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Une entreprise à impact doit-elle forcément renoncer à la rentabilité?
Le marketing responsable est-il condamné à être moralisateur ou ennuyeux?
Dans cet épisode du Podcast du Marketing, nous déconstruisons ces idées reçues avec Baptiste Hamain, le fondateur de Pimpant qui défend une vision radicalement différente de l’impact. Une vision fondée sur le plaisir, la logique, la simplicité d’usage et l’envie d’agir au quotidien.
Ici, pas de discours culpabilisant. L’objectif est clair : changer durablement les comportements en utilisant les leviers les plus puissants du marketing, ceux qui donnent envie plutôt que ceux qui contraignent.
Pour en savoir plus sur Baptiste Hamain vous pouvez le suivre sur LinkedIn ou visiter le site Pimpant.
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Transcritption de l’épisode
On associe encore trop souvent l’impact à la contrainte. Une entreprise à impact serait forcément moins rentable. Son marketing serait forcément austère, culpabilisant, parfois même ennuyeux. Cette vision est non seulement réductrice, elle est surtout fausse.
Créer de l’impact n’implique pas de renoncer à la performance. Et faire évoluer les comportements n’oblige pas à pointer du doigt ni à faire la morale. Le marketing peut être un formidable levier de transformation, à condition de s’appuyer sur les bons ressorts.
Mon invité l’a parfaitement compris. Plutôt que de chercher à convaincre par la peur ou la culpabilité, il fait un pari radicalement différent. Il mise sur le plaisir, sur la logique, sur la simplicité d’usage. Il conçoit des expériences qui donnent envie d’agir, tout simplement parce que cela fait sens, parce que c’est facile, et parce que chacun peut avoir le sentiment d’avoir un impact concret au quotidien.
Dans cet épisode, nous allons parler d’un marketing qui assume pleinement son rôle. Un marketing qui ne s’excuse pas d’exister. Un marketing qui ne renonce ni à l’efficacité, ni à l’envie, ni à la croissance. Un marketing qui prouve qu’impact et désir peuvent avancer ensemble.
Si vous pensez que le marketing responsable est condamné à être fade ou moralisateur, cet épisode risque bien de vous faire changer d’avis.
Estelle (00:09.162)
Bonjour Baptiste, bienvenue sur le podcast du marketing.
Baptiste – Pimpant (00:12.319)
Bonjour Estelle, merci beaucoup pour l’invitation.
Estelle (00:14.488)
Écoute, merci à toi d’avoir répondu présent. Je suis très contente qu’on puisse discuter aujourd’hui de ce que tu fais, ton, j’allais dire de tes entreprises parce qu’il en a plusieurs. En tout cas, c’est au moins la deuxième, mais en tout cas la deuxième que je connais. On va parler, j’en ai relativement peu parlé, je pense, sur le podcast du marketing. On va parler d’entreprises à impact, notamment et de ce que ça peut vouloir dire et de comment toi tu fais ça chez Pim Pan avant qu’on rentre dans le vif du sujet. Est-ce que tu peux me dire,
qui tu es et ce que tu fais.
Baptiste – Pimpant (00:47.006)
et bien moi je suis donc Baptiste Hamin je suis papa de deux enfants Juliette et Auguste trois ans, sept ans qu’on a eu avec Carline
avec qui j’ai cofondé Pim Pum aussi. on a aussi notre projet entrepreneurial ensemble et Pim Pum c’est la troisième aventure entrepreneurial. On parle moins des échecs, enfin qui n’est pas un échec, c’est une boîte qui existe toujours, mais j’avais monté un bureau d’études en environnement marin à la sortie de mes études ou même pendant mes études et boîte que j’ai laissé à mes associés. n’avait pas forcément la même vision du projet.
Estelle (01:10.698)
tu vois ?
Baptiste – Pimpant (01:28.042)
de c’est pas un échec parce que la boîte existe toujours mais moi je l’ai un peu vécu comme un échec entrepreneurial donc comme tous les échecs on a appris beaucoup de choses et après j’ai monté une boîte pendant huit ans avec mon meilleur pote qui s’appelle Fizzr enfin pas mon meilleur pote s’appelle Vincent mais la boîte s’appelle toujours Fizzr c’est une appli qui permet de transformer ses photos en carte postale personnalisée et voilà aventure de copains pendant 7-8 ans
a revendu la boîte à un groupe industriel qui s’appelle Hexaconta Clairefontaine fin 2019 et été 2020 avec Carline. On s’est lancé dans une nouvelle aventure entrepreneurial qui s’appelle Pimpan où notre objectif c’est de proposer des alternatives du quotidien sur les produits hygiènes maison. Notre gros credo c’est d’essayer de diminuer la consommation de plastique et le transport d’eau inutile.
Estelle (02:23.732)
Ouais alors que je vais te donner ma vision, je suis pas forcément consommatrice de la marque mais je trouve le concept vachement intéressant.
En fait, presque par sa simplicité, tu vas me dire si j’ai bien compris le concept déjà, en gros, c’est de se dire qu’il a plein de produits qu’on utilise au quotidien dans la maison, ne pas, de l’alessif, par exemple, du savon, des choses comme ça, qui sont, je ne pas, 80, 90 % faits avec de l’eau. Donc on va transporter, qu’on va payer. C’est un peu idiot sur le concept d’un point de vue écologique, d’un point de vue peut-être économique aussi d’ailleurs. Et en gros, toi, ce que tu proposes, c’est
vendre la partie solide et puis à nous de rajouter l’eau pour utiliser moins de plastique en packaging, moins de de poids dans le transport aussi j’imagine. C’est ça l’idée c’est d’aller réduire l’impact écologique et d’être peut-être un petit peu plus cohérent en se disant finalement le consommateur peut-être se rajouter son petit lit d’eau ça va pas lui changer grand chose. Limite ça va éviter d’avoir à porter, moi j’aime pas porter des courses, va éviter d’avoir à porter des trucs trop lourds sur les courses. C’est ça l’idée ou pas ?
Baptiste – Pimpant (03:23.79)
Tu as très bien compris le concept et effectivement on propose, c’est vrai que par exemple tu prends un gel douche, as 90 % d’eau, 10 % d’actif, l’actif ça va faire quoi ? Ça va nettoyer, ça va sentir bon, ça va mousser et voilà tu as 5-6 ingrédients dans un gel douche.
un peu plus dans un gel douche industriel. en gros, notre concept de base, c’est de se dire, tu vas dans un rayon de supermarché, tu prends tout ce qui rempli bidon d’eau sur la partie hygiène maison. Et nous, on essaye de proposer des alternatives du quotidien. vas avoir gel douche, dentifrice, lavandin, on est en visage sur la partie hygiène et sur la partie maison, ça va être avec du liquide vaisselle, de la lessive en poudre, là qu’on reconstitue pas, qu’on utilise directement comme on faisait il a 30-40 ans. Donc finalement, on n’a pas réinventé la roue sur ces produits-là.
On a une 70 références aujourd’hui chez Pimpan. Comme je le disais en intro, on l’a créé en 2020, ça fait 5 ans. Maintenant on a 180 000 clients sur notre site internet.
On s’est beaucoup développé en ligne au début parce que quand tu crées une marque, tu crées une nouvelle façon de consommer. Les réseaux sociaux, c’est un outil qui est assez intéressant pour expliquer les choses et embarquer des communautés autour de toi. Et depuis un an, un an et demi, on se développe aussi dans pas mal de points de vente. On est dans 1300 points de vente aujourd’hui. On vise de doubler le parc de points de vente l’année prochaine.
Estelle (04:54.262)
C’est quoi les points de vente ? C’est des supermarchés bio, des choses comme ça ? Ou c’est monoprix ? Pour faire simple.
Baptiste – Pimpant (04:59.55)
c’est des supermarchés bio, ça va être du type l’année prochaine on sera dans pas mal de biocop, Naturalia, Sobio, Biocébon, L’Aviclère, après tu vas avoir pas mal d’indépendants aussi, tu vas nous retrouver sur des sites comme Lafourche, Le Fourgon…
Estelle (05:14.615)
Ok
Baptiste – Pimpant (05:18.607)
de partenaires qui font sens avec la mission générale de notre projet.
Estelle (05:23.8)
Quand on réfléchit au concept de Pimpan, je vois un attrait écologique, un attrait sociétal aussi peut-être, on appelle ça souvent des entreprises à impact. C’est quoi pour toi une entreprise à impact ? Est-ce que Pimpan c’est une entreprise à impact ? Et c’est quoi le concept de l’entreprise à impact pour toi ?
Baptiste – Pimpant (05:41.534)
Oui, j’ai un concept spécial de l’entreprise Impact. C’est-à-dire que nous, concept, le pourquoi on s’est créé, l’idée, on l’a eue sur une plage avec notre fille qui jouait avec des bouteilles en plastique qui avait été déposée par la marée de la veille. Et comme je disais juste avant, on a très bien vendu une entreprise.
plus classique un industriel français et quand tu entreprends tu as besoin d’avoir une motivation très très forte tous les matins et nous notre motivation forte c’est nos enfants et qu’est qu’on veut leur laisser qu’est ce qu’on veut proposer comme environnement au prochaine génération et les produits les alternatives qu’on propose c’est une partie petite partie de ce qu’on propose mais on essaye de créer un environnement
on va aligner les valeurs de travail qu’on peut avoir dans le projet. On essaye de créer quelque chose de global où on se dit, cet écosystème, je serais fier de le présenter à mes enfants plus tard. Et ça, c’est notre mission, projet. Pour moi, c’est ça une entreprise à impact. C’est une entreprise qui ne réfléchit pas à sa génération.
mais qui réfléchit à ce qu’on veut laisser aux prochaines générations et comment est-ce qu’on fait pour mieux faire les choses. Et par contre, comment on le fait ? Pas en mettant en avant que les sujets écologiques, parce que je pense que ce n’est pas aux consommateurs de porter le coup.
la transition écologique. Le coût, ça peut être facilement financier parce que si c’est un produit qui te coûte beaucoup plus cher, ça peut être moins de plaisir, moins d’efficacité et du coup c’est là où on essaie nous de rivaliser et c’est ce qu’on dit toujours aux équipes un gel douche, les cives, un déodorant, tu veux que ça sente bon, tu veux que ça soit efficace, tu veux pas que ça te coûte un bras et t’essayes d’aligner tout ça.
Baptiste – Pimpant (07:51.042)
répondre aux besoins du consommateur. du coup c’est ça une entreprise à impact, c’est une entreprise qui arrive à se mettre dans un écosystème avec des ennemis qui eux la casse écologique, ils la cochent pas forcément ni sociale mais du coup nous on arrive avec nos propres armes et on est quand même capable de de grappiller et de gagner, de gagner quelques combats face à ces mastodontes. Et c’est ça l’esprit général de notre projet.
Estelle (08:19.736)
C’est intéressant ce que tu dis parce que c’est vrai que quand on pense à l’entreprise, impacte.
Globalement, comme moi, on n’y connaît pas grand-chose aux entreprises à impact, non pas que ça ne m’intéresse pas, mais la réalité c’est que j’y connais pas plus que ça. On a un peu souvent tendance à se dire exactement l’inverse de ce que tu viens de dire, à savoir bon, c’est bien, socialement c’est bien, intellectuellement c’est bien, on voit bien que c’est peut-être le sens vers lequel il faut aller. Mais putain c’est chiant, pardon, de le dire comme ça, mais ça va être contraignant, ça va me coûter cher, je vais pas pouvoir faire ce que je veux. Voilà, il a un peu ce côté qui est sous-entendu parfois par l’école.
par le côté social de bon, je vais me rajouter des contraintes. Là, que j’entends dans ton discours, c’est qu’on n’est pas obligé de faire peser ça aux consommateurs et qu’on peut faire des produits sympas, des produits agréables et des produits qu’on va avoir envie d’utiliser sans qu’il ait un impact écologique ou un impact sociétal qui est moindre et que tu peux avoir et cette mission là et un produit sympa. C’est ça, l’idée avec Pim-Pam ?
Baptiste – Pimpant (09:16.654)
C’est ce qu’on essaie de faire. Je peux peut-être le donner au travers d’un produit comme ça, ça se comprend bien. Tu vois, on a lancé récemment un déodorant en poudre à reconstituer. Donc le premier achat est identique à un déodorant classique, c’est-à-dire que tu vas acheter ton Rollon. Dans un supermarché, quand tu vas acheter un Rollon, tu consommes ton déo, tu jettes ton Rollon.
Estelle (09:26.84)
Ok.
Baptiste – Pimpant (09:41.422)
La moitié du coût de fabrication, voire plus de la moitié du coût de fabrication, c’est le contenant en plastique que tu vas jeter encore et encore. Nous, qu’on propose, c’est un Rollon qui est rechargeable. Donc plutôt que de racheter un contenant en plastique qui te coûte cher, nous, la majorité du prix de ce que tu vas payer, ce que c’est dans un stick en papier, c’est la qualité de la poudre et la qualité des ingrédients que tu vas pouvoir récupérer derrière. Donc plutôt que te retrouver à payer 7, 8 euros, un déodorant,
Nous c’est à efficacité égale, c’est efficacité 48 heures. est meilleur produit bio 2026 parce que ça a lieu en octobre-novembre, le meilleur produit bio pour l’année d’après. Meilleur produit bio face à des déos Rollon classiques.
et avec plus de 99 % d’ingrédients d’origine naturelle, excellent sur Yuka, donc on rivalise avec les déos d’or en classique, sauf que ton déo, ta recharge tu vas la payer moins de 5€. Et pourquoi on arrive à faire ça ? Parce qu’on travaille toute notre chaîne de valeur, c’est…
une usine où on ne manipule que de la poudre donc on a besoin de 10 fois moins de place on consomme 100 fois moins d’eau qu’une usine traditionnelle on rejette 100 fois moins d’eau qu’une usine traditionnelle donc des eaux usées où on ne pas trop comment c’est traité aujourd’hui et comment on les retrouve et en fait l’impact il est général mais le consommateur il ne le porte pas c’est à qu’il va se retrouver à payer sa recharge moins de 5 euros son deo il est prêt instantanément en mélangeant la poudre de l’eau dans son roll-on rechargeable et il a un deo efficacité 48
qui sont bons et qui va kiffer pendant le mois qui arrive. du coup c’est comme ça qu’on arrive nous à trouver des solutions en allant chercher des innovations de rupture comme le déodorant en poudre. je te cite le déodorant en poudre, nous on a postulé sur quatre produits pour meilleurs éco-produits. Meilleurs éco-produits tu vas voir 100 consommateurs qui te connaissent pas et ils vont juger tes produits face à des produits traditionnels.
Estelle (11:41.432)
Ok
Baptiste – Pimpant (11:42.432)
complètement à l’aveugle. Pas à l’aveugle, tu vois le packaging. Mais tu vas prendre du pimpant et puis tu vas prendre des produits que tu vas retrouver dans un rayon de supermarché. nous, a depuis, ça a un coût de postuler. Donc on en a fait deux l’année dernière. On a fait le dentifrice liquide vaisselle. Cette année, on a fait la lessive et on a fait le déodorant rechargeable. Dans les quatre catégories différentes, on a gagné.
Estelle (12:04.724)
énorme, bravo
Baptiste – Pimpant (12:05.678)
Et ce n’est pas l’argument écologique qui prévaut, c’est le rapport qualité prix, l’efficacité, le plaisir, et après le niveau de packaging qu’on va chercher, C’est là-dessus et du coup, tu vois, on arrive à prouver que notre mission très haute, elle change pas et nous notre objectif, notre milestone tous les jours, c’est OK, combien de bidons et de tubes en plastique à usage unique qu’on a évité ? Et ce qui est intéressant, c’est que…
T’as des boîtes où aller chercher en permanence de l’hyper-croissance ne pas forcément avec les ressources finies qu’on a sur la Terre. Nous, est un peu dans un sens inverse. Plus on est en hyper-croissance, plus on évite, mieux on se donne des chances pour les prochaines générations.
Estelle (12:55.32)
C’est intéressant ce que tu dis, que… Enfin, c’est intéressant, pardon, mais c’est presque antinomique comme truc. C’est-à-dire que si je comprends bien ce que tu es en train de me dire, le produit que tu proposes, ce pas pour faire la pub de ton produit, ce n’est pas la question, c’est vraiment la mécanique que j’essaie de comprendre.
Le produit tu proposes est plus intéressant d’un point de vue écologique, d’un point vue probablement sociétal, d’un point de vue coût logistique, etc. Tu utilises moins de ressources finalement, disais 100 fois moins d’eau, moins d’espace.
pas vraiment plus cher, j’ai l’impression qu’un produit de qualité équivalente. Et quand il est testé par des consommateurs, tu as quatre produits qui ont été testés, les quatre produits sont considérés comme les produits gagnants. Du coup, je me mets deux secondes à la place de tes concurrents, des Unilever, Procter, etc. Des grosses boîtes de produits d’hygiène et d’entretien de la maison. À un moment donné, je présume.
ils vont se dire, non mais attends, d’abord c’est qui lui ? Et puis même les consommateurs, il a un moment donné, la logique voudra que ça ouvre un peu les chakras de tout le monde et que les gens se disent, mais attends, c’est ça que je veux. Si c’est mieux sociétalement, mieux d’un point de écologique et que moi ça ne me coûte pas ni en contrainte, ni en coût financier, pourquoi est-ce que je n’irai pas là ? Est-ce que tu n’as pas peur que les gros mastodontes viennent, que tu sois en train d’ouvrir le marché, qu’ils viennent te manger par derrière ?
Baptiste – Pimpant (14:23.848)
Non le…
Baptiste – Pimpant (14:27.566)
Le monde de l’entreprise à impact, as envie de leur dire copier nous. Nous notre gros défi et tu je te l’ai dit en numéro 1, c’est pour ça qu’on communique beaucoup sur les réseaux sociaux, c’est de démocratiser un nouvel usage. Aujourd’hui on mange un gâteau qui tout petit.
le gâteau du liquide il est 100, 200, 1000 fois supérieur en termes de part de marché qu’on pourrait se donner donc si demain une e-liver a la bonne idée de lancer 3, 4 marques en poudre à reconstituer au contraire et c’est l’opportunité de marché que nous on détecte c’est à dire il a un nouvel usage nous on se sert de nouvelles façons de communiquer les réseaux sociaux, alors c’est pas nous les réseaux sociaux mais
Quand t’es une marque qui est là depuis 40-50 ans, les réseaux sociaux, t’as encore du mal à appréhender le sujet et tu arrives à bien vendre en GMS parce que t’as ton commercial qui vient replacer en avant ton produit tous les jours. En ligne, c’est un petit peu plus compliqué parce que quand t’es content d’un site, quand tu vas sur pimepan.com, que t’es content des produits, tu viens re-acheter. là, le commercial dans son rayon, ne pas faire grand chose face à nous. Donc, est-ce qu’on a peur ? Non, au contraire, on leur dit copier nous.
on les invite à notre usine, parce qu’ils viennent voir. On leur montre… Et nous, a une conviction forte, c’est qu’on ne que de la poudre. On est une petite équipe, on bouge hyper vite et on pense qu’on a de meilleures chances de réussite industrielle qu’un très gros. c’est… Tu vas continuer. Parce que plus agile, parce que focus uniquement sur la poudre, fabriquer un produit en R &D…
Estelle (15:50.826)
ok.
Estelle (16:08.408)
plus agiles ?
Baptiste – Pimpant (16:17.414)
t’es content de ton dého parce qu’il est efficace réussir à mélanger les poudres à échelle c’est à que tu n’en fais pas un des dého tout le monde pourrait faire son dého pimpant chez lui directement bon on va mettre trois quatre heures à faire son dého ça va coûter plus cher mais tu peux le faire toi même ton dého
Par contre le mélanger à échelle, à faire plusieurs tonnes de poudre, être capable de la mettre correctement dans un stick et avoir une expérience sympa quand tu reconstitues ton produit.
Là il y a du travail et c’est tout notre savoir-faire et ça fait cinq ans qu’on fait que ça. Et on se lève tous les matins uniquement avec cet objectif là. Tu ne nous verras pas demain faire du solide, tu ne nous verras pas demain faire du liquide. Nous on est focus uniquement sur la poudre et tu vois on l’a vu dans l’extérieur. Moi dans mon aventure précédente avec Fizeur on faisait que de la carte postale. Et on était focus que sur le sujet. On est passé de…
on envoyait 50, 70 cartes postales par jour à un atelier de fabrication, on envoyait jusqu’à 100 000 cartes postales par jour. Tout avait été automatisé et tout avait été bien pensé. Et le fait d’avoir une usine de toute façon tu ne pas être compétitif en faisant dans une usine où il y a déjà du liquide, en faisant aussi de la poudre parce que tu es obligé de rationaliser tes espaces et nous tout est conçu pour avoir l’usine la plus optimisée, la plus petite possible.
c’est comme ça que ça fonctionne dans une usine aujourd’hui, ils prennent la taille de l’usine, tu veux un produit, tu prends tes 15 % de fizes juste pour que tes matières premières arrivent dans l’usine, tu payes le ratio d’électricité, tu payes le ratio d’eau, alors que nous on a tout rationalisé parfaitement pour que ça soit le moins cher possible et on pense que c’est comme ça qu’on va gagner le combat et on attend qu’une chose c’est qu’un très grosse lance, parce que le jour où un grosse lance
Baptiste – Pimpant (18:09.403)
on pourra aller chercher avec nos arguments l’énormité, l’énorme marché qui est en train de se faire.
Estelle (18:16.31)
C’est-à-dire si un très grosse lance, parce qu’il a une grosse part d’éducation dans le boulot que vous faites quand vous parlez de la communication sur les réseaux, c’est ça.
Baptiste – Pimpant (18:21.71)
C’est ce qui nous coûte le plus cher en fait. C’est ce qui nous coûte le plus cher.
c’est que les gens comprennent qu’avec un stick de poudre, tu peux te retrouver avec un dentifrice qui efficace, avec le bon taux de flux or, qui va avoir un super goût quand tu vas prendre un stick de poudre de liquide vaisselle, ça va bien nettoyer ta vaisselle, c’est efficace, ça sent bon. C’est ça notre plus gros défi aujourd’hui, c’est le premier usage.
Estelle (18:51.8)
C’est marrant parce que c’est souvent un point qui est…
je trouve, qui est mis de côté, qui est mal compris, mal perçu par notamment des entrepreneurs qui veulent lancer un nouveau produit, un nouveau service et qui se disent, il que je sois sur quelque chose d’innovant, qui n’existe pas, etc. Et moi, en général, quand c’est des clients ou quand on vient me demander des conseils, je dis, attention, si ça n’existe pas, ça peut être super intéressant, ce n’est pas la question. En revanche, il falloir s’assurer qu’on va être capable d’éduquer et qu’on va avoir les ressources, le budget, les ressources, enfin les ressources au sens global pour pouvoir éduquer parce que c’est…
C’est effectivement, enfin c’est ce que tu dis, c’est le premier coup. C’est vraiment un élément qui peut ralentir énormément, voire qui peut t’empêcher de délivrer quand bien même tu as un très très bon produit. Si ton marché n’est pas éduqué, si les clients ne pas prêts à l’acheter, à comprendre, à l’utiliser, tu te retrouves coincé.
Baptiste – Pimpant (19:40.686)
J’ai une approche peut-être un petit peu différente de la façon dont notre projet s’est passé et de pourquoi des très grosses ne sont pas encore lancées. Quand tu es pimpant, que tu as 50 ou 100 clients en ligne, que tu fabriques un premier gel douche qui est imparfait,
C’est pas très grave, t’as 100 clients qui vont peut-être pas revenir. Sauf que ça c’était il a 5 ans et si tous les mois, tous les deux mois, tous les trois mois tu réitères avec une nouvelle version qui est de plus en plus performante et qui aujourd’hui arrive à gagner les meilleurs prix.
tu peux pas y arriver si tu n’es pas à la 15e, 20e, 30e itération. qu’il y a trop de problèmes possibles dans toute la chaîne de valeur. Parce que je suis sûr que des L’Oréal Unilever font des meilleurs gels-douche que nous en R &D. C’est évident.
sortie de ligne, et là ça je parle de… Nous notre focus, on est une boîte qui fait de l’hygiène et de la cosmétique, mais fait nous notre sujet c’est d’être focus sur le consommateur et on pense qu’à lui tout le temps, tout le long de la chaîne de valeur. Et aujourd’hui qu’il y un meilleur gel douche ou dentifrice que nous, enfin une chaîne de valeur, je suis pas persuadé qu’ils vont y arriver tout de suite.
Estelle (21:01.057)
qu’ils n’ont pas eu l’itération que vous avez pu avoir avec vos clients et les retours clients, etc.
Baptiste – Pimpant (21:05.646)
…
complètement. En fait derrière un gel douche, tu une listing tea, c’est hyper simple. fait, tu 15 milliards de produits possibles, différents. as des associations entre les produits qui marchent pas. Tu te retrouves avec des problèmes de sur le… Nous, on travaille à poudre. C’est hyper sensible à l’eau, c’est hyper sensible à l’humidité, à la chaleur. Et du coup, ça fait cinq ans qu’on se plante, même si maintenant on évolue en niveau de produit. Et c’est le nerf.
de la gare de toute façon c’est le réachat en tant que client.
Estelle (21:40.516)
Claire, je voudrais revenir deux secondes sur la com parce que je pense que c’est un vrai point absolument primordial. Vous, Pimpan en tout cas, je ne pas si c’était le tout début de Pimpan, mais c’est là que Pimpan est devenu…
public aux yeux de beaucoup de gens. Tout monde s’en souvient peut-être pas, mais vous êtes passé sur qui veut être mon associé, l’émission qui passe, je ne plus sur quelle chaîne ça passe, mais qui passe à la télé publique et où tu as des investisseurs qui viennent investir dans des projets, donc des gens qui pitchent leurs projets. Vous vous avez pitché, je vais te laisser raconter quand même l’histoire, mais vous avez pitché, ça s’est pas méga bien passé et c’est là que Pimpan a émergé.
face au public et notamment sur l’éducation de grande consommation ou pas.
Baptiste – Pimpant (22:28.206)
ça s’est très bien passé. D’un point de vue nouvelle entreprise pimpant et d’un point de vue business, ça a été incroyable pour nous. Je pense qu’on n’aurait pas pu rêver un meilleur passage.
Estelle (22:29.912)
Ha ha
Baptiste – Pimpant (22:44.494)
Donc c’est sur M6, tu passes devant 5-6 investisseurs et ils décident ou non d’investir dans ton projet. Et nous les 5 nous ont bâché. Le reportage s’est bien passé parce qu’ils ont testé nos produits, notre dentifrice notamment. Ils ont bien aimé nos produits et on a été remis en question sur notre approche sociale du travail. Sauf que…
l’entrepreneur, du coup ils ont pas pris le bon côté de l’entrepreneur, ils ont pris le côté chef d’entreprise qui est là pour exploiter ses salariés et du coup t’as eu des punchlines incroyables comme Marc Simoncini qui disait qu’on partait faire la guerre en tong, notamment par rapport à notre approche du travail, le fait d’autoriser le télétravail, le fait que toutes les 100 % des équipes soient actionnaires du projet, Des choses qui nous nous paraissent évidentes pour recruter les meilleurs, les garder et les mettre en permanence dans les meilleures conditions, qui leur
Et du coup, si tu veux, on a fait un très très bon buzz positif par rapport à ça parce qu’on a reçu le soutien du public. Et derrière le public, c’est des gens qui consomment potentiellement des produits. on a été chercher… On allait pour chercher 150 000 euros en levée de fonds, on a fait 150 000 euros de chiffre d’affaires en 45 minutes. On fait 200 000 euros dans la journée, enfin un million sur le mois, alors qu’on faisait 100 000 euros le mois d’avant.
Estelle (24:02.91)
Énorme, finesse !
Baptiste – Pimpant (24:10.07)
Donc oui il y a eu un avant et un après sur le passage de cette émission et ça a aidé à l’image de la boîte de se faire bâcher. on en pris un petit peu pour l’égo mais c’est pas le plus important. Le plus important c’est qu’est-ce qui ressort pour le projet et comment est-ce qu’on arrive à embarquer des communautés.
Estelle (24:30.871)
C’est alors.
C’est un point super important. Ça a aidé sur l’image de la marque parce que je voudrais qu’on y revienne parce que vous avez parlé notamment du rapport que vous avez avec vos employés et les personnes qui travaillent sur le projet Pim Pan. Et c’était un peu antinomique avec le côté très capitaliste pour simplifier les choses que les investisseurs pouvaient avoir. Mais du coup, vous avez eu la population avec vous parce que tout monde s’est un peu érigé en disant, mais attends, c’est quoi ces salopards, pardon. Mais c’était un peu ça.
Baptiste – Pimpant (24:58.606)
Les gens ont pas compris pourquoi ils investissaient pas. La production derrière n’a pas compris pourquoi il n’y avait aucune proposition sur notre projet. Toi on était des entrepreneurs assez expérimentés avec Carline, on y allait avec un niveau… Parce que même avant le projet on avait…
des très bons chiffres sur le projet qui n’ont pas du tout été remis en question. Il y a eu deux sujets clés en fait. C’est un, gens ont vu le produit, il y eu la démonstration du produit à la télé et ça a été apprécié, le test produit. Donc ça c’est quand même un premier élément, c’est pas que ça, c’est pas que l’approche du travail, c’est ce premier élément, c’est-à-dire ok, en plus ça l’air cool. Et deuxième sujet, ok, on a envie de les soutenir ces gens-là parce qu’ils méritent mieux.
Estelle (25:42.05)
C’est génial.
Baptiste – Pimpant (25:55.374)
Et du coup, on a à embarquer, on a beaucoup joué dessus d’un point de vue communication. On joue moins dessus maintenant, ça fait deux ans. On a fait le tour du sujet, ça été effectivement l’une des plus grosses mises en avant du projet depuis sa création.
Estelle (26:19.036)
Pour toi, ça a été une communication de communauté, c’est-à-dire c’est la communauté qui a finalement porté le projet à un moment donné, comment tu as orienté les choses d’un point de vue com.
Baptiste – Pimpant (26:28.174)
On a été attaqué sur un sujet qu’on adore et notamment on a beaucoup communiqué sur LinkedIn dessus.
ils nous ont attaqué sur le 100 % remote sauf qu’on a monté Feasr qui une boîte qui est passée de 0 à 2 millions d’utilisateurs en 7-8 ans qu’on a revendu des dizaines de millions d’euros et qui était 100 % remote et ça faisait 10 ans qu’on maîtrisait extrêmement bien ces sujets on prenait beaucoup on prend beaucoup la parole sur le futur du travail
on prenait avant le passage et on a beaucoup travaillé pendant le passage aussi pour continuer d’embarquer les gens et tu as deux trois semaines
où on dit tu passes dans deux trois semaines et là on a beaucoup accès autour de ce sujet là. Tu peux voir ton passage une semaine avant, je ne sais pas si tu peux toujours le faire mais à l’époque tu pouvais le faire. Je crois qu’ils ont bloqué le sujet et du coup tu sais exactement sur quoi tu vas être attaqué et on avait préparé toutes les communications autour de ça. Donc ça a été incroyable et oui l’état d’esprit c’est d’essayer d’embarquer les gens. Après je pense que ça marche parce qu’il y a une authenticité.
derrière le projet et nous ça plaît bien, a un projet familial, équipes elles le vivent comme nous ce projet là, vois, donc c’est des choses qui se transpirent.
Estelle (28:00.184)
Tu me disais quand on discutait un peu en off, le persona de Pimpan, c’est nous, c’est Karline et toi, vous avez vraiment construit le produit que vous vouliez avoir aussi pour vous, pour votre famille.
Baptiste – Pimpant (28:14.158)
Ouais, bah tu vois tout à l’heure quand tu nous dis oui, bah quand on pense écologie, on pense chiant, on pense pas efficace, ça coûte cher et ça pue. Non, nous on a envie de… Je pense qu’avant Pimpan, on n’était pas des exemples de l’écologie. Et ce qui est intéressant, c’est que maintenant on a une approche beaucoup plus forte de…
et de comment on qu’on a envie de faire pour les prochaines générations et je pense que c’est ce qui se ressent aussi au travers de produits qu’on propose c’est à qu’on veut faire mieux mais sans se prendre la tête et du coup tout est construit autour de ça
Estelle (28:54.048)
Ouais, c’est C’est assez cool et je trouve que… Je trouve qu’effectivement c’est plus facile aussi pour tout monde, c’est-à-dire que… On a tous envie que ce soit mieux et que, voilà, que pour nos gamins, la vie soit plus jolie et que les choses se passent plutôt bien, mais…
Baptiste – Pimpant (29:08.142)
Mais c’est la stat si tu veux, tu 80-90 % des gens qui disent oui moi je veux mieux consommer mais dans l’acte d’achat c’est pas 5 % des gens. Donc du coup nous c’est comment est-ce qu’on va chercher ces 75 % là ? Bah on fait comme on répète un peu notre transition à nous avec Carline.
Estelle (29:26.484)
Vachement intéressant. Merci beaucoup d’avoir partagé ça avec nous aujourd’hui. trouve que j’aime beaucoup moi cette idée de, on va faire en sorte que ce soit pas chiant et que ce soit facile en fait pour les gens et que c’est peut-être ça qui est le meilleur levier pour qu’il ait un nouvel usage et que les gens testent.
Baptiste – Pimpant (29:45.902)
Ouais mais on en a marre que les gens nous donnent des leçons tout le temps. Autant essayer de se faire plaisir, d’essayer de faire mieux, de faire juste son petit pas et puis tout ira bien.
Estelle (29:58.526)
Ouais ! Écoute, merci beaucoup Baptiste. Si on veut en savoir plus sur Pimpan, on a des questions à te poser, où est-ce qu’on peut te retrouver, dis-moi ?
Baptiste – Pimpant (30:07.182)
Bah bah t’as notre site www.pam.com, on est sur les réseaux sociaux, Instagram on est pas mal actifs et puis après si vous voulez m’envoyer un petit message n’hésitez pas à m’envoyer un message sur LinkedIn directement.
Estelle (30:15.628)
ça marche. Bon je mettrai les liens dans les notes de l’épisode. Merci beaucoup Baptiste et puis écoute t’es le bienvenu quand tu veux sur le podcast du marketing.
Baptiste – Pimpant (30:23.059)
Merci beaucoup, salut !
Estelle (30:25.01)
À très bientôt.
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