est une conséquence d’un positionnement premium.

Ce n’est pas sa cause.

Le véritable positionnement premium repose sur une combinaison de facteurs :

une expertise reconnue,

une expérience client remarquable,

une différenciation claire,

une réputation forte,

une valeur perçue élevée.

Le prix vient ensuite.

Lorsqu’on inverse cette logique, on crée un problème.

On augmente les tarifs avant d’avoir augmenté la valeur perçue.

Le marché ne comprend alors pas pourquoi l’offre coûte davantage.

Les prospects deviennent plus hésitants.

Les objections augmentent.

Les comparaisons avec la concurrence deviennent plus fréquentes.

L’entreprise se retrouve coincée dans une zone inconfortable : trop chère pour une partie du marché, mais pas suffisamment différenciée pour justifier cet écart.

Il existe également un autre phénomène.

Nous entendons surtout les histoires qui ont réussi.

Le consultant qui a doublé ses prix et triplé ses revenus raconte son expérience dans des interviews.

L’entrepreneur dont les ventes ont chuté après une hausse tarifaire en parle beaucoup moins.

Nous sommes donc exposés à une vision partielle de la réalité.

Augmenter ses prix peut être une excellente décision.

Mais uniquement lorsque les conditions sont réunies.

Et c’est ce que nous allons explorer maintenant.

 

Partie 2. Les trois mécanismes qui peuvent casser votre croissance

3. Vous réduisez votre marché sans vous en rendre compte

L’une des conséquences les moins visibles d’une hausse de prix est qu’elle réduit mécaniquement la taille du marché accessible.

Chaque marché est composé de différents niveaux de sensibilité au prix.

Certains clients achèteront presque quoi qu’il arrive.

D’autres hésitent davantage.

D’autres encore disposent d’un budget limité.

Lorsque vous augmentez vos tarifs, vous excluez automatiquement une partie de ces acheteurs potentiels.

Le phénomène est souvent progressif.

Vous continuez à signer des clients.

Vous conservez même parfois vos meilleurs clients.

Mais le flux de nouveaux prospects ralentit.

La croissance devient plus difficile.

Les campagnes marketing génèrent moins de résultats.

Le bouche-à-oreille se développe moins vite.

Le problème n’apparaît pas immédiatement dans les chiffres.

Il se manifeste souvent plusieurs mois plus tard.

L’entreprise continue à générer du chiffre d’affaires grâce à sa base existante.

Puis le renouvellement naturel des clients ralentit.

L’acquisition devient plus coûteuse.

La croissance perd de sa vitesse.

Certaines entreprises interprètent alors ce ralentissement comme un problème marketing.

Elles investissent davantage en publicité.

Elles publient plus de contenus.

Elles augmentent leur activité commerciale.

Alors que la cause principale se situe parfois dans leur stratégie tarifaire.

Le prix ne modifie pas uniquement la marge.

Il modifie aussi la taille du terrain de jeu.

Et plus vous montez en gamme, plus ce terrain se réduit.

 

4. Le coût d’acquisition devient soudain beaucoup plus élevé

Beaucoup d’entrepreneurs analysent leurs prix sans prendre en compte leur impact sur les conversions.

Pourtant, c’est souvent là que se joue la rentabilité réelle.

Imaginons qu’une publicité génère cent visiteurs.

Avant la hausse tarifaire, cinq personnes deviennent clientes.

Après la hausse tarifaire, seules trois personnes achètent.

Le chiffre d’affaires par client augmente.

Mais le coût d’acquisition augmente lui aussi.

Chaque vente demande davantage d’efforts.

Davantage de trafic.

Davantage de relances.

Davantage de persuasion.

Le cycle de vente s’allonge.

Les prospects comparent davantage.

Ils demandent plus de garanties.

Ils réfléchissent plus longtemps.

Toutes ces micro-frictions ralentissent la machine de croissance.

Ce phénomène est particulièrement visible dans les activités où la décision d’achat est déjà complexe.

Les prestations de services.

Le conseil.

Le coaching.

Les offres B2B.

Les logiciels.

La hausse de prix peut alors avoir un effet secondaire inattendu : elle réduit la vitesse à laquelle les nouveaux clients entrent dans le système.

Or la croissance dépend souvent autant de la vitesse que de la marge.

Une entreprise qui gagne un peu moins par client mais qui acquiert rapidement de nouveaux clients peut parfois croître plus vite qu’une entreprise plus rentable mais beaucoup plus lente.

 

5. Votre valeur perçue n’a pas augmenté au même rythme

C’est probablement le mécanisme le plus important.

Les clients n’achètent jamais un prix.

Ils achètent une perception de valeur.

Lorsqu’une offre coûte davantage, les attentes augmentent automatiquement.

Le client s’attend à davantage d’accompagnement.

Davantage de personnalisation.

Davantage de résultats.

Davantage d’attention.

Même lorsque ces attentes ne sont jamais exprimées.

C’est un phénomène psychologique parfaitement normal.

Plus le prix est élevé, plus le niveau d’exigence augmente.

Le danger apparaît lorsque l’expérience réelle reste identique.

Le client paie davantage mais ne perçoit pas davantage de valeur.

L’écart entre les attentes et la réalité devient plus important.

La satisfaction diminue.

Les recommandations diminuent.

La fidélité diminue.

L’entreprise pense avoir amélioré sa rentabilité alors qu’elle fragilise discrètement son capital de confiance.

Une hausse de prix réussie est souvent précédée d’une hausse de valeur perçue.

L’inverse fonctionne beaucoup moins bien.

 

Partie 3. Comment savoir si vous êtes prêt à augmenter vos prix

6. Les signaux qui montrent qu’une hausse est probablement justifiée

Heureusement, cela ne signifie pas qu’il faut éviter toute augmentation.

Certaines situations indiquent au contraire qu’elle est pertinente.

Premier signal : vous convertissez une proportion très élevée de vos prospects.

Lorsque presque tout le monde accepte votre offre, il est possible que votre prix soit trop bas.

Deuxième signal : vous refusez régulièrement des demandes.

La demande dépasse votre capacité.

Vous ne pouvez pas absorber davantage de clients sans dégrader la qualité.

Troisième signal : vos concurrents comparables pratiquent des tarifs nettement supérieurs.

Le marché semble accepter un niveau de prix plus élevé que celui que vous appliquez.

Quatrième signal : votre proposition de valeur s’est renforcée avec le temps.

Vous avez davantage d’expertise.

Davantage de résultats clients.

Davantage de preuves.

Davantage de notoriété.

La hausse de prix devient alors cohérente avec l’évolution de votre entreprise.

Dans ces situations, l’augmentation tarifaire peut soutenir la croissance plutôt que la freiner.

 

7. Les alternatives souvent plus efficaces qu’une hausse de prix

Parfois, la meilleure décision consiste à ne pas augmenter ses prix immédiatement.

Une première alternative consiste à créer une offre premium.

Au lieu de modifier l’ensemble de votre grille tarifaire, vous proposez une version enrichie destinée à une partie du marché.

Vous testez ainsi l’appétence sans prendre de risque majeur.

Une deuxième option consiste à augmenter la valeur perçue.

Améliorer l’expérience client.

Clarifier les bénéfices.

Ajouter des preuves.

Renforcer votre image de marque.

Une troisième approche consiste à augmenter le panier moyen.

Des services complémentaires.

Des options.

Des accompagnements additionnels.

Vous générez davantage de revenus sans modifier votre offre principale.

Ces stratégies permettent souvent d’obtenir une croissance plus saine et plus durable.

 

Conclusion

Nous avons tendance à considérer la hausse de prix comme un raccourci vers une meilleure rentabilité.

Parfois, c’est exactement ce qu’elle est.

Mais parfois, elle agit comme un frein invisible.

Elle réduit votre marché.

Elle augmente vos coûts d’acquisition.

Elle crée des attentes que votre offre n’est pas encore prête à satisfaire.

C’est pour cette raison qu’il faut toujours analyser une augmentation de prix dans son contexte global.

Le prix n’est pas seulement un chiffre sur une page de vente.

C’est un levier stratégique qui influence toute votre dynamique de croissance.

Alors avant d’augmenter vos tarifs, posez-vous une question simple :

Si je gagne 20 % de plus par client, combien de clients puis-je me permettre de perdre avant que cette décision devienne une mauvaise opération ?

Cette réflexion vous donnera souvent une vision beaucoup plus juste de l’impact réel d’une hausse de prix.

Et vous aidera à prendre une décision qui soutient à la fois votre rentabilité et votre croissance.


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Le marketing survivra-t-il à l’IA ? avec la CMO de VivaTech Caroline Roullet – Episode 337

ou écouter sur :

>>Téléchargez gratuitement la checklist complète pour être cité par ChatGPT et les LLM<<

 la liste des éléments simples à mettre en place pour apparaître dans les résultats des IA et développer votre GEO. 

Cette année, VivaTech fête ses 10 ans.

10 ans d’innovations, de tendances technologiques, de startups, d’intelligence artificielle… et de transformations profondes dans nos métiers.

 

Pour l’occasion, je reçois Caroline Roullet, CMO de VivaTech, pour prendre un peu de recul sur cette décennie qui a complètement changé notre manière de travailler, de communiquer et de faire du marketing.

 

Dans cet épisode, on parle :

• des grandes promesses de la tech en 2016

• des technologies qui ont explosé… et de celles qui ont disparu

• de l’émergence de l’IA et de son adoption massive

• de l’évolution du métier de marketeur

• du rôle de la marque dans un monde ultra piloté par le ROI

• de l’importance des connexions humaines à l’ère de l’automatisation

 

Caroline partage également sa vision des prochaines grandes évolutions technologiques et explique pourquoi, malgré l’IA, l’humain restera au cœur de l’innovation.

 

Un épisode passionnant pour tous les professionnels du marketing, de la tech et de l’innovation.

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Transcription de l’épisode

Depuis quelques années, on a l’impression que tout s’accélère. Les technologies changent, les usages évoluent, les métiers se transforment. L’IA s’invite partout, les attentes des consommateurs bougent, les entreprises cherchent du ROI immédiat… et pendant ce temps-là, nous, marketeurs, on essaye de garder le cap.

Alors aujourd’hui, j’avais envie de prendre un peu de recul.

Parce que cette année, VivaTech fête ses 10 ans. Dix ans déjà que ce grand rendez-vous européen de la tech rassemble startups, grands groupes, investisseurs, chercheurs, médias et professionnels du marketing autour d’une même question : à quoi ressemblera le monde de demain ?

Et pour en parler, je reçois quelqu’un qui a observé cette transformation au premier rang.

Caroline Roullet est la CMO de VivaTech. Depuis près de dix ans, elle voit passer les grandes tendances, les innovations prometteuses, les technologies qui explosent… et celles qui disparaissent presque aussitôt.

Avec elle, on va revenir sur les grandes promesses de la tech de ces dix dernières années. On va parler du métaverse, des NFT, de l’IA évidemment, mais aussi de ce qui fait réellement émerger une technologie. Pourquoi certaines deviennent incontournables… alors que d’autres ne décollent jamais.

On va aussi parler marketing. Du rôle des marques dans un monde piloté par la data. De l’impact de l’intelligence artificielle sur nos métiers. De la place du ROI. Et surtout d’une question qui me passionne : dans un monde de plus en plus automatisé, qu’est-ce qui fera encore la différence demain ?

Et vous allez voir que finalement, malgré toute cette technologie, on revient toujours à la même chose : l’humain, les connexions, les rencontres, les émotions.

Bienvenue sur le Podcast du Marketing.

 

Estelle (00:07.719)
Bonjour Caroline, bienvenue sur le Podcast du Marketing.

Caroline Roullet (00:11.566)
Bonjour Estelle !

Estelle (00:13.367)
Je suis super contente de te recevoir Caroline aujourd’hui. Caroline, tu es la CMO de Vive à Tech. Vive à Tech qui a lieu en ce moment, au moment où cet épisode est publié. On va parler de plein de choses aujourd’hui, mais on va parler surtout de marketing, de tech, d’évolution, du marché, de comment se passent les choses et comment peut-être on peut imaginer vont se passer les choses par la suite. Notre monde…

Évidemment, on bouge beaucoup, donc il y a plein plein de choses à dire. Caroline, avant qu’on rentre dans le vif du sujet, est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ce que c’est que That’s CMO de Vivatec ?

Caroline Roullet (00:51.06)
Alors moi en fait, je vais couvrir tous les sujets marketing et communication de Vivatech. Je le fais depuis maintenant huit ans. Alors qu’est que ça veut dire ça ? Chez nous, on l’a structuré en trois pôles. On a un pôle vraiment purement marketing qui va couvrir tous les leviers autour du visite aura et du ticketing, vendre des passes pour faire venir les bonnes personnes à Vivatech. Et donc on travaille sur les différents leviers à la performance. On a un deuxième pôle autour du média

de la réputation donc ça va être tous les leviers à rattacher à la presse, au partenariat médias etc. Et puis on a un dernier pôle qui est le pôle brand qui va couvrir à la fois tout ce qui va être storytelling, positionnement de marque et aussi les réseaux sociaux qui sont chez nous très rattachés à l’image qu’on donne de Vivatec.

Estelle (01:42.823)
Alors, Viva Tech, pour celles et ceux qui connaîtraient pas, s’il a encore des personnes qui connaissent pas Viva Tech, c’est, tu me dis si je dis des bêtises, c’est le plus gros salon tech en Europe. Pour faire simple, c’est ça ?

Caroline Roullet (01:54.818)
Oui, je pense qu’aujourd’hui c’est le plus grand événement. Nous on dit start-up et tech parce qu’on y associe beaucoup l’origine de notre construction en Europe et c’est très orienté business. C’est trois jours vraiment B2B et la dernière journée qu’on veut et qu’on a décidé d’ouvrir au grand public.

Estelle (02:17.239)
super intéressant donc tout le monde peut évidemment accéder à Vivatec et puis il se passe un truc cette année on le disait off, était à se dire ça commence à faire un petit moment cette année c’est les 10 ans de Vivatec déjà 10 ans

Caroline Roullet (02:34.142)
déjà dix ans et ça va vite.

Estelle (02:36.087)
déjà 10 ans et du coup, on s’est dit que pour cet épisode, ça serait intéressant un petit peu de regarder. Toi, étais là, tu l’as dit, ça fait 8, 9 ans, donc tu étais là quasiment au tout début de Vivatech. Moi, je te disais, je crois que j’ai assisté à la première ou la deuxième édition de Vivatech. Donc, ça commence à faire un petit moment. On s’est dit que c’était intéressant de regarder un petit peu la tech, l’univers startup, l’univers business au sens global, le marketing, et de regarder un petit peu en arrière.

finalement au fur et mesure de ces différents événements chaque année, de toutes ces entreprises qui viennent, de toutes ces personnalités aussi, parce que Vivatech, il faut le dire, c’est aussi beaucoup de conférences, c’est l’occasion. Moi, je me souviens avoir vu la CEO d’IBM, plein plein de gens qu’on n’a pas l’occasion, qu’on n’a pas l’opportunité de voir habituellement dans notre vie quotidienne. Donc, c’est quand même super intéressant d’aller regarder tout ça et de regarder cette évolution.

Si je commence par une question à 10 000, pour toi, si on regarde il a 10 ans, en 2016, c’était quoi à ce moment-là les grandes promesses de la tech ?

Caroline Roullet (03:43.928)
il y a 10 ans, si on revient un peu en arrière, c’était une période qui était déjà très différente de celle d’aujourd’hui. Il y avait beaucoup d’investissements dans la tech. Il y avait énormément de levés de fonds au sein des startups. Les startups étaient très développés.

Et c’était une période où vraiment je pense que tout le monde avait en tête que la technologie allait changer, transformer, voire peut-être même complètement révolutionner les secteurs économiques. En 2016 aussi, c’était la période de l’open innovation. c’est à dire pour rappel, d’un côté des startups qui sont à la recherche d’investissement, de partenariat, de clients et qui

plein d’idées qui sont hyper innovantes et de l’autre plutôt des grands groupes plus structurés qui ont besoin d’accélérer leur capacité d’innovation et qui cherchent à gagner en agilité. puis moi voir même il y avait aussi les gouvernements qui étaient à cette période vraiment à la recherche de ce qui pouvait se trouver dans les labos et qui n’arrivaient pas à voir ce qui pouvait s’y passer. Et effectivement en fait Divatec s’est créé un peu sur ce terreau là de mettre en relation

cet écosystème très disparate pour vraiment concrètement pouvoir trouver des solutions, faire travailler les différentes parties de l’écosystème ensemble et pour que derrière il y vraiment des vraies opportunités business qui puissent se développer.

Estelle (05:21.969)
C’est vraiment un travail de… pour celles et qui ne jamais allés à Vivatec, faut imaginer une espèce… En tout cas, moi, je le visualise comme ça. Une espèce de grand carrefour. Moi, je revois ces croisements à Vivatec où t’as énormément de gens.

qui se croisent. C’est d’ailleurs assez rigolo parce que moi je travaillais chez Microsoft à l’époque, j’étais venue avec le dégé du Microsoft Store et c’était assez rigolo parce que t’as des milliers de personnes, je sais pas combien de personnes sont par jour à Vivatec et tu te balades dans les allées et tout le monde se salue, enfin pas tout le monde, mais enfin on croise toujours quelqu’un qu’on connaît parce que ça a beau être un immense marché, il y a toujours des connexions.

Et l’idée, en tout cas, ce que j’avais vraiment retenu, ce que j’avais ressenti, c’était ça, c’était le côté croisement, le côté connexion. On va pouvoir se rencontrer. Ce que tu dis est intéressant d’avoir ces grosses entreprises peut-être qui ont des financements, qui ont des moyens, mais qui ont besoin d’avoir des nouvelles technologies, qui n’ont pas nécessairement l’agilité, qui vont pouvoir se mettre en connexion avec peut-être des plus petites structures.

mais qui elles sont dans l’innovation immédiate et peuvent avancer finalement plus vite. Et d’aller croiser ces éléments-là, effectivement, je trouve que c’est super intéressant. Alors évidemment, il a dix ans, on parlait déjà d’IA, l’IA existait déjà, mais on en parlait moins. Si on regarde maintenant avec nos yeux d’aujourd’hui, se dit ouf, il a quand même un pas très conséquent qui a été fait. Est-ce que…

Est-ce que pour toi, il y a des tendances auxquelles on croyait à fond il a 10 ans, on se disait, c’est ça qui va révolutionner les marchés et qui peut-être finalement ont disparu, disparu juste pour se rendre compte de l’incertitude finalement qu’on a sur l’innovation. ne pas à quoi va ressembler le futur.

Caroline Roullet (07:11.704)
Oui, me souviens de quelques-unes. C’est que nous, a utilisé au sein de Vivatec, on a une équipe qui passe beaucoup de temps à suivre un peu les signaux faibles pour pouvoir identifier les grandes tendances technologiques de demain pour l’entreprise, pour vraiment très orienter bit-to-bit. Donc, on pied l’autre ça et ensuite, on voit arriver plein de signaux faibles et on joue un peu le jeu de savoir si ça va être ce qui va sortir après. Ce qu’on se rend compte souvent, c’est que la tendance va prendre surtout quand il a une appropriation

par le grand public. donc il y eu des choses que les entreprises ont montées. Alors moi je pense par exemple au metaverse. Le metaverse je crois que ça date de 2022 il me semble. a été un très grand investissement côté entreprise, vraiment une volonté de créer des mondes parallèles et des mondes 100 % digitaux.

plus sur une période un peu post-Covid. il y avait vraiment cette volonté de créer quelque chose de différent, mais ça n’a pas pris. En fait, ça n’a pas trouvé, il n’y pas eu le retour escompté. Ce qui est intéressant, quand même, c’est que cette technologie du metaverse, elle existe encore aujourd’hui, mais à toute petite échelle. par exemple, il me semble qu’il a une startup qui s’appelle Uptale, c’est une startup française qui l’utilise, par exemple, pour former au métier

risques et donc il met dans des conditions pour voir comment l’humain va réagir et pour essayer d’optimiser la réaction humaine. les technologies elles sont jamais disparues totalement, c’est juste qu’elles prennent pas l’ascendant du public quoi. Mais effectivement elles existent toujours. Il a un autre exemple comme ça c’est les NFT. sais pas si tout te souvient, les NFT c’était 2020.

Estelle (08:47.753)
l’ampleur.

Estelle (08:53.687)
Mais bien sûr !

ouais, dans ces eaux-là je pense, ouais.

Caroline Roullet (09:01.208)
et en fait il y a eu une énorme boom.

juste en sortie de Covid. Mais pareil, fait, les investissements, il y a eu un désengagement de plus de 90 % des investissements sur cette techno. Donc, en fait, cette techno n’a pas rencontré son public comme ça, tel que c’était construit. encore aujourd’hui, c’est utilisé principalement parce que derrière les NFT, il a un sujet d’identification, d’authentification et de contrôle d’accès qui est pas mal utilisé, notamment dans le monde des créateurs de contenu.

Estelle (09:35.287)
Mmmh

Caroline Roullet (09:36.508)
en fait, c’est des choses qui sont réutilisées mais dans des contextes beaucoup plus privés, petits, mais toujours hyper intéressants en termes de techno. on n’est pas à la brique, ça revient, mais sous une autre forme.

Estelle (09:49.419)
Pardon, je te coupe, mais je trouve ça super intéressant que ce soit finalement via le prisme des individus, j’allais dire du consommateur, n’est pas du consommateur, mais de l’ensemble de la population, soit il a une adoption, quand bien même peut-être initialement c’était quelque chose d’assez business ou d’assez professionnel, mais soit il a une adoption globale, c’est pris par la société, soit ce n’est pas pris, ou en quelque cas ça ne va pas forcément disparaître, mais évidemment…

on ne pas avoir la même ampleur. que tu dis sur les NFT, c’est très juste. Moi, je me souviens avoir fait un épisode sur les NFT à l’époque où c’était encore tout nouveau. Donc on se disait, ben attends, on va essayer de comprendre comment ça marche, quels peuvent être les usages. Et ce n’était pas si simple de comprendre les usages. Et en fait, j’imagine que le blocage a été là, effectivement. L’identification, on parlait de cybersécurité, on parlait de beaucoup de beaucoup d’éléments comme ça. pour le grand public, comprendre où ça allait se positionner, n’était pas forcément immédiat.

Caroline Roullet (10:46.126)
En fait, pense que tu vois une techno, se lance quand en fait, a trois grands facteurs qui font que ça puisse être lancé. Alors le premier, c’est effectivement une techno doit venir un peu, solutionner un problème. Alors le problème, peut être un problème de coût, ça peut être un problème de rapidité, d’accessibilité. Il y a moultes sujets, mais c’est un peu le premier dispositif qui fait que ça va être pris par l’audience qui est associée. Le deuxième, c’est la capacité en fait à

à pouvoir avoir les infrastructures sous-jacentes qui sont peu onéreuses et qui sont aussi évolutives. Parce que si d’un coup ça s’accélère, il ne pas ça coûte trop cher de pouvoir le déployer à échelle. Et puis le dernier point, c’est un peu ce que tu dis, c’est qu’effectivement, je pense qu’il faut trouver un modèle économique qui est mature. Je pense souvent, tu sais, Google, je dirais pas dire au lunettes connectées. fait, les lunettes connectées, ça ne fonctionne

enfin ça ne prend pas malgré le fait que c’est quand même un bijou de technologie parce que c’est encore trop cher par rapport à l’audience qui est visée. Donc je pense qu’il a aussi cette adéquation, y a une sorte de maturité aussi qu’il faut arriver à atteindre. C’est un peu le cas de l’IA, il y eu un moment où il a quelque chose qui s’est démocratisé mais tant qu’on n’a pas ça, ça ne prend pas à échelle.

Estelle (12:12.535)
C’est vrai ce que tu dis, fait, c’est vraiment de trouver cette espèce d’adéquation entre la problématique…

Le coût, faut qu’on puisse passer à l’échelle, comme tu dis. Et puis la maturité du marché, quand on pense à l’IA, effectivement, on se dit, mais oui, effectivement, le problème, on l’avait, on a besoin de solutionner un milliard de choses. Le coût plus onéreux, effectivement, d’avoir un… Moi, je dis toujours que si on n’a pas un abonnement à Tchat, GPT, il ne pas avoir Netflix, c’est quand même exactement le même tarif. voilà. Et puis une certaine maturité, effectivement, on a arrivé alors que l’IA existe.

bien évidemment, a été développé depuis bien longtemps. On arrive à un moment donné où on avait une disponibilité du marché, les gens étaient prêts à prendre ce marché, à se l’approprier et à rentrer dedans. C’est un petit peu la trilogie qui permet d’avancer. Est-ce qu’à l’inverse, tu vois, sur ces dix ans…

peut-être, peut-être pas, mais des technologies qui auraient été sous-estimées où on s’est dit non, bon, ok, ce n’est pas dingue. Et en fait, finalement, ça a été vraiment un élément super intéressant, super important.

Caroline Roullet (13:18.734)
Je le prends un peu dans le même sens que ce que je te disais. vois, typiquement l’IA, comme tu dis, nous c’est quelque chose dont on parle depuis dix ans, mais qu’on parle comme un sujet de deep tech, comme un sujet qui est vraiment en devenir. C’est vrai que…

il a fallu attendre qu’il de la GPD, que d’un coup il y ait 2 millions d’utilisateurs pour faire que ça soit quelque chose d’incontournable. C’est peut-être plus comme ça que moi je le vois parce que la techno, même quand elle est peu utilisée pour nous, ça reste des signaux faibles qu’il faut suivre et qu’il faut regarder dès qu’à partir du moment où une entreprise commence à s’y intéresser. On sait qu’il y a un potentiel vraiment de développement. Par exemple, tu vois, tu la cyber sécurité. Je pense qu’il a 10 ans, la cyber

c’était un sujet déjà qui était abordé par un public plutôt d’experts sur des sujets très spécifiques, bancaires ou des choses très particulières et c’est vrai que là il a eu un regain énorme qui est apparu avec énormément…

Il y a aussi généré pas mal de soucis et il y a énormément de développement et de choses aujourd’hui. La cyber sécurité, c’est un des postes technologiques dans lesquels les entreprises investissent le plus. Je ne pas si tu sais, mais nous, on fait un baromètre de la confiance des dirigeants dans la tech. On le fait dans sept pays et on le fait une fois par an depuis trois ans. Ça nous permet un peu aussi de voir comment la technologie est

est approprié par les entreprises et la cyber sécurité c’est le poste qui… a 82 % des gens qui nous ont répondu quel que soit le pays que c’était dans la technologie dans laquelle ils investissaient le plus aujourd’hui et c’est ce qu’ils allaient investir le plus dans les années à venir. je pense pas qu’il 10 ans, on avait la

Caroline Roullet (15:12.386)
sensibilité à ça et au risque de se faire hacker, pas du les mêmes problématiques. Il a aussi le cloud computing, exemple. Le cloud computing aujourd’hui c’est quelque chose que tout le monde utilise, mais quand tu reviens disant en avant, ce n’était pas du tout un sujet très mis en avant. C’est vrai que là, avec les sujets de souveraineté, ça devient des enjeux qui sont même géopolitiquement hyper importants. Donc c’est aussi un peu un suivi de tendance.

ce qui fait qu’il faut rester à l’écoute de tous ces sujets. puis après, y a quand même un petit truc qui arrive, pense, qui le quantum computing dont on parle peu aujourd’hui mais qui…

Estelle (15:51.681)
Alors dis-moi ce que c’est parce que moi le quantum computing tu vois je suis pas si tech que ça.

Caroline Roullet (15:55.498)
Le Quantum Competing, je ne suis pas la plus expert. Je vais le faire dans des termes simples. Je fais du marketing, je ne suis pas scientifique. ça permet en fait, c’est une puissance de calcul. sont des ordinateurs avec une puissance de calcul extrême. Les premiers à avoir lancé ça, c’est IBM qui ont lancé et qui ont des calculateurs. s’appelle des chandeliers. C’est très beau comme objet. Ça permet de calculer à une visite.

Estelle (16:00.968)
Simplement.

Caroline Roullet (16:23.952)
ça couplé à de l’IA, ça ouvre énormément de possibilités et effectivement aussi c’est très intéressant sur aussi des réductions de coûts parce que de coûts et de coûts environnementaux typiquement parce que tu vas consommer beaucoup moins d’énergie pour pouvoir faire tes calculs alors qu’aujourd’hui on sait qu’ILIA nécessite beaucoup de consommation d’énergie mais ça crée aussi pas mal de questionnements parce que ça veut dire qu’on va pouvoir générer plus facilement aussi de

Estelle (16:28.065)
et oui

Caroline Roullet (16:53.872)
tout ce qui est en cryptage va être plus facilement décodé donc en fait ça génère aussi d’autres soucis mais c’est quelque chose qui devient de plus en plus mature et donc très certainement c’est quelque chose qui va se développer dans les prochaines années. On verra peut-être. Je pense que c’est des choses aujourd’hui qu’on regarde un peu comme des choses un peu dans des labos mais je pense que ça va déjà un peu au-delà.

Estelle (16:57.879)
Mmh

Estelle (17:09.557)
On va prendre les paris et on revient dans 10 ans.

Estelle (17:21.127)
Ce que je trouve intéressant quand même, c’est de se dire, quand on regarde comme ça 10 ans en arrière, 10 ans, c’est pas long. La réalité, c’est que nous, sur notre carrière, on se dit, 10 ans, voilà, mais exactement, 10 ans, c’est rien du tout. Mais en 10 ans, on voit le marché, à quel point les choses évoluent. Il y a 10 ans, on parlait d’IA, si on travaillait dans la tech, et encore pas tout le monde, mais le grand public ne connaissait même pas le terme probablement.

Caroline Roullet (17:29.006)
encore gêne.

Estelle (17:48.599)
Là, on parle d’éléments qui n’existent et pas littéralement, il a 10 ans en tout cas, l’esprit commun. Les choses vont extrêmement vite et maintenant, ne plus utiliser l’IA, ça nous paraîtrait à peu près saugrenu et justement, on va aller chercher des technologies pour aller développer l’IA, pour accompagner l’IA, etc.

Ce qui m’intéresse, vois là-dedans, de me dire à quel point on le sait, les choses vont vite et les choses s’accélèrent et tout va de plus en plus vite. Du coup, j’ai envie, comme tout le monde, de me recentrer un petit peu sur moi et de me dire, attention, qu’est-ce qui se passe ? Moi, suis comme toi, une marketeuse, donc j’ai un petit peu envie de regarder le métier de marketing qui est un petit peu, moi je trouve, tu vas me ce que tu en penses, moi je trouve un peu malmené, en tout cas qui vit un moment peut-être charnière.

Toi avec ta vision, tu as eu l’occasion évidemment de voir beaucoup d’entreprises passer avec des structures, des façons peut-être de travailler différentes. Sur ces dix dernières années ou sur ces huit dernières années, est-ce que tu as vu une évolution toi sur le métier du marketing ?

Caroline Roullet (18:58.19)
Je pense que je pourrais te donner cette réponse avec que je fais du marketing. Je vois aussi un peu. Moi, ma perception, c’est que le marketing, il évolue en fonction de choses aujourd’hui, en fonction de la situation économique, du contexte économique dans lequel on est et du développement des outils et des outils technologiques de plus en plus. Aujourd’hui, on est plutôt dans une situation plus difficile économiquement et donc on va aller chercher plus

du ROI, quelque chose qui plus direct, ce qui n’est moins le cas quand la situation est plus… Enfin il a dix ans, on n’était pas exactement dans le même contexte économique et on avait plus de latitude, c’était une vision plus long-termiste. Après, il a l’arrivée de l’IA. Et effectivement, l’IA change beaucoup, bouleverse beaucoup nos métiers. Nous, on a la chance d’avoir une direction qui nous a tout de suite mis dans le bain de l’IA. À la fois, on la raconte, mais en même temps, on le vit en interne, on l’utilise en interne et on a été très vite formés.

sur les outils et je pense que ça c’est très important parce qu’il faut qu’on comprenne avant à la fois de s’inquiéter et à la fois de voir comment on peut faire transformer nos métiers. Nous on utilise principalement l’IA aujourd’hui à trois niveaux on utilise pour simplifier certaines tâches je pense un peu comme comme le commun des mortels

par exemple et depuis qu’il a l’IA, ça me fait gagner quand même un tendance tru de pouvoir avoir des synthèses de conférences et d’avoir des éléments importants. On l’utilise aussi dans nos achats médias, on fait de plus en plus de campagnes micro segmentées qu’on arrive à rentabiliser là où avant comme on le faisait humainement, c’était pas rentable. Donc pour être honnête, on n’a pas automatisé du tout l’IA dans le marketing à Vivatec. Je pense que c’est un peu une légende urbaine.

qui disent qu’ils arrivent déjà à tout faire avec de l’IA. Moi je suis un peu je suis peut-être un peu plus sceptique mais néanmoins c’est intéressant et ça donne des perspectives qui sont intéressantes. puis ça permet aussi, alors moi je viens du monde de la data et j’ai fait quand même toute ma formation dans la data donc c’est quelque chose qui me parle beaucoup mais c’est vrai que ça permet pour le marketeur qui est peut-être un peu moins data d’aller pouvoir, enfin en tout cas, très vite des premières hypothèses analytiques. Bien sûr nous on check tout et on revérifie.

Caroline Roullet (21:19.824)
mais néanmoins ça permet d’avoir des intuitions et d’aider dans les intuitions. y a aussi, moi je pense que le métier, enfin tu me diras ce que tu en penses, mais moi je trouve que le job de marketing a changé aussi. Aujourd’hui, le marketing est à la croisée de plusieurs choses. Je pense qu’il est à la croisée du produit, il est à la croisée de la data. Je ne pas que c’était comme ça avant.

autour de la marque. C’est un peu un triptyque. on était un peu spécialisés à droite ou à gauche mais on n’était pas tous en même temps. Aujourd’hui c’est compliqué de ne avoir une vision un peu 360 de nos métiers qui ont vraiment bougé, qui ont changé.

Estelle (22:09.255)
Moi, je te rejoins et je vais même peut-être un cran en plus. C’est que le sentiment que j’ai, c’est qu’effectivement, avant, on était souvent marque ou data, enfin marque ou même étude presque, si je tire le fil. Là où maintenant, on arrive à sortir son épingle du jeu, si on arrive à tout faire en marketing et à être vu comme ce pôle qui vient qu’à cette possibilité de tout faire, et si on ne pas le faire, on va être à l’inverse dilué.

dans les autres services et le marketing finit par ne plus exister. Il y a une stat, je crois que c’était dans les 500 plus grosses boîtes américaines, as un tiers des entreprises qui n’ont pas de directeur marketing. Le service marketing est juste dilué dans les autres parce qu’il va être une partie en CTO, une partie en CFO, partie en produit, etc. Et du coup, pense que c’est vraiment cet élément-là, soit on est capable…

de tout allier, ce qui n’est pas simple, mais d’allier tous ces éléments-là et de pouvoir en faire vraiment quelque chose autour d’un marketing complet, soit on risque la dilution. pour moi, c’est le moment d’être fort en marketing, c’est le moment d’être un peu installé assis et d’aller prouver la valeur du marketing. qui, je trouve que ce que tu disais est très juste, dans un moment de crise, au sens économique du terme, est effectivement complexe parce qu’on vient chercher du ROI. Et le ROI…

Je dis pas que le marketing ne sait pas faire du ROI, c’est quand même aussi une part du job, bien sûr, du marketing. Mais quand on veut développer de la marque, moi je suis très, très, très, très attachée à la marque parce que j’ai été bi-bronnée à la marque, certainement, depuis le début de ma carrière. Mais la marque ne pas de ROI visible immédiatement, tout cas, et difficilement trackable. Et c’est toujours cette bataille à faire. Et moi, je me demande justement ce qui se passera dans cinq ans, dans dix ans.

quand on aura utilisé beaucoup le ROI et aller chercher un ROI et des choses immédiates et peut-être malheureusement moins travailler la marque de fait, ce sera intéressant de voir quelles sont les entreprises qui en ressortent. Moi je mets un billet sur les entreprises qui auront travaillé la marque, s’en sortiront mieux mais bon on verra dans dix ans, on reprendra peut-être un épisode à ce moment-là.

Caroline Roullet (24:25.006)
Je pense aussi, moi, pense que effectivement la réputation de la marque et de l’association, enfin je pense qu’il ne pas obliger que le marketing, notre job c’est vraiment de s’orienter sur le visiteur et c’est de transmettre des émotions au travers de la marque. C’est quelque part ce qui nous différencie aujourd’hui.

sera dans un monde où tout sera certainement beaucoup plus automatisé, beaucoup plus standardisé. Et là on fera la différence, parce que notre job à nous c’est de différencier, c’est de faire que notre marque soit, en tout cas ou notre entreprise, notre produit, soit plus valorisé par un visiteur mais un utilisateur qu’un autre. Je pense que la vraie différence elle sera dans notre…

capacité à continuer à transmettre ses émotions, à être créatif et donc finalement à apporter cette touche réputationnelle et de marque. Vivatex et la marque c’est quelque chose de très important pour nous, pour moi. donc effectivement c’est ça qui fera certainement un peu la différence aussi parce que l’IA va certainement standardiser une grande partie du boulot qu’on fait aujourd’hui et qui nous permettra de renforcer ces aspects là.

Estelle (25:33.431)
sur.

Estelle (25:38.899)
On en revient toujours à la même chose. C’est sûr que l’IA arrivant déferlant comme ça sur nos vies et sur à peu près tous les aspects d’ailleurs, ce soit B2B, B2C, enfin on en met maintenant absolument partout. C’est vraiment la première chose qui revient, c’est que c’est l’authenticité, l’humain, la différenciation, la marque qui va prévaloir. Quand on parle d’humain, tu parles de Vivatech, tu parles de visiteurs. Donc Vivatech, c’est un événement en présentiel, un salon.

Qu’est-ce que t’en penses ? Qu’est-ce qui va devenir des salons, des événements en présentiel ? Est-ce qu’il y aura toujours des salons dans 10 ans ? À ton avis.

Caroline Roullet (26:21.302)
Alors là on commence dans la projection. Celle-là je pense que je peux te dire de façon assez sûre ma perception. On a eu le Covid qui nous permet de nous donner un peu un avant-goût de ce qui se passe quand on ne plus faire…

d’événements de salon et qu’on est à distance et qu’on fait tout via un ordinateur, la réalité c’est que ça marche pas, ça marche pas parce que les quétessences de ces événements de…

VimeTech, c’est vraiment de créer de la connexion, de l’échange. Ça amène même de l’échange, enfin tu sais un peu, enfin pas aléatoire, mais ce qu’on appelle la sérénité, que j’arriverai jamais à dire. Merci ! Mais vraiment en fait, mine de rien, c’est hyper crucial aussi pour nos activités. Et puis il a une sorte d’énergie collective quand on est tous ensemble pour travailler pour…

Estelle (27:05.431)
Serenity Pity.

Caroline Roullet (27:17.326)
des opportunités business pour aussi dialoguer parce que je pense que quand même il faut qu’on ait aussi cette capacité de dialogue, d’échange sur des sujets sur lesquels on n’est pas toujours tous d’accord mais il faut avoir cette capacité d’échanger je pense que ça c’est primordial et pour le coup Vivatex c’est vraiment exactement ça aujourd’hui je pense qu’on est effectivement un des plus gros événements mondiaux côté vraiment

côté écosystème, startup et tech, mais c’est pas, j’aurais tendance à dire que ce n’est pas forcément lié au nombre de visiteurs qui viennent, c’est plutôt à notre capacité à nous de créer ces connexions qui sont hyper importantes entre différents acteurs, que ce soit des investisseurs, des startups, des leaders d’opinion, des entreprises, qu’elles soient petites ou grandes, mais aussi des pays, parce que maintenant on est dans un monde global et qu’il est important qu’on puisse échanger avec des homologues au Japon,

et aussi le grand public parce qu’il ne faut pas l’oublier, il fait partie de ce monde là, il faut avoir cette capacité de créer ces connexions là, cet échange qui derrière va générer à la fois du business mais qui va aussi stimuler l’innovation et on espère en tout cas nous on en est convaincu de l’innovation qui va avoir du sens.

Estelle (28:35.817)
Écoute, j’ai envie de terminer là-dessus, ça me plaît bien, moi, cette idée de se dire que c’est finalement les connexions, l’humain, le fait de pouvoir travailler ensemble, de se croiser, d’échanger, ta sérénité dont tu parlais, le fait que des choses arrivent comme ça, et finalement, ça va nous permettre de créer des choses encore plus grandes. Je trouve que c’est intéressant, puis ça me plaît surtout d’imaginer que, voilà, l’IA…

Il n’y a pas que l’IA, d’ailleurs on parle de l’IA beaucoup, mais il a pas que l’IA. Mais l’IA évidemment va changer et déjà en train de changer, déjà changé beaucoup de choses, mais finalement l’être humain reste un être humain, il a besoin d’autres êtres humains, ça a priori, ça ne changera pas. Je vais essayer de résumer. Notre discussion, ça va pas être simple parce qu’évidemment, on a parlé de plein de choses, mais je vais essayer de la résumer peut-être en une minute. Ce que tu nous as dit, c’est que…

Je te posais la question de quelles étaient les grandes promesses de la tech et ce qu’on retrouvait finalement sur Vivatech. toi, tu m’as dit quand tu me décris Vivatech, j’aime beaucoup cette description là, c’est de dire que Vivatech, c’est un lieu de croisement, c’est un lieu où finalement peut-être des grandes organisations, des grandes entreprises qui ont peut-être des moyens financiers vont pouvoir rencontrer des plus petites structures qui, elles, ont une agilité d’innovation, sont allées faire un développement, une recherche sur ces éléments et ça va leur permettre finalement de se

Donc on est déjà sur des humains qui se rencontrent et qui échangent. Et moi je trouve que c’est vraiment cet élément-là qui revient finalement en boucle. Évidemment, sur les 10 ans de Vivatech, y a énormément de technologies qui sont passées dans les couloirs de Vivatech. Certaines sont restées, certaines ont disparu. Quand je te posais la question de est-ce que tu peux retrouver, repenser à des technos qui ont disparu, tu m’as dit attention.

Elles n’ont pas vraiment disparu, elles ont disparu pour le grand public. On pense au metaverse, on avait les grandes annonces de Mark Zuckerberg et puis finalement le metaverse n’a pas eu le retentissement qu’on imaginait mais tu me disais, il n’est pas oublié, il juste utilisé différemment pour des entreprises bien spécifiques qui vont avoir…

Estelle (30:41.267)
à ce besoin bien spécifique, notamment des systèmes d’entraînement. Tu me parlais aussi des NFT et tu me disais, la problématique finalement, c’est l’appropriation du grand public. Et tu me disais qu’une techno finalement, qu’elle s’installe, il lui faut trois grands éléments. Je te les reprends rapidement parce que je trouvais ça intéressant aussi pour nous, pour se poser la question peut-être, si on développe une technologie ou si on travaille avec certaines technologies, de se poser cette question-là.

Pour qu’elle s’installe, une techno, il lui faut un problème auquel elle répond. Je fais très simple, un problème auquel elle répond. Une capacité à ne pas être trop onéreux dans la structure de façon à pouvoir passer à l’échelle sans que ça explose totalement les coups.

Et puis, un marché mature, un marché qui prêt finalement à l’adopter. C’est trois choses qui paraissent très très simples comme ça quand on les dit, mais finalement il falloir aller les trouver. Je trouve que c’est intéressant de se poser la question comme ça. Après, on s’est posé la question de notre rôle à nous de marketeur. La plupart des gens qui écoutent le podcast du marketing sont des professionnels du marketing. Effectivement, on voit bien le monde change, les technos changent, tout change autour de nous. Il n’y a pas de raison que le marketing ne change pas. Et on fait un petit

le même constat, je crois, toi et moi, c’est se dire qu’un, il y a la situation économique qui joue sur ce qu’est le marketing actuellement. La situation économique étant complexe, pour utiliser un mot, un euphémisme, la situation économique étant complexe, on va aller chercher bien souvent le ROI et le ROI, de fait, on va travailler un peu plus des éléments d’acquisition direct et probablement un petit peu moins la marque.

Et puis, a d’autres éléments qui sont des éléments peut-être de dilution du marketing dont je parlais finalement quand on regarde. Soit on est très, très fort, on a un marketing très fort qui va allier la marque, la technologie, tous les éléments finalement du marketing qu’on va pouvoir faire travailler ensemble. Soit le marketing se dilue dans les différentes strates et les différents services de l’entreprise. Donc moi, en tant que marketeur, ce que je me dis, c’est c’est le moment pour les équipes marketing d’être fortes

Estelle (32:55.795)
prouver leur valeur et prouver leur valeur dans le temps, de ne pas oublier le long terme même si on travaille le ROI pour pouvoir rester présent et notamment être sur des événements comme Vivatech. pas pour faire la pub de Vivatech, vous n’avez pas besoin de moi pour ça. Mais je pense que vraiment il est important pour les CMO, pour les professionnels du marketing de rentrer dans la data. Comme tu disais avant, y avait ceux qui travaillaient la marque, ceux qui travaillaient la data et puis voilà.

Maintenant, si on n’a pas les deux éléments au moins, ça marche de fait beaucoup moins bien. même si on n’est pas très data, moi je ne pas une enfant de la data, c’est intéressant d’aller mettre le doigt dedans pour pouvoir proposer vraiment une structure complexe. Et puis je t’ai posé la question, est-ce que les salons existeront toujours d’après toi dans 10 ans Tu m’as dit, Estelle, évidemment que les salons existeront dans 10 ans. En tout cas, s’ils n’existent pas, on aura un sérieux problème parce que les humains ont besoin des autres humains.

pour travailler mieux, pour échanger, pour construire, pour faire grossir et pour faire de la techno finalement. Donc on est bien, on se retrouve dans 10 ans à Vivatec si ça te va Caroline.

Caroline Roullet (34:06.51)
C’est un très beau résumé. Félicitations Estelle, merci beaucoup. Merci, merci à toi.

Estelle (34:11.459)
Parfait ! Merci beaucoup Caroline, c’était un plaisir d’échanger avec toi sur ces sujets de la tech, du marketing. Si on a des questions, si on veut échanger avec toi, Caroline, est-ce qu’on peut te retrouver quelque part ? Dis-moi.

Caroline Roullet (34:26.058)
Oui, on peut toujours me contacter sur LinkedIn. Normalement, j’essaye de répondre.

Estelle (34:30.411)
ben écoute…

Super, écoute, je mettrai le lien de ton profil LinkedIn dans les notes de l’épisode. Donc n’hésitez pas à contacter Caroline. Et puis surtout, encore une fois, je ne suis pas sponsorisée par Vivatech, mais allez à Vivatech, allez échanger avec des partenaires, avec le marché, avec les autres, allez sentir un petit peu comment ça se passe. C’est aussi comme ça que les nouvelles idées parfois arrivent. Allez aux conférences, il a des conférences, vraiment, je garde un souvenir, moi, des conférences absolument exceptionnelles, d’aller voir des gens qu’on n’a pas l’occasion de voir. Donc profitez, profitez de l’événement, c’est maintenant. Merci beaucoup.

Caroline, t’es là bienvenue quand tu veux sur le podcast du marketing.

Caroline Roullet (35:05.662)
Merci, merci encore pour cette super accueil.

 

 


 

 

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Peut-on vraiment transformer une marketplace tech en marque centrée client ?

Dans cet épisode du Podcast du Marketing, je reçois Alison Donat-Chauvel, la Directrice marque et marketing client de Mano Mano pour décrypter son l’évolution d’une marque purement tech à une marque centrée sur ses clients.

 

En quelques années, ManoMano est passé :

• d’une logique purement technologique

• à une stratégie de marque ambitieuse

• puis à une approche retail inspirée des grandes enseignes

• avant d’accélérer aujourd’hui sur la fidélisation et la connaissance client.

 

Dans cette conversation ultra concrète, Alison partage les coulisses de cette transformation et les enseignements marketing que toutes les entreprises peuvent appliquer, même sans être une licorne de la tech.

 

Vous pouvez suivre Alison Donat-Chauvel sur LinkedIn

 

 

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Transcription de l’épisode

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de recevoir Alison Donat-Chauvel, directrice marque et marketing client chez ManoMano. Et si vous pensez que ce genre d’épisode ne concerne que les grandes entreprises, je vous invite vraiment à rester jusqu’au bout.

Parce que ce qu’Alison raconte aujourd’hui, ce n’est pas seulement l’histoire d’une success story française du bricolage. C’est surtout l’histoire d’une entreprise qui a appris, étape après étape, à mieux comprendre ses clients.

Au départ, ManoMano est une pure boîte tech. Une marketplace qui grandit grâce à sa technologie, grâce à son catalogue, grâce à sa capacité à faire venir toujours plus de vendeurs sur sa plateforme. Puis arrive un premier tournant : celui de la marque. Ensuite un deuxième : celui du retail. Et aujourd’hui, un troisième : celui de la fidélisation client.

Ce que je trouve passionnant dans cette discussion, c’est que derrière les volumes, derrière les budgets, derrière la taille de l’entreprise, les problématiques restent finalement très proches de celles que rencontrent énormément d’entreprises. Comment créer de la préférence ? Comment transformer une marque connue en marque choisie ? Comment faire revenir ses clients ? Comment mieux les comprendre pour mieux leur parler ?

Et surtout, comment arrêter de penser “produit” ou “tech” pour commencer à penser réellement “client”.

Dans cet épisode, Alison nous raconte très concrètement comment ManoMano est passée d’une logique de croissance portée par la technologie à une stratégie beaucoup plus centrée sur la relation client. Elle partage les erreurs, les prises de conscience, les virages stratégiques, mais aussi les méthodes très concrètes qu’ils ont mises en place : études clients, merchandising digital, animation commerciale, programme de fidélité…

Et honnêtement, beaucoup de ces mécanismes sont directement applicables dans des entreprises de toutes tailles. Que vous soyez une PME, une marque e-commerce, une startup ou même un indépendant, vous allez forcément vous reconnaître dans certaines des questions que ManoMano s’est posées.

 

Et si vous avez envie d’appliquer la reflexion à votre entreprise, je vous propose mon framework des “4 virages marketing” :

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Estelle (02:17.855)
Bonjour Alison, bienvenue sur le podcast du marketing.

Alison DONAT-CHAUVEL (02:21.508)
Bonjour Estelle, merci de m’inviter.

Estelle (02:23.311)
Écoute, suis ravie de te recevoir Alison aujourd’hui. On va parler de la stratégie ou tout cas d’une stratégie, d’une des stratégies de Mano Mano. Alors souvent on me dit, on en parlait en off tout à l’heure, souvent on me dit oui mais attends Estelle, grosse entreprise Mano Mano évidemment c’est quand même une très grosse entreprise, une grosse entreprise elle a des stratégies que dans une entreprise de moindre taille on va pas pouvoir appliquer. Et moi je dis bien souvent ça n’est pas vrai, c’est ultra intéressant d’aller regarder ce qui se fait dans les PME.

dans des ETI ou dans des très grosses entreprises, parce que dans tous les cas, a bien souvent la même typologie de raisonnement, les enjeux sont de différentes tailles, mais en tout cas, les mécanismes, bien souvent, sont les mêmes. Et aujourd’hui, on va parler d’un passage, d’une évolution que vous avez eue chez Mano Mano. va parler du fait de passer d’une entreprise qui était purement une entreprise tech, on va dire ça comme ça, et qui une entreprise qui…

a fait un cheminement pour aller vers le client. Le client, évidemment, c’est ma marotte, donc j’aime beaucoup cette idée de passer de la tech vers le client, même s’il ne pas nécessairement effacer la tech, mais j’aime bien cette idée avant qu’on rentre dans le détail Alison,  est-ce que tu peux me dire qui tu es et ce que tu fais

Alison DONAT-CHAUVEL (03:36.63)
Oui, bien sûr. Alors bonjour à tous, bonjour à Estelle, Alison, Donna Chauvel. Comme tu disais, je suis directrice de la marque et du marketing client chez Mano Mano depuis quatre ans. J’ai 38 ans, j’habite en région parisienne et j’ai toujours travaillé dans le marketing pour des marques très variées, des très grandes marques côté au 440 chez Nespresso ou L’Oréal, mais également des plus petites marques puisque j’ai accompagné des marques

à se lancer comme la marque Bienfait qui est une marque de Tizane née dans les Cévennes, une marque de Petfood Jaffee ou encore une marque de coffrets de vin haut de gamme chez d’oeuvre. ce qui me plaît, c’est effectivement de faire grandir les marques et le business et le marketing est toujours derrière tout ça. j’ai vu différentes façons de faire du marketing, différentes tailles d’entreprise et puis différentes stratégies. Et c’est ça qui est intéressant et qu’on va décortiquer ensemble avec Mano Mano.

Estelle (04:34.595)
Ah ouais, vraiment ça j’adore, moi, aller comme ça, creuser et comprendre comment est-ce qu’on met des choses en place en marketing. C’est toujours la même chose et toujours différent. C’est ça qui est intéressant, trouve, en marketing, c’est qu’on a toutes et tous une façon différente d’aborder les choses. Est-ce que moi, ce que je voudrais, ce que je voudrais te proposer à Lison, c’est qu’on reprenne un petit peu peut-être la genèse de Mano Mano, peut-être les gens d’ailleurs se rendent pas bien compte. Mano Mano, c’est une entreprise qui a été créée en 2012-2013, tu me disais, c’est ça.

Alison DONAT-CHAUVEL (05:03.277)
exactement créé en 2013 par Philippe Duchampville et Christian Resson qui rénovaient chacun un bien immobilier à titre personnel et qui se sont rendu compte que…

il fallait se déplacer avec sa voiture pour aller en magasin, magasin de bricolage qui n’était pas très proche de chez eux et qu’il n’y avait pas d’offre digitale en matière de bricolage puisque à l’époque, donc 2013, les grandes enseignes de bricolage sont très peu digitalisées. On est bien avant le Covid et il se rend compte qu’il y a un besoin pour toutes ces personnes qui n’habitent pas à moins de 10 minutes d’une grande surface. Il y a besoin de digitaliser ce secteur.

et il décide de lancer Mano Mano à l’époque qui ne s’appelle pas Mano Mano mais qui s’appelle monéchelle.fr

Estelle (05:49.068)
monéchelle.fr et c’est devenu mano mano à quel moment ?

Alison DONAT-CHAUVEL (05:51.95)
Le changement de nom s’est fait en 2015, donc assez rapidement, puisqu’il y a eu une ouverture à l’international qui demandait, notamment l’ouverture en pays du Sud, Espagne, Italie, demandait de, on va dire, internationaliser le nom puisque monéchelle.fr, pour le coup, ça marchait pas bien. Exactement. Donc c’est devenu mano-mano et c’est le nom qui est resté et qui est connu de tous puisque…

Estelle (05:56.195)
Ouais

Estelle (06:08.173)
Ouais. O N, c’est compliqué le son ON à dire dans plein de langues. Effectivement, c’est pas forcément, c’est pas facile.

Alison DONAT-CHAUVEL (06:21.577)
Aucun client, quasiment, à part les premiers clients, ne connaissent mon échelle.fr.

Estelle (06:26.795)
Voilà maintenant on sait tous que c’était mon échelle. Manno, maintenant aujourd’hui c’est présent dans combien de pays ?

Alison DONAT-CHAUVEL (06:34.549)
Alors c’est présent dans cinq pays. La France qui est le marché historique, là où il siège et puis là où on a la plus grosse taille de clients. Ensuite l’Italie qui est un gros marché pour nous. Puis vient l’Allemagne, l’Espagne et le UK.

Estelle (06:51.107)
Ok, donc tous les gros, on va dire les gros pays d’Europe de l’Ouest, alors je dis pas tous, pardon, faut pas que je dise ça parce que la Belgique va arriver en me disant mais nous aussi, bon bref, en tout cas, des beaux pays conséquents sur l’Europe de l’Ouest pour Mano Mano. Tu me disais qu’en fait, il a une première phase dans l’histoire marketing, c’est ça qui nous intéresse aujourd’hui, de Mano Mano, il a jusqu’à 2019, tu me disais c’est une entreprise.

qui se développe grâce à la technologie, c’est ça

Alison DONAT-CHAUVEL (07:26.419)
Oui, c’est vrai que avant 2020, jusqu’à 2019, c’est l’acte 1 de Mano Mano. Mano Mano est né tech, c’est une boîte tech puisque, comme je te le disais, c’est digitaliser un secteur à partir d’une techno qui a été développée in-house, donc a été développée par des ingénieurs employés chez Mano Mano, qui est une technologie de marketplace, de permettre à des marchands.

des partenaires marchands, des entreprises ou des marques, de créer un catalogue sur Mano Mano et de vendre leur catalogue sur la plateforme Mano Mano. Et c’est vrai que cette technologie de Marketplace propre à Mano Mano, ça a été vraiment une formidable opportunité pour nous de scalaire la plateforme, donc en France, mais en Europe. Et honnêtement,

Avant 2020, tout est mis pour aller chercher de l’offre, donc pour aller augmenter le nombre de marchands sur la plateforme et aussi pour aller scaler la technologie. Mais on parle très peu de chez Mano Mano et ce pas du tout dans la tête des personnes en général. D’ailleurs, il n’y a pas du tout d’équipe client à part une seule équipe, évidemment, c’est le service client. Côté opération et qui est en contact avec des clients, mais qui vient à la fin du parcours d’achat.

Estelle (08:45.763)
Ah oui ! Mais qui vient après coup.

Estelle (08:51.645)
C’est intéressant, c’est-à-dire que vraiment dans le départ, les premières années de l’entreprise, on est sur une entreprise qui vient faire croître son offre avec des marchands, puisque c’est une marketplace, c’est bien ça. Donc l’objectif, c’est d’avoir le plus de marchands possible. L’objectif n’est pas d’aller créer l’offre qui va fonctionner pour telle typologie de client. On est sur un marketing un peu inversé par rapport au marketing client, typiquement.

On est vraiment sûrs, si on a le un maximum d’offres, va pouvoir toucher un maximum de monde. C’est ça le raisonnement.

Alison DONAT-CHAUVEL (09:26.353)
Exactement. C’est plutôt un marché comme on appelle de tail. Donc, c’est avoir l’offre la plus profonde puisqu’on va forcément plaire et trouver un client. Et donc, on va beaucoup additionner de l’offre pendant ces années-là et on va trouver les clients. Bien sûr, ça a marché puisque évidemment, il y a une équipe marketing très performante qui travaille évidemment sur le marketing digital et qui…

Estelle (09:43.009)
Oui c’est ce que j’allais dire, ça a marché !

Alison DONAT-CHAUVEL (09:56.017)
va aussi travailler sur un rebranding. le mano-mano de 2015 avec le nouveau nom n’est pas le même en 2019 puisqu’il un rebranding avec le logo qu’on connaît aujourd’hui, qui est assez épais, qui a un écrou avec un Ça, ça date de 2018-19. Mais pour moi, le virage, il s’opère vraiment en 2020.

Estelle (10:17.987)
Et qu’est-ce qui se passe en 2020 alors ?

Alison DONAT-CHAUVEL (10:19.884)
Alors 2020, pense qu’on s’en souvient tous de cette année. 2020, c’est l’année du Covid et c’est l’année où l’équipe marketing vraiment se dit, on a une offre, mais on n’a pas d’identité. Les gens achètent chez nous, mais sans vraiment savoir pourquoi ils vont chez nous plutôt qu’ailleurs. Et c’est vrai que dans un marché qui se structure et dans une taille qui devient conséquente pour mano-mano, l’équipe marketing a commencé à se poser la question de mais qui on est ? Qu’est qu’on promet ?

Estelle (10:22.691)

Alison DONAT-CHAUVEL (10:50.112)
comment on parle à nos clients, comment on est différent des acteurs, on va dire, plus classiques et traditionnels. Et c’est là que la marque devient un vrai sujet stratégique et pas seulement la boussole ou le logo sur le site. Et donc en 2020, on décide au démarrage du Covid, donc on se souvient, les magasins sont fermés, la vie s’arrête, on décide de lancer tout de même une campagne de communication grand public qui était prévue depuis plusieurs mois.

Estelle (11:19.789)
C’est ce que j’allais te demander. C’est pas le Covid qui a lancé le truc, c’était prévu. Et il trouve que c’est arrivé au moment du Covid. Parce qu’on se souvient tous, bien sûr du Covid, se souvient toutes et tous, ou en tout cas on a été nombreux.

Alison DONAT-CHAUVEL (11:24.05)
C’était prévu. Exactement.

Estelle (11:32.659)
nombreuses, pendant le Covid, elles se retrouvaient sans nécessairement pouvoir travailler. Certaines personnes travaillaient de chez eux, certaines personnes ne pouvaient pas travailler et donc étaient chez eux. Il a quand même beaucoup, beaucoup de gens qui ont profité de cette période pour repeindre la chambre du petit dernier, faire du bricolage, etc. Donc j’imagine, je ne suis pas allée regarder les chiffres à l’histoire, mais j’imagine que les chiffres du marché du bricolage en France, en Europe et partout dans le monde, a dû monter à ce moment-là parce que les gens avaient le temps.

En fait, de bricoler, c’est vrai ou pas ce que j’imagine ?

Alison DONAT-CHAUVEL (12:02.276)
Exactement. Alors, marché du bricolage pendant le Covid. En tout cas, y a une vraie augmentation juste après le Covid du marché. La période vraiment Covid au sens quand on était chez nous et que les magasins étaient fermés, il a plutôt une contractation du business. Mais si on regarde cette période Covid et post-Covid, il a une explosion de ce marché, une explosion. Et nous, on porte beaucoup l’explosion puisqu’on était ouverts quand les enseignes de bricolage.

l’alloyage était fermé. donc en effet, on lance cette campagne de communication dans cinq pays. C’est énorme, c’est nos plus gros investissements de marque. Oui.

Estelle (12:37.891)
oui, c’était une campagne internationale. Ok, d’accord.

Alison DONAT-CHAUVEL (12:41.156)
Première campagne internationale qui a pour objectif vraiment d’aller conquérir, créer de la demande pour Mano Mano et conquérir, on va dire, des parts de marché dans toute l’Europe. Et on décide de la maintenir malgré le Covid et malgré l’incertitude du Covid qui était quand même potentiellement demain c’est la fin du monde. L’équipe décide de maintenir cette campagne et ça a été la meilleure décision puisque…

Estelle (12:59.273)
Oui. On sait pas ce qui se passe, ouais.

Alison DONAT-CHAUVEL (13:07.724)
Cette campagne, elle a été faite en parallèle d’investissement en digital et évidemment les gens étaient chez eux. Ils ont, comme tu le dis très bien, investi un nouvel espace souvent pour se créer un bureau. Ils en ont profité, s’ils étaient en télétravail et qu’ils travaillaient à distance. Ils en ont profité pour jardiner, pour refaire…

une activité manuelle qu’il ne faisait pas depuis longtemps. en effet, Mano Mano était la solution pour acheter du matériel en ligne. Et à titre personnel, moi dans mon cas, c’est le seul magasin en ligne où j’ai acheté des produits. Je rénova une maison à ce moment là. J’ai acheté sur Mano Mano. C’est comme ça que j’ai connu Mano Mano. Et on a vraiment une grosse part de nos clients qui vient de cette époque là, 2020, 2021, qui vient de fait du Covid, mais aussi de fait de la notoriété de la marque qui explose, la notoriété de la marque puisqu’on a deux tiers

français qui connaissent la au milieu de fin d’année 2020, demi 2021, c’est énorme alors que la marque était quand même peu connue auparavant. Et donc on a une explosion de cette marque et ce qui est génial c’est qu’on a énormément de nouveaux clients.

qui arrive entre 2020 et 2021 et donc on gère cette croissance avec tout le positif, c’est à dire continuer à scaler le site, continuer à améliorer l’expérience en ligne de l’achat du client. En revanche, on se rend compte quand même qu’on a un marketing assez binaire puisqu’on a un marketing très haut de funèles avec la marque et un marketing très bas de funèles avec le digital, mais qu’on travaille assez peu le milieu de funèles, c’est à dire vraiment la considération à la marque quand on

on interroge les clients à ce moment-là et les acheteurs de bricolage, ils répondent que oui, ils connaissent Mano Mano, mais que non, ils n’ont pas l’intention d’aller visiter ou d’acheter. Et donc, c’est la prochaine période qui est la période de virage retail à partir de 2022.

Estelle (15:08.171)
L’idée, attends, que je comprenne, parce que moi je trouve que c’est vraiment intéressant, c’est des étapes, on croirait que ça a été écrit. En fait, ça n’était pas… Peut-être que si, tu vas me dire j’en sais rien. C’était pas prévu comme ça à la base. On dirait vraiment étape par étape. Donc au départ, on est sur une boîte tech qui vient développer son outil internet pour pouvoir accueillir des marchands. L’objectif, c’est d’avoir un maximum de marchands, plus de tas de marchands, plus de tas potentiellement de clients.

Mais en tout cas, on ne s’occupe pas vraiment plus que ça du client. Puis on arrive à se dire, maintenant on va aller développer la marque parce qu’il faut qu’on s’installe, qu’on crée notre territoire, etc. Coup de peau, pardon, mais quand même, effectivement, ça arrive à un moment où vous saviez pas que c’était un coup de peau sur le moment probablement, mais il se trouve que ça arrive à un moment où le marché va exploser puisque le Covid arrive à ce moment-là. Donc c’était une bonne chose d’avoir commencé ou en tout cas de commencer à ce moment-là.

à travailler la marque, à développer la marque, tu le dis très, ça a permis de développer la notoriété de marque de façon très forte et finalement très très très rapide, puisqu’en quoi, en un an, deux ans finalement, il y a vraiment ce avant-après Covid où vous avez une notoriété de 2 tiers, ce qui est énorme. Et là on arrive sur la troisième phase où vous dites, attendez, c’est bon on est connu, c’est bon on a une offre, ce serait pas mal de travailler le milieu de funnels.

Et là, c’est quoi ? Là, vous vous dites, on est un site e-commerce, on va quand même aller voir ce qui se passe du côté du retail, c’est ça ? Vous vous dites, on va regarder ce qui se passe chez les autres, c’est ça l’idée ?

Alison DONAT-CHAUVEL (16:43.435)
Oui, je pense qu’on a aussi une croissance tellement incontrôlée en fait en 2020 et 2021 qu’on a oublié aussi, comme je le disais, on était très biséphale avec le haut de funèles, les campagnes télé internationales et bas de funèles avec beaucoup d’investissement sur les canopes.

Estelle (16:52.101)
ha.

Alison DONAT-CHAUVEL (17:09.223)
payant, qu’on a oublié ce milieu de funèles. Ce milieu de funèles, c’est vraiment ce qu’arrivent à travailler très bien certains distributeurs. Alors, je vais pas les citer, mais voilà, quand on regarde les anciennes préférées des Français, que ce soit dans le bricolage ou dans d’autres, ce sont des distributeurs qui arrivent à travailler le prix, le produit, la saisonnalité, l’animation commerciale, la pression promotionnelle pour faire en sorte que toute l’année,

Et donc peu importe qu’il ait un Covid ou qu’il ait pas de Covid, toute l’année on revienne dans cette enseigne. donc on s’est vraiment, on a vraiment fait ce virage vers le retail en prenant toutes les bonnes pratiques du retail. On a…

Estelle (17:39.628)
Mais oui !

Alison DONAT-CHAUVEL (17:52.852)
On a décidé de mettre en place une équipe animation commerciale qui n’existait pas dans le passé. On a investi beaucoup sur notre application mobile avec des offres exclusives notamment. Et puis on a évidemment merchandisé notre site. le site Mano Mano d’aujourd’hui n’a plus du tout à voir avec le site de 2020-2019. On a des partenaires qui investissent en trade marketing sur notre site. On a un site qui change chaque semaine en fonction de la saisonnalité. On crée des boutiques, on crée des temps forts, on crée des grands

moment commerciaux avec les marronniers qu’on connaît tous comme les soldes, mais on a aussi nos propres événements propriétaires qui nous permettent d’aller activer notre base et qui est un événement qui n’existe pas chez les autres. Donc tout ça, ça nous a aussi permis de beaucoup plus valoriser notre sélection et de pas subir, on va dire, les hausses et les baisses du business, mais d’être beaucoup plus actifs dans la façon dont on pilote aussi son budget.

son forecast et puis le business réel. Voilà, a été cette période pour moi vraiment de structuration sur le retail 2022-2024.

Estelle (19:03.197)
je trouve super intéressant c’est que souvent on oppose le retail c’est à dire le en magasin versus le e-commerce et là vous ce que vous avez fait c’est de dire bah oui nous on est e-commerce et tu me confirmes vous n’avez pas de magasin ça reste mano-mano un site e-commerce pur mais vous avez dit on est un site e-commerce mais finalement le consommateur probablement il a les mêmes besoins

Alison DONAT-CHAUVEL (19:18.003)
Pas de magasin.

Estelle (19:29.067)
et probablement peut-être les mêmes réflexions, les mêmes considérations, les voilà, les mêmes questions peut-être aussi que lorsqu’il est dans un magasin d’un retailer bricolage. Et donc vous êtes allés voir ce qui se passe chez les retailers, tu me disais bricolage et pas bricolage d’ailleurs, sur les grandes enseignes qu’on peut retrouver, allez voir ce qui se fait de mieux et se dire mais pourquoi est-ce que ce qui se fait en retailer, en magasin dans la vraie vie ne pourrait pas être déclinable ?

Alors j’imagine que c’est quand même un petit peu différent parfois, mais globalement ne peut probablement pas être déclinable sur le site internet. Et finalement, ça fonctionne comme ça. Est-ce que je… Tu vois, la première chose à laquelle je pense quand je pense Retail, et notamment…

grande surface, grand magasin, grande surface de bricolage, c’est le chemin, tu vois, que le châ l’acheteur va faire dans un magasin. Si vais dans un magasin de food, je vais d’abord peut-être légumes frais, ensuite par je ne sais quoi, etc. Il y a quand même un chemin qui est évidemment largement étudié. Est-ce que ça…

Typiquement, c’est le genre de choses que vous êtes allées décliner sur le site internet ? Est-ce que vous avez une espèce de cheminement comme ça ? Comment est-ce que… Parce c’est pas facile de s’imaginer comment est-ce que je transpose comme ça la réalité, le monde réel au monde e-commerce.

Alison DONAT-CHAUVEL (20:41.034)
Mmmh.

Alors ce qui est un peu l’opposé entre le digital et le physique c’est que en digital on a besoin de rapidité.

Et donc le client a besoin plutôt de rapidité et de trouver assez rapidement ce qu’il souhaite. je dirais qu’on n’a pas du tout calqué le chemin du magasin sur le digital. On a plutôt fait en sorte que le client qui sait exactement ce qu’il veut acheter, il le trouve très vite avec une search, une barre de recherche extrêmement efficace et rapide en matière de qualité de résultat. On a beaucoup progressé là dessus. Et puis, deuxième volet pour le client qui ne sait pas ce qu’il veut, mais qui aime.

ou qu’il a un projet qu’il trouve rapidement ou alors qu’il soit inspiré par nos mises en avant, nos boutiques, etc. En revanche, là c’est vrai, je te rejoins, c’est que pour ce deuxième client qui est plutôt dans une phase d’exploration et qui n’est pas dans l’achat direct, on a beaucoup amélioré effectivement la qualité du chemin.

L’idée, ce n’est pas de multiplier les étapes avant l’achat, c’est plutôt d’avoir toujours un chemin assez court. que souvent, quand on achète en ligne, justement, on a envie d’aller assez vite. On n’a pas envie de son temps, alors que quand on va en magasin maintenant, c’est plutôt pour flâner et puis pour pouvoir voir le produit en vrai. Mais en digital, on a effectivement mis en place des pages spécifiques pour aller…

Estelle (21:51.574)
bien

Alison DONAT-CHAUVEL (22:05.692)
on va dire créer une sorte d’entonnoir puisque nous aujourd’hui on a plus de 10 millions de produits sur notre site et évidemment qu’il a besoin de cette stratégie entonnoir quand on ne pas exactement quel référent choisir et donc ça on a mis en place un certain nombre

d’étapes, le produit, notre équipe produit a beaucoup travaillé là dessus, que ce soit au niveau des filtres, au niveau de ce qu’on appelle les chips quand on va sélectionner une catégorie. Donc c’est des pré catégories, on va dire filtrées, mais aussi nous d’un point de vue marketing, dans les bannières qu’on propose, dans les pages événementielles qu’on propose, dans les boutiques qu’on a développées, on a beaucoup développé notre inventaire.

marketing sur le site pour justement se permettre d’aller avoir des messages marketing qui changent selon la saisonnalité et de donner une saveur une saveur de spécialiste. Parce que quand je parle de retail, fait, un mot que je n’ai pas cité, c’est pour que les clients aient envie d’acheter chez vous, il que ayez une différenciation, une déformation forte. Et notre différence, c’est qu’on est un spécialiste du bricolage de la maison et du jardin.

Estelle (23:10.147)
bien

Alison DONAT-CHAUVEL (23:15.952)
Aucune autre marketplace ou site n’a la même profondeur de catalogue. donc, montrer qu’on est un spécialiste, le dire mais aussi le dire dans les médias, le dire dans la communication, mais le dire sur le site, c’est un savant mélange de pertinence de résultat pour celui qui sait ce qu’il veut chercher, enfin ce qu’il veut acheter, et de toutes les bannières et le merchandising du site pour ceux qui sont encore dans l’hésitation ou dans la recherche.

Estelle (23:19.235)
Mmh.

Alison DONAT-CHAUVEL (23:46.283)
Et ce virage retail, pardon je te coupe, mais ce virage retail, est aussi, je pense, très important de noter qu’on a beaucoup développé notre connaissance client aussi interne. On s’en parlait en off, je ne pas si tu veux que je développe.

Estelle (23:46.539)
J’aime beaucoup ce… Ouais. Vas-y, vas-y, vas-y.

Estelle (23:58.133)
C’est ta… Ouais ? Ouais, vas-y, vas-y. Moi, quand tu me parles de client, tu peux y aller.

Alison DONAT-CHAUVEL (24:02.89)
Au-delà de faire un virage retail, puisque ça peut paraître un peu se dire, ils sont inspirés des bonnes pratiques des distributeurs, c’est plutôt un retailer qui connaît bien ses clients. Parce qu’en fait, ses clients, passent en magasin. Donc souvent, le vendeur, voit les clients. La personne à la caisse, elle va faire bipé la carte de fidélité. Donc on va savoir exactement qui est le client, quel âge il a, où il habite, etc.

Estelle (24:16.779)
bien sûr.

Alison DONAT-CHAUVEL (24:32.266)
Et au-delà de ça, il a des enquêtes de satisfaction quand on est dans une chaise de retailer. Il y a une forte connaissance des clients et nous, connaissait mal nos clients. On en avait beaucoup, mais on ne savait pas bien qui ils étaient. Il y avait une dissonance entre les équipes Mano Mano et les clients.

et on s’en est rendu compte en faisant nos études. on a lancé des grandes études sur nos clients à partir de 2022, qu’on continue encore aujourd’hui. Et on a beaucoup de rituels maintenant pour connaître nos clients. Et on s’est rendu compte avec cette première étude en 2022, wow, qu’on était… que le client Mano Mano, c’était pas du tout Alison de 38 ans, qui habite en Ile-de-France. Et donc ça…

Estelle (25:08.931)
C’est ultra intéressant !

Alison DONAT-CHAUVEL (25:12.554)
Au-delà, niveau marketing, d’avoir fait cette étude, ce baromètre client, on l’a vraiment diffusé en interne, on a développé l’influence et la connaissance client auprès des équipes. Nous avons tech et produit, parce que c’est eux qui développent le produit et donc qui doivent bien connaître les clients, mais aussi au niveau des équipes commerciales. Pour bien pitcher Mano Mano, il faut bien présenter et savoir qui achète.

Et c’est vrai que ça a été vraiment très révélateur. Les équipes sont plutôt jeunes chez Mano Mano autour de la trentaine et nos clients sont beaucoup plus âgés, puisqu’en fait, faut être propriétaire pour bricoler. pour bricoler chez soi, faut quand même avoir… Généralement, on bricole plus quand on est propriétaire. Et donc, on n’est pas propriétaire à 20 ans en France, on est plutôt propriétaire après 35. Et donc, on a vu que c’était un vrai apprentissage de se dire, en fait, les clients de Mano Mano…

Estelle (25:47.779)
Mais oui.

Alison DONAT-CHAUVEL (26:05.361)
c’est vos parents voire vos grands-parents, ce n’est pas vous. Donc ne pensez pas comme vous, pensez à la place ou pensez comme vos clients ou quand vous doutez, interrogez-les. Donc on a aussi beaucoup développé les focus group et les études clients quantitatives et qualitatives.

Estelle (26:06.659)
Hmmmm

Estelle (26:25.027)
Alors ça c’est super intéressant parce que c’est vrai que souvent on a tendance à se dire l’avantage, le gros avantage du digital c’est qu’on a plein de data, on a plein d’infos et la réalité là, ce tu es en train de nous dire, c’est que oui certes on a certainement plein d’infos mais c’est pas pour ça qu’on a l’info qu’il nous faut peut-être et que quand même le bon vieux, la bonne vieille étude quantitative, qualitative qu’on apprend en école de commerce.

ça fonctionne aussi et c’est même super intéressant pour réellement comprendre et connaître nos clients. C’est ça, la data finalement ça fait pas tout.

Alison DONAT-CHAUVEL (27:01.729)
La data, elle ne fait pas tout parce qu’on a beaucoup de data. En effet, tu le dis, on croule sous la data. Vraiment, chez Mano Mano, on a énormément de data à dispo. On a énormément de data transactionnelle et de data de navigation et de trafic. En revanche, c’est de la data froide. Et donc derrière, on ne pas Roger, 56 ans, qui habite en Bretagne ou en Picardie. Et en effet, on ne pas, on ne leur pose pas de questions.

Estelle (27:22.019)
Mais oui !

Alison DONAT-CHAUVEL (27:32.052)
puisque la data qu’on a, c’est de la data froide, encore une fois, plutôt sur de la donnée transactionnelle quand on est un site e-commerce. en effet, connaître son client, ses aspirations, pourquoi il achète chez nous, pourquoi il est venu chez Mano Mano et pourquoi il réachète chez Mano Mano. Quelles sont les forces pour lui de Mano Mano ? Pareil, ça permet aussi de sortir un peu de sa perception en tant que professionnelle du marketing. On se dit, mais si, il achète son Mano Mano, parce que notre site, est très facile.

En fait, non, il n’achète pas son Mano Mano parce que notre site est très facile. Il achète pour telle telle et telle raison. Et donc, ça va beaucoup plus loin. Alors, ça demande de structurer aussi les équipes, d’avoir une équipe Customer Insight, étude marketing, qui a été créé en 2022. Mais ça a permis vraiment de changer de regard sur le client.

Estelle (28:08.995)
bien

Estelle (28:19.811)
Et alors on pourrait se dire, ben voilà ça y on est arrivé là Mano Mano, c’est une entreprise client. Et là tu vas me dire non Estelle, on n’est pas arrivé. Là on arrive à quoi ? 2025 à peu près ? Ou vous avez encore une bascule encore plus forte vers le client, c’est quoi ?

Alison DONAT-CHAUVEL (28:32.232)
Euh oui.

Alison DONAT-CHAUVEL (28:35.753)
Oui, donc là, pense que c’est aussi très classique pour un retailer, mais pas du tout classique pour une marketplace. En 2025, on décide de vraiment développer une stratégie pour nos meilleurs clients et notamment un programme de fidélité, quelque chose qu’on avait sur le B2B.

puisqu’on a Mano Mano pour les particuliers, le site qui est ouvert à tous, mais vous pouvez acheter si vous êtes pro. Mais on a aussi un site fermé Mano Mano pro dédié aux professionnels. Et on avait un petit programme de fidélité pour les artisans du bâtiment. Et en 2025, on décide de créer un grand programme de fidélité en France, à la fois pour les clients particuliers et les professionnels, qui va nous permettre vraiment d’aller développer cette stratégie de

de fidélisation et de marketing client qu’on n’avait pas auparavant. On va beaucoup plus observer notre base entre nos loyaux, nos occasionnels, nos one-timers et puis comment on fait réacheter nos clients, comment on les fait évoluer dans la pyramide, comment on les fait revenir. Parce qu’aujourd’hui, c’est plutôt une question d’acquérir parce qu’en fait, quand on fait de l’acquisition, on…

Estelle (29:45.813)
vous les avez.

Alison DONAT-CHAUVEL (29:49.124)
repayent pour chaque nouveau client. Là, c’est plutôt de faire en sorte que ces clients qui ont acheté une fois, deux fois, cinq fois, ils restent, ils re-achètent et puis qu’ils deviennent via le bouche à oreille des ambassadeurs de Mano Mano qui recommandent à leur artisan pour un prochain projet ou qui pensent à nous.

Estelle (29:50.539)
bien

Alison DONAT-CHAUVEL (30:07.837)
parce qu’ils ont acheté une tondeuse, demain ils ont leur ado qui veut une nouvelle médanine, ils viennent l’acheter chez nous plutôt que chez un concurrent. donc ça, pour nous effectivement, à partir de 2025, ce virage stratégique client qui est une étape encore plus mature que passer d’une entreprise Marketplace, enfin Tech à une entreprise Retail puisque ça demande d’investir sur ses meilleurs clients.

puisque notre programme de fidélité repose sur une cagnotte. Donc on cagnotte à chaque achat, on donne de l’argent à nos meilleurs clients pour qu’ils pour un prochain achat dépenser chez nous plutôt qu’ailleurs. Et aujourd’hui, je dirais qu’on est les seuls sur le marché des marketplaces à proposer un programme de fidélité et à valoriser autant nos meilleurs clients. Et donc c’est ça qui est intéressant, c’est qu’on est à la fois marketplaces sans magasin.

sans vraiment de stock, puisqu’on n’a pas notre gamme à nous. Et à la fois, on tire partie de la fidélisation, de la marque. Et c’est vrai que beaucoup nous posent la question, mais vous avez des magasins ? Est-ce qu’on peut trouver un magasin mano-mano ? Et donc, c’est ce modèle hybride, boîte tech.

mais à la fois une forte connaissance client et des mécanismes de réachat client qui font aujourd’hui que Mano Mano a trouvé son business sur le marché français et plébiscité et a une notoriété qui est maintenant au-delà des deux tiers en France.

Estelle (31:38.189)
Ça paraît fou quand tu penses notoriété au-delà des deux tiers. T’es arrivé quand t’as les deux tiers, pour moi, t’es quand même plutôt très très bien. On n’est jamais… Non mais j’entends bien. J’entends bien, mais c’est vrai qu’à un moment donné, te dis c’est quand même assez génial de se dire on va développer l’ensemble des éléments, l’ensemble du funnel, être à tel point que…

Alison DONAT-CHAUVEL (31:45.865)
Pourtant on n’est jamais assez content. j’aimerais encore être plus haute.

Estelle (32:02.555)
On a tellement de notoriété, tellement d’acquisitions. Alors tu le dis, évidemment, l’acquisition, il payer à chaque fois, etc. Mais on a tellement de clients que finalement, il va falloir aller travailler absolument.

Bien sûr qu’il faut le faire tout le temps, mais là on prend les étapes. Il va falloir aller travailler la fidélité pour accroître l’utilisation de chacun des clients et surtout, tu me disais les meilleurs clients parce que les meilleurs clients ce sont évidemment ceux qui ont la plus grosse propension de continuer d’acheter et de devenir ambassadeur, etc. Et donc on continue de l’attirer. Je vais essayer Alison de faire un rapide résumé de tout ce que tu nous as dit. Moi, j’adore cette, c’est presque une épopée marketing, trouve ça assez rigolo. Donc Mano Mano, on est sur.

entreprise qui est créée en 2013. De 2013 à grosso modo 2020 c’est une entreprise qui est vraiment axée sur la tech, qui se développe avec la tech en développant cette plateforme de vente de produits, bricolage, jardin etc. On est sur un produit technique qui permet de toucher plus on a de vendeurs, plus on a de clients.

2020, on se dit, tiens, on va aller travailler la marque et on va aller le faire de façon assez massive dès le départ. C’est quand même un vrai gros pari. On va le faire à l’international sur les différents marchés de mano-mano. Coup de peau, coup de pas de peau, sur le moment, on ne le sait pas, mais ça tombe plutôt bien. Il se trouve que c’est le Covid qui va donner aussi un coup d’accélérateur aux marchés du bricolage. Et donc, la marque arrive vraiment…

au bon moment, ce qui permet à la marque de s’installer et de développer une notoriété très forte. Et puis 2022-2024, c’est le virage Retail où tu nous expliques que le problème qu’il y avait, c’est que vous aviez une bonne notoriété, donc haute funèle, une bonne conversion, donc bas de funèle, mais entre les deux, la considération, elle, pour le coup, c’était un peu l’élément qui pêchait.

Estelle (33:59.991)
Et là vous êtes allé regarder les mécaniques du Retail et venir appliquer, je trouve ça vraiment ultra malin, venir appliquer les mécaniques du Retail au e-commerce avec créer des événements, créer des événements commerciaux, créer des univers, vraiment le fait d’avoir quelque chose à faire finalement sur ce site et de pouvoir le travailler, travailler l’ensemble du funnel marketing. Arrive 2025 parce qu’on se dit, bah non, la marque n’est pas encore arrivé, le client,

on n’y est pas encore complètement quand bien même on a déjà installé les études consommateurs et on comprend bien bien mieux le client on peut aller encore un point plus loin en allant travailler la fidélisation et là c’est le travail qui est en cours en ce moment toujours mais évidemment toutes les étapes sont toujours en cours le marketing ça s’arrête jamais mais le travail de fidélisation vient permettre et bien de déployer encore plus les choses est que j’ai fait un résumé à peu près potable Allison ou est que j’ai oublié une étape bon

Alison DONAT-CHAUVEL (34:56.776)
tout à fait, non ? C’est très bien.

Estelle (34:59.227)
On est bon. Merci infiniment Alison de nous avoir éclairé sur cette entreprise que je trouve vraiment super intéressante et qu’on connaît toutes et tous effectivement. Donc je pense que ça nous touche tous particulièrement. Et encore une fois, que je trouve, ce qu’on disait en introduction, ce que je trouve vraiment super intéressant, c’est que ce genre de phase, ce cheminement-là, plein d’entreprises peuvent la faire. Et même si on a une PME, pourquoi pas.

Alison DONAT-CHAUVEL (35:02.51)
Merci à toi.

Estelle (35:22.211)
avec un site e-commerce, peut se poser ce même type de questions. Donc je trouve ça extrêmement intéressant. Alison, si on a des questions à te poser, si on veut discuter avec toi, si on veut échanger, où est-ce qu’on peut te retrouver ? Dis-moi.

Alison DONAT-CHAUVEL (35:34.352)
Alors je serai la plus rapide sur LinkedIn, donc n’hésitez pas à m’écrire Alison Donat-Chavel en message privé.

Estelle (35:41.485)
ben génial, je mettrai évidemment le lien de ton profil LinkedIn sur les notes de l’épisode. Donc n’hésitez pas à contacter Alison. Merci infiniment Alison. T’es la bienvenue quand tu veux sur le podcast du marketing.

Alison DONAT-CHAUVEL (35:52.846)
Merci beaucoup Estelle, bonne journée !

 

 

 


 

 

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L’effet IKEA : le secret des marques qui créent de l’attachement – Episode 331

ou écouter sur :

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Dans cet épisode, nous explorons l’effet IKEA et son application au marketing. Vous découvrirez pourquoi l’implication des clients augmente leur attachement, comment activer la co-création et des exemples concrets avec LEGO et Glossier.

Au programme :

  • Les mécanismes psychologiques de l’effet IKEA

  • Les différentes formes de co-création

  • Études de cas détaillées

  • Les leviers à activer

  • Les erreurs à éviter

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Vous pouvez aussi


Transcription de l’épisode

 Introduction

Pourquoi certaines marques créent un attachement presque irrationnel chez leurs clients, alors que d’autres vont avoir du mal à générer de l’engagement meme si elles ont des super produits?

La différence ne se joue pas toujours sur le produit lui-même.

Elle se joue souvent dans l’expérience.

Plus précisément, dans le rôle que vous laissez à vos clients.

Parce qu’un client passif consomme.

Mais un client impliqué s’attache.

C’est exactement ce que décrit un biais psychologique puissant : l’effet IKEA.

l’effet IKEA, c’est un biais cognitif, on l’appelle aussi le biais de possession. qyui montre que nous accordons plus de valeur à ce que nous avons contribué à créer.

Et dans un contexte marketing, cela ouvre une opportunité majeure.

Et si, au lieu de chercher uniquement à convaincre vos clients… vous les faisiez participer ?

Et si la clé pour vendre plus n’était pas de simplifier à l’extrême… mais d’impliquer intelligemment ?

Dans cet épisode, vous allez comprendre les mécanismes de l’effet IKEA, découvrir comment certaines marques l’utilisent avec succès, et surtout comment l’intégrer concrètement dans votre stratégie marketing.

Si vous me découvrez avec cette vidéo, je suis Estelle Ballot et vous regardez le podcast du marketing. Mon rôle c’est d’aider les directions marketing à gagner en clarté, structurer leur marketing, et obtenir des résultats, sans complexifier.

Chaque semaine, ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable.

Alors bienvenue dans ce nouvel épisode du Podcast du Marketing.

 

 

  1. Comprendre l’effet IKEA et ses mécanismes psychologiques

1.1 Pourquoi nous valorisons davantage ce que nous construisons nous-mêmes

L’effet IKEA doit son nom à la marque IKEA, dont le modèle repose sur une idée simple : faire participer le client à la création du produit qu’il achète.

Lorsque vous montez vous-même un meuble, vous ne vivez pas une simple transaction. Vous vivez une expérience.

Vous avez ouvert le carton, trié les pièces, suivi les instructions, parfois hésité, parfois recommencé. Vous avez investi du temps, de l’énergie, de l’attention.

Et une fois le meuble terminé, il ne ressemble plus tout à fait à celui du catalogue.

Il devient le vôtre.

Ce phénomène a été étudié en psychologie comportementale. Les chercheurs ont montré que les individus ont tendance à surévaluer les objets qu’ils ont contribué à créer, même lorsque ces objets sont imparfaits.

Pourquoi ?

Parce que la participation crée un sentiment de propriété.

On parle ici de “propriété psychologique”. Vous ne possédez pas seulement l’objet au sens matériel. Vous vous l’appropriez mentalement.

Ce glissement est fondamental.

Il transforme la perception de valeur. Ce n’est plus un produit parmi d’autres. C’est le résultat de votre action.

Et ce mécanisme ne se limite pas aux meubles en kit.

Dès qu’un utilisateur intervient dans un processus de création, même de manière légère, il change de posture.

Il ne subit plus l’expérience. Il y contribue.

Configurer un produit en ligne, donner son avis, voter pour une fonctionnalité, personnaliser un service… toutes ces actions activent ce même biais.

Vous passez d’une logique de consommation à une logique d’appropriation.

Et c’est là que le marketing prend une nouvelle dimension.

1.2 Le rôle de l’effort et de l’engagement dans la perception de valeur

Un point clé mérite d’être souligné : ce n’est pas seulement la participation qui crée de la valeur. C’est l’effort associé à cette participation.

Plus un individu investit d’effort dans une tâche, plus il aura tendance à valoriser le résultat.

Ce mécanisme repose sur un besoin de cohérence interne. Nous cherchons à aligner nos actions et nos perceptions.

Si j’ai consacré du temps et de l’énergie à quelque chose, je vais inconsciemment me convaincre que cela en valait la peine.

Sinon, il y aurait une forme de dissonance.

C’est ce qu’on appelle un biais de justification de l’effort.

En marketing, cela a des implications très concrètes.

Un client qui s’implique, même légèrement, développe :

  • Une perception de valeur plus élevée
  • Un attachement émotionnel plus fort
  • Une meilleure mémorisation de l’expérience

Et surtout, il devient plus engagé.

L’engagement est une ressource rare. Il ne s’achète pas facilement. Il se construit.

Et l’un des moyens les plus efficaces pour le créer, c’est précisément de faire participer.

Attention toutefois à un point d’équilibre.

L’effort doit être perçu comme acceptable. Trop faible, il ne crée pas de valeur. Trop élevé, il génère de la frustration.

Toute la subtilité consiste à doser intelligemment le niveau d’implication demandé.

C’est cette calibration qui fait la différence entre une expérience engageante… et une expérience contraignante.

Comprendre ce mécanisme, c’est poser les bases d’une stratégie marketing plus performante.

Parce qu’à partir du moment où vous intégrez vos clients dans la création de valeur, vous ne cherchez plus uniquement à vendre.

Vous cherchez à faire participer.

Et ce changement de posture ouvre la voie à des relations beaucoup plus fortes et durables.

 

 

  1. Co-création : transformer vos clients en contributeurs actifs

2.1 Les différentes formes de co-création en marketing

La co-création peut sembler être un concept réservé aux grandes marques ou aux entreprises très innovantes. En réalité, elle est beaucoup plus accessible qu’on ne le pense.

Elle ne repose pas sur une seule méthode, mais sur un ensemble de pratiques qui ont toutes un point commun : elles impliquent activement le client dans la création de valeur.

Première forme, la plus répandue : le contenu généré par les utilisateurs, ou UGC.

Chaque fois qu’un client publie une photo de votre produit, laisse un avis ou partage son expérience, il participe à votre marketing. Il devient une voix de la marque. Ce contenu a souvent plus d’impact que vos propres messages, parce qu’il est perçu comme authentique.

Deuxième forme : la personnalisation.

Permettre à vos clients de configurer un produit, choisir des options, adapter une offre à leurs besoins, c’est déjà une forme de co-création. Le client ne choisit plus seulement. Il construit.

Et cette construction renforce immédiatement son attachement.

Troisième forme : le feedback produit.

Ici, vous sollicitez directement vos utilisateurs pour améliorer votre offre. Vous leur demandez ce qui fonctionne, ce qui manque, ce qui pourrait être optimisé.

Mais surtout, vous utilisez ces retours.

Parce que la co-création ne fonctionne que si elle a un impact réel.

Enfin, forme plus avancée : la co-conception.

Dans ce cas, vos clients participent directement à la création de nouveaux produits ou services. Ils ne donnent plus seulement leur avis. Ils contribuent à l’innovation.

Toutes ces approches n’ont pas le même niveau d’intensité. Mais elles activent le même levier : l’implication.

Et plus cette implication est forte, plus l’effet IKEA s’exprime.

2.2 Pourquoi la co-création renforce l’attachement à la marque et la fidélité

La co-création agit comme un accélérateur de relation.

Dans un modèle classique, la marque parle et le client écoute. La relation est descendante.

Avec la co-création, la dynamique change. La relation devient bidirectionnelle.

Le client ne reçoit plus seulement un message. Il interagit, il contribue, il influence.

Et cette interaction active plusieurs leviers psychologiques puissants.

D’abord, le sentiment d’appartenance.

Lorsqu’un client participe, il se sent intégré à quelque chose de plus grand que lui. Il ne consomme plus une marque. Il rejoint une communauté.

Ensuite, la reconnaissance.

Être écouté, être pris en compte, voir ses idées intégrées… cela crée une valorisation personnelle forte.

Et cette reconnaissance est rare.

Beaucoup de marques demandent l’avis de leurs clients. Peu montrent concrètement qu’elles en tiennent compte.

Autre levier clé : le contrôle.

La co-création donne au client un pouvoir. Il ne subit plus l’offre. Il la façonne.

Ce sentiment de contrôle renforce l’engagement et réduit la distance entre la marque et son audience.

Enfin, la cohérence.

Un client qui a contribué à la création d’un produit aura naturellement tendance à le défendre. Il devient aligné avec la marque.

Et cet alignement transforme profondément la relation.

On observe alors des effets très concrets :

  • Une fidélité plus forte
  • Une meilleure rétention
  • Un bouche-à-oreille amplifié
  • Une tolérance plus élevée aux erreurs

La co-création ne crée pas seulement de l’engagement.

Elle crée de l’attachement.

Et cet attachement est l’un des actifs les plus précieux en marketing.

2.3 Étude de cas : comment LEGO a construit une machine à innover avec ses clients (LEGO Ideas)

Peu de marques incarnent aussi bien la co-création que LEGO.

Avec sa plateforme LEGO Ideas, l’entreprise a transformé sa communauté en véritable moteur d’innovation.

Le principe est simple, mais redoutablement efficace.

Tout utilisateur peut proposer un concept de set LEGO. Il crée un modèle, le présente, et le soumet à la communauté.

Ensuite, les autres utilisateurs votent.

Si le projet atteint 10 000 votes, il passe en phase de revue par les équipes de LEGO. Et s’il est validé, il est produit et commercialisé à grande échelle.

Le créateur reçoit même une part des revenus.

Ce dispositif repose sur plusieurs éléments clés.

D’abord, la simplicité d’accès.

N’importe qui peut participer. Il n’y a pas de barrière élitiste. Cela ouvre la porte à une créativité massive.

Ensuite, la reconnaissance.

Les contributeurs ne sont pas invisibles. Ils sont mis en avant, valorisés, récompensés.

Leur contribution a un impact réel.

Troisième élément : la transparence.

Le processus est clair. Les règles sont connues. Les étapes sont visibles.

Cela renforce la confiance.

Mais surtout, LEGO ne se contente pas de collecter des idées.

La marque les transforme en produits.

C’est là que réside toute la puissance du modèle.

Les fans ne sont pas seulement écoutés. Ils sont intégrés dans la chaîne de valeur.

Résultat :

LEGO bénéficie d’un flux constant d’idées innovantes, directement issues de sa communauté.

Ces idées sont déjà validées par le marché, puisqu’elles ont été soutenues par des milliers de votes.

Le risque est réduit. La pertinence est maximale.

Mais l’impact va bien au-delà de l’innovation produit.

LEGO a construit un écosystème dans lequel les clients deviennent des acteurs.

Ils créent, partagent, votent, discutent.

Ils investissent du temps, de l’énergie, de la créativité.

Et cet investissement crée un attachement extrêmement fort.

Un fan de LEGO n’est pas seulement un client fidèle.

C’est un contributeur.

Et cette différence change tout.

Parce qu’une communauté impliquée ne se contente pas d’acheter.

Elle défend, elle recommande, elle fait grandir la marque.

LEGO n’a pas seulement activé l’effet IKEA.

La marque l’a industrialisé.

 

 

  1. Activer l’effet IKEA dans votre stratégie marketing

3.1 Les leviers concrets pour faire participer vos clients

Comprendre l’effet IKEA est une chose. L’activer dans votre marketing en est une autre.

Bonne nouvelle, vous n’avez pas besoin d’une plateforme complexe ou d’une communauté massive pour commencer. La co-création repose avant tout sur une posture.

Vous devez accepter de partager une partie du pouvoir avec vos clients.

Premier levier : impliquer votre audience dans vos décisions.

Cela peut paraître simple, mais c’est extrêmement efficace. Demander à votre audience de voter pour un futur produit, un contenu, un nom ou une fonctionnalité crée immédiatement de l’engagement.

La clé se situe dans la suite que vous donnez à cette participation.

Si vous montrez que les décisions sont réellement influencées par ces votes, vous renforcez la crédibilité de votre démarche.

Deuxième levier : créer des expériences personnalisables.

Chaque fois que vous laissez un client configurer, choisir ou adapter une offre, vous activez un mécanisme d’appropriation.

Même une personnalisation simple peut suffire à renforcer la valeur perçue.

Troisième levier : valoriser les contributions.

Un client qui participe doit être reconnu.

Mettre en avant un témoignage, repartager un contenu, citer un client dans une communication… ces actions envoient un signal fort.

Vous montrez que la participation compte.

Et cela incite d’autres clients à s’impliquer.

Quatrième levier : créer des espaces d’échange.

Communautés, groupes privés, forums, newsletters interactives… tous ces formats permettent de structurer la co-création.

Ils offrent un cadre dans lequel vos clients peuvent s’exprimer.

Enfin, cinquième levier : intégrer réellement les retours.

C’est probablement le point le plus important.

Demander un avis est facile. L’exploiter est plus exigeant.

Lorsque vous montrez que vous avez modifié un produit, ajusté une offre ou amélioré une expérience suite à des retours clients, vous créez un cercle vertueux.

Vos clients comprennent que leur voix a un impact.

Et cette prise de conscience renforce leur engagement.

3.2 Étude de cas : Glossier, la communauté comme moteur de croissance

Glossier est un cas d’école en matière de co-création.

La marque n’a pas commencé par vendre des produits.

Elle a commencé par écouter.

Avant même le lancement de Glossier, sa fondatrice anime un blog beauté, Into The Gloss, qui rassemble une communauté très engagée.

Chaque article, chaque commentaire, chaque échange devient une source d’information.

La marque ne part pas d’une intuition interne.

Elle part de conversations réelles avec ses futurs clients.

Lorsque Glossier lance ses premiers produits, ils sont directement inspirés des attentes exprimées par la communauté.

Mais la démarche ne s’arrête pas là.

La marque continue d’impliquer ses clientes à chaque étape :

  • Recueillir des feedbacks après lancement
  • Tester de nouvelles idées
  • Ajuster les formules
  • Faire évoluer les packagings

Et surtout, Glossier rend cette participation visible.

Les clientes voient que leurs retours influencent réellement les décisions.

Ce point est essentiel.

Parce qu’il transforme une simple interaction en relation.

Glossier ne donne pas l’impression de “demander un avis”.

La marque donne le sentiment de construire avec ses clientes.

Résultat :

Une communauté extrêmement engagée, qui ne se contente pas d’acheter.

Elle recommande, elle défend, elle participe.

Et cette dynamique a largement contribué à la croissance rapide de la marque.

Mais ce qui est intéressant, c’est que la co-création chez Glossier ne repose pas sur un dispositif complexe.

Elle repose sur une écoute constante et une capacité à intégrer les retours.

C’est une discipline plus qu’un outil.

3.3 Les limites et erreurs à éviter

La co-création est un levier puissant. Mais mal utilisée, elle peut produire l’effet inverse.

Première erreur : solliciter sans agir.

C’est sans doute la plus fréquente.

Beaucoup de marques posent des questions, lancent des sondages, ouvrent des discussions… mais ne changent rien derrière.

Cela crée une frustration importante.

Parce que chaque sollicitation génère une attente.

Et ne pas y répondre revient à décevoir.

Deuxième erreur : demander trop d’effort.

L’effet IKEA fonctionne parce que l’effort reste acceptable.

Si vous demandez trop de temps, trop d’énergie ou trop de complexité, vous perdez vos clients.

La participation doit rester fluide.

Troisième erreur : perdre votre vision.

Co-créer ne signifie pas tout déléguer.

Votre rôle reste de donner une direction claire.

Vos clients enrichissent cette vision. Ils ne la remplacent pas.

Quatrième erreur : instrumentaliser votre communauté.

Les clients ne doivent pas avoir le sentiment d’être utilisés.

La relation doit être équilibrée.

Il doit y avoir un échange de valeur.

Enfin, cinquième erreur : manquer de transparence.

Si les règles ne sont pas claires, si les décisions semblent arbitraires, la confiance se dégrade.

Et sans confiance, la co-création ne fonctionne pas.

Au fond, la co-création repose sur un contrat implicite.

Vous demandez de l’implication.

En échange, vous offrez de l’écoute, de la reconnaissance et de l’impact.

Respecter cet équilibre est essentiel.

 

 

Conclusion

L’effet IKEA nous rappelle une réalité souvent sous-estimée en marketing : la valeur ne réside pas uniquement dans ce que vous vendez, mais dans la manière dont vos clients y participent.

Plus vous impliquez, plus vous créez de l’attachement.

Dans cet épisode, vous avez vu que ce mécanisme repose sur des bases psychologiques solides. Le simple fait de contribuer à la création d’un produit ou d’une expérience transforme la perception de valeur.

Un client ne se contente plus d’acheter.

Il s’approprie.

Vous avez également découvert que la co-création peut prendre des formes très variées. Du contenu généré par les utilisateurs à la personnalisation, jusqu’à la co-conception complète, chaque niveau d’implication renforce la relation.

Les exemples de LEGO et de Glossier montrent que cette approche peut devenir un véritable moteur de croissance.

Dans un cas, la communauté alimente directement l’innovation produit.

Dans l’autre, elle guide en continu les décisions de la marque.

Mais dans les deux situations, un point commun ressort : les clients ne sont plus en périphérie.

Ils sont au cœur.

Activer l’effet IKEA dans votre marketing ne nécessite pas forcément des moyens importants.

Cela demande avant tout un changement de posture.

Vous devez accepter d’ouvrir le dialogue, de partager une partie du contrôle, et surtout de donner un véritable impact aux contributions de vos clients.

En contrepartie, vous obtenez bien plus que des ventes.

Vous construisez une relation.

Une relation plus forte, plus durable, et souvent plus rentable.

Alors posez-vous une question simple :

Aujourd’hui, dans votre stratégie, quelle place laissez-vous à vos clients ?

Et surtout, comment pourriez-vous leur en donner davantage ?

Parce que c’est peut-être là que se trouve votre prochain levier de croissance.


 

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Comment exister dans un grand groupe sans perdre son agilité ? Avec Olivia Jorel, CMO de TrainMe (Groupe Decathlon) – Episode 330

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Intégrer un grand groupe, sur le papier, c’est le jackpot. Mais dans la réalité, le défi est bien plus subtil : comment profiter de la puissance d’un grand groupe sans perdre son identité, sa vitesse et sa capacité à innover ?

Dans cet épisode, je reçois Olivia Jorel, CMO de TrainMe (groupe Decathlon). Ensemble, on décrypte comment une entité peut trouver sa place dans un grand groupe… et même devenir un véritable moteur de croissance.

 

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

  • Pourquoi intégrer un grand groupe peut être à la fois une opportunité… et un risque

  • Comment TrainMe a trouvé l’équilibre entre agilité start-up et puissance d’un grand groupe

  • Pourquoi la complémentarité entre produit (Decathlon) et service (TrainMe) change tout

  • En quoi le B2B et le B2C sont beaucoup plus proches qu’on ne le pense

  • Comment créer de l’engagement et de l’usage avec un marketing “doux”

  • Pourquoi le sport en entreprise est bien plus qu’un simple avantage salarié

 

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Transcription de l’épisode

Intégrer un grand groupe, sur le papier, c’est le jackpot.

Une marque forte, des moyens, de la crédibilité, un accès facilité au marché… tout semble plus simple. Mais dans la réalité, c’est souvent beaucoup plus subtil. Parce qu’en rejoignant un grand groupe, on peut aussi perdre en agilité, en identité, en vitesse d’exécution.

Alors la vraie question, c’est celle-ci : comment réussir à s’intégrer dans un grand groupe sans se diluer… et surtout en tirer un maximum de bénéfices ?

C’est exactement ce dont on va parler aujourd’hui.

Je reçois Olivia Jorel, Chief Marketing Officer de TrainMe, une entité du groupe Decathlon. Et vous allez voir que leur cas est particulièrement intéressant, parce qu’ils ont réussi à trouver un équilibre assez rare : profiter de la puissance d’un grand groupe tout en gardant une logique très agile, presque start-up.

Avec Olivia, on va décortiquer comment s’articule cette relation, comment une marque peut s’appuyer sur un écosystème plus large pour accélérer, comment créer de la valeur dans les deux sens, et pourquoi cette complémentarité entre produit et service change complètement la donne.

Bienvenue dans ce nouvel épisode du Podcast du Marketing.

 

Estelle (00:58.447)
Bonjour Olivia, bienvenue sur le Podcast du Marketing.

Olivia Jorel (01:02.52)
Bonjour Estelle.

Estelle (01:04.191)
Écoute, je suis très contente de te recevoir aujourd’hui, Olivia. On va parler de décathlon.

On ne pas parler que de Decathlon parce qu’on va parler de Train Me. Tu vas nous expliquer ce que c’est que Train Me pour celles et ceux qui ne savent pas. Mais ce dont on va parler, c’est de comment est-ce qu’on navigue dans un grand groupe. Je pense que Decathlon peut appeler ça un grand groupe. Et qu’au sein d’un grand groupe, on est une entité parmi ce groupe. Olivia, avant que tu nous en dises un peu plus, est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais ?

Olivia Jorel (01:29.686)
On peut complètement.

Olivia Jorel (01:40.43)
Oui, bien sûr. Moi, c’est Olivia Jorel, je Chief Marketing Officer pour Trenmy depuis bientôt trois ans. J’ai rejoint les équipes de Trenmy en 2023. Avant ça, je suis un pur produit bancaire. Je connais très bien les grands groupes. J’ai fait mes premières armes chez BPCE et ensuite au Crésier Agricole. J’ai passé dix ans dans le milieu bancaire avant d’être piquée à la mode start-up.

Et donc je suis arrivée dans une lumière de start-up il environ 5 ans sur des postes assez globaux aussi de brand and communication ou de head of market etc. Avant d’arriver, j’ai traîné en tant que CMO. Voilà, moi je suis une grande fan de D’où aussi mon arrivée chez Traînemy et dans le groupe Des Cattelons. Je fais du sport moi quotidiennement, c’est mon exutoire. Donc j’ai allié à la fois, on va dire, ma passion du métier et ma passion

de la vie quotidienne tous les jours j’ai envie de Donc voilà, dans les très grandes lignes.

Estelle (02:43.069)
Est-ce que un prérequis pour bosser chez Descatelons au sens groupe ? Descatelons vendeurs dans un magasin, j’imagine que oui, j’ai l’impression que quand j’y vais c’est toujours des spécialistes, du vélo, du machin du truc. Mais dans le groupe en soi, est-ce que c’est un prérequis de faire du sport, d’aimer le sport ?

Olivia Jorel (02:50.35)
Oui.

Olivia Jorel (02:59.694)
Alors oui, pense que c’est un prérequis. chez nous, tu vois, à l’échelle de Trenmy, j’en parlerai un petit peu plus, mais on est 45 personnes. On va bien sûr chercher des compétences, etc. Mais on a besoin de collab’ qui soient engagés. Et généralement, quand c’est des collab’ qui aiment le sport, ils sont aussi beaucoup plus engagés par rapport à ce qu’on fait, ils sont beaucoup plus embarqués. Après, on a ceux qui pratiquent le sport et ceux qui le regardent. Donc c’est deux choses différentes. Mais en tout cas, oui.

Estelle (03:24.358)
D’accord, ouais.

Olivia Jorel (03:27.976)
Je pense que c’est un prérequis complètement, ne serait-ce que d’aimer le sport, le pratiquer ou le regarder. en tout cas, oui, je pense que c’est hyper important. Et nous, tout cas, dans nos parcours de recrutement, c’est quand même un indicateur, une question qu’on pose.

Estelle (03:45.415)
J’imagine, d’autant que tu vas nous expliquer ce que c’est que Traini, mais il a quand même une espèce de conviction. Alors j’imagine que chez Décathlon, globalement dans l’ADN de Décathlon, bien sûr qu’il a une conviction sport et santé, etc. Mais peut-être même encore plus tu vas nous dire chez Traini, parce que j’ai l’impression qu’il y a vraiment cette conviction de bouger les choses. Est-ce que tu peux nous expliquer ce que c’est Traini pour celles et ceux qui connaîtraient pas ?

Olivia Jorel (04:11.022)
Bien sûr, Tramis, une entreprise qui a été fondée il y a 10 ans, bientôt 11, donc en 2015. Au départ, Tramis, une entreprise B2C, au moment de sa fondation, qui avait pour vocation d’être le Airbnb du sport. C’était une marketplace qui mettait en relation des coachs sportifs avec des particuliers, donc toi, moi, etc. L’idée était de se dire…

Peu importe où je suis, je suis en capacité d’activer un coach sportif et d’aller faire une petite séance. Décathlon est monté au capital de Trenmy en 2018-2019. C’est à ce moment-là que Trenmy a opéré un virage à 180° sur le B2B. Parce que oui, Décathlon fait du B2B. On est devenu vraiment une entreprise qui aujourd’hui crée des programmes sport, bien-être et prévention santé pour les entreprises.

Notre ami aujourd’hui c’est plus de 2300 clients, c’est un réseau de 4400 coaches sportifs donc si on a le plus gros réseau de France et on est capable de en place dans les entreprises des cours collectifs de sport, de créer des salles de sport, de mettre en place des ateliers, des conférences bien nettes dans les entreprises, des échauffements en prise de sport, de le mettre en place à l’échelle nationale donc à la fois sur le bassin.

parisiens dans les très grandes métropoles mais aussi parfois ça nous arrive en plein milieu de la Creuse, de la Normandie ou autre. On déploie des programmes un petit peu partout.

Estelle (05:42.207)
super intéressant, j’avais pas en tête, tu vois on en avait discuté bien sûr en amont, mais j’avais pas en tête que Train Miss était à la base une startup de coach sportif, ce que tu disais le Airbnb du coach sportif, une marketplace, et d’aller chercher comme ça un coach sportif et d’avoir ce virage à 180° sur le B2B, ce qui… Alors peut-être je poser la question, j’allais dire ce qui pour moi…

D’a priori, comme ça fait sens parce que pour avoir été salariée dans des gros groupes, etc. Je trouvais ça génial, on avait une coach sportive, s’était… Enfin, on s’était organisé entre nous pour qu’on nous prête une salle et on avait notre coach qui venait, etc. Mais c’est totalement… Enfin, c’est tellement chouette de pouvoir commencer ta journée ou de faire ta pause-déj avec ta coach ou ton coach qui vient t’entraîner. Alors, je ne pas, tu ne faisais peut-être pas partie encore de Trenny à cette époque, mais…

Olivia Jorel (06:19.406)
Oui.

Estelle (06:34.943)
Pourquoi ce changement à 180° sur le B2B ? Pourquoi ce choix du B2B ?

Olivia Jorel (06:40.056)
Alors effectivement, je n’étais pas là mais je connais bien l’histoire. fait, globalement, l’impulsion est venue plutôt finalement de nos clients. En fait, on a eu beaucoup cette objection qui était de se dire, en fait, on n’a pas le temps. Il y a eu beaucoup une question de temps, n’a pas le temps, etc. Et à un moment, on s’est posé la question, ok, mais en fait, les gens du coup, sont occupés à quoi toute la journée ? donc, toi, moi, tout monde, travaille, etc. Donc on s’est dit, en fait, s’ils ne pas aller au sport, amenons le sport à eux dans leur quotidien, etc.

Et le vrai challenge de défi de Trenmi, c’est ça. C’est oui, Trenmi, on espère toucher ceux qui pratiquent déjà des activités sportives, mais à la rigueur, ils n’ont pas besoin de nous. Par contre, réintroduire et remettre en mouvement, remettre au sport ceux qui aujourd’hui n’ont pas le temps ou prennent pas le temps de le faire. Ça, c’est hyper important. Et donc, du coup, que de le faire en entreprise, ça fait sens. Ça, c’était la première raison. ensuite, la seconde raison, c’est aussi qu’on…

On sait aujourd’hui que les entreprises ont une carte à jouer sur la santé de leurs collaborateurs. C’est-à-dire que ce n’est pas juste qu’on met en place du sport dans les entreprises, c’est vraiment qu’on améliore la santé physique, mentale, surtout en 2026, surtout l’année de la santé mentale, j’ai envie de dire. On sait aujourd’hui que le sport a vraiment une carte à jouer dedans et que les entreprises sont actrices de ça. donc, du coup, ça faisait complètement sens avec l’histoire.

Et puis ensuite, bien sûr, le Covid est arrivé, tous les sujets autour de la QVT, autour du télétravail et de ce travail un peu plus flexible, cette organisation de travail un peu plus flexible, etc. Et donc globalement, les planètes se sont réunies pour dire OK, sur B2B, a vraiment quelque chose à aller chercher. C’est vraiment un investissement, on en reparlera en tout cas pour les entreprises et donc c’est hyper important qu’elles investissent dessus pour leurs collaborateurs.

Estelle (08:29.775)
Je trouve que c’est intéressant cette histoire à la fois de conviction de marque, de groupe, je pense de la marque des catellons, de conviction que le sport doit faire partie de…

Olivia Jorel (08:35.566)
Ahah !

Estelle (08:40.255)
Quand on le dit comme ça, ne qu’être d’accord. Mais que le sport doit faire partie de la vie des gens parce que le corps n’est pas fait pour être absolument sédentaire derrière un ordinateur. Il a rien de pire en fait que notre façon de travailler. C’est terrible à dire quand je le dis comme ça, je me rends compte. C’est vrai, il a rien de pire que notre façon de travailler habituelle qui est pour beaucoup d’entre nous de s’asseoir et de travailler, de tapoter sur un ordinateur, de faire des calls, d’enregistrer des podcasts comme on est en train de faire à distance.

Olivia Jorel (08:49.856)
complètement.

Estelle (09:10.349)
n’est pas fait pour ça. peut le faire, c’est pas la question, mais en tout cas, il est fait pour bouger. Et du coup, ce que j’entends dans ce que tu me dis, c’est qu’il y a vraiment cette conviction de Marc Décathlon de dire notre job c’est aussi…

Et peut-être, tu vas me dire si c’est le cas, mais peut-être pas que d’un point de vue business, mais notre job c’est aussi de faire en sorte qu’un maximum de gens fassent du sport parce que c’est bon pour eux, parce que c’est ça qu’on devrait tous faire à plus ou moins grande échelle. Et évidemment, parce que ça reste une entreprise, ça paraît logique, il y a quand même une histoire de…

de financement derrière et d’être cohérents, évidemment, à avoir un business model derrière et de pouvoir générer. Et du coup, je trouve que c’est super intéressant d’aller chercher, comme tu disais, l’entreprise, en disant, mais en fait, où sont les gens ? Enfin, je dire, quand on ne pas de sport, évidemment qu’on dit tout que… Non mais moi, j’aimerais bien faire du sport, attends. Mais bon, j’ai deux enfants, des machins de trucs et je n’ai pas le temps. Oui, effectivement, et du coup d’aller dans l’entreprise…

Olivia Jorel (10:04.427)
C’est clair.

Estelle (10:10.853)
J’imagine que ça permet de toucher les gens. J’imagine aussi que d’un point de vue business model, ça a un intérêt certain que de… Enfin, c’est une question. Est-ce que c’est plus facile d’être dans le B2B parce que tu vas aller toucher des entreprises, donc je sais pas, 1200 entreprises, sais plus combien d’entreprises tu m’as dit, versus d’être le Airbnb du sport et d’aller toucher X dizaines de milliers d’individus ?

Olivia Jorel (10:36.27)
Pour rebondir un petit peu sur ce que tu as dit déjà, je te rejoins, il y a un vrai engagement sociétal quasiment, RSE, au-delà effectivement de l’aspect business, c’est un engagement de nous, on en parlait tout à l’heure des collaborateurs, on croit vraiment en notre projet parce qu’on le porte d’un point de vue engagement sociétal, et puis bien sûr du groupe des 4 longs, etc. Et pour répondre à ta deuxième question,

Oui, bien sûr que c’est plus simple de se dire, je vais toucher une entreprise qui elle-même a des milliers de collaborateurs, dont des audiences potentielles beaucoup plus importantes. Donc entre guillemets, en dealant avec une seule entreprise, est en capacité de toucher beaucoup plus de monde que d’aller faire du one-to-one sur du cours particulier. Ça s’est clair et net, et bien sûr que ça a été fait penser aussi dans ce cadre-là. Mais parce qu’encore une fois, on a cet engagement sociétal qui est que nous, on a une conviction profonde, c’est effectivement qu’aujourd’hui, il a cette entité…

et beaucoup trop présentes, qu’on a tous effectivement un travail de bureau beaucoup trop sédentaire. On parle de 10 000 pas par jour, mais en fait, en réalité, qui les fait vraiment, Et donc, a une vraie nécessité à remettre les gens en mouvement. Et ça, c’est entre guillemets un peu l’affaire de tous, j’ai de dire. Et donc, effectivement, les entreprises doivent pouvoir aider à ça. Et nous, on bataille beaucoup pour ça. C’est un petit peu notre fer de lance, j’ai envie de

Estelle (11:53.887)
Il y a quand même un truc, pardon, je comprends le modèle évidemment d’aller sur du B2B, sauf que Decathlon c’est quand même une boîte de retail à la base. Donc c’est une boîte qui sait faire du B2C très très bien. C’est même encore, enfin vous avez votre propre distribution, ce qui n’était pas quand même quelque chose d’évident au départ dans le retail. ça va très loin dans le B2C, ça va jusqu’au bout du B2C, jusqu’à Last Mile. C’est compliqué.

Olivia Jorel (12:03.438)
Pas zoé.

Oui.

Estelle (12:22.911)
de monter, de racheter mais en tout cas d’intégrer une boîte B2B dans un groupe B2C.

Olivia Jorel (12:30.86)
Alors, en Decathlon faisait un petit peu de B2B, parce que Decathlon a une branche B2B qui s’appelle Decathlon Pro, qui effectivement propose des solutions. Alors effectivement, on en reparlera, mais Decathlon, leur expertise, c’est l’équipement sportif, avec du petit, du gros matériel de sport, etc. Mais c’est leur expertise première. Là où nous, a une expertise d’animation, mais ça on en reparlera. Mais effectivement, Decathlon avait déjà un volet B2B parce qu’ils avaient Decathlon Pro.

et travaillent déjà pour des mairies, des collectivités, du tourisme avec des hôtels etc. Et il y avait ce volet entreprise. Et en fait quand nous on a été racheté par Decathlon, fait la boucle était hyper vertueuse parce qu’on s’est dit ok, quelle est la valeur ajoutée de Decathlon ? Quelle est la valeur ajoutée de Trenmi ? La valeur ajoutée de Decathlon c’est qu’eux ils ont une vraie puissance en termes de produits, une vraie puissance en termes de marque. C’est enfin, Decathlon est la marque préférée des français.

Donc forcément, il a une carte à jouer sur le sport. Ils ont une connaissance client qui est massive. Et puis ils ont une crédibilité de marque dans le univers du sport, etc. Eux, ça, c’est leur valeur ajoutée. Qu’est-ce que Train.me a comme valeur ajoutée ? Nous, a une valeur ajoutée en termes de services. C’est-à-dire que nous, aujourd’hui, on est assez persuadés que mettre en place une salle de sport sans mettre en place de l’animation, donc ce qu’on appelle animation, c’est soit un coaching plateau, soit des cours de sport réguliers à côté, etc.

En fait, c’est contre-productif. On sait qu’il faut allier les deux. L’expertise de training, on l’a fait sur le service, qui vient compléter l’expertise et la puissance du produit Decathlon. Et puis nous, plus, on est aussi ce mindset un peu plus start-up que Decathlon. On n’est pas un paquebot, on est le petit bateau à côté. donc effectivement, chez nous, a aussi cette logique peut-être un petit peu plus de laboratoire, j’ai envie de dire, d’idée en tout cas. Donc nous, on va pouvoir mettre en place des choses beaucoup plus rapidement.

de manière aussi peut-être beaucoup plus agile, de tester des choses, etc. qui vient complètement compléter finalement ce que Descartes-Londes apporte et donc du coup ça crée finalement une boucle de valeurs assez vertueuse et une relation merfige, j’ai envie de dire, optimale.

Estelle (14:44.639)
Je rebondis sur ce que tu viens de dire, trouve ça vachement intéressant. Moi j’ai bossé pour Microsoft, j’étais au site e-commerce pro de Microsoft et j’avais exactement cette problématique là, c’est que quand tu es sur du marketing digital…

L’avantage, l’intérêt du marketing digital, c’est l’agilité, c’est de pouvoir changer tout le temps facilement. Une ligne de code, tu changes ton truc. Tu peux tester plein de choses, tu peux réagir au marché, tu peux réagir à énormément de choses très rapidement. Quand tu es un grand groupe, Microsoft, Decathlon, t’es un paquebot comme tu dis. Avant d’aller changer une virgule, je peux t’assurer, sur le site de Microsoft, il fallait quand même s’accrocher sérieusement. On y arrive, hein, mais il fallait quand même aller bouger un peu des tonnes de choses.

Olivia Jorel (15:22.862)
J’ai connu elle, j’ai connu elle.

Estelle (15:29.493)
un peu frustrant, j’aime beaucoup ce que tu dis sur l’espèce de start-up au sein du pack-bo, le petit bateau à côté du pack-bo qui va permettre en fait de tester des choses, d’essayer, d’apporter des nouveautés. Est-ce que ça arrive que Treadmeet mette en place des nouveaux protocoles, des nouvelles façons de travailler d’un point de vue marketing ou autre et que ça soit après utilisé par Decathlon au sens groupe ?

Olivia Jorel (15:52.822)
Alors, en toute transparence, pas encore. Maintenant, on travaille beaucoup avec Decathlon Pro et moi, sais que notamment quand je suis arrivée, parce que moi aussi, viens du milieu du digital pour le coup, et à l’époque, quand je suis arrivée, je venais de BeforeBank, qui est la banque en ligne du crédit agricole. Donc, j’ai très très bien connu ces problématiques de grands groupes, de petits boîtes aux côtés du packbo. Je connais par cœur ces situations-là. Et effectivement, quand je suis arrivée, j’ai fait beaucoup de…

de workshop au départ avec Decathlon Pro, qui m’ont dit OK Olivia, tu utilises quels outils, comment tu fais, etc. Parce que la branche B2B en tout cas de Decathlon, finalement, utilisait les outils du Retail et du B2C. Et donc effectivement, c’est là où parfois il y avait des décalages, etc. Et c’était compliqué de faire avancer les choses. donc c’est vrai que notre ennemie, tout de suite on a dit OK.

qu’essayer de copier un modèle qui pour vous va être compliqué de mettre en place etc. parce que ça révolutionne beaucoup de choses sur des façons de faire, de l’outil, des process, etc. Comment on se sert de la force de chacun j’ai envie de dire. Et moi ma meilleure force décalement c’est la marque. J’adore cette marque, c’est ma force etc. Donc j’ai dit en fait vous, même en termes d’acquisition, mettez les moyens sur la marque et puis nous mettraz les moyens sur le service.

Estelle (17:01.982)
bien

Olivia Jorel (17:11.758)
Des quatre longs, ont cette chance que les leaders rentrent naturellement par la marque. J’adorerais pouvoir dire ça. Moi, suis encore effectivement avec mes techniques d’ads, d’outbound, d’inbound parce que effectivement, nous, a marque beaucoup moins établie. Mais ce n’est pas grave, c’est OK. Ça va de pair avec ce qu’on est et comment on vient compléter des quatre. Et du coup, en fait…

Estelle (17:17.983)

Olivia Jorel (17:35.732)
Même si on a beaucoup de partage d’expériences, d’expertise, de comment chacun fait, Moi, sais que Decat a mis en place quelques petites choses pour essayer de faire un peu comme Trenny sur certains volets. Mais c’est vrai que c’est plus compliqué. Et même eux, de changer ne serait-ce qu’un outil, ça se fait pas en un claquement de doigts, etc. C’est un pack beau, il a beaucoup d’équipes et puis il a même des reorgs chez eux. voilà, y a tout ça qui se met en place. Mais en tout cas, on est plutôt sur du…

Estelle (17:55.291)
bien sûr, c’est un pack beau.

Olivia Jorel (18:05.358)
sur du partage d’expériences et comment on tire parti parce qu’il y a des points positifs des deux côtés, donc comment on tire parti des points positifs des deux côtés pour faire quelque chose de très vertueux et infiné. Voilà.

Estelle (18:15.935)
Nickel. T’as mentionné la marque, évidemment, quand on a une très belle marque comme Decathlon, bonheur de s’appuyer dessus, même s’il faut développer la marque Trini à côté, j’imagine. Est-ce que le groupe, la marque, partage avec toi d’autres éléments, des leads, des informations consommateurs, sans même aller sur les leads, des informations consommateurs ? Est-ce que tu peux t’appuyer quand même dessus ou est-ce que t’es complètement une entité séparée

Olivia Jorel (18:27.182)
Oui.

Olivia Jorel (18:45.262)
Alors, non, en fait, on va dire j’ai le bon côté de tout, donc c’est très cool de travailler. C’est-à-dire que moi je suis très libre. Tu vois, je n’ai pas besoin d’une valisation de décat pour tout ce que je fais, pour tout ce que je sors, pour tout ce qu’on teste, etc. Donc c’est hyper cool. Et en même temps, on a le droit d’utiliser, bien sûr, en respectant les guidelines de la marque, mais en tout cas d’utiliser la marque Decathlon, ce qui est hyper cool aussi parce que clairement, la marque Decathlon, nous, ça nous donne la crédibilité.

Estelle (18:50.694)
Bonheur !

Olivia Jorel (19:13.326)
ça légitime ce qu’on fait, ça apporte un poids supplémentaire notamment par rapport à d’autres très gros concurrents du marché, etc. Donc vraiment c’est hyper important. Et puis l’autre chance que j’ai, c’est qu’effectivement, moi des clients ça m’apporte des leads. Ça m’apporte des leads, comme je le disais, plus quasiment gratuits parce que ça m’apporte des leads par leur marque. Mais effectivement, nous dès qu’on a des projets d’aménagement de salles de sport en entreprise, de création même de salles de sport 360, etc. en entreprise,

et ils arrivent souvent par Decat. Et après, ça finit chez Trenmy et nous qui gérons conjointement avec Decathlon, la signature du lead, la mise en place et la création des espaces sportifs, l’animation derrière, etc. Donc oui, il y a cette génération de leads, on va dire, qui est hyper importante pour nous et qui nous vient assez naturellement de Decat.

Estelle (20:06.665)
Est-ce que ça arrive dans l’autre sens aussi ? Est-ce que… Je sais pas, alors tu vas me dire exactement ce que vous faites par rapport à Décat, mais… Est-ce que…

tu signes avec une nouvelle entreprise qui dit, génial, nous on veut aménager une vraie salle de sport au sein de nos locaux avec des cours de sport, etc. Donc il va nous falloir du matériel. Tu parlais de Decathlon, son job c’est le matériel, donc va nous falloir des rameurs, vélos, des trucs elliptiques, bref, du matériel. Est-ce que là ça repart chez Decathlon ? C’est-à-dire vous vous apportez le business matériel et…

Et c’est un cercle vertueux finalement qui se passe entre vous deux.

Olivia Jorel (20:42.744)
Oui, il y a un cercle vertueux, complètement. Oui, en fait, manière très spécifique. Donc nous, comme je te disais, soit on met en place des cours collectifs dans les entreprises, c’est-à-dire des cours de sport qui aient des espaces dédiés ou pas, parce ça peut être dans une salle de réunion, on en parlait tout à l’heure, mais ça peut être effectivement la création de vrais espaces sportifs plus ou moins grands, plus ou moins aboutis, etc. Et dans ce cadre-là, effectivement, on a des leads qui arrivent de décat long, mais on a aussi, nous…

nos clients actuels qui vont nous dire, vous savez quoi, on vient de libérer une salle, on n’a pas besoin d’autant de salles de réunion, parce que c’est rare, mais on n’a pas besoin d’autant de salles de réunion. Et donc, on a décidé de créer un espace sportif. Est-ce que vous pouvez nous équiper en petits matériels de sport, etc. Et là, on va effectivement aller chercher des câtelons pros et leur dire, est-ce que vous pouvez nous filer des équipements, etc. On a aussi le volet, effectivement, quand on fait des courses de sport à l’entreprise.

il a un moment, on a quand même besoin d’un minimum de tapis, d’altères, etc. Tout ça, est fourni par Descatelons. Donc, on bosse vraiment avec eux de manière effectivement assez vertueuse, où on fait du tout petit aménagement d’espace sportif aux très gros aménagements d’espace sportif, et puis également juste de la commande de matériel plus ou moins grosse aussi pour pouvoir justement alimenter nos cours.

Estelle (22:00.383)
que tu as mentionné tout à l’heure. c’est une question qui revient très souvent auprès de mes clients et je pense que…

Beaucoup de gens se posent la question, c’est la différence entre B2B B2C, est-ce que c’est vraiment différent ou est-ce que finalement ça n’est pas tant que ça ? Quand tu m’as expliqué ce que faisait Train Me et ce que faisait Decat, tu ne m’as pas dit Train Me c’est du B2B et Decat c’est du B2C. Moi je t’ai dit ça mais toi tu m’as dit non, Decat ce n’est pas du B2C particulièrement, c’est, je ne vais pas utiliser les bons mots mais je vais utiliser les mots qui me viennent, c’est du matériel, c’est du produit de sport.

Décat, là où Trenme, tu vas être sur le service et comment je viens l’intégrer dans l’entreprise, etc. Est-ce que ça veut dire que pour toi ou au sein de Décathlon, est-ce que j’entends quand même qu’il a ce côté B2B versus B2C ou en tout cas à côté, puisque tu me parles de Décathlon Pro, comment tu te positionnes sur cette différence entre B2B et B2C ? Moi, je…

un peu tendance à me dire mais enfin l’idée c’est quand même que on est la même personne qui fait du sport quand on est au travail et du sport quand on est en sortant du travail. Est-ce que c’est différent pour toi, B2B, B2C, en tout cas chez les catellons ?

Olivia Jorel (23:13.006)
Pour moi, c’est la même chose dans sens où l’utilisateur final, comme tu dis, infinite, c’est toi, c’est moi, qu’on soit au travail, chez nous, nous sommes l’utilisateur final. Donc ça, c’est clair. La différence, c’est juste que le buyer personnel n’est pas le même. Et effectivement, là où le B2C, on achète directement ce qu’on consomme dans le B2B, c’est quelqu’un d’autre qui achète pour nous.

Donc là, moi ce que je dis souvent à mes équipes, c’est qu’on a un buyer persona qui est les entreprises, est les entreprises d’une manière générale. Par contre, ce qui va faire qu’on nous rachète, c’est l’utilisateur final. Exactement, il faut satisfaire les deux et c’est là où c’est hyper important. TrainMe, si tu veux, nous, aujourd’hui, ma conviction, c’est qu’on crée une pratique sportive en entreprise. Donc on a la puissance produite des quatre longs, on amène le service, on crée…

Estelle (23:52.019)
satisfaire les deux.

Olivia Jorel (24:07.924)
une pratique en entreprise, maintenant il faut créer une habitude, une collective. Et c’est là où c’est hyper important, c’est d’aller maximiser l’activation, l’usage de ce qu’on met en place dans les entreprises pour faire en sorte que ce soit pérenne. Et là on rejoint complètement les techniques du B2C finalement. C’est du séquencement, il y a un onboarding, il y a des moments un peu charnières à aller chercher pour faire en sorte de maximiser la présence à nos cours.

c’est d’essayer de minimiser le churn, c’est des sujets de PMM, etc. Mais finalement, c’est les mêmes techniques que le B2C. Parce qu’il faut travailler l’adoption en interne, faut installer une vraie culture d’entreprise, etc. Mais Infine, c’est la même chose que ce qu’on fait en B2C, ni plus ni moins. Pour moi, les techniques d’acquisition, en tout cas les premières techniques d’acquisition B2C, B2B…

peuvent être un peu différentes, quoique en B2B j’en prend quand même beaucoup de choses au B2C mais voilà ça peut être un peu différent. Mais en tout cas Infini, notre utilisateur final c’est toi, moi, c’est tout le monde et donc les techniques derrière d’activation etc. les mêmes, concrètement.

Estelle (25:16.947)
Moi j’ai un peu tendance à dire qu’en B2B il faut être encore plus… Enfin pardon, je ne pas faire de comparaison mais il faut être encore plus B2C en B2B qu’en B2C. que finalement, tu ce que tu dis, tu as deux personnages. Le travail du personnage c’est vraiment le truc qu’on fait en B2C de façon ultra classique. Donc tu as ton personnage qui achète.

Olivia Jorel (25:26.068)
Oui, je suis d’accord avec toi.

Estelle (25:38.065)
par exemple le RH ou le manager, le DG, j’imagine que ça va être ce genre d’entité-là, avec des temps d’achat qui ne pas les mêmes, des prises de décision qui ne sont pas les mêmes, mais les mécaniques en soi restent les mêmes, c’est juste que ce pas le même persona, puis après tu as un second persona à aller chercher, et donc il faut être super précis pour réussir à faire ce switch d’un persona à l’autre, est fait une histoire plus presque de tempo, de timing qu’autre chose. Donc trouve que c’est vraiment, au contraire, souvent,

Olivia Jorel (25:43.246)
Mais

Olivia Jorel (25:51.886)
Merci beaucoup.

Estelle (26:07.969)
tendance en marketing, moi je pense que c’est une vraie grosse erreur à mettre le B2B un peu sur le côté en dire non le vrai marketing c’est le B2C, sérieusement c’est là où on a les budgets etc. Et en fait c’est une fausse vision, c’est parce qu’on a appris le marketing avec Cutler dans les années 50 en vendant des lessives, mais à un moment donné, oui, n’est-ce pas ? Ça te rappelle tes études n’est-ce pas ? Mais moi j’adore, je suis une aficionados de Cutler parce que je trouve qu’en fait

Olivia Jorel (26:13.838)
Bonne nuit.

Olivia Jorel (26:24.75)
Ça fait longtemps que j’avais pas entendu son nom ! Ça fait très longtemps, oui effectivement !

Estelle (26:36.869)
Pas tout été dit à ce moment-là, faut pas raconter de bêtises, mais une fois que t’as les bases des principes… Keutler, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le mec qui a inventé le marketing. Il est toujours vivant, il est prof à Chicago. Je crois qu’il est encore prof à Chicago, bref. Il a écrit un livre qui s’appelle The Principles of Marketing, donc c’est les principes du marketing. C’est les bases du marketing qui ont été posées. Mais la réalité, évidemment, c’était très B2C parce que c’était la ménagère de moins de 50 ans à qui on vend de la lessive et compagnie.

Olivia Jorel (26:40.842)
Bien sûr.

Estelle (27:05.265)
pour simplifier les choses. Mais la réalité, c’est qu’en fait, le B2B, c’est jamais que du B2C qui vient chercher des éléments en plus. je suis complètement alignée avec ta vision. Tu m’as parlé d’autre chose. Tu as prononcé le mot activation à un moment donné. Quand on préparait cet épisode, tu m’as dit, mais nous, on travaille un marketing un peu différent. travaille un marketing doux. Est-ce que tu peux m’en dire un peu plus ?

Olivia Jorel (27:11.911)
bien sûr, complètement.

Olivia Jorel (27:28.568)
Oui, effectivement, l’idée, encore plus dans les startups B2B, c’est vrai qu’on parle beaucoup de générations de l’acquisition, etc. et où le marketing, effectivement, est presque uniquement cantonné à l’avant-vente, j’ai envie de dire. Or, nous, chez Trenu, on travaille de plus en plus l’après-vente, parce que le marketing continue après la vente. Donc on a, oui, des équipes CSM, etc., qui vont maximiser la satisfaction, mise en place un peu technique, j’ai envie de du programme.

Mais derrière, a quand même tout un sujet de faire en sorte de maximiser le taux d’activation, de maximiser le taux de présence à nos cours, de faire en sorte que les personnes viennent, mais surtout reviennent. Et encore une fois, c’est ce que je disais. Évidemment que si on touche ceux qui pratiquent déjà du sport à l’entreprise, c’est génial. Mais notre challenge, c’est d’aller toucher ceux qui ne pratiquent pas aujourd’hui pour x et y raisons, notamment manque de temps, etc. Et donc…

C’est là pour moi où on a un marketing un petit peu doux, c’est comment on va adresser ce bassin d’audience pour faire en sorte qu’ils viennent, qu’ils reviennent, que lorsqu’il a un décroché on les encourage finalement à reprendre, comment on fait pour les encourager à reprendre, sachant que nous on parle finalement assez peu aux utilisateurs finaux et qu’on a un vrai besoin de relais dans les entreprises que sont nos bailleurs personnels, c’est-à-dire que l’ERH dans les entreprises…

Nous on les outille avec des kits de communication etc. On a une équipe CSM qui les relance. On met en place nous des actions en direct aussi pour pouvoir aller engager toutes ces audiences. on leur parle finalement assez peu directement. Donc c’est là aussi où il a tout ce travail de marketing un petit peu doux, plutôt sur de l’accompagnement, sur…

de l’engagement, comment aussi on se sert de notre produit, parce que nous on a un produit tech en digital, qui aujourd’hui est un support à la vente, c’est-à-dire que c’est un produit sur lequel les collègues peuvent aller s’inscrire à des cours, se désinscrire, parler entre eux, poster des photos, etc. Mais comment on fait en sorte que ce produit-là devienne un vrai produit qui va permettre de maximiser justement cette activation.

Olivia Jorel (29:49.228)
ce taux de pénétration dans les entreprises, comment on fait en sorte qu’ils touchent un maximum de monde. donc, typiquement, en ce moment, on est sur des projets d’aller le gamifier un petit peu plus, de mettre en place des challenges au sein des entreprises ou même parfois entre les entreprises. Mais en tout cas, pour donner un côté aussi un petit peu ludique et permettre doucement d’amener à la pratique sportive sans faire peur, sans parler de performance, c’est juste, on bouge tous ensemble, on passe un bon moment.

et sans trop s’en rendre compte, se met en mouvement globalement.

Estelle (30:23.515)
Ce qui est complexe dans votre positionnement, enfin j’imagine en discutant avec toi je comprends petit à petit les différentes briques, c’est que vous êtes quand même à la croisée de plein plein de choses. B2B, B2C.

En fait, êtes un produit tech, parce que tu le disais, c’est aussi mettre en place, j’imagine, un système informatique qui permet de s’inscrire, etc., de prendre dans des cours et compagnie. Mais vous êtes aussi un produit RH, parce que clairement, j’imagine que c’est aussi pour ça qu’on vous achète. C’est pour créer une certaine émulation, qualité de vie au travail, on en parlait, RSE, santé au travail. Il a quand même beaucoup de sujets qui se jouent. Et puis vous êtes aussi, d’une certaine façon,

un système d’acquisition, prenons le mot marketing, d’acquisition pour des quatre ans parce que si vous mettez au sport des gens qui finalement n’étaient pas sportifs peut-être avant d’avoir le service très mis, l’objectif, bien sûr, ils vont s’équiper.

Olivia Jorel (31:17.312)
ils vont s’équiper. Bien sûr, c’est qu’ils s’équipent à titre individuel, évidemment, tout à fait, complètement.

Estelle (31:20.671)
Bien sûr, et quand tu commences à faire du sport, enfin c’est comme tout, c’est une histoire d’habitude, tu commences à faire du sport avec ton coach au bureau, enfin j’imagine qu’à un moment donné tu dis « tiens, attends, ce week-end, je vais peut-être aller courir ou faire de la natation, prendre le vélo avec les gamins, etc. » Donc il y a quand même une espèce de cercle vertueux qui touche à plein d’éléments et de choses différentes. Ça c’est quelque chose qui pour toi est…

Olivia Jorel (31:32.01)
Évidemment.

Évidemment.

Estelle (31:45.551)
complexe à gérer d’un point de vue marketing, stratégie, communication vers le groupe aussi, ou au contraire, c’est une vraie opportunité de se rendre utile sur plein d’endroits différents. un peu des deux.

Olivia Jorel (31:58.69)
Alors c’est peut-être très personnel, mais moi je vois ça vraiment comme une opportunité. Effectivement. En fait c’est une opportunité d’aller juste… de pas être cantonné à une voix, une façon de faire, etc. Mais effectivement d’être vraiment dans un cercle, on en parle souvent, mais hyper vertueux de ça, ça permet ça, qui va rebondir là-dessus, mais ça va permettre aussi ça, et puis ça va amener ça au groupe, etc. Et c’est là où quand, entre guillemets,

toutes les planètes s’alignent où c’est hyper intéressant à voir et quand on prend trois kilomètres de hauteur on se dit ah ok c’est cool ce qui est en train de se passer quoi et je trouve que du coup oui c’est vraiment une opportunité et finalement au quotidien c’est pas si complexe à gérer vraiment pas si complexe à gérer pareil on a tout un écosystème de coach qu’on abrique aussi à ça et puis on travaille aussi avec Decat sur comment Decat arrive à

à mieux pénétrer le marché des coaches, parce que les coaches ne pas forcément s’équiper de manière naturelle chez les 4, mais nous on a un réseau de 4-4 en gauche, donc tu vois, on peut tout brancher à tous les niveaux et c’est là où c’est hyper intéressant et où il a plein d’idées qui pop un peu partout et on se dit « ah mais en fait quand on branche ça avec ça, ça fait ça, c’est un peu comme un puzzle, puis avec ça, fait ça, et a une finée, ça donne quelque chose qui avance en tout cas dans le bon sens et qui avance dans le sens de…

Estelle (33:03.519)
oui !

Olivia Jorel (33:25.206)
de notre engagement, de ce en quoi on croit et ce qu’on croit notre ennemi, c’est aussi ce que porte le groupe énormément autour effectivement, oui de la pratique sportive, mais même de la santé au sens plus large. Donc c’est là où ça devient hyper légitime j’ai de dire.

Estelle (33:43.199)
En fait, il a un véritable écosystème global autour du sport où on toucher toutes les entrées possibles et imaginables. Est-ce que ça va jusqu’à intégrer, puisqu’on parle des entreprises, puisque vous êtes chez les entreprises, est-ce que ça va jusqu’à intégrer le sport comme un indicateur de performance des entreprises ? Je vais loin quand je dis ça.

Olivia Jorel (33:49.592)
Exactement.

Olivia Jorel (34:03.79)
Non, bah non. Nous aujourd’hui, veut vraiment pas que… C’est vrai que quand on parle de sport en entreprise, on a l’impression que c’est quelque chose, c’est un nice to have, un peu un avantage salarié. Voilà, exactement. Un peu comme la carte resto, quoi. Et on veut pas être un avantage salarié. On veut surtout pas être perçu comme étant un outil de QVT un peu cosmétique.

Estelle (34:12.703)
Faut faire plaisir.

Estelle (34:17.439)
Bye !

Estelle (34:26.143)
Mmh.

Olivia Jorel (34:26.574)
Vraiment pas. Pourquoi ? Parce que nous, croit vraiment fermement que la pratique sportive, ça permet d’améliorer sur le long terme la santé physique et mentale des collaborateurs. On en est persuadés. Maintenant, effectivement, ce qui est plus délicat, c’est d’aller le mesurer. C’est-à-dire comment nous, ce qu’on met en place, c’est-à-dire quelque chose de collectif, va permettre d’améliorer la santé individuelle d’un collaborateur qui, in fine, va impacter positivement

la performance d’une entreprise collective. tu vois, c’est tout ce jeu-là et cette mécanique-là qui n’est pas évidente, mais ce qui est sûr, c’est que nous, a commencé à mettre en place des premiers indicateurs de mesures d’impact dans les entreprises et impact à tous les niveaux. C’est-à-dire effectivement, ça va être sur la baisse du turnover, oui, parce que ça apporte quand même un avantage aux collaborateurs, mais aussi sur la baisse de l’absentéisme.

Estelle (34:59.397)
bien sûr, non mais…

Olivia Jorel (35:21.678)
liés notamment à des maladies plus ou moins long terme, des arrêts maladies, etc. Ça permet également d’augmenter la productivité des équipes. On en est persuadés et nous on le voit et on le vit même en interne quand on a des cours de sport. Généralement derrière à 14 heures tout monde va bien, les idées fusent, etc. Donc on est persuadés que ça améliore aussi la productivité des entreprises et derrière du coup la performance. Donc on a commencé nous à mettre en place

effectivement une mesure entre guillemets de l’impact de ce qu’on fait et demain l’idée étant d’aller plus loin, spoil personne, mais effectivement il y a un sujet d’aller peut-être le mesurer à l’individu aussi parce que pour avoir des données un peu plus précises etc. comment une finée individuellement ça m’a permis d’être en meilleure santé.

Et donc comment moi, titre individuel, je participe globalement à ce que collectivement tout le monde aille beaucoup mieux.

Estelle (36:25.245)
Si je vais un poil plus loin, je vais te donner ma vision personnelle, tout à fait personnelle de ce que je vais faire à mes gosses, pour être complètement honnête. Évidemment qu’on parle d’IA dans tous les sens partout. Nous les premiers dans le marketing, bien sûr que l’IA est là.

Olivia Jorel (36:31.074)
Ahahah

Estelle (36:40.709)
Moi je vois plein de choses extrêmement positives avec Lya, je vois une chose extrêmement négative avec Lya, c’est… enfin extrêmement négative, à la fois positive et négative, c’est que Lya nous facilite sacrément en marketing, moi franchement, ça me facilite sacrément la vie. Ce qui me gène un tout petit poil dans l’histoire de ça me facilite, et je l’utilise, ça me facilite beaucoup la vie, c’est que finalement je fais moins d’efforts. Et je sais que quand je fais moins d’efforts, j’ai moins de propension à refaire des efforts.

Et là, moi, je pense à mes enfants. sont jeunes, ils sont en école primaire collège. Et je me dis, mais eux, vont avoir l’IA dès le départ. Donc leur génération, l’effort, va être une… Sachant que dans la vie, globalement, au travail, mais pas qu’eux…

Olivia Jorel (37:19.896)
bah oui, ils l’ont déjà.

Estelle (37:28.275)
Il a toujours un moment où il faut faire des efforts, où c’est moins confortable, où c’est moins facile, où si on veut aller plus loin, ou si on veut réussir, en tout cas il faut aller plus loin. Donc moi mes gamins je te les ai mis au sport. Ma fille elle a 12 ans, elle est au triathlon, comme ça niveau effort. ouais on n’est pas là pour rigoler !

Olivia Jorel (37:40.91)
Oui ! oui !

Estelle (37:44.421)
Le petit à 6 ans et commence le triathlon l’an prochain, ça demande. Je trouve qu’il a… Alors je suis peut-être peu extrême, mais franchement je ne pas. Je pense que, outre le côté santé, dont on a beaucoup parlé, etc., du sport, il a un côté, entre guillemets, goût de l’effort. Je sais pas comment le dire parce que ça ne paraît pas forcément agréable comme ça, goût de l’effort. Mais quand on fait du triathlon, et plein d’autres sports d’ailleurs…

nécessairement c’est pas facile. Et si tu veux aller au bout d’un triathlon, quel que soit le type de triathlon que tu fais, va falloir quand même un peu te donner et passer à un moment où ça va pas être super agréable tout le temps. Il y a des moments super agréables dans la course ou dans la natation, mais il a des moments qui ne le sont pas. Et moi ce que je dis à mes enfants c’est si vous vous aimez le sport, si vous savez faire ces sports là qui sont des sports qui demandent beaucoup d’implications, qui sont pas faciles tout le temps, vous dans la vie c’est sûr que toute votre équipe là du triathlon

tous les gosses qui y sont, c’est sûr que vous allez super bien réussir parce que vous aurez ce goût de l’effort, cette capacité à aller plus loin que le moment qui est difficile. Ce que la société, à mon avis, risque de perdre avec les IA. Qu’est-ce que t’en penses ? Est-ce que c’est une réflexion que vous avez présente à l’esprit avec Traini notamment ?

Olivia Jorel (38:59.342)
Oui, je suis complètement alignée. Moi, je parle de retour à l’effort. effectivement, on vit de toute façon, et les prochaines générations encore plus, dans un monde où tout est rapide, tout est instantané, optimisé, automatisé. Et en fait, je trouve que le sport reste peut-être un des rares espaces où on ne pas tricher.

Estelle (39:07.871)
!

Olivia Jorel (39:29.07)
et où le progrès prend du temps. donc effectivement, je trouve que le sport, réapprend aux collaborateurs, mais même aux individus d’une manière générale, la valeur du temps et de l’effort. Et ça, je pense que ça peut être que bénéfique aussi, ça réancre, j’ai envie de dire, un petit peu plus dans le moment présent aussi. Ça permet aussi de…

de remettre en perspective le fait qu’en entreprise ou ailleurs, effectivement, pour évoluer, pour avancer dans un projet, prend du temps, ça demande des efforts. Parfois, ça passe, parfois ça casse. Parfois, il revenir à zéro et repartir. Mais pour moi, c’est essentiel. Je trouve que ça réancre peu dans la réalité.

et sortir un peu la tête et se dire ok en fait…

La vraie vie, c’est ça. Ce n’est pas instantané, ce pas en claquant des doigts, ce pas rapide. J’ai lu pour revenir sur le sujet de l’IA, un article un jour qui disait que l’IA sera très bénéfique pour ceux qui sont les meilleurs, c’est-à-dire ceux qui sauront s’en servir au bon moment, de manière efficiente, parce que tout n’est pas automatisable, l’IA ne résoudra pas tout.

Estelle (40:34.399)

Olivia Jorel (41:02.058)
il faut se réancrer un petit peu sur ce qu’on sait faire et je trouve que le sport globalement c’est un des meilleurs moyens de pouvoir le faire et peut-être un des espaces aujourd’hui qui est le plus préservé de tout ça finalement.

Estelle (41:17.211)
Super. Écoute, merci infiniment Olivia d’avoir partagé tout ça avec Je vais essayer de faire un petit résumé un peu rapide. On est parti un peu dans tous les sens donc ça va être difficile pour moi de tout résumer. pour donner les grandes idées, ce que tu nous as expliqué. Train me.

Olivia Jorel (41:23.724)
Oui.

Estelle (41:33.663)
C’est un peu le… j’ai beaucoup aimé ton métaphore de ton image du petit bateau dans le grand paquebot. C’est le petit bateau digital, agile, où on va pouvoir faire plein de choses, tester plein de choses, faire les choses peut-être aussi différemment au sein du gros paquebot qui est le groupe des cattelons. Et ça c’est intéressant aussi, même pour des cattelons d’ailleurs, d’avoir ces petits bateaux agiles qui peuvent faire des choses différemment. Toi bien sûr avec Trenmy, ce qui va être extrêmement intéressant, et ça me fait plaisir que tu dises ça parce que moi j’ai

je suis une marketeuse de marque, j’ai été biberonnée à la marque, c’est que vous venez vous bien sûr utiliser la marque Descatelons qui a un asset tellement puissant, incroyable pour pouvoir développer une entreprise, un service, etc. Donc travailler la marque, petit message personnel pour tous les gens qui nous écoutent, travailler la marque reste quelque chose d’absolument essentiel pour pouvoir réussir tout le reste. Mais bien sûr, mais bien sûr, le travail de marque…

Olivia Jorel (42:13.173)
Incroyable.

Olivia Jorel (42:25.262)
J’essaie de travailler très de miens en parallèle mais c’est vrai que bon. Mais oui, c’est incroyable, c’est indispensable.

Estelle (42:31.453)
Et moi je ne cesse de le dire en marketing, c’est qu’on a l’habitude de pouvoir tout traquer en digital et le travail de marque ça ne se traque pas ou en tout cas ça se traque beaucoup moins, mais sauf que sans la marque on peut réussir.

sauf qu’on réussira mille fois mieux avec la marque. Donc travailler la marque, reste ultra important. Ce que tu nous dis aussi, c’est que quand bien même c’est le petit bateau au sein du grand groupe, il y a une espèce de cercle vertueux qui se crée. Bien sûr, vous vous récupérez la marque, vous récupérez aussi des leads, mais vous pouvez aussi renvoyer des leads. nous as expliqué un petit peu tout ce système de fonctionnement entre vous. Vous êtes un service, vous êtes du digital, vous travaillez les RH et puis vous allez avoir

par des quatre qui lui va venir apporter plutôt le produit en soi et que donc tout va pouvoir bénéficier l’un à l’autre donc il a réellement cet effet d’écosystème global à un moment donné tu parlais de ça de cet écosystème global du sport où finalement ce groupe des quatre longs il vient toucher le sport par toutes les entrées

possible et imaginable. De fait, c’est vertueux pour tout parce que quand on parlait de B2B, de B2C, on disait on est la même personne quand on est au travail et quand on sort du travail. Donc, si on se met au sport dans le cadre professionnel, nécessairement à moment donné, va venir au sport dans le cadre privé. Si on équipe un cadre professionnel, à un moment donné, on va devoir équiper probablement le cadre privé. Donc finalement, alimente tout. On a parlé aussi de cette différenciation d’ailleurs entre B2B et B2C.

pour finalement arriver au constat que le B2B c’est du B2C presque amélioré parce qu’il faut encore aller un poil plus loin, un cran plus loin dans la compréhension de nos consommateurs parce qu’ils sont pluriels. Et puis tu nous disais aussi que le marketing qu’on va pouvoir faire, que vous allez pouvoir faire avec Traimi, c’est ce principe de marketing d’où dans le sens où on n’est pas que dans l’acquisition, on est dans la vie globale du client. Et ça c’est vachement intéressant parce qu’il y a comment engager les personnes, comment leur faire adopter le produit, comment faire en sorte qu’elle reste

Estelle (44:32.821)
avec le produit, comment faire en sorte peut-être qu’elle continue derrière. Donc il y a tout un travail qui vient comme ça découler, qui est pas seulement ce travail de entre guillemets startup, d’installer un logiciel qui va fonctionner super bien machin avec j’imagine un abonnement des ARR etc. C’est pas que ça finalement, on n’est pas qu’un sas voilà, il y a d’autres choses à aller chercher, c’est quand même super super intéressant. Et vous êtes les tellement loin que tu me disais ben en fait on vient créer, on vient chercher à

Olivia Jorel (44:47.827)
Exactement, on n’est pas en sas.

Estelle (45:02.047)
intégrer le sport comme un indicateur de performance des entreprises qu’on va pouvoir finalement, petit à petit, plus ou moins, qu’on va pouvoir aller mesurer, qu’il va pouvoir réellement faire partie de la bonne santé d’une entreprise, de la bonne santé de fait de ses employés, que tout ça participe réellement. n’est pas juste cosmétaux pour faire joli, pour faire bien sur la ligne RSE et dire, regardez, on a fait le boulot, on a fait ce qu’il fallait. C’est qu’on le sait, le cerveau fonctionne mieux. Là, pour le coup, je suis pas spécialiste.

Olivia Jorel (45:25.336)
Exactement.

Estelle (45:32.173)
Le cerveau fonctionne mieux quand le corps est en mouvement parce que tout vient se bouger, le sang circule. J’imagine qu’il plein de choses chimiques qui se passent, mais il n’empêche que, c’est prouvé, le sport vient aider les performances intellectuelles, donc le sport vient aider les entreprises et tous fonctionnent en positif l’un avec l’autre. Pour finir sur, d’un point de vue peut-être plus sociétal, il y arrive le sentiment d’effort, de besoin de travailler l’effort, d’aller plus loin, de ne tricher, d’être dans le vrai et d’aller…

parfois un petit peu dans le dur pour arriver à des choses positives, le sport c’est un formidable moyen de le montrer aux équipes, de le montrer par l’exemple finalement en le faisant. Merci beaucoup Olivia de nous avoir présenté tout cet écosystème que je trouve assez fascinant et d’appétence personnelle parce que moi je suis nouvelle sportive, ça fait quelques années que je fais vraiment du sport mais j’ai mis le doigt dedans, c’est foutu maintenant je pense.

Olivia Jorel (46:17.152)
Merci à toi Estelle.

Olivia Jorel (46:25.262)

On est vite piqués.

Estelle (46:31.247)
Une fois qu’on est piqué, on est piqué. Mais je trouve que c’est vraiment super intéressant d’aller. Évidemment, c’est sympa comme thème que de se dire, moi je travaille tous les jours dans le sport, etc. Surtout que tu me disais, toi tu es une passionnée de sport et toutes les équipes plus ou moins, tout le monde aime le sport d’une manière ou d’une autre chez Descat ou dans le groupe. Mais hormis ça, d’un point de vue marketing, je trouve que c’est super intéressant toute cette…

cet écosystème global. C’est vraiment ça que je retiens, cet écosystème global autour du sport qui finalement peut être intégré à toutes les étapes d’un business. Si on veut peut-être te poser des questions, aller plus loin, travailler avec toi, intégrer pourquoi pas à Traimi dans son entreprise, où est-ce qu’on peut te retrouver Olivia, dis-moi.

Olivia Jorel (47:04.238)
Oui.

Olivia Jorel (47:15.227)
On peut me retrouver sur LinkedIn directement, Olivia Jorel, tout simplement, avec grand plaisir pour échanger. Yes !

Estelle (47:17.535)
Eh ben génial. Je mettrai le lien. Je met… Super, je mettrai le lien bien sûr dans les notes de l’épisode. Olivia, merci beaucoup, c’était un bonheur de te recevoir. T’es la bienvenue quand tu veux sur le podcast du marketing.

Olivia Jorel (47:31.502)
Ça marche. Merci beaucoup Estelle. À bientôt.

 

 

 

 

 


 

 

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