fbpx

Le personal branding est-il vraiment devenu obligatoire pour vendre en B2B – Episode 316

ou écouter sur :

>> Répondez à l’étude ‘CMO & Marketing 2026: priorités, arbitrages et nouveaux équilibres’ et recevez les résultats en priorité <<

 

La question est devenue centrale pour de nombreuses entreprises B2B: faut-il désormais être visible personnellement pour vendre?

Pourquoi le B2B n’est plus aussi rationnel et anonyme qu’il l’a été, comment la confiance s’est déplacée des marques vers les individus, et quel est le vrai rôle du fondateur, du dirigeant et des experts internes dans la stratégie marketing.

 

Vous découvrirez :

• Pourquoi la parole individuelle rassure plus que le discours corporate

• Ce que le personal branding B2B n’est pas (et pourquoi ce n’est pas de l’influence)

• Comment transformer l’expertise interne en levier commercial

• Quelles entreprises peuvent s’en passer et lesquelles prennent un risque stratégique

• Les règles pour un personal branding efficace, crédible et soutenable

 

Un épisode pour prendre du recul, faire les bons choix et décider si, comment et pourquoi intégrer le personal branding dans votre stratégie B2B.

 

—————
🔔 Pensez à vous abonner au Podcast du Marketing
💌 À rejoindre ma  newsletter
⭐⭐⭐⭐⭐ Et à me laisser un  avis 5 étoiles sur iTunes ou Spotify

 

—————

 

Et puis sinon, vous pouvez aussi


Transcription de l’épisode

Pendant longtemps, vendre en B2B reposait sur une promesse simple. Une offre solide, une marque rassurante, quelques commerciaux bien formés. Aujourd’hui, ce modèle montre ses limites. Les prospects comparent, doutent, repoussent leurs décisions. Ils n’achètent plus seulement une solution, ils choisissent des personnes.

Une question revient alors de plus en plus souvent chez les dirigeants, les fondateurs et les équipes marketing. Faut-il désormais être visible personnellement pour vendre en B2B ? Faut-il prendre la parole en son nom, incarner son expertise, s’exposer sur LinkedIn ou ailleurs pour générer des opportunités commerciales ?

Le personal branding est partout. Certains en font un passage obligé. D’autres le rejettent, par inconfort, par manque de temps ou par conviction. Beaucoup s’y engagent sans stratégie claire, avec le sentiment diffus que « tout le monde le fait », sans toujours savoir pourquoi ni pour quels résultats.

 

Dans cet épisode, nous allons prendre du recul. Nous allons questionner le rôle réel du personal branding dans une stratégie B2B performante. Nous allons distinguer ce qui relève du levier business de ce qui relève de la tendance. Nous allons aussi parler des fondateurs, des dirigeants et des experts internes, parce que la visibilité personnelle ne concerne pas qu’une seule fonction.

Le personal branding est-il devenu obligatoire pour vendre en B2B, ou est-ce un faux débat ? Peut-on encore s’en passer ? Et surtout, dans quelles conditions devient-il un avantage concurrentiel plutôt qu’une contrainte supplémentaire ?

C’est ce que nous allons explorer ensemble, de façon concrète et pragmatique.

 

Partie 1 – Pourquoi le personal branding s’impose dans le B2B aujourd’hui

  • La fin du B2B rationnel et anonyme

Pendant longtemps, le B2B s’est raconté comme un univers rationnel. Des décideurs objectifs, des appels d’offres structurés, des critères clairs, des comparatifs fonctionnels. Une bonne solution devait logiquement l’emporter sur les autres. Cette vision rassurante ne correspond plus à la réalité du terrain.

Les processus d’achat se sont allongés, complexifiés et fragmentés. Plusieurs interlocuteurs interviennent, chacun avec ses priorités, ses peurs et ses enjeux politiques internes. Du coup, la décision finale n’est jamais purement rationnelle. Elle est influencée par la perception du risque, par la confiance accordée au prestataire et par le sentiment de compréhension mutuelle.

Le B2B est aussi devenu tout sauf anonyme. Les prospects se renseignent bien avant un premier contact commercial. Ils lisent des contenus, observent les prises de parole, analysent les opinions et les positions. Ils cherchent des signaux de crédibilité, mais aussi des signaux humains. Ils veulent comprendre à qui ils ont affaire.

Une entreprise peut proposer une excellente offre et rester invisible émotionnellement. À l’inverse, un dirigeant ou un expert  peut rassurer, expliquer, clarifier et créer un lien avant même la première réunion. Le B2B n’a pas cessé d’être exigeant. Il est devenu profondément relationnel, et en ça il commence vraiment à se rapprocher du BtoC.

 

  • La défiance envers les marques, la confiance envers les individus

Les marques B2B ont longtemps cherché à maîtriser totalement leur discours. Messages validés, éléments de langage lissés, promesses génériques. Cette approche rassure en interne, mais elle rassure de moins en moins les prospects. La parole corporate est perçue comme contrôlée, parfois déconnectée du réel, souvent interchangeable.

À l’inverse, la parole individuelle crée un rapport différent. Un dirigeant qui explique ses choix, un expert qui partage son analyse ou un fondateur qui raconte ses apprentissages apporte un niveau de crédibilité que la marque seule n’atteint plus. La confiance se déplace vers les individus parce qu’ils incarnent une expérience, une vision et une responsabilité personnelle.

Cette confiance ne repose pas sur la perfection du message. Elle naît de la cohérence, de la constance et de la clarté des prises de position. Un individu peut reconnaître une limite, assumer un point de vue ou expliquer un arbitrage. Une marque le fait rarement de manière crédible.

Dans un environnement B2B saturé d’offres similaires, cette dimension humaine devient différenciante. Les prospects ne cherchent pas seulement un prestataire compétent. Ils cherchent quelqu’un en qui ils peuvent avoir confiance, quelqu’un qui comprend leurs enjeux et qui sera encore là lorsque les choses se compliqueront. C’est à ce niveau que la parole individuelle prend une valeur stratégique.

 

Partie 2 – Le vrai rôle du fondateur, du dirigeant et des experts

  • Fondateur visible ne veut pas dire influenceur LinkedIn

Être visible en tant que fondateur ou dirigeant ne signifie pas devenir un créateur de contenu à plein temps ni adopter les codes des influenceurs. Le personal branding en B2B n’est pas une course à la viralité. Il s’agit d’abord d’un outil de clarification et de crédibilité.

Un dirigeant visible n’est pas celui qui publie tous les jours. C’est celui qui prend la parole quand il a quelque chose d’utile à dire. Il explique une vision, un arbitrage, une conviction métier. Il aide ses prospects à mieux comprendre un marché, un problème ou une transformation en cours. Cette parole a de la valeur parce qu’elle est directement reliée à des décisions réelles et à une responsabilité assumée.

Le risque consiste à confondre visibilité et exposition. Publier sans intention claire dilue le message et affaiblit la crédibilité. À l’inverse, une prise de parole plus rare mais alignée avec la stratégie de l’entreprise renforce la confiance. Le fondateur devient alors un repère, pas un animateur de réseau social.

Le personal branding utile en B2B sert le business avant de servir l’ego. Il soutient les équipes commerciales, rassure les prospects et simplifie les discussions. Il ne remplace ni la marque ni l’offre. Il les incarne et les rend plus lisibles.

 

  • Transformer l’expertise interne en levier commercial

Le personal branding devient réellement efficace lorsqu’il ne repose pas uniquement sur une personne, mais sur un collectif d’expertises. Trop d’entreprises concentrent toute leur visibilité sur le fondateur, alors que la valeur perçue se joue souvent ailleurs. Dans la capacité à démontrer une compréhension fine des problématiques clients, à plusieurs voix.

Les experts internes disposent d’un capital souvent sous-exploité. Consultants, chefs de produit, responsables techniques ou commerciaux seniors vivent les enjeux du marché au quotidien. Leur parole est concrète, crédible et directement connectée aux problématiques terrain. Lorsqu’elle est structurée et accompagnée, elle devient un puissant levier marketing et commercial.

Transformer cette expertise en contenu utile suppose un alignement clair. Le marketing donne le cadre, les ventes partagent les objections récurrentes, les experts apportent la matière. Le personal branding cesse alors d’être individuel pour devenir stratégique. Il nourrit les cycles de vente, raccourcit les phases de réassurance et élève le niveau de discussion avec les prospects.

Cette approche présente aussi un avantage organisationnel. Elle réduit la dépendance à une seule figure visible et renforce la marque employeur. Une entreprise qui valorise l’expertise de ses équipes envoie un signal fort au marché. Elle montre qu’elle ne vend pas seulement une promesse, mais une intelligence collective capable d’accompagner ses clients dans la durée.

 

Partie 3 – Faut-il vraiment s’y mettre (et à quelles conditions)

  • Les entreprises qui peuvent s’en passer… et celles qui ne le peuvent pas

Toutes les entreprises B2B ne sont pas égales face au personal branding. Certaines peuvent encore s’en passer sans impact majeur sur leurs ventes. D’autres, en revanche, prennent un risque réel en l’ignorant.

Les organisations installées, avec une marque forte, une notoriété historique et des canaux d’acquisition bien rodés, peuvent continuer à performer sans exposition individuelle marquée. Leur crédibilité est déjà acquise et leurs clients achètent avant tout une capacité d’exécution éprouvée. Le personal branding peut y jouer un rôle d’amplification, mais il n’est pas critique.

À l’inverse, pour les startups, les cabinets de conseil, les agences ou les éditeurs SaaS en phase de croissance, l’absence de visages identifiés ralentit fortement la traction commerciale. Quand l’offre est nouvelle ou peu différenciée en apparence, la confiance devient le principal déclencheur d’achat. Les prospects cherchent des repères humains pour réduire leur perception du risque.

Le personal branding devient alors un accélérateur stratégique. Il ne remplace ni la qualité de l’offre ni l’efficacité commerciale, mais il facilite l’entrée en relation. Il ouvre des portes, crédibilise les discours et fluidifie les cycles de vente. Dans ces contextes, s’en passer n’est pas impossible. C’est simplement plus long, plus coûteux et plus incertain.

 

  • Les règles pour un personal branding B2B efficace et soutenable

Un personal branding B2B efficace repose sur des règles simples, mais exigeantes. La première consiste à choisir les bons porte-parole. Il ne s’agit pas de rendre tout le monde visible, mais d’identifier les personnes légitimes, capables de porter un discours clair, aligné avec la stratégie de l’entreprise et crédible auprès des clients.

La seconde règle concerne les messages. Parler de soi n’a aucun intérêt. Parler des problèmes des clients, de leurs arbitrages, de leurs erreurs fréquentes et des tendances de fond du marché crée immédiatement de la valeur. Le personal branding n’est pas un journal intime professionnel. C’est un média au service de la compréhension et de la décision.

La régularité doit rester soutenable. Une cadence irréaliste mène à l’essoufflement ou à des contenus creux. Mieux vaut une prise de parole maîtrisée, cohérente dans le temps, qu’une surproduction opportuniste. La crédibilité se construit sur la durée, pas sur un pic de visibilité.

Enfin, il est essentiel de poser des limites claires. Tout ne se partage pas. Certaines discussions relèvent du commercial, du confidentiel ou de l’interne. Un personal branding bien mené protège la réputation de l’entreprise autant qu’il la développe. Lorsqu’il est pensé comme un actif stratégique et non comme une contrainte, il devient un levier puissant, durable et parfaitement aligné avec les objectifs business.

 

Conclusion

Le personal branding n’est ni une mode passagère ni une obligation universelle. Il est devenu un révélateur. Un révélateur de la manière dont les décisions B2B se prennent aujourd’hui, de la place centrale de la confiance et du rôle croissant des individus dans des marchés saturés d’offres similaires.

Dans cet épisode, nous avons vu que le B2B n’est plus un univers froidement rationnel et anonyme. Les décisions d’achat sont collectives, complexes et profondément humaines. Nous avons aussi compris pourquoi la parole des individus inspire davantage confiance que les discours corporate, parce qu’elle est incarnée, assumée et reliée à une expérience réelle. Le personal branding utile n’est pas une quête de visibilité, mais un outil de clarté et de crédibilité au service du business.

Nous avons distingué le rôle du fondateur, du dirigeant et des experts internes. Aucun n’a vocation à devenir influenceur, mais chacun peut contribuer à rassurer, expliquer et élever le niveau de discussion avec les prospects. Nous avons enfin vu que toutes les entreprises ne sont pas logées à la même enseigne. Certaines peuvent s’en passer, d’autres prennent un risque stratégique en restant invisibles humainement.

La vraie question n’est donc pas de savoir s’il faut faire du personal branding, mais comment et pourquoi. Lorsqu’il est aligné avec la stratégie, soutenable dans le temps et centré sur la valeur apportée aux clients, il devient un actif puissant.

Si cet épisode vous a aidé à clarifier votre position, partagez-le autour de vous et abonnez-vous au Podcast du Marketing pour continuer à décrypter les leviers qui font vraiment la différence en B2B aujourd’hui.

 

—————

stratégie marketing, communication, email marketing, marketing digital, chatgpt, ia, intelligence artificielle, Google, SEO, SGE, brand content, personal branding, stratégie digitale, drop, liste d’attente

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *