ou écouter sur :
>> Soyez cité dans les réponses des LLM – Téléchargez gratuitement la checklist complète <<
On croit souvent que les personnes qui pratiquent des sports extrêmes aiment le danger. Pourtant, elles sont souvent les plus méthodiques.
Dans cet épisode, je reçois Valentin Palardy, instructeur montagne à l’armée, pratiquant de base jump, d’alpinisme et de parapente. Ensemble, nous explorons un sujet qui concerne tous les entrepreneurs : la prise de décision dans l’incertitude.
Valentin partage les méthodes utilisées en haute montagne pour analyser un risque, anticiper les imprévus et prendre des décisions rapides sans céder à la panique. Et surtout, il montre comment appliquer ces principes au marketing, au business et à l’entrepreneuriat.
Pour en savoir plus sur Valentin vous pouvez le retrouver sur Instagram ou sur Orange Aventure.
—————
Pensez à vous abonner au Podcast du Marketing
À rejoindre ma newsletter
Et à me laisser un avis 5 étoiles sur iTunes ou Spotify
—————
Vous pouvez aussi
Vous rendre visible en sponsorisant le Podcast du Marketing ou sa newsletter
Gagner en clarté avec mes accompagnements marketing
Me faire intervenir sur une conférence
Me suivre sur Linkedin
Transcription de l’épisode
Lancer un produit, développer une marque, sortir une nouvelle campagne de pub, ou tant qu’on y est gérer une entreprise, ça implique de prendre des risques. Et les risques en général c’est pas ce qu’on préfère, mais ça ne change pas le fait qu’ils soient là.
Alors aujourd’hui on va parler de risque. Pas de risque théorique, on va parler du risque réel. Celui qu’on regarde en face avant de décider si l’on avance, si l’on pivote ou si l’on renonce.
Et pour en parler, j’ai invité quelqu’un qui ne vient pas du milieu du marketing, mais qui connaît très bien ce que veut dire le mot risque. Valentin Palardy est instructeur montagne à l’armée, il pratique l’alpinisme, le parapente et le base jump. Autant vous dire qu’il évolue dans des environnements où une mauvaise décision peut coûter cher.
Ce qui m’intéresse dans son approche, ce n’est pas le frisson. Ce n’est pas l’image spectaculaire du saut dans le vide. C’est tout l’inverse. C’est la méthode. La préparation. La capacité à distinguer le danger du risque, à identifier les bons des mauvais signaux, et à prendre une décision claire quand la pression monte.
Et vous allez voir que cette logique s’applique parfaitement au marketing et à l’entrepreneuriat. Quand on lance un produit, quand on engage un budget, quand on prend une décision stratégique, on ne peut jamais supprimer totalement le risque. Ce qu’on peut faire en revanche c’est chercher à le comprendre, à le réduire et à décider si le risque résiduel est acceptable.
Dans cet épisode, Valentin va nous aider à changer notre regard sur la prise de risque. Vous allez découvrir pourquoi un plan ne suffit pas, comment identifier les bons éléments à vérifier, ce qu’il faut préparer, et comment éviter le piège de la confiance excessive.
Je vous propose d’accueillir tout de suite Valentin Palardy.
Estelle (00:00.75)
J’ai mon voisin qui vient de s’arrêter, je croise les doigts, qu’il continue, j’ai mon voisin qui a décidé d’abattre des arbres aujourd’hui. Voilà, ça me fait plaisir quand tu fais ça quand j’enregistre. Donc bon, écoute, voilà, je m’amuserai au montage à virer ça s’il continue à abattre des arbres. Des fois, je vis en pleine campagne, je suis parisienne, je suis partie en pleine campagne. Il y a les vaches, les chevaux, les moutons et géants.
Valentin (00:17.555)
S’il faut, ok.
Estelle (00:28.606)
permanence un mec qui utilise sa tronçonneuse, machin, truc, son tract, je pète un câble. Si tu veux la campagne, moi je croyais que j’allais être au calme. Rien du tout, rien du tout. Excuse-moi. C’est toujours… Non mais alors, je ne reviens pas à Paris, il a pas de sujet, mais j’aimerais bien qu’ils arrêtent de faire de la tronçonneuse quand j’enregistre, ça serait sympa. Donne-moi une minute s’il te plaît, j’ai oublié de me prendre de l’eau, peut-être que je boirai pas, mais si jamais je… J’arrive.
Valentin (00:31.436)
oui.
Valentin (00:39.232)
C’est toujours plus agréable que le métro.
Valentin (00:51.676)
Pas de problème. Pas de problème et je crois que je vais faire pareil.
Valentin (01:35.66)
J’ai… Je suis allé me chercher aussi un petit peu de… Un petit peu d’eau.
Estelle (01:38.734)
Ouais, t’as bien raison. T’as croisé ton petit chien qui se dit « ah ça y les revenus, c’est fini ! »
Valentin (01:43.638)
Exactement ! J’ai mes parents qui sont là pour s’en occuper donc ça va. Elle n’est pas toute seule.
Estelle (01:48.75)
Trop bien. Comment elle s’appelle ? Alpine, bah oui évidemment. C’est vrai ? c’est drôle. C’est marrant. T’aimes bien les voitures ou pas ? Bon bah si vous voulez rester sur les Alpes alors.
Valentin (01:52.456)
Alpine !
Et oui, c’est même pas moi qui choisis en plus, c’est l’éleveuse. Ouais c’est l’éleveuse qu’il avait appelé comme ça, ouais. C’est cause que nous correspondait c’était… non pas du tout.
Valentin (02:09.534)
Voilà !
Estelle (02:12.046)
Si t’avais aimé les voitures, c’était bien, ça faisait double.
Valentin (02:15.057)
et mais non.
Estelle (02:17.262)
Nickel. Bon, Valentin, je te propose qu’on démarre tranquillement et… Je sais pas ce que je vais dire, je vais le faire au feeling, c’est très bien. Ça me va bien, ça me va bien. Attends, je laisse pas sur arrêter. De toute façon, c’est en train d’enregistrer, j’avais déjà mis enregistrer, donc c’est parfait. Écoute, je laisse 5 secondes de blanc et puis on démarre.
Valentin (02:29.714)
Ok pas de problème.
Estelle (02:44.532)
Bonjour Valentin, bienvenue sur le Podcast du Marketing.
Valentin (02:48.842)
Bonjour Estelle !
Estelle (02:50.386)
Écoute, c’est top que tu sois là aujourd’hui avec nous. On va parler d’un dont je n’ai jamais parlé parce que ce pas un sujet directement marketing, ce n’est pas un sujet directement entrepreneurial quoique, mais en tout cas, c’est un sujet qui revient très, très souvent dans nos têtes, à nous tous en tout cas, on a des responsabilités dans une entreprise. On va parler de danger.
et il a des bonnes raisons pour lesquelles tu vas pouvoir nous parler de danger. Tu vas nous dire ça tout de suite juste avant de rentrer dans le vif du sujet Valentin, est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais
Valentin (03:28.926)
Bien sûr, merci de me recevoir. Alors je suis Valentin Palardi. Je suis instructeur montagne à l’armée depuis une petite dizaine d’années et je pratique le parapente, l’alpinisme et le best jump. Donc, pareil depuis une dizaine d’années aussi. Et je mène un projet qui consiste à grimper les 80 de sommet de plus de 4000 mètres des Alpes et de redescendre en parapente ou en sautant.
Estelle (03:59.794)
Voilà, Alors raison pour laquelle tu viens nous parler de danger quand on a discuté pour la première fois. Je te dis non mais attends tu fais du best jump, t’es un malade mental, c’est ultra dangereux. Et tu m’as dit mais non, mais non, justement c’est pas dangereux, c’est pas du tout ça, il faut que je t’explique. Donc justement, est-ce qu’on peut juste commencer par ça ? Parce que effectivement si c’était si dangereux que ça ou si tu prenais tant de risque que ça ou si c’était totalement un truc de fou…
Ce que je ne te souhaite pas, tu ne serais plus là depuis longtemps parce que le best jump, à moment donné, il atterrir en bas et rester vivant. Et puis un peu tous les sports extrêmes de toute façon. Est-ce que tu peux nous dire, s’il te plaît, Valentin, ce que c’est que le danger ?
Valentin (04:43.776)
Alors le danger, en fait on va pas parler forcément de danger, on va plutôt parler de risque. Et en fait le risque c’est deux choses. Ça va être le danger multiplié par la probabilité qu’il arrive. C’est à dire qu’on peut avoir un danger qui soit très très important. Si la probabilité pour que ce danger arrive, elle est très très faible, au final le risque qu’on va prendre sera quand même plutôt faible.
On peut également aussi voir le risque par le spectre de le danger et de l’exposition. C’est à dire qu’il peut y avoir un danger, par exemple les avalanches. Mais si je ne m’expose pas, c’est à dire que si je ne me mets pas face à ce danger là, bien au final je ne prends pas de risque. Donc il faut regarder le danger vraiment à travers le spectre de qu’est ce que le danger, quelle est la probabilité et est ce que je m’expose ou non à ce danger là et ça, ça nous donne le risque.
Estelle (05:39.278)
Ouais, c’est exactement ça en fait. Tu me l’as dit juste avant et évidemment j’ai fait l’inverse. Ce que tu me disais c’est attention Estelle, il faut pas que tu mélanges danger et risque. va prendre un danger existe et on va prendre un risque. Évidemment c’est pas exactement la même chose donc le risque, comment tu le définirais ? Tu dit que tu avais une espèce de schéma presque mathématique pour calculer le risque.
Valentin (06:03.346)
En fait il faut comprendre que le risque est un petit peu subjectif alors que le danger lui va être objectif. Que ce soit toi ou que ce soit moi, le danger ça va être le même. Par contre le risque qu’on va prendre ça va dépendre de nous. Par exemple moi je vais choisir de passer à droite et le risque va être temps et puis toi tu vas choisir de passer à gauche et l’exposition sera pas la même donc le risque sera différent. Et du coup on utilise un petit acronyme pour prendre nos décisions en gestion du risque. s’appelle, l’acronyme c’est DCMR.
Le D c’est pour le danger. Je vais te poser la question, quel est le danger auquel je vais être confronté ?
le C ça va être les conséquences, c’est à dire que si ce danger il vient à subvenir, quelles vont être les conséquences de ce danger là. Ensuite le c’est pour mesure, donc c’est danger plus conséquences moins les mesures. Donc les mesures c’est qu’est que je vais faire pour réduire le plus possible soit les conséquences, soit mon exposition ou soit la probabilité. À chaque fois je vais essayer de réduire un petit peu, je vais jouer sur ces trois facteurs.
cette équation ça va me donner ce qu’on appelle le risque résiduel c’est à dire le risque en fait on peut pas le mettre complètement à zéro on peut pas le réduire à zéro c’est impossible ça marche pas par contre on peut le réduire le plus possible et si on est d’accord avec ce qui reste comme risque ce qu’on appelle le risque résiduel et bien alors là dans ce cas là on peut prendre notre décision et puis continuer notre aventure
Estelle (07:32.024)
En fait ce que je trouve très intéressant dans ta façon de voir le risque, c’est que tout ça c’est du calcul. C’est pour ça qu’on parle de risque calculé j’imagine, mais en tout cas dans ta façon de voir les choses c’est de dire il a un danger, le danger il existe, ? Qu’est-ce que je fais de ce danger là ? Et tu vas aller prendre des informations, tu vas aller choisir des éléments pour toi te faire un peu ton mapping, tu vas nous expliquer un petit peu comme ça quelles sont tes techniques pour aller identifier le risque et prendre les bonnes décisions, parce qu’en fait la question elle est là. C’est pas tant…
une histoire de risque, c’est une histoire de décision. Une fois que j’ai vu le danger, identifié le risque, ou en tout cas défini le risque, ne sais pas comment on peut le dire, calculé le risque, je prends une décision, j’y vais, je n’y vais pas. Et c’est cette décision-là qui va avoir évidemment les impacts. Je prends l’exemple du base jump qui évidemment, je crois que le premier truc que tu dis, je mais tu es complètement fou. Tu me dis, non, je ne pas fou du tout.
Mais effectivement l’image quand quelqu’un comme moi ne connaît absolument rien évidemment au best jump, je me dis le mec est complètement barré, il fout un parachute sur le dos, il monte en haut d’une montagne, il saute et puis il espère d’arriver en bas. Bon vu de mon point de vue, c’est effectivement un truc de fou. Toi ce que tu me dis c’est bah non, si c’était un truc de fou on serait pas nombreux à arriver vivant en bas, faut dire les choses. Donc bien sûr que tout ça est calculé et qu’il y a une vraie…
Valentin (08:45.886)
Exactement, ouais.
Estelle (08:50.998)
Voilà une vraie logique derrière. Ce qui m’intéresse moi derrière tout ça, outre le fait que bien sûr ça m’intéresse de savoir comment est-ce qu’on fait pour faire du best job, etc. Bien sûr moi je trouve ça plutôt assez galvanisant mais ce qui m’intéresse ici c’est de savoir comment est-ce qu’on va pouvoir appliquer toi tes techniques qui finalement en fait te viennent du best job, te viennent de l’armée, te de la haute montagne. Donc il y a quand même tout un corpus d’éléments que tu as allé chercher pour construire ces…
ces moyens de prise de décision, comment est-ce que je vais pouvoir les appliquer au marketing, à l’entrepreneuriat et notamment aux choix que je vais pouvoir faire dans mon quotidien de marketeur, par exemple. J’aime beaucoup cette idée du risque résiduel de se dire, de toute façon, il y aura toujours un risque, quelle que soit la décision que je prends, maintenant, je peux mettre en place des éléments pour que le risque soit…
minimiser au maximum, j’imagine que c’est ça l’idée. Dans les différents éléments, on a préparé cet épisode ensemble, dans les différents éléments que tu vas regarder, tu m’as dit que tu commences par identifier ce que tu appelles des observables. Est-ce que tu peux m’expliquer ce que c’est que les observables ?
Valentin (10:05.814)
Alors avant de te parler des observables, je vais te parler de comment on prépare un petit peu nos aventures. En fait c’est tout simple, on fait un plan. Et donc ce plan on va dire on va passer par là et puis on va rencontrer ça et puis après avoir rencontré ça on va faire ça et puis on va faire ça etc etc jusqu’à être de retour à la maison. Ça c’est le plan dans sa globalité. Et en fait forcément notre plan on le prévoit de façon à ce qu’il se passe bien.
Ce serait bête de prévoir quelque chose de façon à ce que ça se passe mal. Donc du coup, on le prévoit de façon à ce que ça se passe bien. Et ce qui va nous intéresser, nous, sur le terrain, c’est de savoir est-ce qu’on est toujours dans le plan ou est-ce qu’on est en train de sortir du plan? Est-ce qu’il un élément inconnu qui fait qu’on n’est plus dans ce qu’on avait prévu? Et pour savoir si je suis dans mon plan ou pas, je vais identifier ce qu’on appelle les observables. Donc les observables, le nom l’indique, c’est ce qu’on va pouvoir voir sur le terrain qui va nous conforter.
dans notre idée de je suis toujours dans mon plan ou alors au contraire qui va me dire je suis plus dans mon plan et pourquoi c’est important de
de les identifier ces observables, c’est parce que si je l’identifie pas, je ne pas où regarder. En fait, je vais être dilué dans la masse d’informations que va me transmettre l’environnement et il a des informations qui vont être essentielles et d’autres qui vont être peu importantes. Par exemple, la température, peut, selon les aventures, ça peut être important, mais en règle générale, la température ne pas avoir beaucoup d’influence sur la suite. Mais c’est quand même une information et puis je n’en ai pas besoin.
en fait ça sert à pas se diluer et à savoir où regarder pour savoir si je suis dans mon plan ou pas.
Estelle (11:50.29)
Si je fais le parallèle avec par exemple un lancement, si on parle d’une stratégie de lancement d’un produit, évidemment comme toi je vais faire un plan, a priori je vais pas juste me dire tiens je vais lancer mon produit puis on va voir ce qui va se passer, non je vais me dire attends je vais mettre en place une stratégie marketing, je vais commencer par faire telle étape, telle étape, telle étape, j’ai des étapes différentes, souvent j’ai un rétroplanning d’ailleurs avec donc j’ai différentes différentes étapes et toi ce que tu dis c’est en plus de ces étapes là je vais aller identifier des éléments d’information qui vont me permettre de savoir si je suis bien en phase
avec mon plan parce que des informations, je vais en avoir plein. Et c’est vrai que quand on fait un lancement, puis alors en marketing digital, les informations, c’est pas ça qui manque. T’as du tracking dans tous les sens, des data, des machins, des trucs, des informations qui te viennent de l’extérieur, des consommateurs peut-être qui viennent t’envoyer des messages. peut y avoir mille informations. Là, toi, ce que tu dis, c’est qu’en amont, tu vas te préparer, en tout cas, tu vas lister les informations qui te semblent être importantes pour pouvoir identifier si oui ou non, t’es on track.
T’es en ligne avec le plan que t’avais prévu, c’est ça
Valentin (12:51.301)
Exactement, c’est exactement ça. On le fait surtout en montagne et surtout l’hiver avec la gestion des avalanches, etc. Ce qu’on appelle la nivologie. Parce qu’en fait, ça nous demande de réagir tout de suite. Donc en fait, il faut que je réagisse tout de suite. Si je ne suis plus dans le plan, il faut que je puisse prendre une décision dans les 30 secondes, dans les 15 secondes. Si je suis dans un autre environnement ou dans un autre contexte, je peux avoir beaucoup plus de temps. donc dans ce cas là,
j’ai le temps de collecter plein d’informations pour prendre ma décision mais il a certains moments en montagne ou dans les activités que je pratique où il prendre une décision très rapidement et c’est là où c’est utile, c’est que ça nous permet du coup de réduire le temps de la réflexion, on sait qu’on n’est plus dans le plan et on va utiliser du coup après un deuxième outil pour prendre notre décision et agir derrière.
Estelle (13:44.43)
Attends juste avant que tu me parles du deuxième outil, c’est intéressant ce que tu me dis, j’ai réfléchi en même temps que tu me parles, c’est que bien souvent, en tout cas moi, je vais parler pour moi mais je pense que je ne pas la seule, en marketing, on a notre fameux plan. Et on a fait le plan parce qu’on se dit c’est ça qui va se passer. Mais moi je me dis que c’est ça qui va se passer.
Je me dis bizarrement jamais, mais c’est pas ça qui va se passer. Parce que si j’ai fait un je suis pas idiote quand même, j’ai fait un pour qu’on suive le plan. L’idée c’est de suivre le plan. Toi ce que tu es en train de me dire c’est bien gentil Estelle, tu as un plan, l’idée c’est de suivre le plan mais qu’est-ce qui se passe si le plan ne fonctionne pas ? Et en fait c’est là où la gestion du risque, j’ai l’impression intervient plus fortement, c’est que, et s’il a un impondérable qui arrive et que ton plan…
il se passe pas comme prévu, c’est ça que tu me dis ?
Valentin (14:33.34)
Exactement et en fait derrière ça va avoir des conséquences qui vont être diverses. Les conséquences peuvent être élevées et peuvent être vraiment minimes. exemple si dans ton plan pour le lancement d’un produit, il a une variable que tu n’as pas pris en compte et tu perds quelques heures ou quelques jours sur ton planning. Donc ce n’est pas très très grave, tu vas peut-être tomber sur tes pattes. Mais par contre si derrière tu foires complètement ta communication et le message que tu veux transporter,
mette il n’est pas passé, alors là derrière, t’as engagé tellement d’énergie dedans que l’engagement derrière il est plus important. Bah nous ça va être pareil en montagne, on peut perdre si on sort du plan et du coup par exemple la neige elle est molle et on n’avait pas anticipé, on va perdre de l’énergie et du temps.
ça c’est pas très très grave par contre si quand on arrive à l’endroit où on veut sauter il ya beaucoup plus de vent que prévu et bah alors là on n’est plus dans le plan du tout et alors là c’est grave parce que ça remet en cause toute la suite et puis on est sur le terrain on est fatigué il faut qu’on rentre donc voilà chaque chaque sortie du plan en fait va avoir un différent niveau de conséquences
Estelle (15:46.648)
Mais alors du coup, quand j’ai une sortie de plan, ça veut dire que mon truc est foutu, mon lancement produit, je l’arrête, je repars à la maison et c’est fini, comment ça marche ?
Valentin (15:55.457)
Alors nous on utilise ce qu’on appelle les cas non conformes. Donc en fait on a notre plan où tout se déroule bien et puis on va identifier plusieurs scénarios qui vont potentiellement arriver. Et du coup pour chaque scénario on va identifier trois choses. On va d’abord identifier des observables, donc c’est ce dont on a parlé tout à l’heure. Qu’est qui me fait dire que je suis dans tel ou tel scénario.
On va identifier du coup une problématique, parce que s’il a pas de problématique, bah en fait au final c’est pas très grave, je continue quoi. Donc voilà, au final s’il n’y a pas de problématique c’est que je suis toujours dans mon plan. Et on va identifier à ça une solution.
pour remédier à cette problématique. Alors cette solution ça peut être par exemple si je vais passer par un sommet et que je suis en retard et ben je décide de pas faire le sommet puis je vais contourner au plus facile pour aller directement sur ma descente. La solution ça peut être de se dire si je devais grimper une longueur qui devait être en glace et que finalement cette longueur elle n’est pas en glace elle est en rocher je vais pas pouvoir grimper pareil puis je pas pouvoir me protéger pareil donc du coup je vais avoir besoin de matériel différent. Donc si j’anticipe
et que j’emporte ce matériel en prévision, quand j’arrive sur place, j’ai ma solution qui a déjà tout trouvé. Et l’intérêt de faire ça, c’est le gain de temps et le gain d’énergie.
Parce que l’énergie, c’est quand pas une ressource qui est illimitée. Et tout ce que je peux sauver en tant qu’énergie, ça va me permettre d’être plus performant dans ce que je fais. Et puis ça va me permettre que mes décisions soient beaucoup plus justes et beaucoup plus pertinentes.
Estelle (17:36.91)
Ouais, ce que tu me disais c’est que t’es même pas obligé finalement d’avoir identifié tous les scénarios, scénaries possibles qui peuvent arriver. C’est qu’en fait dès lors que tu vas aller chercher différentes options qui peuvent mal se passer, finalement qu’est-ce que tu fais ? Tu prépares ton cerveau et donc ton cerveau a déjà fait au moins un bout du chemin du raisonnement et si t’as fait un bout de raisonnement, mine de rien, tu gagnes du temps, tu gagnes en clarté, tu gagnes en…
T’es plus sûr de toi finalement dans tes prises de décision, c’est ça C’est plus fluide ?
Valentin (18:07.86)
Ouais c’est ça et puis à l’inverse ça serait même très anxiogène en fait de tout préparer et puis de préparer 20 scénarios avec toutes les catastrophes qui pourraient arriver donc non on prépare on va dire deux, trois, peut-être quatre possibilités de… on va préparer par exemple sur une aventure en alpinisme, on va préparer le retard, on va préparer les conditions qui changent et puis en troisième la météo qui évolue. voilà ça va être nos trois grandes
grand thème et puis ça à chaque fois on aura des actions différentes à faire et du coup si il y a un autre imprévu que cette fois ci j’avais pas prévu et ben je vais pouvoir piocher un peu d’une solution de l’un un peu d’une solution de l’autre pour au final m’en sortir et puis me retomber sur mes pattes quoi
Estelle (19:01.678)
J’essaye de faire un parallèle avec notre histoire de lancement. En gros, que tu nous dis, c’est quand tu prépares un lancement d’un produit, tu vas préparer toute ta strata, c’est ton plan, puis tes observables, quels sont les éléments qui me disent que je suis bien dans mon plan. Donc tu t’es mis des objectifs, des objectives d’étape, va dire ça, façon à savoir si tu y es. Et puis manque de pot, tu te rends compte, tu me disais, tiens, ça pourrait être le message qui fonctionne pas. Tu te rends compte qu’il y avait un truc que tu n’avais pas vu dans ton message qui est mal compris par les…
par les personnes qui reçoivent ce message, limite ça fait un bad buzz, comment est-ce que tu peux réagir ? Si tu as réfléchi en amont à dire si à un moment donné j’ai un gros problème de communication, un truc d’urgence, je sais que je peux faire appel à cette agence avec qui j’ai déjà bossé, qui est spécialisée dans les problématiques d’urgence, tu sais que tu as quelqu’un vers qui aller, tu sais que tu as un début de solution en tout cas qui te permet de gagner du temps, de ne pas réagir sur le moment…
en stress et d’envoyer un message qui est mauvais et de finalement, j’allais dire faire grossir la boule de neige, j’ai des métaphores de Montaigne moi aussi, mais en tout cas d’éviter d’amplifier le problème au lieu de trouver la solution et de déjà avoir un début de solution prêt. Quand tu as ce genre d’élément, je comprends complètement ce truc-là de dire, ben attends, j’ai préparé mon plan.
je réfléchis à tous les trucs ou en tout cas à une partie des choses qui peuvent mal se passer pour pouvoir être prêts, etc. Moi tu vois, il a un truc qui me ferait peur dans ce genre de situation-là, c’est que si je suis ultra préparée, moi je suis un peu du genre à ne trop trop me préparer, c’est ce que je te disais avant mes épisodes, je ne prépare pas trop, j’aime bien justement être pas trop préparée parce que si je suis trop préparée, j’ai tendance à avoir un peu trop confiance en moi, j’ai un peu ce problème-là.
Et je me dis que c’est peut-être un risque d’avoir parfois trop confiance. Est-ce c’est quelque chose qui peut arriver aussi en montagne ? Est-ce que c’est quelque chose que tu prends en compte dans ta prise de risque ?
Valentin (21:02.976)
Alors c’est quelque chose qui arrive et on le voit souvent en montagne et surtout les débutants dans ces activités là c’est ce qu’on appelle l’effet Dunning-Kruger et tu en as déjà parlé dans un de tes épisodes je me souviens plus lequel donc en fait l’effet Dunning-Kruger c’est un effet psychologique qui a été théorisé par deux psychologues cliniciens qui dit que en gros on va mettre sur deux axes la confiance et les compétences et donc on va
Estelle (21:16.877)
longtemps.
Valentin (21:33.11)
dire qu’au tout début où on va commencer à maîtriser un sujet, on va avoir une très grande confiance pour peu de compétences et puis ensuite, cette confiance va redescendre au fur et mesure où on gagne en compétences. Au bout d’un moment, se rend compte qu’en fait on n’y connaît rien et puis à la fin, on se rend compte qu’on est compétent et voilà. Et le problème de ça est ce qu’il faut…
ce dont il faut s’inspirer en fait de cet effet là, c’est la phrase on ne sait pas qu’on ne sait pas. Si vous regardez souvent les news à la une, on dit souvent qu’il y avait une personne qui a été prise dans une avalanche, qui a été prise hors piste dans un secteur et qu’elle ne portait pas de détecteur de victime d’avalanche, qu’elle était en ski de piste, etc.
et bien en fait on se rend compte en posant la question aux gens que cette personne elle n’a pas pris un risque inconsidéré c’est qu’en fait elle ne savait pas qu’elle était en train de prendre un risque et ça fait changer un petit peu le prisme tout à l’heure on parlait du danger conséquences mesures et risques et bien là en fait on est dans le dé c’est à dire que si on n’arrive pas enfin pardon pour prendre
gérer le risque il faut d’abord l’identifier il faut d’abord savoir qu’il y en a un et ce qui est compliqué c’est qu’on ne sait pas qu’on n’a pas les infos pour pour y arriver quoi et on peut savoir qu’on est dans cette situation là ou au contraire on peut savoir qu’on n’est pas dans cette situation là si on a déjà un petit peu traversé
cet effet de Nick Kruger, c’est à que si on a déjà eu la confiance qui est redescendue, puis si on s’est rendu compte qu’en fait on n’y comprenait rien et puis qu’on a augmenté nos compétences, on peut se dire qu’on est plutôt dans le plateau de la consolidation que dans la montagne de la stupidité. Donc du coup, peut être serein sur nos décisions.
Estelle (23:29.358)
que tu es en train de dire, c’est que bon, on ne pas ce qu’on ne pas, donc la réalité c’est qu’on saura pas, mais en revanche ce qu’on peut se dire c’est si je suis passée par un moment où j’ai vraiment eu l’impression d’être un gros naze dans ce sujet-là, c’est plutôt bon signe, c’est que j’ai quand même fait le boulot, j’ai fait le chemin, là où si je ne pas encore passée par là, on peut se dire attention attention, danger pour le coup, c’est peut-être que je crois que je sais tout alors que finalement il a encore plein plein de choses que je n’ai pas vues et que je suis un peu en train de me voiler la face, c’est ça.
Valentin (23:57.741)
Exactement et puis il a aussi un autre travers de cet effet là dont on peut fortement s’inspirer dans l’entrepreneuriat c’est en fait quand notre confiance elle est vraiment abondante c’est le moment de s’entourer de gens qui savent parce que c’est eux qui vont pouvoir avoir un peu de recul sur nous et nous dire attention là tu fais fausse route ou attention là tu tu tu ok tu sais ce que tu fais et voilà parce que bah nous comme on l’a dit juste
on n’a pas forcément ce recul là, c’est compliqué de l’avoir donc s’entourer ça permet d’avoir un avis extérieur et d’avoir cette expertise qui nous manquait.
Estelle (24:39.118)
Est-ce que tu peux me dire très rapidement ce que ça veut dire ? C’est un terme que j’ai employé dans un autre sport qui est l’équitation, qu’on emploie très souvent et qui très difficile à comprendre. C’est l’engagement. Qu’est-ce que ça veut dire ce niveau d’engagement et comment tu le travailles vis-à-vis de la prise de risque ?
Valentin (24:57.3)
Alors l’engagement en personnellement je le mets en relation avec les décisions qu’on va prendre sur le terrain et on peut le coller avec les conséquences.
c’est par exemple pour comprendre je suis en pleine ville, s’il m’arrive un malaise, je vais pouvoir prendre mon téléphone, appeler les pompiers et puis en cinq minutes quelqu’un sera sur moi pour me prendre en charge. Maintenant je suis dans un pays à l’étranger
je suis toujours dans la ville et j’ai un malaise, je vais toujours pouvoir prendre mon téléphone mais par contre je suis pas certain de la prise en charge, ils vont peut-être mettre plus de temps qu’en France etc. Donc là l’engagement commence un petit peu à monter. puis encore une fois maintenant je suis en montagne et si je fais un malaise j’ai pas de réseau donc je peux pas appeler et puis l’hélicoptère va peut-être mettre deux heures à arriver ou il peut peut-être pas voler parce que la métaux ne le permet pas.
Donc là l’engagement est très important. Et ce qui est intéressant c’est de se dire que chaque décision qu’on va prendre en montagne ou dans ces environnements là va avoir un niveau d’engagement différent derrière. Je prends l’exemple par exemple en best jump on saute rarement du sommet parce que nos montagnes sont sont un peu pointues et donc du coup il faut aller chercher une verticale suffisante donc quand on arrive au sommeil faut qu’on descend en rappel.
et bah quand on est en haut de ce rappel on vient de jeter la corde dans le vide donc la descente en rappel pour ceux qui connaissent pas on accroche une corde et puis on va descendre sur cette corde avec un appareil et puis une fois qu’on arrivé en bas on va tirer notre corde et puis on va pouvoir recommencer ça plusieurs fois
Valentin (26:49.324)
Et donc du coup je suis en haut de je viens de d’attacher ma corde je viens de lancer ma corde je suis en haut si je vois que d’un coup le vent où il a des nuages et que je ne plus sauter c’est très facile de faire demi-tour j’ai juste à récupérer ma corde je défais mon nœud et je m’en vais donc là l’engagement il est très faible par contre maintenant si je commence à descendre sur ma corde et que j’arrive en bas alors pourquoi je descends en rappel parce que la paroi elle est plutôt verticale est plutôt difficile de progression donc je descends en
j’arrive en bas et là je me rends compte que maintenant il y a des nuages et il a du vent je peux plus sauter il va falloir que je re-escalade la corde que j’ai descendue et donc là l’engagement il est plus important parce que ça va me coûter de l’énergie ça va me coûter du temps et ça va peut-être me manquer plus tard donc là l’engagement il monte un petit peu d’un clic et puis un troisième stade on peut dire d’engagement c’est une fois que je vais tirer ma corde donc je vais ok je suis sur ma plateforme j’ai
décidé de tirer ma corde et là d’un coup il a des nuages et il a du vent je peux plus sauter et bien là l’engagement il est total parce que vu que j’ai récupéré ma corde et ben je ne peux plus remonter ou alors en prenant des risques inconsidérés parce que c’est peut-être trop dur parce que voilà donc du coup c’est chaque décision que je vais prendre en montagne c’est intéressant et important de se dire qu’elles ont pas toutes les mêmes conséquences en fait ces décisions elles ont pas toutes le même engagement
Estelle (28:16.59)
J’aime bien cette idée d’engagement parce que c’est vrai que c’est pas forcément quelque chose enquel on pense en tout cas communément mais c’est vrai que chaque décision ne se vaut pas. a des décisions qui n’ont pas un impact très fort et d’autres qui ont des impacts très forts. Donc d’avoir la conscience de l’impact de cette décision ça te permet de, comme tu dis, tirer la corde. Tu vas checker quand même, j’imagine, deux, trois fois tes éléments avant de la tirer ta corde et de t’assurer c’est bon il a pas de nuages qui arrivent, tout va bien, je peux y aller parce qu’effectivement une fois que…
Valentin (28:42.731)
Exactement !
Estelle (28:45.838)
Une fois que t’as le bout de la corde dans les mains, tu peux plus monter, tu peux pas descendre, tu peux plus faire grand-chose. Je vais essayer, Valentin, de résumer en une phrase tous les éléments que tu nous as dit. Je trouve ça super intéressant parce qu’en fait, tout s’enchaîne et c’est vraiment une stratégie du risque, finalement, une stratégie de la prise de risque. Et je le disais, qui vient de ton expérience en tant que guide de haute montagne. Je dis pas de bêtise, t’es guide de haute montagne ou pas ? T’es bientôt.
Valentin (29:13.669)
Non, non, non, alors non, je suis pas guide d’autres montagnes, je suis guide militaire, j’espère bientôt oui.
Estelle (29:17.856)
guide militaire. Bon, guide militaire, bientôt guide de haute montagne, best jumper et plein plein plein d’autres sports. tu as vraiment cette connaissance en tout cas de l’analyse du danger pour savoir quelle prise de risque prendre. Et ça je trouve que c’est vraiment super intéressant d’utiliser ces éléments là et de le traduire en stratégie pour nos activités marketing et pas que marketing entrepreneurial au sens global. D’abord tu me disais que le danger c’est pas le risque.
Le danger il est objectif, il est là, le risque c’est ce qu’on va en faire de ce danger là. Est-ce qu’on va se mettre en danger ? Voilà est-ce que je vais mettre face au danger ou est-ce que je vais m’en éloigner ? Après tu me disais on peut aller chercher une sorte de formule mathématique qui va être, tu me disais le DCMR. Je ne pas si je vais le retrouver, D pour danger, C pour conséquences, M c’est pour les mesures et le R c’est le risque résiduel. On va prendre le danger, les conséquences et…
les mesures de ce risque et on va pouvoir comme ça aller identifier ce fameux risque résiduel, c’est-à-dire le risque finalement que je vais ou non prendre. Ensuite tu me disais, quand on part pour une aventure et ça peut être la même chose pour une stratégie marketing, on va commencer par faire un plan, on va réfléchir à tout ce qui va pouvoir se passer, on va avoir nos différentes étapes et ces différentes étapes, pour savoir si on est, si on suit bien nos étapes, on va leur mettre des capillas et des tapes, des mesures.
pour chacune de ces étapes, qui va nous permettre de nous dire, ben oui, je suis sur le chemin que j’ai prévu ou non, je n’y suis pas, et d’aller prendre des décisions, est-ce que je continue, je continue pas, est-ce que je réadapte ma cadence, par exemple, si on est en train de monter en montagne, si je suis sur un lancement de produits que j’avais prévu d’avoir tant de leads à tel moment, si j’ai moins de leads, qu’est-ce que je fais, est-ce que je mets plus de pub, est-ce que je réadapte un petit peu ma communication, c’est vraiment ça pour pouvoir arriver infiné.
au plan que j’avais prévu. Et puis tu me dis, mais sauf que ton plan, c’est pas parce que tu le prévois qu’il va se passer comme ça. Peut-être que ça va pas se passer comme t’as prévu. Et c’est là que le principe, j’aime beaucoup cette idée, le principe des canons conformes rentrent en jeu, c’est d’avoir réfléchi à ce qui pourrait ne pas bien se passer. Pas forcément tout ce qui pourrait ne pas bien se passer, mais ce qui pourrait ne pas bien se passer pour que le cerveau soit préparé, pour qu’on ait déjà des débuts d’information, des débuts de prise de décision, qu’on sache…
Estelle (31:36.51)
même dans l’urgence, ou aller chercher les informations, quoi regarder pour prendre la bonne décision, la meilleure décision et probablement le plus rapidement possible. Ça, permet de préparer les choses de façon intéressante. Puis tu nous as parlé d’un autre élément, ce que je te disais, mais moi si je prépare trop, je me sens un peu trop sûre de moi, tu m’as dit, bah oui, il faut faire attention à la confiance en soi, parce qu’il un moment donné où on a tendance à se sentir en pleine confiance parce que les choses fonctionnent, sauf que parfois…
on a raison d’avoir confiance et parfois on a tort d’avoir confiance. On a parlé de l’effet Dunning-Kruger et l’idée c’est d’aller identifier quand il y a des chances pour qu’on se plante complètement et que ce soit une mauvaise confiance qui vienne à nous. Dans ces cas-là, il va falloir aller prendre son temps et regarder ailleurs et demander potentiellement de l’aide. Et puis qui nous dit il y a aussi ce niveau d’engagement, c’est d’identifier si l’action qu’on va faire, le choix qu’on va faire va avoir un impact très fort ou non.
J’ai essayé de résumer le plus rapidement possible. Valentin, est-ce que tu peux me dire, si on veut en savoir plus, si on veut aller plus loin, où est-ce qu’on peut te retrouver, dis-moi ?
Valentin (32:42.507)
Alors si vous voulez en savoir plus, pouvez me contacter sur Instagram, donc c’est valentin.palardi. Ou alors vous pouvez aller sur le site orangeaventure.com qui est l’entreprise que je suis en train de… voilà, la nouvelle aventure dans laquelle je me lance qui est du travel planning d’aventure. Donc voilà.
Estelle (33:06.627)
Merci beaucoup Valentin, tu es le bienvenu quand tu veux sur le podcast du marketing.
Valentin (33:12.52)
Merci Estelle !
CMO, webinaire, base email, cas concrets, stratégie ia, openai et gpt, contenu long, chatgpt et ia, omnicanalité, algo linkedin, positionnement, valeur client, marketing digital, actualité seo, geo, lancement offre, parcours client, directeur marketing, directrice marketing, interview de cmo, relation presse, relations presse, inbound marketing, créer du contenu, conseils d’experts, stratégie client,
Digital, email marketing, formation marketing, influence digitale, landing page, lead magnet, mailing list, management, marketeux, marketing digital, stratégie marketing, stratégie de marque, branding, stratégie de communication, emails automatisés, erreurs marketing, stratégie d’acquisition, digital, stratégie marketing, mailing list, formation marketing, accompagnement marketing, sprint marketing, advocacy marketing, conseil marketing.


