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Google Ads : pourquoi tout ce que vous saviez est déjà obsolète avec Alexandre Falck – Episode 320

ou écouter sur :

Vous pensez connaître Google Ads ?

Si vous n’y avez pas touché depuis trois à cinq ans, il est probable que vous soyez déjà en décalage. Dans cet épisode, j’échange avec Alexandre Falck, expert SEA et fondateur de l’agence Le Mage du SEA, pour comprendre ce qui a profondément évolué.

Nous parlons audiences, automatisation, PMax, IA Overview, conversion offline… et surtout de ce que ces changements impliquent concrètement pour votre business.

 

Vous pouvez retrouver Alexandre Falk sur linkedin, son site ou sa newsletter.

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Transcript de l’épisode

Estelle (00:32.792)
Vous voyez le moment où vous vous dites, Google Ads, je connais, j’ai déjà testé. Et puis vous retombez dessus quelques temps plus tard, voire comme moi quelques années plus tard, vous ouvrez l’interface et puis là, vous avez l’impression d’être entré dans le cockpit d’un avion. C’est exactement ce qui m’est arrivé. En gros, je pensais retrouver un truc à peu près simple, c’est-à-dire des mots-clés, une annonce, une enchère et puis pouf, on lance le truc, on voit ce que ça donne. Sauf qu’entre temps, Google…

Sauf qu’entre temps Google Ads a littéralement changé de planète et le problème c’est que si vous continuez à raisonner avec l’ancien logiciel vous allez faire exactement ce que Google adore, c’est à dire dépenser sans vraiment comprendre ce qui se passe. Alors…

Estelle (01:31.854)
que je langisse ce truc.

Estelle (01:40.206)
Ahem

Estelle (01:57.602)
Où est-ce que je l’ai mis ?

Estelle (03:41.613)
on

Estelle (04:53.641)
voyez le moment où vous vous dites, bon Google Ads, je connais, j’ai déjà testé il a quelques années et puis vous retombez.

Estelle (05:04.685)
Vous voyez le moment où vous vous dites, Google Ads, je connais, j’ai déjà testé, et puis vous décidez quelques années plus tard de rouvrir l’interface. Et puis là, vous avez littéralement l’impression d’être entré dans le cockpit d’un avion. C’est exactement ce qui m’est arrivé. Je pensais retrouver un truc à peu près simple, à savoir des mots-clés, une annonce, une enchère, et puis pouf, on met ça dans la machine, on voit ce qui sort. Sauf qu’entre temps, Google Ads a littéralement changé de planète. Et le problème,

Si vous continuez à résumer…

Sauf qu’entre temps Google Ads a littéralement changé de planète et le problème c’est que si vous continuez à raisonner avec l’ancien logiciel, vous allez faire exactement ce que Google Ads adore, à savoir dépenser sans vraiment comprendre ce qui se passe. Si vous me découvrez avec cet épisode, je suis Estelle Ballot et j’aide les dirigeants et les CMO à structurer leur marketing, gagner en clarté et obtenir des résultats sans complexifier inutilement.

Checks !

Estelle (06:13.825)
Si vous me découvrez avec cet épisode, je suis Estelle Ballot et j’aide les dirigeants et les CMO Marketing à structurer leur marketing, gagner en clarté et obtenir des résultats sans complexifier inutilement.

Estelle (06:28.641)
Si vous me découvrez avec cet épisode, je suis Estelle Ballot et j’aide les dirigeants et les CMO à structurer leur marketing, gagner en clarté et obtenir de vrais résultats sans complexifier inutilement. Cette semaine ici.

Estelle (06:44.331)
Si vous me découvrez avec cet épisode, je suis Estelle Ballot et j’aide les dirigeants et les CMO à structurer leur marketing, gagner en clarté et obtenir de vrais résultats sans complexifier inutilement. Mais putain, pourquoi je m’arrête ?

Estelle (07:01.546)
Ahem.

Estelle (07:06.251)
Si vous me découvrez avec cet épisode, je suis Estelle Ballot et j’aide les dirigeants et les CMO à structurer leur marketing, gagner en clarté et obtenir de vrais résultats sans complexifier inutilement. Chaque semaine ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable. Dans cet épisode, j’ai invité Alexandre Falck, aka le mage du SEA, rien que ça. Alexandre, c’est quelqu’un qui passé des années en grosse agence, qui a vu…

Estelle (07:40.811)
Pour cet épisode, j’ai invité Alexandre Falck AK, le mage du SEA.

Estelle (07:55.394)
Pour cet épisode, j’ai invité Alexandre Falck, aka le mage du SEA, rien que ça. Alexandre a passé des années dans des grosses agences, il a vu ce qui marche vraiment quand on met des budgets vraiment sérieux et il a aujourd’hui…

Estelle (08:14.893)
comment je fais pour travailler, moi?

Estelle (09:10.093)
d’être à la compagnie, t’as toujours un peu l’air de faire des travaux.

Estelle (09:16.525)
Tu veux que je bosse là ?

Estelle (09:21.321)
Dans cet épisode, j’ai invité Alexandre Falck à caler le mage du SEA, rien que ça. Alexandre, c’est quelqu’un qui passé des années dans des grosses agences, il a vu ce qui marche vraiment quand on met des budgets sérieux et aujourd’hui, il accompagne des entreprises qui veulent de la performance sans se faire balader par l’automatisation. Je vous préviens, il a un passage qui m’a littéralement fait sortir mon carnet de notes. C’est celui où il explique ce qui est en train d’arriver avec la recherche

Google et l’IA. Et pourquoi ça risque ?

Estelle (09:58.506)
Je vous préviens, il a un passage qui m’a littéralement fait sortir mes notes. C’est celui où il explique ce qui est en train d’arriver sur la recherche Google avec l’IA et pourquoi, et bien ça risque de changer la façon dont on achète, la façon dont on clique et puis surtout la façon dont on convertit. À ce moment-là, vous comprenez que le sujet, ça n’est pas faire des pubs, le sujet c’est…

Estelle (10:28.777)
À ce moment-là, vous comprenez que le sujet, c’est pas faire des pubs, le sujet, c’est…

À ce moment-là, vous comprenez que le sujet, c’est pas faire des pubs, le sujet, c’est est-ce qu’il a… Putain de cerveau !

Estelle (10:48.269)
mais tout monde est contre moi.

Estelle (11:08.981)
À ce moment-là, vous comprenez que le sujet, ça n’est pas faire des pubs, le sujet c’est est-ce qu’on est en train de perdre le contrôle du parcours client sans s’en rendre compte ? Si vous utilisez Google Ads, si vous pensez vous y mettre ou si vous vous dites on verra plus tard, écoutez cet épisode, y a de fortes chances pour que plus tard, il coûte beaucoup plus cher que prévu. Allez, je vous propose d’accueillir tout de suite Alexandre Falck.

Estelle (11:42.195)
Un grand merci Alexandre, c’est mille fois plus clair maintenant pour moi de savoir comment utiliser Google Ads. Promis, je vais m’y remettre. En tout cas, c’est vraiment super éclairant d’avoir toutes tes tips et de comprendre comment les choses changent régulièrement et comment on peut les utiliser au mieux. Si vous avez aimé cet épisode, bien s’il vous plaît, partagez-le avec un collègue, quelqu’un qui serait intéressé par le sujet. C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer.

le podcast du marketing, à développer cette chaîne YouTube.

C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer cette chaîne YouTube. Je parle de pas grand chose donc… C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer cette chaîne YouTube et ce podcast.

Estelle (12:32.929)
C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer cette chaîne YouTube et le podcast du marketing. Je vous dis à très vite. C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer… C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer le podcast du marketing. Je vous dis à très vite.

 

 

 

Campagnes intégrées : quand chaque étape du parcours client nourrit la prochaine – avec l’ex CMO de Ring Central Julien Rio – Episode 319

ou écouter sur :

Une campagne LinkedIn, un webinar, un emailing, un article sponsorisé.

Individuellement, chaque action peut être pertinente. Ensemble, elles ressemblent parfois à un patchwork sans véritable logique.

Dans cet épisode, nous parlons de campagnes intégrées. Une approche qui dépasse l’omnicanal pour construire un véritable parcours stratégique, où chaque canal nourrit le suivant et accompagne le prospect de la découverte à la conversion.

Ce que vous allez découvrir dans cet épisode

• La différence entre campagne omnicanale et campagne intégrée

• Pourquoi l’alignement des messages ne suffit plus

• Comment construire un parcours marketing logique et progressif

• Le rôle précis de chaque canal dans une stratégie intégrée

• Comment éviter de tomber dans la complexité excessive du tracking

• Les clés pour structurer sans complexifier

Vous pouvez retrouver Julien Rio sur son site ou sur Linkedin.

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Et puis sinon, vous pouvez aussi


Transcription de l’épisode

Orateur #0 Vous écoutez le podcast du Marketing, épisode 321. Bonjour et bienvenue sur le podcast du Marketing. Je suis Estelle Ballot et j’aide les directions marketing à gagner en clarté, structurer leur marketing et obtenir des résultats sans complexifier. Chaque semaine ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable. Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui peut transformer radicalement votre façon de faire du marketing. Il s’agit des campagnes intégrées. Vous me connaissez, j’aime quand le marketing est à la fois stratégique, structuré et orienté business. Sauf que bien souvent, nos actions ressemblent plus à un patchwork. On a une campagne LinkedIn ici, on a un webinar là, un emailing dans un coin, puis on a peut-être aussi un article sponsorisé. Chaque action, elle peut être très bonne individuellement, mais ensemble, elle ne raconte pas toujours une histoire qui est véritablement cohérente. Elles ne font pas forcément avancer votre prospect de manière fluide dans son parcours. Alors, j’avais déjà parlé des campagnes omnicanales avec Thibaut Demorel de Le Permis Libre. C’était l’épisode 202. On avait parlé d’alignement des canaux, de cohérence des messages, d’orchestration. Eh bien, les campagnes intégrées, c’est tout ça, mais elles vont encore un cran plus loin. L’idée, ce n’est plus seulement d’être présent partout avec un message harmonisé, c’est de construire un véritable parcours. Vous avez un canal qui nourrit le suivant, une action qui va préparer la prochaine. En fait, chaque point de contact est pensé comme une étape qui est logique et qui va accompagner votre audience depuis la découverte jusqu’à la conversion, voire après. Alors pour en parler, j’ai le plaisir d’accueillir Julien Rio. Julien, c’est un peu une pointure du marketing international. C’est l’ex-CMO de RingCentral sur la région Europe-Asie-Pacifique. RingCentral, c’est un acteur majeur des communications d’entreprise. En gros, c’est le concurrent direct de Teams et de Google Meet, avec un chiffre d’affaires tout petit de 2,6 milliards. Autant vous dire que des campagnes à grande échelle, il connaît. Dans cet épisode, on va voir ce que c’est réellement une campagne intégrée, en quoi elle est différente de l’omni-canal. Comment est-ce qu’on peut la construire concrètement et surtout, comment éviter de se perdre dans la complexité du tracking et de l’attribution ? Si vous avez envie de passer d’action marketing isolée à une véritable machine cohérente et performante, vous êtes au bon endroit. Bonjour Julien, bienvenue sur le podcast du marketing. Orateur #1 Bonjour Estelle, un grand merci pour ton invitation, je suis super content d’être là. Orateur #0 Écoute, ravie également de t’avoir à mon micro. On va parler d’un sujet dont j’ai déjà un petit peu parlé il y a quelques mois, voire une bonne grosse année, une année et demie, avec Thibaut Demorel, qui est le CMO du permis libre. On va parler, mais on va creuser encore un peu plus le sujet. On va parler de ce qu’on appelle les campagnes intégrées. Avant qu’on rentre dans le vif du sujet, Julien, est-ce que tu peux me dire qui tu es et ce que tu fais ? Orateur #1 Grand plaisir. Donc Julien Rio, j’ai… Je suis un leader marketing international. J’ai fait une dizaine d’années à Hong Kong, toujours avec un périmètre très international. Et je suis de retour depuis quelques années en France. J’ai fait beaucoup de choses. J’ai fait du B2B, du B2C, des startups, des scale-up, des grosses boîtes. Et là, ça fait quelques années que je suis plutôt dans l’environnement B2B SaaS, toujours dans le marketing et toujours un peu hyperactif à la recherche de l’excitation du marketing au quotidien. Orateur #0 Super. Et oui, effectivement, tu as plein de projets différents, notamment, si je ne dis pas de bêtises, tu as sorti des livres, tu as écrit des livres, tu as un framework dont on va parler là aujourd’hui. Tu as pas mal d’activités à côté ou en plus de ton activité de CMO. Là, ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est ces fameuses campagnes intégrées. c’est un terme un peu il y a les campagnes omni-canal, il y a le multi-channel, il y a plein de termes. Est-ce que tu peux, pour qu’on commence, est-ce que tu peux m’expliquer, en tout cas ta définition à toi, qu’est-ce que c’est qu’une campagne intégrée ? Orateur #1 Quand on parle de marketing, on pense régulièrement à des activités. Donc j’ai un événement, j’ai quelque chose sur LinkedIn, j’envoie des emails, ça c’est du marketing, ce sont des activités. Tu peux commencer à réfléchir en termes de campagne. En général, c’est-à-dire que tu vas avoir plusieurs activités qui vont avoir un point commun, qui va y avoir une espèce de fil conducteur. Tu peux commencer à réfléchir en termes de campagne multicanale, voire omnicanale, et ça signifie que ta campagne va être lancée sur… tes activités avec le même fil conducteur seront sur plusieurs canaux en même temps. Ce qu’on appelle une campagne intégrée, c’est tout ça, mais on va une étape plus loin où on s’assure qu’il y a une véritable intégration entre les canaux, c’est-à-dire qu’il y a une suite logique. On passe d’un canal à l’autre, on pense en termes d’expérience client, on a une cohérence de messages. Et on essaie de faire en sorte que ce premier canal amène un deuxième, qui amène un troisième, qui amène un quatrième, pour avoir une suite logique et réfléchir en termes de parcours client et évidemment de cycle de vente également. Donc c’est vraiment, on appuie juste des activités décorrélées, on annule l’effet patchwork qui existe quand même régulièrement dans le marketing et on essaie d’intégrer tout ça. Et c’est une intégration des équipes, c’est une intégration des messages, c’est une intégration des canaux, c’est une intégration des assets, des contenus, etc. Et c’est un gros travail qui apporte énormément, à mon sens, aux clients, aux marketeurs et évidemment aux business qui s’en servent. Orateur #0 Oui, si on parle de… Je te posais la question en off quand on préparait l’épisode. Si on parle de différence entre l’omni-canal et la campagne intégrée, grosso modo, c’est quoi ? C’est que sur l’omni-canal, on va faire en sorte d’harmoniser les messages pour être sûr que ce qu’on va voir sur… Je prends des exemples. sur une pub Facebook va correspondre à ce qu’on va retrouver d’un point de vue message, d’un point de vue peut-être visuel sur, je ne sais pas, le site Internet, et ce qu’on va retrouver aussi sur, par exemple, un webinaire. Là où la campagne intégrée, qu’est-ce que c’est ? On va un cran plus loin, c’est-à-dire que l’un vient nourrir l’autre. L’idée, c’est ça, c’est que chaque activité nourrisse l’activité suivante. Orateur #1 Exactement. Si tu réfléchis en termes de parcours client, tu vas avoir des canaux qui sont plutôt orientés awareness. Tu en as d’autres qui sont plutôt orientés considération. Il y en a qui sont clairement là pour faire de la conversion. Et dans une campagne intégrée, tu vas essayer de réfléchir comment ce premier canal où on va me découvrir pour la première fois, comment il va pouvoir doucement m’amener à un autre canal. Donc ça pourrait être mon premier canal, je réfléchis à la volée, j’espère que ça va avoir du sens. Mon premier canal, c’est peut-être une pub dans un magazine. C’est la première fois qu’on va voir ton logo, qu’on va savoir de quoi tu parles. Puis ton deuxième canal, on va te revoir sur une pub LinkedIn, Facebook. peu importe en fonction de ta target, là on est encore on va essayer d’aller un cran plus loin, on explique la marque mais on explique un peu plus ce qu’on fait sans rentrer dans le détail des features, des produits etc mais au moins qu’on soit capable de te positionner sur ton marché et puis le canal suivant on va rentrer un peu plus dans le vif du sujet, on va essayer de pousser un article de blog qui va aller plus loin, on va essayer de pousser une newsletter qui va aller plus loin, on va faire ce qu’on appelle du nurturing puis après on descend doucement et puis vu qu’on a obtenu l’email de cette personne via le canal précédent, on va commencer à faire peut-être de l’outbound et lui envoyer quelque chose d’un peu plus précis, lui proposer proposer une démo, lui proposer de mieux comprendre le ROI de ta solution, etc. Donc l’idée, c’est comment on connecte tout ça. Ce n’est pas juste qu’on est sur tous les canaux, ce n’est pas juste qu’on a le même message, mais comment on connecte tout pour que ce soit intégré, d’où le terme de campagne intégrée. Orateur #0 Oui, c’est vraiment de suivre ce chemin du consommateur, du fameux parcours client. Là où on va faire le parcours client schématise sur un site internet, on fait la même chose, mais en fait sur tous les touchpoints, tous les médias qu’on va utiliser. Moi, la question que je me posais quand on en discutait, c’est que ça, c’est finalement assez linéaire. Parce qu’on a appris à travailler en entonnoir et on vient comme ça descendre étape par étape et essayer, comme sur un site Internet, d’emmener à l’étape suivante qui va à l’étape suivante qui va à l’étape suivante. Moi, quand je t’écoute, et je trouve ça effectivement complètement logique d’aller travailler tes médias et tes investissements pour qu’ils viennent nourrir le suivant, évidemment que c’est plus intéressant. Sauf que quand même nos clients, nos consommateurs, nos auditeurs, on peut leur donner le mot qu’on veut, notre audience globalement, on le sait maintenant, ils viennent de plein d’endroits différents et ils ne sont plus sur un chemin linéaire. On n’est plus sur un chemin en étoile, on vient voir un site, puis on repart, puis on retourne voir une pub, puis on repart, puis on va voir peut-être une newsletter. On sait qu’il y a énormément de points. Est-ce que la campagne est intégrée pour toi ? Elle peut gérer ça ? Ou est-ce que de toute façon, c’est ingérable ? Et tant pis, mettons-le de compter et on fait bien comme on peut. C’est quoi ta position là-dessus, honnêtement ? Orateur #1 C’est à mi-chemin entre les deux. C’est-à-dire que tu as autant de parcours client réel que tu as de client. C’est imprédictible. Et les clients feront bien ce qu’ils veulent de toute manière. Cependant, si tu as bien construit ton parcours client et que tu as une réflexion sur comment ce canal mène à ce canal, mène à ce canal, Plus tu descends, dans ton funnel, dans ton entonnoir, plus tu as des canaux que tu contrôles. C’est-à-dire, quand tu es tout en haut de ton entonnoir, tu mets dans un magazine, c’est un petit peu petit bonheur la chance. C’est-à-dire, tu as quand même fait un targeting. C’est un magazine que ton audience va lire. Tu ne vas pas publier dans n’importe quel magazine. Mais tu ne sais pas exactement qui va lire cette page-là en particulier. Donc, il y a quand même un élément de chance. Quand tu commences à descendre, tu as des emails, tu as des profils LinkedIn, tu as des cookies de retargeting. Donc, tu commences à savoir ce que les gens ont déjà consommé. Donc tu vas pouvoir… t’assurer de targueter correctement et tu vas pouvoir savoir que telle personne a déjà vu ce contenu précédent, tu la gères un petit peu mieux, cette logique de distribution que tu as. Dans tous les cas, le but de la campagne intégrée, c’est pas de contrôler les gens et de les forcer. C’est de dire, si vous avez vu ça, je vais vous proposer cette chose suivante qui a une logique pour moi. Si vous en voulez pas, c’est pas grave, faites votre propre parcours, mais au moins j’essaie de vous simplifier la tâche. C’est dans cette logique-là qu’on s’inscrit. Orateur #0 Ça m’intéresse parce que, tu vois… Je trouve que c’est finalement exactement la logique que moi… Tu sais, moi, j’ai une marotte, c’est le persona. Je veux comme plein de responsables marketing, je pense, mais vraiment, j’ai cette marotte-là de, pour moi, tout part du persona. Et ce que j’explique à plein de mes clients qui n’ont pas compris le persona, en général, pardon, mais désolé, je trouve qu’il y a plein de gens qui n’ont pas compris le persona, c’est exactement ça. C’est de dire, mais moi, je ne vous dis pas que tous vos clients vont ressembler à votre persona, ce serait complètement idiot et franchement, ce serait… Pardon, ce serait chiant d’avoir tous des clients qui se ressemblent tous. Évidemment que chaque client est différent. Mais l’idée, c’est de mettre un maximum de ressources, ressources au sens large, sur le client qui vous semble être le mieux placé pour vous, pour plein de raisons. Parce que le fait de mettre un maximum de ressources sur ce client-là, un, va le toucher, deux, de toute façon, touchera les autres de façon index. C’est un peu pareil là avec le parcours client, c’est de déterminer quel est le parcours client. qui te semble, toi, le plus logique, le plus cohérent, et d’aller construire le média dessus pour que les différents médias que tu vas utiliser vont avoir un ROI qui va être le plus intéressant possible. Ce n’est pas grave s’ils prennent des chemins de traverse. De toute façon, c’est juste que ton ROI sera meilleur sur ce parcours-là. Et il sera un tout petit peu moins bon sur les autres, mais finalement, il t’emmène quand même là. L’idée, c’est ça. Je suis d’accord avec toi. Malheureusement, on ne peut pas savoir par où réellement les gens vont passer. Et ça va de plus en plus être de plus en plus complexe. Si on essaye de le faire, on va finir par se perdre dans les méandres de complexité qui vont nous faire perdre du temps plus qu’autre chose. Orateur #1 Absolument. Je suis 100% aligné avec ça. Et l’idée, c’est que si tu essaies de forcer tes clients, tu risques de les perdre plus qu’autre chose. Donc, propose-leur un chemin. C’est un peu comme chez Ikea. On te propose un chemin, on te force un peu parce qu’il y a une logique business pour eux et qu’il y a une logique pour toi parce que tu vas d’abord regarder les meubles avant de regarder les fleurs. Très bien. Mais en même temps, tu as des portes cachées absolument partout. Si tu as envie de faire ton propre parcours, tu fais ton propre parcours. On t’en propose un qui a une logique et tu crées le tien derrière. Orateur #0 Exactement. Ok. Écoute, j’adore ce concept d’Ikia. Je me revois trouver les portes cachées. J’avais l’impression d’être ultra intelligente à 16 ans quand j’ai trouvé les portes cachées. Je me suis dit, ça y est, j’ai tout découvert de la vie. Bon, ok, je n’étais pas la seule. Orateur #1 Malheureusement, non, il me semble. Orateur #0 Ok, écoute, dis-moi, demain je veux mettre en place une campagne intégrée. Je me dis, mais attends, il a raison Julien, c’est bien, je lis tout ça, mais comment je fais ? Parce que ça paraît simple et ce n’est pas simple en même temps. C’est quoi les grosses étapes ? Qu’est-ce qu’il faut que j’aille regarder en premier pour toi ? Orateur #1 Alors, moi j’ai créé un framework qui s’organise autour de trois étapes essentielles, mais avant ça, il me semble qu’il y a quand même deux, trois prérequis. Le premier prérequis, c’est d’avoir un but très clair. Si tu n’es pas capable en dix mots de dire quel est l’objectif de ta campagne, lance pas de campagne. Est-ce qu’on parle d’acquisition ? Est-ce qu’on parle de rétention ? Est-ce qu’on parle d’upsell ? Est-ce qu’on parle de cross-sell ? De quoi on parle ? C’est quoi ton objectif ? Si possible chiffrer, mais à minima être très clair. Et le but du jeu c’est, si tu reviens sur cette campagne ou que tu la partages à un commercial ou que tu la partages à ton PDG, juste en lisant ces dix mots-là, il sait exactement de quoi on parle. Ça c’est l’étape 1. Ensuite, tu parlais de Bayer Persona. L’audience, le framework que j’ai développé, c’est un… peu différent de ce qu’on trouve en général dans le sens où c’est un framework qui s’organise autour d’une audience. Ce n’est pas des campagnes autour d’un produit, c’est des campagnes autour d’une audience. C’est-à-dire que si pour vendre ton produit, tu as besoin de parler à un DAF et la DSI, tu vas avoir une campagne qui s’organise autour du DAF et une campagne qui s’organise autour de la DSI. Pourquoi ? Parce que les enjeux de ta DSI, ce n’est pas du tout les enjeux de ton DAF. Donc tu ne peux pas… peut pas t’adresser aux deux de la même manière parce qu’ils ont pas les mêmes problématiques. Ce qui m’emmène au troisième pilier, c’est ce que j’aime bien appeler la message house, très américain mais on va dire la maison des messages pour faire plus français, c’est par audience, vu qu’on crée des campagnes autour d’audience, par audience, quels sont les messages qui résonnent avec cette audience. Donc par exemple ton DAF ça va être retour sur investissement ça va être contrôle du budget euh… Je ne sais pas, ça va être interopérabilité parce qu’il ne veut pas avoir 56 produits là où deux suffisent. Alors que tu as des SI, ça va être compatibilité, sécurité et peu importe le troisième. Donc si j’ai ces messages qui sont très clairs organisés autour de mon audience, j’ai déjà les briques qui vont être nécessaires pour créer la campagne par la suite. Et puis le petit dernier point avant de se lancer, c’est d’être super clair sur son équipe. C’est qui ton équipe marketing si tu es dans une toute… de petites structures et que tu es à 360, peut-être que tu fais tout, mais il y a des chances qu’il y ait quand même dans ton équipe étendue, tu as peut-être des commerciaux, tu as peut-être des BDA, tu as peut-être une agence externe qui t’aide sur la création de contenu ou la gestion de certains canaux. Tout ça, c’est ton équipe. Il faut déjà la mettre à plat parce que tu vas avoir besoin d’eux. Une campagne, ça ne se lance pas tout seul, ça se lance avec toutes les personnes qui rentrent dans ce contexte-là. Donc, voilà, ça, c’est les prérequis, un but très clair, une audience très claire, des messages très clairs et une définition très claire de ton équipe et qui fait quoi. Et là, il y a les trois phases. Phase numéro 1, c’est rallier. On rallie tout ce que je viens de mentionner. On a une liste exhaustive de voici les contenus à ma disposition, voici tous mes messages, voici les canaux que je peux utiliser, etc. On fait un état des lieux. Deuxième étape, c’est intégrer. Là, c’est une étape qui pour moi est incroyablement visuelle. J’ai tous mes éléments, je ne vais pas tout utiliser. Quand tu fais une recette, tu ne mets pas tout ce que tu as dans le frigo. Tu réfléchis aux ingrédients dont tu as besoin. Donc, maintenant que je sais que j’ai tout ça, qu’est-ce que je vais utiliser, je le mets où, j’en fais quoi et j’essaie de visualiser, on parlait de parcours client c’est incroyablement visuel un parcours client laissez tomber les post-it ou les fichiers Excel, essayez de dessiner un truc qui ressemble à ce à quoi votre campagne devrait ressembler et une fois qu’on a tout ça, c’est la troisième étape qui est l’étape d’orchestration, on a tous les éléments comment on construit, comment on lance comment on optimise, comment on s’assure que tout fonctionne c’est plus compliqué que ça je schématise énormément pour aller pour aller vite, mais dans l’idée, c’est d’abord on rallie les éléments, on les intègre ensemble et on orchestre le fait que sa campagne fonctionne de manière effective. Orateur #0 Et alors, quand tu dis, ça m’intéresse quand tu dis que c’est très très visuel, c’est-à-dire que tu vas faire comme un véritable mapping limite dessiné à la main, je vais commencer par telle étape qui va emmener sur telle étape en apportant ça, qui va emmener sur telle autre étape, etc. C’est ça que tu fais ? C’est aussi simple que ça, un dessin ? Orateur #1 Alors… Pas à la main parce qu’aujourd’hui, je parlais de l’équipe tout à l’heure, à moins que vous soyez tous dans la même pièce tout le temps, je pense que c’est important d’utiliser des outils. Pour être très transparent, j’utilise Google Slides. C’est gratuit, c’est simple, c’est accessible à tous. Je n’investis pas dans des trucs à 30 000 euros. Google Slides, ça fait très bien le taf. Et je pense que l’étape de création est… En fait, quand tu vas commencer à essayer de visualiser, moi, ma problématique, c’est que ça fait 15-20 ans que je fais du marketing. J’avais pas cette étape de visualisation. Donc quand quelqu’un dans mon équipe, ou quand moi-même je faisais une campagne, puis tu y reviens trois semaines après, alors attends, quel canal fait quoi ? Alors il faut que j’aille lire tel ou tel document de 85 pages pour essayer de me… Non ! Moi j’ai besoin d’un visuel, d’un mapping qui me dit tel canal utilise tel contenu, se connecte à celui-ci, récupère des emails qui rentrent dans cette base de données, qui fait ça. Et quand ça commence à être visuel, c’est incroyablement simple de faire le suivi de tout ce qui se passe. Donc oui, c’est du dessin et pourquoi Google Slides ? Parce que c’est gratuit, parce que c’est simple et parce que tu le partages. Pour moi, c’est un travail d’équipe. Si tu es campaign manager, c’est toi qui fais le gros du travail, mais il faut valider avec les autres. Tu as peut-être des gens qui gèrent tes canaux. Est-ce qu’ils sont d’accord avec ce que tu as prévu de faire ? Est-ce qu’on peut faire le targeting que tu as en tête ? Est-ce qu’on peut récupérer l’email, l’ID, le numéro de téléphone ? Donc tu as besoin de collaborer et pour moi, il faut que ce soit incroyablement visuel pour te rendre compte. Parce qu’un gros travail que tu vas devoir faire, c’est une fois que tu as fait ce mapping, C’est le casser 56 fois en essayant de… Je suis mon client. Est-ce qu’il n’y a pas un cul-de-sac dans ce mapping ? Est-ce qu’en fait, quand j’arrive là, est-ce qu’il y a vraiment une étape logique derrière ? Et quand tu le visualises, tu te rends compte de ça. Quand tu écris juste des PowerPoints, il faut plaisir de faire des PowerPoints, mais que ce ne soit pas visuel, tu ne te rends pas compte de ça et tu te mets à lancer des campagnes sur des canaux. sur de la théorie pure et dure. Quand c’est visuel, tu fais beaucoup moins d’erreurs d’expérience. Orateur #0 Oui, je trouve ça vachement intéressant ce côté visuel. C’est intéressant ce que tu dis. Bien sûr, c’est intéressant, mais je veux dire, le fait que ce soit visuel, tu vois le chemin. Mais ce que je trouve encore plus intéressant, ce n’est pas que le chemin, c’est justement d’aller chercher. OK, certes, il y a le chemin, mais il y a aussi les outils que j’utilise, ce dont j’ai besoin, ce que je vais aller chercher. J’imagine que tu mets les objectifs aussi. J’ai beaucoup aimé ton premier point. de « je commence par revenir à mes objectifs » . Moi, c’est la première leçon de mon tout premier boss en marketing quand j’ai commencé ma carrière il y a 25 ans, on ne va pas trop dire. Et c’était, c’est une phrase toute simple, mais qui restait gravée dans ma mémoire. C’était un mec très charismatique. Quand on rentrait dans son bureau, il fallait un peu être sérieux. Et sa phrase, c’était « on revient toujours à l’objectif » . Quoi que tu fasses, il faut que tu aies en tête quel est l’objectif. C’est tout bête, mais le nombre de personnes qui n’ont pas en tête l’objectif au moment où ils mettent en place quelque chose, je trouve ça très juste en fait, comme conseil très très simple. Donc j’aime beaucoup cette idée de revenir à l’objectif. Est-ce que tu le mets visuellement même l’objectif pour chacun de tes médias ? Orateur #1 En fait, quand je crée une campagne dans le template que je mets à disposition pour ce framework, il y a un slide. qui est le cœur de ta campagne, qui a tout le mapping dont je viens de parler, qui a le nom de la campagne avec l’objectif en dix mots de ce que tu essaies de faire, qui te rappelle quelle est ton audience, qui te rappelle quels sont les assets, les contenus qui sont à ta disposition. Tu as un slide, faute d’un meilleur terme, une diapositive en français. Cœur qui potentiellement va te renvoyer à des choses plus complexes ailleurs, mais qui au moins en un slide, tu sais exactement à quoi ça ressemble, quels sont les objectifs, comment on y arrive et comment les choses se connectent entre elles. Et pour ce que tu disais par rapport à la fameuse phrase de ton premier boss, c’est évident parce que nous, marketeurs, on a la fibre créative et qu’on se laisse rapidement emporter sur des trucs sympas. Et c’est important de retourner au basique. C’est quoi le but ? On ne le fait pas juste parce que c’est marrant et que tu as envie d’apprendre et que c’est excitant et que ça pourrait être utile. Non, retournons aux bases parce qu’effectivement, in fine, on est quand même là pour faire du business. Orateur #0 Exactement, exactement. Et je suis d’accord avec toi. Comme on est créatif, on a envie… Il y a mille trucs. Et puis surtout, en marketing digital, je veux dire, tu as toujours un nouveau truc, le new shiny object qui arrive et évidemment qu’on a envie d’y aller. c’est sage. Ce n’est pas toujours très drôle, mais n’empêche qu’il faut revenir à l’objectif. OK, très bien. Bon, moi, j’aime bien tout ça. La difficulté que j’ai, moi qui suis très créative, c’est un peu le tracking. J’aime beaucoup l’idée qu’en digital, on puisse traquer, qu’on puisse savoir plein de choses et ça nous aide énormément, bien sûr, nous, en marketing. Ce n’est pas toujours facile non plus à mettre en place. Comment est-ce que tu organises ça de pouvoir réussir à suivre comme ça ton client d’une étape à l’autre ? On ne peut pas toujours d’ailleurs. J’imagine qu’il y a des étapes où tu vas me dire, là il faut se dire qu’on ne peut pas. Est-ce que c’est quelque chose qui rentre en compte quand tu crées ton mapping ? Est-ce que tu dis, si je ne peux pas traquer, je ne vais pas aller vers là ou tant pis, je fais l’impasse ? Comment tu vois les choses ? Orateur #1 Je fais complètement l’impasse. le framework que je propose qui est basé sur mes propres erreurs et apprentissages mais les gens, c’est-à-dire les équipes en trois catégories. Tu as ce qu’on va appeler les channel managers c’est-à-dire ceux qui gèrent ton LinkedIn, qui gèrent tes emails, qui gèrent tes publications médias, etc. Tu as le campaign manager qui est le chef d’orchestre qui gère tout de bout en bout et qui va créer ce visuel, etc. En général… certainement ton audience aujourd’hui, et puis tu as les autres, c’est-à-dire ton PDG, ton board, tes commerciaux, etc. Pour les autres, je ne parle jamais d’attribution, on parle de résultat de campagne. On regarde uniquement si la campagne dans son intégralité atteint son objectif. Donc ça peut être un objectif de lead, de pipe, de contrassigné, de peu importe ce que c’est, on l’a défini dès le début cet objectif, et on va parler que de ça. On ne va pas rentrer dans le détail de… On a eu tant d’impressions sur ce machin-là, on a eu tant d’engagements sur celui-ci, on a eu tant de leads de ce truc-là. Non, ça c’est la tambouille interne du campaign manager et de ses channel managers. Vous, externe, vous avez juste le résultat de campagne, c’est ça qui compte. Ensuite, on a la catégorie des channel managers. Eux, ils doivent faire cette optimisation, ils en ont besoin. Mais, de la même manière que tu ne juges pas un chien sur sa capacité à voler ou un poisson sur sa capacité à marcher, Tu ne juges pas une campagne d’awareness sur sa capacité à générer des leads. Tu ne gères pas un article de magazine sur sa capacité à générer des contrats. Ça, ton CFO, il ne le fait pas bien parce qu’il regarde un fichier Excel, il n’a pas les sous-titres. C’est pour ça que lui, on ne lui parle que de résultats de campagne. Par contre, la personne qui gère les médias va devoir avoir des objectifs clairs. Tu vas travailler avec lui ou avec elle en amont. Mais par rapport à ce que tu peux attendre de ce canal, si c’est un magazine… Ça va être compliqué, tu as quand même très très peu de tracking, donc on va se baser sur ce que le magazine te vend, nombre de viewers, nombre d’éditions, etc. Si tu es sur du LinkedIn, en fonction de ce qu’on fait de l’awareness ou de la génération de leads, on va se donner un objectif d’impression, d’engagement, de nombre de leads, etc. Mais on va le faire au niveau… du canal par rapport à ce qu’on en attend, et pas juste par rapport au revenu que ça génère. Et du coup, on arrête le combat des attributions, de multi-touch, last touch, first touch, etc., qui est une prise de tête pas possible, où tu perds un temps incroyable, et où tu finis par couper les mauvais canaux, parce que tu juges un poisson sur les mêmes critères que tu jugerais un chien, et ça n’a pas de sens. Orateur #0 Je suis assez d’accord avec toi. Toute cette problématique d’attribution, d’abord c’est complexe, et d’abord il y a des choses qu’on ne maîtrise pas, et moi je… part du principe que si je ne peux pas le maîtriser, je ne vais pas me battre dessus. Tant pis, je ne le maîtrise pas, c’est comme ça. Donc, soit je fais le choix de ne pas y aller en me disant que je n’ai pas suffisamment d’informations et du coup, je n’ai pas envie d’investir dessus. Et c’est un choix. Et si je fais le choix d’y aller, effectivement, je choisis sur quoi je vais pouvoir me baser mes objectifs. Et puis, vaille que vaille. Mais il y a un moment donné de vouloir trop traquer. Moi, je pense que c’est très bien de traquer. Ce n’est pas ce que je dis. Mais de vouloir trop traquer, on peut tuer le tracking. Je ne sais pas si… Si ça fait sens, mais il y a un moment donné, il ne faut pas que ça tue la capacité de créativité de la campagne. Le risque, je trouve parfois, c’est de se dire on n’y va pas parce qu’on ne sait pas. Oui, mais typiquement, moi, je suis bien placée dans le podcast pour dire qu’il y a des choses où on ne sait pas. Sauf que tu sais que tu en as besoin. Si tu veux faire de la notoriété, le travail de notoriété, tu ne vas pas nécessairement pouvoir le traquer aussi bien que tu vas pouvoir traquer de la conversion. Parce que la notoriété, elle est dans la tête des gens et qu’avant d’aller checker, scanner la tête de chaque personne, il va se passer quelques décennies. Donc bon. Espérons-le. Voilà, espérons-le, exactement. Mais ça reste quand même des choses intéressantes et c’est des choix. Et je pense que c’est des choix assumés. Je suis d’accord avec toi, c’est intéressant ce que tu dis, de dire on peut analyser les choses, on peut aller traquer la data, regarder la data, la creuser. Mais on va utiliser la bonne data pour le bon interlocuteur. Et quand je vais parler effectivement… Au CFO, je ne vais pas utiliser les mêmes datas que quand je vais parler au channel manager parce qu’ils n’ont pas, comme tu le disais tout à l’heure, ils n’ont pas les mêmes attentes, ils n’ont pas les mêmes contraintes, ils n’ont pas les mêmes besoins. Donc repartons, c’est encore notre audience. En fait, c’est aussi, moi je pense que c’est vraiment aussi simple que ça. Souvent en marketing, on pense à nos clients comme étant notre audience, sauf qu’on a une audience externe, mais on a une audience interne aussi. Et nos campagnes, nos projets, il faut qu’on les vende en interne, c’est notre audience. Donc quand je parle au CFO… ou quand je parle au COMEX ou quand je parle au PDG, chacun a des contraintes, des envies, des besoins, des nécessités qui vont être différentes, des compréhensions aussi qui vont être différentes et des enjeux chez eux, dans leur tête, avec leurs problématiques qui sont différentes. Donc, il faut aussi adapter et adapter les datas, en tout cas le choix des datas qu’on va utiliser à cette audience. J’aime bien cette vision-là. Écoute, Julien, c’est très clair pour moi tout ce que tu m’as expliqué là sur le… les campagnes intégrées, ou du moins tu vas me dire si c’est très clair, je vais essayer de résumer un peu tout ce que tu nous as dit, c’est pas forcément facile comme exercice, mais en gros ce qu’on se dit sur qu’est-ce qu’une campagne intégrée, le principe de la campagne intégrée c’est de se dire, je ne vais pas seulement, je vais pas gérer mes campagnes, tous mes touchpoints différemment, je vais pas seulement essayer de les harmoniser, c’est-à-dire d’avoir quelque chose qui visuellement ou dans les messages correspond C’est déjà bien de le faire. Mais je vais aller encore un cran plus loin, c’est-à-dire que je vais aller faire en sorte d’essayer de mapper le parcours client et de faire en sorte que la première étape, l’étape A, nourrisse l’étape B, qui nourrisse l’étape C, etc. pour faire avancer mon client dans son parcours, tout comme je faisais avancer mon parcours client sur mon site Internet. Pourquoi pas ? C’est un petit peu la même logique. Ce que tu nous disais, c’est qu’il y a quand même des étapes à suivre pour mettre en place ce genre de campagne. La première étape, je l’aime beaucoup, Merci. toujours savoir quel est ton objectif. Tu nous disais, pour moi, un objectif, ça doit tenir en dix mots et tout le monde doit pouvoir le comprendre si on revient après trois mois dessus. En dix mots, on doit bien comprendre ce qu’on cherchait à faire. Donc, toujours revenir à l’objectif, que l’objectif soit ultra clair. Ensuite, tu me fais plaisir aussi, tu me parles de persona, d’audience, savoir à quelle audience on s’adresse. Et ce que tu me disais, c’est qu’on peut s’adresser à différentes audiences, mais à ce moment-là, on va avoir des schémas différents. Donc, il faut aussi le savoir. Bien définir les audiences, une fois qu’on a bien défini les audiences, on va pouvoir définir le message par audience. C’est vraiment l’idée de sortir de j’ai un seul message, je suis une marque et j’ai un message global que je balance à tout le monde. Ben non, je ne vais pas forcément avoir exact, même si le cœur du message, je présume, va rester le même. Mais encore une fois, on va aller utiliser les contraintes, les enjeux, les besoins de chacune de nos audiences différentes pour adapter le message. Et puis, tu rajoutes un quatrième point que je trouve intéressant, c’est les équipes. C’est de dire, c’est bien joli d’être dans notre tête de CMO qui organise le truc, qui voit bien tout ce qui se passe, qui a bien les objectifs au clair, etc. Sauf qu’on ne va pas travailler seul probablement, sauf si on est solopreneur. Mais même si on est solopreneur, bien souvent, on va s’appuyer sur des personnes externes. Une campagne, c’est quand même un élément assez lourd à construire. Donc, bien être sûr que l’ensemble de l’équipe est au courant, que l’ensemble de l’équipe a eu aussi son mot à dire. parce que… À un moment donné, le channel manager, il va peut-être nous dire, non mais attends, ton idée, là, c’est bien joli sur le papier, mais ça ne fonctionne pas. Donc, d’intégrer toutes ces équipes-là, c’est ce qui va faire que cette campagne intégrée, justement, va pouvoir fonctionner.qui nous dit qu’il y a une étape 1, c’est rallier, l’étape 2, c’est intégrer, et l’étape 3, c’est orchestrer, faire en sorte que tous ces éléments fonctionnent les uns avec les autres. Et puisque tu nous disais sur l’attribution, c’est que c’est bien joli l’attribution, c’est bien joli de traquer, c’est bien joli de faire en sorte d’avoir la data autant qu’on peut. Il ne faut pas que ça nous bloque. En fait, si j’ai bien compris le fond de ton message, c’est traquons, c’est très bien. Ça nous permet d’avoir de la data à montrer Peut-être au CFO, peut-être au channel manager, etc. Mais traquons-la correctement pour qu’elle ne nous empêche pas d’avancer parce qu’on n’aura pas toute la data et ce n’est pas grave, finalement. En soi, ce n’est pas grave. Ce qui va être intéressant, en revanche, c’est d’utiliser la bonne data aux bonnes interlocuteurs internes, ce que tu disais. On ne va pas dire la même chose au channel manager et au CFO. Et ça, il faut en avoir conscience. C’est ça aussi qui va faire avancer nos campagnes parce que nos campagnes, elles ne vivent que si on a des équipes qui viennent avec nous et qui sont OK pour soutenir. le service marketing. Est-ce que ça te va, Julien, comme résumé en deux minutes ? Orateur #1 Le résumé est fantastique, bien meilleur que ce que l’intelligence artificielle aurait pu faire. Je te remercie. La seule chose qu’on n’a pas couvert, c’est le résultat final. À mon sens, ça fait un peu peur au début parce que c’est plus complexe que ce qu’on a l’habitude de faire. Mais en réalité, c’est moins de travail sur le long terme parce que c’est plus simple d’optimiser une campagne que tu as compris visuellement avec un objectif clair, une audience claire, de meilleurs résultats. parce que tu parles à la bonne personne avec le bon ton, le bon message, le bon flow, etc. Et moins de bataille interne parce que t’as plus tes problématiques d’attribution. Donc, il y a énormément de bénéfices à faire les choses proprement, même si ça peut faire un petit peu peur quand tu te lances. Orateur #0 Moi, j’aime beaucoup cette histoire de mapping, le fait que ce soit dessiné. Ça me semble, personnellement, qui suis très visuel, beaucoup plus clair. Et ça simplifie les choses pour tout le monde. Merci infiniment, Julien, d’avoir partagé avec nous. ta vision de la campagne intégrée. Si on veut en savoir plus, si on veut te poser des questions, si on veut te retrouver, où est-ce qu’on peut te trouver ? Dis-moi, Julien. Orateur #1 Alors, soit sur LinkedIn, si vous êtes des aficionados de LinkedIn, soit mon site web, c’est julienriot.com. On ne peut pas faire plus simple pour me retrouver. Orateur #0 Super, je mettrai évidemment les liens dans les notes de l’épisode. Julien, tu es le bienvenu quand tu veux sur le podcast du marketing. Orateur #1 Eh bien, merci. Très content d’être invité au premier podcast marketing de France. Un grand merci, Estelle. Orateur #0 Merci à toi. À très vite. Orateur #1 À bientôt. Orateur #0 Un immense merci, Julien, d’avoir partagé avec nous toutes ces connaissances de la campagne intégrée. Ce n’est pas encore un terme qui est très, très utilisé. Donc, c’était vraiment ultra passionnant d’avoir ton point de vue. Si vous avez aimé cet épisode, c’est probablement que vous aimez la stratégie marketing. Et peut-être que comme beaucoup de mes clients… En ce moment, vous vous posez des questions sur vos priorités marketing, vos choix stratégiques ou vos prochains arbitrages. Si c’est le cas, contactez-moi pour qu’on en discute. Vous trouverez tous les détails sur le podcast du marketing.com. Je vous dis à très vite.

Pourquoi tout le monde regarde les pubs du Super Bowl – Episode 318

ou écouter sur :

Les publicités du Super Bowl ne sont plus de simples messages commerciaux. Elles sont devenues des moments de divertissement attendus, commentés et parfois plus mémorables que le match lui-même.

Dans cet épisode, vous découvrirez pourquoi le Super Bowl est un laboratoire unique pour comprendre l’économie de l’attention actuelle, et surtout ce que les marques peuvent en retenir, même sans budgets XXL.

Dans cet épisode, vous apprendrez :

  • Pourquoi le Super Bowl reste une anomalie dans un monde dominé par le scroll et le skip

  • Pourquoi acheter un spot ne suffit plus, et ce que signifie vraiment “mériter l’attention”

  • Ce que les marques sans budget Super Bowl peuvent appliquer dès maintenant dans leur marketing

Publicités évoquées dans l’épisode :

  • Basecoin et les backstreet boys

  • Claude et sa parodie de ChatGPT

  • Budweiser et son regard ironique sur l’émotion publicitaire

  • Pepsi et la récupération d’un mème corporate devenu viral

  • Dunkin et son hommage assumé à la pop culture des années 90

  • Novartis et l’usage de l’humour pour aborder un sujet médical sensible

  • Amazon et l’auto-dérision autour de la toute-puissance de l’IA via Alexa

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Transcription de l’épisode

Introduction

Chaque année, le Super Bowl est présenté comme le sommet de la publicité mondiale. Les chiffres circulent, impressionnants. Des millions de dollars pour trente secondes d’antenne. Des audiences qui dépassent largement le cadre du sport. Des campagnes pensées pendant des mois pour un instant qui ne durera qu’un battement de cils.

Mais réduire le Super Bowl à une simple vitrine publicitaire serait une erreur d’analyse.

Le Super Bowl est devenu un événement d’entertainment total. Le match, le spectacle de la mi-temps, les publicités, les conversations sur les réseaux sociaux, les réactions en temps réel. Tout est pensé comme une expérience culturelle globale. Dans ce contexte, les publicités ne sont plus perçues comme une interruption. Elles font partie du show. Elles sont attendues, commentées, parfois plus que le match lui-même.

C’est précisément là que le Super Bowl devient un terrain d’observation fascinant pour les marketeurs. Les marques ne viennent plus seulement vendre un produit ou rappeler leur existence. Elles cherchent à s’associer à un moment planétaire, à capter une part de l’émotion collective, à se relier à des valeurs positives comme la célébration, la performance, la culture populaire ou le rassemblement.

À l’image du spectacle de la mi-temps, chaque publicité devient une forme de divertissement. Une mini-production pensée pour faire rire, surprendre, émouvoir ou provoquer. Le message commercial passe parfois au second plan. Ce qui compte, c’est l’empreinte laissée dans les esprits et la place que la marque occupe, pendant quelques secondes, dans un récit collectif beaucoup plus large qu’elle.

Cet épisode part donc d’une conviction simple. Le Super Bowl n’est pas seulement un événement sportif accompagné de publicités coûteuses. C’est un laboratoire extrême de l’attention, où les marques testent ce que signifie réellement capter, mériter et conserver l’attention dans un monde saturé de messages.

En observant ce qui fonctionne, ce qui échoue et ce qui fait débat, le Super Bowl nous offre un miroir grossissant des enjeux marketing contemporains. Et surtout, il nous permet de tirer des enseignements applicables bien au-delà de cet événement hors norme, y compris pour des marques qui n’auront jamais les moyens d’y acheter trente secondes.

Dans la première partie, nous allons comprendre pourquoi le Super Bowl reste une anomalie unique dans l’économie de l’attention actuelle.

 

Partie 1 – Le Super Bowl, une anomalie dans l’économie de l’attention

Dans un monde saturé de contenus, l’attention est devenue la ressource la plus rare. Les marques se battent pour quelques secondes de regard, souvent arrachées entre deux notifications, deux scrolls ou deux onglets ouverts. Le Super Bowl fait figure d’exception absolue dans cet environnement.

Ce soir-là, des dizaines de millions de personnes regardent le même programme, au même moment, avec un niveau d’engagement sans équivalent. Et surtout, elles acceptent volontairement d’être exposées à des publicités. Mieux encore, elles les attendent. Elles en parlent à l’avance, les commentent en direct et les dissèquent le lendemain.

C’est cette acceptation qui rend le Super Bowl si singulier. Les publicités ne sont pas vécues comme une rupture de l’expérience, mais comme une composante du spectacle. Elles s’inscrivent dans une continuité naturelle avec le match et avec le show de la mi-temps. Elles participent à l’entertainment global de l’événement.

Pour les marques, l’enjeu dépasse largement la simple diffusion d’un message. Acheter un espace au Super Bowl, ce n’est pas seulement acheter de la visibilité. C’est acheter une place dans un moment culturel mondial, chargé de symboles positifs. La performance sportive, la fête, la réussite, le collectif, la célébration. Autant de valeurs auxquelles les marques cherchent à s’associer par proximité.

Ce contexte change radicalement la nature de la communication. Le téléspectateur ne se demande pas “qu’est-ce qu’on essaie de me vendre ?”, mais “qu’est-ce que cette marque a préparé pour nous cette année ?”. La publicité devient une promesse de divertissement, parfois même un sujet de conversation à part entière.

C’est aussi pour cela que le Super Bowl agit comme un révélateur impitoyable. Dans cet espace d’attention maximale, les marques ne peuvent pas se cacher derrière la répétition ou la pression média. Elles sont jugées sur leur capacité à proposer quelque chose de désirable, de mémorable, voire de spectaculaire. Le moindre faux pas est immédiatement visible. L’absence d’idée se remarque autant que l’excès.

Le Super Bowl met ainsi en lumière une réalité fondamentale du marketing contemporain. L’attention ne s’achète plus uniquement. Elle se mérite. Et dans un environnement où la publicité devient du divertissement, seules les marques capables de comprendre cette bascule peuvent espérer transformer quelques secondes d’exposition en véritable capital de marque.

 

 

Partie 2 – Quand 30 secondes deviennent un stress test marketing

Le Super Bowl est souvent présenté comme un sommet créatif. En réalité, c’est surtout un stress test marketing d’une brutalité rare. Trente secondes, une audience massive, une attente énorme. Impossible de tricher. Impossible de corriger après coup. Ce que la marque dit, ou ne dit pas, apparaît immédiatement au grand jour.

Dans ce contexte, chaque publicité devient un révélateur de la stratégie réelle de la marque. Pas celle inscrite dans les slides, mais celle qui se matérialise quand il faut faire un choix clair. Faut-il expliquer le produit ? Faut-il provoquer une émotion ? Faut-il faire rire ? Faut-il prendre position ? Le Super Bowl force à trancher.

Prenons le cas de Coinbase. La marque a choisi une approche volontairement spectaculaire et décalée. Une ambiance festive, un clin d’œil à la pop culture, une mise en scène pensée comme un moment d’entertainment à part entière. L’objectif n’est pas d’expliquer la crypto, mais de s’inscrire dans la conversation culturelle du moment. Le spot se regarde comme un mini-événement, pas comme une démonstration produit. Le message commercial s’efface derrière l’expérience proposée au spectateur.

À l’inverse, la publicité de Claude adopte un registre différent, mais répond à la même exigence. Le message est plus conceptuel, presque idéologique. Pourtant, il reste enveloppé dans un format pensé pour capter et maintenir l’attention. Même lorsqu’une marque choisit d’envoyer un message fort, elle ne peut pas se permettre de sortir du cadre du divertissement. Au Super Bowl, une idée n’existe que si elle est mise en scène, rythmée, incarnée.

C’est là un point fondamental. Les publicités du Super Bowl sont tellement attendues qu’elles doivent se positionner comme des événements en soi. Elles ne peuvent pas se contenter de “passer”. Elles doivent mériter leur place dans la soirée, au même titre que le match ou le spectacle de la mi-temps. Chaque spot est jugé comme une performance.

Cela impose une contrainte forte aux marques. Le message, même stratégique, même sérieux, doit toujours transiter par l’entertainment. Non pas pour le masquer, mais pour le rendre acceptable, partageable et mémorable dans un contexte de célébration collective. Le Super Bowl rappelle ainsi une vérité parfois oubliée. Dans les moments de très forte attention, la publicité n’est tolérée que lorsqu’elle se transforme en expérience.

 

 

Partie 3 – Minimalisme, audace et rupture : quand les marques jouent avec les codes du spectacle

Le Super Bowl est un terrain où les codes publicitaires sont connus de tous. L’émotion appuyée. Les grandes histoires inspirantes. Les messages “plus grands que la marque”. Justement, certaines publicités marquantes choisissent de jouer avec ces codes, voire de les détourner, plutôt que de les reproduire.

C’est le cas de Budweiser. Là où beaucoup de marques empilent les violons et les récits lacrymaux, Budweiser adopte une posture presque méta. La publicité se moque gentiment de l’hyper utilisation de l’émotion en publicité, en montrant à quel point ces ressorts sont devenus prévisibles. Le spot fonctionne parce qu’il crée une complicité avec le spectateur. La marque montre qu’elle connaît les règles du jeu et qu’elle choisit volontairement de s’en amuser.

Même logique du côté de Pepsi, qui s’appuie sur un fait divers corporate devenu un mème viral. En rejouant la mise à jour adultère d’un CEO avec sa DRH, Pepsi transforme une situation initialement malaisante en objet de divertissement collectif. La marque ne cherche pas à moraliser ni à expliquer. Elle recycle un symbole culturel déjà intégré par le public. Le Super Bowl devient alors une caisse de résonance de la culture internet.

À l’opposé du minimalisme, Dunkin’ fait le choix assumé de l’excès. Une accumulation d’acteurs ultra connus, des références très marquées aux années 90, une esthétique presque kitsch. Là encore, la publicité fonctionne parce qu’elle est pensée comme un show. Le spectateur ne regarde pas une publicité. Il regarde une scène de pop culture.

Certaines marques osent même aborder des sujets plus sensibles. Novartis, avec “Relax Your Tight End”, parle d’un sujet médical sérieux, potentiellement inconfortable. Le choix de l’humour permet de désamorcer le malaise sans nier la gravité du sujet. Le message passe parce qu’il respecte le cadre du divertissement attendu pendant le Super Bowl.

Enfin, Amazon et son assistant Alexa choisissent l’auto-dérision. En se moquant du fantasme de toute-puissance de l’IA, la marque rassure autant qu’elle divertit. Elle montre qu’elle maîtrise le récit autour de sa propre technologie.

Tous ces exemples illustrent la même réalité. Au Super Bowl, la publicité n’est pas un discours descendant. C’est une performance culturelle. Les marques qui marquent sont celles qui comprennent que, dans cet espace, l’audace consiste moins à impressionner qu’à jouer intelligemment avec les attentes du public.

 

Partie 4 – Attirer l’attention ne suffit plus : le vrai enjeu est la mémorisation

Le Super Bowl est souvent analysé à travers un prisme simpliste. Qui a fait le plus de bruit ? Qui a fait le plus parler sur les réseaux sociaux ? Qui a “cassé Internet” le soir même ? Pourtant, l’attention instantanée n’est qu’un indicateur partiel, et parfois trompeur. Le véritable enjeu pour les marques se situe ailleurs : dans la mémorisation durable.

Dans cet environnement d’entertainment total, l’attention est presque garantie. Le téléspectateur est là, l’écran est allumé, la publicité est regardée. Le problème n’est donc pas de capter l’attention, mais de transformer ce moment en trace mentale. Or, beaucoup de publicités du Super Bowl échouent précisément à cet endroit. Elles divertissent, elles amusent, elles surprennent… puis elles disparaissent.

Cela tient au fait que le spectacle peut devenir un piège. Quand une publicité se contente d’être drôle ou spectaculaire, elle peut très bien fonctionner comme contenu, mais échouer comme construction de marque. Le spectateur se souvient de la blague, de la célébrité ou de la situation, sans toujours être capable de rattacher clairement ce souvenir à une marque ou à une idée précise.

À l’inverse, certaines campagnes réussissent à s’inscrire plus profondément dans la mémoire collective parce qu’elles articulent clairement trois éléments. Une idée simple. Une exécution cohérente avec l’univers de la marque. Et une émotion ou une tension identifiable. Ce n’est pas l’intensité qui fait la mémorisation, c’est la lisibilité.

La publicité de Novartis, par exemple, marque durablement parce qu’elle ose aborder un sujet inconfortable tout en conservant une grande clarté d’intention. L’humour n’est pas une fin en soi. Il sert un message précis. Le spectateur peut en rire, mais il comprend aussi pourquoi la marque prend la parole et sur quoi elle s’engage.

Même logique pour Budweiser, qui joue avec les codes de l’émotion publicitaire sans jamais perdre son identité. Le spectateur se souvient du clin d’œil, mais aussi de la posture de la marque. Celle d’un acteur historique, conscient des ficelles du marketing, capable de recul et d’auto-ironie.

Le Super Bowl rappelle ainsi une leçon essentielle. Dans un contexte où la publicité devient du divertissement, la mémorisation n’est jamais automatique. Elle se construit. Elle exige une discipline stratégique forte. Les marques ne doivent pas seulement se demander si leur publicité sera regardée ou commentée. Elles doivent se demander ce qu’il en restera, une fois le bruit retombé.

 

Partie 5 – Ce que les marques sans budget Super Bowl peuvent vraiment en retenir

À ce stade, une objection revient souvent. Le Super Bowl serait un terrain de jeu réservé aux géants, déconnecté des réalités des PME, des marques B2B ou des entrepreneurs. Pourtant, ce serait une erreur de considérer ces publicités comme des objets hors sol. Si le Super Bowl est un laboratoire aussi intéressant, c’est précisément parce qu’il pousse à l’extrême des mécanismes universels.

La première leçon concerne la place de la publicité dans l’expérience globale. Les marques qui réussissent au Super Bowl ne cherchent pas à interrompre. Elles cherchent à s’intégrer. Elles comprennent que l’audience n’est pas là pour elles, mais qu’elles peuvent devenir une partie du moment vécu. Cette logique est transposable partout. Une campagne, un post, une vidéo, un email performant ne cherche pas à capter l’attention de force. Il s’insère dans un contexte et en respecte les codes.

Deuxième enseignement clé. L’entertainment n’est pas l’ennemi du message. Il en est le véhicule. Les publicités du Super Bowl montrent que même un sujet sérieux, technique ou potentiellement inconfortable peut passer, à condition d’être mis en scène. Cela ne signifie pas qu’il faut être drôle à tout prix. Cela signifie qu’il faut penser l’expérience avant le discours. Comment la personne va-t-elle se sentir en découvrant ce message ? Quelle émotion va l’aider à l’accepter ?

Troisième point fondamental. Le Super Bowl oblige les marques à faire des choix radicaux. En trente secondes, il est impossible de tout dire. Cette contrainte force à hiérarchiser, à simplifier, à assumer un angle clair. C’est exactement la même discipline qui manque souvent aux stratégies marketing du quotidien. Trop de messages, trop de cibles, trop d’objectifs simultanés. Le Super Bowl rappelle que la clarté est une condition de l’efficacité.

Enfin, ces publicités rappellent que la marque ne se construit pas uniquement par des arguments rationnels. Elle se construit par des symboles, des récits, des prises de parole cohérentes dans le temps. Les marques investissent le Super Bowl pour ce qu’il représente. Un moment fédérateur, positif, spectaculaire. Elles n’achètent pas seulement de l’espace. Elles achètent une association mentale.

C’est sans doute là l’enseignement le plus précieux. Même sans budget colossal, toute marque peut se poser la question essentielle. À quels moments, à quelles émotions, à quels récits souhaite-t-elle être associée ? Le Super Bowl ne fait que rendre cette question impossible à éviter.

 

Conclusion

Le Super Bowl n’est pas un simple événement sportif enrichi de publicités spectaculaires. C’est un moment culturel mondial où la publicité change de nature. Pendant quelques heures, elle cesse d’être une interruption pour devenir une composante du divertissement, au même titre que le match ou le spectacle de la mi-temps du Super Bowl.

Ce que montrent les publicités de cette édition, c’est que l’attention ne se capte plus par la répétition ou la surenchère. Elle se gagne par l’intégration. Les marques qui marquent les esprits sont celles qui comprennent le contexte dans lequel elles s’expriment. Elles ne cherchent pas à prendre la parole contre le public, mais avec lui. Elles s’inscrivent dans un moment collectif porteur de valeurs positives, de célébration et de culture populaire.

L’autre enseignement clé concerne le rôle de l’entertainment. Divertir n’est pas une concession faite au message. C’est une condition de son existence. Même lorsqu’une marque souhaite parler d’un sujet sérieux, stratégique ou complexe, elle doit accepter de passer par une mise en scène, par un récit, par une expérience. Le Super Bowl montre que l’on peut faire passer des idées fortes sans jamais sortir du cadre du spectacle.

Enfin, cet événement rappelle une discipline essentielle du marketing. Faire des choix clairs. En trente secondes, il est impossible de tout dire. Les marques sont forcées d’assumer un angle, une posture, une idée centrale. Cette contrainte, loin d’être un handicap, est un révélateur. Elle met en lumière ce que la marque veut vraiment incarner.

Pour les auditeurs du Podcast du Marketing, la leçon est simple. Il n’est pas nécessaire d’avoir un budget Super Bowl pour appliquer ces principes. Ce qui compte, c’est la capacité à penser chaque prise de parole comme une expérience, à respecter le contexte de diffusion et à chercher une association mentale durable plutôt qu’un impact éphémère.

Si cet épisode vous a aidé à regarder les publicités du Super Bowl autrement, posez-vous une question. Dans votre propre marketing, cherchez-vous à interrompre… ou à faire partie du moment ?

Si le sujet vous a intéressé, je vous invite à vous abonner au Podcast du Marketing et à partager cet épisode autour de vous. Parce que comprendre comment fonctionne l’attention aujourd’hui, c’est déjà prendre une longueur d’avance.

 

Réseaux sociaux, le reach en chute libre – Reprenez le contrôle – Episode 317

ou écouter sur :

Le reach organique baisse, les algorithmes changent, et de plus en plus d’entreprises réalisent qu’elles ne maîtrisent plus vraiment leur communication sur les réseaux sociaux, LinkedIn compris.

Dans cet épisode du Podcast du Marketing, je vous propose de prendre du recul sur cette dépendance croissante aux plateformes et d’explorer un levier souvent sous-estimé, mais pourtant essentiel. L’emailing.

Vous découvrirez :

> pourquoi l’email est aujourd’hui le seul média réellement maîtrisé, sans intermédiaire, sans algorithme,

> pourquoi une base email solide constitue un actif stratégique majeur pour toute entreprise, qu’elle soit individuelle ou structurée.

> pourquoi la newsletter est trop souvent mal comprise ou mal utilisée.

> et ce que mes clients font pour faire décoller leur newsletter.

Si vous cherchez à sécuriser votre communication, à mieux aligner marketing et business, et à reprendre le contrôle de leur portée dans un environnement de plus en plus instable, c’est épisode est fait pour vous.

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Transcription de l’épisode

Introduction

Il y a encore quelques années, publier sur les réseaux sociaux suffisait presque à garantir de la visibilité. On écrivait un post, on appuyait sur publier, et l’audience suivait. Cette époque est révolue.

Aujourd’hui, le reach s’effondre, on le voit notamment sur LinkedIn, mais pas que. C’est le principe des réseaux sociaux, ils revoient régulièrement leur algorithme et on va dire les choses telles qu’elles sont, le but c’est de réduire le reach régulièrement pour inciter au posts sponsoriser. C’est-à-dire, passer à la caisse. 

Donc on a des publications sont vues par une fraction de plus en plus réduite de votre audience, les algorithmes changent sans prévenir: pour faire simple  les règles du jeu sont dictées par des plateformes que vous ne contrôlez pas.

Et je vois de plus en plus de professionnels (créateurs de contenu et marques) commencent à le ressentir très concrètement. Ils communiquent, produisent du contenu, investissent du temps, mais sans maîtriser réellement qui les lit, qui les voit, et quand.

Ce constat amène une prise de conscience de plus en plus forte. Construire toute sa stratégie de communication sur des canaux tiers est devenu un risque. Un risque pour la visibilité, pour la relation client, et pour le business.

Ça fait des années que je défends une conviction qui revient aujourd’hui sur le devant de la scène. Avoir une base email solide et produire du contenu régulièrement par email est un atout stratégique majeur pour une entreprise, qu’elle soit individuelle ou structurée. L’emailing n’est pas un vestige du passé. C’est le seul média que vous contrôlez réellement, sans intermédiaire, sans algorithme, sans dépendance à Meta, LinkedIn ou à toute autre plateforme.

Et pourtant, trop peu de professionnels ont encore intégré le rôle central que peut jouer une newsletter dans une stratégie marketing. Souvent par méconnaissance, parfois par de mauvaises expériences passées, et très souvent parce que l’emailing est mal compris.

Dans cet épisode, je vous propose de prendre du recul. De comprendre pourquoi les réseaux ne peuvent plus être le socle unique de votre communication. De voir pourquoi l’email redevient un canal clé. Et surtout, comment en faire un vrai levier de performance, comme je le fais régulièrement avec mes clients, avec des résultats très concrets.

Si vous êtes CMO, dirigeant de PME, ou simplement responsable de votre marketing, cet épisode est une invitation à reprendre le contrôle de votre audience et de votre portée.

Partie 1. La fin de l’illusion du reach sur les réseaux sociaux

Pendant longtemps, les réseaux sociaux ont donné l’impression d’être un canal fiable et prévisible pour toucher une audience. On publiait du contenu, on construisait une communauté, et la portée suivait plus ou moins naturellement. Cette mécanique est en train de disparaître.

Aujourd’hui, le reach organique est en chute libre. LinkedIn, souvent perçu comme le dernier bastion d’une visibilité encore “méritocratique”, n’échappe plus à cette logique. Les publications sont vues par une part de plus en plus réduite de vos abonnés, parfois moins de dix pour cent. Ce n’est pas une question de qualité de contenu. C’est une question de règles du jeu qui ont changé.

Ces règles sont dictées par des plateformes dont l’objectif principal reste la monétisation de l’attention. Moins de portée organique signifie plus de dépendance au paid, plus de compétition, et une pression croissante pour investir afin de maintenir un niveau de visibilité stable. Le problème, c’est que cette visibilité ne vous appartient pas. Elle peut disparaître du jour au lendemain, sans explication, sans recours possible.

De nombreuses entreprises commencent à en prendre conscience. Elles ont parfois bâti l’essentiel de leur notoriété et de leur acquisition sur les réseaux sociaux, sans se rendre compte qu’elles ne maîtrisent ni leur audience, ni la diffusion de leurs messages. Une modification d’algorithme, un changement de format, ou une baisse soudaine de portée peuvent remettre en question des mois, voire des années d’efforts.

Continuer à miser exclusivement sur les réseaux sociaux revient aujourd’hui à construire sur un terrain qui ne vous appartient pas. Tant que tout va bien, le système semble fonctionner. Le jour où il se grippe, il est souvent déjà trop tard pour réagir.

Partie 2. L’emailing, le seul média réellement maîtrisé

Face à cette perte de contrôle progressive sur les réseaux sociaux, une question s’impose. Sur quels canaux votre entreprise maîtrise-t-elle réellement la portée de sa communication ? Dans la majorité des cas, la réponse est simple. L’email.

L’emailing est souvent résumé à un outil. Un outil d’envoi, un outil de promotion, parfois même un outil de relance. Cette vision est réductrice. L’email est avant tout un média. Un média direct, sans intermédiaire, sans algorithme qui décide à votre place si votre message mérite d’être vu ou non.

Quand vous envoyez un email, il arrive dans la boîte de réception de votre destinataire. Vous ne payez pas pour atteindre une audience que vous avez déjà construite. Vous ne subissez pas une baisse de portée décidée par une plateforme tierce. Vous êtes en lien direct avec vos lecteurs. Cette différence change tout.

Posséder une base email, ce n’est pas accumuler des contacts. C’est détenir un actif business. Un actif qui prend de la valeur avec le temps, à condition de l’entretenir avec du contenu régulier et pertinent. Contrairement aux réseaux sociaux, cette base ne peut pas vous être retirée du jour au lendemain. Elle vous appartient.

L’email permet aussi une relation plus intime et plus qualitative. On ne scrolle pas un email comme un post parmi des dizaines d’autres. On choisit de l’ouvrir. On accorde de l’attention. Cette attention est rare et précieuse.

Dire que l’email est un canal du passé est une erreur stratégique. Dans un environnement instable, où les règles changent en permanence, l’email reste l’un des seuls leviers de communication réellement souverains. C’est précisément pour cette raison qu’il redevient central aujourd’hui.

Partie 3. La newsletter, pilier trop souvent négligé des stratégies marketing

Si l’emailing reste encore sous-exploité, ce n’est pas parce qu’il ne fonctionne pas. C’est parce qu’il est mal compris. Beaucoup de professionnels pensent encore qu’une newsletter se résume à une suite de promotions ou à un simple relais d’actualités internes. Cette vision explique en grande partie pourquoi l’emailing a parfois mauvaise réputation.

Une newsletter efficace n’est pas un catalogue. C’est un rendez-vous. Un espace éditorial régulier dans lequel une entreprise, un dirigeant ou une marque partage un point de vue, des enseignements, des retours d’expérience. Elle s’inscrit dans le temps long et construit une relation de confiance. Cette régularité est essentielle parce qu’elle installe une habitude et renforce la mémorisation de la marque.

Les erreurs les plus courantes sont toujours les mêmes. Envoyer de manière irrégulière. Parler uniquement de soi. Chercher la vente immédiate à chaque envoi. Résultat, les abonnés se désengagent, les taux d’ouverture baissent, et la newsletter est perçue comme un canal peu performant. Le problème ne vient pas de l’email, mais de la stratégie.

Une newsletter bien pensée apporte de la valeur avant de chercher la conversion. Elle répond à des problématiques concrètes, éclaire des décisions, partage des analyses utiles. Elle peut être personnelle ou portée par une marque, mais dans les deux cas, elle doit avoir une ligne éditoriale claire et assumée.

Dans un contexte où l’attention est rare, la newsletter devient un avantage compétitif. Elle permet de rester présent dans l’esprit de son audience sans dépendre d’un algorithme. Ceux qui l’ont compris transforment l’email en média central. Les autres continuent de le traiter comme un simple outil, et passent à côté de son potentiel.

Partie 4. Ce que donnent de vraies stratégies emailing sur le terrain

L’emailing change radicalement de visage lorsqu’il est travaillé comme un média et non comme un simple canal d’envoi. C’est précisément ce que j’observe chez les clients avec lesquels je travaille régulièrement. Dès que la stratégie devient claire, les résultats ne tardent pas à se faire sentir.

Prenons le cas de Jennifer. Lorsqu’elle démarre, sa newsletter existe, mais elle manque de structure et de régularité. Ensemble, nous retravaillons les fondamentaux. Une promesse claire à l’inscription. Un contenu pensé pour apporter de la valeur à chaque envoi. Un rythme cohérent et tenable dans le temps. En six mois, sa base d’abonnés double. Pas grâce à un hack ou à une croissance artificielle, mais parce que la newsletter devient un vrai point de contact attendu par son audience.

Autre exemple, celui de Frédéric. Son problème n’est pas la qualité de son contenu, mais la capacité à faire ouvrir ses emails. En retravaillant uniquement les objets, leur clarté, leur intention et leur cohérence avec le contenu proposé, il gagne dix points de taux d’ouverture. Dix points qui changent tout en termes de portée réelle, sans envoyer un email de plus.

Ces exemples montrent une chose essentielle. Les performances de l’emailing ne reposent pas sur des outils complexes ou des automatisations sophistiquées. Elles reposent sur la compréhension des mécaniques éditoriales, sur la régularité, et sur le respect de l’attention du lecteur.

Lorsqu’une entreprise investit sérieusement l’emailing, elle transforme un canal sous-estimé en levier de croissance mesurable, durable, et surtout maîtrisé.

Partie 5. L’emailing comme levier stratégique pour les CMO et dirigeants de PME

Pour un CMO ou un dirigeant de PME, la question n’est plus de savoir si l’emailing fonctionne. La vraie question est de savoir quel rôle il doit jouer dans la stratégie globale. Dans un environnement où les canaux deviennent instables, l’email apporte une forme de sécurité stratégique.

L’emailing permet d’abord de sécuriser la communication. Il offre un canal direct avec les clients, les prospects et les partenaires, sans dépendre des décisions d’une plateforme externe. Cette souveraineté est devenue un enjeu business à part entière. Elle protège la marque contre les variations brutales de visibilité et permet de maintenir un lien constant avec l’audience.

Pour les directions marketing, l’email est aussi un point de convergence. Il relie le contenu, la marque et la performance. Une newsletter bien structurée peut nourrir la notoriété, accompagner les cycles de vente, soutenir les lancements et renforcer la relation client. Les indicateurs sont clairs, mesurables et directement exploitables. Taux d’ouverture, taux de clic, réponses, conversions. Contrairement aux métriques parfois floues des réseaux, l’emailing parle le langage du business.

Pour les PME, l’enjeu est souvent encore plus fort. Les ressources sont limitées, les arbitrages permanents. Miser sur un canal que l’on contrôle permet de construire un actif durable, qui prend de la valeur dans le temps. Chaque nouvel abonné renforce la capacité de l’entreprise à communiquer sans coût marginal supplémentaire.

Remettre l’email au cœur de la stratégie, ce n’est pas renoncer aux réseaux sociaux. C’est rééquilibrer. Les réseaux attirent, l’email fidélise et transforme. Ceux qui font ce choix aujourd’hui prennent une longueur d’avance.

Conclusion

Ce que nous vivons aujourd’hui n’est pas une simple évolution des canaux. C’est un changement de rapport au contrôle. Les réseaux sociaux restent utiles, mais ils ne peuvent plus être le socle unique d’une stratégie de communication. Le reach baisse, les règles changent, et les marques qui en dépendent totalement s’exposent à une fragilité croissante.

L’emailing offre une alternative claire et pragmatique. Il permet de reprendre la main sur sa portée, sur sa relation avec l’audience, et sur la valeur créée dans le temps. Une base email n’est pas un fichier de contacts. C’est un actif stratégique. Une newsletter n’est pas un envoi ponctuel. C’est un média à part entière, capable de nourrir la confiance, d’installer une expertise et de soutenir la performance business.

Les exemples de Jennifer et de Frédéric le montrent très concrètement. Quand l’email est travaillé sérieusement, avec une ligne éditoriale claire, de la régularité et une vraie attention portée au lecteur, les résultats suivent. Croissance de la base, hausse des taux d’ouverture, meilleure conversion. Sans dépendre d’un algorithme ou d’un budget publicitaire toujours plus élevé.

Pour les CMO et les dirigeants de PME, le message est simple. Il est temps de rééquilibrer les stratégies. Utiliser les réseaux pour capter l’attention, et l’email pour construire une relation durable et maîtrisée. Ceux qui prennent cette décision aujourd’hui se donnent un avantage concurrentiel réel.

Si vous n’avez pas encore structuré votre stratégie emailing ou votre newsletter, c’est probablement l’un des chantiers les plus rentables à ouvrir cette année. Reprendre le contrôle de sa communication n’est plus un luxe. C’est devenu une nécessité.


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Le personal branding est-il vraiment devenu obligatoire pour vendre en B2B – Episode 316

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La question est devenue centrale pour de nombreuses entreprises B2B: faut-il désormais être visible personnellement pour vendre?

Pourquoi le B2B n’est plus aussi rationnel et anonyme qu’il l’a été, comment la confiance s’est déplacée des marques vers les individus, et quel est le vrai rôle du fondateur, du dirigeant et des experts internes dans la stratégie marketing.

 

Vous découvrirez :

• Pourquoi la parole individuelle rassure plus que le discours corporate

• Ce que le personal branding B2B n’est pas (et pourquoi ce n’est pas de l’influence)

• Comment transformer l’expertise interne en levier commercial

• Quelles entreprises peuvent s’en passer et lesquelles prennent un risque stratégique

• Les règles pour un personal branding efficace, crédible et soutenable

 

Un épisode pour prendre du recul, faire les bons choix et décider si, comment et pourquoi intégrer le personal branding dans votre stratégie B2B.

 

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Transcription de l’épisode

Pendant longtemps, vendre en B2B reposait sur une promesse simple. Une offre solide, une marque rassurante, quelques commerciaux bien formés. Aujourd’hui, ce modèle montre ses limites. Les prospects comparent, doutent, repoussent leurs décisions. Ils n’achètent plus seulement une solution, ils choisissent des personnes.

Une question revient alors de plus en plus souvent chez les dirigeants, les fondateurs et les équipes marketing. Faut-il désormais être visible personnellement pour vendre en B2B ? Faut-il prendre la parole en son nom, incarner son expertise, s’exposer sur LinkedIn ou ailleurs pour générer des opportunités commerciales ?

Le personal branding est partout. Certains en font un passage obligé. D’autres le rejettent, par inconfort, par manque de temps ou par conviction. Beaucoup s’y engagent sans stratégie claire, avec le sentiment diffus que « tout le monde le fait », sans toujours savoir pourquoi ni pour quels résultats.

 

Dans cet épisode, nous allons prendre du recul. Nous allons questionner le rôle réel du personal branding dans une stratégie B2B performante. Nous allons distinguer ce qui relève du levier business de ce qui relève de la tendance. Nous allons aussi parler des fondateurs, des dirigeants et des experts internes, parce que la visibilité personnelle ne concerne pas qu’une seule fonction.

Le personal branding est-il devenu obligatoire pour vendre en B2B, ou est-ce un faux débat ? Peut-on encore s’en passer ? Et surtout, dans quelles conditions devient-il un avantage concurrentiel plutôt qu’une contrainte supplémentaire ?

C’est ce que nous allons explorer ensemble, de façon concrète et pragmatique.

 

Partie 1 – Pourquoi le personal branding s’impose dans le B2B aujourd’hui

  • La fin du B2B rationnel et anonyme

Pendant longtemps, le B2B s’est raconté comme un univers rationnel. Des décideurs objectifs, des appels d’offres structurés, des critères clairs, des comparatifs fonctionnels. Une bonne solution devait logiquement l’emporter sur les autres. Cette vision rassurante ne correspond plus à la réalité du terrain.

Les processus d’achat se sont allongés, complexifiés et fragmentés. Plusieurs interlocuteurs interviennent, chacun avec ses priorités, ses peurs et ses enjeux politiques internes. Du coup, la décision finale n’est jamais purement rationnelle. Elle est influencée par la perception du risque, par la confiance accordée au prestataire et par le sentiment de compréhension mutuelle.

Le B2B est aussi devenu tout sauf anonyme. Les prospects se renseignent bien avant un premier contact commercial. Ils lisent des contenus, observent les prises de parole, analysent les opinions et les positions. Ils cherchent des signaux de crédibilité, mais aussi des signaux humains. Ils veulent comprendre à qui ils ont affaire.

Une entreprise peut proposer une excellente offre et rester invisible émotionnellement. À l’inverse, un dirigeant ou un expert  peut rassurer, expliquer, clarifier et créer un lien avant même la première réunion. Le B2B n’a pas cessé d’être exigeant. Il est devenu profondément relationnel, et en ça il commence vraiment à se rapprocher du BtoC.

 

  • La défiance envers les marques, la confiance envers les individus

Les marques B2B ont longtemps cherché à maîtriser totalement leur discours. Messages validés, éléments de langage lissés, promesses génériques. Cette approche rassure en interne, mais elle rassure de moins en moins les prospects. La parole corporate est perçue comme contrôlée, parfois déconnectée du réel, souvent interchangeable.

À l’inverse, la parole individuelle crée un rapport différent. Un dirigeant qui explique ses choix, un expert qui partage son analyse ou un fondateur qui raconte ses apprentissages apporte un niveau de crédibilité que la marque seule n’atteint plus. La confiance se déplace vers les individus parce qu’ils incarnent une expérience, une vision et une responsabilité personnelle.

Cette confiance ne repose pas sur la perfection du message. Elle naît de la cohérence, de la constance et de la clarté des prises de position. Un individu peut reconnaître une limite, assumer un point de vue ou expliquer un arbitrage. Une marque le fait rarement de manière crédible.

Dans un environnement B2B saturé d’offres similaires, cette dimension humaine devient différenciante. Les prospects ne cherchent pas seulement un prestataire compétent. Ils cherchent quelqu’un en qui ils peuvent avoir confiance, quelqu’un qui comprend leurs enjeux et qui sera encore là lorsque les choses se compliqueront. C’est à ce niveau que la parole individuelle prend une valeur stratégique.

 

Partie 2 – Le vrai rôle du fondateur, du dirigeant et des experts

  • Fondateur visible ne veut pas dire influenceur LinkedIn

Être visible en tant que fondateur ou dirigeant ne signifie pas devenir un créateur de contenu à plein temps ni adopter les codes des influenceurs. Le personal branding en B2B n’est pas une course à la viralité. Il s’agit d’abord d’un outil de clarification et de crédibilité.

Un dirigeant visible n’est pas celui qui publie tous les jours. C’est celui qui prend la parole quand il a quelque chose d’utile à dire. Il explique une vision, un arbitrage, une conviction métier. Il aide ses prospects à mieux comprendre un marché, un problème ou une transformation en cours. Cette parole a de la valeur parce qu’elle est directement reliée à des décisions réelles et à une responsabilité assumée.

Le risque consiste à confondre visibilité et exposition. Publier sans intention claire dilue le message et affaiblit la crédibilité. À l’inverse, une prise de parole plus rare mais alignée avec la stratégie de l’entreprise renforce la confiance. Le fondateur devient alors un repère, pas un animateur de réseau social.

Le personal branding utile en B2B sert le business avant de servir l’ego. Il soutient les équipes commerciales, rassure les prospects et simplifie les discussions. Il ne remplace ni la marque ni l’offre. Il les incarne et les rend plus lisibles.

 

  • Transformer l’expertise interne en levier commercial

Le personal branding devient réellement efficace lorsqu’il ne repose pas uniquement sur une personne, mais sur un collectif d’expertises. Trop d’entreprises concentrent toute leur visibilité sur le fondateur, alors que la valeur perçue se joue souvent ailleurs. Dans la capacité à démontrer une compréhension fine des problématiques clients, à plusieurs voix.

Les experts internes disposent d’un capital souvent sous-exploité. Consultants, chefs de produit, responsables techniques ou commerciaux seniors vivent les enjeux du marché au quotidien. Leur parole est concrète, crédible et directement connectée aux problématiques terrain. Lorsqu’elle est structurée et accompagnée, elle devient un puissant levier marketing et commercial.

Transformer cette expertise en contenu utile suppose un alignement clair. Le marketing donne le cadre, les ventes partagent les objections récurrentes, les experts apportent la matière. Le personal branding cesse alors d’être individuel pour devenir stratégique. Il nourrit les cycles de vente, raccourcit les phases de réassurance et élève le niveau de discussion avec les prospects.

Cette approche présente aussi un avantage organisationnel. Elle réduit la dépendance à une seule figure visible et renforce la marque employeur. Une entreprise qui valorise l’expertise de ses équipes envoie un signal fort au marché. Elle montre qu’elle ne vend pas seulement une promesse, mais une intelligence collective capable d’accompagner ses clients dans la durée.

 

Partie 3 – Faut-il vraiment s’y mettre (et à quelles conditions)

  • Les entreprises qui peuvent s’en passer… et celles qui ne le peuvent pas

Toutes les entreprises B2B ne sont pas égales face au personal branding. Certaines peuvent encore s’en passer sans impact majeur sur leurs ventes. D’autres, en revanche, prennent un risque réel en l’ignorant.

Les organisations installées, avec une marque forte, une notoriété historique et des canaux d’acquisition bien rodés, peuvent continuer à performer sans exposition individuelle marquée. Leur crédibilité est déjà acquise et leurs clients achètent avant tout une capacité d’exécution éprouvée. Le personal branding peut y jouer un rôle d’amplification, mais il n’est pas critique.

À l’inverse, pour les startups, les cabinets de conseil, les agences ou les éditeurs SaaS en phase de croissance, l’absence de visages identifiés ralentit fortement la traction commerciale. Quand l’offre est nouvelle ou peu différenciée en apparence, la confiance devient le principal déclencheur d’achat. Les prospects cherchent des repères humains pour réduire leur perception du risque.

Le personal branding devient alors un accélérateur stratégique. Il ne remplace ni la qualité de l’offre ni l’efficacité commerciale, mais il facilite l’entrée en relation. Il ouvre des portes, crédibilise les discours et fluidifie les cycles de vente. Dans ces contextes, s’en passer n’est pas impossible. C’est simplement plus long, plus coûteux et plus incertain.

 

  • Les règles pour un personal branding B2B efficace et soutenable

Un personal branding B2B efficace repose sur des règles simples, mais exigeantes. La première consiste à choisir les bons porte-parole. Il ne s’agit pas de rendre tout le monde visible, mais d’identifier les personnes légitimes, capables de porter un discours clair, aligné avec la stratégie de l’entreprise et crédible auprès des clients.

La seconde règle concerne les messages. Parler de soi n’a aucun intérêt. Parler des problèmes des clients, de leurs arbitrages, de leurs erreurs fréquentes et des tendances de fond du marché crée immédiatement de la valeur. Le personal branding n’est pas un journal intime professionnel. C’est un média au service de la compréhension et de la décision.

La régularité doit rester soutenable. Une cadence irréaliste mène à l’essoufflement ou à des contenus creux. Mieux vaut une prise de parole maîtrisée, cohérente dans le temps, qu’une surproduction opportuniste. La crédibilité se construit sur la durée, pas sur un pic de visibilité.

Enfin, il est essentiel de poser des limites claires. Tout ne se partage pas. Certaines discussions relèvent du commercial, du confidentiel ou de l’interne. Un personal branding bien mené protège la réputation de l’entreprise autant qu’il la développe. Lorsqu’il est pensé comme un actif stratégique et non comme une contrainte, il devient un levier puissant, durable et parfaitement aligné avec les objectifs business.

 

Conclusion

Le personal branding n’est ni une mode passagère ni une obligation universelle. Il est devenu un révélateur. Un révélateur de la manière dont les décisions B2B se prennent aujourd’hui, de la place centrale de la confiance et du rôle croissant des individus dans des marchés saturés d’offres similaires.

Dans cet épisode, nous avons vu que le B2B n’est plus un univers froidement rationnel et anonyme. Les décisions d’achat sont collectives, complexes et profondément humaines. Nous avons aussi compris pourquoi la parole des individus inspire davantage confiance que les discours corporate, parce qu’elle est incarnée, assumée et reliée à une expérience réelle. Le personal branding utile n’est pas une quête de visibilité, mais un outil de clarté et de crédibilité au service du business.

Nous avons distingué le rôle du fondateur, du dirigeant et des experts internes. Aucun n’a vocation à devenir influenceur, mais chacun peut contribuer à rassurer, expliquer et élever le niveau de discussion avec les prospects. Nous avons enfin vu que toutes les entreprises ne sont pas logées à la même enseigne. Certaines peuvent s’en passer, d’autres prennent un risque stratégique en restant invisibles humainement.

La vraie question n’est donc pas de savoir s’il faut faire du personal branding, mais comment et pourquoi. Lorsqu’il est aligné avec la stratégie, soutenable dans le temps et centré sur la valeur apportée aux clients, il devient un actif puissant.

Si cet épisode vous a aidé à clarifier votre position, partagez-le autour de vous et abonnez-vous au Podcast du Marketing pour continuer à décrypter les leviers qui font vraiment la différence en B2B aujourd’hui.

 

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Pourquoi l’IA ne crée toujours pas d’impact marketing (et comment y remédier) – Episode 315

ou écouter sur :

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L’IA est la priorité n°1 des CMO, mais reste mal maîtrisée. Pourquoi les projets stagnent et comment passer des tests à l’industrialisation grâce à un vrai système marketing.

 

Dans cet épisode, nous abordons :

  • Pourquoi l’IA est devenue stratégique pour les CMO

  • Les raisons pour lesquelles de nombreux projets restent bloqués au stade pilote

  • L’erreur fréquente consistant à empiler les outils

  • Le passage clé d’une logique “outils” à une logique “système”

  • Comment industrialiser l’IA marketing sans complexifier l’organisation

 

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Transcription de l’épisode

L’intelligence artificielle est partout dans les discours marketing.

Dans les comités de direction, dans les plans stratégiques, dans les présentations des éditeurs de logiciels. Pour beaucoup de CMO, elle est devenue la priorité numéro un.

La promesse est immense. Gagner en productivité. Créer plus de contenu, plus vite. Exploiter enfin la data client. Personnaliser à grande échelle, sans exploser les coûts.

Sur le papier, l’IA coche toutes les cases.

Et pourtant, sur le terrain, la réalité est beaucoup moins brillante. Une majorité de directions marketing avancent… mais n’avancent pas vraiment. Des tests, des pilotes, des POC. Des outils qui s’ajoutent aux outils. Et une question qui revient sans cesse : où est le ROI ?

Dans cet épisode, je vous propose de prendre un peu de recul.

Le sujet n’est plus de tester l’IA. Le vrai sujet, aujourd’hui, c’est de l’industrialiser. Et pour y arriver, il faut arrêter de penser outils, et commencer à penser système.

 

1. Pourquoi l’IA est devenue la priorité n°1 des CMO

L’IA s’est imposée très rapidement dans l’agenda des directions marketing. Pas par effet de mode uniquement, mais parce qu’elle répond à des douleurs très concrètes.

Les équipes sont sous pression permanente. Elles doivent produire plus de contenus, sur plus de canaux, avec des exigences de personnalisation toujours plus fortes. Elles doivent mieux exploiter la donnée client, alors même que les parcours se fragmentent et que les signaux se multiplient. Elles doivent prouver leur contribution au business, dans un contexte de budgets souvent sous tension.

Dans ce contexte, l’IA apparaît comme une évidence.

Elle promet des gains de productivité immédiats. Elle permet d’accélérer la création de contenus, de la recherche d’idées à la production de formats. Elle offre des perspectives très fortes sur l’analyse de la donnée client et la personnalisation des messages à grande échelle.

Pour un CMO, ne pas s’emparer du sujet devient presque impossible. La pression vient du marché, des concurrents, mais aussi du top management. L’IA est perçue comme un levier stratégique, au même titre que le digital l’a été il y a une quinzaine d’années.

Le problème, ce n’est pas l’ambition.

Le problème, c’est l’écart entre cette ambition stratégique et la capacité réelle des organisations à la mettre en œuvre.

 

2. La réalité côté terrain : beaucoup de tests, peu d’impact

Quand on regarde ce qui se passe réellement dans les équipes marketing, le constat est beaucoup plus nuancé.

Plus d’un tiers des CMO restent aujourd’hui bloqués au stade pilote. Les cas d’usage sont identifiés, parfois même testés avec succès, mais ils ne passent jamais vraiment à l’échelle. L’IA reste cantonnée à quelques équipes, à quelques individus, souvent les plus curieux ou les plus techniques.

Les outils se multiplient. Un outil pour générer du contenu. Un autre pour analyser la data. Un troisième pour l’automatisation. Chacun apporte une valeur ponctuelle, mais l’ensemble manque de cohérence.

Le résultat, c’est une dispersion énorme. Les équipes passent du temps à jongler entre les plateformes, à copier-coller de l’information, à réinventer des process qui n’ont jamais été pensés pour intégrer l’IA.

Dans ce contexte, démontrer le ROI devient extrêmement compliqué. Les gains sont diffus, difficiles à mesurer, souvent absorbés par la complexité opérationnelle supplémentaire.

L’IA n’échoue pas parce qu’elle ne fonctionne pas.

Elle échoue parce qu’elle est greffée sur des organisations qui ne sont pas prêtes à l’accueillir.

 

3. L’erreur majeure des équipes marketing : penser “outils”

Face à cette situation, beaucoup d’équipes font une erreur classique. Elles cherchent la solution dans… un nouvel outil.

Un nouvel outil IA plus puissant. Un CRM plus avancé. Une plateforme d’automation plus complète. Une stack marketing encore plus sophistiquée.

Le raisonnement est compréhensible. Si ça ne fonctionne pas, c’est que l’outil n’est pas le bon. Alors on empile. On ajoute. On complexifie.

Mais empiler des outils ne crée jamais un système.

Au contraire, chaque nouvel outil ajoute de la friction. Il crée des silos supplémentaires. Il demande de la formation, de l’intégration, de la maintenance. Il éloigne un peu plus les équipes du cœur du problème.

Le vrai sujet n’est pas technologique. Il est organisationnel et stratégique.

L’IA devient une couche de complexité de plus, alors qu’elle devrait être un levier de simplification.

Tant que l’IA est pensée comme une fin en soi, elle ne peut pas délivrer sa valeur.

 

4. Le vrai changement de paradigme : penser “système marketing”

Pour sortir de l’impasse, il faut changer de point de vue.

Arrêter de penser outils. Commencer à penser système.

Un système marketing commence toujours par les objectifs business. Générer plus de leads qualifiés. Accélérer le cycle de vente. Augmenter la valeur vie client. Améliorer la rétention.

À partir de là, on construit un socle simple mais structurant.

Un persona clair. Pas dix, pas quinze. Un ou deux profils prioritaires, parfaitement compris.

Un parcours client prioritaire. Celui qui a le plus d’impact sur le business. Pas tous les parcours en même temps.

Un CRM bien structuré. Des données propres, exploitables, alignées avec la réalité des équipes commerciales et marketing.

Une fois ce socle en place, l’IA peut enfin jouer son rôle.

Elle vient accélérer le système. Elle vient automatiser ce qui doit l’être. Elle vient enrichir la réflexion et la prise de décision.

L’IA ne pilote pas le marketing. Elle le sert.

 

5. Comment industrialiser l’IA sans tout refaire

Industrialiser l’IA ne veut pas dire tout reconstruire. Cela veut dire faire des choix.

Le premier consiste à identifier un cas d’usage à fort impact business. Un seul. Celui qui permet de générer de la valeur rapidement et de manière mesurable.

Ensuite, il faut connecter l’IA aux process existants. Pas créer des workflows parallèles. Pas demander aux équipes de changer tous leurs outils du jour au lendemain.

La mesure est clé. Pas des indicateurs de vanité, mais des métriques business. Temps gagné. Leads générés. Opportunités créées. Taux de transformation.

Enfin, il faut accepter une idée simple, mais souvent contre-intuitive.

Moins d’outils, mieux utilisés, crée plus de valeur que plus d’outils mal intégrés.

 

Conclusion

L’IA est une opportunité majeure pour le marketing. Probablement l’une des plus importantes de ces dernières années.

Mais elle ne tient pas ses promesses par magie. Elle exige de la clarté stratégique, de la discipline opérationnelle et une vraie réflexion systémique.

Le sujet n’est plus de tester l’IA.

Le sujet est de l’industrialiser.

Si vous êtes CMO ou responsable marketing, la bonne question à vous poser n’est pas “quel outil IA ajouter à ma stack”, mais “quel système marketing dois-je renforcer pour que l’IA crée enfin de la valeur”.

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Comment lever 15 millions d’euros avec le marketing – avec Matthieu Gueniffey de Galeon – Episode 314

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Comment lever 15 millions d’euros sans VC ? Dans cet épisode, avec Matthieu Gueniffey, co-fondateur de Galeon, nous décryptons une levée de fonds participative où le marketing est le moteur de l’investissement. Mission avant la tech, pédagogie, communauté et FOMO : une leçon de marketing appliqué à l’investissement.

Pour en savoir plus vous pouvez suivre Matthieu Gueniffey sur LinkedIn ou découvrir la nouvelle levée de fond de Galeon (investir comporte des risques).

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Transcription de l’épisode

Aujourd’hui, je vous emmène sur un terrain où je vais rarement.

On va parler de levée de fonds. Et si vous me suivez depuis un moment, vous le savez : l’univers des startups n’a jamais été mon point de départ. Mon parcours, il s’est construit dans des grands groupes, chez Microsoft, Ogilvy, Altadis… Des environnements où, très concrètement, “lever des fonds” n’est pas un sujet du quotidien. On parle stratégie, marque, acquisition, growth, organisation. Mais on ne passe pas ses journées à convaincre des investisseurs de mettre un ticket.

Et puis il y a une autre raison pour laquelle je parle peu de financement ici : d’habitude, une levée n’est pas directement un sujet marketing. Bien sûr, il y a toujours un deck, une histoire, des métriques… Mais, dans l’imaginaire collectif, la levée de fonds, c’est un sujet de finance. De business model. De table de cap’. Pas un sujet de marketing.

Sauf que l’épisode d’aujourd’hui change complètement la donne.

Parce qu’on va décortiquer une levée de 15 millions d’euros pour un produit tech, dans un secteur aussi sensible que la santé… et surtout : une levée où le marketing n’est pas “un habillage”, ni un support. Le marketing est le moteur principal de l’investissement.

Et ça, ça m’intéresse énormément.

Comment est-ce qu’on arrive à mobiliser des dizaines de milliers de personnes, pas des fonds d’investissement, pas des “VC”, mais Monsieur et Madame Tout-le-monde, pour financer une vision ? Comment est-ce qu’on rend désirable, compréhensible et crédible un projet complexe, à la croisée de la healthtech et de la crypto ? Qu’est-ce qui fait qu’à un moment, quelqu’un se dit : “Je mets mon argent là-dedans” ?

Pour en parler, j’ai invité Mathieu Guéniffey, cofondateur de Galéon. Et ce que vous allez entendre, ce n’est pas une masterclass de finance. C’est une leçon de marketing appliqué à l’investissement : mission avant la tech, pédagogie, transparence, communauté, gamification… jusqu’à cette mécanique très précise qui transforme l’attention en action.

Bref : si vous pensez que “lever des fonds” ne vous concerne pas, restez avec moi. Parce qu’au fond, on ne va pas parler d’argent. On va parler d’un sujet qui nous concerne tous : comment le marketing peut faire bouger le réel.

 

Estelle (00:07.434)
Bonjour Mathieu, bienvenue sur le Podcast du Marketing.

Matthieu Gueniffey (00:10.773)
Bonjour Estelle, merci beaucoup de m’inviter.

Estelle (00:12.462)
Je suis vraiment très contente de te recevoir. Aujourd’hui, on va parler de financement. Je parle assez peu de financement, que les startups ne sont pas mon univers. Mais je trouve que c’est intéressant, surtout que toi avec ton entreprise Galéon, vous avez choisi un système de financement qui est assez innovant. Tu vas nous en parler avant que tu rentres dans le vif du sujet. Mathieu, est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais ?

Matthieu Gueniffey (00:37.991)
Merci beaucoup. Alors moi c’est Mathieu Guéniffet, je suis papa de deux enfants, de garçons. J’ai un parcours, on va dire, au début assez classique, c’est-à-dire que j’ai fait une école de commerce, j’ai fait Kedge sur Bordeaux. Après j’ai fait une année, on va dire, où j’ai pu toucher un petit peu ce qui était Web Marketing, Web Design, Web Développement à Digital Campus aussi sur Bordeaux. Et puis j’ai fait une dernière année, on va dire, une école de commerce plus connue, c’est HEC Paris où là c’était plutôt un programme entrepreneur.

parce que j’avais déjà à cette époque-là Montégaléon. Et en fait, avant de Montégaléon, j’avais mon auto-entreprise, j’étais freelance clairement dans tout ce qui est marketing digital. moi, le marketing, c’est vraiment ce qui me passionne depuis le début, on va dire depuis l’école de commerce, clairement. Et donc j’ai monté cette petite entreprise où je gérais plutôt des gros clients sur le community management, sur les publicités Facebook, Meta, etc.

Ça c’était la première chose que j’ai faite. J’ai jamais été salarié en fait, jamais été salarié. J’ai toujours monté quelque chose. Parce que même avant je montais des petits serveurs sur ce qu’on appelle GTA. GTA San Andreas pour ceux qui connaissent, ceux qui sont un peu geeks on va dire. C’était… Ouais, alors j’ai… Exactement, c’est ça, c’est c’est jeu vidéo. Si, si, si, c’est jeu vidéo. Sauf que je montais des serveurs roleplay. Donc c’est-à-dire que tu incarnais des personnages clairement. Tu incarnais un policier, un maire, un mafieux, peu importe.

Estelle (01:48.238)
Ben ouais parce que là tu m’as perdu. GTA pour moi c’est des jeux vidéo. Non c’est pas ça. bon c’est ça ? Ok.

Estelle (01:58.701)
Ok.

Matthieu Gueniffey (02:03.573)
Voilà, j’ai monté ça à l’époque. Après, que d’autre plus, aujourd’hui je suis sur Annecy, c’est une très jolie ville où il a le lac et la montagne. voilà, gros, et puis ensuite on a monté Galeon avec mes co-fondateurs, on était cinq à la base, notamment Loïc Breton, qui est le médecin nécessaire animateur, qui est le CEO de Galeon. Et moi je suis co-fondateur et vice-président de Galeon, CEO en version anglaise. Voilà.

Estelle (02:29.966)
Super. Est-ce que tu peux nous dire, Mathieu, ce que fait Galéon Tu m’as expliqué un peu en off, j’aime beaucoup la mission de l’entreprise. Est-ce que tu peux nous expliquer, s’il plaît ?

Matthieu Gueniffey (02:41.633)
Ce qu’il faut savoir c’est qu’aujourd’hui 80 % des données dans les hôpitaux sont non exploitable. On ne clairement rien en faire. Et pourtant on le sait les données de santé elles valent énormément, elles valent de l’or. En fait elles sont enfermées dans des logiciels qui datent des années 90-2000. Le système d’exploitation n’est pas Windows XP mais les logiciels ressemblent à Windows XP. Donc avec Galeon on a créé le système d’exploitation de l’hôpital du futur.

pour que vos données puissent sauver des vies tout en redonnant aussi un petit peu de pouvoir aux gens sur leurs données grâce à la blockchain. Alors je dirai un petit peu plus plus tard sur l’explication de la blockchain pour qu’on utilise la blockchain chez Galeon. Mais voilà ce qu’il faut savoir c’est qu’aujourd’hui il a 18 hôpitaux qui utilisent Galeon. Donc c’est vraiment d’un côté le logiciel métier des soignants, c’est ce qu’on appelle un dossier patient informatisé, ça c’est ce qui existe dans 18 hôpitaux avec 10 000 soignants qui utilisent au quotidien et plus de 3 millions de dossiers patients. Et de l’autre on a tout cet entraînement.

en fait, d’IA médicale de façon décentralisée. C’est là où la blockchain entre en jeu, où finalement les données restent au niveau local de l’hôpital, donc elles ne sortent pas de l’hôpital. Et nous, ça nous permet de préserver l’habit privé des patients tout en entraînant de l’IA médicale.

Estelle (03:55.982)
Alors attends, que j’essaye de résumer quand tu m’expliquais.

Parce que c’est vrai qu’en tant qu’usager, on se rend compte que l’hôpital, c’est quand même un petit peu archaïque. Je te faisais rigoler parce que je te parlais de ma dernière expérience à l’hôpital où il fallait que je présente mes autocollants pour pouvoir voir un médecin, je trouvais ça complètement dingue. Mais en fait, c’est vraiment ça, que tu m’expliquais, c’était que c’est quand même encore assez archaïque globalement les dossiers médicaux au sein de l’hôpital. Et que vous, ce que vous proposez à Vagaléon…

c’est un dossier médical informatisé qui fait que si je vais dans un hôpital A un jour et qu’on traite une pathologie lambda et que deux ans plus tard je vais dans un hôpital B qui utilise bien sûr les deux utilisants Galéon, bien ils auront accès directement aux informations de l’hôpital A pour pouvoir voir tous les éléments et en fait avoir un seul et même dossier pour un patient qui te suit un petit peu partout dans les différents hôpitaux.

Matthieu Gueniffey (04:52.807)
Exactement. Exactement, en fait, c’est ça. C’est d’un côté, si tu as Galeon, que tu habites à Marseille et que tu vas en déplacement à Paris ou que tu as une urgence sur Paris, si les deux hôpitaux ont Galeon, le partage de données se fait en un clic. Donc il y a un gain de temps énorme pour les soignants, surtout en ce moment, on le sait, les soignants sont en train de faire des grèves. Pourquoi ? Notamment parce que les dossiers, crée des burn-out aujourd’hui, des dossiers qui sont tellement vieux que ça leur fait perdre énormément de temps l’administrative. ils n’en peuvent plus.

Estelle (05:13.614)
bien

Matthieu Gueniffey (05:18.311)
Et pour toi en tant que patient ça te permet très vite d’avoir un transfert d’informations et donc si j’ai des allergies, j’ai des traitements, si j’ai des problèmes particuliers, en fait le soignant qui va être dans l’hôpital qui n’a pas l’habitude de me voir mais qui a galéon, et bien il aura toutes ces informations là en un clic. Et ça c’est hyper puissant.

Estelle (05:32.398)
Trop bien, trop bien.

Non mais ça paraît ce que je te disais, moi ça me paraît fou que ça n’existe pas déjà, donc tant mieux, tant mieux que Galéon soit là. Ce que tu m’expliquais aussi, c’est qu’il a tout un pan IA d’entraînement de la donnée, de façon… Alors tu m’expliquais que c’était anonyme et que bien évidemment on n’utilise pas la donnée des gens sans leur consentement, mais en tout cas d’entraînement des gens pour le développement médical finalement et de pouvoir aller développer d’autres logiciels qui vont permettre, me donnais l’exemple, de mieux déceler par exemple un cancer du sein ou des choses comme ça,

On a besoin évidemment des IA qu’elles soient entraînées sur des cas concrets. Donc super intéressant comme… Enfin en tout cas moi je n’y connais rien mais je trouve ça passionnant, donc bravo. Super intéressant comme logiciel à développer. Mais ce pas vraiment pour ça que je voulais qu’on discute ensemble aujourd’hui, Mathieu, parce que moi évidemment ce pas tant le médical ma partie, c’est plus le marketing. Ce qui m’intéressait c’est qu’avec Galéon, évidemment vous avez eu besoin d’argent, fond pour développer ce logiciel, cette entreprise, ça paraît évident.

Mais vous avez eu un système de levée de fonds qui, je dirais, n’est pas commun. Souvent, quand on parle de levée de fonds, on pense à des fonds, des vici et on vient présenter un peu pour le commun des mortels, comme dans la fameuse émission qui veut être mon associé, je crois que ça s’appelle comme ça, je ne plus. Mais bon, voilà, on vient présenter devant des gens et on leur dit, donnez-nous des sous, on a besoin que vous investissiez pour. Vous, n’avez pas fait comme ça ou en tout cas, vous avez fait un petit peu différemment. êtes allé voir plein plein de gens, vous avez fait un système d’investissement.

Matthieu Gueniffey (06:49.503)
Oui, c’est ça.

Estelle (07:04.24)
participatif mais en crypto monnaie c’est ça

Matthieu Gueniffey (07:08.309)
Exactement en fait donc on se retrouve si je reviens un peu sur l’historique on se retrouve en 2021 2022 où en fait Galéon on avait trois clients à l’époque et on avait une demande énorme des hôpitaux de notre logiciel et donc on s’est dit ok moi qui suis dans la crypto donc appareil de crypto je suis dans la crypto depuis 2012 donc malheureusement

à l’époque il y avait le bitcoin qui existait et j’ai tout vendu avant, bon ça c’est un peu l’anecdote mais je suis pas devenu riche grâce à ça. du coup en 2020 on se retrouve à vouloir déployer des clients mais on n’était que 5, donc 5 confondateurs et on s’est dit ok comment on peut intégrer la blockchain dans notre écosystème et comment on peut aussi lever des fonds et rester indépendant. C’est aussi ça qui est important, c’est que cette levée de fonds communautaires en crypto monnaie nous a permis aussi de rester indépendant.

Estelle (07:32.078)
Ha

Estelle (07:48.11)
Mm-hmm. Ouais.

Matthieu Gueniffey (07:54.205)
Donc on a levé en fait 15 millions de dollars avec 40 000 personnes. Donc c’est des particuliers, ça peut être des boulangers, ça peut être des soignants, des médecins, des plombiers, peu importe. fait, y a tous les types de métiers des marketeurs. Il y a tous types de métiers qui ont investi, des personnes qui ont investi et qui finalement se sont raccrochées à vouloir un peu sauver ou révolutionner le système médical en France et va dire de plus largement mondialement.

Parce qu’on n’avait pas que des français quand on a fait cette levée de fonds. avait je pense 80 % de français et le reste était des pays étrangers. Donc voilà, ça nous a permis en fait de à la fois lever 15 millions de dollars, ce qui est une somme énorme pour une start-up. Et en plus de garder notre indépendance parce qu’on ne voulait pas de fonds. En fait, nous on crée quelque chose, ça fait déjà presque 10 ans qu’on est en train de créer Galon. Mais on voit à très long terme, on voit à 15, 20, 30 ans. Et finalement, comme tu disais, les fonds, les VCI, eux…

Ce qu’ils veulent c’est un retour à 5 à 7 ans généralement. Donc nous on ne pouvait pas faire ce système là et on n’avait pas forcément envie, on préférait faire participer à la communauté parce que typiquement, quand j’avais vu des boîtes dans le médical bien marcher, j’aurais voulu investir un petit peu avec mes économies. Sauf que je ne pouvais pas parce que c’est réservé aux fonds, c’est réservé aux Business Angels, c’est réservé à ces personnes là et à ces fonds là. Donc nous c’est ce qu’on a fait, voilà, on a fait de cette levée de fonds communautaires en cryptomonnaie, donc on a créé notre jeton. Les gens l’ont acheté à l’avance.

ce qu’on appelle une ICO, une Initial Coin Offering, c’est une levée de fonds commutés en crypto-monnaie. Et donc voilà, c’est comme ça qu’on a pu lever et avoir 15 millions de dollars avec 40 000 personnes.

Estelle (09:27.47)
Écoute, bravo parce que 15 millions de dollars, j’ai du mal à percevoir exactement ce que c’est, mais 40 000 personnes, je vois assez bien. C’est loin d’être rien d’un point de vue purement marketing. Si je mets de côté le côté finance, évidemment, ça se fait pas comme ça. C’est pas juste, j’arrive et je dis bonjour, salut, je m’appelle Mathieu, j’ai une boîte qui s’appelle Galéon, je vais révolutionner les dossiers médicaux dans le monde, donnez-moi vos sous. On est d’accord, ça ne fonctionne pas, ça ne marche pas comme ça. Il faut avoir une stratégie, notamment une stratégie marketing pour que des gens

Matthieu Gueniffey (09:56.437)
Oui.

Estelle (09:57.424)
1. T’entendre, ça comprenne ce qu’est galléons, comprenne ce qu’est cette levée de fond et envie d’y mettre des sous.

Comment est-ce qu’on organise cette communication ? C’est ça qui vraiment m’intéresse. On en a parlé un petit peu en off tous les deux. Tu m’as dit que la première chose que vous avez faite dans votre stratégie marketing, stratégie de communication, c’est de dire on a mis la mission de Galéon avant la tech. C’est vraiment ça qui était le cœur de l’histoire. Est-ce que tu peux m’en dire un peu plus ?

Matthieu Gueniffey (10:31.871)
Et justement en fait, je pense beaucoup de Tone Audiences doivent connaître Simon Sinek, c’est en fait le why, c’est le pourquoi. C’est avant de… Parce qu’il y en a beaucoup dans la crypto-monnaie notamment qui vendent la spéculation, qui vendent la tech. Et ça c’est la plupart des projets, c’est ce qu’ils font. en gros, regardez ma technologie, elle va plus vite, ma technologie, elle coûte moins cher, etc. Nous en fait, avec Galéon, on a dit, grâce à Galéon, on va mieux soigner les gens.

En fait, on a déplacé le curseur de la spéculation à la réelle utilité de la blockchain et de la crypto monnaie dans notre cas d’usage, donc dans la santé. Finalement, on ne vend pas de la blockchain, on vend vraiment une révolution médicale, tu vois. Et c’est ça qui est important, c’est que…

Pour moi, je suis pas le seul, pense que quasiment tout monde, les gens n’achètent pas des lignes de code ou ils n’achètent pas de la complexité technique. Ils achètent généralement une vision du futur, un peu comme Elon Musk. Alors on l’aime ou on ne l’aime pas, mais Elon Musk, il vend, on va aller sur Mars. Alors il y a toutes les étapes intermédiaires, bien évidemment, on ne pas aller sur Mars tout de suite. Mais en fait, quand ils réutilisent ces fusées, aujourd’hui, c’est un bond énorme pour le spatial. Nous, c’est la même chose. En fait, on a vendu entre guillemets une vision du futur, du système de santé du futur, un dossier national de santé où…

Estelle (11:18.574)
sur.

Matthieu Gueniffey (11:43.035)
Demain on pourra utiliser l’IA pour détecter des cancers 5 ans ou 10 ans avant tu vois. C’est ça, c’est ça la différence entre vendre de la tech et vendre de la spéculation et vendre une réelle utilité et finalement le mieux soigner les gens.

Estelle (11:54.286)
Et je trouve… Alors évidemment la mission, on le sait, la mission c’est vraiment un levier ultra fort.

pour aller créer de l’action, pour faire agir les gens, c’est peut-être encore plus vrai parce que vous, vous vous adressiez, votre levée de fond, vous adressiez à des particuliers, enfin en tout cas à Monsieur, Madame, tout le monde. Donc ça peut être des professionnels, mais globalement c’est des particuliers en soi, parfois des professionnels de santé j’imagine, mais pas que là où si vous étiez allé devant des vicis, effectivement, peut-être que la mission les intéresse. Je pense que effectivement, probablement ça les intéresse aussi de voir à long terme ce que ça donne, mais fondamentalement c’est ce que tu me disais, eux ce qu’ils veulent voir,

Matthieu Gueniffey (12:10.421)
Oui. Exact.

Estelle (12:29.36)
leur retour sur investissement, c’est bien normal, c’est leur métier, il n’y a pas du tout de jugement de valeur là-dessus. Mais effectivement, dès lors que tu t’adresses au grand public…

Matthieu Gueniffey (12:30.911)
Exclame. Exactement.

Estelle (12:37.902)
la mission va être bien plus forte que l’argument financier qui sert très fort. Quand on investit de l’argent, peut-être on va aller à sa banque, chez son banquier, on va lui demander quel est le retour sur investissement. On ne pas le faire juste pour les beaux yeux du banquier ou de la banquière. et bien évidemment que le retour sur investissement est important, mais la mission, parle à l’émotion et l’émotion, on le sait, elle est beaucoup plus vectrice d’action que le rationnel. Donc super intéressant.

Matthieu Gueniffey (12:59.729)
Exitons.

Matthieu Gueniffey (13:05.233)
Fiction

Estelle (13:07.856)
d’être allé chercher d’abord la mission en premier lieu, ça s’applique pour moi à à peu près tout mais là peut-être encore plus parce que ça nous touche au coeur tout un chacun parce qu’on est tous et toutes concernés par la médecine tout simplement, la santé exactement. Ok donc première chose la mission Avant-Tech. Deuxième chose

Matthieu Gueniffey (13:23.226)
La santé, ouais, c’est ça.

Estelle (13:29.984)
Tu me parlais d’éducation. Oui, évidemment, c’est quand même un sujet complexe, donc il a fallu expliquer aux gens ce que vous alliez faire, comment ça allait fonctionner, etc.

Matthieu Gueniffey (13:40.917)
Exactement en fait il faut réduire la barrière à l’entrée parce qu’en fait un investisseur quand il comprend il est clairement rassuré et s’il est rassuré il investit. C’est important, on réduit la friction finalement, on réduit énormément la friction quand on fait ça. Donc la crypto et la santé c’est deux mondes complexes et un peu opaque. Donc notre rôle ça a été vraiment de finalement de devenir des traducteurs, des vulgarisateurs de la crypto et de la santé parce que nous en plus c’est encore plus compliqué c’est qu’on a les deux en même temps tu vois.

Donc finalement on a transformé ces concepts un peu complexes en schémas assez simples. Et dans les secteurs qui sont complexes comme ça, fait l’ignorance c’est vraiment le premier frein à l’achat. Genre quand tu connais pas, non moi je touche pas à ça, je connais pas, je comprends pas, je touche pas. Donc finalement on a fait de l’éducation un peu notre principale levier de vente. qui en fait à chaque contenu c’était très pédagogique, on faisait ce qu’on appelle des lives, des lives à maths, des ask me anything ou sur Twitch et sur Twitter à l’époque.

on faisait un live où on répondait aux questions, interrogations de la communauté, on en aurait dit voilà vous avez des questions, des Q &A, on répondait en live, on montrait nos têtes, ça c’est aussi important, c’est que pour assurer les gens, notamment en crypto, beaucoup de projets ne montrent pas leur tête. Nous en fait, a été là, on a été très transparent et on a éduqué les gens sur on est qui, a été notre background, pourquoi on fait ça et comment on le fait et de façon simple, on l’expliquait, tu vois. Et donc finalement, chaque contenu un peu pédagogique,

Estelle (14:48.334)
Mmh.

Estelle (14:53.962)
Ouais, ça fait peur.

Matthieu Gueniffey (15:09.449)
Voilà, c’est un outil de réassurance pour convertir et ça on a vu sur tout le process.

la levée de fond c’était une période mais encore aujourd’hui on fait encore des lives où on va avec notre communauté parce qu’on a quand même plus de 100 000 investisseurs donc on va faire un live où on va expliquer notre roadmap qu’est qu’on a fait cette année qu’est ce qu’on va faire l’année prochaine où est ce qu’on en est la vision de galéo etc. permet 1 de ne rester dans sa tour d’ivoire aussi en tant que fondateur parce que quand tu n’es pas sur le terrain et que tu n’as pas les investisseurs ou les clients par exemple tu sais pas ce qui se passe nous on est toujours en éducation permanente et en transparence

permanente avec finalement notre communauté tu vois et ça c’est important parce qu’en plus ce qu’il faut savoir c’est que notre communauté nous a amené du business c’est dire le fait d’avoir été transparent d’avoir créé cette communauté là ça nous a amené des clients des hôpitaux parce que il y avait des soignants parce qu’il a des personnes du service informatique qui étaient dans ces hôpitaux là qui ont dit ouais écoutez moi votre logiciel il me parle c’est exactement ce qu’on a besoin venez voir mon DSI mon directeur et on en parle ça aussi c’est intéressant

Estelle (16:10.63)
bien mais carrément et que je comprenne la communauté c’était uniquement sur twitch twitter où vous aviez une création de contenu sur je sais pas vous aviez un blog vous avez où est ce que vous communiquez

Matthieu Gueniffey (16:21.573)
Alors on a un blog, a LinkedIn, a X, a Instagram, on a Facebook, en fait c’est assez large parce que, ouais un peu partout parce que, alors ce qu’il faut savoir c’est que notre communauté de base elle est plutôt, c’est plutôt des 30, 50, 30, 60 ans tu vois, c’est le cœur de la cible elle est là. Alors on a beaucoup d’hommes parce que la cryptomonnaie c’est vrai qu’il a beaucoup d’hommes, mais de plus en plus on s’ouvre aussi aux femmes parce que déjà la médecine, rien que par les soignants, il y a beaucoup de femmes. Donc voilà un peu.

Estelle (16:26.9)
D’accord, partout quoi.

Estelle (16:51.854)
Super intéressant. Tu disais donc éducation, transparence, c’est clairement la base de tout. C’est-à-dire que si tu n’as pas de transparence, en tout cas si tu n’as pas confiance en l’autre, et surtout dans de l’investissement, et encore plus dans de l’investissement en crypto qui effectivement est un peu nébuleux, peut faire peur ou en tout cas quand on ne connaît pas.

ultra important donc d’être transparent. Tu me disais, on a même été transparent, même quand ça n’allait pas, parce qu’il a des moments qui sont évidemment dans la vie d’une entreprise, il des moments où ça va très bien, on a toujours envie de communiquer quand ça va très bien, c’est plus complexe parfois quand ça va moins bien. Là tu me disais, c’était important pour nous de venir communiquer, même quand c’était compliqué.

Matthieu Gueniffey (17:31.717)
Exactement, fait la confiance elle se gagne quand ça va mal, pas quand tout va bien. Dire la vérité en fait, quand tu as fait mal tu vois, il faut dire la vérité. Et finalement, moi si je prends un exemple, là où on a levé, c’était en 2021-2022, donc la crypto allait très bien jusqu’à 2022. en 2022 la crypto elle a craché de manière globale.

Donc il y a eu un crack et en fait, au lieu de se cacher, nous on a un peu ouvert les fenêtres. On a dit on va expliquer ce qu’on fait de chaque euro, on va mettre dans la tempête, expliquer ce qu’on fait, donc continuer ces lives, va être présents sur nos canaux, Telegram notamment, où on était en direct avec la communauté, où on répondait aux interrogations, etc. la communauté. Et finalement, vois, quand on a sorti notre, quand on a fait cette levée de fonds communautaire en cryptomonnaie, on a eu plein de détracteurs. Clairement, c’était à la fois cool parce qu’on levait des fonds, mais on a eu plein de, un scam, donc c’est une arnaque,

mais non mais ça ça sera jamais possible dans les hôpitaux publics parce que c’est trop compliqué, l’hôpital public il met du temps à bouger etc etc. fait clairement les gens disaient que c’était pas faisable ou alors que c’était une arnaque. Et ce qu’on a fait c’est que directement nous on répondait donc notamment c’était sur X, c’était sur Twitter à l’époque, où des personnes voilà…

disaient bah ça se fera jamais etc nous on répondait directement par vidéo donc on se filmait on disait voilà Galon c’est déjà présent dans trois hôpitaux dont un CHU et en fait on agitissait de façon transparente donc

chaque fois on produisait du contenu pour leur répondre et on essayait de répondre au maximum et finalement tu vois aujourd’hui on a 18 hôpitaux avec la grande majorité qui sont des hôpitaux publics donc donc si je revois ces quelques personnes aujourd’hui je peux leur dire que clairement bah ça fonctionne ça fonctionne

Estelle (19:11.214)
C’est ça fonctionne. C’était pas un scam. que je comprends d’ailleurs, moi qui n’y connais absolument rien en crypto, tu me dis il y eu un crack, la crypto s’est cassé la figure etc. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tous les fonds que vous avez levés, vous les avez perdus ? Comment est-ce que ça fonctionne ?

Matthieu Gueniffey (19:25.749)
Non, nous les fonds, les avait… Donc pour t’expliquer un petit peu, la crypto-monnaie, t’as deux types de crypto-monnaies. va dire t’as des crypto-monnaies qui sont volatiles et t’as des stable coins, donc des crypto-monnaies qui valent un dollar pour une crypto-monnaie, enfin pour un stable coin. Donc généralement, nous, enfin nous ce qu’on a eu c’était des stable coins. on n’a pas perdu d’argent sur le level 2.

Estelle (19:36.494)
Ok.

Estelle (19:41.883)
Ok. Donc l’argent n’est pas perdu.

Matthieu Gueniffey (19:44.149)
Non, l’argent n’est pas perdu, heureusement. Surtout que ça fait quatre ans qu’on a eu cette levée de fonds, donc ça nous a permis aussi de vivre quatre ans. Alors on a des chutes d’affaires, des hôpitaux, tout ça, mais ça nous a permis de tenir jusqu’à aujourd’hui. Par contre, de manière globale, la crypto-monnaie a chuté. C’est-à-dire qu’en 2022, il y eu des affaires un peu sulfureuses. Pour ceux qui connaissent, a eu FTX, était en fait une banque un peu crypto-monnaie, qui en fait a clairement été une arnaque et qui a entraîné une chute.

Estelle (19:46.574)
Oui.

Estelle (20:04.654)
Mmh.

Matthieu Gueniffey (20:10.771)
assez rapide de la crypto de toutes les crypto n’est du bitcoin de l’éthérôme de toutes les crypto monnaies et ça généralement quand toi tu as un projet qui a une crypto monnaie ça t’affecte un petit peu parce que ça dépend alors si tu es complètement financé par ta crypto monnaie en mode tu envoies un petit peu sur les marchés là bah elle vaut plus rien donc c’est compliqué et même si de manière globale les gens sont un peu sont un peu à fleur de peau parce qu’ils ont perdu de l’argent donc donc ça t’affecte dans tous les cas parce que ta communauté va moins bien que quand tout monte donc donc voilà

Estelle (20:26.392)
Ouais, c’est compliqué.

Estelle (20:37.215)
bien sûr.

Ok, mais vous en l’occurrence, ça n’a pas mis en péril du tout la société ni l’investissement des investisseurs, donc tout va bien. Ok, super, tu me rassures, tu m’as fait un petit peu peur dans une seconde. Génial. Tu me disais également, tu me parlais de GTA tout à l’heure, fais le lien, tu me disais que cette communauté de 40 000 personnes, parce que ce qui est compliqué avec une communauté, on va se dire les choses, c’est pas…

Matthieu Gueniffey (20:42.869)
Non. Non.

Matthieu Gueniffey (20:49.877)

Estelle (21:04.478)
toujours de la recruter. tout cas, la recruter, c’est souvent ce à quoi on pense en premier lieu. se dit, il falloir que je trouve les gens pour. Moi, ce je trouve qui est très compliqué avec une communauté, c’est d’alimenter la communauté, de faire en sorte qu’elle reste active et que les gens reviennent et que ça soit une communauté, que ce ne pas juste des gens qui disent, tiens, je viens mettre temps et puis qui repartent. Vous, avez travaillé beaucoup ce qu’on appelle la gamification, c’est-à-dire le fait de rendre les choses ludiques pour cette communauté. Tu peux m’en dire un petit peu plus ?

Matthieu Gueniffey (21:31.111)
Oui, en fait, on a clairement transformé notre communauté, grande partie de la communauté en super fan, super fan de Galéon. Et finalement, c’est transformer l’investissement en une expérience un peu ludique et sociale. Le besoin d’appartenance et de reconnaissance est hyper important. Et grâce à ça, grâce à la gamification, on a créé ce système là. à qu’on a créé, si je reprends un peu l’ICO, donc le levé de fonds communautaires, on a créé un système de PAC où en fait…

Quand tu mettais 200€, t’étais assimilé à une crevette ? Alors…

en fait crevettes c’est dans le monde de la crypto monnaie c’est un peu la culture c’est que de crevettes à jusqu’à baleine, baleine t’es très gros t’as beaucoup d’argent et crevettes t’as très peu d’argent donc on a un peu recoué les codes de la culture de la crypto monnaie donc tu mettais 200 euros tu t’as associé une crevette donc tu avais une petite image de crevette et c’était ton pack qui était représenté par une crevette tu avais je crois 25 000 euros si tu mettais si tu t’investissais 25 000 euros tu avais une baleine une image super jolie avec une baleine un peu stylisée et tout et si tu mettais encore au dessus 50 000 euros tu étais Godzilla le gros

Alors c’est vrai qu’il y avait beaucoup d’hommes donc ça marchait bien, sur les femmes ça marche peut-être un peu moins mais…

Estelle (22:35.82)
Ouais, ouais, mais c’est bien, en même temps il faut faire en fonction de sa communauté, donc ça marche.

Matthieu Gueniffey (22:39.801)
Exactement dans la crypto il y a encore beaucoup d’hommes donc voilà. Donc c’était un peu ces packs là où tu vois on avait une assimilation finalement à cette culture un peu de crypto bro comme on les appelle. et en fait finalement on a utilisé un petit peu les mécaniques du jeu vidéo pour valoriser l’engagement. Ça c’est ce qu’on a fait pendant le levé de fonds communautaires mais encore aujourd’hui on a une plateforme qui s’appelle Galeon Atlantis où les gens ils arrivent, ils s’inscrivent, ils créent leur pseudo, ils créent leur avatar.

Ils ont un choix d’un parmi plein d’avatars où ils peuvent s’associer à cet avatar-là. Pareil, il des packs où le pack représente soit une personnalité du monde de la médecine, soit autre chose, soit ça peut être aussi une voiture, la Lamborghini, ça peut être plein de trucs, fait, un peu ce qui te représente, ce que tu aimes bien. Et pareil, tu des quêtes.

ou grâce à ces quêtes, tu vas pouvoir aller liker sur les réseaux sociaux nos posts, tu vas pouvoir aller venir à un événement et gagner quelques points, gagner des récompenses, gagner des badges. Pareil, il a un système de badges où plus tu invite de personnes sur la plateforme, plus ton badge va devenir un badge important et impressionnant que tu peux partager. Voilà, c’est tous ces systèmes un petit peu de jeux vidéo, de gamification qui permet en fait d’entretenir la communauté sur le long terme.

Estelle (23:51.898)
Alors tu vois, ça m’intéresse vachement ce que tu me dis parce que moi je me suis… J’ai regardé depuis des années ce système de gamification avec des yeux toujours un peu… Bon, je ne sais pas. À la fois, je comprends complètement la mécanique. Tu le disais très bien, sentiment d’appartenance, sentiment de reconnaissance, c’est évidemment ultra puissant donc je comprends tout à fait la mécanique. En plus, le côté ludique avec…

Enfin je vais pas revenir sur les dix dernières années mais enfin ça a quand même pas été particulièrement drôle. Donc bien sûr que le côté ludique c’est quelque chose qui a une certaine appétence. Ça d’accord. Mais moi je regarde toujours beaucoup les Etats-Unis. Bon bref dans ma carrière j’ai eu l’occasion de travailler pas mal en regardant un miroir des Etats-Unis et en marketing on va se dire les choses c’est quand même souvent ça se passe souvent aux Etats-Unis d’abord. Et la gamification c’est vraiment quelque chose qui a été très très utilisé je sais pas il a quatre cinq ans c’était vraiment le truc qui était au coeur de tout.

Matthieu Gueniffey (24:36.373)

Estelle (24:44.176)
et ça en me disant ok fine sur les américains j’entends que ça marche très très bien parce qu’ils ont ce tu vois il a un côté culturel aussi le côté challenge et des coupes je remporte je fais des compètes des machins des rien nous on est en france un petit peu moins peut-être là dessus ça marche le côté badge le côté je te donne une récompense c’est bien apprécié par les par les français ça marche vraiment ou pas

Matthieu Gueniffey (25:06.901)
Ça marche super bien, ça marche super bien en fait. Tu vois, prends même si je… Donc là je parlais de galère, mais si je prends Duolingo, qui aujourd’hui apprend des langues grâce à Duolingo, je sais pas si y’a beaucoup… Enfin, je sais pas si on apprend plus des langues ou si on aime plus le côté gamification ou côté un peu ludique de Duolingo avec ses streaks en mode je reviens tous les jours. J’ai des gens dans la boîte qui me disent je suis à 1600 streaks.

Estelle (25:23.041)
c’est sûr.

Matthieu Gueniffey (25:32.561)
Je sais pas quoi faire, est-ce que je continue, est-ce que j’arrête ? Parce que pareil, quand tu perds ta strique, tu dois redébloquer ou repayer un petit truc. Voilà, c’est que finalement même Duolingo aujourd’hui, c’est même plus une app pour apprendre les langues, c’est plus pour jouer finalement.

Estelle (25:46.796)
Bah moi j’ai découvert que ma fille qui apprenait l’anglais sur Duolingo s’était mise aux échecs. lui mais qu’est-ce que fais ? Pourquoi tu fais des échecs ? Elle dit bah c’est Duolingo, ils m’ont donné des cours d’échecs. Bon ok d’accord.

Matthieu Gueniffey (25:51.605)
Voilà !

Exactement, en plus maintenant oui c’est vrai qu’il y a des échecs maintenant. voilà la gamification et notamment en plus sur les échecs ça marche bien il a chess.com la même application où c’est un petit peu gamifié t’as des cours etc. Ça marche super bien parce qu’aujourd’hui on a un…

Comment dire ? Comme tu dis, la situation économique et globale est un peu morose. On a envie de divertissement, on a envie, c’est comme Netflix, on adore Netflix. Bon, ben là, c’est des jeux vidéo, enfin c’est de la gamification sur les apps. Oui, ça marche en fait parce que tout le monde aime bien jouer un petit peu aux apps.

Estelle (26:24.66)
même quand on parle de choses sérieuses, en l’occurrence.

de données de santé, de crypto, d’investissement. fait, ça marche quand même parce que, comme tu dis, on est dans un monde qui est compliqué et que d’avoir un petit côté un peu sympa, un peu je me détends deux secondes et j’arrête de stresser. veux dire, là, tout va bien, tout va bien se passer. Finalement, ça a peut être un côté presque même rassurant. disais dans ce milieu là, il faut rassurer parce que c’est la première barrière à l’entrée. Le fait de ne pas comprendre, de ne pas savoir, d’avoir peur et que finalement, peut être que la gamification, participe aussi à la réassurance parce que

Matthieu Gueniffey (26:40.593)
C’est ça, exactement.

Matthieu Gueniffey (26:48.308)
Oui.

Estelle (26:57.104)
On se dit que ce pas si grave et que ça se détend et que tout va bien et que ça va bien se passer. Ok, écoute, super intéressant ton point de vue sur la gamification. Tu me disais aussi que tu fais vraiment intervenir la communauté. C’est quoi ? C’est des alliés marketing finalement, les personnes qui sont dans la communauté ?

Matthieu Gueniffey (27:17.034)
ça devient ton département marketing, clairement. fait, aujourd’hui, fait, oui, alors oui, les dirigeants communiquent, l’entreprise communique, mais finalement, on fait en sorte que ce ne plus l’entreprise qui parle, mais sa communauté ou ses investisseurs. C’est ça, la puissance et l’effet de réseau. C’est-à-dire qu’on a donné les clés de la maison, de la voiture à nos membres, enfin, à nos investisseurs. On leur a fourné en fait les outils.

que ce soit des systèmes d’affiliation, un système de parrainage, ce soit des images, du texte, des arguments, pour qu’ils puissent expliquer à leurs proches, à leurs familles, à quoi ça sert ce projet-là, pourquoi il faut investir aujourd’hui. Et tu le marketing généralement c’est un peu top down, c’est que c’est la boîte qui donne les infos à la communauté. Ce qu’on appelle le community led growth, c’est horizontal, c’est à que nous nos super fans on les a armés pour qu’en fait ça devienne nos meilleurs ambassadeurs.

Clairement. c’est ça, tout l’enjeu c’est que quand ton voisin te parle d’un projet c’est dix fois plus puissant que quand c’est une pub Facebook.

Estelle (28:15.982)
Bien sûr. Et lui, il n’a pas d’intérêt. Donc ce qu’il me dit, c’est probablement la réalité. Si c’est Mathieu Guéniffet qui me parle de Galéon, bah oui, Mathieu Guéniffet, il va pas me dire que Galéon, c’est tout naze. Ça paraît logique. Quand tu dis « les a armés », ça veut dire quoi ? Concrètement, vous leur avez donné quoi ? Des visuels, du message ? Qu’est-ce que vous leur donnez ?

Matthieu Gueniffey (28:38.363)
Ouais en fait typiquement ça c’est encore un truc qu’on travaille aujourd’hui parce qu’on a encore la communauté qui nous demande typiquement un peu un kit parrainage c’est à dire que dans ce kit parrainage tu vas avoir des images tu vas avoir un texte qui tient sur un A4 qui t’explique Galéon tu vas voir tous les chiffres clés de Galéon et en fait avec ça

Et puis peut-être aussi ton nom de parrainage si tu veux très facilement le partager ou un petit code et qui permet en fait d’avoir une commission sur ce que vont acheter les gens grâce à ton nom de parrainage. En fait on leur a donné des images, des visuels, les clés finalement pour aller parler à leur famille parce que comme je te disais c’est toujours plus puissant quand moi j’en parle à ma famille, quand j’en parle à mes amis que quand je vois une pub Facebook ou autre. Et c’est ça qui est intéressant c’est de faire un peu ce kit.

Estelle (29:06.062)
bien

Estelle (29:20.172)
bien sûr.

Matthieu Gueniffey (29:25.565)
Ouais, qui de parrainage en fait, qui permet très facilement en le déchargeant d’avoir toutes les clés pour pouvoir parler à ta famille ou à tes amis.

Estelle (29:33.038)
En fait, ce qu’il faut comprendre, je pense, c’est que…

Nous, marketeurs, tout ça, nous paraît très simple et très logique et très évident, mais ce n’est absolument pas le cas de l’immense majorité des gens. là, l’occurrence, ton audience, les gens qui sont membres de cette grande famille d’investisseurs galéons, ils sont pas forcément du milieu du marketing, ni de l’investissement, ni forcément du médical. Donc devoir expliquer le médical, devoir expliquer l’investissement, devoir expliquer comment tout ça fonctionne, ça fait beaucoup de choses. Et ça, marche en vrai pour n’importe quel marché, ce qui nous, nous semble évident parce qu’on

Matthieu Gueniffey (29:52.745)
et oui

Matthieu Gueniffey (30:03.507)
Ouais.

Estelle (30:06.448)
dans cette entreprise et parce qu’on a la tête dans le guidon, ça n’allait absolument pas pour le reste du monde. Donc simplifier, c’est comme tout, c’est comme dans le digital. Ce qu’on dit, c’est qu’il faut tout simplifier à la personne, à l’utilisateur, parce que s’il a l’occasion de s’en aller, il va s’en aller très très vite. C’est la même chose ici, il faut leur simplifier la vie. Ils sont déjà bien sympas de parler de Galéon. Il faut leur donner les clés pour que ça soit le plus simple possible, le plus vulgarisé peut-être possible aussi et qu’ils puissent en parler simplement et pas se faire envoyer promener aussi.

Matthieu Gueniffey (30:22.174)
Insecte.

Matthieu Gueniffey (30:35.623)
Exactement, c’est comme tu dis en fait, marketing c’est vrai que c’est souvent du bon sens. Mais quand toi, t’es dans ta boîte et que tu te dis tout est évident, je connais très mal mon produit, donc les gens pourquoi ils connaissent pas mon produit ou pourquoi ils comprennent pas. Mais en fait, ils sont pas dans ta boîte justement. Ils sont pas avec toi, ils sont pas dans ton département marketing, ils sont pas… Donc finalement, comme tu le dis, vulgariser, donner les éléments, les images, les textes, etc. qui te permettent…

Au final, très facilement, je suis investisseur de cette entreprise-là. Tant parle à ta famille, tant parle à tes amis. Et c’est ultra puissant. Nous, le système de referral ou de bouche à oreille, entre guillemets, c’était la moitié des gens de la levée de fond. La moitié des gens sont venus grâce à ça lors de la levée de fond.

Estelle (31:19.426)
bien, trop bien. Dernier point que je voulais qu’on aborde mais très rapidement parce que on a déjà passé beaucoup de temps à parler, parler de tout ça c’est super intéressant moi je pourrais en parler encore des heures avec toi mais vous avez utilisé un argument que j’adore, enfin que j’adore, qui marche en tout cas très bien mais qu’il faut réussir je trouve à doser bien comme il faut parce qu’il peut énerver aussi c’est le faux mot le fear of missing out donc la peur de louper quelque chose est que tu peux me dire comment vous l’avez travaillé ?

Matthieu Gueniffey (31:44.487)
En fait, le fear of missing out, c’est vraiment créer un sentiment d’urgence et un peu d’exclusivité de manière… Nous, on le fait de manière un peu justifiée et un peu éthique, va dire, sans manipuler les gens. Voilà, c’est pas ça l’idée. en fait, tu vas partir de train et t’as pas envie de le rater. Et nous, vois, clairement, cette levée de fond, elle a duré un mois. Pourquoi? Tu vois, les gens se mais pourquoi tu fais pas…

Estelle (31:57.646)
Mm-hmm.

Matthieu Gueniffey (32:12.725)
qui dure 4 mois à 6 mois parce que généralement quand tu lèves des fonds en tant que startup avec des VC tu mets 6 mois minimum tu mets 6 à 8 mois voire 1 an. Nous on a tout concentré sur 1 mois et tu avais différents rounds. Donc tu avais le premier round qui était le seed round donc là c’était plutôt la famille, les amis et on leur a dit voilà vous savez parce qu’en fait il y avait différents prix du jeton qui avait 1 centime, 2 centimes, 3 centimes donc c’était les différents rounds. Dans le premier round il avait 500 000 euros qu’on pouvait lever, on les a levés.

Ceux c’est la famille, ces amis, ces friends and families. En fait c’est pas le plus simple mais c’est ceux qui croient vraiment en toi donc c’est pas le plus dur à combattre. Par contre ensuite t’avais un round 1 public où là t’avais deux semaines, un prix intéressant de 2 centimes mais si t’es pas participé pendant ces deux semaines là, hop, tu passais directement sur le round 2 et c’est tant pis, c’est ton prix du jeton était plus élevé. Ton prix monte, Round 2, donc ce premier round on a levé je crois 1,5

Estelle (33:04.044)
remonte.

Matthieu Gueniffey (33:09.691)
Ensuite sur le deuxième round, tous ces effets cumulés, cette gamification, tout ce qu’on a créé, ça s’est accéléré sur la dernière semaine. Donc c’était sur un mois et la dernière semaine on a levé la moitié. Donc on a levé 6 à 7 millions sur la dernière semaine parce qu’on a eu les effets cumulés de tout ça. Et en gros tu avais deux semaines pour avoir 3 centimes. Et comme tout le monde voulait l’acheter, en vrai ça a fait énormément de bruit à l’époque dans le monde de la crypto, tout monde voulait l’acheter et finalement j’avais que deux semaines pour l’acheter. acheter ce jeton en galon.

Donc ça a précipité tout le et sur la dernière semaine ça montait, ça montait, ça montait, ça montait, jusqu’à closer. En fait, c’était notre objectif 15 millions. Donc on a closé les 15 millions parce qu’il y avait différents rendes, parce qu’il y avait un peu la pression de si je rate, mince, comment je fais si je le rate ? ne pas, le reste sur les marchés parce qu’on va ensuite, tu le sors sur les marchés, mais ça sera peut plus cher. voilà, y a ce côté, ce n’est pas de la manipulation, mais c’est plus de jouer un petit peu avec ce côté rapide, exclusif.

Estelle (34:03.854)
Et puis c’est donné, moi je l’explique comme ça le faux mot, c’est donné une raison aux gens de prendre une décision.

C’est très dur de prendre une décision, pour n’importe quelle décision d’ailleurs, je pense aux décisions d’achat, mais ça peut être la même chose pour acheter des choses très très simples, acheter un téléphone, peu importe. Il faut prendre une décision, le cerveau aime pas prendre des décisions, donc il faut lui donner une bonne raison de le faire. Et le fait de se dire, c’est un fait, tu as jusqu’à après-demain pour prendre ta décision, sinon tu as une contrainte en plus, ça donne une vraie bonne raison de le faire. Est-ce que vous avez eu cette courbe en U qu’on a souvent quand on fait ce genre de choses ?

Matthieu Gueniffey (34:33.557)
Exact !

Estelle (34:39.376)
Au tout début, tu le SID, effectivement, tu as les gens qui de toute façon sont convaincus, ils viennent, ils se posent pas de questions. Et puis après, ça attend, ça attend parce qu’ils disent, ben attends, à la fois, je me rassure en voyant qu’il y en a d’autres qui viennent. C’est intéressant les différentes courbes, c’est que quelque part, bon, je prends pas de risque. Si d’autres ont pris le risque avant, c’est que je suis pas complètement idiot de prendre le risque, etc. Et puis, plus tu te rapproches du moment où tu as cette prise de décision, plus tu as deux raisons de prendre la décision. Et en plus d’autres personnes qui l’ont fait qui te rassurent. Et donc, tu as un gros pic sur la fin.

on voit ce genre de courbe.

Matthieu Gueniffey (35:09.461)
Oui, en fait on l’a eu clairement. C’est-à-dire que les 500 000 euros, les Friends and Family, ça on l’a fait en un mois aussi, à peu près un mois demi. Et quand on a commencé ensuite le premier round, ça a mis du temps. Ça a mis du temps clairement à se lancer parce que oui, il y avait déjà 500 000 mais c’était la famille, amis, c’était le seed. C’est clairement un peu plus facile mais c’est plus accessible. Donc on a eu cette phase descendante où au début on galérait première semaine, pas beaucoup, deuxième semaine, pas beaucoup.

3 semaines ça commençait à bien monter et là quatrième semaine explosion on a levé la moitié de la fin je vous ai dit 6 à 7 millions sur une seule semaine donc ça a été vraiment explosif

Estelle (35:47.532)
Ouais.

Faut être patient. C’est souvent un peu nerve breaking quand on organise ce genre de choses. Quand on utilise le faux mot, sachez le E en général, marche. tout début, ça marche très fort à la fin. Souvent, on dit que c’est sur le dernier jour. j’ai vendu beaucoup de formation. Mon premier métier, c’était de vendre de la formation. Et c’est vraiment sur le dernier jour en général, voire le jour d’après. Très rigolo. Pas toujours rigolo. Voir le jour d’après que les gens prennent la décision. Donc c’est normal, mais c’est dur.

Matthieu Gueniffey (36:02.034)
Exactement.

Estelle (36:18.162)
Je vais essayer Mathieu de résumer tout ce que tu nous as dit aujourd’hui sur cette levée de fonds participative un petit peu particulière. Ce que tu nous expliques c’est que il a plusieurs éléments.

qui ont fait que cette grosse levée de fond, parce qu’on peut le dire c’est une grosse levée de fond, en plus sur de la crypto qui n’est pas quand même un système qui est si connu que ça, en tout cas du grand public. Qu’est ce qui a fait que d’un point de vue marketing communication ça a marché ? La première chose, tu m’as cité Simon Synex, c’est d’aller chercher votre pourquoi, c’est de mettre la mission avant la tech, parce que les gens n’achètent pas, en tout cas le grand public. Ils n’achètent pas de la tech, c’est à dire un élément rationnel. Ils achètent une mission. Il a mon fils qui se prouve.

Romaine qui vient de passer derrière moi. Tout va bien, je vais essayer Martin si tu veux bien que je finisse mon résumé. Donc la mission avant la tech. Deuxième élément, c’est l’éducation parce qu’on a besoin d’aller réduire la barrière à l’entrée. On a besoin de rassurer. C’est un univers qu’on connaît sans connaître le médical. La tech plus la crypto. Donc là vous cumulez un peu tous les éléments. Pas simple d’y aller directement. Donc il faut

et tu me disais l’éducation vous l’avez fait via des lives sur twitter auprès de votre communauté vraiment directement de leur expliquer tous les éléments. Et là tu me dis il faut communiquer mais il aussi communiquer avec énormément de transparence parce qu’il a pas confiance sans la transparence et il n’y a pas d’achat, n’y a pas d’investissement sans la confiance. Donc absolue transparence. Un petit lutin qui se promène. Absolue transparence sur votre communication même quand ça va mal.

Tu me disais, on parle de crypto, dans la crypto, il y a des moments où c’est plus simple que d’autres. Garder la transparence, ça permet vraiment de créer cette confiance et créer une base qui est vraiment une base de fan. Et tu me disais, on a transformé notre communauté en super fan avec un vrai besoin d’appartenance, besoin de reconnaissance, tous ces éléments-là. Ça a été vraiment travaillé pour pouvoir faire en sorte que finalement, il communique pour vous. Et tu me disais, c’est devenu notre équipe.

Estelle (38:30.348)
marketing finalement les membres de la communauté. Cette équipe marketing, vous l’avez travaillé aussi avec ce qu’on appelle la gamification. Tu me disais que ça marche ultra bien. marche bien aux États-Unis. voyez la gamification, ça marche bien quand on a six ans. Ça marche bien aux États-Unis, mais tu me disais attends Martin, il faut quand même que tu me laisses finir chaton. Ça marche bien aux États-Unis, mais ça marche aussi très, très bien en France. Pourquoi ?

la vie est complexe, on est dans un univers qui est éminemment difficile et que dans ces cas là on aime pouvoir avoir un moment donné où les choses redescendent un petit peu et ça marche effectivement très bien. Cinquième élément, le community led gross. leur avez donné les outils pour pouvoir communiquer parce que c’est une communication complexe encore une fois on parle de crypto, on parle de médical, on parle de beaucoup d’éléments donc vous leur avez donné tous les éléments marketing finalement pour

communiquer facilement. Et dernier élément, le fameux FOMO, créer un peu d’urgence pour pouvoir mener à l’action. Quand on parle de FOMO, Mathieu, je crois savoir que 15 millions n’a pas suffi et que vous êtes en train de lever des fonds à nouveau. Est-ce que tu peux me dire quelle est la limite ?

Matthieu Gueniffey (39:48.821)
Exactement, fait, du coup, on a fait cette première levée de fonds en 2021-2022. On a levé 15 millions de dollars. Ça nous a permis de vivre jusqu’à ici, bien évidemment. On a aussi des études à faire des clients, bien évidemment. Donc, les hôpitaux payent un abonnement à SaaS, donc software de service. Aujourd’hui, on est en nouvelle phase de levée de fonds. Donc, c’est ce qu’on appelle les obligations publiques. Donc, ce n’est pas du tout en crypto, c’est plutôt en euros, clairement, où en fait, tout un chacun peut investir en obligations. nous, fait, la société fait un emprunt.

près des particuliers. Ces emprunts en fait sont en cours et c’est 8 % par an de rendement sur 7 ans, donc soit 56 % au total. Et en fait il y a différents packs qui sont disponibles donc à partir de minimum 400 euros jusqu’à 100 000 euros et ça se passe sur atlantis.gallon.cair.

Estelle (40:36.174)
J’allais te demander justement si on veut en savoir plus, où est-ce qu’on peut se trouver, te trouver. On peut déjà commencer par aller sur atlantis.galéon.cair. Je mettrai le lien dans les notes de l’épisode. Si on veut te parler directement parce qu’on veut en savoir plus, etc. où est-ce qu’on peut te retrouver, dis-moi.

Matthieu Gueniffey (40:46.418)
Exact.

Matthieu Gueniffey (40:52.245)
On peut me retrouver sur LinkedIn, Mathieu Guéniffet, pareil sur X, Mathieu Guéniffet, ou sur Instagram. Voilà, je suis un peu partout.

Estelle (40:59.226)
ben ok.

Vous trouverez tout ça dans les notes de l’épisode. Merci infiniment Mathieu, c’était passionnant de discuter avec toi. Merci d’avoir décrit comment articuler toutes ces stratégies marketing en une. Super intéressant et puis, coute longue vie à Galéo. espère que mon lutin se promenait. On espère en tout cas, les dossiers médicaux, on va passer un petit peu à l’ère, j’allais dire à l’ère supérieure. Enfin, je ne sais pas comment appeler ça.

Matthieu Gueniffey (41:16.789)
Ça part… Ouais, il est…

Estelle (41:30.3)
mais qu’on arrête avec les autocollants à présenter à l’hôpital. Ce serait sympa. Merci beaucoup Mathieu. T’es bienvenue quand tu veux sur le podcast du marketing.

Matthieu Gueniffey (41:34.366)
Exactement. Merci beaucoup Estelle.


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Et si le marketing responsable devait d’abord donner envie ? avec Baptiste Hamain de Pimpant- Episode 313

ou écouter sur :

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Une entreprise à impact doit-elle forcément renoncer à la rentabilité?

Le marketing responsable est-il condamné à être moralisateur ou ennuyeux?

Dans cet épisode du Podcast du Marketing, nous déconstruisons ces idées reçues avec Baptiste Hamain, le fondateur de Pimpant qui défend une vision radicalement différente de l’impact. Une vision fondée sur le plaisir, la logique, la simplicité d’usage et l’envie d’agir au quotidien.

Ici, pas de discours culpabilisant. L’objectif est clair : changer durablement les comportements en utilisant les leviers les plus puissants du marketing, ceux qui donnent envie plutôt que ceux qui contraignent.

Pour en savoir plus sur Baptiste Hamain vous pouvez le suivre sur LinkedIn ou visiter le site Pimpant.

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Et puis sinon, vous pouvez aussi


Transcritption de l’épisode

On associe encore trop souvent l’impact à la contrainte. Une entreprise à impact serait forcément moins rentable. Son marketing serait forcément austère, culpabilisant, parfois même ennuyeux. Cette vision est non seulement réductrice, elle est surtout fausse.

Créer de l’impact n’implique pas de renoncer à la performance. Et faire évoluer les comportements n’oblige pas à pointer du doigt ni à faire la morale. Le marketing peut être un formidable levier de transformation, à condition de s’appuyer sur les bons ressorts.

Mon invité l’a parfaitement compris. Plutôt que de chercher à convaincre par la peur ou la culpabilité, il fait un pari radicalement différent. Il mise sur le plaisir, sur la logique, sur la simplicité d’usage. Il conçoit des expériences qui donnent envie d’agir, tout simplement parce que cela fait sens, parce que c’est facile, et parce que chacun peut avoir le sentiment d’avoir un impact concret au quotidien.

Dans cet épisode, nous allons parler d’un marketing qui assume pleinement son rôle. Un marketing qui ne s’excuse pas d’exister. Un marketing qui ne renonce ni à l’efficacité, ni à l’envie, ni à la croissance. Un marketing qui prouve qu’impact et désir peuvent avancer ensemble.

Si vous pensez que le marketing responsable est condamné à être fade ou moralisateur, cet épisode risque bien de vous faire changer d’avis.

Estelle (00:09.162)
Bonjour Baptiste, bienvenue sur le podcast du marketing.

Baptiste – Pimpant (00:12.319)
Bonjour Estelle, merci beaucoup pour l’invitation.

Estelle (00:14.488)
Écoute, merci à toi d’avoir répondu présent. Je suis très contente qu’on puisse discuter aujourd’hui de ce que tu fais, ton, j’allais dire de tes entreprises parce qu’il en a plusieurs. En tout cas, c’est au moins la deuxième, mais en tout cas la deuxième que je connais. On va parler, j’en ai relativement peu parlé, je pense, sur le podcast du marketing. On va parler d’entreprises à impact, notamment et de ce que ça peut vouloir dire et de comment toi tu fais ça chez Pim Pan avant qu’on rentre dans le vif du sujet. Est-ce que tu peux me dire,

qui tu es et ce que tu fais.

Baptiste – Pimpant (00:47.006)
et bien moi je suis donc Baptiste Hamin je suis papa de deux enfants Juliette et Auguste trois ans, sept ans qu’on a eu avec Carline

avec qui j’ai cofondé Pim Pum aussi. on a aussi notre projet entrepreneurial ensemble et Pim Pum c’est la troisième aventure entrepreneurial. On parle moins des échecs, enfin qui n’est pas un échec, c’est une boîte qui existe toujours, mais j’avais monté un bureau d’études en environnement marin à la sortie de mes études ou même pendant mes études et boîte que j’ai laissé à mes associés. n’avait pas forcément la même vision du projet.

Estelle (01:10.698)
tu vois ?

Baptiste – Pimpant (01:28.042)
de c’est pas un échec parce que la boîte existe toujours mais moi je l’ai un peu vécu comme un échec entrepreneurial donc comme tous les échecs on a appris beaucoup de choses et après j’ai monté une boîte pendant huit ans avec mon meilleur pote qui s’appelle Fizzr enfin pas mon meilleur pote s’appelle Vincent mais la boîte s’appelle toujours Fizzr c’est une appli qui permet de transformer ses photos en carte postale personnalisée et voilà aventure de copains pendant 7-8 ans

a revendu la boîte à un groupe industriel qui s’appelle Hexaconta Clairefontaine fin 2019 et été 2020 avec Carline. On s’est lancé dans une nouvelle aventure entrepreneurial qui s’appelle Pimpan où notre objectif c’est de proposer des alternatives du quotidien sur les produits hygiènes maison. Notre gros credo c’est d’essayer de diminuer la consommation de plastique et le transport d’eau inutile.

Estelle (02:23.732)
Ouais alors que je vais te donner ma vision, je suis pas forcément consommatrice de la marque mais je trouve le concept vachement intéressant.

En fait, presque par sa simplicité, tu vas me dire si j’ai bien compris le concept déjà, en gros, c’est de se dire qu’il a plein de produits qu’on utilise au quotidien dans la maison, ne pas, de l’alessif, par exemple, du savon, des choses comme ça, qui sont, je ne pas, 80, 90 % faits avec de l’eau. Donc on va transporter, qu’on va payer. C’est un peu idiot sur le concept d’un point de vue écologique, d’un point de vue peut-être économique aussi d’ailleurs. Et en gros, toi, ce que tu proposes, c’est

vendre la partie solide et puis à nous de rajouter l’eau pour utiliser moins de plastique en packaging, moins de de poids dans le transport aussi j’imagine. C’est ça l’idée c’est d’aller réduire l’impact écologique et d’être peut-être un petit peu plus cohérent en se disant finalement le consommateur peut-être se rajouter son petit lit d’eau ça va pas lui changer grand chose. Limite ça va éviter d’avoir à porter, moi j’aime pas porter des courses, va éviter d’avoir à porter des trucs trop lourds sur les courses. C’est ça l’idée ou pas ?

Baptiste – Pimpant (03:23.79)
Tu as très bien compris le concept et effectivement on propose, c’est vrai que par exemple tu prends un gel douche, as 90 % d’eau, 10 % d’actif, l’actif ça va faire quoi ? Ça va nettoyer, ça va sentir bon, ça va mousser et voilà tu as 5-6 ingrédients dans un gel douche.

un peu plus dans un gel douche industriel. en gros, notre concept de base, c’est de se dire, tu vas dans un rayon de supermarché, tu prends tout ce qui rempli bidon d’eau sur la partie hygiène maison. Et nous, on essaye de proposer des alternatives du quotidien. vas avoir gel douche, dentifrice, lavandin, on est en visage sur la partie hygiène et sur la partie maison, ça va être avec du liquide vaisselle, de la lessive en poudre, là qu’on reconstitue pas, qu’on utilise directement comme on faisait il a 30-40 ans. Donc finalement, on n’a pas réinventé la roue sur ces produits-là.

On a une 70 références aujourd’hui chez Pimpan. Comme je le disais en intro, on l’a créé en 2020, ça fait 5 ans. Maintenant on a 180 000 clients sur notre site internet.

On s’est beaucoup développé en ligne au début parce que quand tu crées une marque, tu crées une nouvelle façon de consommer. Les réseaux sociaux, c’est un outil qui est assez intéressant pour expliquer les choses et embarquer des communautés autour de toi. Et depuis un an, un an et demi, on se développe aussi dans pas mal de points de vente. On est dans 1300 points de vente aujourd’hui. On vise de doubler le parc de points de vente l’année prochaine.

Estelle (04:54.262)
C’est quoi les points de vente ? C’est des supermarchés bio, des choses comme ça ? Ou c’est monoprix ? Pour faire simple.

Baptiste – Pimpant (04:59.55)
c’est des supermarchés bio, ça va être du type l’année prochaine on sera dans pas mal de biocop, Naturalia, Sobio, Biocébon, L’Aviclère, après tu vas avoir pas mal d’indépendants aussi, tu vas nous retrouver sur des sites comme Lafourche, Le Fourgon…

Estelle (05:14.615)
Ok

Baptiste – Pimpant (05:18.607)
de partenaires qui font sens avec la mission générale de notre projet.

Estelle (05:23.8)
Quand on réfléchit au concept de Pimpan, je vois un attrait écologique, un attrait sociétal aussi peut-être, on appelle ça souvent des entreprises à impact. C’est quoi pour toi une entreprise à impact ? Est-ce que Pimpan c’est une entreprise à impact ? Et c’est quoi le concept de l’entreprise à impact pour toi ?

Baptiste – Pimpant (05:41.534)
Oui, j’ai un concept spécial de l’entreprise Impact. C’est-à-dire que nous, concept, le pourquoi on s’est créé, l’idée, on l’a eue sur une plage avec notre fille qui jouait avec des bouteilles en plastique qui avait été déposée par la marée de la veille. Et comme je disais juste avant, on a très bien vendu une entreprise.

plus classique un industriel français et quand tu entreprends tu as besoin d’avoir une motivation très très forte tous les matins et nous notre motivation forte c’est nos enfants et qu’est qu’on veut leur laisser qu’est ce qu’on veut proposer comme environnement au prochaine génération et les produits les alternatives qu’on propose c’est une partie petite partie de ce qu’on propose mais on essaye de créer un environnement

on va aligner les valeurs de travail qu’on peut avoir dans le projet. On essaye de créer quelque chose de global où on se dit, cet écosystème, je serais fier de le présenter à mes enfants plus tard. Et ça, c’est notre mission, projet. Pour moi, c’est ça une entreprise à impact. C’est une entreprise qui ne réfléchit pas à sa génération.

mais qui réfléchit à ce qu’on veut laisser aux prochaines générations et comment est-ce qu’on fait pour mieux faire les choses. Et par contre, comment on le fait ? Pas en mettant en avant que les sujets écologiques, parce que je pense que ce n’est pas aux consommateurs de porter le coup.

la transition écologique. Le coût, ça peut être facilement financier parce que si c’est un produit qui te coûte beaucoup plus cher, ça peut être moins de plaisir, moins d’efficacité et du coup c’est là où on essaie nous de rivaliser et c’est ce qu’on dit toujours aux équipes un gel douche, les cives, un déodorant, tu veux que ça sente bon, tu veux que ça soit efficace, tu veux pas que ça te coûte un bras et t’essayes d’aligner tout ça.

Baptiste – Pimpant (07:51.042)
répondre aux besoins du consommateur. du coup c’est ça une entreprise à impact, c’est une entreprise qui arrive à se mettre dans un écosystème avec des ennemis qui eux la casse écologique, ils la cochent pas forcément ni sociale mais du coup nous on arrive avec nos propres armes et on est quand même capable de de grappiller et de gagner, de gagner quelques combats face à ces mastodontes. Et c’est ça l’esprit général de notre projet.

Estelle (08:19.736)
C’est intéressant ce que tu dis parce que c’est vrai que quand on pense à l’entreprise, impacte.

Globalement, comme moi, on n’y connaît pas grand-chose aux entreprises à impact, non pas que ça ne m’intéresse pas, mais la réalité c’est que j’y connais pas plus que ça. On a un peu souvent tendance à se dire exactement l’inverse de ce que tu viens de dire, à savoir bon, c’est bien, socialement c’est bien, intellectuellement c’est bien, on voit bien que c’est peut-être le sens vers lequel il faut aller. Mais putain c’est chiant, pardon, de le dire comme ça, mais ça va être contraignant, ça va me coûter cher, je vais pas pouvoir faire ce que je veux. Voilà, il a un peu ce côté qui est sous-entendu parfois par l’école.

par le côté social de bon, je vais me rajouter des contraintes. Là, que j’entends dans ton discours, c’est qu’on n’est pas obligé de faire peser ça aux consommateurs et qu’on peut faire des produits sympas, des produits agréables et des produits qu’on va avoir envie d’utiliser sans qu’il ait un impact écologique ou un impact sociétal qui est moindre et que tu peux avoir et cette mission là et un produit sympa. C’est ça, l’idée avec Pim-Pam ?

Baptiste – Pimpant (09:16.654)
C’est ce qu’on essaie de faire. Je peux peut-être le donner au travers d’un produit comme ça, ça se comprend bien. Tu vois, on a lancé récemment un déodorant en poudre à reconstituer. Donc le premier achat est identique à un déodorant classique, c’est-à-dire que tu vas acheter ton Rollon. Dans un supermarché, quand tu vas acheter un Rollon, tu consommes ton déo, tu jettes ton Rollon.

Estelle (09:26.84)
Ok.

Baptiste – Pimpant (09:41.422)
La moitié du coût de fabrication, voire plus de la moitié du coût de fabrication, c’est le contenant en plastique que tu vas jeter encore et encore. Nous, qu’on propose, c’est un Rollon qui est rechargeable. Donc plutôt que de racheter un contenant en plastique qui te coûte cher, nous, la majorité du prix de ce que tu vas payer, ce que c’est dans un stick en papier, c’est la qualité de la poudre et la qualité des ingrédients que tu vas pouvoir récupérer derrière. Donc plutôt que te retrouver à payer 7, 8 euros, un déodorant,

Nous c’est à efficacité égale, c’est efficacité 48 heures. est meilleur produit bio 2026 parce que ça a lieu en octobre-novembre, le meilleur produit bio pour l’année d’après. Meilleur produit bio face à des déos Rollon classiques.

et avec plus de 99 % d’ingrédients d’origine naturelle, excellent sur Yuka, donc on rivalise avec les déos d’or en classique, sauf que ton déo, ta recharge tu vas la payer moins de 5€. Et pourquoi on arrive à faire ça ? Parce qu’on travaille toute notre chaîne de valeur, c’est…

une usine où on ne manipule que de la poudre donc on a besoin de 10 fois moins de place on consomme 100 fois moins d’eau qu’une usine traditionnelle on rejette 100 fois moins d’eau qu’une usine traditionnelle donc des eaux usées où on ne pas trop comment c’est traité aujourd’hui et comment on les retrouve et en fait l’impact il est général mais le consommateur il ne le porte pas c’est à qu’il va se retrouver à payer sa recharge moins de 5 euros son deo il est prêt instantanément en mélangeant la poudre de l’eau dans son roll-on rechargeable et il a un deo efficacité 48

qui sont bons et qui va kiffer pendant le mois qui arrive. du coup c’est comme ça qu’on arrive nous à trouver des solutions en allant chercher des innovations de rupture comme le déodorant en poudre. je te cite le déodorant en poudre, nous on a postulé sur quatre produits pour meilleurs éco-produits. Meilleurs éco-produits tu vas voir 100 consommateurs qui te connaissent pas et ils vont juger tes produits face à des produits traditionnels.

Estelle (11:41.432)
Ok

Baptiste – Pimpant (11:42.432)
complètement à l’aveugle. Pas à l’aveugle, tu vois le packaging. Mais tu vas prendre du pimpant et puis tu vas prendre des produits que tu vas retrouver dans un rayon de supermarché. nous, a depuis, ça a un coût de postuler. Donc on en a fait deux l’année dernière. On a fait le dentifrice liquide vaisselle. Cette année, on a fait la lessive et on a fait le déodorant rechargeable. Dans les quatre catégories différentes, on a gagné.

Estelle (12:04.724)
énorme, bravo

Baptiste – Pimpant (12:05.678)
Et ce n’est pas l’argument écologique qui prévaut, c’est le rapport qualité prix, l’efficacité, le plaisir, et après le niveau de packaging qu’on va chercher, C’est là-dessus et du coup, tu vois, on arrive à prouver que notre mission très haute, elle change pas et nous notre objectif, notre milestone tous les jours, c’est OK, combien de bidons et de tubes en plastique à usage unique qu’on a évité ? Et ce qui est intéressant, c’est que…

T’as des boîtes où aller chercher en permanence de l’hyper-croissance ne pas forcément avec les ressources finies qu’on a sur la Terre. Nous, est un peu dans un sens inverse. Plus on est en hyper-croissance, plus on évite, mieux on se donne des chances pour les prochaines générations.

Estelle (12:55.32)
C’est intéressant ce que tu dis, que… Enfin, c’est intéressant, pardon, mais c’est presque antinomique comme truc. C’est-à-dire que si je comprends bien ce que tu es en train de me dire, le produit que tu proposes, ce pas pour faire la pub de ton produit, ce n’est pas la question, c’est vraiment la mécanique que j’essaie de comprendre.

Le produit tu proposes est plus intéressant d’un point de vue écologique, d’un point vue probablement sociétal, d’un point de vue coût logistique, etc. Tu utilises moins de ressources finalement, disais 100 fois moins d’eau, moins d’espace.

pas vraiment plus cher, j’ai l’impression qu’un produit de qualité équivalente. Et quand il est testé par des consommateurs, tu as quatre produits qui ont été testés, les quatre produits sont considérés comme les produits gagnants. Du coup, je me mets deux secondes à la place de tes concurrents, des Unilever, Procter, etc. Des grosses boîtes de produits d’hygiène et d’entretien de la maison. À un moment donné, je présume.

ils vont se dire, non mais attends, d’abord c’est qui lui ? Et puis même les consommateurs, il a un moment donné, la logique voudra que ça ouvre un peu les chakras de tout le monde et que les gens se disent, mais attends, c’est ça que je veux. Si c’est mieux sociétalement, mieux d’un point de écologique et que moi ça ne me coûte pas ni en contrainte, ni en coût financier, pourquoi est-ce que je n’irai pas là ? Est-ce que tu n’as pas peur que les gros mastodontes viennent, que tu sois en train d’ouvrir le marché, qu’ils viennent te manger par derrière ?

Baptiste – Pimpant (14:23.848)
Non le…

Baptiste – Pimpant (14:27.566)
Le monde de l’entreprise à impact, as envie de leur dire copier nous. Nous notre gros défi et tu je te l’ai dit en numéro 1, c’est pour ça qu’on communique beaucoup sur les réseaux sociaux, c’est de démocratiser un nouvel usage. Aujourd’hui on mange un gâteau qui tout petit.

le gâteau du liquide il est 100, 200, 1000 fois supérieur en termes de part de marché qu’on pourrait se donner donc si demain une e-liver a la bonne idée de lancer 3, 4 marques en poudre à reconstituer au contraire et c’est l’opportunité de marché que nous on détecte c’est à dire il a un nouvel usage nous on se sert de nouvelles façons de communiquer les réseaux sociaux, alors c’est pas nous les réseaux sociaux mais

Quand t’es une marque qui est là depuis 40-50 ans, les réseaux sociaux, t’as encore du mal à appréhender le sujet et tu arrives à bien vendre en GMS parce que t’as ton commercial qui vient replacer en avant ton produit tous les jours. En ligne, c’est un petit peu plus compliqué parce que quand t’es content d’un site, quand tu vas sur pimepan.com, que t’es content des produits, tu viens re-acheter. là, le commercial dans son rayon, ne pas faire grand chose face à nous. Donc, est-ce qu’on a peur ? Non, au contraire, on leur dit copier nous.

on les invite à notre usine, parce qu’ils viennent voir. On leur montre… Et nous, a une conviction forte, c’est qu’on ne que de la poudre. On est une petite équipe, on bouge hyper vite et on pense qu’on a de meilleures chances de réussite industrielle qu’un très gros. c’est… Tu vas continuer. Parce que plus agile, parce que focus uniquement sur la poudre, fabriquer un produit en R &D…

Estelle (15:50.826)
ok.

Estelle (16:08.408)
plus agiles ?

Baptiste – Pimpant (16:17.414)
t’es content de ton dého parce qu’il est efficace réussir à mélanger les poudres à échelle c’est à que tu n’en fais pas un des dého tout le monde pourrait faire son dého pimpant chez lui directement bon on va mettre trois quatre heures à faire son dého ça va coûter plus cher mais tu peux le faire toi même ton dého

Par contre le mélanger à échelle, à faire plusieurs tonnes de poudre, être capable de la mettre correctement dans un stick et avoir une expérience sympa quand tu reconstitues ton produit.

Là il y a du travail et c’est tout notre savoir-faire et ça fait cinq ans qu’on fait que ça. Et on se lève tous les matins uniquement avec cet objectif là. Tu ne nous verras pas demain faire du solide, tu ne nous verras pas demain faire du liquide. Nous on est focus uniquement sur la poudre et tu vois on l’a vu dans l’extérieur. Moi dans mon aventure précédente avec Fizeur on faisait que de la carte postale. Et on était focus que sur le sujet. On est passé de…

on envoyait 50, 70 cartes postales par jour à un atelier de fabrication, on envoyait jusqu’à 100 000 cartes postales par jour. Tout avait été automatisé et tout avait été bien pensé. Et le fait d’avoir une usine de toute façon tu ne pas être compétitif en faisant dans une usine où il y a déjà du liquide, en faisant aussi de la poudre parce que tu es obligé de rationaliser tes espaces et nous tout est conçu pour avoir l’usine la plus optimisée, la plus petite possible.

c’est comme ça que ça fonctionne dans une usine aujourd’hui, ils prennent la taille de l’usine, tu veux un produit, tu prends tes 15 % de fizes juste pour que tes matières premières arrivent dans l’usine, tu payes le ratio d’électricité, tu payes le ratio d’eau, alors que nous on a tout rationalisé parfaitement pour que ça soit le moins cher possible et on pense que c’est comme ça qu’on va gagner le combat et on attend qu’une chose c’est qu’un très grosse lance, parce que le jour où un grosse lance

Baptiste – Pimpant (18:09.403)
on pourra aller chercher avec nos arguments l’énormité, l’énorme marché qui est en train de se faire.

Estelle (18:16.31)
C’est-à-dire si un très grosse lance, parce qu’il a une grosse part d’éducation dans le boulot que vous faites quand vous parlez de la communication sur les réseaux, c’est ça.

Baptiste – Pimpant (18:21.71)
C’est ce qui nous coûte le plus cher en fait. C’est ce qui nous coûte le plus cher.

c’est que les gens comprennent qu’avec un stick de poudre, tu peux te retrouver avec un dentifrice qui efficace, avec le bon taux de flux or, qui va avoir un super goût quand tu vas prendre un stick de poudre de liquide vaisselle, ça va bien nettoyer ta vaisselle, c’est efficace, ça sent bon. C’est ça notre plus gros défi aujourd’hui, c’est le premier usage.

Estelle (18:51.8)
C’est marrant parce que c’est souvent un point qui est…

je trouve, qui est mis de côté, qui est mal compris, mal perçu par notamment des entrepreneurs qui veulent lancer un nouveau produit, un nouveau service et qui se disent, il que je sois sur quelque chose d’innovant, qui n’existe pas, etc. Et moi, en général, quand c’est des clients ou quand on vient me demander des conseils, je dis, attention, si ça n’existe pas, ça peut être super intéressant, ce n’est pas la question. En revanche, il falloir s’assurer qu’on va être capable d’éduquer et qu’on va avoir les ressources, le budget, les ressources, enfin les ressources au sens global pour pouvoir éduquer parce que c’est…

C’est effectivement, enfin c’est ce que tu dis, c’est le premier coup. C’est vraiment un élément qui peut ralentir énormément, voire qui peut t’empêcher de délivrer quand bien même tu as un très très bon produit. Si ton marché n’est pas éduqué, si les clients ne pas prêts à l’acheter, à comprendre, à l’utiliser, tu te retrouves coincé.

Baptiste – Pimpant (19:40.686)
J’ai une approche peut-être un petit peu différente de la façon dont notre projet s’est passé et de pourquoi des très grosses ne sont pas encore lancées. Quand tu es pimpant, que tu as 50 ou 100 clients en ligne, que tu fabriques un premier gel douche qui est imparfait,

C’est pas très grave, t’as 100 clients qui vont peut-être pas revenir. Sauf que ça c’était il a 5 ans et si tous les mois, tous les deux mois, tous les trois mois tu réitères avec une nouvelle version qui est de plus en plus performante et qui aujourd’hui arrive à gagner les meilleurs prix.

tu peux pas y arriver si tu n’es pas à la 15e, 20e, 30e itération. qu’il y a trop de problèmes possibles dans toute la chaîne de valeur. Parce que je suis sûr que des L’Oréal Unilever font des meilleurs gels-douche que nous en R &D. C’est évident.

sortie de ligne, et là ça je parle de… Nous notre focus, on est une boîte qui fait de l’hygiène et de la cosmétique, mais fait nous notre sujet c’est d’être focus sur le consommateur et on pense qu’à lui tout le temps, tout le long de la chaîne de valeur. Et aujourd’hui qu’il y un meilleur gel douche ou dentifrice que nous, enfin une chaîne de valeur, je suis pas persuadé qu’ils vont y arriver tout de suite.

Estelle (21:01.057)
qu’ils n’ont pas eu l’itération que vous avez pu avoir avec vos clients et les retours clients, etc.

Baptiste – Pimpant (21:05.646)

complètement. En fait derrière un gel douche, tu une listing tea, c’est hyper simple. fait, tu 15 milliards de produits possibles, différents. as des associations entre les produits qui marchent pas. Tu te retrouves avec des problèmes de sur le… Nous, on travaille à poudre. C’est hyper sensible à l’eau, c’est hyper sensible à l’humidité, à la chaleur. Et du coup, ça fait cinq ans qu’on se plante, même si maintenant on évolue en niveau de produit. Et c’est le nerf.

de la gare de toute façon c’est le réachat en tant que client.

Estelle (21:40.516)
Claire, je voudrais revenir deux secondes sur la com parce que je pense que c’est un vrai point absolument primordial. Vous, Pimpan en tout cas, je ne pas si c’était le tout début de Pimpan, mais c’est là que Pimpan est devenu…

public aux yeux de beaucoup de gens. Tout monde s’en souvient peut-être pas, mais vous êtes passé sur qui veut être mon associé, l’émission qui passe, je ne plus sur quelle chaîne ça passe, mais qui passe à la télé publique et où tu as des investisseurs qui viennent investir dans des projets, donc des gens qui pitchent leurs projets. Vous vous avez pitché, je vais te laisser raconter quand même l’histoire, mais vous avez pitché, ça s’est pas méga bien passé et c’est là que Pimpan a émergé.

face au public et notamment sur l’éducation de grande consommation ou pas.

Baptiste – Pimpant (22:28.206)
ça s’est très bien passé. D’un point de vue nouvelle entreprise pimpant et d’un point de vue business, ça a été incroyable pour nous. Je pense qu’on n’aurait pas pu rêver un meilleur passage.

Estelle (22:29.912)
Ha ha

Baptiste – Pimpant (22:44.494)
Donc c’est sur M6, tu passes devant 5-6 investisseurs et ils décident ou non d’investir dans ton projet. Et nous les 5 nous ont bâché. Le reportage s’est bien passé parce qu’ils ont testé nos produits, notre dentifrice notamment. Ils ont bien aimé nos produits et on a été remis en question sur notre approche sociale du travail. Sauf que…

l’entrepreneur, du coup ils ont pas pris le bon côté de l’entrepreneur, ils ont pris le côté chef d’entreprise qui est là pour exploiter ses salariés et du coup t’as eu des punchlines incroyables comme Marc Simoncini qui disait qu’on partait faire la guerre en tong, notamment par rapport à notre approche du travail, le fait d’autoriser le télétravail, le fait que toutes les 100 % des équipes soient actionnaires du projet, Des choses qui nous nous paraissent évidentes pour recruter les meilleurs, les garder et les mettre en permanence dans les meilleures conditions, qui leur

Et du coup, si tu veux, on a fait un très très bon buzz positif par rapport à ça parce qu’on a reçu le soutien du public. Et derrière le public, c’est des gens qui consomment potentiellement des produits. on a été chercher… On allait pour chercher 150 000 euros en levée de fonds, on a fait 150 000 euros de chiffre d’affaires en 45 minutes. On fait 200 000 euros dans la journée, enfin un million sur le mois, alors qu’on faisait 100 000 euros le mois d’avant.

Estelle (24:02.91)
Énorme, finesse !

Baptiste – Pimpant (24:10.07)
Donc oui il y a eu un avant et un après sur le passage de cette émission et ça a aidé à l’image de la boîte de se faire bâcher. on en pris un petit peu pour l’égo mais c’est pas le plus important. Le plus important c’est qu’est-ce qui ressort pour le projet et comment est-ce qu’on arrive à embarquer des communautés.

Estelle (24:30.871)
C’est alors.

C’est un point super important. Ça a aidé sur l’image de la marque parce que je voudrais qu’on y revienne parce que vous avez parlé notamment du rapport que vous avez avec vos employés et les personnes qui travaillent sur le projet Pim Pan. Et c’était un peu antinomique avec le côté très capitaliste pour simplifier les choses que les investisseurs pouvaient avoir. Mais du coup, vous avez eu la population avec vous parce que tout monde s’est un peu érigé en disant, mais attends, c’est quoi ces salopards, pardon. Mais c’était un peu ça.

Baptiste – Pimpant (24:58.606)
Les gens ont pas compris pourquoi ils investissaient pas. La production derrière n’a pas compris pourquoi il n’y avait aucune proposition sur notre projet. Toi on était des entrepreneurs assez expérimentés avec Carline, on y allait avec un niveau… Parce que même avant le projet on avait…

des très bons chiffres sur le projet qui n’ont pas du tout été remis en question. Il y a eu deux sujets clés en fait. C’est un, gens ont vu le produit, il y eu la démonstration du produit à la télé et ça a été apprécié, le test produit. Donc ça c’est quand même un premier élément, c’est pas que ça, c’est pas que l’approche du travail, c’est ce premier élément, c’est-à-dire ok, en plus ça l’air cool. Et deuxième sujet, ok, on a envie de les soutenir ces gens-là parce qu’ils méritent mieux.

Estelle (25:42.05)
C’est génial.

Baptiste – Pimpant (25:55.374)
Et du coup, on a à embarquer, on a beaucoup joué dessus d’un point de vue communication. On joue moins dessus maintenant, ça fait deux ans. On a fait le tour du sujet, ça été effectivement l’une des plus grosses mises en avant du projet depuis sa création.

Estelle (26:19.036)
Pour toi, ça a été une communication de communauté, c’est-à-dire c’est la communauté qui a finalement porté le projet à un moment donné, comment tu as orienté les choses d’un point de vue com.

Baptiste – Pimpant (26:28.174)
On a été attaqué sur un sujet qu’on adore et notamment on a beaucoup communiqué sur LinkedIn dessus.

ils nous ont attaqué sur le 100 % remote sauf qu’on a monté Feasr qui une boîte qui est passée de 0 à 2 millions d’utilisateurs en 7-8 ans qu’on a revendu des dizaines de millions d’euros et qui était 100 % remote et ça faisait 10 ans qu’on maîtrisait extrêmement bien ces sujets on prenait beaucoup on prend beaucoup la parole sur le futur du travail

on prenait avant le passage et on a beaucoup travaillé pendant le passage aussi pour continuer d’embarquer les gens et tu as deux trois semaines

où on dit tu passes dans deux trois semaines et là on a beaucoup accès autour de ce sujet là. Tu peux voir ton passage une semaine avant, je ne sais pas si tu peux toujours le faire mais à l’époque tu pouvais le faire. Je crois qu’ils ont bloqué le sujet et du coup tu sais exactement sur quoi tu vas être attaqué et on avait préparé toutes les communications autour de ça. Donc ça a été incroyable et oui l’état d’esprit c’est d’essayer d’embarquer les gens. Après je pense que ça marche parce qu’il y a une authenticité.

derrière le projet et nous ça plaît bien, a un projet familial, équipes elles le vivent comme nous ce projet là, vois, donc c’est des choses qui se transpirent.

Estelle (28:00.184)
Tu me disais quand on discutait un peu en off, le persona de Pimpan, c’est nous, c’est Karline et toi, vous avez vraiment construit le produit que vous vouliez avoir aussi pour vous, pour votre famille.

Baptiste – Pimpant (28:14.158)
Ouais, bah tu vois tout à l’heure quand tu nous dis oui, bah quand on pense écologie, on pense chiant, on pense pas efficace, ça coûte cher et ça pue. Non, nous on a envie de… Je pense qu’avant Pimpan, on n’était pas des exemples de l’écologie. Et ce qui est intéressant, c’est que maintenant on a une approche beaucoup plus forte de…

et de comment on qu’on a envie de faire pour les prochaines générations et je pense que c’est ce qui se ressent aussi au travers de produits qu’on propose c’est à qu’on veut faire mieux mais sans se prendre la tête et du coup tout est construit autour de ça

Estelle (28:54.048)
Ouais, c’est C’est assez cool et je trouve que… Je trouve qu’effectivement c’est plus facile aussi pour tout monde, c’est-à-dire que… On a tous envie que ce soit mieux et que, voilà, que pour nos gamins, la vie soit plus jolie et que les choses se passent plutôt bien, mais…

Baptiste – Pimpant (29:08.142)
Mais c’est la stat si tu veux, tu 80-90 % des gens qui disent oui moi je veux mieux consommer mais dans l’acte d’achat c’est pas 5 % des gens. Donc du coup nous c’est comment est-ce qu’on va chercher ces 75 % là ? Bah on fait comme on répète un peu notre transition à nous avec Carline.

Estelle (29:26.484)
Vachement intéressant. Merci beaucoup d’avoir partagé ça avec nous aujourd’hui. trouve que j’aime beaucoup moi cette idée de, on va faire en sorte que ce soit pas chiant et que ce soit facile en fait pour les gens et que c’est peut-être ça qui est le meilleur levier pour qu’il ait un nouvel usage et que les gens testent.

Baptiste – Pimpant (29:45.902)
Ouais mais on en a marre que les gens nous donnent des leçons tout le temps. Autant essayer de se faire plaisir, d’essayer de faire mieux, de faire juste son petit pas et puis tout ira bien.

Estelle (29:58.526)
Ouais ! Écoute, merci beaucoup Baptiste. Si on veut en savoir plus sur Pimpan, on a des questions à te poser, où est-ce qu’on peut te retrouver, dis-moi ?

Baptiste – Pimpant (30:07.182)
Bah bah t’as notre site www.pam.com, on est sur les réseaux sociaux, Instagram on est pas mal actifs et puis après si vous voulez m’envoyer un petit message n’hésitez pas à m’envoyer un message sur LinkedIn directement.

Estelle (30:15.628)
ça marche. Bon je mettrai les liens dans les notes de l’épisode. Merci beaucoup Baptiste et puis écoute t’es le bienvenu quand tu veux sur le podcast du marketing.

Baptiste – Pimpant (30:23.059)
Merci beaucoup, salut !

Estelle (30:25.01)
À très bientôt.

 

 


 

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Repositionner une marque : la méthode pour garder son audience – Episode 312

ou écouter sur :

Le repositionnement de marque, ce moment délicat où l’on doit évoluer sans perdre ceux qui nous suivent déjà.

 

Dans cet épisode vous allez découvrir :

  • Pourquoi le repositionnement devient parfois indispensable, même pour une marque qui fonctionne bien

  • Les signaux faibles qui montrent que l’image de marque ne colle plus totalement à la réalité du marché

  • Comment diagnostiquer ce que votre marque représente vraiment pour vos clients

  • La méthode pour construire un nouveau positionnement en s’appuyant sur vos forces existantes

  • Les principes pour communiquer cette évolution sans créer de rupture

  • Les indicateurs à suivre pour mesurer la transition et ajuster votre trajectoire

 

Un épisode utile si vous sentez que votre marque “ne raconte plus tout à fait la bonne histoire”, mais que vous voulez éviter le grand saut dans le vide.

 

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Transcription de l’épisode

Introduction

Une marque n’est jamais figée. Elle évolue avec son marché, ses clients, ses concurrents, ses équipes. Pourtant, dès que l’on parle de “repositionnement”, beaucoup de dirigeants ressentent une forme de vertige. Peur de perdre l’audience actuelle, peur d’envoyer des signaux contradictoires, peur de tout casser en voulant mieux faire. Dans le même temps, rester immobile devient souvent plus risqué que bouger. Le marché se transforme, de nouveaux acteurs arrivent, les attentes changent. Une marque qui ne s’ajuste pas finit tôt ou tard par devenir invisible.

 

Repositionner une marque ne consiste pas à changer un logo ou à trouver un nouveau slogan plus percutant. Il s’agit d’un travail stratégique en profondeur qui touche à la promesse, à la perception, à l’offre, à la manière de raconter son histoire. La difficulté vient du fait qu’il faut avancer sur une ligne de crête : donner une nouvelle direction sans renier ce qui fait la valeur actuelle. L’objectif n’est pas de repartir de zéro, mais de faire évoluer la place de la marque dans l’esprit de ses clients.

Dans cet épisode, nous allons décortiquer ce qui permet de réussir ce passage délicat. D’abord en comprenant les signaux qui montrent qu’un repositionnement devient nécessaire. Puis en apprenant à diagnostiquer ce que la marque représente déjà pour son audience. Nous verrons ensuite comment construire un nouveau positionnement sans casser le lien émotionnel, avant d’aborder la façon de communiquer cette évolution. Enfin, nous terminerons par les indicateurs à suivre et les ajustements à opérer pour traverser cette transition sans perdre son audience.

 

Partie 1. Pourquoi les marques doivent se repositionner : comprendre les signaux faibles

Une marque qui fonctionne bien aujourd’hui n’est pas protégée pour demain. Les attentes évoluent, les catégories se redéfinissent, de nouveaux usages apparaissent. Le repositionnement devient nécessaire au moment précis où l’écart commence à se creuser entre ce que la marque est réellement, ce qu’elle veut devenir et la manière dont elle est perçue. Plus cet écart est détecté tôt, plus la transition peut se faire en douceur.

Les signaux faibles apparaissent d’abord dans les comportements des clients. Le chiffre d’affaires se maintient, mais la croissance ralentit. Les campagnes d’acquisition coûtent plus cher pour des résultats similaires. Les clients fidèles recommandent moins. Certains segments historiques se montrent moins réceptifs, tandis que de nouvelles cibles commencent à manifester de l’intérêt sans se reconnaître totalement dans l’image actuelle. Rien de catastrophique, mais une impression diffuse de décalage.

Le marché envoie également ses signaux. De nouveaux entrants adoptent un positionnement plus spécialisé, plus clair, ou plus aligné avec les préoccupations du moment. Les référents changent, les comparaisons aussi. Une marque qui se pensait “innovante” devient progressivement “classique” dans l’esprit des clients, simplement parce qu’elle n’a pas mis à jour son récit.

Les signaux internes complètent le tableau. Les équipes commerciales ressentent des difficultés à expliquer la proposition de valeur. Le marketing peine à trouver des angles qui ne ressemblent pas à des répétitions. La direction souhaite ouvrir de nouveaux territoires, mais les éléments existants semblent limiter cette ambition. Le sentiment d’étroitesse grandit.

À ce stade, l’erreur la plus fréquente consiste à lancer des actions tactiques isolées : nouvelle campagne, refonte esthétique, lancement produit opportuniste. Ces réponses donnent l’illusion d’un mouvement, sans adresser l’enjeu de fond. Le repositionnement devient alors une option stratégique, à condition d’accepter un diagnostic sincère de la situation.

 

Partie 2. Diagnostiquer l’existant : ce que la marque représente vraiment pour son audience

Toute démarche de repositionnement commence par une étape parfois inconfortable : confronter la perception souhaitée à la perception réelle. Une marque ne se définit pas uniquement par ce qu’elle affirme, mais surtout par ce que les clients en disent, en pensent et en ressentent. Comprendre cette réalité permet de savoir sur quoi s’appuyer et ce qu’il faut faire évoluer.

Le diagnostic commence par l’écoute. Entretiens clients, questionnaires ouverts, analyse des verbatims du service client, reviews en ligne, discussions sur les réseaux sociaux : chaque source apporte un morceau du puzzle. Les questions les plus utiles sont souvent les plus simples. Pourquoi les clients choisissent la marque plutôt qu’une autre ? Qu’est-ce qu’ils apprécient le plus ? Qu’est-ce qui les déçoit ou les freine ? À quel type de marque la comparent-ils spontanément ?

Les données internes apportent un éclairage complémentaire. Répartition du chiffre d’affaires par segment, taux de réachat, paniers moyens, produits d’appel vs produits d’image, réactions aux campagnes passées. Ces éléments révèlent la manière dont l’offre actuelle soutient (ou non) le positionnement souhaité. Certains produits peuvent véhiculer une image plus premium que d’autres. Certains canaux créent une perception plus discount que prévu.

Le diagnostic doit aussi inclure la dimension symbolique. Quelle place la marque occupe-t-elle dans la vie de ses clients ? Est-elle perçue comme pratique, aspirante, rassurante, engagée, statutaire ? Les éléments visuels, le ton, la manière de raconter les histoires contribuent à cette perception. Une marque peut communiquer sur l’innovation tout en étant ressentie comme traditionnelle parce que ses codes graphiques, son rythme ou ses références restent inchangés.

L’objectif n’est pas de juger, mais de comprendre. Ce travail fait ressortir les actifs à préserver – les points de force qui créent de l’attachement – et les zones à transformer. Un repositionnement réussi s’appuiera sur ce socle plutôt que de le nier. La prochaine étape consiste alors à formuler une nouvelle trajectoire qui respecte ces ancrages tout en ouvrant un nouvel horizon.

 

Partie 3. Construire un nouveau positionnement sans rompre le lien émotionnel

Une fois le diagnostic posé, le véritable travail de repositionnement peut commencer. La question clé devient : “Quelle place voulons-nous occuper demain dans l’esprit de nos clients, et en quoi cette place prolonge-t-elle ce que nous sommes déjà ?” Un bon repositionnement n’efface pas l’histoire. Il lui donne une nouvelle direction.

La première brique concerne la vision. La marque doit clarifier la transformation qu’elle souhaite accompagner chez ses clients ou dans son marché. Cette vision ne peut pas être purement opportuniste. Elle doit trouver un ancrage dans les forces existantes révélées par le diagnostic : expertise particulière, style relationnel, engagement spécifique, capacité d’innovation, etc. Une vision déconnectée du réel serait immédiatement perçue comme artificielle.

Vient ensuite la promesse de marque, formulée de manière simple et mémorisable. Elle doit exprimer le bénéfice principal pour la cible prioritaire, tout en suggérant l’univers dans lequel la marque souhaite évoluer. Le travail consiste à resserrer le propos plutôt qu’à tout dire. Une promesse claire permet à l’audience de repositionner mentalement la marque sans confusion.

Les preuves jouent un rôle décisif. Une marque peut revendiquer un nouveau territoire uniquement si elle apporte des éléments concrets pour le justifier : évolution de l’offre, nouveaux services, façons inédites d’accompagner les clients, partenariats, engagements mesurables. Ces preuves rendent crédible le récit du repositionnement et rassurent l’audience existante.

Enfin, le territoire d’expression traduit ce nouveau positionnement en signes visibles : ton, iconographie, messages clés, choix éditoriaux, expériences. L’enjeu consiste à créer un sentiment de continuité. Certains éléments peuvent évoluer de manière marquée, mais des repères doivent être conservés pour que les clients reconnaissent la marque dans sa nouvelle version. Ce principe de continuité prépare la phase de communication.

 

Partie 4. Communiquer le repositionnement : continuité, transparence et preuves concrètes

Un repositionnement ne se joue pas uniquement dans les documents stratégiques. Il devient réel au moment où les clients en prennent conscience, et surtout au moment où ils le vivent. La communication doit donc orchestrer une transition, pas une rupture.

La première décision concerne le rythme. Une bascule brutale crée souvent un effet de surprise, parfois de rejet. Une évolution progressive permet au public de s’habituer aux nouveaux codes tout en gardant ses repères. Dans certains cas, une période de cohabitation entre l’ancienne et la nouvelle expression de la marque s’avère utile : double signature, teasing éditorial, campagnes qui expliquent la transition.

La transparence aide beaucoup. Expliquer pourquoi la marque évolue, ce qui change et ce qui ne changera pas, contribue à préserver la confiance. Les clients apprécient qu’une marque partage ses choix, surtout lorsque ces choix répondent à des enjeux réels : mieux servir certaines attentes, améliorer l’impact environnemental, simplifier l’offre, renforcer la qualité de service. Le discours doit rester concret, sans jargon stratégique.

Les preuves jouent à nouveau un rôle central. La communication du repositionnement doit s’appuyer sur des éléments tangibles : nouvelle gamme, refonte de l’expérience client, initiatives spécifiques. Une promesse sans preuve ressemble à un relooking superficiel. À l’inverse, des preuves bien exposées permettent à l’audience de constater que le repositionnement n’est pas qu’une opération d’image.

Impliquer certains clients dans la transition renforce encore la légitimité du mouvement. Panels de bêta-testeurs, co-création de fonctionnalités, interviews d’utilisateurs pionniers, témoignages de partenaires : ces relais montrent que l’évolution se fait avec l’écosystème, et pas uniquement dans une salle de réunion. Une fois la communication lancée, reste à observer finement les réactions pour ajuster.

 

Partie 5. Mesurer la transition et ajuster sans perdre son audience

Après le lancement, la tentation est grande de “passer à autre chose”. Pourtant, les premiers mois qui suivent un repositionnement constituent une période décisive. La marque doit observer, écouter et être prête à ajuster certains éléments sans renoncer à sa direction.

Les indicateurs quantitatifs fournissent un premier niveau de lecture : évolution du taux de réachat, comportement des clients fidèles, acquisition de nouvelles cibles, performances des campagnes, réactions par canal. Ces données permettent d’identifier d’éventuels décrochages sur certains segments ou, au contraire, un gain de traction sur d’autres. L’analyse doit rester fine, segmentée, pour éviter les interprétations hâtives.

Les signaux qualitatifs complètent ce tableau. Feedbacks collectés par les équipes en contact direct avec le terrain, commentaires sur les réseaux sociaux, retours des partenaires, études de perception à chaud puis à froid. Ces éléments révèlent la manière dont le repositionnement est compris, où se situent les zones de confusion, quelles parties du récit résonnent le plus.

Sur cette base, la marque peut ajuster son expression sans remettre en question la stratégie. Certains messages méritent d’être clarifiés. Certains repères visuels peuvent être réintroduits. Certains segments demandent une pédagogie supplémentaire. L’important consiste à garder la même direction tout en perfectionnant la façon de l’exprimer.

Les risques principaux apparaissent lorsque la marque interprète trop rapidement les réactions initiales. Un repositionnement crée toujours un léger inconfort, y compris chez les clients les plus fidèles. Une inquiétude passagère ne signifie pas un rejet profond. À l’inverse, une curiosité initiale ne garantit pas une adoption durable. Seule l’observation sur la durée permet de trancher.

Un repositionnement réussi se reconnaît à un signe simple : l’audience perçoit clairement la nouvelle promesse, tout en ayant le sentiment de retrouver ce qu’elle aimait déjà dans la marque. La transition devient alors un levier de croissance, pas une fracture.

 

Conclusion

Repositionner une marque revient à réécrire son rôle dans la vie de ses clients. L’exercice peut sembler risqué, mais l’immobilisme l’est bien davantage. Les signaux faibles rappellent qu’une marque n’est jamais acquise. Elle reste en permanence en équilibre entre ce qu’elle a été, ce qu’elle est devenue et ce que son marché attend.

La clé consiste à aborder ce mouvement avec méthode. D’abord en acceptant de regarder la réalité en face grâce à un diagnostic honnête de la perception actuelle. Ensuite en construisant une nouvelle trajectoire qui s’appuie sur les forces existantes, plutôt que de vouloir tout effacer. Puis en orchestrant une communication progressive, transparente et prouvée, qui donne à l’audience le temps de se projeter dans cette nouvelle version. Enfin, en observant et en ajustant, sans renoncer trop vite ni s’entêter à tout prix.

Les marques qui réussissent ce passage gagnent bien plus qu’une nouvelle image. Elles clarifient leur vision, renforcent la confiance de leurs clients, redonnent du sens à leurs équipes et se créent un nouvel espace de croissance. Le repositionnement devient alors une opportunité d’alignement plutôt qu’une opération défensive.

Si vous préparez une évolution de votre marque, la question n’est pas seulement “Quel nouveau positionnement choisir ?” mais “Comment faire pour que ceux qui nous suivent déjà aient envie de nous suivre encore demain ?” Tout l’enjeu se situe là.

 


 

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Les secrets des marques communautaires : passer de l’audience au collectif – Episode 311

ou écouter sur :

Dans cet épisode, nous explorons le marketing du sentiment d’appartenance et la manière dont il transforme la relation entre une marque et ses clients. Vous découvrirez pourquoi ce besoin humain fondamental influence la fidélité, l’engagement et la croissance organique.

Nous verrons comment poser des fondations solides, comment animer une communauté sans la contrôler et comment des marques comme Patagonia, Merci Handy et Notion incarnent cette dynamique. L’épisode se termine par des conseils concrets pour mesurer, ajuster et faire vivre une communauté saine et durable.

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Transcription de l’épisode

Le marketing n’a jamais été aussi relationnel qu’aujourd’hui. Les clients n’achètent plus seulement un produit ou un service. Ils recherchent un cadre, un sens, une raison de rejoindre une marque qui leur ressemble. Cette quête n’a rien d’anecdotique parce qu’elle s’appuie sur l’un des besoins psychologiques les plus fondamentaux : le sentiment d’appartenance. Lorsque ce besoin est nourri, la relation à la marque change de nature. L’utilisateur ne se voit plus comme un simple client, mais comme un membre d’un collectif. Cette bascule transforme la fidélité, l’engagement et la force du bouche-à-oreille.

Dans cet épisode, nous allons décortiquer ce qui permet réellement à une marque de fédérer une communauté puissante, authentique et durable. Vous verrez qu’il ne s’agit pas de créer un groupe Facebook ou d’envoyer une newsletter de plus. Le sujet est bien plus stratégique. Il touche à la manière dont une marque pense sa vision, la traduit en valeurs, crée une culture et ouvre un espace à ceux qui souhaitent la rejoindre. Les marques qui réussissent ce passage gagnent un avantage compétitif considérable parce qu’elles cessent de dépendre uniquement de l’acquisition. Elles s’appuient sur une dynamique collective qui se renforce avec le temps.

Nous avancerons étape par étape. Nous poserons d’abord les bases psychologiques et marketing du sentiment d’appartenance. Puis nous verrons comment construire les fondations d’une communauté solide. Nous apprendrons ensuite à transformer une audience en véritable communauté vivante. Nous illustrerons ces mécaniques à travers Patagonia, Merci Handy et Notion. Nous terminerons par les bonnes pratiques et les indicateurs pour faire vivre ces communautés sur le long terme.

Prêts à voir comment une communauté peut devenir le plus grand actif d’une marque ?

 

 

Partie 1. Le sentiment d’appartenance : un levier stratégique pour les marques modernes

Le besoin d’appartenance n’est pas une notion abstraite issue du vocabulaire marketing. Il s’agit d’un moteur profondément humain, au même titre que la sécurité ou la reconnaissance. Pendant longtemps, les marques se sont concentrées sur la promesse fonctionnelle de leurs produits. Aujourd’hui, les consommateurs attendent davantage. Ils veulent comprendre ce que représente une marque, ce qu’elle défend et la manière dont elle leur permet de s’inscrire dans quelque chose de plus grand qu’eux. Cette évolution ne tient pas seulement à l’essor du digital. Elle est liée à un contexte sociétal où les repères collectifs se transforment et où les individus cherchent de nouveaux lieux d’expression identitaire.

Les réseaux sociaux ont amplifié ce phénomène parce qu’ils permettent aux utilisateurs de se rassembler autour d’intérêts communs et de s’exposer publiquement comme membres de certains groupes. Lorsqu’une marque parvient à occuper cet espace symbolique, elle dépasse son statut commercial pour devenir un véritable marqueur identitaire. Cette reconnaissance donne au client un sentiment de cohérence interne et sociale. Il se sent compris, aligné et parfois même valorisé par son affiliation à la marque.

Cette évolution n’est pas qu’émotionnelle. Elle a un impact direct sur la performance. Un client qui se sent appartenir à une communauté adopte des comportements qui renforcent naturellement la marque : il recommande, il défend, il crée du contenu, il reste fidèle, même face à des alternatives moins coûteuses. Les entreprises qui maîtrisent cet enjeu réduisent leur dépendance à l’acquisition payante parce que leur croissance devient en partie organique.

Pour autant, créer ce type de lien ne s’improvise pas. Une communauté ne naît pas d’un groupe WhatsApp ou d’un simple slogan. Elle émerge lorsque les fondations identitaires de la marque sont suffisamment solides pour donner envie à des individus de se rassembler autour d’elle.

 

 

Partie 2. Les fondations d’une communauté de marque solide

La Partie 1 a montré que le sentiment d’appartenance devient un moteur stratégique dès lors que la marque parvient à incarner quelque chose de clair et de cohérent. Cette exigence ouvre la voie au travail fondamental qui précède toute dynamique communautaire : poser des bases suffisamment solides pour que des individus aient envie de s’y rallier. Une communauté naît rarement d’un avantage produit. Elle émerge d’une vision, de valeurs assumées et d’une culture portée de manière constante.

La vision agit comme un point de ralliement. Elle trace une direction qui dépasse la simple transaction. Les consommateurs rejoignent une marque parce qu’ils adhèrent à ce qu’elle cherche à accomplir. Lorsque cette vision est précise, elle crée un effet de filtre naturel : elle attire ceux qui partagent la même sensibilité et laisse s’éloigner ceux qui ne s’y reconnaissent pas. C’est cette sélectivité qui prépare un socle communautaire fort.

Les valeurs constituent ensuite la colonne vertébrale de la culture. Elles doivent être incarnées dans les messages, dans l’expérience client et dans les choix opérationnels. Une valeur non incarnée devient un décor qui ne génère aucune adhésion parce qu’il ne produit aucune preuve observable. À l’inverse, une valeur vécue crée un terrain de confiance essentiel pour engager des membres autour de la marque.

La culture, elle, se manifeste dans les codes, le ton, les symboles et les premiers rituels. Elle donne une personnalité à la marque et permet à chacun de sentir ce qu’implique le fait d’en faire partie. Ces éléments culturels facilitent l’identification parce qu’ils transforment la marque en univers reconnaissable.

Ces fondations ne forment pas encore une communauté, mais elles créent les conditions pour qu’un collectif puisse émerger. 

 

 

Partie 3. Passer de l’audience à la communauté : méthodes et dynamiques d’animation

Les deux premières parties ont posé les bases essentielles : un besoin humain puissant et un socle identitaire suffisamment clair pour attirer des individus partageant la même sensibilité. Cette étape est indispensable parce qu’une audience ne se transforme pas en communauté grâce à un simple appel à l’engagement. Le passage de l’une à l’autre dépend de la capacité de la marque à créer des espaces, des interactions et des dynamiques où les membres deviennent acteurs du collectif.

La première étape consiste à structurer les lieux où la communauté pourra se reconnaître. Il peut s’agir d’un espace en ligne, d’un groupe privé, d’un forum, d’événements physiques ou d’un format hybride. L’important n’est pas la plateforme, mais l’intention : proposer un environnement où les membres se sentent légitimes pour s’exprimer, apprendre et contribuer. Cette légitimité ne se décrète pas. Elle se construit dans la cohérence entre la vision exposée en Partie 1 et la culture décrite en Partie 2.

Une communauté se nourrit ensuite de participation. L’enjeu est de créer des occasions pour que les membres interagissent entre eux, et pas uniquement avec la marque. Cette bascule est déterminante parce qu’elle transforme la dynamique verticale habituelle en dynamique horizontale. Lorsque les membres se parlent, s’entraident ou s’inspirent, la marque devient facilitatrice plutôt que chef d’orchestre. Ce rôle renforce la confiance parce qu’il laisse de l’espace à l’expression individuelle.

L’animation doit encourager la contribution sans tomber dans la sur-sollicitation. L’équilibre repose sur des rituels, des formats récurrents et une posture de leadership qui guide sans contrôler. Chaque action doit renforcer ce qui a été posé en amont : vision, valeurs, culture.

 

Partie 4. Patagonia, Merci Handy, Notion : trois modèles de communautés engagées

Les trois premières parties ont permis de comprendre comment une marque peut créer les conditions d’un véritable sentiment d’appartenance. Cette quatrième partie montre comment ces principes prennent vie à travers trois marques qui ont su transformer une audience en communauté engagée. Chacune illustre une approche différente, mais toutes confirment que la cohérence entre vision, valeurs, culture et animation est le moteur d’un collectif solide.

Patagonia représente probablement l’un des exemples les plus aboutis de communauté fondée sur des valeurs profondément incarnées. La marque ne se contente pas de défendre l’environnement. Elle structure toute sa chaîne de décision autour de cet engagement. Cette cohérence crée un puissant effet de ralliement parce que les clients ne se perçoivent plus comme acheteurs de vêtements, mais comme participants à une cause. Les actions de la marque – campagnes militantes, initiatives locales, contenus éducatifs – renforcent chaque élément évoqué dans les parties précédentes.

Merci Handy adopte une approche différente, centrée sur une culture joyeuse, décalée et très identifiable. Les codes visuels, le ton, les produits et les rituels créent un univers dans lequel les clients prennent plaisir à se projeter. La marque joue un rôle de facilitatrice en encourageant les contenus créés par la communauté et en offrant des moments de proximité qui nourrissent l’attachement. Sa réussite repose sur la continuité entre l’intention, la culture et l’animation quotidienne.

Notion illustre quant à elle la force des communautés construites sur la co-création. La marque a rapidement compris que sa valeur résidait autant dans l’outil que dans la créativité de ses utilisateurs. Templates, tutoriels, espaces d’échange, programmes ambassadeurs : tout est conçu pour permettre à la communauté de produire, partager et s’entraider. Cette dynamique horizontale renforce le sentiment d’appartenance parce que la marque reconnaît explicitement la place du membre en tant que co-constructeur.

Ces trois modèles démontrent que les stratégies vues précédemment fonctionnent dès lors qu’elles sont appliquées avec cohérence. La Partie 5 montrera comment mesurer, ajuster et pérenniser ce type de dynamique.

 

 

Partie 5. Faire vivre et grandir sa communauté : indicateurs, bonnes pratiques et pièges à éviter

Les quatre premières parties ont montré comment se construit un sentiment d’appartenance, comment se structurent les fondations d’une communauté, comment s’anime une dynamique collective et comment certaines marques incarnent ces principes avec succès. Reste une question décisive : comment faire vivre cette communauté sur la durée et vérifier qu’elle reste saine, engagée et alignée avec la marque ?

La première étape consiste à identifier les bons indicateurs. Une communauté ne se mesure pas comme un canal d’acquisition parce que son rôle dépasse la performance immédiate. Les métriques les plus utiles portent sur la participation (qualité des échanges, fréquence des interactions entre membres), la rétention (stabilité du groupe, continuité dans les contributions), la contribution (contenus créés, réponses apportées, initiatives spontanées) et l’advocacy (recommandations, relais naturels, prises de parole en faveur de la marque). Ces éléments révèlent la vitalité du collectif bien plus que le simple nombre de membres.

L’analyse doit ensuite guider des ajustements réguliers. Une communauté évolue parce que ses membres évoluent. La marque doit rester attentive aux signaux faibles : baisse d’engagement, tensions internes, intérêts qui se déplacent. L’enjeu n’est pas de tout contrôler, mais d’assurer la cohérence entre la vision exprimée en Partie 1, les fondations posées en Partie 2, l’animation étudiée en Partie 3 et les inspirations tirées de la Partie 4. Cette cohérence protège l’identité du groupe et évite les dérives.

Les pièges les plus fréquents naissent lorsque la marque cherche à instrumentaliser la communauté plutôt qu’à la servir. Sur-solliciter, pousser des messages trop promotionnels, changer brusquement de posture ou ignorer les contributions crée une rupture dans le lien de confiance. Une communauté forte résiste à ces écueils parce qu’elle repose sur une relation réciproque et durable.

Cette approche posée et mesurée permet à la marque de faire de sa communauté un levier stratégique à long terme, devenu un véritable actif immatériel.

 

 

Conclusion

Les communautés de marque ne sont pas un artifice marketing. Elles répondent à un besoin humain profond et constituent aujourd’hui l’un des leviers les plus puissants pour créer de la valeur durable. Les marques qui réussissent à fédérer un collectif solide ne le doivent pas à une mécanique d’animation particulièrement ingénieuse. Elles le doivent à la cohérence de leur vision, à l’incarnation réelle de leurs valeurs, à la qualité de leurs interactions et à la capacité qu’elles offrent à leurs membres de contribuer à une histoire commune.

Nous avons vu que le sentiment d’appartenance ne peut émerger que si les fondations sont clairement posées. Une communauté ne naît pas dans un espace vide. Elle se construit dans la continuité entre intention stratégique, culture vivante et dynamique collective. Les marques comme Patagonia, Merci Handy ou Notion montrent que cette cohérence finit par devenir un avantage compétitif parce qu’elle transforme les clients en relais naturels, en créateurs et en protecteurs de la marque.

La pérennité d’une communauté dépend ensuite de la vigilance avec laquelle une marque observe, mesure et ajuste. Une communauté forte se développe au rythme de ses membres. Elle exige une écoute active et une volonté constante de nourrir la relation plutôt que de la capter. Lorsque cette intention est présente, le collectif devient un véritable actif immatériel. Il génère de la confiance, de la croissance organique et une forme de résilience que peu de stratégies peuvent offrir.

Cet épisode vous montre que le marketing du sentiment d’appartenance ne consiste pas à ajouter une couche communautaire à une marque existante. Il s’agit de transformer la manière dont une marque se positionne, dialogue et grandit avec ceux qu’elle souhaite embarquer.