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Optimiser votre présence là où vos prospects vous cherchent déjà – Episode 278

ou écouter sur :

On pense qu’il faut être partout, produire beaucoup, être visible tout le temps.

Mais ce qu’on oublie, c’est qu’en réalité, vos prospects ne sont pas partout. Ils sont là où ils ont l’habitude de chercher des réponses. Et souvent, ce n’est pas là où vous investissez votre énergie.

Dans cet épisode, je vous parle de:

  • Pourquoi être partout n’est pas la solution

  • Comment identifier les canaux réellement utilisés par vos prospects

  • Et surtout, comment vous concentrer sur ce qui fonctionne déjà, pour attirer plus de prospects, sans en faire plus.

 

Parce que croyez-moi : quand vous êtes au bon endroit, avec le bon message, vous n’avez pas besoin de forcer.

Vos prospects viennent à vous naturellement.

 

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Transcription de l’épisode

Estelle (00:07.774)
Vous écoutez le podcast du marketing épisode 278.


Il a quelques temps, j’ai accompagné une entrepreneur brillante qui travaille dans le domaine du bien-être. Elle faisait tout comme il faut. Elle était sur Instagram, sur Facebook, sur Pinterest. Elle postait tous les jours, elle écrivait des articles de blog, elle avait une newsletter, elle faisait même des vidéos YouTube. Bref, elle était partout. Sauf que le problème, c’est qu’elle avait très peu de prospects qualifiés.

Estelle (01:43.682)
En fait elle avait peu d’inscriptions à sa newsletter, peu de demandes, peu de ventes. Et du coup elle était épuisée et frustrée. Et un jour elle m’a dit, je parle tout le temps mais j’ai l’impression que personne ne m’écoute. Et c’est là qu’on a regardé… Du coup là, on a regardé ensemble une donnée toute simple. D’où viennent ces prospects ? Et le résultat…

c’est que 80 % arrivaient via ces articles de blog et le résultat c’est que 80 % arrivaient via ces articles de blog et presque aucun d’Instagram où elle passait, allez, 80 % de son temps.

Estelle (02:34.816)
Et ça, c’est une histoire que je vois très souvent.

Estelle (02:42.54)
Non parce qu’on pense qu’il faut être partout, qu’il faut produire beaucoup, qu’il faut être visible tout le temps, mais ce qu’on oublie c’est que en réalité nos prospects eux, ils ne pas partout. Ils sont là où ils ont l’habitude de chercher des réponses et souvent ce n’est pas forcément là où on investit notre énergie.

Estelle (03:04.854)
Donc moi je vous propose qu’on remette un petit peu tout ça dans l’ordre et puis qu’on regarde pourquoi esquette partout, c’est pas la bonne solution. Comment est-ce qu’on va faire pour identifier les canaux que nos prospects utilisent vraiment. Et puis surtout on va se concentrer sur ce qui fonctionne déjà, c’est-à-dire attirer plus de prospects sans forcément en faire plus. On va vraiment capitaliser sur ce qu’on fait bien.

Estelle (03:33.442)
Parce que, soyons clairs, si on est au bon endroit avec le bon message, il n’y a pas besoin de forcer, vos prospects viennent à vous naturellement.

Estelle (03:51.842)
Bon, une fois qu’on a dit ça, la réalité, on va pas se mentir, on a tous eu un peu ce réflexe de se dire il faut que je me rende visible et souvent ce réflexe de il faut que je devienne… Et souvent ce réflexe de il faut que je me rende visible ça se transforme à je dois être partout. Alors du coup, on se crée un compte sur chacun des réseaux sociaux, on lance une newsletter, un blog, podcast, une chaîne YouTube, etc. Puis très vite, on se retrouve à faire du contenu en boucle, à courir après les…

Et très vite, on se retrouve à faire du contenu en boucle, à courir après les algorithmes, à planifier, publier, poster, relancer… On s’épuise ! Et tout ça pourquoi ? Pour quelques likes, un peu d’engagement, mais au final pas forcément de prospects. Et c’est normal, parce que le VREP…

Estelle (05:07.66)
Et c’est normal parce que le vrai problème, ce n’est pas le fait d’être constant, ce pas notre implication.

Et c’est normal parce que le vrai problème, c’est pas le fait qu’on soit constant, c’est pas notre implication, c’est le fait qu’on est au mauvais endroit. Si vous êtes présents sur tous les canaux, être présent sur tous les canaux, c’est super tentant, mais c’est une stratégie qui a un coût invisible, votre temps, votre charge mentale et parfois votre motivation. Et surtout, ça vous pousse à faire du contenu par défaut.

Estelle (05:46.7)
Et en plus de ça, ça vous pousse à faire du contenu par défaut, un peu partout, un peu flou, probablement un peu générique et donc pas assez impactant pour attirer les bonnes personnes. Ce qu’il faut bien comprendre ici, c’est que vos prospects ne sont pas partout, ils sont là.

Estelle (06:06.446)
Ce qu’il faut bien comprendre ici, c’est qu’il faut aller chercher les prospects là où ils sont. Si vous ciblez des professionnels, probablement qui passent plus de temps sur LinkedIn que sur Instagram. Si vous parlez à des mamans débordées, elles vont peut-être pas…

Si vous parlez à des mamans débordées, elles ne peut-être pas sur votre blog, mais dans une newsletter du matin. Si vous visez par exemple des créateurs de contenu, peut-être qu’ils préfèrent le format audio pendant leur déplacement. ce qu’il faut voir, c’est… Donc vouloir être partout, c’est juste vous épuiser et c’est travailler pour rien dans le vide, en tout cas ne pas travailler pour les bonnes personnes.

Estelle (06:52.366)
Ce qu’on veut, nous, c’est être visible, mais être visible des pros. Ce qu’on veut, nous, c’est être visible, mais pas être visible de tout le monde, on veut être visible de nos futurs prospects.

Estelle (07:09.518)
Bon, mais une fois qu’on a compris qu’on ne pas être partout, la vraie question c’est, mais où est-ce qu’il faut être ? Oui, évidemment. La réponse, elle est simple, mais elle demande un tout petit effort d’observation. Vous devez être là où vos prospects sont déjà en train de chercher les réponses. Pas là où vous avez envie d’être, pas là où tout le monde poste en ce moment, attention au trend, mais là où votre audience consomme du contenu avec un vrai objectif, se renseigner, apprendre, comparer, choisir. La première étape, c’est d’analyser

pour Prospect Actuel ou alors vos clients, si vous en avez déjà. Vous pouvez vous demander, par exemple, comment est-ce que ces personnes m’ont découvert ? Est-ce qu’elles m’ont trouvé via un post LinkedIn, via un épisode de podcast, via une recherche Google, via, je sais pas, un webinaire ? Toutes ces questions-là, sont super, super importantes. Ça nécessite évidemment de traquer un peu vos data. Une autre question intéressante, c’est quoi le contenu qui a déclenché le premier contact ?

comment est-ce qu’elles sont rentrées dans mon univers ?

Estelle (08:20.952)
Si vous ne le savez pas parce que vous n’avez pas les data, vous pouvez leur demander directement, faites un petit sondage, une question par exemple à la fin.

Estelle (08:31.702)
Faites un petit sondage, ça peut être un sondage sur les réseaux sociaux, ça peut être une question à la fin d’un formulaire ou ça peut être tout simplement par mail, comment est-ce que vous avez entendu parler de moi ou alors quel type de contenu vous êtes le plus à avancer. Ces infos-là, sont super précieuses parce qu’elles vous permettent de miser sur ce qui fonctionne. Déjà, plutôt que vous disperser et réinventer la roue.

Estelle (09:02.272)
La deuxième chose à faire, c’est de regarder ce que consomme votre audience cible. Donc même si vous n’avez pas encore beaucoup de clients ou beaucoup de données, vous pouvez observer ce que fait déjà votre audience idéale. Quels sont les réseaux sociaux qu’elle suit ? Est-ce qu’elle est plutôt à commenter sur Instagram, sur LinkedIn, sur Facebook ? Est-ce qu’elle partage des articles ?

Estelle (09:34.186)
La deuxième chose à faire, c’est de regarder ce que consomme votre audience cible. Même si vous avez… Même si… Putain ! La deuxième chose à faire, c’est de regarder ce que consomme votre audience cible. Même si vous n’avez pas encore beaucoup de clients ou de données, vous pouvez observer ce que fait votre audience…

Estelle (21:27.594)
Deuxième chose, c’est de regarder ce que votre audience cible consomme déjà. Où est-ce qu’elle est, ce qu’elle fait, ce qu’elle aime, quels sont les réseaux sociaux qu’elle suit, est-ce qu’elle partage des articles, des stories, ne pas, des extraits de podcasts. C’est très important de comprendre comment elle fonctionne, ce qu’elle fait déjà, ce qu’elle regarde déjà, ce qu’elle écoute déjà, en qui elle a confiance, parce que c’est ces canaux qu’il faut aller regarder en priorité. Et puis troisième étape, croiser votre intuition avec vos données. On sait…

Estelle (22:06.348)
Et puis troisième étape, croisez vos intuitions avec vos données. restez pas juste sur… Non mais attends, moi je sais que c’est sur Instagram que tout se passe. Allez regarder les data.

même si vous n’en avez pas beaucoup à aller regarder des data, si vous publiez un post sur LinkedIn, publiez-le avec un lien bitly. Ça va vous permettre de voir combien il a de clics vraiment sur votre lien, parce que LinkedIn va vous donner des vues, de nombre de commentaires, mais pas le nombre de clics. Moi, je sais que j’ai certains posts qui ont pas mal de vues, en tout cas je suis contente du nombre de vues, en revanche j’ai très peu de clics. Mais oui, moi ça m’apporte rien les vues, ce qui m’intéresse c’est les clics vers mon épisode de podcast en l’occurrence. Alors que j’en ai d’autres qui ont franchement

pas un gros succès au niveau like, au niveau commentaire, etc. Mais en revanche, ils ont beaucoup plus de clics sur l’épisode. Ce qui est important, c’est de comprendre là où est votre intérêt, là où se trouvent réellement les gens et d’aller chercher la vraie bonne data, d’aller croiser tout ça pour être sûr que vous travaillez non pas pour ce qui fait plaisir aux algorithmes, mais pour ce qui va vous faire plaisir à vous.

Estelle (23:22.53)
Bon, une fois qu’on a une idée claire des canaux où les prospects, en tout cas vos prospects, se trouvent régulièrement, c’est là que la magie opère. Vous n’avez pas besoin d’être partout pour attirer plus de prospects. Ce qu’il faut, c’est être au bon endroit, le bon contenu au bon moment, c’est-à-dire là où se trouve votre prospect. Mais attention, ça ne pas dire qu’il faut…

Estelle (23:54.134)
Mais attention, ça ne pas dire qu’il vaut faire. Mais attention, ça ne veut pas dire qu’il faut faire moins pour le plaisir de faire moins. Ce qu’il faut faire, c’est mieux avec plus de stratégie. C’est ce qu’on appelle la méthode du focus ciblé.

Estelle (24:14.99)
Alors comment ça marche ? Première chose, ne choisissez qu’un seul canal, un canal principal, pas deux, pas trois, un canal prioritaire, celui qui vous rapporte déjà des prospects ou celui que votre persona reçut déjà. Alors ça peut être par exemple un réseau social, vous choisissez LinkedIn, Instagram ou YouTube mais pas tout. Ça peut être un média, un type de média prioritaire, la newsletter, le podcast, le blog, à vous de choisir.

Ça peut être aussi un format de diffusion que vous maîtrisez mieux. Il a des gens qui sont plus à l’aise à l’audio, d’autres plus à l’aise à l’écrit, d’autres plus à l’aise au visuel. L’idée ici, c’est d’investir votre énergie là où le retour est mesurable, là où ça marche vraiment et ça marche parce que vos prospects y sont sensibles.

Deuxième élément, c’est dur, c’est long de créer du contenu, pensez à recycler stratégiquement. Une fois que vous avez votre canal principal, il va falloir l’exploiter en profondeur, à fond, au maximum. Pour ça, faut recycler. Donc un article de blog, ça vous fait trois posts LinkedIn. Un épisode de podcast, ça vous fait une newsletter, ça vous fait un carousel Instagram. Une vidéo, ça va être une vidéo…

Une vidéo longue, vous allez pouvoir la découper en plein de petits shorts que vous allez pouvoir republier à plein d’endroits différents. Maximiser votre impact sans multiplier votre charge de travail, c’est là où la magie opère.

Estelle (25:52.182)
Un truc important à garder en tête, c’est de faire en fonction de vous et pas en fonction des autres. Je disais tout à l’heure, on a tendance à suivre les tendances, on a tendance à regarder ce que font nos concurrents, on a tendance à se dire, tout le monde est sur la vidéo, en ce moment il faut absolument que j’aille sur la vidéo. Oui, la vidéo est peut-être un bon choix, si tout le monde y va, c’est peut-être un bon choix. Alors d’abord, quand tout le monde y va, certes, ça veut dire probablement qu’il a une tendance de fond, quelque chose qui est en train de se passer, ça veut aussi dire qu’il a plus de concurrence, donc c’est pas toujours nécessairement le meilleur choix. Mais surtout, la question qu’il faut se poser, c’est est-ce que moi…

je me sens capable, est-ce que j’ai des compétences pour aller sur ce média-là ? C’est pas parce que la tendance est sur la vidéo, la vidéo là c’est un exemple, mais c’est pas parce qu’il a une tendance qui arrive qu’on doit nécessairement y aller. Si on n’est pas à l’aise avec la vidéo, ça va nous demander beaucoup d’énergie, beaucoup de temps, beaucoup de sueur d’aller faire des vidéos. Peut-être qu’en fait on est beaucoup plus à l’aise à l’écrit et c’est plus intelligent de rester sur une newsletter ou un blog, là où il aura peut-être d’ailleurs moins de monde en ce moment, versus la vidéo, si on est tout simplement…

plus à l’aise, plus efficace sur ce média-là. C’est important de se poser aussi la question de nous, qu’est-ce qu’on a envie de faire, qu’est-ce qui nous plaît, là où on est bon.

Estelle (27:05.058)
Bon et puis après, une fois qu’on a fait tout ça, pensez un petit peu à vous. Vous n’êtes pas une machine automatisée, ce qui peut être automatisé. L’idée là, c’est pas de faire une machine infernale qu’on n’arrive plus à suivre, mais il a quand même plein de astuces, plein de choses qui peuvent nous faire gagner de précieuses minutes et de la bande passante dans notre cerveau qui est déjà bien rempli. Donc par exemple, programmez vos publications à l’avance. Programmez si vous avez un podcast, programmez-les à l’avance aussi. Réutilisez le contenu qui a bien fonctionné.

Republier aussi du contenu qui a déjà fonctionné. Moi, tous les six mois, je vais rechercher des articles, des épisodes, des posts qui ont fonctionné. C’est très intéressant parce que tout monde n’a pas pu les voir. Donc réutiliser les. Planifier tout ce que vous pouvez planifier avec des outils du type Zapier, Make, Notion, etc. Ça va vous aider à gagner du temps et à faire passer rapidement ce qui finalement n’a pas grand intérêt pour vous, mais ça va avoir de l’impact.

Estelle (29:18.366)
Je résume, ce qu’on a compris c’est que être partout c’est bien souvent une fausse bonne idée. On est poussé par les autres, par la concurrence, par ce qu’on voit sur les médias à vouloir être partout mais la réalité c’est que nos prospects à nous, ils ne pas partout. Donc la première chose à faire c’est de comprendre où est-ce qu’ils sont. Identifier les canaux que vos prospects utilisent déjà réellement et partez de là. Ne vous étalez pas sur tous les réseaux sociaux, ça ne sert à rien. Donc analyser

ce que font vos prospects actuels, regarder ce que consomme votre audience cible et puis croiser ce que vous imaginez avec des vrais data. Même si vous n’en avez pas beaucoup, on peut toujours trouver de la data. Après, comment est-ce qu’on fait pour faire plus avec moi ? On utilise la méthode du focus ciblé. On choisit d’abord un canal principal, ensuite on met en place des systèmes de recyclage, on planifie…

tout ce qu’on peut planifier et surtout on automatise toutes les petites tâches. Ça, ça va nous permettre d’aller beaucoup plus fort, beaucoup plus vite et surtout d’être très focus sur les endroits où ça vaut la peine d’être présent. Encore une fois, créer du contenu, c’est long, ça demande de l’énergie, ça demande de l’implication. À moins que vous ayez une équipe de 20 personnes dans votre service marketing, auquel cas on va parler différemment, mais si vous êtes seul ou si vous êtes une petite équipe, il est préférable de commencer par observer, analyser ce que fait votre audience.

où est votre audience, en qui est la confiance et vous positionnez à ces endroits-là, sur ces canaux-là, vous aurez moins à produire mais ce sera beaucoup plus ciblé.

Estelle (30:55.02)
Si vous avez aimé cet épisode et si vous voulez en savoir plus sur le podcast du marketing, je vous invite à rejoindre ma newsletter. On est 10 000 tous les mois à lire cette newsletter ou toutes les semaines en fait d’ailleurs. Je vous envoie en général un email par semaine, je vous parle de l’épisode de podcast, je vous parle de mes bons plans, des actus et je vous parle aussi de mes coulisses de la vie d’entrepreneur. Pour vous y inscrire c’est très simple, le podcast du marketing.com slash newsletter ou le lien qui est dans les notes de cet épisode.

Je vous dis à très vite.

 


 

 

 

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Vous aimerez le Podcast du Marketing si vous aimez Marketing Square de Caroline Mignaux, J’peux pas j’ai buisiness d’Aline Bartoli, le Podcast de Pauline Laigneau, Génération Do It Yourself de Matthieu Stefani.

 

 

[Spécial Podcasthon] Cancers, la vérité pour nos enfants – Episode 274

ou écouter sur :

>> Soutenez l’association en adhérant gratuitement <<

Cancers, la vérité pour nos enfants est une association portée à bout de bras par 3 mamans incroyables qui, alors qu’elles affrontaient le cancer de leur enfant, ont découvert qu’il y avait 5 fois plus de leucémies dans leurs communes que dans le reste de la France.

Les pouvoirs publiques ne font rien pour comprendre d’où viennent ces cancers, alors pour comprendre et protéger les autres enfants elles réalisent elle-même des analyses sur l’environnement.

Vous pouvez les aider à financer ces analyses, et vous pouvez les soutenir en adhérant gratuitement à l’association, cela leur permet d’obtenir plus de financement et d’avoir plus de poids face aux collectivités locales.

Pour en savoir plus sur Cancers, la vérité pour nos enfants, vous pouvez visiter leur site ou leur page facebook.

 


Transcription de l’épisode

C’est devenu une tradition maintenant, je fais fièrement partie du mouvement depuis la toute première année, nous n’étions alors que quelques dizaines de podcasts à participer au podcasthon, cette année nous sommes plus de 1500 podcasts des quatre coins du monde. J’en profite pour féliciter Jérémie Mani et Yvan Delnatte qui ont initié ce beau mouvement, je peux vous assurer qu’il y a un énorme travail derrière.

 

Alors le podcasthon qu’est-ce que c’est? Et bien chaque année, pendant une semaine, les podcasteurs se mobilisent pour mettre en lumière le monde associatif. La première année j’avais reçu la directrice marketing de l’association de Sœur Emmanuelle, l’an dernier c’était la secrétaire générale d’ONU Femmes France, et cette année je voudrais vous parler d’une association qui m’a littéralement bouleversée.

Cette association c’est Cancers, la vérité pour nos enfants. Elle est portée à bout de bras par 4 mamans incroyables qui ont toutes eu à affronter le cancer de leur petit et qui se battent pour que d’autres familles n’aient pas à vivre ça.

Parce que c’est terrible à dire, mais il est fort probable que ces cancers n’auraient jamais dû se déclarer. Entre 2018 et 2019, 16 cas de cancers pédiatriques sont déclarés dans un rayon d’une vingtaine de kilomètre tout près de Rouen. C’est 5 fois plus que la moyenne nationale. Une étude environnementale est menée. Elle manque de moyens et n’aboutit sur rien. Ca n’ira pas plus loin.

C’était sans compter  ces 4 mamans qui ne supportent pas l’idée qu’on abandonne les enfants à leur sort. Elles créent Cancers, la vérité pour nos enfants, et mènent elle-même des analyses.

Aujourd’hui je reçois Manuella Ferreira, la maman de Loïs qui à déclaré un cancer à l’âge de 5 ans (et qui par bonheur va bien aujourd’hui). Manuella a tout arrêté pour s’occuper de son fils pendant sa maladie, aujourd’hui elle a repris ses études pour servir au mieux l’association: elle est en 7ème année de médecine. Je vous propose d’accueillir cette mère courage devenue malgré elle lanceuse d’alerte pour protéger nos enfants : Manuella Ferreira.

 

Estelle (00:46.901)
Bonjour Manuela, bienvenue sur le Podcast du Marketing.

Manuella (00:50.446)
Bonjour Estelle, merci beaucoup.

Estelle (00:53.047)
Je suis ultra contente de t’avoir aujourd’hui sur le podcast. C’est un épisode un peu particulier. Je l’ai dit dans l’intro, c’est un épisode spécial podcasthon. On ne pas parler de marketing aujourd’hui. On va parler de l’association pour laquelle tu travailles. Est-ce c’est toi d’ailleurs, je t’ai pas demandé, est-ce que c’est toi qui a fondé cette association ou pas

Manuella (01:12.716)
nous sommes trois mamans à avoir créé cette association là en juin 2022. Trois mamans d’enfants malades.

Estelle (01:18.537)
Super. Ok, tu vas nous dire tout ça. On va rentrer dans le détail de cette association et voir évidemment ce que vous faites et comment peut-être on peut aussi vous aider à vous donner de la visibilité. C’est l’idée du podcastant. Avant qu’on rentre dans les détails, Manuela, est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais ?

Manuella (01:37.742)
Oui très bien, alors je m’appelle Manuela Ferreira, j’habite Pont de l’Arche depuis 20 ans et en 2018 j’ai mon petit garçon âgé de 5 ans et demi à l’époque qui a déclaré une leucémie, une leucémie linfoblastique aiguë. Il va bien maintenant, il a eu 2 ans de traitement, il a été suivi au CHU de Rouen en oncopédiatrique et là actuellement il est rentré en 6ème et il croque la vie à pleine dent.

Estelle (02:05.897)
Bon, génial. Écoute, moi, j’aime bien que tu commences par ça parce que l’épisode, je le dis tout de suite, moi qui suis très émotive et notamment quand on parle d’enfants, va être un petit peu complexe probablement pour moi. On parle évidemment de cancer, on parle de cancer pédiatrique, donc de cancer chez les enfants. Ton association, Manuela, elle s’appelle Cancer, la vérité pour nos enfants. Il a un mot fort là-dedans qui est le mot vérité. Est-ce que tu peux nous raconter pourquoi cette association existe ?

Manuella (02:35.118)
Oui, alors effectivement on a choisi cette appellation là pour interpeller les gens, pour interpeller les gens sur le fait qu’il y a eu un cancer, un cluster de cancers pédiatriques entre 2018 et 2019 dans nos communes, dans l’heure, et validé par l’ARS, c’est Saint-États-Public France à l’époque. Et nous avons voulu alerter un peu la population sur des possibles facteurs environnement qui pourraient être en cause. Voilà, donc…

L’ARS a recensé 11 cas d’enfants qui sont tombés malades de cancer pédiatrique entre 2008 et 2019 et elle a validé le cluster en remarquant un facteur x5 par rapport à la nationale.

Estelle (03:18.583)
Bon alors attends, attends, je fais une pause juste pour que les gens comprennent bien. Là on parle, donc on est en Normandie, on n’habite pas très loin d’ailleurs l’une de l’autre. Normandie, Pont de l’Arche, Ygoville, Cric-Beuf, c’est des petites villes les gens connaissent peut-être pas, c’est l’heure mais on parle d’un… tu mettrais un rayon de combien de kilomètres en gros pour donner une idée ?

Manuella (03:25.518)

Manuella (03:39.246)
Alors j’ai vraiment pas trop regardé combien de kilomètres mais la situation géographique qui a été retenue par l’ARS ça part de Saint-Pierre-les-Elles-Beuf ça va à Cric-Beuf donc là on est dans le 76 d’accord ? On arrive à Pont de l’Arche-Ygauville et on peut aller jusqu’à la vallée de Landel tout ça on est dans le 26.

Estelle (04:00.135)
D’accord. Donc on parle de quoi ? De quelques dizaines de kilomètres, voire peut-être 100 kilomètres, mais on est sur un périmètre qui est quand même ultra restreint. Et ce qui se passe, c’est qu’à un moment donné, on se rend compte qu’il a un pic chez les enfants de cancer, alors que c’est pas le truc classique. Et quand vous regardez par rapport à la moyenne nationale, tu disais sur les leucémies, c’est cinq fois plus élevé que la moyenne nationale. Donc il se passe un truc.

Manuella (04:05.102)
Non, non, non.

Oui.

Manuella (04:28.565)
Exactement, exactement. Ça nous a un peu alerté quand on s’est retrouvé à plusieurs mamans dans le même service à l’hôpital, dans le service oncopédiatrique qui soigne tous les enfants de la région. Et dans ce service-là, on s’est retrouvé à trois, quatre mamans habitant les mêmes communes. On s’est dit, il a quelque chose qui se passe. Et donc on a alerté l’ARS à cette époque-là, qui a lancé une étude et qui a bien validé le cluster de cancers pédiatriques sur les leucémi.

mais on a quand même plusieurs autres cancers qui ont été déclarés en même temps.

Estelle (05:00.407)
Donc il y a plusieurs types de cancers. L’hélocemi, c’est malheureusement l’un des cancers, j’imagine, voir le cancer le plus, entre guillemets, commun chez les enfants. L’ARS, donc je redis, on connaît maintenant depuis Covid ce que c’est que l’ARS, l’Agence régionale de santé. Donc c’est l’organisme qui va aller regarder ce qui se passe au niveau des maladies, etc. et regarder tous ces éléments-là. Vous alertez l’ARS en disant, on comprend pas, on se retrouve dans les couloirs de l’hôpital, on habite les mêmes villages.

Manuella (05:02.222)
Oui. Oui.

Estelle (05:28.035)
Parce que bon, Ygoville, Pont de l’Arche, quand je dis village, parce que je suis parisienne, bon, des petites villes. Mais voilà, on est sur des zones vraiment assez restreintes et finalement vous vous croisez, vous vous dites, mais attends, c’est bizarre, on habite le même coin, comment ça se fait que nos enfants, au même moment, développent un cancer, c’est quand même pas quelque chose de si heureusement commun. Vous alertez l’ARS, quelle est la réaction de l’ARS ? Qu’est-ce qui se passe ?

Manuella (05:52.586)
Alors l’ARS s’est penchée tout de suite sur le dossier quand même et elle a rejoint le service donc au pédiatrique pour voir un peu où étaient domiciliées les enfants qui étaient actuellement soignés. Ce qu’il faut savoir c’est qu’elle a recensé 11 cas en même temps, soigné en même temps, et nous avons plutôt recensé 16 cas parce que l’ARS a quand même un protocole bien défini, il faut que la domiciliation de l’enfant corresponde, mais par exemple on peut parler d’un cas d’un enfant.

qui était domicilié sur son dossier médical à Louvier chez son papa. Or il habitait avec sa grand-mère depuis qu’il était tout petit et sa grand-mère était en plein centre de Pont de l’Arche. Nous, enfant-là, on l’a pris en compte dans notre cluster parce que bien effectivement, administrativement, il n’était pas domicilié à Pont de l’Arche mais dans sa vie courante, il côtoyait les mêmes écoles que nos enfants, la même vie au quotidien. Des enfants comme ça, on les a pris et nous, on a 16 cas.

Estelle (06:26.447)
Mm-hmm.

Manuella (06:51.31)
16 cas de 2018 à 2019.

Estelle (06:51.759)
16 cas en deux ans sur une toute petite région. Ce que j’entends de ce que tu me dis, c’est que… Tu me le disais en off avant. C’est pas compliqué, en fait, à comprendre. Il y a des enfants qui tombent malades. Ils tombent malades de façon plus forte, plus élevée, en proportion plus forte que la moyenne nationale, et beaucoup plus forte. On parle de cinq fois sur la leucémie, donc on n’est pas sur une petite anomalie. Clairement, il se passe quelque chose.

Manuella (06:58.732)
Oui.

Estelle (07:21.239)
Et tu m’as dit un truc, une évidence, tu me dis bon, c’est des cancers sur les enfants. Les enfants, boivent pas d’alcool, les enfants, ils fument pas de cigarette. Donc a priori, c’est pas ces choses là. Ils ont pas le temps d’être… On n’est pas sur des enfants qui avaient des problématiques génétiques. C’est quelque chose que vous êtes allés vérifier. Il n’y a pas de prévalence génétique. Je sais pas si on dit comme ça pour un cancer. Donc si c’est pas ça, c’est quoi ? C’est probablement quelque chose qui se passe dans l’environnement.

Manuella (07:38.446)
Tout à fait.

Estelle (07:49.249)
Le raisonnement, en fait, il est là. Est-ce que l’ARS a fait une étude ? Est-ce qu’ils sont allés voir s’il avait quelque chose qui n’allait pas ? Le premier truc auquel je penserais, c’est dans l’eau. Est-ce qu’il a peut-être des produits chimiques qui sont déversés dans l’eau de ce coin-là et que du coup, peut-être dans l’eau du robinet, les enfants boivent un produit problématique ? Est-ce que l’ARS s’est penchée là-dessus ? Comment ça se passe ?

Manuella (08:11.96)
Oui, l’ARS a fait une étude. D’ailleurs, on a mis sur notre site le lien avec justement cette étude menée par l’ARS. Elle a recherché des facteurs environnementaux qui pourraient être en cause, notamment elle a analysé les ondes électromagnétiques. Elle a pris des sondes qui sont positionnées sur Rouen et sur Evreux et elle a analysé ces données-là au moment où les enfants sont ennuyés et malades.

Ils ont aussi analysé l’air. Il y a une sonde à pause, pas loin du lac, qui donne un peu certaines analyses d’air. Donc ils ont voulu en fait reprendre les analyses environnementales qui avaient pu être faites au moment où les enfants sont tombés malades. Malheureusement, il n’y avait pas de sonde dans Pont-de-Larche, il n’y avait pas de prélèvement dans Ygoville et donc ils sont un peu restreints au niveau de leur recherche.

Estelle (09:08.259)
Ouais en fait c’est ce que tu me disais, c’est que l’ARS ils sont plutôt positifs, ils sont plutôt bienveillants, ils veulent effectivement comme vous comprendre ce qui se passe. Le problème c’est qu’ils ont des contraintes administratives. Tu le disais, si l’enfant administrativement habite à Louvier, il ne pas être comptabilisé alors qu’en fait il vit tous les jours sur une autre commune. Là en fait ils sont contraints par des règles…

administratives mais qui ne fonctionnent pas, qui ne sont pas en lien direct avec la problématique. Du coup, c’est là que votre association, dis-moi si je dis des bêtises, mais c’est là que votre association s’est créée parce que vous avez dit, mais on ne pas ça, on ne pas juste prendre le, on est désolés, on a des contraintes qui font qu’on ne peut pas analyser les bons éléments. Vous, êtes des parents, vous avez besoin de comprendre ce qui se passe chez vos enfants, c’est aussi simple que ça.

Manuella (09:52.686)
Oui, tout à fait. C’est exactement ce qui s’est passé. Nous, s’est dit mais il faut quand même continuer à analyser notre environnement. On ne jamais, ça peut revenir. S’il a un facteur qui est de nouveau présent sur nos communes, il faut qu’on puisse faire une certaine veille de notre environnement. En tant que scientifique, je comprends le protocole restreint de l’ARS et je comprends tout à fait. C’est comme ça qu’on mène une étude de recherche. S’il a des enfants qui tombent malades en 2018, ça ne à rien de prendre…

une analyse d’air de 2023. en même temps, nous, notre association, veut pas que ça se reproduise, elle veut pas que d’autres enfants tombent malades. donc, ce qu’on fait, c’est qu’on analyse régulièrement l’eau, l’air. Là, on va passer sur la terre également pour voir un peu tout ce qui est pesticides, métaux, etc. Et on continue aussi les cheveux des enfants qui… Alors les cheveux des enfants, ça représente quand même une contamination sur trois mois, à la fois sur ce qu’ils respirent, sur leur environnement.

mais aussi sur ce qu’ils mangent. Voilà.

Estelle (10:51.439)
Ça donne une visibilité. Les cheveux, donne une visibilité sur un temps beaucoup plus long que par exemple une analyse de sang. C’est vachement intéressant. Tu me disais que toutes ces analyses, évidemment, ça a un coût, ce pas gratuit. C’est vous qui prenez en charge le financement de ces analyses. Tu peux nous donner une idée de combien ça peut coûter, par exemple, de faire une analyse de cheveux sur un enfant ?

Manuella (11:16.692)
Une analyse de cheveux, un seul qui pour un seul enfant c’est 450 euros. Nous, analyser un seul enfant c’est pas représentatif. On a un panel de 11 enfants, moitié malades, moitié non malades, enfin qui sont tombés malades et d’autres qui ne pas tombés malades, mais ils côtoient les mêmes lieux, les mêmes écoles, le même centre de loisir, etc. Et on veut essayer de faire ça tous les six mois. Et on aimerait aussi grossir un peu notre panel.

Voilà, il faut aussi un enfant qui n’habite pas les communes pour avoir un témoin et j’analyse ça en fonction des analyses nationales.

Estelle (11:56.016)
Juste pour qu’on comprenne, toi tu as un cursus scientifique, tu sors pas ces analyses de ton chapeau, tu peux nous redire ce que tu as comme cursus, ce que tu as fait ?

Manuella (12:06.936)
Oui, à la base je suis scientifique, j’ai un doctorat de microbiologie avec une variant de biochimie. Donc tout ce qui est analyse, gestion de projet de recherche, etc. j’ai été formée là dessus et j’ai été plusieurs années, 4-5 ans enseignant chercheur à l’université. Quand Louis s’est tombé malade, mon petit garçon, j’ai tout arrêté. Je suis restée à 100 % avec lui pendant un an du traitement.

et la deuxième année du traitement c’était à la maison et donc j’ai décidé de reprendre mes études et j’ai repris mes études de médecine en deuxième année. Je suis actuellement interne en médecine générale et donc j’arrive maintenant à combiner mes connaissances médicales, mes connaissances scientifiques et j’arrive à mettre ça au profit de l’association.

Estelle (12:51.663)
Alors je tiens juste en tant que maman et personnellement, la force d’une maman c’est quand même un truc de fou, pas si les gens qui écoutent se rendent bien compte de ce que c’est que de faire médecine. Là tu me disais t’es en septième année de médecine donc on n’est pas là pour rigoler. En tout cas ce que je trouve dingue c’est que 1 t’avais déjà quand même des connaissances, c’est pas…

comprendre les analyses, toi tu les comprends. Moi je regarde les analyses, je ne comprends évidemment rien. Toi tu sais les lire les analyses et de rajouter le diplôme de médecine par dessus, bien évidemment ça va te donner plein d’autres éléments, plein d’autres connaissances qui te permettent de pousser, de creuser, de chercher. Donc ça moi je trouve que c’est vraiment une force, je ne peux que te féliciter et être en tout cas ébahie devant ce courage là, mais je comprends quand c’est nos enfants évidemment on retournerait si elle

et tu as bien raison et je peux que soutenir et c’est aussi pour ça que je voulais que cette association, c’est une association locale et je sais que les gens qui nous écoutent, ils sont d’un peu partout, mais c’est une association de parents. Moi, c’est ça qui me touche dans votre action, c’est que c’est de la réaction à, il nous tombe une espèce de cataclysme sur la tête parce que j’imagine que quand tu apprends que ton enfant a un cancer, ça remue évidemment toute la famille et on voit que…

Manuella (14:04.846)
Merci beaucoup.

Non.

Estelle (14:11.087)
les pouvoirs administratifs font des choses, mais en fait, ils sont bloqués, ça fonctionne pas. Et plutôt que de rester coincé par l’administratif, vous dites, ok, très bien, s’ils ne le font pas, nous, on va le faire, et vous prenez les choses en main. Concrètement, Manuela, je veux comprendre de quoi est-ce que vous avez besoin ?

Manuella (14:16.749)
Non.

Manuella (14:21.951)
Oui.

Manuella (14:31.63)
Alors, premièrement c’est l’aspect financier. Ça coûte terriblement cher. Les analyses d’eau là, à chaque fois je ne peux pas faire qu’une seule analyse parce qu’il va falloir, il faut qu’on compare. Donc à chaque fois c’est l’eau de l’école de Pont de l’Arche, l’eau de l’école d’Higauville. Je teste aussi la Seine, on teste les eaux de pluie. Mais tout ça, trois prélèvements c’est 1500 euros. C’est terriblement cher mais en même temps je veux cibler…

un gros panel de molécules parce qu’on ne sait pas encore où vraiment taper. On sait que dans les cheveux des enfants, on a retrouvé des taux anormaux de métaux lourds et du plomb chez tous les enfants. C’est pas normal et à un taux hyper élevé par rapport à la nationale. On retrouve du chrome, on retrouve du mercure, on retrouve aussi des terres rares.

Estelle (15:12.975)
Hmm.

Manuella (15:22.574)
et des pesticides. donc ce que l’on cherche dans l’eau, c’est essentiellement ce qu’on a retrouvé aussi dans les cheveux de nos enfants. Donc j’arrive quand même un peu à cibler mais je veux vraiment élargir. Donc une analyse d’eau c’est environ 250 molécules testées. Donc c’est l’aspect financier en premier. Après je vous cache pas que s’il y a des scientifiques, des meneurs de projet, des ingénieurs qui veulent bien…

donner un peu de leur temps avec leur connaissance, moi je veux bien parce que tout ce qui est veille bibliographique c’est quoi ? Je vais sur une base de données où il a des articles scientifiques internationaux donc vraiment à des niveaux de preuve assez élevés et je regarde dans d’autres communes du monde entier quand il y eu des clusters cancer-pégatric qu’est-ce qui a été fait ? Tout ça, me demande un travail énorme et donc je check un peu ce que ceux qui nous analysent, comment ils le font, la méthode utilisée.

et ça, me prend du temps. S’il a des gens qui savent faire en plus, j’aimerais bien avoir un petit aide là-dessus. La force de notre association, c’est qu’on n’est pas tout seul. On est en collaboration et en étroite relation avec d’autres associations de d’autres cancers plébiatriques en France, et qui sont plus vieilles que nous, fait, qui ont été créées bien avant nous, donc qui ont plus d’avance sur nous, et on regarde un peu ce que eux, font, ce qu’ils ont trouvé, et on se base là-dessus aussi.

Bon.

Estelle (16:45.835)
D’accord, donc ça permet d’orienter les recherches. Ce que j’entends, c’est que vous commencez à trouver des éléments en tout cas qui semblent me poser question, donc il commence à y avoir des choses. Est-ce que… Alors moi, je ne pas militante ou quoi que ce soit, mais c’est vrai qu’on a envie de se dire, bon, j’entends que l’ARS a des contraintes administratives, etc. Mais est-ce que dès lors qu’il commence à avoir des indices, dès lors quand même qu’il a quelque chose qui n’est pas normal, est-ce que les pouvoirs publics ne peuvent pas bouger ? Est-ce que le fait que peut-être…

Il a des gens qui se disent, mais attends, c’est complètement… Enfin moi, je trouve ça fou. Je me mets à votre place, à vous, les parents. me dis, mais c’est impensable pour moi que je… Un, que mon enfant tombe malade, déjà par principe. Deux, de me rendre compte qu’il y a beaucoup d’enfants par chez moi qui tombent malades et qu’en fait, personne ne fasse rien, presque. Alors je sais bien que tu me diras, ils n’ont pas rien fait. Ils ont fait des choses, mais ils se sont contraints, j’entends.

Manuella (17:39.662)

Estelle (17:41.899)
Mais moi j’ai presque envie de dire mais comment est-ce qu’on peut faire bouger les choses ? Est-ce que je crois savoir que vous êtes quand même soutenu d’un point de vue politique par des élus locaux qui vous soutiennent mais finalement est-ce qu’on n’aurait pas besoin d’avoir peut-être un peu plus de force dans cet entente, dans ce projet pour pouvoir aller creuser plus ? Tu crois que ça c’est quelque chose d’envisageable

Manuella (18:05.006)
En tout cas, c’est ce qu’on aimerait, c’est ce qu’on aimerait bien. Donc oui, est bien soutenus par nos élus locaux, on est bien soutenus par certains ministres. Donc là-dessus, va. On a des subventions de l’agglo, de nos communes. Là-dessus, on est soutenus. Mais d’un point de vue gouvernemental, on a des fois l’impression de se sentir un peu seul. C’est vrai. On aimerait vraiment qu’il ait un peu plus de choses qui bougent.

même s’il a quand même l’ARS qui est quand même en alerte sur nos communes, qui réalise pas mal d’analyses dans les industries aux alentours. Là-dessus ça va, mais on aimerait plus, forcément, veut toujours plus.

Estelle (18:44.735)
bien sûr, on veut plus, on veut comprendre ce qui se passe pour ces enfants. Moi, ça me glace le sang, je te le dis. Bien évidemment qu’on ne pas rester comme ça en sachant qu’il quelque chose d’anormal qui se passe. Et tu m’as dit d’ailleurs, tu m’as dit, on s’est rendu compte qu’il avait ce cluster de 11 enfants sur cette période de deux ans. Mais finalement, qu’est qui nous dit qu’il en a pas eu avant et que juste les parents ne sont pas rencontrés dans le couloir de l’hôpital et n’en ont pas…

Manuella (18:49.486)
Mmh mmh mmh

Non. Oui.

Estelle (19:08.653)
tout simplement discuter. Peut-être qu’il y a une problématique récurrente et peut-être que ce que tu disais, vous, votre objectif, c’est de faire en sorte que ça n’arrive pas dans le futur sur d’autres enfants dans cette zone géographique. il faut absolument comprendre ce qui se passe et si ça continue. Comment est-ce qu’on peut, Manuela ? Parce que le but de ce podcast-on, de cet épisode, bien sûr, c’est un de…

Manuella (19:09.998)
Oui.

Manuella (19:21.015)
Exactement.

Estelle (19:35.083)
faire connaître, de faire savoir ce qui se passe et de faire savoir aussi le travail des associations. Mais bien évidemment, c’est aussi de vous aider. Comment est-ce qu’on peut vous aider Manuela, dis-moi ?

Manuella (19:45.184)
Alors déjà vous pouvez nous suivre sur notre site internet sur cancerlaveritepournosenfants.org dessus vous avez tout ce qu’il faut, comment on a créé notre association, le pourquoi, tout ce qui a pu être publié dans les médias mais vous avez aussi toutes les analyses que je publie dessus. Voilà nous sommes une petite association, elle n’a que deux ans et demi, il y a quatre membres, quatre mamans.

Mais on a aussi beaucoup de bénévoles avec des papas, on a 250 environ adhérents. Qu’est-ce qui se passe en fait ? Les bénévoles nous aident pour les événements, quand il a des courses, quand il y a des lotos, pour aider dans la logistique et apporter un peu plus d’argent. Il y a aussi l’adhésion qui est gratuite, mais pourquoi ? On ne rien à nos adhérents, ce qu’on veut c’est juste un nom, c’est comme si qu’on avait une signature finalement. Pour grossir l’association.

Pourquoi ? Parce que ça nous aide à avoir plus de subventions et plus de poids dans nos actions. Oui, exactement. Oui. Oui. Oui.

Estelle (20:43.715)
C’est presque comme une pétition, c’est de dire moi je soutiens moralement l’association. Mais ça, moi je veux qu’après cet épisode tu aies 20 000 personnes en plus sur l’adhésion. Je demande officiellement à chaque personne qui écoute cet épisode, je mettrai le lien directement dans l’épisode. Allez vous manifester, si vous êtes comme moi on peut pas rester…

Manuella (20:59.798)
Et c’est gratuit ! Oui !

Estelle (21:03.919)
insensible face au cancer des enfants. Donc si ça, peut déjà aider sans même mettre la main à la poche, mettez la main à la poche s’il vous plaît, mais même sans mettre la main à la poche, c’est extrêmement simple pour le coup.

Manuella (21:08.653)
Oui.

Manuella (21:15.444)
Tout à fait et ça a beaucoup d’impact pour nous, d’accord ? On vous demande rien d’autre que une adhésion gratuite mais pour nous ça donne beaucoup plus de poids.

Estelle (21:24.393)
Ok, bon bah écoute, on va faire ça. Je vais mettre le lien évidemment.

de l’association. Le lien, avez un Facebook qui alimenté régulièrement, le lien de votre Facebook et puis on va mettre le lien direct pour l’adhésion. C’est vraiment un tout petit geste, ça coûte rien si vous êtes sensible à cette histoire, au cancer de ces enfants qui leur tombent dessus et où finalement il se passe pas grand chose derrière même si on a bien compris que les pouvoirs publics ont essayé de faire des choses mais n’empêche que c’est pas suffisant. Montrez votre soutien pour faire bouger les choses et puis bien sûr on l’a compris.

Manuella (21:32.974)
Merci.

Estelle (21:58.897)
toi tu as besoin de faire des analyses pour pouvoir faire avancer le débat et trouver peut-être une piste qui va être plus creusée peut-être par l’ARS ou d’autres, ça vous avez besoin d’argent donc ça c’est tout simplement des dons, on mettra le lien pour pouvoir faire un don directement sur l’association. Écoute merci infiniment Manuela d’être venue au micro du podcast du marketing pour raconter ton histoire, bravo de ce courage de maman que tu as, je sais que quand on est maman on ferait n’importe quoi pour pour bouger les choses pour nos enfants mais

Manuella (22:08.854)
Merci.

Estelle (22:28.817)
et je sais aussi l’énergie intellectuelle, physique que ça peut demander. Bravo d’avoir repris des études de médecine. Je suis totalement bluffée, moi, par ça. Mais vraiment, cette association, ce projet que vous portez, moi, m’a vachement vraiment, vraiment touchée. Et j’espère qu’avec cet épisode, plein de gens vont être touchés aussi et vont essayer dans la mesure de leurs possibilités. Mais là, on parle quand même…

d’une action pas bien compliquée à faire, vont pouvoir vous soutenir et vous épauler. Bravo à toi Manuela, puis bon courage pour la suite surtout.

 

Manuella (23:05.29)
Merci Estelle, merci de nous avoir donné un peu la parole. Merci, bonne journée.

 

 


 

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