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Communication

Leçons d’un base jumper : la gestion du risque appliquée à l’entreprise avec Valentin Palardy – Episode 333

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On croit souvent que les personnes qui pratiquent des sports extrêmes aiment le danger. Pourtant, elles sont souvent les plus méthodiques.

Dans cet épisode, je reçois Valentin Palardy, instructeur montagne à l’armée, pratiquant de base jump, d’alpinisme et de parapente. Ensemble, nous explorons un sujet qui concerne tous les entrepreneurs : la prise de décision dans l’incertitude.

Valentin partage les méthodes utilisées en haute montagne pour analyser un risque, anticiper les imprévus et prendre des décisions rapides sans céder à la panique. Et surtout, il montre comment appliquer ces principes au marketing, au business et à l’entrepreneuriat.

Pour en savoir plus sur Valentin vous pouvez le retrouver sur Instagram ou sur Orange Aventure.

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Transcription de l’épisode

Lancer un produit, développer une marque, sortir une nouvelle campagne de pub, ou tant qu’on y est gérer une entreprise, ça implique de prendre des risques. Et les risques en général c’est pas ce qu’on préfère, mais ça ne change pas le fait qu’ils soient là.

Alors aujourd’hui on va parler de risque. Pas de risque théorique, on va parler du risque réel. Celui qu’on regarde en face avant de décider si l’on avance, si l’on pivote ou si l’on renonce.

Et pour en parler, j’ai invité quelqu’un qui ne vient pas du milieu du marketing, mais qui connaît très bien ce que veut dire le mot risque. Valentin Palardy est instructeur montagne à l’armée, il pratique l’alpinisme, le parapente et le base jump. Autant vous dire qu’il évolue dans des environnements où une mauvaise décision peut coûter cher.

Ce qui m’intéresse dans son approche, ce n’est pas le frisson. Ce n’est pas l’image spectaculaire du saut dans le vide. C’est tout l’inverse. C’est la méthode. La préparation. La capacité à distinguer le danger du risque, à identifier les bons des mauvais signaux, et à prendre une décision claire quand la pression monte.

Et vous allez voir que cette logique s’applique parfaitement au marketing et à l’entrepreneuriat. Quand on lance un produit, quand on engage un budget, quand on prend une décision stratégique, on ne peut jamais supprimer totalement le risque. Ce qu’on peut faire en revanche c’est chercher à le comprendre, à le réduire et à décider si le risque résiduel est acceptable.

Dans cet épisode, Valentin va nous aider à changer notre regard sur la prise de risque. Vous allez découvrir pourquoi un plan ne suffit pas, comment identifier les bons éléments à vérifier, ce qu’il faut préparer, et comment éviter le piège de la confiance excessive.

Je vous propose d’accueillir tout de suite Valentin Palardy.

Estelle (00:00.75)
J’ai mon voisin qui vient de s’arrêter, je croise les doigts, qu’il continue, j’ai mon voisin qui a décidé d’abattre des arbres aujourd’hui. Voilà, ça me fait plaisir quand tu fais ça quand j’enregistre. Donc bon, écoute, voilà, je m’amuserai au montage à virer ça s’il continue à abattre des arbres. Des fois, je vis en pleine campagne, je suis parisienne, je suis partie en pleine campagne. Il y a les vaches, les chevaux, les moutons et géants.

Valentin (00:17.555)
S’il faut, ok.

Estelle (00:28.606)
permanence un mec qui utilise sa tronçonneuse, machin, truc, son tract, je pète un câble. Si tu veux la campagne, moi je croyais que j’allais être au calme. Rien du tout, rien du tout. Excuse-moi. C’est toujours… Non mais alors, je ne reviens pas à Paris, il a pas de sujet, mais j’aimerais bien qu’ils arrêtent de faire de la tronçonneuse quand j’enregistre, ça serait sympa. Donne-moi une minute s’il te plaît, j’ai oublié de me prendre de l’eau, peut-être que je boirai pas, mais si jamais je… J’arrive.

Valentin (00:31.436)
oui.

Valentin (00:39.232)
C’est toujours plus agréable que le métro.

Valentin (00:51.676)
Pas de problème. Pas de problème et je crois que je vais faire pareil.

Valentin (01:35.66)
J’ai… Je suis allé me chercher aussi un petit peu de… Un petit peu d’eau.

Estelle (01:38.734)
Ouais, t’as bien raison. T’as croisé ton petit chien qui se dit « ah ça y les revenus, c’est fini ! »

Valentin (01:43.638)
Exactement ! J’ai mes parents qui sont là pour s’en occuper donc ça va. Elle n’est pas toute seule.

Estelle (01:48.75)
Trop bien. Comment elle s’appelle ? Alpine, bah oui évidemment. C’est vrai ? c’est drôle. C’est marrant. T’aimes bien les voitures ou pas ? Bon bah si vous voulez rester sur les Alpes alors.

Valentin (01:52.456)
Alpine !

Et oui, c’est même pas moi qui choisis en plus, c’est l’éleveuse. Ouais c’est l’éleveuse qu’il avait appelé comme ça, ouais. C’est cause que nous correspondait c’était… non pas du tout.

Valentin (02:09.534)
Voilà !

Estelle (02:12.046)
Si t’avais aimé les voitures, c’était bien, ça faisait double.

Valentin (02:15.057)
et mais non.

Estelle (02:17.262)
Nickel. Bon, Valentin, je te propose qu’on démarre tranquillement et… Je sais pas ce que je vais dire, je vais le faire au feeling, c’est très bien. Ça me va bien, ça me va bien. Attends, je laisse pas sur arrêter. De toute façon, c’est en train d’enregistrer, j’avais déjà mis enregistrer, donc c’est parfait. Écoute, je laisse 5 secondes de blanc et puis on démarre.

Valentin (02:29.714)
Ok pas de problème.

Estelle (02:44.532)
Bonjour Valentin, bienvenue sur le Podcast du Marketing.

Valentin (02:48.842)
Bonjour Estelle !

Estelle (02:50.386)
Écoute, c’est top que tu sois là aujourd’hui avec nous. On va parler d’un dont je n’ai jamais parlé parce que ce pas un sujet directement marketing, ce n’est pas un sujet directement entrepreneurial quoique, mais en tout cas, c’est un sujet qui revient très, très souvent dans nos têtes, à nous tous en tout cas, on a des responsabilités dans une entreprise. On va parler de danger.

et il a des bonnes raisons pour lesquelles tu vas pouvoir nous parler de danger. Tu vas nous dire ça tout de suite juste avant de rentrer dans le vif du sujet Valentin, est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais

Valentin (03:28.926)
Bien sûr, merci de me recevoir. Alors je suis Valentin Palardi. Je suis instructeur montagne à l’armée depuis une petite dizaine d’années et je pratique le parapente, l’alpinisme et le best jump. Donc, pareil depuis une dizaine d’années aussi. Et je mène un projet qui consiste à grimper les 80 de sommet de plus de 4000 mètres des Alpes et de redescendre en parapente ou en sautant.

Estelle (03:59.794)
Voilà, Alors raison pour laquelle tu viens nous parler de danger quand on a discuté pour la première fois. Je te dis non mais attends tu fais du best jump, t’es un malade mental, c’est ultra dangereux. Et tu m’as dit mais non, mais non, justement c’est pas dangereux, c’est pas du tout ça, il faut que je t’explique. Donc justement, est-ce qu’on peut juste commencer par ça ? Parce que effectivement si c’était si dangereux que ça ou si tu prenais tant de risque que ça ou si c’était totalement un truc de fou…

Ce que je ne te souhaite pas, tu ne serais plus là depuis longtemps parce que le best jump, à moment donné, il atterrir en bas et rester vivant. Et puis un peu tous les sports extrêmes de toute façon. Est-ce que tu peux nous dire, s’il te plaît, Valentin, ce que c’est que le danger ?

Valentin (04:43.776)
Alors le danger, en fait on va pas parler forcément de danger, on va plutôt parler de risque. Et en fait le risque c’est deux choses. Ça va être le danger multiplié par la probabilité qu’il arrive. C’est à dire qu’on peut avoir un danger qui soit très très important. Si la probabilité pour que ce danger arrive, elle est très très faible, au final le risque qu’on va prendre sera quand même plutôt faible.

On peut également aussi voir le risque par le spectre de le danger et de l’exposition. C’est à dire qu’il peut y avoir un danger, par exemple les avalanches. Mais si je ne m’expose pas, c’est à dire que si je ne me mets pas face à ce danger là, bien au final je ne prends pas de risque. Donc il faut regarder le danger vraiment à travers le spectre de qu’est ce que le danger, quelle est la probabilité et est ce que je m’expose ou non à ce danger là et ça, ça nous donne le risque.

Estelle (05:39.278)
Ouais, c’est exactement ça en fait. Tu me l’as dit juste avant et évidemment j’ai fait l’inverse. Ce que tu me disais c’est attention Estelle, il faut pas que tu mélanges danger et risque. va prendre un danger existe et on va prendre un risque. Évidemment c’est pas exactement la même chose donc le risque, comment tu le définirais ? Tu dit que tu avais une espèce de schéma presque mathématique pour calculer le risque.

Valentin (06:03.346)
En fait il faut comprendre que le risque est un petit peu subjectif alors que le danger lui va être objectif. Que ce soit toi ou que ce soit moi, le danger ça va être le même. Par contre le risque qu’on va prendre ça va dépendre de nous. Par exemple moi je vais choisir de passer à droite et le risque va être temps et puis toi tu vas choisir de passer à gauche et l’exposition sera pas la même donc le risque sera différent. Et du coup on utilise un petit acronyme pour prendre nos décisions en gestion du risque. s’appelle, l’acronyme c’est DCMR.

Le D c’est pour le danger. Je vais te poser la question, quel est le danger auquel je vais être confronté ?

le C ça va être les conséquences, c’est à dire que si ce danger il vient à subvenir, quelles vont être les conséquences de ce danger là. Ensuite le c’est pour mesure, donc c’est danger plus conséquences moins les mesures. Donc les mesures c’est qu’est que je vais faire pour réduire le plus possible soit les conséquences, soit mon exposition ou soit la probabilité. À chaque fois je vais essayer de réduire un petit peu, je vais jouer sur ces trois facteurs.

cette équation ça va me donner ce qu’on appelle le risque résiduel c’est à dire le risque en fait on peut pas le mettre complètement à zéro on peut pas le réduire à zéro c’est impossible ça marche pas par contre on peut le réduire le plus possible et si on est d’accord avec ce qui reste comme risque ce qu’on appelle le risque résiduel et bien alors là dans ce cas là on peut prendre notre décision et puis continuer notre aventure

Estelle (07:32.024)
En fait ce que je trouve très intéressant dans ta façon de voir le risque, c’est que tout ça c’est du calcul. C’est pour ça qu’on parle de risque calculé j’imagine, mais en tout cas dans ta façon de voir les choses c’est de dire il a un danger, le danger il existe, ? Qu’est-ce que je fais de ce danger là ? Et tu vas aller prendre des informations, tu vas aller choisir des éléments pour toi te faire un peu ton mapping, tu vas nous expliquer un petit peu comme ça quelles sont tes techniques pour aller identifier le risque et prendre les bonnes décisions, parce qu’en fait la question elle est là. C’est pas tant…

une histoire de risque, c’est une histoire de décision. Une fois que j’ai vu le danger, identifié le risque, ou en tout cas défini le risque, ne sais pas comment on peut le dire, calculé le risque, je prends une décision, j’y vais, je n’y vais pas. Et c’est cette décision-là qui va avoir évidemment les impacts. Je prends l’exemple du base jump qui évidemment, je crois que le premier truc que tu dis, je mais tu es complètement fou. Tu me dis, non, je ne pas fou du tout.

Mais effectivement l’image quand quelqu’un comme moi ne connaît absolument rien évidemment au best jump, je me dis le mec est complètement barré, il fout un parachute sur le dos, il monte en haut d’une montagne, il saute et puis il espère d’arriver en bas. Bon vu de mon point de vue, c’est effectivement un truc de fou. Toi ce que tu me dis c’est bah non, si c’était un truc de fou on serait pas nombreux à arriver vivant en bas, faut dire les choses. Donc bien sûr que tout ça est calculé et qu’il y a une vraie…

Valentin (08:45.886)
Exactement, ouais.

Estelle (08:50.998)
Voilà une vraie logique derrière. Ce qui m’intéresse moi derrière tout ça, outre le fait que bien sûr ça m’intéresse de savoir comment est-ce qu’on fait pour faire du best job, etc. Bien sûr moi je trouve ça plutôt assez galvanisant mais ce qui m’intéresse ici c’est de savoir comment est-ce qu’on va pouvoir appliquer toi tes techniques qui finalement en fait te viennent du best job, te viennent de l’armée, te de la haute montagne. Donc il y a quand même tout un corpus d’éléments que tu as allé chercher pour construire ces…

ces moyens de prise de décision, comment est-ce que je vais pouvoir les appliquer au marketing, à l’entrepreneuriat et notamment aux choix que je vais pouvoir faire dans mon quotidien de marketeur, par exemple. J’aime beaucoup cette idée du risque résiduel de se dire, de toute façon, il y aura toujours un risque, quelle que soit la décision que je prends, maintenant, je peux mettre en place des éléments pour que le risque soit…

minimiser au maximum, j’imagine que c’est ça l’idée. Dans les différents éléments, on a préparé cet épisode ensemble, dans les différents éléments que tu vas regarder, tu m’as dit que tu commences par identifier ce que tu appelles des observables. Est-ce que tu peux m’expliquer ce que c’est que les observables ?

Valentin (10:05.814)
Alors avant de te parler des observables, je vais te parler de comment on prépare un petit peu nos aventures. En fait c’est tout simple, on fait un plan. Et donc ce plan on va dire on va passer par là et puis on va rencontrer ça et puis après avoir rencontré ça on va faire ça et puis on va faire ça etc etc jusqu’à être de retour à la maison. Ça c’est le plan dans sa globalité. Et en fait forcément notre plan on le prévoit de façon à ce qu’il se passe bien.

Ce serait bête de prévoir quelque chose de façon à ce que ça se passe mal. Donc du coup, on le prévoit de façon à ce que ça se passe bien. Et ce qui va nous intéresser, nous, sur le terrain, c’est de savoir est-ce qu’on est toujours dans le plan ou est-ce qu’on est en train de sortir du plan? Est-ce qu’il un élément inconnu qui fait qu’on n’est plus dans ce qu’on avait prévu? Et pour savoir si je suis dans mon plan ou pas, je vais identifier ce qu’on appelle les observables. Donc les observables, le nom l’indique, c’est ce qu’on va pouvoir voir sur le terrain qui va nous conforter.

dans notre idée de je suis toujours dans mon plan ou alors au contraire qui va me dire je suis plus dans mon plan et pourquoi c’est important de

de les identifier ces observables, c’est parce que si je l’identifie pas, je ne pas où regarder. En fait, je vais être dilué dans la masse d’informations que va me transmettre l’environnement et il a des informations qui vont être essentielles et d’autres qui vont être peu importantes. Par exemple, la température, peut, selon les aventures, ça peut être important, mais en règle générale, la température ne pas avoir beaucoup d’influence sur la suite. Mais c’est quand même une information et puis je n’en ai pas besoin.

en fait ça sert à pas se diluer et à savoir où regarder pour savoir si je suis dans mon plan ou pas.

Estelle (11:50.29)
Si je fais le parallèle avec par exemple un lancement, si on parle d’une stratégie de lancement d’un produit, évidemment comme toi je vais faire un plan, a priori je vais pas juste me dire tiens je vais lancer mon produit puis on va voir ce qui va se passer, non je vais me dire attends je vais mettre en place une stratégie marketing, je vais commencer par faire telle étape, telle étape, telle étape, j’ai des étapes différentes, souvent j’ai un rétroplanning d’ailleurs avec donc j’ai différentes différentes étapes et toi ce que tu dis c’est en plus de ces étapes là je vais aller identifier des éléments d’information qui vont me permettre de savoir si je suis bien en phase

avec mon plan parce que des informations, je vais en avoir plein. Et c’est vrai que quand on fait un lancement, puis alors en marketing digital, les informations, c’est pas ça qui manque. T’as du tracking dans tous les sens, des data, des machins, des trucs, des informations qui te viennent de l’extérieur, des consommateurs peut-être qui viennent t’envoyer des messages. peut y avoir mille informations. Là, toi, ce que tu dis, c’est qu’en amont, tu vas te préparer, en tout cas, tu vas lister les informations qui te semblent être importantes pour pouvoir identifier si oui ou non, t’es on track.

T’es en ligne avec le plan que t’avais prévu, c’est ça

Valentin (12:51.301)
Exactement, c’est exactement ça. On le fait surtout en montagne et surtout l’hiver avec la gestion des avalanches, etc. Ce qu’on appelle la nivologie. Parce qu’en fait, ça nous demande de réagir tout de suite. Donc en fait, il faut que je réagisse tout de suite. Si je ne suis plus dans le plan, il faut que je puisse prendre une décision dans les 30 secondes, dans les 15 secondes. Si je suis dans un autre environnement ou dans un autre contexte, je peux avoir beaucoup plus de temps. donc dans ce cas là,

j’ai le temps de collecter plein d’informations pour prendre ma décision mais il a certains moments en montagne ou dans les activités que je pratique où il prendre une décision très rapidement et c’est là où c’est utile, c’est que ça nous permet du coup de réduire le temps de la réflexion, on sait qu’on n’est plus dans le plan et on va utiliser du coup après un deuxième outil pour prendre notre décision et agir derrière.

Estelle (13:44.43)
Attends juste avant que tu me parles du deuxième outil, c’est intéressant ce que tu me dis, j’ai réfléchi en même temps que tu me parles, c’est que bien souvent, en tout cas moi, je vais parler pour moi mais je pense que je ne pas la seule, en marketing, on a notre fameux plan. Et on a fait le plan parce qu’on se dit c’est ça qui va se passer. Mais moi je me dis que c’est ça qui va se passer.

Je me dis bizarrement jamais, mais c’est pas ça qui va se passer. Parce que si j’ai fait un je suis pas idiote quand même, j’ai fait un pour qu’on suive le plan. L’idée c’est de suivre le plan. Toi ce que tu es en train de me dire c’est bien gentil Estelle, tu as un plan, l’idée c’est de suivre le plan mais qu’est-ce qui se passe si le plan ne fonctionne pas ? Et en fait c’est là où la gestion du risque, j’ai l’impression intervient plus fortement, c’est que, et s’il a un impondérable qui arrive et que ton plan…

il se passe pas comme prévu, c’est ça que tu me dis ?

Valentin (14:33.34)
Exactement et en fait derrière ça va avoir des conséquences qui vont être diverses. Les conséquences peuvent être élevées et peuvent être vraiment minimes. exemple si dans ton plan pour le lancement d’un produit, il a une variable que tu n’as pas pris en compte et tu perds quelques heures ou quelques jours sur ton planning. Donc ce n’est pas très très grave, tu vas peut-être tomber sur tes pattes. Mais par contre si derrière tu foires complètement ta communication et le message que tu veux transporter,

mette il n’est pas passé, alors là derrière, t’as engagé tellement d’énergie dedans que l’engagement derrière il est plus important. Bah nous ça va être pareil en montagne, on peut perdre si on sort du plan et du coup par exemple la neige elle est molle et on n’avait pas anticipé, on va perdre de l’énergie et du temps.

ça c’est pas très très grave par contre si quand on arrive à l’endroit où on veut sauter il ya beaucoup plus de vent que prévu et bah alors là on n’est plus dans le plan du tout et alors là c’est grave parce que ça remet en cause toute la suite et puis on est sur le terrain on est fatigué il faut qu’on rentre donc voilà chaque chaque sortie du plan en fait va avoir un différent niveau de conséquences

Estelle (15:46.648)
Mais alors du coup, quand j’ai une sortie de plan, ça veut dire que mon truc est foutu, mon lancement produit, je l’arrête, je repars à la maison et c’est fini, comment ça marche ?

Valentin (15:55.457)
Alors nous on utilise ce qu’on appelle les cas non conformes. Donc en fait on a notre plan où tout se déroule bien et puis on va identifier plusieurs scénarios qui vont potentiellement arriver. Et du coup pour chaque scénario on va identifier trois choses. On va d’abord identifier des observables, donc c’est ce dont on a parlé tout à l’heure. Qu’est qui me fait dire que je suis dans tel ou tel scénario.

On va identifier du coup une problématique, parce que s’il a pas de problématique, bah en fait au final c’est pas très grave, je continue quoi. Donc voilà, au final s’il n’y a pas de problématique c’est que je suis toujours dans mon plan. Et on va identifier à ça une solution.

pour remédier à cette problématique. Alors cette solution ça peut être par exemple si je vais passer par un sommet et que je suis en retard et ben je décide de pas faire le sommet puis je vais contourner au plus facile pour aller directement sur ma descente. La solution ça peut être de se dire si je devais grimper une longueur qui devait être en glace et que finalement cette longueur elle n’est pas en glace elle est en rocher je vais pas pouvoir grimper pareil puis je pas pouvoir me protéger pareil donc du coup je vais avoir besoin de matériel différent. Donc si j’anticipe

et que j’emporte ce matériel en prévision, quand j’arrive sur place, j’ai ma solution qui a déjà tout trouvé. Et l’intérêt de faire ça, c’est le gain de temps et le gain d’énergie.

Parce que l’énergie, c’est quand pas une ressource qui est illimitée. Et tout ce que je peux sauver en tant qu’énergie, ça va me permettre d’être plus performant dans ce que je fais. Et puis ça va me permettre que mes décisions soient beaucoup plus justes et beaucoup plus pertinentes.

Estelle (17:36.91)
Ouais, ce que tu me disais c’est que t’es même pas obligé finalement d’avoir identifié tous les scénarios, scénaries possibles qui peuvent arriver. C’est qu’en fait dès lors que tu vas aller chercher différentes options qui peuvent mal se passer, finalement qu’est-ce que tu fais ? Tu prépares ton cerveau et donc ton cerveau a déjà fait au moins un bout du chemin du raisonnement et si t’as fait un bout de raisonnement, mine de rien, tu gagnes du temps, tu gagnes en clarté, tu gagnes en…

T’es plus sûr de toi finalement dans tes prises de décision, c’est ça C’est plus fluide ?

Valentin (18:07.86)
Ouais c’est ça et puis à l’inverse ça serait même très anxiogène en fait de tout préparer et puis de préparer 20 scénarios avec toutes les catastrophes qui pourraient arriver donc non on prépare on va dire deux, trois, peut-être quatre possibilités de… on va préparer par exemple sur une aventure en alpinisme, on va préparer le retard, on va préparer les conditions qui changent et puis en troisième la météo qui évolue. voilà ça va être nos trois grandes

grand thème et puis ça à chaque fois on aura des actions différentes à faire et du coup si il y a un autre imprévu que cette fois ci j’avais pas prévu et ben je vais pouvoir piocher un peu d’une solution de l’un un peu d’une solution de l’autre pour au final m’en sortir et puis me retomber sur mes pattes quoi

Estelle (19:01.678)
J’essaye de faire un parallèle avec notre histoire de lancement. En gros, que tu nous dis, c’est quand tu prépares un lancement d’un produit, tu vas préparer toute ta strata, c’est ton plan, puis tes observables, quels sont les éléments qui me disent que je suis bien dans mon plan. Donc tu t’es mis des objectifs, des objectives d’étape, va dire ça, façon à savoir si tu y es. Et puis manque de pot, tu te rends compte, tu me disais, tiens, ça pourrait être le message qui fonctionne pas. Tu te rends compte qu’il y avait un truc que tu n’avais pas vu dans ton message qui est mal compris par les…

par les personnes qui reçoivent ce message, limite ça fait un bad buzz, comment est-ce que tu peux réagir ? Si tu as réfléchi en amont à dire si à un moment donné j’ai un gros problème de communication, un truc d’urgence, je sais que je peux faire appel à cette agence avec qui j’ai déjà bossé, qui est spécialisée dans les problématiques d’urgence, tu sais que tu as quelqu’un vers qui aller, tu sais que tu as un début de solution en tout cas qui te permet de gagner du temps, de ne pas réagir sur le moment…

en stress et d’envoyer un message qui est mauvais et de finalement, j’allais dire faire grossir la boule de neige, j’ai des métaphores de Montaigne moi aussi, mais en tout cas d’éviter d’amplifier le problème au lieu de trouver la solution et de déjà avoir un début de solution prêt. Quand tu as ce genre d’élément, je comprends complètement ce truc-là de dire, ben attends, j’ai préparé mon plan.

je réfléchis à tous les trucs ou en tout cas à une partie des choses qui peuvent mal se passer pour pouvoir être prêts, etc. Moi tu vois, il a un truc qui me ferait peur dans ce genre de situation-là, c’est que si je suis ultra préparée, moi je suis un peu du genre à ne trop trop me préparer, c’est ce que je te disais avant mes épisodes, je ne prépare pas trop, j’aime bien justement être pas trop préparée parce que si je suis trop préparée, j’ai tendance à avoir un peu trop confiance en moi, j’ai un peu ce problème-là.

Et je me dis que c’est peut-être un risque d’avoir parfois trop confiance. Est-ce c’est quelque chose qui peut arriver aussi en montagne ? Est-ce que c’est quelque chose que tu prends en compte dans ta prise de risque ?

Valentin (21:02.976)
Alors c’est quelque chose qui arrive et on le voit souvent en montagne et surtout les débutants dans ces activités là c’est ce qu’on appelle l’effet Dunning-Kruger et tu en as déjà parlé dans un de tes épisodes je me souviens plus lequel donc en fait l’effet Dunning-Kruger c’est un effet psychologique qui a été théorisé par deux psychologues cliniciens qui dit que en gros on va mettre sur deux axes la confiance et les compétences et donc on va

Estelle (21:16.877)
longtemps.

Valentin (21:33.11)
dire qu’au tout début où on va commencer à maîtriser un sujet, on va avoir une très grande confiance pour peu de compétences et puis ensuite, cette confiance va redescendre au fur et mesure où on gagne en compétences. Au bout d’un moment, se rend compte qu’en fait on n’y connaît rien et puis à la fin, on se rend compte qu’on est compétent et voilà. Et le problème de ça est ce qu’il faut…

ce dont il faut s’inspirer en fait de cet effet là, c’est la phrase on ne sait pas qu’on ne sait pas. Si vous regardez souvent les news à la une, on dit souvent qu’il y avait une personne qui a été prise dans une avalanche, qui a été prise hors piste dans un secteur et qu’elle ne portait pas de détecteur de victime d’avalanche, qu’elle était en ski de piste, etc.

et bien en fait on se rend compte en posant la question aux gens que cette personne elle n’a pas pris un risque inconsidéré c’est qu’en fait elle ne savait pas qu’elle était en train de prendre un risque et ça fait changer un petit peu le prisme tout à l’heure on parlait du danger conséquences mesures et risques et bien là en fait on est dans le dé c’est à dire que si on n’arrive pas enfin pardon pour prendre

gérer le risque il faut d’abord l’identifier il faut d’abord savoir qu’il y en a un et ce qui est compliqué c’est qu’on ne sait pas qu’on n’a pas les infos pour pour y arriver quoi et on peut savoir qu’on est dans cette situation là ou au contraire on peut savoir qu’on n’est pas dans cette situation là si on a déjà un petit peu traversé

cet effet de Nick Kruger, c’est à que si on a déjà eu la confiance qui est redescendue, puis si on s’est rendu compte qu’en fait on n’y comprenait rien et puis qu’on a augmenté nos compétences, on peut se dire qu’on est plutôt dans le plateau de la consolidation que dans la montagne de la stupidité. Donc du coup, peut être serein sur nos décisions.

Estelle (23:29.358)
que tu es en train de dire, c’est que bon, on ne pas ce qu’on ne pas, donc la réalité c’est qu’on saura pas, mais en revanche ce qu’on peut se dire c’est si je suis passée par un moment où j’ai vraiment eu l’impression d’être un gros naze dans ce sujet-là, c’est plutôt bon signe, c’est que j’ai quand même fait le boulot, j’ai fait le chemin, là où si je ne pas encore passée par là, on peut se dire attention attention, danger pour le coup, c’est peut-être que je crois que je sais tout alors que finalement il a encore plein plein de choses que je n’ai pas vues et que je suis un peu en train de me voiler la face, c’est ça.

Valentin (23:57.741)
Exactement et puis il a aussi un autre travers de cet effet là dont on peut fortement s’inspirer dans l’entrepreneuriat c’est en fait quand notre confiance elle est vraiment abondante c’est le moment de s’entourer de gens qui savent parce que c’est eux qui vont pouvoir avoir un peu de recul sur nous et nous dire attention là tu fais fausse route ou attention là tu tu tu ok tu sais ce que tu fais et voilà parce que bah nous comme on l’a dit juste

on n’a pas forcément ce recul là, c’est compliqué de l’avoir donc s’entourer ça permet d’avoir un avis extérieur et d’avoir cette expertise qui nous manquait.

Estelle (24:39.118)
Est-ce que tu peux me dire très rapidement ce que ça veut dire ? C’est un terme que j’ai employé dans un autre sport qui est l’équitation, qu’on emploie très souvent et qui très difficile à comprendre. C’est l’engagement. Qu’est-ce que ça veut dire ce niveau d’engagement et comment tu le travailles vis-à-vis de la prise de risque ?

Valentin (24:57.3)
Alors l’engagement en personnellement je le mets en relation avec les décisions qu’on va prendre sur le terrain et on peut le coller avec les conséquences.

c’est par exemple pour comprendre je suis en pleine ville, s’il m’arrive un malaise, je vais pouvoir prendre mon téléphone, appeler les pompiers et puis en cinq minutes quelqu’un sera sur moi pour me prendre en charge. Maintenant je suis dans un pays à l’étranger

je suis toujours dans la ville et j’ai un malaise, je vais toujours pouvoir prendre mon téléphone mais par contre je suis pas certain de la prise en charge, ils vont peut-être mettre plus de temps qu’en France etc. Donc là l’engagement commence un petit peu à monter. puis encore une fois maintenant je suis en montagne et si je fais un malaise j’ai pas de réseau donc je peux pas appeler et puis l’hélicoptère va peut-être mettre deux heures à arriver ou il peut peut-être pas voler parce que la métaux ne le permet pas.

Donc là l’engagement est très important. Et ce qui est intéressant c’est de se dire que chaque décision qu’on va prendre en montagne ou dans ces environnements là va avoir un niveau d’engagement différent derrière. Je prends l’exemple par exemple en best jump on saute rarement du sommet parce que nos montagnes sont sont un peu pointues et donc du coup il faut aller chercher une verticale suffisante donc quand on arrive au sommeil faut qu’on descend en rappel.

et bah quand on est en haut de ce rappel on vient de jeter la corde dans le vide donc la descente en rappel pour ceux qui connaissent pas on accroche une corde et puis on va descendre sur cette corde avec un appareil et puis une fois qu’on arrivé en bas on va tirer notre corde et puis on va pouvoir recommencer ça plusieurs fois

Valentin (26:49.324)
Et donc du coup je suis en haut de je viens de d’attacher ma corde je viens de lancer ma corde je suis en haut si je vois que d’un coup le vent où il a des nuages et que je ne plus sauter c’est très facile de faire demi-tour j’ai juste à récupérer ma corde je défais mon nœud et je m’en vais donc là l’engagement il est très faible par contre maintenant si je commence à descendre sur ma corde et que j’arrive en bas alors pourquoi je descends en rappel parce que la paroi elle est plutôt verticale est plutôt difficile de progression donc je descends en

j’arrive en bas et là je me rends compte que maintenant il y a des nuages et il a du vent je peux plus sauter il va falloir que je re-escalade la corde que j’ai descendue et donc là l’engagement il est plus important parce que ça va me coûter de l’énergie ça va me coûter du temps et ça va peut-être me manquer plus tard donc là l’engagement il monte un petit peu d’un clic et puis un troisième stade on peut dire d’engagement c’est une fois que je vais tirer ma corde donc je vais ok je suis sur ma plateforme j’ai

décidé de tirer ma corde et là d’un coup il a des nuages et il a du vent je peux plus sauter et bien là l’engagement il est total parce que vu que j’ai récupéré ma corde et ben je ne peux plus remonter ou alors en prenant des risques inconsidérés parce que c’est peut-être trop dur parce que voilà donc du coup c’est chaque décision que je vais prendre en montagne c’est intéressant et important de se dire qu’elles ont pas toutes les mêmes conséquences en fait ces décisions elles ont pas toutes le même engagement

Estelle (28:16.59)
J’aime bien cette idée d’engagement parce que c’est vrai que c’est pas forcément quelque chose enquel on pense en tout cas communément mais c’est vrai que chaque décision ne se vaut pas. a des décisions qui n’ont pas un impact très fort et d’autres qui ont des impacts très forts. Donc d’avoir la conscience de l’impact de cette décision ça te permet de, comme tu dis, tirer la corde. Tu vas checker quand même, j’imagine, deux, trois fois tes éléments avant de la tirer ta corde et de t’assurer c’est bon il a pas de nuages qui arrivent, tout va bien, je peux y aller parce qu’effectivement une fois que…

Valentin (28:42.731)
Exactement !

Estelle (28:45.838)
Une fois que t’as le bout de la corde dans les mains, tu peux plus monter, tu peux pas descendre, tu peux plus faire grand-chose. Je vais essayer, Valentin, de résumer en une phrase tous les éléments que tu nous as dit. Je trouve ça super intéressant parce qu’en fait, tout s’enchaîne et c’est vraiment une stratégie du risque, finalement, une stratégie de la prise de risque. Et je le disais, qui vient de ton expérience en tant que guide de haute montagne. Je dis pas de bêtise, t’es guide de haute montagne ou pas ? T’es bientôt.

Valentin (29:13.669)
Non, non, non, alors non, je suis pas guide d’autres montagnes, je suis guide militaire, j’espère bientôt oui.

Estelle (29:17.856)
guide militaire. Bon, guide militaire, bientôt guide de haute montagne, best jumper et plein plein plein d’autres sports. tu as vraiment cette connaissance en tout cas de l’analyse du danger pour savoir quelle prise de risque prendre. Et ça je trouve que c’est vraiment super intéressant d’utiliser ces éléments là et de le traduire en stratégie pour nos activités marketing et pas que marketing entrepreneurial au sens global. D’abord tu me disais que le danger c’est pas le risque.

Le danger il est objectif, il est là, le risque c’est ce qu’on va en faire de ce danger là. Est-ce qu’on va se mettre en danger ? Voilà est-ce que je vais mettre face au danger ou est-ce que je vais m’en éloigner ? Après tu me disais on peut aller chercher une sorte de formule mathématique qui va être, tu me disais le DCMR. Je ne pas si je vais le retrouver, D pour danger, C pour conséquences, M c’est pour les mesures et le R c’est le risque résiduel. On va prendre le danger, les conséquences et…

les mesures de ce risque et on va pouvoir comme ça aller identifier ce fameux risque résiduel, c’est-à-dire le risque finalement que je vais ou non prendre. Ensuite tu me disais, quand on part pour une aventure et ça peut être la même chose pour une stratégie marketing, on va commencer par faire un plan, on va réfléchir à tout ce qui va pouvoir se passer, on va avoir nos différentes étapes et ces différentes étapes, pour savoir si on est, si on suit bien nos étapes, on va leur mettre des capillas et des tapes, des mesures.

pour chacune de ces étapes, qui va nous permettre de nous dire, ben oui, je suis sur le chemin que j’ai prévu ou non, je n’y suis pas, et d’aller prendre des décisions, est-ce que je continue, je continue pas, est-ce que je réadapte ma cadence, par exemple, si on est en train de monter en montagne, si je suis sur un lancement de produits que j’avais prévu d’avoir tant de leads à tel moment, si j’ai moins de leads, qu’est-ce que je fais, est-ce que je mets plus de pub, est-ce que je réadapte un petit peu ma communication, c’est vraiment ça pour pouvoir arriver infiné.

au plan que j’avais prévu. Et puis tu me dis, mais sauf que ton plan, c’est pas parce que tu le prévois qu’il va se passer comme ça. Peut-être que ça va pas se passer comme t’as prévu. Et c’est là que le principe, j’aime beaucoup cette idée, le principe des canons conformes rentrent en jeu, c’est d’avoir réfléchi à ce qui pourrait ne pas bien se passer. Pas forcément tout ce qui pourrait ne pas bien se passer, mais ce qui pourrait ne pas bien se passer pour que le cerveau soit préparé, pour qu’on ait déjà des débuts d’information, des débuts de prise de décision, qu’on sache…

Estelle (31:36.51)
même dans l’urgence, ou aller chercher les informations, quoi regarder pour prendre la bonne décision, la meilleure décision et probablement le plus rapidement possible. Ça, permet de préparer les choses de façon intéressante. Puis tu nous as parlé d’un autre élément, ce que je te disais, mais moi si je prépare trop, je me sens un peu trop sûre de moi, tu m’as dit, bah oui, il faut faire attention à la confiance en soi, parce qu’il un moment donné où on a tendance à se sentir en pleine confiance parce que les choses fonctionnent, sauf que parfois…

on a raison d’avoir confiance et parfois on a tort d’avoir confiance. On a parlé de l’effet Dunning-Kruger et l’idée c’est d’aller identifier quand il y a des chances pour qu’on se plante complètement et que ce soit une mauvaise confiance qui vienne à nous. Dans ces cas-là, il va falloir aller prendre son temps et regarder ailleurs et demander potentiellement de l’aide. Et puis qui nous dit il y a aussi ce niveau d’engagement, c’est d’identifier si l’action qu’on va faire, le choix qu’on va faire va avoir un impact très fort ou non.

J’ai essayé de résumer le plus rapidement possible. Valentin, est-ce que tu peux me dire, si on veut en savoir plus, si on veut aller plus loin, où est-ce qu’on peut te retrouver, dis-moi ?

Valentin (32:42.507)
Alors si vous voulez en savoir plus, pouvez me contacter sur Instagram, donc c’est valentin.palardi. Ou alors vous pouvez aller sur le site orangeaventure.com qui est l’entreprise que je suis en train de… voilà, la nouvelle aventure dans laquelle je me lance qui est du travel planning d’aventure. Donc voilà.

Estelle (33:06.627)
Merci beaucoup Valentin, tu es le bienvenu quand tu veux sur le podcast du marketing.

Valentin (33:12.52)
Merci Estelle !

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Comment avoir sa page Wikipedia avec Nelly Darbois – Episode 332

ou écouter sur :

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Wikipédia est partout. C’est l’un des sites les plus consultés au monde, mais aussi l’une des principales sources utilisées par les IA génératives comme ChatGPT.

Pourtant, très peu d’entreprises comprennent réellement comment fonctionne Wikipédia, qui peut y figurer, et surtout quelles sont les règles à respecter.

Dans cet épisode, je reçois Nelly Darbois, fondatrice de Wikiconsult et spécialiste de Wikipédia.

Ensemble, nous décortiquons le fonctionnement de Wikipédia, son système de gouvernance collaborative, les critères d’éligibilité pour obtenir une page, et l’impact croissant de cette plateforme dans l’univers des LLM et de l’IA.

Vous allez comprendre pourquoi certaines entreprises cherchent absolument à être présentes sur Wikipédia, pourquoi d’autres n’y sont pas éligibles, comment faire quand c’est le cas, et comment construire une présence crédible et conforme aux règles de la plateforme.

Vous pouvez retrouver Nelly Darbois sur son site wikiconsult.com ou sur LinkedIn.

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Transcription de l’épisode

On utilise tous wikipedia. j’utilise wikipedia, vous utilisez wikipedia, même chatgpt utilise wikipedia.

Wikipédia, c’est l’un des sites les plus visités au monde. C’est souvent le premier endroit où l’on va vérifier une information sur une personne, une entreprise, un événement ou un sujet. Et depuis l’arrivée massive des IA génératives, son rôle est encore plus stratégique. Pourquoi ? Parce que les LLM s’appuient largement sur Wikipédia pour s’entraîner, structurer leurs réponses et citer leurs sources.

Alors forcément, une question se pose : est-ce qu’une entreprise, une marque ou une personnalité doit chercher à être présente sur Wikipédia ? Est-ce que c’est un levier de visibilité ? Un gage de crédibilité ? Une opportunité pour mieux apparaître dans les réponses des IA ?

La réponse est plus subtile qu’il n’y paraît.

Wikipédia n’est pas un outil de communication. Ce n’est pas un annuaire, ce n’est pas un média, ce n’est pas une vitrine commerciale. C’est une encyclopédie collaborative, avec ses règles, ses critères d’éligibilité, sa communauté, ses codes d’écriture, et une exigence très forte de neutralité.

Pour comprendre comment tout cela fonctionne, j’ai invité Nelly Darbois, fondatrice de Wikiconsult. Elle accompagne les entreprises, institutions et figures publiques dans leur présence sur Wikipédia, Wikidata et l’écosystème Wikimedia.

Dans cet épisode, vous allez comprendre pourquoi Wikipédia compte autant aujourd’hui, comment savoir si vous êtes éligible, ce qu’il ne faut surtout pas faire, et comment aborder ce sujet de manière éthique, transparente et stratégique.

 

Si vous me découvrez avec cette vidéo, je suis Estelle Ballot et vous regardez le podcast du marketing. Mon rôle c’est d’aider les directions marketing à gagner en clarté, structurer leur marketing, et obtenir des résultats, sans complexifier.

Chaque semaine, ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable.

Alors bienvenue dans ce nouvel épisode du Podcast du Marketing.

 

Estelle (00:22.034)
Bonjour Nélie, bienvenue sur le podcast du marketing.

Nelly Darbois – Wikiconsult (00:25.91)
Bonjour Estelle et merci pour l’invitation.

Estelle (00:28.716)
Écoute, je suis très très contente de te recevoir. On avait discuté très rapidement il a je crois deux ans ou trois ans, enfin il y a très longtemps. Et tu m’avais dit, tu m’avais envoyé un message et tu m’avais dit Estelle, ce serait sympa comme idée de sujet que tu parles de Wikipédia parce que finalement il a pas grand monde qui en parle. Et je me suis dit, ah ouais, c’est une super bonne idée. Mais je ne sais pas bien où je vais trouver un ou une experte, expert de Wikipédia. Je n’avais pas compris sur le moment que toi-même tu étais…

expert de Wikipédia, tu m’as dit que c’était même pas le but initial, mais il se trouve que c’est le cas. La vie a fait que nos chemins se sont croisés là très récemment et on s’est dit, il faut absolument faire un épisode sur Wikipédia pour comprendre, on va en parler, mais pour comprendre les enjeux de Wikipédia, comment on peut utiliser Wikipédia, comment est-ce qu’on peut figurer sur Wikipédia. Tu vas tout nous raconter avant qu’on rentre dans le détail Nelly. Est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais ?

Nelly Darbois – Wikiconsult (01:24.438)
Alors effectivement j’exerce une activité sur Wikipédia depuis maintenant quatre ans. fait on accompagne les entreprises, les institutions, les figures publiques à créer ou gérer leur présence sur Wikipédia et tous les projets un peu qui gravitent autour de Wikipédia. Wikimedia pour les images, les photos, Wikidata. donc voilà c’est une activité où on est deux maintenant à faire ça. Et c’est vrai que Wikipédia est plutôt connue pour l’aspect

Je consulte l’encyclopédie où elle est édité par des bénévoles passionnés, mais il a aussi tout un microcosme, c’est sujet d’ailleurs un peu tabou, c’est pour ça qu’il a pas beaucoup de gens qui en parlent, de personnes qui interviennent avec en situation de liens d’intérêt sur les pages.

Estelle (02:09.108)
Et alors il a quand même un truc, c’est vrai qu’en ce moment, on a toujours parlé de Wikipédia, Wikipédia c’est évidemment l’un des sites les plus visités en France, dans le monde j’imagine, en tout cas c’est vraiment une référence quand on veut avoir des informations, notamment sur une personne ou sur un événement parfois, on en parle beaucoup, beaucoup en ce moment parce qu’il se dit, et certains de mes invités, j’ai fait des épisodes récemment sur les LLM, donc sur les IA, le fait d’être cité par les IA, est-ce qu’il revient ?

quand je croise les informations, c’est que Wikipédia, c’est quand même une bonne idée de figurer sur Wikipédia si on veut être cité par les LLM parce que les LLM elles-mêmes vont rechercher des informations directement sur Wikipédia. Est-ce que tu confirmes

Nelly Darbois – Wikiconsult (02:54.241)
Oui tout à fait, alors c’est vrai qu’il y a eu un peu un regain d’intérêt pour Wikipédia même si ça a toujours été, parce que moi mon activité, j’avais déjà constaté qu’il avait un intérêt bien avant que les LLM et la place qu’ils aient aujourd’hui et c’est valable d’ailleurs aussi pour d’autres leviers marketing où on dit que l’IA les a renforcés, notamment les relations presse. Mais donc pour Wikipédia en effet on a des données depuis surtout un an où on commence à avoir des outils qui permettent d’objectiver finalement quels sites sont plus utilisés en source par les LLM.

Et donc en effet, Wikipédia, tout LLM confondu, c’est le deuxième site qui est le plus cité en source quand on utilise les IA en cherchant en direct sur Internet.

et c’est le premier pour ChatGPT qui est l’outil le plus utilisé par le grand public et même je crois par les professionnels. Mais aussi ce qui est un point particulier de Wikipédia, c’est que comme c’est un site qui donne en accès libre ces données, même si c’est en train encore un petit peu de changer, c’est un corpus d’entraînement des LLM, c’est-à-dire que même sans citer directement Wikipédia, il y a des chances que les informations qu’on trouve sur l’LM proviennent de Wikipédia, parce que c’est un des rares sites internet qui gratuitement donnent accès et facilement

assez donnée pour permettre d’entraîner les LLM.

Estelle (04:07.3)
Il donne accès à ces données et en plus c’est des données qui a priori sont en tout cas considérées comme justes parce qu’elles sont vérifiées par plusieurs personnes. ce que tu m’expliquais, que c’est pas juste moi j’arrive, je crée ma page Wikipédia, blblblbl, je rentre les informations et c’est publié et je mets ce que je veux. Il y a toute une communauté, tu m’expliquais comment est-ce que ça fonctionne Wikipédia, c’est une personne qui décide, plusieurs personnes qui décident, comment est-ce ça marche ?

Nelly Darbois – Wikiconsult (04:33.727)
Donc c’est vrai que par rapport à la plupart des sites internet, Wikipédia c’est vraiment un site à part.

Il reste dans les 10 sites les plus visités au monde et en France, c’est le seul à but non lucratif et c’est aussi le seul où il a pas de rédacteur en chef, il a pas même de modérateur contrairement à ce que beaucoup de gens croient, il n’y a personne qui a un pouvoir éditorial supérieur à n’importe qui d’autre. Toi Estelle, tu peux tout de suite ouvrir un nouvel onglet, aller sur Wikipédia, sur n’importe quelle page, cliquer sur modifier sans même avoir de compte et tu vas pouvoir modifier directement la page, supprimer même toute une page. Par contre, il a une modération automatique.

dire de tous les contributeurs bénévoles qui vont être au courant.

quand il a par exemple quelqu’un là qui n’a pas de compte, qui arrive et qui supprime toute une page, il va y avoir à la fois des robots et des humains qui vont se dire bah attend c’est bizarre ce truc, quelqu’un qui arrive, il jamais édité, il supprime une page, c’est bizarre et donc il va y avoir comme ça en fait une médération humaine naturelle qui fait que bah aujourd’hui c’est un des sites pour lequel effectivement les LLM comme Google par le passé, comme YouTube aussi qui cite beaucoup Wikipédia sur les sites d’information en source, et bien on a beaucoup confiance parce qu’on se rend compte que l’humain il est

assez fort pour de manière collaborative arriver à valider, vérifier des informations

Estelle (05:53.193)
C’est quand même super intéressant de se dire, pardon j’y pense là quand tu le dis, mais c’est super intéressant de se dire que l’ESIA, donc tout ce système un petit peu automatique, presque un peu magique, voilà tout monde se plein de questions dessus, finalement vient chercher des informations sur un système qui est autogéré finalement par des humains et qui n’utilise pas toute cette… Enfin si une part d’automatisation, tu parlais des robots bien sûr pour mettre un peu des warnings, mais la réalité c’est ces des humains bénévoles entre eux qui se disent mais tiens moi je vais aller vérifier, Estelle vient de mettre une page, vient de supprimer la page de…

d’un concurrent, mais qu’est-ce que c’est que ça ? Mais pourquoi fait-elle ça ? Et évidemment, il y a un système comme ça entre humains qui s’autogère et qui régule et ça rendonne l’un des sites les plus en tout cas sécurisés. Alors, sécurisés, je sais pas si c’est le bon mot, en tout cas sur lequel on a le plus de croyances, on se dit qu’a priori, si c’est inscrit dans Wikipédia, il a de bonnes chances que ce soit juste, que ce soit vrai.

Nelly Darbois – Wikiconsult (06:43.149)
Et ce qui est intéressant aussi c’est que dans l’histoire des fondateurs de Wikipédia qui ont créé ce site en 2001, juste avant ils avaient créé un an avant NuPedia et là le principe c’était différent, c’était uniquement des experts académiques, des chercheurs qui pouvaient contribuer et le modèle n’a jamais pris d’encyclopédie créée par les experts, c’est quand on a décidé de l’ouvrir à n’importe qui, sans diplôme, se dit en fait n’importe qui à partir du moment où il respecte des règles qui sont elles aussi fixées par…

n’importe qui, collaborativement, bien il y a plus de chances que plus élargent la base de contributeurs, meilleur est la qualité, et c’est comme ça que le projet a pris la prix quand on a accepté de dire, en fait il n’y a pas que les experts qui ont leurs mots à dire sur plein de sujets, et élargir au plus grand monde ça va nous faire quelque chose qui va marcher, qui va fonctionner dans le temps.

Estelle (07:27.968)
une sorte de démocratie du savoir. C’est vraiment intéressant, trouve, ne serait-ce que comme concept. Mais si on se recentre un petit peu sur Wikipédia, sur l’importance qu’a toujours eu Wikipédia, mais l’importance peut-être encore grandissante maintenant avec cet arrivé des LLM et l’utilisation que les LLM en font de Wikipédia, moi je t’écoute, je me dis…

C’est formidable. T’es en train de me dire que moi et Stel Balot, demain… Enfin, moi, n’ai pas, a priori, je ne pas allée voir d’ailleurs, mais je pense que je le saurais. Je n’ai pas de page Wikipédia. Pourquoi je n’en ai pas ? faut absolument que j’en ai une, puisque ça va m’apporter beaucoup de visibilité globalement et encore plus peut-être avec les LLM.

Comment je fais ? J’ai le droit moi d’aller, tu disais, je peux ouvrir même si j’ai pas de compte et puis écrire, Estelle Ballot est formidable, allez écouter le podcast du marketing, c’est génial. J’imagine bien, tu vas me dire si je me trompe, mais j’imagine bien que si je fais ça, c’est pas parce que moi j’ai créé une page n’ayant jamais publié, sortant de nulle part, qu’elle va être publiée. J’imagine que les fameux robots et l’auto-gestion vont faire qu’on va dire au temps d’Estelle, on va se calmer deux minutes, comment ça se passe ? Est-ce que je peux faire ça

Nelly Darbois – Wikiconsult (08:42.111)
Donc il vraiment garder en tête que avant tout, Wikipédia, c’est une encyclopédie. C’est pas un site d’information, c’est pas un annuaire, c’est pas un site de communication pour les entreprises ou les personnes, c’est une encyclopédie. Et donc il y a des règles, en fait, pour contribuer à une encyclopédie. C’est censé contenir du contenu encyclopédique et il faut aussi garder en tête que c’est pas quelque chose d’instrumental. fait, Wikipédia, à la base, c’est vraiment quelque chose pour améliorer le savoir de tout le monde. Donc du coup, il y a des règles qui découlent

ça, on sait bien depuis toujours, avant les LLM, qu’il y a eu plein de gens qui, pour pousser leur notoriété, ont eu envie de créer des pages Wikipédia sur eux-mêmes ou des chercheurs pour pousser leurs idées, des institutions pour mettre en avant voilà tout ce qu’elles font et donc en fait…

plus Wikipédia se structurait, plus on a formalisé des règles qui définissent les conditions d’éligibilité. Quelle personne peut avoir une page Wikipédia ? Est-ce que par exemple, être un chercheur, avoir publié dans des revues à Communauté de lecture, avoir écrit un livre publié dans une médecine d’édition, c’est un critère suffisant ? Et donc ça, c’est des règles qui ont évolué dans le temps, qui peuvent toujours être remises en question, mais…

Peu importe qu’on ait déjà contribué par le passé à Wikipédia ou qu’on soit un novice, il faut en premier lieu se tourner vers ces règles-là pour savoir si effectivement la page qu’on veut créer sur cette personne-là, elle est légitime, elle répond aux conditions d’éligibilité.

Estelle (10:09.384)
Oui, fait, c’est ça, c’est que tout le monde n’a pas… Ça ne fait pas sens que tout le monde ait une page sur Wikipédia. J’entends. Tu vas nous parler des règles d’éligibilité peut-être juste après, mais si je me mets à la place d’une entreprise ou d’un indépendant, enfin peu importe, mais d’un point de vue professionnel.

c’est que quand même, j’entends ce que tu me dis, c’est pas un site qui fait pour de la communication. N’empêche que, bon, je me dis que si c’est le premier, le deuxième site le plus utilisé par les LLM, j’ai quand même envie d’y être. Je me dis que moi, d’un point de vue communication pour mon entreprise, ça fait sens. Est-ce que c’est pertinent ?

pour une entreprise d’après toi d’être sur Wikipédia ? Est-ce que c’est quelque chose qu’il faut faire ? que c’est quelque chose qu’on doit finalement mettre dans notre stratégie ? Est-ce qu’on a le droit de le faire ? Est-ce que en fait juridiquement ça ne pas être considéré comme, je ne pas, de la fausse publicité, la publicité menson chère ? Quelle est ta position toi vis-à-vis des entreprises ? Un produit presque commercial finalement, communication.

Nelly Darbois – Wikiconsult (11:09.238)
Alright.

Moi ma position c’est qu’en fait il n’y a pas du tout besoin de dire aux entreprises, en fait il y a un présupposé dans beaucoup d’entreprises, d’institutions que c’est pertinent d’être sur Wikipédia. Pour plein de raisons, parfois rationnelles, parfois moins rationnelles, parfois c’est mon concurrent il est sur Wikipédia, pourquoi moi je ne serais pas sur Wikipédia ? Il y a des raisons on va dire objectives que effectivement toute chose égale par ailleurs, une entreprise qui a une page Wikipédia par rapport à une autre selon son secteur d’activité, j’aime bien prendre l’exemple par exemple des écoles,

privé, bac qui coûte 15, 30, 40 000 euros l’année. Ce n’est pas du tout un critère qui va faire basculer la décision par exemple d’un parent d’inscrire son enfant dans une école, mais ça peut entrer en compte d’évaluer le sérieux, la crédibilité de l’école par rapport à son existence sur Wikipédia. Et ça on peut le décliner pour plein de secteurs d’activité différents. Maintenant, moi ce que j’ai constaté c’est que nous, notre activité, on n’a jamais eu affaire de prospection. On fait plutôt de la sensibilisation, on est plutôt toujours en train de dire attention

Wikipédia parce qu’il plutôt même avant les LLM cette envie d’y être parfois même non rationnelle et

Estelle (12:18.88)
C’est de l’égo peut-être même. Moi j’ai l’impression que si j’ai une page Wikipédia, je suis quelqu’un de connu quand même, c’est un peu sérieux.

Nelly Darbois – Wikiconsult (12:24.479)
C’est ça. Et puis, des fois, il a des tensions aussi entre des équipes, par exemple, de communication dans les entreprises qui savent tout à fait que Wikipédia, c’est pas à des fins de marketing, mais qui ont des pressions parfois de l’équipe dirigeante qui, elle, pour des raisons peut-être d’égo ou de voilà, c’est souvent moi, j’entends surtout mon concurrent, alors pourquoi pas moi ou dans les clubs d’affaires aussi, les entrepreneurs. Tous mes copains sont sur Wikipédia et pas moi. Pareil pour les artistes. Donc après, il a parfois aussi dans ce secteur secteur d’activité des chercheurs

peuvent nous dire oui mais moi je sais que ça entre en compte dans l’obtention peut-être de la belle, de prix, le fait toute chose égale par ailleurs. Non moi j’ai plutôt tendance à dire…

prudence et il y a d’autres leviers à prioriser et à pas du pousser parce qu’on peut rencontrer des obstacles à ça. Maintenant par contre juridiquement, c’est tout à fait légal d’intervenir, il y a des règles par contre qui régissent les contributions qu’on dit rémunérées. Alors contribution rémunérée sur Wikipédia, c’est pas forcément directement qu’on est payé pour créer la page, c’est qu’on a un lien potentiellement…

financiers ou même parfois plus symboliques ou d’autorité avec le sujet de la page sur laquelle on intervient, par exemple même un salarié d’une association ou un membre bénévole d’une association, au bureau d’une association, s’il intervient sur la page Wikipédia, on le considère comme contributeur rémunéré, même s’il n’est pas payé directement. Et donc là, Wikipédia… Voilà.

Estelle (13:50.838)
parce qu’il a un lien de rémunération quel qu’il soit ou en tout cas d’intérêt avec le sujet. D’accord.

Nelly Darbois – Wikiconsult (13:55.264)
Voilà, d’intérêt. Tout à fait. Alors après la frontière elle est assez floue et ça fait lieu à beaucoup de débats parfois houleux sur Wikipédia. Mais en tout cas la règle elle est de dire, et ça c’est valable pour toutes les langues sur Wikipédia, ok on interdit à personne. Par contre il faut déclarer, il faut faire preuve de transparence et il faut déclarer à certains endroits de manière codifiée le lien qui nous unit à la structure sur laquelle on intervient sur Wikipédia.

Estelle (14:17.804)
j’imagine que si je paye quelqu’un pour m’écrire ma page Wikipédia et qu’évidemment on déclare que c’est un lien rémunéré, j’ai moins de chance que cette page soit publiée ou pas forcément.

Nelly Darbois – Wikiconsult (14:30.637)
Nous c’est pas du tout ce qu’on observe, qu’on dit ce qui vraiment fait la différence c’est le respect des règles et la…

la bonne foi, on va dire, qui en tout cas apparaît comme étant de la bonne foi, c’est-à-dire pas essayer de griger en créant des faux comptes, sans déclarer le lien et en arrivant sur Wikipédia en faisant juste une page de cette entreprise comme ça par hasard sans déclarer. C’est très bizarre. Ou pareil, un compte ancien sur Wikipédia et puis qui d’un coup fait une page très logieuse d’une entreprise. C’est très bizarre. contre, quel que soit finalement le compte qui contribue, si on le fait en

en preuve de transparence, voilà un nouveau compte, un compte qui n’intervient pas souvent, on déclare, ben voilà attention je suis salarié de telle entreprise, j’interviens sur la page de telle entreprise et qu’on respecte vraiment toutes les règles de contribution, de ne pas employer un ton promotionnel, de sourcier avec des sites externes à l’entreprise nos propos, on s’assurer bien évidemment de l’éligibilité au préalable de la marque qu’on accompagne, ça c’est très important aussi, et surtout quand il a des critiques ou des contributeurs bénévoles ou non qui nous font des remarques, on les prend en compte, on est cordial et

on est dans l’échange et on pousse pas, c’est comme ça que ça va bien plus que, on va dire, qui finalement intervient sur Wikipédia quoi.

Estelle (15:46.535)
Ce qu’on cherche à avoir, c’est des gens professionnels, éthiques, sérieux qui, payés ou non payés, ou liens ou non liens, vont dire des choses vraies dans le respect de la réalité des choses et pas uniquement pour du business. Tu as prononcé un mot qui je pense est super important, tu as prononcé le mot d’éligibilité. J’entends par éligibilité que finalement tout le monde ne va pas être reçu sur Wikipédia. Quels sont les critères ? Qu’est-ce qui fait que finalement je vais pouvoir avoir une page…

ou un sujet ou une personne d’ailleurs, mais qu’est-ce qui fait qu’on va pouvoir avoir une page Wikipédia ?

Nelly Darbois – Wikiconsult (16:20.981)
Donc a à la fois ce qu’on appelle des critères spécifiques et des critères généraux. Critères spécifiques, ça va être uniquement pour certains types de personnes, je parlais tout à l’heure des auteurs, des personnes qui ont écrit un livre, va y avoir des critères par exemple spécifiques pour eux, même chose pour les artistes, mais là on va parler des critères, on va dire généraux, qui sont valables pour tout le monde et donc on peut cocher par exemple que les critères généraux aient être éligibles tout de même. Et donc ces critères généraux, c’est qu’en fait il faut qu’il y ait des médias nationaux et généralistes

les deux mots sont importants, donc on parle de médias type Les Echos, TF1, BFM et on parle pas de médias type Ouest France, Le Dauphiné Libéré, plutôt la presse régionale ou le Journal des entreprises qui est de la presse spécialisée, donc médias nationaux généralistes qui est consacré à un article ou un reportage d’investigation sur le sujet de l’article Wikipédia qu’on veut créer et cela a au moins deux fois, à au moins deux ans d’intervalle pour s’assurer la continuité on va dire dans le temps.

Estelle (17:16.556)
C’est important. Donc, média nationale, média généraliste. Tu disais un article d’investigation. C’est quoi un article d’investigation ?

Nelly Darbois – Wikiconsult (17:27.637)
Alors, on fonctionne plutôt par exclusion, c’est-à-dire que ce pas une interview, par exemple, une interview question-réponse d’une personne, parce que là, ce n’est pas considéré comme de l’investigation, c’est la personne, finalement, en interne de l’entreprise ou l’entrepreneur, l’artiste qui parle de lui-même. Donc, il faut vraiment que dans la façon dont est réalisé le reportage ou l’article, on voit qu’il y ait eu un travail journalistique derrière de peut-être aller interroger d’autres personnes externes qui ont moins de liens d’affect avec cette entreprise, cette marque, qui peuvent aller

avoir comparé à des concurrents qui sont allés vérifier des chiffres auprès d’une autre source donc voilà c’est vraiment un type de parution et on oublie bien évidemment tout ce qui est publié rédactionnel, paid, mais bien sûr mais ça semble logique mais pour autant…

Estelle (18:08.652)
Bien sûr. Ça semble logique. Oui, effectivement, bien sûr, ça semble logique. finalement, pourquoi ? Oui, il faut le dire. Il faut le dire. Si c’est un article… faut le dire aussi parce qu’il a plein de gens qui ne savent pas. Il y a des articles qui sont payés, c’est-à-dire qu’une entreprise, une personne peu importe, va aller rémunérer le média pour pouvoir parler d’elle, de lui. C’est une forme de communication journalistique. Donc ça ne veut pas dire que c’est faux ce qu’il a dedans. Il n’empêche qu’il a un lien commercial qui est important.

Nelly Darbois – Wikiconsult (18:16.589)
C’est ça.

Nelly Darbois – Wikiconsult (18:34.709)
C’est ça. Et là où les entreprises se font parfois avoir aussi, c’est que parfois, en fait, c’est pas elles directement qui paient le média. Elles passent par une agence tierce qui parfois est plus ou moins d’ailleurs très transparente sur le critère rémunéré ou non. Et donc, elle se dit oui, mais c’est pas nous directement qui avons écrit, mais en fait, c’est écrit sur les articles, le point. fait, tous les médias, c’est ça aussi qui faussent un peu, c’est à dire que tous les médias maintenant, même la presse régionale, proposent aussi du paid. Et donc, il faut bien arriver. Et les gens sur Wikipédia savent très, très, très bien faire la différence.

et ça c’est warning, page directement supprimée si on utilise ce type de source.

Estelle (19:09.898)
Et alors je creuse un peu le sujet. Si j’ai par exemple un média généraliste qui fait un article sur mon entreprise, enfin non, qui ne pas un article sur mon entreprise, j’ai une entreprise qui travaille dans un domaine particulier et ce média fait un article sur ce domaine.

qui traite un sujet, sais pas, je travaille dans l’écologie, il parle d’écologie. Et au sein de cet article, va citer le PDG de l’entreprise qui est considéré comme un expert de ce sujet spécifique. Est-ce qu’on va considérer que c’est un article qui propose de l’éligibilité ou est-ce qu’on va considérer que c’est juste une citation d’un petit bout de chose dans un article et ce pas suffisant

Nelly Darbois – Wikiconsult (19:49.55)
C’est un très bon exemple que tu donnes, parce que c’est ce qu’ont le plus souvent les entreprises. effet, c’est qu’elles sont citées dans un article plus global sur le secteur d’activité. donc non, malheureusement, ça, ne comptera pas que ce soit pour l’entreprise ou le dirigeant, parce que le thème central de l’article, ça va être le secteur d’activité dans lequel la personne intervient ou l’entreprise s’insère. Il faut vraiment que ce soit quelque chose d’ensemble et ne compte pas aussi, par exemple, tout ce qui est annonce de levée de fonds ou finalement, c’est juste une petite news comme ça.

et ça ne retrace pas dans l’ensemble l’entreprise dans son ensemble ou la personne dans son ensemble. Donc c’est vrai que ça concerne peu d’entreprises, c’est que 3000 entreprises françaises qui ont leur page sur Wikipédia par rapport au nombre d’entreprises, bien évidemment c’est peu, mais c’est comme ça, c’est-à-dire que c’est une encyclopédie, c’est encore une fois, c’est pas un annuaire qui a vocation à recenser toutes les entreprises françaises.

Estelle (20:25.292)
d’ARP.

Estelle (20:42.892)
Mais alors, très bien. Mais je me décourage pas. Moi, j’ai envie d’être sur Wikipédia. J’ai pas d’articles. J’ai des articles peut-être locaux parce que finalement, des médias locaux, sans parler de Payde, ça peut arriver assez rapidement d’avoir un média local qui s’intéresse à l’activité d’une entreprise locale, etc. Non, ça j’en ai, mais j’ai pas de média nationale, comme tu dis, qui fait un article d’investigation.

Comment est-ce je peux faire pour en avoir un ? Est-ce que je peux orienter, est-ce qu’il a des choses à mettre en place

Nelly Darbois – Wikiconsult (21:18.477)
Alors moi quand c’est une situation qui est assez fréquente, on arrive à ce constat là, alors il y a deux choses, y a déjà qu’est qu’on peut faire concrètement actuellement, on peut aussi se tourner du côté donc de Wikidata, qui est un site qui gravite dans l’écosystème de Wikipédia qui a été créé dix ans plus tôt et qui lui est vraiment là pour présenter ce qu’on appelle des données structurées qui sont elles aussi utilisées dans les LLM et dans Google. Très souvent quand on tape le nom d’une marque qui n’a pas de page Wikipédia, d’une marque ou d’une personne dans Google qui n’a pas de page Wikipédia, on va avoir

quand même potentiellement un encagré, un graphe de connaissances de Google qui met en avant cette personne-là et ces données quand la personne n’a pas de page Wikipédia, elles peuvent venir de Google Books, peuvent venir parfois du site Internet, mais elles peuvent aussi venir de Wikidata. Donc c’est quand même un élément et les conditions d’éligibilité sur Wikidata sont moins restrictives, notamment le fait d’avoir un article dans la presse spécialisée peut suffire pour être considéré comme éligible sur Wikidata. Et d’ailleurs, des entreprises sont parfois, sans le savoir, sur Wikidata, ont une fiche parce qu’elle a été créée de…

automatique embrassant des données. Donc ça c’est déjà un premier point pour qu’est qu’on peut faire tout de suite, aller regarder de ce côté là si c’est pertinent et toujours en respectant les règles de transparence et de contribution spécifique à cette plateforme là. Et ensuite le deuxième levier c’est bienvenu en se demander au delà finalement de l’intérêt seul de Wikipédia est ce que c’est pertinent de faire un travail de relations presse spécifique qui va avoir un effet potentiel pour Wikipédia mais en gardant en tête les intérêts plus larges des relations presse parce que si on le fait que pour Wikipédia pour moi ça n’a aucun intérêt.

il faut vraiment que ça ait un sens global dans la stratégie de l’entreprise d’aller travailler nos relations presse et surtout d’aller travailler ce type de relations presse là. Parce que peut-être que pour un acteur local, je pense à une PME qui a une activité très locale, régionale, ça va pas sûrement être prioritaire d’aller dans les médias nationaux. À l’inverse d’une activité d’entreprise par exemple qui voudrait même se développer à l’international ou là bien évidemment, aller viser le national va être intéressant. Donc je pense qu’il faut vraiment…

ouvrir un peu de manière plus large et raisonner sur l’intérêt global des relations presse au-delà de l’intérêt seul de Wikipédia.

Estelle (23:22.088)
que j’entends quand même, c’est que c’est intéressant parce qu’on en parlait relativement peu, il a encore peu de temps, c’est-à-dire les relations presses, c’est un peu au sein de la communication, bien souvent c’est un peu la côté. Pardon pour tous les gens qui nous écoutent qui sont dans la relation presse, mais en tout cas mon expérience, elle est là, c’était de se dire c’est intéressant les relations presses, si j’ai un budget, je vais mettre sur les relations presses, mais bon, on verra. Et de plus en plus.

avec CLLM, avec VREM, il y a beaucoup beaucoup de choses qui est réoriente vers les relations presse parce qu’en fait j’imagine que c’est toute cette information, toutes ces data qu’on on va commencer à avoir du mal à vérifier la véracité des choses et donc on vient se tourner vers les journalistes professionnels pour avoir une espèce de crédibilité finalement sur les données, tu penses que c’est ça ? Est-ce que tu vois cette même tendance de les relations presse vont prendre finalement de plus en plus d’importance

parce qu’elles viennent nous apporter de la crédibilité.

Nelly Darbois – Wikiconsult (24:22.145)
Alors c’est vrai que moi, depuis que je travaille sur Wikipédia, donc même avant finalement que les LLM, toute cette place, j’ai toujours été dans cette relation où les relations presse ont du poids en fait et on s’en rend compte. Et donc c’est vrai qu’aujourd’hui, par contre, ce que j’entends, c’est qu’effectivement, il a beaucoup d’entreprises qui se tournent vers et en même temps, les rédactions, on commence à diminuer leur nombre de journalistes, justement, profit des LLM. Donc en tout cas, c’est sûr qu’il a une pression, en tout cas, ça.

maintenant j’ai du mal à… c’est quand une profession qui a toujours existé, les attachés de presse, les relations de presse, et même des agences spécialisées, donc après j’ai pas l’âge de données économiques, on sort un peu de mon champ d’expertise spécifique pour avoir une vision plus globale des relations presse.

Estelle (25:06.912)
tout cas, j’entends de plus en plus souvent les relations presse à intégrer dans les stratégies sur des tailles d’emploi. C’est-à-dire quand on est une très grosse entreprise avec une grosse actualité, ça a toujours évidemment fait sens. Mais j’ai l’impression quand même que ça rentre de plus en plus dans les aspects de stratégie, marketing, communication. Je trouve que c’est un point intéressant. Si j’ai une entreprise qui est éligible, j’ai vérifié a priori.

J’ai vérifié a priori, je me dis si, si, j’ai des articles d’investigation dans des médias nationaux, etc. Mais j’ai pas de page Wikipédia. Comment est-ce que je fais pour passer à l’étape d’après et avoir une page Wikipédia ? Est-ce que je peux faire quelque chose ou est-ce qu’il faut que j’attende que quelqu’un veuille bien créer cette page ?

Nelly Darbois – Wikiconsult (25:55.808)
Donc la stratégie d’attente est tout à fait réaliste, c’est possible, c’est possible. Après, ce n’est pas sûr que la page arrive un jour, mais c’est arrivé quand même. y a des entreprises qui parfois voient que leur page est créée par des gens passionnés comme ça, qui un jour ont eu envie des gens de leur territoire, par exemple. Donc c’est quelque chose qui est possible. Maintenant, des fois, on a envie d’être plus proactif là dedans et donc que ce soit en interne directement. J’en vois tous les jours des entreprises, des équipes de communication qui d’elles-mêmes arrivent à mettre en ligne de manière très correcte leur page Wikipédia.

parfois ne y arrivent pas et du coup là délègue à des professionnels ou parfois préfère directement déléguer. Ça c’est un choix personnel et y a des avantages et des inconvénients à toutes les options. Mais en tout cas, ce qu’il faut, c’est vraiment se documenter sur la bonne manière de procéder. Donc grosso modo, il y a deux manières de faire quand on n’est pas habitué à contribuer sur Wikipédia. Il a soit passer par ce qu’on appelle le forum de relecture où on va créer notre page en respectant les guidelines qu’on trouve très facilement en ligne sur Wikipédia. Tout est rendu public, donc ils sont en consultation libre.

et donc on s’inspire, on va dire, des pages qui sont labellisées de qualité par Wikipédia, qui ont une petite étoile en haut, pour raconter notre contenu idéal, idéal au sens des respect des règles de l’encyclopédie et pas idéal de ce qu’on aimerait nous dire sur l’entreprise. Et puis après, peut passer par ce forum de relecture où des personnes, potentiellement, peuvent nous faire des retours pour nous dire si elles pensent qu’on peut mettre en ligne ou non. Et on peut décider sinon de directement basculer sur la mise en ligne.

Quelle que soit l’étape qu’on choisit…

Si on n’a pas respecté les règles, ça sera supprimé directement, ou alors il y aura des bandos en haut qui remettent en cause l’intérêt de la page. voilà, c’est tout à fait faisable, ça peut prendre, quand même en général, ça prend quelques dizaines d’heures si on n’est pas habitué à contribuer, parce qu’il y a une façon de formater l’information aussi, d’insérer un certain type d’information à un endroit. C’est pas très compliqué quand on le fait tous les jours, mais c’est vrai que quand on l’a jamais fait, ça peut être assez déroutant de savoir bien aussi comment précéder pour que…

Nelly Darbois – Wikiconsult (27:58.505)
page soit maintenue en ligne.

Estelle (28:00.141)
Quand on préparait cet épisode, me disais qu’écrire pour Wikipédia, pas comme écrire sur un site web. C’est quoi ? C’est une écriture plus journalistique, une écriture encyclopédique ? Si tu pouvais m’expliquer en deux minutes, mais quelles sont les grandes différences par rapport à ce que je peux avoir sur un site internet ?

Nelly Darbois – Wikiconsult (28:20.639)
Donc déjà, c’est vraiment, on oublie tout ce qui est superlatif. On oublie même, parfois on s’en rend même pas compte, on n’a pas l’impression que c’est superlatif. Par exemple, on va dire, bon, c’est l’auteur le plus lu au monde. Peut-être que c’est vrai, mais il faudrait mieux être précis. C’est l’auteur le plus lu au monde. c’est à dire, c’est dire, est-ce que c’est l’auteur qui a publié le plus de livres, c’est l’auteur dont les livres se sont plus vendus et puis être vraiment précis sur la nature de l’information. Par exemple, c’est l’auteur qui a commercialisé le plus de livres dans 30,

les 30 pays du monde. Voilà, on va vraiment préciser l’information et la sourcer aussi. C’est pas parce que l’auteur, par exemple, dans une interview, dit qu’il était le plus lu au monde que c’est une source convaincante. faut qu’il une source de meilleure qualité que ça. Donc, on oublie tout ce qui est superlatif, on précise les informations et puis effectivement, on écrit comme on écrirait dans les encyclopédies qu’avaient nos grands-parents chez eux. Sujets, verbes, compléments, on oublie les superlatifs.

on suit aussi un certain plan, donc quelques lignes d’introduction qui résument l’article et puis une partie en général historique, activité, et puis on met les références et on veille à ce que une affirmation égale une source qui dit exactement ce que l’affirmation reprend en faisant attention au copyright, donc sans faire des copiers-collés, en paraphrasant mais en s’assurant vraiment que le média dit ce qu’on a écrit sur Wikipédia.

Estelle (29:47.261)
vraiment une façon spécifique de rédiger ces pages. Nelly, merci. Vraiment, ça m’éclaire, moi, parce que je dois dire que pour moi, Wikipédia, a toujours été une espèce de nébuleuse, on ne pas trop, on ne pas d’où ça vient, de comment, de pourquoi, donc vraiment, ça clarifie…

1. D’où ça vient ? D’abord, je trouve ça intéressant de comprendre d’où vient ce type d’information. Puis 2. Effectivement, est-ce que je peux y être ? Est-ce que ça fait sens d’y être ? Je vais essayer de résumer en une minute ce que tu nous as dit. Tu nous as dit beaucoup de choses évidemment. On commence par l’importance de Wikipédia. C’est l’un des sites les plus lus.

en France, dans le monde également, mais avec l’arrivée des LLM, c’est aussi l’un des sites les plus cités par les LLM. tu rajoutais un autre élément que je trouve vraiment intéressant, tu disais, en plus de ça, les LLM proposent l’information gratuitement en libre accès, ce qui fait que… Pardon, Wikipédia, pas les LLM. Wikipédia propose l’information gratuitement en libre accès et donc les LLM s’entraînent beaucoup sur Wikipédia. Donc l’information qu’on a sur Wikipédia est vraiment une information…

qui va se retrouver régulièrement et souvent dans les différents LLM. Ce qui fait que ça nous donne, avec cet avènement des LLM, c’était déjà très intéressant avant Wikipédia, mais ça nous donne peut-être une envie de plus ou peut-être l’une des raisons pour lesquelles on parle beaucoup de Wikipédia en ce moment. C’est vrai qu’on est nombreux à se dire, mais génial, comment je fais ? Moi aussi, veux ma page Wikipédia. Ce que tu nous dis, c’est que, un…

Tout le monde peut avoir le droit d’être sur Wikipédia. Deux, tout le monde peut avoir le droit de proposer des choses, de faire des changements, de modifier, de créer des pages sur Wikipédia. Ça ne pas dire qu’on va être publié et que l’information va rester parce que Wikipédia c’est un site qui n’a pas de… Je ne trouve pas le nom.

Estelle (31:42.199)
mais qui a une énorme communauté qui va aller vérifier les informations et qui va s’auto-gérer finalement, c’est une espèce d’auto-gestion encyclopédique et que donc ce n’est pas parce qu’on met quelque chose que ça va nécessairement rester. En revanche, absolument tout monde peut proposer. Ce que tu nous dis aussi, c’est qu’il y a des critères d’élégibilité. Pour qu’une entreprise puisse avoir une page Wikipédia, va pas suffire d’écrire une jolie page, bien rédigée comme il faut, il va falloir que cette entreprise…

bien, soit pas n’importe quelle entreprise, les critères. Et notamment comme critère, tu nous parlais du fait d’avoir des communications dans des médias nationaux avec des articles d’investigation et pas seulement une interview, pas seulement une citation. Donc ça correspond finalement à relativement peu. Tu parlais d’environ 3000 entreprises qui sont sur Wikipédia.

en France, j’imagine, 3000 entreprises. Donc effectivement, peut se dire, oui, ça ne me concerne pas nécessairement. Ce que tu nous dis, c’est que même si on n’est pas éligible, même si on n’est pas dans ces critères-là, ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas avoir des éléments d’intérêt. Tu disais qu’il a Wikipédia, mais il aussi Wikidata qui permet de proposer des informations avec des critères d’éligibilité peut-être un peu moins contraignants et qui permettent d’avoir des mentions quand même, même si on n’a pas une page complète, des mentions notamment.

dans les recherches Google et notamment dans les LLM. Donc c’est intéressant d’aller se pencher dessus. Puis si on est éligible, bien on peut venir créer sa page, on peut se faire aider pour créer sa page, on peut le faire de façon rémunérée, tu le disais, ça fonctionne très bien dès lors que c’est fait de façon tout à fait ouverte, éthique, su et dû, tout le monde a cette information et que c’est fait correctement. Mais c’est tout à fait faisable et là il va falloir rédiger cette page selon les critères qui sont…

des critères de rédaction de Wikipédia, mais c’est tout à fait faisable. J’ai essayé de résumer Nelly en une minute ces informations Wikipédia. C’est évidemment complexe, mais je trouve que c’est ultra intéressant de réaliser qu’en c’est faisable, c’est abordable et à différents niveaux finalement.

Nelly Darbois – Wikiconsult (33:52.013)
C’était parfait, un excellent résumé

Estelle (33:56.019)
Nelly, dis-moi si on veut aller plus loin, si on se pose des questions, si on veut avoir sa page Wikipédia, mettre des infos sur Wikidata, avoir de l’aide pour rédiger ou pour mettre à jour, parce que tu ne l’as pas mentionné, mais il a aussi des histoires de mise à jour de page pour que cette page reste cohérente bien sûr dans le temps. Si on a besoin d’aide Nelly, est-ce qu’on peut te joindre quelque part ? Dis-moi.

Nelly Darbois – Wikiconsult (34:19.213)
Oui, moi je suis sur LinkedIn en réseau social Nelly Darbois et puis sinon j’ai un site internet où il a plein de ressources aussi en accès libre et gratuit, articles, vidéos, wiki, consultes.

Estelle (34:30.429)
Très bien, je mettrai les liens bien sûr comme d’habitude dans les notes de l’épisode. Merci beaucoup Nelly de nous avoir éclairé sur Wikipédia. T’es là bienvenue quand tu veux sur le podcast du marketing.

Nelly Darbois – Wikiconsult (34:40.319)
Merci beaucoup Estelle, bonne journée !

 


 

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Le podcast : le média d’influence que les marques sous-estiment – Episode 329

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Et si le podcast était aujourd’hui l’un des médias les plus puissants pour construire votre influence ?

Dans cet épisode, je reçois Adeline Cointe, attachée de presse et fondatrice d’Haut comme 3 comm®, pour explorer un angle encore trop peu traité : le podcast comme levier marketing et RP.

On ne parle pas ici de lancer son propre podcast. On parle d’utiliser le podcast comme un véritable média d’influence, pour gagner en visibilité, en crédibilité et en autorité.

Parce qu’aujourd’hui, les règles du jeu ont changé. L’attention est fragmentée. La confiance est fragile. Et les marques doivent trouver de nouveaux moyens pour exister durablement dans l’esprit de leurs prospects.

Le podcast coche toutes les cases.

 

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Transcription de l’épisode

Bien souvent, quand on parle d’influence, on pense d’abord aux réseaux sociaux, à la vidéo, aux créateurs de contenu, aux campagnes visibles, immédiates, massives. Et pourtant, il y a un média qui avance plus discrètement, mais avec une puissance redoutable pour les marques. Ce média, c’est le podcast.

Le podcast n’est plus seulement un format de contenu sympa à lancer pour faire comme tout le monde. Il devient un véritable levier d’influence, de notoriété et de crédibilité. Il permet d’installer une voix, un point de vue, une expertise. Il permet surtout de créer une relation de confiance rare, parce qu’on entre dans le quotidien des gens, dans leurs écouteurs, dans leur voiture, dans leurs moments de concentration. Et ça, pour une marque, c’est précieux.

Les chiffres commencent d’ailleurs à le confirmer. Une étude Publicis Media x Hawk montre qu’un message diffusé en podcast peut générer jusqu’à 75 % de mémorisation. C’est énorme. Dans un monde saturé de contenus que l’on scrolle sans vraiment les voir, le podcast offre du temps, de l’attention et de la présence. Et c’est précisément ce qui change tout.

Autre signal intéressant : un podcast sur deux repose sur une interview. Cela veut dire que ce média est aussi l’un des plus accessibles pour les entreprises, les experts et les dirigeants qui veulent prendre la parole sans forcément créer leur propre show. Vous n’avez pas besoin de construire toute une machine média pour exister dans l’audio. Vous pouvez aussi vous appuyer sur des podcasts déjà installés, déjà écoutés, déjà crédibles.

C’est là que le sujet devient passionnant d’un point de vue marketing. Parce qu’au fond, la bataille ne se joue pas seulement sur la visibilité. Elle se joue sur le fait d’être identifié, reconnu, retenu. Et quand on sait que 50 % des requêtes Internet se font sur un nom de marque, on comprend tout de suite l’enjeu : avant même de convertir, il faut déjà être connu.

Dans cet épisode, on va donc regarder le podcast sous un angle très concret. Pas comme un simple format éditorial. Pas comme une tendance de plus. Mais comme un média d’influence à part entière, à examiner sérieusement pour sa rentabilité, sa capacité à construire la confiance et son accessibilité pour les marques qui veulent prendre la parole autrement.

Estelle (00:33.054)
Bonjour Adeline, bienvenue sur le podcast du marketing.

Adeline Cointe (00:36.788)
Bonjour Estelle, bonjour à tous !

Estelle (00:39.442)
trop contente de te recevoir Adeline. On va parler d’un sujet que je connais très très très bien mais dont je ne parle jamais parce que pour tout dire, j’y avais pas pensé. C’est toi qui venu me voir et qui m’a dit mais Stél, enfin, il faut absolument qu’on parle du podcast, non pas du podcast comme comment faire un podcast, comment voilà, on pose souvent la question, voilà, il y a plein d’autres podcasts qui sont bien plus spécialisés là-dedans que moi dans le son, etc. Mais non, tu m’as dit non, il faut parler du podcast.

comme média pour les entreprises et comme média RP, relations presse. Donc je trouvais le sujet super, super intéressant. Adeline, avant qu’on rentre dans le vif du sujet, est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais

Adeline Cointe (01:22.446)
plaisir. Donc Adeline Cointe moi j’ai créé Haut comme 3 comm, donc en effet je suis attachée de presse et je permets donc aux entreprises de se rendre visibles en fait sur les médias pour gagner en autorité, en crédibilité et bien sûr aussi en visibilité pour gagner aussi la confiance de leurs prospects et j’ai notamment une appétence pour les podcasts qui est un des nouveaux médias et qui en effet fait vraiment sens aujourd’hui et on va revenir dessus là pendant l’épisode.

Estelle (01:50.43)
Génial, quand tu me dis autorité, crédibilité, visibilité, c’est vraiment le truc des podcasts. Moi, c’est ce que je dis très, très, très souvent. Le podcast n’est pas nécessairement fait pour tout faire, notamment la conversion. peut participer à la conversion, mais pour moi, ce n’est pas le but premier. En revanche, tout ce qui est de l’ordre de la visibilité, de l’autorité, de la crédibilité, du territoire de marque, du positionnement, tous ces éléments-là qui ne pas faciles à travailler en général, le podcast vraiment, c’est le média qui permet de le faire parce qu’on…

On a du temps parce qu’on a cette proximité. On écoute souvent avec des écouteurs à un podcast ou alors dans la voiture. On est dans un univers très personnel, très privé. Moi je dis souvent très sensuel au sens du mot sens. On est très proche, en tout cas par exemple en l’occurrence moi, ma voix est très proche des oreilles des auditeurs. C’est vraiment quelque chose d’un petit peu particulier et qu’il faut travailler d’un point de vue marque. Les marques sont en train de se l’approprier. Tu vois la semaine dernière,

j’étais à une conférence sur le sujet, alors pas que des podcasts, mais sur le sujet de l’influence et de comment l’influence, et notamment pas que l’influence B2C, mais maintenant aussi l’influence B2B est en train de commencer. Comment est-ce que les marques doivent prendre un petit peu ces nouveaux médias ? Souvent elles sont encore un petit peu frileuses, ça tu vas me dire si t’es d’accord avec moi, mais moi ce que je vois c’est que souvent elles sont, et c’est bien normal, encore un peu frileuses parce que…

On découvre encore ces médias-là. L’idée aujourd’hui, c’est justement d’en parler. Qu’est-ce que tu en penses toi ? Est-ce que les entreprises que t’accompagnes viennent naturellement sur le podcast ? Est-ce que tu es un petit peu obligé de les aiguiller ? Comment ça se passe, dis-moi ?

Adeline Cointe (03:24.96)
il y a eu quand même une forte augmentation des podcasts et de leur pertinence sur badir dans la dernière année. Ça a été vraiment un tournant, là l’ai senti. Par contre les entreprises, c’est plutôt moi qui les amène aux podcasts. J’ai souvent, mais j’ai peur, j’en ai jamais fait, qu’est-ce que je vais raconter, comment ça se passe ? Et qui en fait, après les premiers enregistrements, me disent Adeline, c’est quand les prochains épisodes ? C’est super, c’est super chouette comme format, j’ai adoré. Il se passe quelque chose.

comme tu dis, ce côté sensuel, le côté du sens. Pour moi le podcast ça crée un cocon, ça enveloppe en fait à la fois nous deux par exemple qui parlons mais aussi les auditeurs qui sont là aujourd’hui avec nous.

Estelle (04:06.904)
C’est vraiment effectivement… Alors j’entends ce que tu dis sur j’ai peur, etc. Et c’est absolument normal parce qu’on ne pas à quelle sauce on va être mangé quand on vient sur un podcast. Moi je le dis très très souvent avec mes auditeurs, le but c’est de se sentir comme dans un canapé à la maison et on discute. Et bien sûr qu’il faut aussi choisir son podcast, je pense, en fonction de ça et de voir quel lien, abéance on peut avoir avec la personne qui produit le podcast. Mais normalement…

Globalement on est d’accord Adeline ça se passe bien, on est plutôt bien reçus sur les podcasts je pense.

Adeline Cointe (04:41.55)
Oui, tout à fait. Là, tu vois, j’ai eu plus de 100 épisodes pour mes clients et moi. Jamais il y a eu un souci sur un podcast. Tout se passe bien. Au contraire, c’est, comme tu le dis, plutôt convivial, plutôt humain. Et je pense aussi que c’est ce qui plaît aux dirigeants, c’est que c’est moins formel finalement qu’une interview, plateau télé où il faut se tenir bien, etc. Le podcast, en effet, il a quelque chose de beaucoup plus convivial et qui rend aussi l’épisode plus accessible finalement pour vos prospects.

promis les podcasters ne mangent pas tout se passe bien et ce côté appétence que tu évoques est très important on va passer 20 minutes 30 minutes 45 minutes une heure aux côtés du podcaster pour venir se faire interviewer il faut qu’on soit sûr qu’on soit en phase avec la personne est ce que sa façon de s’exprimer ça ressemble à ce que vous pensez est ce que ses valeurs et ses convictions au podcaster vous ressemble est ce que quand vous écoutez les épisodes vous vous sentez à l’aise vous vous sentez bien en effet il faut pas que ce soit forcé

sinon ça n’ira pas pour personne finalement, ni pour les auditeurs, ni pour le podcaster, ni vous en tant que marque pour passer sur le podcast.

Estelle (05:49.184)
Oui, a un côté qui est d’ailleurs, pense, dans l’ère du temps, il a un côté très naturel, j’ai envie d’utiliser un mot qui est ultra galvaudé en ce moment, mais je vais quand même le mettre, qui est authentique, qui est le mot qu’on entend partout, versus l’IA. Tout le monde le dit, là, j’invente pas. Les marques ont besoin d’authenticité parce qu’elles doivent prouver que ce pas de l’IA, parce qu’on est des humains et qu’on aime, l’humain aime l’humain, et donc il faut pouvoir faire des choses qui sont vraies. Je vais pas revenir sur…

la pub d’Intermarché à Noël dernier qui a fait un buzz mondial parce que c’était justement une pub qui n’avait pas été créée par Ilya. Je ne pense pas qu’initialement il l’ait fait pour ça. Je pense que ça a été vraiment juste quelque chose d’assez naturel. Mais il a quand même quelque chose autour de je fais quelque chose de vrai. Et c’est vrai que le podcast a ça de différents d’autres médias et notamment de la radio. pourrait se dire finalement le podcast, la radio, c’est un peu pareil. Sauf que non.

La radio, c’est un média professionnel, un média qui est léché où le son est absolument parfait. Et c’est très bien, je ne pas du tout en train d’opposer les deux, mais le podcast, c’est quand même quelque chose qui a été fait par des amateurs à la base, souvent, qui ont un petit peu bricolé, qui se sont professionnalisés avec le temps. commence, moi ça fait sept ans, le podcast, donc ça commence à arriver à une certaine maturité. Il n’empêche qu’on est encore dans la discussion naturelle. D’ailleurs, je te le disais en off juste avant qu’on appuie sur enregistrer. Moi, ce que je veux, c’est des discussions.

Donc si on se trompe, si on bafouille, si il a… C’est pas grave, je m’en fiche parce qu’en fait, je sais que mes auditeurs, qu’ils viennent chercher, c’est cette discussion d’avoir accès d’être la petite souris. dis souvent ça. Les auditeurs sont la petite souris qui entendent la discussion entre deux personnes qui aiment le marketing, la communication, etc. Et c’est ça aussi qui fonctionne sur le podcast. C’est que finalement, c’est beaucoup plus naturel, authentique et du coup, on y croit plus. Et il y a un effet trust d’y croire vraiment.

de confiance qui se crée, très forte sur le podcast. C’est ça que viennent chercher notamment les marques. C’est ce côté confiance qu’on vient voir sur le territoire, sur la conquête de marque.

Adeline Cointe (07:55.246)
La confiance aujourd’hui, faut se dire que déjà en période de crise économique, le consommateur, le prospect, le client final va être beaucoup plus méfiant, va aller chercher à plus d’endroits pour se renseigner sur vous. Et ce côté authenticité qui en plus n’est pas une authenticité que vous valorisez vous-même. Ce n’est pas vos propres canaux de communication quand vous passez sur le podcast de quelqu’un d’autre. C’est aussi une crédibilité qui vous est accordée par un tiers.

par un média, par le podcaster. Donc là, le consommateur va être aussi prêt à vous faire confiance plus facilement. Et par rapport à l’authenticité, par rapport à l’IA aujourd’hui, en plus, il a une défiance énorme sur tous les contenus qui sont produits. Les gens, même un contenu qui n’est pas fait par l’IA, sont capables de dire, qu’est-ce que c’est que ce contenu IA ? Mais non, en fait, ce n’était pas un contenu IA. Donc la défiance, elle est là et la voix, ne trompe pas.

bien d’accord et d’autant que l’IA, on oublie quand même que c’est les LLM, tout ce qui est Tchadjipiti et consor ont été prévus sur des probabilités. fait quel est le mot le plus probable après la suite de caractères que j’ai tapé avant ? Donc on ne réinvente rien alors que le podcast vous allez apporter aussi une certaine singularité qui aujourd’hui à mon sens est précieuse pour convaincre les prospects.

Estelle (09:24.216)
C’est ce que je disais en introduction, c’est que quand on veut travailler du positionnement, du territoire de marque, ce qui est toujours difficile parce que travailler un positionnement, on a beau décider de notre positionnement. après, c’est l’audience qui va décider si elle s’accroche dessus ou pas. c’est toujours très compliqué de venir travailler ça. Sur un podcast, on va avoir cette opportunité là d’aller poser les choses dans le temps, d’aller poser son discours, d’aller…

d’aller avoir plus que juste un slogan publicitaire finalement et d’installer les choses, d’installer une personnalité aussi. est par exemple, je ne pas, le DG d’une marque ou le directeur marketing ou autre, peu importe, qui vient parler au nom de l’entreprise. On vient poser des choses plus dans le long terme, plus dans la conquête de territoire finalement. Est-ce que ça, c’est quelque chose que tu retrouves comme étant un point d’ancrage vraiment fort sur le podcast pour tes marques

Adeline Cointe (10:18.039)
Tout à fait, Conquête de territoire en plus à plusieurs sens. À la fois le territoire, on va dire, digital, géographique, on occupe l’espace, mais aussi le territoire mental. On vient s’ancrer dans la tête de notre prospect pour plus tard. Donc en termes de Conquête de territoire, le podcast, ça ouvre en fait la découvrabilité. Plus de personnes vont pouvoir connaître votre marque, c’est bien fait. Donc du coup, il a un côté de partage finalement en venant ouvrir plein de portes, plein de chemins.

qui vont mener à vous, à votre marque, à votre expertise et à ce que vous apportez sur votre marché. Et cette découvrabilité-là, elle est précieuse parce que jusque-là, en marketing, on le sait tous, on avait l’habitude de dire qu’il fallait à peu près sept points de contact avant de passer à l’acte d’achat. Aujourd’hui, on n’est pas forcément sur sept points de contact, ça a pas mal évolué, c’est plutôt passer sept heures avec le prospect.

Pour passer cette heure avec un prospect, quand on publie juste sur les réseaux sociaux où les posts sont lus en quelques secondes, ça peut être un peu long. Donc le podcast, comme tu le disais, il a ce côté temps long, on prend le temps et un podcast d’une heure que quelqu’un va avoir écouté, c’est une heure où votre prospect va être avec vous et pas un seul prospect.

Estelle (11:16.023)
C’est long.

Adeline Cointe (11:31.733)
mais tous les auditeurs du podcast en même temps. Ça veut dire que vous n’êtes pas obligé de faire un call de 7 heures avec tous vos prospects. Donc ça c’est hyper, hyper précieux aussi cette conquête même dans leur écosystème. Tu le disais, c’est le podcast, c’est le média aussi du quotidien. On va rentrer en fait dans leur vie. Le podcast, il est consommé sur des situations de vie. Pendant le trajet, quand on cuisine, quand on fait le ménage, quand on fait du sport ou sur la pause déjeuner. Il y a vraiment des temps de consommation.

des épisodes, donc on rentre aussi dans le quotidien des prospects qui vont finalement nous voir comme quelqu’un de familier. Il a cette notion finalement de biais de simple exposition. C’est ce biais de familiarité en fait. le prospect vous entend, plus il a l’impression que vous faites partie de son quotidien, moins il aura de difficultés finalement à sortir sa carte bleue et de travailler avec vous.

Estelle (12:26.434)
Il y a vraiment cet effet, on en parlait tout à l’heure, de confiance qui fonctionne. Je suis d’accord avec toi, avec ce biais de simple exposition, on a passé du temps avec quelqu’un à l’écouter, donc notre cerveau aussi, il choisi de continuer à écouter, il ne va pas se dédire, il va se dire c’est que je suis quand même assez intelligent, c’est que la personne est intéressante, donc je peux lui faire confiance, donc il a un effet positif. y a un deuxième élément, tu en as un petit peu parlé à l’instant, c’est cet effet miroir, c’est-à-dire que la personne qui reçoit sur un podcast,

Si on écoute un podcast régulièrement, on fait confiance à cette personne. Et de fait, la personne qui est reçue, l’invitée sur le podcast, récupère la confiance de l’autre. Si l’autre d’un podcast invite quelqu’un, je peux lui faire confiance parce que je sais que cet autre de podcast invite des bonnes personnes. Il y a vraiment un effet, un double effet de confiance qui se crée. J’ai passé du temps avec la marque et la marque a été invitée par quelqu’un de confiance. Donc on vient apporter…

cette double confiance finalement à la fin de l’épisode, on n’a plus ou beaucoup beaucoup moins cette question de est-ce que c’est la bonne personne, est-ce que c’est la personne qu’il me faut, est-ce que c’est une personne que je peux croire, etc. Ce qui encore une fois dans tout notre univers de défiance est un élément super super important et fort du travail. Il y a un autre élément qui est intéressant, même si on en est encore un peu au début, mais c’est intéressant d’aller chercher ça, c’est les LLM, on le sait donc tout.

les chats GPT, Gemini, Claude et autres viennent récupérer des informations sur le net, sur plein d’endroits, mais notamment sur les podcasts. Ça, c’est un élément super intéressant pour venir ancrer son SEO, son GEO via les podcasts. Qu’est-ce que t’en penses, toi ?

Adeline Cointe (14:14.09)
Oui, tout à fait. D’ailleurs, tu as eu un épisode il n’y a pas longtemps sur ce sujet-là et la personne que tu as reçue a expliqué que c’est ce côté autorité. Aujourd’hui, on est sorti de l’ère du backlink, où avant, en SEO, il fallait absolument qu’il un backlink qui emmène vers notre site, qu’il soit en do-fo-lo. Il avait même tout un tas de clauses particulières, que ce soit cohérent. Aujourd’hui, la cohérence, finalement, c’est vous qui allez devoir la porter sur vos différents canaux. Comment on vous reconnaît finalement ? Qu’est-ce qu’on va

dire de vous, c’est votre autorité, c’est qu’est-ce que vos prospects disent de vous parce qu’ils vous ont identifié comme la personne qui a tel positionnement sur tel marché avec telle expertise et de façon cohérente. Donc ça moi je trouve que c’est hyper chouette aujourd’hui quelque part on crie un peu sur les IA mais en même temps en ramenant cette cohérence on va aussi éviter certains postes un peu creux sur les réseaux sociaux je pense que ça va aider à ce niveau là et de montrer toujours votre

cohérence avec surtout tous les supports dont les podcasts et le podcast en fait, le podcaster il va vous mentionner à la fois dans la description de l’épisode et un podcaster il faut pas oublier qu’en fait il va aussi communiquer sur son épisode donc il aura potentiellement un article de blog potentiellement une parution dans la newsletter du podcaster potentiellement des parutions sur ses réseaux sociaux pour faire connaître l’épisode donc en fait c’est autant de sites finalement que quelqu’un parle de vous sur LinkedIn c’est le site d’autorité c’est LinkedIn qui parle

de vous et le podcaster quand il parle de vous dans la description de son épisode c’est aussi l’hébergeur donc par exemple Auchat qui est devenu aussi un site qui compte aujourd’hui et donc qui va vous mentionner vous avec vos noms, prénoms, votre expertise et potentiellement votre site internet donc forcément pour le LLM c’est tout bénéf parce que c’est pas vous qui parlez de vous-même et ça c’est ce que les LLM regardent aujourd’hui quelle est la crédibilité de la personne à l’extérieur de ce qu’elle veut bien dire d’elle

Estelle (16:12.6)
Ouais, c’est vrai que ça paraît logique en fait quand on se pose la question comme ça. Si quelqu’un me dit je suis formidable, je vais dire, bah écoute, t’es bien sympa, je veux bien te croire, mais enfin qu’est-ce qui me dit que c’est vrai ? Si quelqu’un d’autre vient prendre la parole ou si quelqu’un d’autre te donne la parole et donc utilise sa propre crédibilité, met en cause sa propre crédibilité en donnant la parole, de fait, ça va avoir un poids qui est nécessairement plus important.

Effectivement, que tu dis est juste aussi, c’est qu’il y a un effet de halo de communication qui est très, très fort. Un podcast, un podcaster, n’importe quel podcaster, nécessairement va venir communiquer sur ces épisodes parce qu’on a besoin de ça pour faire rayonner le podcast. pas oublier qu’un podcaster, ce qu’il veut lui aussi, c’est que son podcast soit écouté par un maximum de personnes. Donc de fait, il va faire votre job de communication, ce qui ne vous empêche pas, je le dis à toutes les personnes qui viennent sur des podcasts, qui ne vous empêchent pas de faire la communication de l’épisode.

C’est l’intérêt de tout le monde. Mais la réalité est là. Le podcaster qui reçoit vient faire la communication bien souvent sur, tu disais, un blog, une newsletter, de plus en plus, les newsletters qui sont en train de monter très fort. Maintenant, YouTube beaucoup, parce que la vidéo est entrée. Donc YouTube vient porter beaucoup, beaucoup de choses. Je rappelle que YouTube, c’est Google. Donc il a encore plein, plein de choses qui se passent à ce niveau-là. Les vidéos sont en train de rentrer sur les plateformes elles-mêmes de podcasts. Apple Podcast, n’y est pas encore. Spotify commence.

Donc y a beaucoup, beaucoup de choses qui sont en train de se jouer. On va pouvoir récupérer des shorts, on va pouvoir avoir une diversité de communication qui sortent d’un seul épisode de podcast. Donc ça, c’est aussi un élément super, super intéressant. Il y a un autre élément, moi, je trouve, qui fait très, sens dans le fait de passer sur les podcasts, c’est que finalement, il a une espèce de cercle vertueux en termes de croissance quand on vient passer…

sur un podcast, sur des podcasts, parce que d’ailleurs, je sais pas quelle est ta position là-dessus, mais moi je pense que l’intérêt, c’est aussi de passer sur plusieurs podcasts, pas nécessairement un seul. Souvent on se dit, tiens, je vais passer sur un podcast, puis je vais voir ce qui se passe. vérité, alors moi je suis ravie quand on me dit que c’est chez moi qu’on veut passer, mais la question n’est pas là. Ce qui est intéressant, c’est d’avoir une espèce de momentum et d’aller travailler sur plusieurs éléments. Qu’est-ce que tu en penses ?

Adeline Cointe (18:29.227)
Je te rejoins, tu fais bien de le mentionner, je te remercie. En effet, je n’en avais pas parlé. Un seul podcast, c’est vrai que c’est bien, mais ça ne pas énormément. Alors qu’on parlait tout à l’heure de la première phase, la partie conquête. Plus on va passer sur des podcasts, plus on va favoriser ce biais de familiarité, ce biais de simple exposition, plus on va être au contact des prospects et plus on va bénéficier de cette histoire des 7 heures au contact aussi de nos prospects. Et surtout, ce qui est précieux aussi sur un podcast, c’est que chaque podcasteur a

sa ligne éditoriale, mais à sa sensibilité personnelle, ses questions. en fait, vous allez vous rendre compte que c’est une mine commerciale énorme pour vous parce que si vous utilisez à bon escient vos épisodes, vous le réécoutez parce que ça…

Ça fait partie des erreurs aussi que toutes les marques font. j’aime pas me réécouter. Oui non mais moi non plus j’aime pas me réécouter mais en fait c’est précieux de se réécouter. Déjà on évolue, on s’améliore pour la prochaine fois en entendant tous nos tics de langage. Je vous promets vous allez les entendre moi aussi et pourtant ça fait très longtemps que je passe sur des podcasts. Mais justement vous essayez de vous améliorer pour la prochaine fois et surtout…

Estelle (19:28.29)
C’est pas grave.

Adeline Cointe (19:34.491)
Les questions du podcasteur. C’est aussi des questions potentiellement que votre cible peut se poser. Donc ce sont des idées de contenu, des idées d’articles, des idées de poste que vous allez pouvoir faire justement pour atteindre et convaincre votre cible. Et la sensibilité, la ligne éditoriale, vous allez pouvoir aborder plusieurs angles sur votre même expertise. Donc ça c’est pareil pour notamment les LLM, ça montre que vous êtes capable aussi de vous adapter

à tout un tas de situations, tout un tas d’angles. Donc c’est hyper précieux de passer sur différents podcasts avec chacun leur sensibilité. Cette notion bien sûr de maillage et de top of mind en fait aussi. allez être la personne à qui on pense sur votre sujet. Alors bien sûr, avoir travaillé quand même le positionnement avant. On va pas non plus sur un podcast à n’importe quel moment de son entreprise. Il faut avoir un positionnement quand même assez solide. Alors bien sûr, comme tu le disais Estelle,

le prospect va se l’approprier, notre positionnement, comment il va y réagir. Mais s’il n’est pas travaillé, ça ne sert à rien non plus d’aller sur un podcast. Le but c’est qu’on puisse vous identifier comme une personne à la fois experte et de confiance.

Estelle (20:49.836)
Je suis d’accord avec toi, il faut avoir un truc à dire. Après, il y a plein de podcasts différents avec des thèmes différents. Tu as des podcasts d’inspiration, as des podcasts plus d’éducation, tout va dépendre du podcast sur lequel on va paraitre. Mais moi, pense qu’il faut venir un petit peu préparer. Sur mon podcast, j’aime bien que les choses soient naturelles. Donc je dis souvent à mes invités, préparez pas trop. Parce que moi, ce que j’aime, c’est d’avoir cette vraie discussion entre nous. En revanche, il faut quand même préparer au sens de…

Si on vient sur un… C’est un effort, c’est souvent un effort financier aussi de venir sur un podcast. C’est pas nécessairement gratuit de venir sur un podcast parce qu’on vient chercher de l’audience tout simplement. Donc il faut quand même pas complètement se louper. Il faut savoir ce dont on veut parler et dans quel terme et pourquoi. C’est pas nécessairement surtout l’erreur, pardon, je me permets de le dire parce que je l’ai vu, je le vois de moins en moins, je me permets de le dire. L’erreur première, c’est ne scriptez pas tout ce que vous allez vouloir dire dans le podcast parce que vous ne saurez pas le faire.

Pour le coup, lire un texte sans que ça s’entende que ça soit lu, il être un minimum pro pour que ça s’entende pas. Ça s’entend toujours. Donc en revanche, il faut prévoir les grands piliers de communication. C’est vraiment, c’est ce que tu disais finalement, un podcast, ça va permettre aussi de poser ce que moi j’appelle les piliers de communication, les grands thèmes sur lesquels on va parler, sur lesquels on veut être reconnus, sur lesquels on veut apparaître comme vraiment le, spécialiste.

Et c’est intéressant de les avoir et de les proposer aussi potentiellement au podcaster. Tout dépend de comment le podcaster, la podcaterie s’est organisée. Chacun travaille peut-être différemment, mais c’est intéressant déjà en amont de savoir quels sont les sujets vers lesquels on va vouloir aller. Qu’est-ce que tu en penses ? Est-ce que tu prépares tes clients ? Tu leur demandes de préparer ce genre de choses ? Comment est-ce que vous travaillez ?

Adeline Cointe (22:36.639)
Alors j’aime pas en effet le discours tout prémâché parce que moi qui suis une grande auditrice de podcast je déteste ça et ça s’entend et comme tu dis moi je sais que j’ai fait de la radio un temps où j’avais des chroniques donc chronique en plus c’est quelque chose qui est déjà très préparé, il a un texte déjà et même ça j’arrivais à ce que ça fasse pas quelque chose de lu donc c’est une compétence qui s’acquiert petit à petit donc faites le pas, n’apprenez pas par coeur parce qu’en fait vous allez être perturbé si…

à un moment donné vous avez le…

Adeline Cointe (23:14.173)
Désolée. Donc après vous allez être perturbé si jamais vous loupez un mot. Vous allez bafouiller encore plus, vous allez pas réussir à vous rattraper. Et même le podcaster en fait qui lui est habitué à poser des questions va rebondir au fur et mesure de ce que vous allez dire et ça ne sera pas forcément dans l’ordre que vous, vous aviez imaginé. Donc en fait vous avez toutes les chances d’être perturbé si c’est trop trop scripté, trop préparé en amont. Par contre…

Pour aller sur un podcast, est important quand même de connaître le podcaster. Quelles sont ces questions signatures ? Comment ça se passe ? Est-ce que c’est vous qui vous présentez ou est-ce que le podcaster vous présente ? Est-ce que à la fin de l’épisode, le podcaster vous demande de trouver quelqu’un, de proposer un autre nom ? Parce que si oui, j’ai déjà entendu des gens qui bafouillent, je sais pas, ou qui donnent un nom complètement hors ligne éditoriale. Tout ça, c’est des choses qui font que votre épisode finalement va être percutant. Et pourquoi pas mentionner des fois d’autres épisodes.

tout bénéfique pour le podcaster. Ça montre déjà que vous avez écouté mais en plus de ça lui il va pouvoir faire un maillage entre ces articles de blog. bah telle personne a parlé du podcast qu’on avait fait avec telle personne ou a évoqué tel sujet qu’on avait aussi évoqué avec telle autre personne. Donc finalement c’est cette préparation là qu’on attend quand vous passez sur un podcast.

Estelle (24:34.818)
Et c’est intéressant de toujours, je pense, garder en tête le côté, ça reste un média du naturel. Et donc, si on le prépare trop, finalement, on vient perdre ce naturel. Ce qui est dommage parce que ce que viennent chercher les auditeurs et les auditrices, c’est exactement ça. C’est le naturel. C’est donc la vérité de la marque. C’est l’ADN de votre marque, de ce que vous avez à proposer. Donc, gardez-le absolument comme ça. C’est vraiment l’occasion. C’est rare finalement les occasions où une marque peut apparaître naturelle.

C’est assez précieux. J’ai un peu une dernière question. Alors je sais que c’est un thème toujours un petit peu touchy, mais qu’est-ce que tu penses ? a de plus en plus, le Média Podcast est en train d’arriver doucement à maturation. C’est un média qui a 7, 8, 9 ans en France maximum. Et encore quand je dis 9 ans, il n’y avait pas grand monde il a 9 ans. Donc c’est vraiment un média qui est encore jeune. Ça fait deux, trois ans, moi, je vois deux, trois ans qui commencent.

à être pris de façon plus professionnelle avec de plus en plus de podcasters qui se sont formés, qui se sont professionnalisés. Donc les marques arrivent doucement. Avec la professionnalisation arrivent les budgets, c’est-à-dire qu’on a de plus en plus de podcasts qui sont payants. Le passage sur un podcast va être rémunéré, je le disais pour une raison simple, c’est que le podcaster a construit une audience et c’est cette audience qu’on vient chercher. n’est pas juste pour le plaisir en général de passer sur un podcast. Là, je parle des…

souvent des gros podcasts. On parlait en off tout à l’heure du podcast Legend de Guillaume Plé qui a des tarifs à priori annoncés. Après je ne pas copine avec Guillaume Plé, je ne sais pas quels sont exactement les tarifs, mais enfin qui annoncent des tarifs qui sont extrêmement coûteux, en tout cas qui sont proches des tarifs qu’on peut avoir sur de la télé. Il est vrai que le podcast commence à se rapprocher de la télé et dans les audiences. On a vu des audiences qui dépassent parfois

celle de la télé et dans les mécaniques puisque la vidéo arrive, etc. Comment tu te positionnes, toi, avec tes clients vis-à-vis de ça, vis-à-vis du côté financier des podcasts ? Est-ce que tu regardes des systèmes de ROI ? Comment est-ce que tu travailles ça avec tes clients, dis-moi

Adeline Cointe (26:49.64)
Alors en tant qu’attaché de presse, nous notre rôle c’est quand même plutôt tout ce qui va être éditorial, donc la partie non payante. Par contre, pour autant, je pense que c’est important de mettre dans son budget aussi une partie finance en fait pour passer sur des podcasts.

On l’a expliqué là depuis peut-être une demi-heure, trois quarts d’heure, le podcast aujourd’hui c’est devenu le média sur lequel il faut être. Il faut se dire quand même que sur un podcast il y a eu une étude publiciste C-Hawk qui reprend quand même que un épisode de podcast est mémorisé à 75%. Je sais pas si vous vous rendez compte, tout ce qu’on consomme sur les réseaux sociaux, les gens scroll, qu’est-ce qu’ils vont retenir ? Pas grand chose.

Estelle (27:32.056)
pas grand chose, c’est sûr.

Adeline Cointe (27:33.808)
Donc c’est ça aussi, c’est quelle est la stratégie derrière, qu’est-ce qu’on veut en faire de ces épisodes-là. Et tu disais aussi ce côté communication. Donc parfois aussi, on a un package de communication en plus. On a des choses qui sont à notre disposition directement quand on paye. Donc ça, c’est tout bénéf’ aussi parce que c’est du contenu qui est déjà fait et vous, c’est du temps que vous ne passez pas non plus. Donc c’est juste que ce n’est pas le métier de la tâchée de c’est plutôt le métier du média bailleur, de la personne qui vient

acheter les espaces, les encarts. Mais aujourd’hui, le podcast fait partie des encarts qu’il me semble précieux à mettre dans son budget marketing annuel.

Estelle (28:13.58)
Je te rejoins tout à fait sur le fait qu’il faut regarder le média dans sa globalité et finalement c’est de l’achat média sur le podcast mais pas que, c’est de l’achat média au sens global avec du contenu qui est déjà créé, qui est disponible. Alors ça dépend des podcasts évidemment, chacun encore une fois travaille peut-être différemment mais la réalité c’est que ça permet d’avoir une exposition qui est plurimédia.

qu’on va pouvoir utiliser dans le temps, est vraiment intéressante de ce point de vue-là. Et encore une fois, ce média qui est un petit peu le seul à le proposer, c’est-à-dire un espace dans le temps qui est long, qui est long dans le temps qu’on va passer à écouter un épisode, mais qui est long dans le temps de diffusion également. On ne l’a peut-être pas dit d’ailleurs, mais un épisode de podcast, pas comme une publicité ou une émission en télé qui va passer une fois et bim, c’est terminé. Un épisode de podcast, ça fait sept ans que le podcast du marketing existe.

l’épisode numéro 1, 2, 3, 5, 10, 12, 37, continuent tous les jours à avoir des auditions. Donc on est sur du temps qui est vraiment long. Alors évidemment, c’est au moment de la publication ou des republications que l’épisode va avoir le plus d’audience, mais on est quand même sur quelque chose qui va pouvoir s’installer dans le temps et donc construire cette fameuse notoriété, cette fameuse crédibilité qui sont si difficiles à identifier, à définir.

et puis à valoriser finalement. Là, on a un média qui vient nous le valoriser et d’un point de vue écoute, qu’on va pouvoir tracer dans le temps, et d’un point de vue communication, puisqu’on va pouvoir créer des outils de communication directement en utilisant ces podcasts. Écoute Adeline, si les personnes qui nous écoutent avaient un doute sur l’intérêt du podcast d’un point de vue de la marque. Encore une fois, moi je trouvais que c’était vraiment ce que tu m’as proposé.

comme angle vraiment intéressant, c’est de dire mais non mais en tant qu’outil marketing, c’est la raison pour laquelle j’ai accepté de le faire, parce que je fais très très très rarement des épisodes sur le podcast, mais je trouve qu’en tant que outil marketing, c’est vraiment intéressant d’aller se poser cette question-là, tout en que moi je le vois, c’est l’un des médias qui est en train de monter très très très fort sur les médias, les médias-buyers. C’est encore un média qui n’est pas tout à fait établi et connu, donc je le dis, il y a encore des opportunités parce que les tarifs, alors ça dépend des…

Estelle (30:37.38)
Si on parle de legend, les tarifs se sont envolés. Mais sur beaucoup de podcasts, les tarifs sont encore super abordables parce qu’on est encore au début de la maturation. C’est-à-dire qu’on est encore au moment où les marques commencent à arriver gentiment. On n’est pas encore sur une concurrence trop accrue. moi, mon conseil, ce serait de regarder, et je dis pas de venir, alors venez sur le podcast du marketing si vous le souhaitez. Je vous accueille avec grand plaisir, mais ce n’est pas la question.

Adeline Cointe (30:39.039)
Estelle (31:05.688)
Parce qu’encore une fois, pense qu’il faut aller sur plusieurs podcasts pas en même temps. Pardon. Je me permets de donner la précision. Il n’y a rien de pire pour un podcasteur que quelqu’un qui va sur tous les podcasts concurrents la même semaine. C’est l’enfer. On se connaît tous et on n’a pas envie de raconter la même chose parce qu’on sait bien que les gens écoutent plusieurs podcasts. Donc, faites attention aussi à timer dans le temps. Encore une fois, c’est un travail sur le temps long. Le podcast, d’étaler un peu les choses de façon à ce que justement ça vous bénéficie dans le temps.

Et c’est vraiment intéressant d’aller sur plusieurs podcasts. Mais surtout, il y a encore de la place pour le moment. C’est à mon avis le moment d’aller prendre ce tournant, d’aller chercher ces nouveaux médias qui viennent apporter cette authenticité qu’on n’a pas avec Lya. On a une vraie demande sur l’authenticité. Donc c’est le très très bon moment pour aller explorer les podcasts. Je vous invite à contacter Adeline si vous souhaitez passer sur un ou plusieurs podcasts. Adeline, où est-ce qu’on peut te retrouver si on a envie ?

d’en savoir plus sur les vodkas, de travailler avec toi, de te questionner, dis-moi.

Adeline Cointe (32:06.154)
Alors moi je suis présente sur LinkedIn, donc Adeline Quinte, et sinon sur mon site internet, OCOM3COM, donc H-A-U-T-C-O-2-M-E, le chiffre 3, co2m.fr, mais de toute façon tout sera dans la description avec Estelle.

Estelle (32:22.028)
absolument je vous mets tout dans les notes de l’épisode. Merci beaucoup Adeline, t’es la bienvenue quand tu veux sur le podcast du marketing.

Adeline Cointe (32:30.384)
Merci Estelle !

 


 

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Pourquoi votre contenu attire… mais ne vend pas – Episode 328

ou écouter sur :

>> Téléchargez gratuitement la checklist complète pour être cité par ChatGPT et les LLM<<

 

Dans cet épisode, on s’attaque à un problème fréquent : créer du contenu qui fonctionne… mais qui ne génère pas de ventes.

Vous publiez régulièrement, vous avez de l’engagement, votre audience grandit. Pourtant, votre chiffre d’affaires ne suit pas. Ce décalage n’est pas un hasard. Il vient d’un problème de stratégie, pas de contenu.

 

Vous découvrirez comment créer un lien clair entre vos contenus et votre offre, comment intégrer des mécanismes de conversion de manière naturelle, et comment penser votre contenu comme un véritable tunnel de vente.

 

Cet épisode est particulièrement utile si vous avez déjà une audience mais que vous avez du mal à la monétiser.

 

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Vous pouvez aussi

 


Transcription de l’épisode: 

Introduction

Vous publiez régulièrement. Vos contenus génèrent des vues, des likes, des commentaires. Votre audience grandit. Sur le papier, tout semble fonctionner.

Et pourtant… les ventes ne suivent pas.

C’est une situation que je vois constamment. Des entrepreneurs, des créateurs, des marketeurs qui maîtrisent parfaitement les codes du contenu. Ils attirent. Ils captent l’attention. Ils créent même une vraie relation avec leur audience.

Mais au moment de transformer cette attention en chiffre d’affaires, quelque chose bloque.

Le problème ne vient pas de votre capacité à créer du contenu. Il vient de la façon dont ce contenu est pensé dans votre stratégie globale.

 

Si vous me découvrez avec cette vidéo, je suis Estelle Ballot et vous regardez le podcast du marketing. Mon rôle c’est d’aider les directions marketing à gagner en clarté, structurer leur marketing, et obtenir des résultats, sans complexifier.

Alors chaque semaine, ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable.

 

 

Dans cet épisode, vous allez comprendre pourquoi votre contenu attire… mais ne vend pas. Et surtout, comment corriger ça concrètement, sans devenir agressif ni sacrifier la valeur que vous apportez.

 

Partie 1 : Le piège du contenu “qui performe” mais ne convertit pas

1.1 Vous optimisez pour la visibilité, pas pour l’intention d’achat

La majorité des stratégies de contenu sont construites autour d’un objectif implicite : faire des vues.

Vous choisissez vos sujets en fonction de ce qui va “marcher”. Vous adaptez vos formats pour plaire à l’algorithme. Vous testez des hooks plus accrocheurs. Vous cherchez à maximiser la portée.

Et ça fonctionne.

Mais le problème, c’est que la visibilité n’est pas synonyme de business.

Un contenu peut être extrêmement performant en termes d’audience… tout en étant totalement inutile pour générer des ventes. Parce qu’il attire les mauvaises personnes. Ou parce qu’il attire les bonnes, mais au mauvais moment.

Quand vous parlez de sujets trop larges, trop généralistes, vous captez une audience froide. Curieuse, intéressée, mais pas prête à acheter. Vous devenez une source d’information… pas une solution à un problème urgent.

L’intention d’achat, elle, se situe ailleurs. Elle apparaît quand quelqu’un cherche une réponse concrète à un problème précis. Quand il est dans une phase de décision, pas de découverte.

Si votre contenu ne s’adresse jamais à ces moments-là, il ne peut pas convertir.

La vraie question n’est donc pas : “Comment faire plus de vues ?”

La vraie question est : “Est-ce que mon contenu parle à quelqu’un qui est prêt à passer à l’action ?”

 

1.2 L’engagement est un faux indicateur de performance business

On vous a appris à regarder les likes, les commentaires, les partages.

Et c’est normal. Ce sont des indicateurs visibles, immédiats, valorisants.

Mais ce sont aussi des métriques trompeuses.

Un contenu qui fait beaucoup de réactions n’est pas forcément un contenu qui vend. En réalité, c’est souvent l’inverse. Les contenus les plus engageants sont souvent ceux qui divertissent, qui inspirent, qui font réagir émotionnellement.

Pas ceux qui déclenchent une décision d’achat.

Pourquoi ? Parce que l’achat est un acte rationnel autant qu’émotionnel. Il demande de la clarté, de la projection, de la confiance. Il ne se fait pas dans un scroll rapide entre deux posts.

Un contenu peut générer 1 000 likes et zéro client. Un autre peut faire 10 likes et générer 3 ventes.

La différence, c’est l’intention qu’il active.

Quand vous vous focalisez sur l’engagement, vous entraînez votre cerveau à produire ce qui plaît… pas ce qui convertit. Vous optimisez pour la dopamine, pas pour le revenu.

Cela ne veut pas dire qu’il faut ignorer l’engagement. Mais il faut le remettre à sa place. C’est un signal d’attention, pas un indicateur de performance business.

La vraie métrique, c’est : est-ce que ce contenu rapproche votre audience de votre offre ?

 

Partie 2 : Les ruptures dans votre parcours de conversion

2.1 Un message qui séduit… mais qui ne positionne pas une offre claire

Beaucoup de contenus sont excellents pour attirer et créer du lien. Ils inspirent, ils éduquent, ils racontent des histoires.

Mais ils oublient un élément clé : la direction.

Votre audience consomme votre contenu. Elle vous apprécie. Elle apprend des choses. Mais elle ne comprend pas clairement ce que vous vendez.

Ou pire, elle ne fait pas le lien entre votre contenu et votre offre.

C’est une erreur stratégique majeure.

Chaque contenu devrait implicitement répondre à cette question : “Pourquoi devrais-je travailler avec vous ?”

Si vous parlez de sujets trop éloignés de votre cœur d’offre, vous créez une dissonance. Votre audience vous suit pour une chose… mais vous lui vendez autre chose.

Résultat : elle ne se projette pas.

Votre contenu doit préparer la vente. Pas en étant promotionnel, mais en étant aligné. Il doit démontrer votre expertise sur les problèmes que votre offre résout.

Il doit créer de la cohérence.

Quand quelqu’un découvre votre offre, il ne doit pas être surpris. Il doit se dire : “C’est exactement ce dont j’ai besoin, et ça correspond parfaitement à ce que j’ai vu dans son contenu.”

 

2.2 Une absence de pont entre contenu gratuit et proposition commerciale

C’est probablement le point le plus critique.

Vous créez du contenu. Vous apportez de la valeur. Vous construisez une audience.

Mais vous ne faites jamais le lien explicite avec votre offre.

Vous espérez que les gens feront le chemin seuls. Qu’ils iront voir votre profil. Qu’ils comprendront. Qu’ils vous contacteront.

Dans la réalité, ça arrive très peu.

Parce que l’attention est fragmentée. Parce que votre audience consomme des dizaines de contenus par jour. Parce qu’elle n’a pas le temps de deviner.

Sans pont, il n’y a pas de conversion.

Un pont, c’est quoi ? C’est un mécanisme qui guide votre audience vers l’étape suivante. Cela peut être un appel à l’action, un lead magnet, une invitation à en savoir plus, une transition vers une offre.

Ce pont doit être naturel. Cohérent avec le contenu. Aligné avec le problème abordé.

Vous ne forcez pas la vente. Vous facilitez le passage à l’action.

Sans ce lien, votre contenu reste isolé. Il crée de la valeur… mais il ne s’inscrit pas dans un système qui génère du chiffre d’affaires.

 

Partie 3 : Transformer l’attention en chiffre d’affaires

3.1 Introduire des mécanismes de conversion sans casser la valeur

Beaucoup de créateurs hésitent à intégrer des éléments de vente dans leur contenu. Ils ont peur d’être perçus comme trop commerciaux. Ils veulent préserver la qualité, la générosité, la confiance.

C’est une bonne intention. Mais elle peut devenir contre-productive.

Parce que vendre, ce n’est pas manipuler. C’est aider quelqu’un à passer à l’étape suivante.

Un bon mécanisme de conversion ne casse pas la valeur. Il la prolonge.

Par exemple, si vous partagez une méthode, vous pouvez proposer un template pour l’appliquer. Si vous expliquez un problème, vous pouvez proposer un accompagnement pour le résoudre. Si vous donnez un aperçu, vous pouvez offrir un approfondissement.

La clé, c’est la continuité.

Votre contenu gratuit doit naturellement amener vers votre offre. Comme une suite logique. Pas comme une rupture.

Et surtout, vous devez assumer votre posture. Vous n’êtes pas seulement là pour informer. Vous êtes là pour transformer.

Quand votre audience comprend que votre contenu est le point d’entrée vers quelque chose de plus profond, plus structuré, plus transformant… alors la conversion devient naturelle.

 

3.2 Penser votre contenu comme un tunnel, pas comme une fin en soi

Le changement de mindset est ici.

Si vous voyez chaque contenu comme une pièce isolée, vous passez à côté de son potentiel. Vous créez des opportunités… sans système pour les exploiter.

Un contenu performant n’est pas une fin. C’est une porte d’entrée.

Vous devez penser votre stratégie comme un tunnel. Avec des étapes claires : attirer, qualifier, engager, convertir.

Certains contenus doivent attirer une audience large. D’autres doivent filtrer. D’autres doivent éduquer en profondeur. D’autres doivent préparer la décision.

Tous n’ont pas le même rôle.

Quand vous structurez votre contenu de cette manière, vous créez un parcours. Vous accompagnez votre audience, au lieu de simplement capter son attention.

Et surtout, vous reprenez le contrôle.

Vous ne dépendez plus uniquement de l’algorithme ou de la viralité. Vous construisez un système qui transforme l’attention en opportunités concrètes.

C’est là que votre contenu cesse d’être un centre de coût… et devient un levier de croissance.

 

Conclusion

 

Faire un résumé

Votre contenu attire peut-être déjà. Et c’est une excellente nouvelle.

Mais attirer ne suffit pas.

Si vous optimisez uniquement pour la visibilité et l’engagement, vous construisez une audience… sans construire un business. Si vous ne créez pas de lien clair entre votre contenu et votre offre, vous laissez vos prospects dans le flou.

Et si vous ne structurez pas votre contenu comme un parcours, vous perdez des opportunités à chaque publication.

La bonne nouvelle, c’est que tout cela se corrige.

Vous pouvez continuer à créer du contenu de qualité, tout en intégrant des mécanismes de conversion. Vous pouvez rester authentique, tout en étant stratégique. Vous pouvez apporter de la valeur, tout en générant du chiffre d’affaires.

La clé, c’est l’intention.

À partir de maintenant, posez-vous cette question à chaque contenu :

“Est-ce que ce que je publie rapproche vraiment mon audience de mon offre ?”

Si la réponse est non, vous savez exactement quoi ajuster.

 


 

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Le piège de l’authenticité : quand le “vrai” devient marketing – Episode 327

ou écouter sur :

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Pourquoi toutes les marques cherchent-elles à paraître authentiques?

Comment cette approche s’est-elle imposée? Et surtout, est-ce que l’authenticité est encore… authentique ?

 

Vous allez découvrir :

  • Pourquoi l’authenticité a émergé comme réponse à une perte de confiance

  • Comment elle est devenue une norme dans la communication

  • Les codes actuels de “l’authentique” et leurs limites

  • Le risque d’une authenticité trop calculée

  • Les différences entre les marques qui incarnent vraiment leurs valeurs et celles qui les mettent en scène

  • Des clés concrètes pour construire une authenticité durable

 

Un épisode pour prendre du recul et repenser votre manière de communiquer.

 

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Vous pouvez aussi

 

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Transcription de l’épisode

Introduction

Vous avez sans doute remarqué ce changement.

Aujourd’hui, toutes les marques veulent être authentiques.

Elles montrent leurs coulisses. Elles partagent leurs doutes. Elles racontent des histoires personnelles. Elles parlent de valeurs, d’engagement, de transparence.

Sur le papier, c’est une excellente nouvelle.

Le marketing s’éloigne enfin des discours trop lisses, trop parfaits, trop publicitaires.

Mais une question se pose.

Et si cette authenticité était devenue… un nouveau code marketing ?

Parce que lorsque tout le monde cherche à paraître authentique, est-ce que cela l’est encore vraiment ?

Lorsque la vulnérabilité est scénarisée, lorsque les prises de parole sont calibrées pour “faire vrai”, peut-on encore parler de sincérité ?

Le risque, c’est que l’authenticité ne soit plus une intention, mais une technique.

Une posture que l’on adopte parce qu’elle performe. Parce qu’elle engage. Parce qu’elle convertit.

Dans cet épisode, on va prendre du recul.

On va décortiquer ce qu’est réellement le marketing authentique aujourd’hui. On va comprendre pourquoi il est devenu incontournable. Et surtout, on va se poser une question essentielle : est-ce qu’on est encore dans l’authenticité… ou déjà dans sa mise en scène ?

L’objectif n’est pas de juger, mais de vous donner des clés.

Parce que derrière ce sujet, il y a un enjeu majeur : celui de la confiance. Et la confiance, c’est probablement votre actif le plus précieux.

 

 

1. L’authenticité : de valeur différenciante à norme attendue

1.1 L’émergence du marketing authentique : pourquoi il a séduit

Le marketing authentique n’est pas né d’une tendance passagère. Il s’est imposé comme une réponse à une fatigue réelle des audiences. Pendant longtemps, les marques ont cherché à maîtriser parfaitement leur image. Les messages étaient lisses, les visuels irréprochables, les discours calibrés. Tout était pensé pour projeter une forme de perfection.

Mais cette perfection a fini par créer de la distance. Les consommateurs ne s’y retrouvaient plus. Ils doutaient des promesses. Ils ressentaient un décalage entre ce qui était montré et ce qui était vécu.

Progressivement, une autre approche a émergé. Des marques ont commencé à montrer autre chose. Elles ont partagé leurs coulisses, leurs erreurs, leurs apprentissages. Elles ont fait du build in public. Elles ont pris la parole de manière plus directe, plus humaine. Cette simplicité a immédiatement créé un sentiment de proximité.

Michel et Augustin est un bon exemple de ce virage. La marque a construit toute sa communication sur un ton accessible, des prises de parole incarnées et une transparence assumée sur la vie de l’entreprise. Ce positionnement a permis de créer une relation forte avec son audience, bien au-delà du produit.

Aujourd’hui, un nouveau facteur renforce encore cette dynamique. L’explosion des contenus générés par intelligence artificielle. Ces contenus sont souvent perçus comme propres, efficaces, mais aussi impersonnels. En réaction, les marques cherchent à réintroduire de l’humain, du vécu, de l’émotion.

L’authenticité redevient alors un repère. Elle rassure. Elle crée du lien. Et surtout, elle redonne une forme de crédibilité dans un environnement où tout peut être produit rapidement, mais pas forcément ressenti.

 

1.2 Quand l’authenticité devient un standard et perd son pouvoir différenciant

Le succès de l’authenticité a entraîné un phénomène classique en marketing. Ce qui fonctionne est rapidement reproduit. Puis adopté à grande échelle. Puis intégré comme une norme.

Aujourd’hui, l’authenticité n’est plus une exception. Elle est devenue une attente. Les audiences s’attendent à voir des coulisses, à entendre des prises de parole sincères, à découvrir des marques plus humaines. Ne pas le faire peut même sembler suspect ou dépassé.

Mais cette généralisation pose un problème. Quand tout le monde devient authentique, plus personne ne l’est vraiment aux yeux du public. Ou du moins, cela devient beaucoup plus difficile de se démarquer grâce à cela.

On observe alors une forme de standardisation. Les formats se ressemblent. Les discours aussi. Les marques adoptent des codes similaires pour “faire vrai”. Elles montrent leurs équipes, partagent des moments de doute, racontent leur histoire. Mais ces prises de parole finissent parfois par donner une impression de déjà-vu.

Sur LinkedIn, par exemple, les récits personnels sont devenus omniprésents. Les histoires d’échec suivies d’une leçon inspirante se multiplient. Ce format fonctionne, donc il est répété. Mais à force, il perd de son impact.

Le risque, c’est que l’authenticité devienne une mécanique. Une attente à cocher plutôt qu’une démarche sincère. Et dans ce cas, elle ne crée plus de confiance. Elle peut même générer de la méfiance.

Parce que le public évolue. Il reconnaît les schémas. Il perçoit les intentions. Et il devient de plus en plus exigeant sur ce qu’il considère comme réellement authentique.

 

 

2. Quand l’authenticité devient un outil marketing

2.1 Les codes de “l’authentique” reproduits à grande échelle

L’authenticité a tellement bien performé qu’elle a fini par être modélisée. Ce qui relevait au départ d’une posture naturelle s’est transformé en un ensemble de codes identifiables, presque en une recette.

Aujourd’hui, ces codes sont partout. Montrer les coulisses. Parler face caméra sans montage apparent. Partager des moments de doute. Utiliser un ton direct, parfois vulnérable. Mettre en avant l’humain plutôt que le produit. Tous ces éléments sont devenus des marqueurs de ce que l’on considère comme “authentique”.

Le problème, ce n’est pas leur existence. C’est leur reproduction massive.

Sur des plateformes comme LinkedIn ou Instagram, ces formats sont désormais omniprésents. Les créateurs comme les marques les utilisent parce qu’ils savent qu’ils fonctionnent. Ils génèrent de l’engagement, de la proximité, de la réaction.

Mais à force d’être répétés, ces codes deviennent prévisibles. Une vidéo “spontanée” devient en réalité très construite. Un post “brut” suit en fait une structure bien rodée. Même la vulnérabilité peut être scénarisée.

On assiste alors à une forme d’industrialisation de l’authenticité. Elle n’est plus seulement vécue, elle est produite.

Et c’est là que le paradoxe apparaît. Plus les marques cherchent à paraître authentiques en appliquant ces codes, plus elles risquent de produire l’effet inverse. Parce que le public commence à reconnaître ces mécaniques. Il ne voit plus seulement le message. Il voit aussi l’intention derrière.

L’authenticité devient alors un langage commun… mais aussi un terrain saturé.

 

2.2 Le risque de l’authenticité calculée : peut-on être stratégique et sincère à la fois ?

La question n’est pas de savoir si les marques doivent être stratégiques. Évidemment qu’elles le sont. Toute prise de parole s’inscrit dans un objectif. Visibilité, engagement, conversion.

Le vrai sujet, c’est la frontière entre sincérité et calcul.

Quand une marque partage une histoire personnelle, est-ce qu’elle le fait pour créer du lien… ou pour maximiser ses performances ? Quand elle montre ses failles, est-ce une démarche honnête… ou une technique pour capter l’attention ?

Dans la réalité, les deux coexistent souvent.

Certaines marques réussissent à trouver un équilibre. Elles pensent leur communication, tout en restant fidèles à ce qu’elles sont. D’autres, en revanche, basculent dans une logique d’optimisation permanente. Chaque prise de parole est testée, ajustée, calibrée.

Le risque, c’est que l’intention initiale disparaisse derrière la mécanique.

Et surtout, que cela se ressente.

Le public n’analyse pas toujours consciemment ces éléments. Mais il perçoit les incohérences. Une authenticité trop parfaite, trop régulière, trop bien exécutée peut susciter de la méfiance.

À l’inverse, une prise de parole imparfaite mais sincère peut créer beaucoup plus d’impact.

La difficulté, c’est qu’il n’existe pas de règle simple. On peut être stratégique et sincère. Mais cela demande une vigilance constante. Cela demande de se poser une question essentielle avant chaque contenu : est-ce que je dis cela parce que j’y crois vraiment… ou parce que je sais que ça va fonctionner ?

C’est cette lucidité qui fait la différence. Parce qu’à long terme, ce n’est pas la performance immédiate qui construit une marque. C’est la confiance.

 

 

3. Repenser l’authenticité : posture ou véritable engagement ?

3.1 Les marques qui incarnent réellement leurs valeurs vs celles qui les mettent en scène

Toutes les marques parlent aujourd’hui d’authenticité. Mais très peu l’incarnent réellement.

La différence se joue dans l’alignement. Une marque authentique ne se contente pas de dire, elle fait. Ses prises de parole sont le reflet de décisions concrètes, visibles, parfois coûteuses.

Prenons l’exemple de Patagonia. La marque ne communique pas seulement sur l’écologie. Elle intègre cet engagement dans toute sa chaîne de valeur. Elle encourage ses clients à réparer leurs vêtements plutôt qu’à en racheter. Elle a même pris des positions politiques fortes sur la protection de l’environnement. Sa communication est crédible parce qu’elle repose sur des actions tangibles.

À l’inverse, certaines marques adoptent les codes de l’engagement sans en assumer les implications. Elles parlent de valeurs, mais celles-ci ne se traduisent pas dans leurs produits, leurs décisions ou leur fonctionnement. Dans ce cas, l’authenticité devient une façade.

Le problème, c’est que ce décalage est de plus en plus visible.

Les consommateurs ont accès à l’information. Ils comparent. Ils creusent. Une incohérence entre le discours et la réalité peut rapidement être exposée et amplifiée.

On entre alors dans une logique de défiance. Ce n’est pas seulement la campagne qui est remise en question, c’est toute la crédibilité de la marque.

Ce qui faisait la force de l’authenticité, la confiance, devient alors son point de fragilité.

 

3.2 Comment construire une authenticité durable sans tomber dans la posture

Construire une authenticité durable demande un changement de posture. Il ne s’agit plus de produire du contenu “authentique”, mais de construire une marque cohérente.

La première étape, c’est la clarté. Une marque doit savoir ce qu’elle défend réellement. Pas ce qui est tendance. Pas ce qui fonctionne. Mais ce qui est profondément aligné avec son identité.

Ensuite, il faut accepter une forme de constance. L’authenticité ne se joue pas sur un post ou une campagne. Elle se construit dans la répétition. Dans la cohérence des prises de parole. Dans la continuité des actions.

Cela implique aussi de renoncer à une partie de l’optimisation. Tout ne doit pas être pensé uniquement pour performer. Certains contenus peuvent être moins engageants, mais plus justes. Et sur le long terme, c’est ce qui renforce la crédibilité.

Il faut également accepter l’imperfection. Une communication trop maîtrisée peut sembler artificielle. À l’inverse, une parole plus brute, plus directe, peut créer un lien beaucoup plus fort.

Enfin, il y a un point souvent sous-estimé : le courage. Être authentique, c’est parfois prendre des positions qui ne plaisent pas à tout le monde. C’est refuser certains raccourcis. C’est assumer des choix.

Et c’est précisément cela qui fait la différence.

Parce qu’au fond, l’authenticité n’est pas une technique marketing. C’est une discipline. Une exigence. Et surtout, un engagement dans le temps.

 

 

Conclusion

L’authenticité a profondément transformé le marketing. Elle a permis aux marques de recréer du lien, de réhumaniser leur communication et de regagner une partie de la confiance perdue. C’est une évolution positive, et surtout nécessaire.

Mais comme souvent en marketing, ce qui fonctionne finit par être reproduit. Puis standardisé. Puis parfois vidé de son sens.

Aujourd’hui, l’authenticité est partout. Et c’est justement pour cela qu’elle devient plus difficile à incarner réellement. Parce que le public est attentif. Parce qu’il est exposé à ces codes en permanence. Et parce qu’il distingue de mieux en mieux ce qui est sincère de ce qui est simplement bien exécuté.

La question n’est donc plus de “faire authentique”. La question est d’être aligné.

Aligné entre vos messages, vos actions et vos convictions. Aligné dans le temps, pas uniquement dans une prise de parole. Aligné même quand cela ne sert pas directement vos objectifs de performance.

C’est exigeant. Parce que cela demande de renoncer à une partie du contrôle. Cela demande d’accepter l’imperfection. Et parfois, cela demande de prendre des risques.

Mais c’est aussi ce qui crée de la valeur durable.

Si vous deviez retenir une chose de cet épisode, c’est celle-ci : l’authenticité ne se décrète pas, elle se prouve. Et aujourd’hui plus que jamais, c’est ce qui fait la différence.

 

Et maintenant, j’ai une question pour vous.

Dans votre communication, est-ce que vous cherchez à paraître authentique… ou est-ce que vous l’êtes vraiment ?

Si cet épisode vous a fait réfléchir, je vous invite à le partager autour de vous, ou à me dire ce que vous en pensez. C’est aussi comme ça qu’on fait vivre ce podcast.

 

 

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Dark social : le levier d’acquisition que vous ne mesurez pas (mais qui convertit) – Episode 325

ou écouter sur :

Dans cet épisode, nous explorons un levier encore largement sous-estimé en marketing : le dark social.

Vous allez comprendre pourquoi une grande partie de votre impact ne se joue pas en public, mais dans les conversations privées. Nous décortiquons les mécanismes qui rendent ces échanges si puissants en acquisition, et surtout comment les activer concrètement.

 

Au programme :

  • Ce qu’est réellement le dark social et pourquoi il échappe à vos outils

  • Pourquoi les recommandations privées convertissent mieux

  • Les types de contenus qui se partagent naturellement en DM

  • Comment inciter votre audience à parler de vous en privé

  • Les bonnes pratiques pour mesurer sans dénaturer

  • Des exemples concrets et activables immédiatement

 

Si vous cherchez à générer des leads plus qualifiés sans dépendre uniquement des algorithmes, cet épisode va changer votre approche.

 

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Transcription de l’épisode

Introduction

Vous avez probablement déjà vécu cette situation. Vous publiez un contenu sur LinkedIn ou ailleurs. Les likes restent modestes. Les commentaires sont rares. Et pourtant, quelques jours plus tard, un prospect vous contacte en vous disant : “On m’a envoyé votre post, c’était exactement ce dont j’avais besoin.”

Ce moment-là change tout.

Il révèle une réalité que beaucoup de marketeurs sous-estiment encore aujourd’hui. Une grande partie de l’influence ne se joue pas en public. Elle se joue dans l’ombre. Dans les messages privés. Dans les groupes WhatsApp. Dans les conversations Slack. Dans les échanges directs.

C’est ce qu’on appelle le dark social.

Un espace invisible pour vos outils d’analyse, mais extrêmement puissant pour votre acquisition. Parce que derrière chaque partage privé, il y a une intention forte. Une recommandation. Une forme de caution implicite.

Le problème, c’est que ce levier reste mal compris. On le subit plus qu’on ne l’exploite. On espère que nos contenus circulent, sans vraiment savoir pourquoi certains se partagent… et d’autres non.

Dans cet épisode, nous allons changer ça.

Vous allez comprendre ce qu’est réellement le dark social, pourquoi il convertit mieux que la plupart des canaux traditionnels, et surtout comment l’activer volontairement dans votre stratégie marketing.

L’objectif est simple. Ne plus laisser ces conversations vous échapper. Et commencer à en faire un véritable moteur d’acquisition.

 

Si vous me découvrez avec cette vidéo, je suis Estelle Ballot et vous regardez le podcast du marketing. Mon rôle c’est d’aider les directions marketing à gagner en clarté, structurer leur marketing, et obtenir des résultats, sans complexifier.

Alors chaque semaine, ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable.

 

 

 

  1. Comprendre le dark social et son potentiel caché

Le dark social désigne tous les partages de contenu qui échappent aux outils de tracking traditionnels. Concrètement, il s’agit des liens envoyés via WhatsApp, Slack, email, SMS ou messages privés sur les réseaux sociaux.

Ces interactions sont invisibles pour vos analytics. Vous ne voyez ni d’où vient le trafic, ni comment votre contenu circule réellement. Pourtant, c’est souvent là que se prennent les décisions.

Cette invisibilité vient d’un point simple. Ces plateformes sont fermées. Elles ne transmettent pas les données de référence comme le font les réseaux publics. Résultat, dans Google Analytics, ce trafic apparaît souvent comme du “direct”. Ce qui masque complètement son origine.

Mais le plus intéressant n’est pas technique. Il est comportemental.

Les usages ont profondément changé. Les internautes publient moins publiquement. Ils partagent davantage en privé. Ils commentent moins, mais envoient beaucoup plus de contenus à leurs proches ou à leurs collègues.

Ce basculement est clé.

Parce qu’un contenu partagé en privé n’est pas un simple scroll passif. C’est une recommandation active. Une personne prend le temps de dire à une autre : “Tu devrais voir ça.”

Et cette intention change tout en termes de valeur.

Le dark social devient alors un canal d’acquisition extrêmement puissant. Plus discret, mais souvent beaucoup plus efficace. Parce qu’il repose sur la confiance et la pertinence.

Ignorer ce phénomène, c’est passer à côté d’une grande partie de l’impact réel de votre contenu.

 

 

  1. Pourquoi le dark social convertit mieux que les canaux classiques

Le dark social ne se contente pas de générer du trafic. Il génère un trafic de meilleure qualité.

La première raison est simple. Il repose sur la recommandation. Lorsqu’un contenu est partagé en message privé, il est rarement envoyé au hasard. Il est adressé à une personne précise, dans un contexte précis, avec une intention claire.

Cela change radicalement la réception.

Vous ne recevez plus un contenu parce qu’un algorithme l’a poussé. Vous le recevez parce qu’une personne de confiance vous l’a recommandé. Et cette nuance a un impact direct sur votre niveau d’attention et votre perception.

La confiance agit comme un accélérateur.

Un message du type “Tu devrais lire ça” ou “Ça m’a fait penser à toi” agit comme une validation implicite. Le contenu bénéficie immédiatement d’un capital de crédibilité qu’il n’aurait jamais eu seul.

Ensuite, le contexte joue un rôle majeur.

Dans un DM ou un message WhatsApp, le contenu est souvent accompagné d’un commentaire. Ce cadre donne une clé de lecture. Il oriente l’attention. Il rend le message plus pertinent, plus concret, plus actionnable.

Enfin, il y a beaucoup moins de concurrence.

Dans un fil LinkedIn ou Instagram, votre contenu se bat contre des dizaines d’autres. Dans une conversation privée, il est seul. Il capte 100 % de l’attention disponible à ce moment-là.

Résultat, les taux de transformation sont souvent bien plus élevés.

Le dark social ne génère pas forcément plus de volume. Mais il génère des leads plus chauds, plus qualifiés, et souvent plus rapides à convertir.

 

 

  1. Créer du contenu conçu pour être partagé en privé

Tous les contenus ne sont pas égaux face au dark social. Certains formats déclenchent naturellement le partage en message privé, tandis que d’autres restent confinés aux interactions publiques.

La différence repose sur un mécanisme simple. Un contenu est partagé en privé lorsqu’il donne envie de dire à quelqu’un : “Ça, c’est pour toi.”

Ce réflexe est le cœur du dark social.

Pour le provoquer, votre contenu doit être perçu comme utile, pertinent ou marquant. Les contenus très généralistes fonctionnent moins bien. À l’inverse, les contenus ciblés, concrets et actionnables circulent davantage.

Les micro-insights jouent un rôle clé. Une idée claire, rapide à comprendre, immédiatement applicable. Ce type de contenu est facile à transmettre, parce qu’il ne demande pas d’effort d’interprétation.

Les formats courts et impactants fonctionnent particulièrement bien. Une punchline forte, une idée contre-intuitive, un framework simple. Ce sont des contenus qui se copient, se commentent et s’envoient facilement.

L’émotion est un autre levier puissant. Une prise de position, une vérité qui dérange, une observation très juste. Ces éléments déclenchent le partage parce qu’ils suscitent une réaction.

Enfin, pensez à la “portabilité” de votre contenu. Est-ce qu’il peut être compris hors contexte ? Est-ce qu’il garde sa valeur s’il est envoyé sans explication ? Si la réponse est oui, alors vous augmentez fortement sa capacité à circuler en privé.

Créer pour le dark social, ce n’est pas créer plus. C’est créer différemment. Avec l’intention explicite d’être partagé de personne à personne.

 

 

  1. Activer volontairement les conversations privées

Le dark social n’est pas seulement un phénomène passif. Vous pouvez l’activer de manière intentionnelle.

La première erreur consiste à attendre que vos contenus soient partagés. Les contenus performants en dark social sont souvent ceux qui invitent explicitement à la conversation.

Tout commence par vos call-to-action.

Au lieu de demander un like ou un commentaire, vous pouvez orienter vers le privé. Proposer d’envoyer un message. Inviter à partager à quelqu’un de précis. Suggérer une discussion en DM. Ce simple changement modifie profondément le comportement de votre audience.

Vous pouvez, par exemple, poser une question directe. Ou proposer un contenu complémentaire à envoyer en message privé. Cela crée une passerelle naturelle entre le public et le privé.

Ensuite, pensez en termes de déclencheurs de conversation.

Un bon contenu ne doit pas seulement informer. Il doit donner envie d’en parler. Une idée clivante, une opinion forte ou une expérience personnelle vont inciter vos lecteurs à échanger avec leur réseau proche.

Les communautés jouent également un rôle clé.

Les groupes WhatsApp, Slack ou Discord sont des accélérateurs puissants. Ils concentrent des audiences engagées, avec des intérêts communs. Intégrer ou créer ces espaces permet de favoriser la circulation naturelle de vos contenus.

Enfin, votre objectif doit évoluer.

Vous ne cherchez plus uniquement une audience. Vous cherchez à créer un réseau actif. Un écosystème où votre contenu circule sans vous, porté par la recommandation.

C’est là que le dark social devient un véritable levier d’acquisition.

 

 

  1. Mesurer et scaler une stratégie dark social

Le principal défi du dark social, c’est qu’il est… invisible. Vous ne pouvez pas le mesurer directement avec vos outils habituels. Pourtant, cela ne veut pas dire qu’il est impossible à piloter.

La première étape consiste à accepter cette limite. Vous ne chercherez pas une précision parfaite. Vous chercherez des signaux.

Le trafic “direct” est souvent le premier indicateur. Une hausse inhabituelle peut signaler que vos contenus circulent en privé. Ce n’est pas une preuve absolue, mais c’est un bon point de départ.

Ensuite, vous pouvez utiliser des liens trackés de manière intelligente. Des URL spécifiques, des paramètres UTM simplifiés, ou des pages dédiées. Cela permet d’identifier certaines sources, même partielles.

Mais le signal le plus puissant reste qualitatif.

Posez la question à vos prospects. “Comment m’avez-vous découvert ?” Vous serez surpris de voir combien mentionnent un partage privé, un message ou une recommandation directe.

La qualification des leads devient essentielle. Un lead issu du dark social est souvent plus avancé dans sa réflexion. Il a déjà été “pré-validé” par quelqu’un.

Enfin, vient la question du passage à l’échelle.

C’est ici que beaucoup font une erreur. Ils cherchent à industrialiser à tout prix. Or, le dark social repose sur l’authenticité. Trop d’automatisation peut casser la dynamique.

L’objectif n’est pas de contrôler chaque interaction. C’est de créer un système qui favorise naturellement le partage et la recommandation.

Vous ne mesurez pas tout. Mais vous construisez un levier durable.

 

 

  1. Études de cas et stratégies concrètes

Certaines marques et créateurs ont déjà compris la puissance du dark social. Et surtout, ils ont adapté leur manière de créer du contenu.

Prenons un exemple simple. Les créateurs qui publient des contenus très actionnables, avec des frameworks clairs ou des listes concrètes. Ce type de contenu est massivement partagé en privé. Pourquoi ? Parce qu’il est utile immédiatement. Il devient une ressource que l’on transmet.

Autre cas fréquent. Les contenus très ciblés.

Un post qui s’adresse précisément à une audience, comme “les freelances qui veulent signer plus de clients” ou “les CEO en phase de scale”, sera moins liké… mais beaucoup plus partagé en message privé. Parce qu’il permet à quelqu’un de dire : “C’est exactement pour toi.”

Le personal branding joue aussi un rôle clé.

Lorsque vous incarnez votre message, vous facilitez la recommandation. Il est plus simple de dire “tu devrais suivre cette personne” que de partager un contenu anonyme. La confiance est plus forte, donc la circulation aussi.

Côté funnel, les stratégies les plus efficaces intègrent le privé dès le départ.

Par exemple, proposer une ressource accessible uniquement en DM. Ou inviter à poser une question directement. Cela crée une relation plus directe, plus engageante, et souvent plus qualifiée.

Enfin, attention à l’automatisation.

Certains tentent de scaler via des messages automatisés ou des séquences trop agressives. Cela peut fonctionner à court terme, mais dégrade la confiance. Or, la confiance est le socle du dark social.

Les stratégies gagnantes sont souvent les plus simples. Un bon contenu, une intention claire, et une expérience humaine.

 

 

Conclusion

Le dark social est partout. Mais il reste invisible.

C’est tout le paradoxe. Une grande partie de l’impact réel de vos contenus ne se voit pas dans vos statistiques. Elle se joue dans les messages privés, dans les conversations entre collègues, dans les recommandations discrètes mais décisives.

Et c’est précisément là que se trouvent vos meilleures opportunités.

Dans cet épisode, vous avez vu que le dark social ne repose pas sur des hacks techniques. Il repose sur des comportements humains. La confiance. La pertinence. L’envie de partager quelque chose d’utile à quelqu’un de précis.

Vous avez compris pourquoi ces canaux convertissent mieux. Parce qu’ils s’appuient sur la recommandation. Parce qu’ils captent une attention totale. Parce qu’ils arrivent dans un contexte déjà qualifié.

Vous avez aussi vu qu’il est possible de l’activer. En créant des contenus pensés pour être partagés. En orientant vos call-to-action vers la conversation. En construisant des écosystèmes où votre contenu circule naturellement.

Enfin, vous avez compris que mesurer le dark social demande un changement de posture. Moins de contrôle. Plus d’observation. Et surtout, plus d’écoute.

La vraie question n’est plus : “Combien de vues fait mon contenu ?”

La vraie question devient : “Qui l’envoie, à qui, et pourquoi ?”

C’est là que se joue votre croissance.

Alors, pour passer à l’action, je vous propose quelque chose de simple.

Lors de votre prochain contenu, ne cherchez pas à faire le plus de bruit possible. Cherchez à être suffisamment pertinent pour qu’une personne ait envie de l’envoyer à une autre.

C’est ce moment-là qui compte.

Et c’est souvent celui qui génère vos meilleurs clients.

 


 

 

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Branding et rentabilité : le levier sous-estimé de votre marge – Episode 321

ou écouter sur :

On parle souvent de branding comme d’un sujet d’image. Pourtant, une marque forte influence directement votre marge, votre coût d’acquisition et votre fidélisation.

Dans cet épisode, nous explorons pourquoi le branding est un actif financier stratégique, et comment le transformer en véritable machine à profit.

 

Ce que vous allez apprendre

  • Pourquoi le branding influence directement votre capacité à augmenter vos prix

  • Comment la marque réduit votre coût d’acquisition

  • En quoi la différenciation protège votre marge

  • Pourquoi la fidélisation est le vrai moteur de rentabilité

  • Comment la cohérence de marque améliore votre performance marketing

  • Les 4 piliers d’une marque réellement rentable

 

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Vous pouvez aussi

Transcript de l’épisode

Dans cet épisode, nous allons déconstruire une idée reçue : non, le branding n’est pas un luxe réservé aux grandes entreprises. C’est un levier financier extrêmement puissant.

Nous allons comprendre comment la marque agit concrètement sur votre rentabilité.

Nous allons analyser les mécanismes précis qui transforment une identité forte en machine à marge.

Et surtout, je vais vous donner une grille simple pour évaluer si votre marque travaille vraiment pour votre business… ou si elle se contente d’être décorative.

Si vous cherchez à augmenter vos profits sans augmenter vos coûts, cet épisode pourrait bien changer votre manière de voir le branding.

Alors installez-vous confortablement.

On parle rentabilité.

 

1. Le branding ne sert pas à “faire joli” : il influence directement la marge

Le branding n’est pas une question d’esthétique. C’est une question de perception de valeur. Et la perception influence directement le prix que vos clients sont prêts à payer.

Deux produits objectivement similaires peuvent être vendus à des prix radicalement différents. Pourquoi ? Parce que la marque crée un cadre mental. Elle raconte une histoire, installe une promesse, projette un statut. Elle transforme un produit en expérience perçue.

Quand votre marque est claire, distinctive et crédible, vous gagnez ce que l’on appelle le pricing power. Vous n’êtes plus obligé de vous aligner sur le marché. Vous définissez vos propres standards.

Sans marque forte, le client compare uniquement les caractéristiques et le prix. Avec une marque forte, il compare la valeur ressentie. Et la valeur ressentie est beaucoup plus difficile à challenger.

Beaucoup d’entreprises cherchent à augmenter leur marge en réduisant leurs coûts. Elles renégocient leurs fournisseurs, optimisent leur logistique, compressent leurs budgets. Pourtant, l’augmentation du prix moyen de quelques pourcents a souvent un impact bien plus puissant sur la rentabilité.

Une marque forte rend cette augmentation possible. Elle protège la marge parce qu’elle justifie le prix.

Le branding n’est donc pas un centre de coût. C’est un levier direct sur votre capacité à facturer plus cher sans augmenter vos charges.

 

2. La marque réduit le coût d’acquisition

Une entreprise inconnue doit compenser par l’investissement publicitaire. Elle doit acheter l’attention. Elle doit prouver sa crédibilité. Elle doit convaincre plus fort et plus longtemps.

Une marque forte, elle, bénéficie d’un avantage invisible mais décisif : la familiarité.

La notoriété réduit la friction. La confiance raccourcit le cycle de décision. La cohérence rassure. Tout cela a un impact direct sur votre coût d’acquisition client.

Quand votre marque est identifiée et comprise, vos campagnes performent mieux. Votre taux de clic augmente. Votre taux de conversion progresse. Votre trafic organique se développe. Vos clients vous recommandent plus facilement.

Vous n’êtes plus obligé de surenchérir face à des concurrents interchangeables. Votre nom devient un repère.

Regardez certaines marques dans le e-commerce. Lorsqu’un consommateur voit leur publicité, il ne découvre pas une entreprise. Il reconnaît un acteur déjà présent dans son esprit. La différence en termes de performance publicitaire est considérable.

Le branding agit donc comme un amortisseur budgétaire. Il réduit la dépendance à l’acquisition payante. Il stabilise la performance dans le temps. Il crée une préférence avant même la première interaction commerciale.

Moins de résistance. Plus de confiance. Un CAC optimisé.

 

3. La différenciation : sortir de la guerre des prix

Quand vous n’avez pas de marque claire, vous devenez comparable. Et quand vous êtes comparable, vous devenez négociable.

La guerre des prix commence toujours par un manque de différenciation perçue.

Le branding structure votre positionnement. Il définit ce que vous représentez, ce que vous défendez, à qui vous vous adressez vraiment. Il crée une identité qui dépasse les caractéristiques techniques du produit.

Une marque bien positionnée choisit son territoire. Elle accepte de ne pas plaire à tout le monde. Elle assume une vision.

Cette clarté réduit la comparaison frontale. Vous ne jouez plus sur le même terrain que tout le monde. Vous changez les critères d’évaluation.

Un acteur comme Apple, par exemple, ne vend pas uniquement des caractéristiques techniques. Il vend une expérience, un écosystème, un statut, une simplicité. Le prix n’est plus la seule variable de décision.

La différenciation protège la marge parce qu’elle rend la substitution plus difficile. Si votre offre est perçue comme unique, elle est moins attaquable.

Le branding agit donc comme un bouclier stratégique. Il vous sort du piège du “moins cher”. Il vous repositionne sur le terrain de la valeur.

 

4. La fidélisation : la rentabilité se joue après la première vente

La première vente coûte cher. La suivante coûte beaucoup moins.

La rentabilité réelle d’une entreprise ne se joue pas au moment de l’acquisition, mais dans la durée de la relation.

Le branding crée de l’attachement. Il crée un sentiment d’appartenance. Il installe une continuité émotionnelle entre la marque et le client.

Un client fidèle ne rachète pas uniquement parce que le produit est bon. Il rachète parce qu’il se reconnaît dans la marque. Parce qu’il adhère à son univers. Parce qu’il s’y sent aligné.

La valeur vie client augmente quand la relation dépasse la transaction.

Une marque forte facilite aussi l’extension de gamme. Si la confiance est installée, le client sera plus enclin à tester une nouvelle offre. La marque devient un accélérateur de cross-sell et d’up-sell.

La fidélité réduit la pression constante sur l’acquisition. Elle stabilise le chiffre d’affaires. Elle améliore la prévisibilité.

Une communauté engagée coûte moins cher à activer qu’un public froid à convaincre.

Le branding n’est donc pas seulement un levier d’attraction. C’est un levier de rétention. Et la rétention est l’un des plus puissants multiplicateurs de profit.

 

5. La cohérence : accélérateur de performance marketing

Un message confus coûte cher.

Quand votre marque n’est pas claire, chaque campagne repart de zéro. Chaque publicité doit réexpliquer qui vous êtes. Chaque page de vente doit reconstruire la crédibilité.

Une marque structurée crée de la cohérence. Elle aligne le discours, le ton, la promesse, l’expérience.

La répétition renforce la mémorisation. La cohérence renforce la crédibilité.

Dans un environnement saturé, la clarté devient un avantage concurrentiel. Les entreprises qui performent durablement sont celles dont le message est identifiable en quelques secondes.

Le branding agit comme un socle stratégique. Il donne une direction à la création, au copywriting, au design, à la stratégie média.

Vos campagnes deviennent plus efficaces parce qu’elles s’inscrivent dans une continuité. Elles capitalisent sur l’historique de la marque au lieu de créer des actions isolées.

Une marque forte rend la performance marketing plus stable. Moins de dispersion. Plus d’impact. Meilleur retour sur investissement.

 

6. Les 4 piliers d’une marque rentable

Transformer sa marque en machine à marge demande une structure claire.

Premier pilier : un positionnement tranché. Vous devez savoir à qui vous vous adressez et pourquoi vous êtes différent. Sans choix, pas de différenciation.

Deuxième pilier : une promesse forte. Elle doit être simple, compréhensible et crédible. Elle doit répondre à un problème réel et assumé.

Troisième pilier : une cohérence totale. Chaque point de contact doit raconter la même histoire. Site web, réseaux sociaux, service client, produit. La cohérence crée la confiance.

Quatrième pilier : une vision long terme. Le branding produit ses effets dans la durée. Il demande de la constance. Les entreprises qui changent de discours tous les six mois diluent leur impact.

Vous pouvez vous poser une question simple : votre marque vous permet-elle d’augmenter vos prix, de réduire votre dépendance à la publicité et d’augmenter votre fidélité ?

Si la réponse est non, votre branding est probablement esthétique.

S’il est structuré, il devient un actif stratégique.

 

Conclusion

Le branding n’est pas un exercice cosmétique. Il n’est pas là pour embellir votre site ou moderniser votre logo. Il est là pour soutenir votre rentabilité.

Nous avons vu qu’une marque forte influence directement votre capacité à augmenter vos prix. Elle agit sur la perception de valeur, et la perception détermine la marge. Nous avons compris qu’elle réduit votre coût d’acquisition en créant de la familiarité, de la confiance et de la préférence. Nous avons analysé comment la différenciation vous sort de la guerre des prix et protège votre positionnement. Nous avons vu que la fidélisation, portée par l’attachement à la marque, multiplie la valeur vie client. Enfin, nous avons compris que la cohérence structure toute votre performance marketing et améliore votre retour sur investissement.

Une marque rentable repose sur quatre piliers : un positionnement clair, une promesse forte, une cohérence constante et une vision long terme.

La vraie question n’est donc pas “avez-vous un logo ?”.

La vraie question est : votre marque vous permet-elle de vendre plus cher, plus facilement et plus durablement ?

Si votre branding ne soutient pas votre marge, il est décoratif.

S’il est stratégique, il devient un actif puissant.

Je vous invite à prendre un moment pour évaluer votre propre marque à l’aune de ces critères. Où perdez-vous de la marge ? Où pourriez-vous gagner en clarté ? Où manquez-vous de cohérence ?

Le branding n’est pas un luxe. C’est une décision stratégique.

Et si cet épisode vous a éclairé, partagez-le à un entrepreneur qui pense encore que la marque est une dépense. Vous pourriez bien transformer sa manière de piloter son business.

 

Google Ads : pourquoi tout ce que vous saviez est déjà obsolète avec Alexandre Falck – Episode 320

ou écouter sur :

Vous pensez connaître Google Ads ?

Si vous n’y avez pas touché depuis trois à cinq ans, il est probable que vous soyez déjà en décalage. Dans cet épisode, j’échange avec Alexandre Falck, expert SEA et fondateur de l’agence Le Mage du SEA, pour comprendre ce qui a profondément évolué.

Nous parlons audiences, automatisation, PMax, IA Overview, conversion offline… et surtout de ce que ces changements impliquent concrètement pour votre business.

 

Vous pouvez retrouver Alexandre Falk sur linkedin, son site ou sa newsletter.

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Vous pouvez aussi


Transcript de l’épisode

Estelle (00:32.792)
Vous voyez le moment où vous vous dites, Google Ads, je connais, j’ai déjà testé. Et puis vous retombez dessus quelques temps plus tard, voire comme moi quelques années plus tard, vous ouvrez l’interface et puis là, vous avez l’impression d’être entré dans le cockpit d’un avion. C’est exactement ce qui m’est arrivé. En gros, je pensais retrouver un truc à peu près simple, c’est-à-dire des mots-clés, une annonce, une enchère et puis pouf, on lance le truc, on voit ce que ça donne. Sauf qu’entre temps, Google…

Sauf qu’entre temps Google Ads a littéralement changé de planète et le problème c’est que si vous continuez à raisonner avec l’ancien logiciel vous allez faire exactement ce que Google adore, c’est à dire dépenser sans vraiment comprendre ce qui se passe. Alors…

Estelle (01:31.854)
que je langisse ce truc.

Estelle (01:40.206)
Ahem

Estelle (01:57.602)
Où est-ce que je l’ai mis ?

Estelle (03:41.613)
on

Estelle (04:53.641)
voyez le moment où vous vous dites, bon Google Ads, je connais, j’ai déjà testé il a quelques années et puis vous retombez.

Estelle (05:04.685)
Vous voyez le moment où vous vous dites, Google Ads, je connais, j’ai déjà testé, et puis vous décidez quelques années plus tard de rouvrir l’interface. Et puis là, vous avez littéralement l’impression d’être entré dans le cockpit d’un avion. C’est exactement ce qui m’est arrivé. Je pensais retrouver un truc à peu près simple, à savoir des mots-clés, une annonce, une enchère, et puis pouf, on met ça dans la machine, on voit ce qui sort. Sauf qu’entre temps, Google Ads a littéralement changé de planète. Et le problème,

Si vous continuez à résumer…

Sauf qu’entre temps Google Ads a littéralement changé de planète et le problème c’est que si vous continuez à raisonner avec l’ancien logiciel, vous allez faire exactement ce que Google Ads adore, à savoir dépenser sans vraiment comprendre ce qui se passe. Si vous me découvrez avec cet épisode, je suis Estelle Ballot et j’aide les dirigeants et les CMO à structurer leur marketing, gagner en clarté et obtenir des résultats sans complexifier inutilement.

Checks !

Estelle (06:13.825)
Si vous me découvrez avec cet épisode, je suis Estelle Ballot et j’aide les dirigeants et les CMO Marketing à structurer leur marketing, gagner en clarté et obtenir des résultats sans complexifier inutilement.

Estelle (06:28.641)
Si vous me découvrez avec cet épisode, je suis Estelle Ballot et j’aide les dirigeants et les CMO à structurer leur marketing, gagner en clarté et obtenir de vrais résultats sans complexifier inutilement. Cette semaine ici.

Estelle (06:44.331)
Si vous me découvrez avec cet épisode, je suis Estelle Ballot et j’aide les dirigeants et les CMO à structurer leur marketing, gagner en clarté et obtenir de vrais résultats sans complexifier inutilement. Mais putain, pourquoi je m’arrête ?

Estelle (07:01.546)
Ahem.

Estelle (07:06.251)
Si vous me découvrez avec cet épisode, je suis Estelle Ballot et j’aide les dirigeants et les CMO à structurer leur marketing, gagner en clarté et obtenir de vrais résultats sans complexifier inutilement. Chaque semaine ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable. Dans cet épisode, j’ai invité Alexandre Falck, aka le mage du SEA, rien que ça. Alexandre, c’est quelqu’un qui passé des années en grosse agence, qui a vu…

Estelle (07:40.811)
Pour cet épisode, j’ai invité Alexandre Falck AK, le mage du SEA.

Estelle (07:55.394)
Pour cet épisode, j’ai invité Alexandre Falck, aka le mage du SEA, rien que ça. Alexandre a passé des années dans des grosses agences, il a vu ce qui marche vraiment quand on met des budgets vraiment sérieux et il a aujourd’hui…

Estelle (08:14.893)
comment je fais pour travailler, moi?

Estelle (09:10.093)
d’être à la compagnie, t’as toujours un peu l’air de faire des travaux.

Estelle (09:16.525)
Tu veux que je bosse là ?

Estelle (09:21.321)
Dans cet épisode, j’ai invité Alexandre Falck à caler le mage du SEA, rien que ça. Alexandre, c’est quelqu’un qui passé des années dans des grosses agences, il a vu ce qui marche vraiment quand on met des budgets sérieux et aujourd’hui, il accompagne des entreprises qui veulent de la performance sans se faire balader par l’automatisation. Je vous préviens, il a un passage qui m’a littéralement fait sortir mon carnet de notes. C’est celui où il explique ce qui est en train d’arriver avec la recherche

Google et l’IA. Et pourquoi ça risque ?

Estelle (09:58.506)
Je vous préviens, il a un passage qui m’a littéralement fait sortir mes notes. C’est celui où il explique ce qui est en train d’arriver sur la recherche Google avec l’IA et pourquoi, et bien ça risque de changer la façon dont on achète, la façon dont on clique et puis surtout la façon dont on convertit. À ce moment-là, vous comprenez que le sujet, ça n’est pas faire des pubs, le sujet c’est…

Estelle (10:28.777)
À ce moment-là, vous comprenez que le sujet, c’est pas faire des pubs, le sujet, c’est…

À ce moment-là, vous comprenez que le sujet, c’est pas faire des pubs, le sujet, c’est est-ce qu’il a… Putain de cerveau !

Estelle (10:48.269)
mais tout monde est contre moi.

Estelle (11:08.981)
À ce moment-là, vous comprenez que le sujet, ça n’est pas faire des pubs, le sujet c’est est-ce qu’on est en train de perdre le contrôle du parcours client sans s’en rendre compte ? Si vous utilisez Google Ads, si vous pensez vous y mettre ou si vous vous dites on verra plus tard, écoutez cet épisode, y a de fortes chances pour que plus tard, il coûte beaucoup plus cher que prévu. Allez, je vous propose d’accueillir tout de suite Alexandre Falck.

Estelle (11:42.195)
Un grand merci Alexandre, c’est mille fois plus clair maintenant pour moi de savoir comment utiliser Google Ads. Promis, je vais m’y remettre. En tout cas, c’est vraiment super éclairant d’avoir toutes tes tips et de comprendre comment les choses changent régulièrement et comment on peut les utiliser au mieux. Si vous avez aimé cet épisode, bien s’il vous plaît, partagez-le avec un collègue, quelqu’un qui serait intéressé par le sujet. C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer.

le podcast du marketing, à développer cette chaîne YouTube.

C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer cette chaîne YouTube. Je parle de pas grand chose donc… C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer cette chaîne YouTube et ce podcast.

Estelle (12:32.929)
C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer cette chaîne YouTube et le podcast du marketing. Je vous dis à très vite. C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer… C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer le podcast du marketing. Je vous dis à très vite.

 

 

 

Campagnes intégrées : quand chaque étape du parcours client nourrit la prochaine – avec l’ex CMO de Ring Central Julien Rio – Episode 319

ou écouter sur :

Une campagne LinkedIn, un webinar, un emailing, un article sponsorisé.

Individuellement, chaque action peut être pertinente. Ensemble, elles ressemblent parfois à un patchwork sans véritable logique.

Dans cet épisode, nous parlons de campagnes intégrées. Une approche qui dépasse l’omnicanal pour construire un véritable parcours stratégique, où chaque canal nourrit le suivant et accompagne le prospect de la découverte à la conversion.

Ce que vous allez découvrir dans cet épisode

• La différence entre campagne omnicanale et campagne intégrée

• Pourquoi l’alignement des messages ne suffit plus

• Comment construire un parcours marketing logique et progressif

• Le rôle précis de chaque canal dans une stratégie intégrée

• Comment éviter de tomber dans la complexité excessive du tracking

• Les clés pour structurer sans complexifier

Vous pouvez retrouver Julien Rio sur son site ou sur Linkedin.

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Et puis sinon, vous pouvez aussi


Transcription de l’épisode

Orateur #0 Vous écoutez le podcast du Marketing, épisode 321. Bonjour et bienvenue sur le podcast du Marketing. Je suis Estelle Ballot et j’aide les directions marketing à gagner en clarté, structurer leur marketing et obtenir des résultats sans complexifier. Chaque semaine ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable. Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui peut transformer radicalement votre façon de faire du marketing. Il s’agit des campagnes intégrées. Vous me connaissez, j’aime quand le marketing est à la fois stratégique, structuré et orienté business. Sauf que bien souvent, nos actions ressemblent plus à un patchwork. On a une campagne LinkedIn ici, on a un webinar là, un emailing dans un coin, puis on a peut-être aussi un article sponsorisé. Chaque action, elle peut être très bonne individuellement, mais ensemble, elle ne raconte pas toujours une histoire qui est véritablement cohérente. Elles ne font pas forcément avancer votre prospect de manière fluide dans son parcours. Alors, j’avais déjà parlé des campagnes omnicanales avec Thibaut Demorel de Le Permis Libre. C’était l’épisode 202. On avait parlé d’alignement des canaux, de cohérence des messages, d’orchestration. Eh bien, les campagnes intégrées, c’est tout ça, mais elles vont encore un cran plus loin. L’idée, ce n’est plus seulement d’être présent partout avec un message harmonisé, c’est de construire un véritable parcours. Vous avez un canal qui nourrit le suivant, une action qui va préparer la prochaine. En fait, chaque point de contact est pensé comme une étape qui est logique et qui va accompagner votre audience depuis la découverte jusqu’à la conversion, voire après. Alors pour en parler, j’ai le plaisir d’accueillir Julien Rio. Julien, c’est un peu une pointure du marketing international. C’est l’ex-CMO de RingCentral sur la région Europe-Asie-Pacifique. RingCentral, c’est un acteur majeur des communications d’entreprise. En gros, c’est le concurrent direct de Teams et de Google Meet, avec un chiffre d’affaires tout petit de 2,6 milliards. Autant vous dire que des campagnes à grande échelle, il connaît. Dans cet épisode, on va voir ce que c’est réellement une campagne intégrée, en quoi elle est différente de l’omni-canal. Comment est-ce qu’on peut la construire concrètement et surtout, comment éviter de se perdre dans la complexité du tracking et de l’attribution ? Si vous avez envie de passer d’action marketing isolée à une véritable machine cohérente et performante, vous êtes au bon endroit. Bonjour Julien, bienvenue sur le podcast du marketing. Orateur #1 Bonjour Estelle, un grand merci pour ton invitation, je suis super content d’être là. Orateur #0 Écoute, ravie également de t’avoir à mon micro. On va parler d’un sujet dont j’ai déjà un petit peu parlé il y a quelques mois, voire une bonne grosse année, une année et demie, avec Thibaut Demorel, qui est le CMO du permis libre. On va parler, mais on va creuser encore un peu plus le sujet. On va parler de ce qu’on appelle les campagnes intégrées. Avant qu’on rentre dans le vif du sujet, Julien, est-ce que tu peux me dire qui tu es et ce que tu fais ? Orateur #1 Grand plaisir. Donc Julien Rio, j’ai… Je suis un leader marketing international. J’ai fait une dizaine d’années à Hong Kong, toujours avec un périmètre très international. Et je suis de retour depuis quelques années en France. J’ai fait beaucoup de choses. J’ai fait du B2B, du B2C, des startups, des scale-up, des grosses boîtes. Et là, ça fait quelques années que je suis plutôt dans l’environnement B2B SaaS, toujours dans le marketing et toujours un peu hyperactif à la recherche de l’excitation du marketing au quotidien. Orateur #0 Super. Et oui, effectivement, tu as plein de projets différents, notamment, si je ne dis pas de bêtises, tu as sorti des livres, tu as écrit des livres, tu as un framework dont on va parler là aujourd’hui. Tu as pas mal d’activités à côté ou en plus de ton activité de CMO. Là, ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est ces fameuses campagnes intégrées. c’est un terme un peu il y a les campagnes omni-canal, il y a le multi-channel, il y a plein de termes. Est-ce que tu peux, pour qu’on commence, est-ce que tu peux m’expliquer, en tout cas ta définition à toi, qu’est-ce que c’est qu’une campagne intégrée ? Orateur #1 Quand on parle de marketing, on pense régulièrement à des activités. Donc j’ai un événement, j’ai quelque chose sur LinkedIn, j’envoie des emails, ça c’est du marketing, ce sont des activités. Tu peux commencer à réfléchir en termes de campagne. En général, c’est-à-dire que tu vas avoir plusieurs activités qui vont avoir un point commun, qui va y avoir une espèce de fil conducteur. Tu peux commencer à réfléchir en termes de campagne multicanale, voire omnicanale, et ça signifie que ta campagne va être lancée sur… tes activités avec le même fil conducteur seront sur plusieurs canaux en même temps. Ce qu’on appelle une campagne intégrée, c’est tout ça, mais on va une étape plus loin où on s’assure qu’il y a une véritable intégration entre les canaux, c’est-à-dire qu’il y a une suite logique. On passe d’un canal à l’autre, on pense en termes d’expérience client, on a une cohérence de messages. Et on essaie de faire en sorte que ce premier canal amène un deuxième, qui amène un troisième, qui amène un quatrième, pour avoir une suite logique et réfléchir en termes de parcours client et évidemment de cycle de vente également. Donc c’est vraiment, on appuie juste des activités décorrélées, on annule l’effet patchwork qui existe quand même régulièrement dans le marketing et on essaie d’intégrer tout ça. Et c’est une intégration des équipes, c’est une intégration des messages, c’est une intégration des canaux, c’est une intégration des assets, des contenus, etc. Et c’est un gros travail qui apporte énormément, à mon sens, aux clients, aux marketeurs et évidemment aux business qui s’en servent. Orateur #0 Oui, si on parle de… Je te posais la question en off quand on préparait l’épisode. Si on parle de différence entre l’omni-canal et la campagne intégrée, grosso modo, c’est quoi ? C’est que sur l’omni-canal, on va faire en sorte d’harmoniser les messages pour être sûr que ce qu’on va voir sur… Je prends des exemples. sur une pub Facebook va correspondre à ce qu’on va retrouver d’un point de vue message, d’un point de vue peut-être visuel sur, je ne sais pas, le site Internet, et ce qu’on va retrouver aussi sur, par exemple, un webinaire. Là où la campagne intégrée, qu’est-ce que c’est ? On va un cran plus loin, c’est-à-dire que l’un vient nourrir l’autre. L’idée, c’est ça, c’est que chaque activité nourrisse l’activité suivante. Orateur #1 Exactement. Si tu réfléchis en termes de parcours client, tu vas avoir des canaux qui sont plutôt orientés awareness. Tu en as d’autres qui sont plutôt orientés considération. Il y en a qui sont clairement là pour faire de la conversion. Et dans une campagne intégrée, tu vas essayer de réfléchir comment ce premier canal où on va me découvrir pour la première fois, comment il va pouvoir doucement m’amener à un autre canal. Donc ça pourrait être mon premier canal, je réfléchis à la volée, j’espère que ça va avoir du sens. Mon premier canal, c’est peut-être une pub dans un magazine. C’est la première fois qu’on va voir ton logo, qu’on va savoir de quoi tu parles. Puis ton deuxième canal, on va te revoir sur une pub LinkedIn, Facebook. peu importe en fonction de ta target, là on est encore on va essayer d’aller un cran plus loin, on explique la marque mais on explique un peu plus ce qu’on fait sans rentrer dans le détail des features, des produits etc mais au moins qu’on soit capable de te positionner sur ton marché et puis le canal suivant on va rentrer un peu plus dans le vif du sujet, on va essayer de pousser un article de blog qui va aller plus loin, on va essayer de pousser une newsletter qui va aller plus loin, on va faire ce qu’on appelle du nurturing puis après on descend doucement et puis vu qu’on a obtenu l’email de cette personne via le canal précédent, on va commencer à faire peut-être de l’outbound et lui envoyer quelque chose d’un peu plus précis, lui proposer proposer une démo, lui proposer de mieux comprendre le ROI de ta solution, etc. Donc l’idée, c’est comment on connecte tout ça. Ce n’est pas juste qu’on est sur tous les canaux, ce n’est pas juste qu’on a le même message, mais comment on connecte tout pour que ce soit intégré, d’où le terme de campagne intégrée. Orateur #0 Oui, c’est vraiment de suivre ce chemin du consommateur, du fameux parcours client. Là où on va faire le parcours client schématise sur un site internet, on fait la même chose, mais en fait sur tous les touchpoints, tous les médias qu’on va utiliser. Moi, la question que je me posais quand on en discutait, c’est que ça, c’est finalement assez linéaire. Parce qu’on a appris à travailler en entonnoir et on vient comme ça descendre étape par étape et essayer, comme sur un site Internet, d’emmener à l’étape suivante qui va à l’étape suivante qui va à l’étape suivante. Moi, quand je t’écoute, et je trouve ça effectivement complètement logique d’aller travailler tes médias et tes investissements pour qu’ils viennent nourrir le suivant, évidemment que c’est plus intéressant. Sauf que quand même nos clients, nos consommateurs, nos auditeurs, on peut leur donner le mot qu’on veut, notre audience globalement, on le sait maintenant, ils viennent de plein d’endroits différents et ils ne sont plus sur un chemin linéaire. On n’est plus sur un chemin en étoile, on vient voir un site, puis on repart, puis on retourne voir une pub, puis on repart, puis on va voir peut-être une newsletter. On sait qu’il y a énormément de points. Est-ce que la campagne est intégrée pour toi ? Elle peut gérer ça ? Ou est-ce que de toute façon, c’est ingérable ? Et tant pis, mettons-le de compter et on fait bien comme on peut. C’est quoi ta position là-dessus, honnêtement ? Orateur #1 C’est à mi-chemin entre les deux. C’est-à-dire que tu as autant de parcours client réel que tu as de client. C’est imprédictible. Et les clients feront bien ce qu’ils veulent de toute manière. Cependant, si tu as bien construit ton parcours client et que tu as une réflexion sur comment ce canal mène à ce canal, mène à ce canal, Plus tu descends, dans ton funnel, dans ton entonnoir, plus tu as des canaux que tu contrôles. C’est-à-dire, quand tu es tout en haut de ton entonnoir, tu mets dans un magazine, c’est un petit peu petit bonheur la chance. C’est-à-dire, tu as quand même fait un targeting. C’est un magazine que ton audience va lire. Tu ne vas pas publier dans n’importe quel magazine. Mais tu ne sais pas exactement qui va lire cette page-là en particulier. Donc, il y a quand même un élément de chance. Quand tu commences à descendre, tu as des emails, tu as des profils LinkedIn, tu as des cookies de retargeting. Donc, tu commences à savoir ce que les gens ont déjà consommé. Donc tu vas pouvoir… t’assurer de targueter correctement et tu vas pouvoir savoir que telle personne a déjà vu ce contenu précédent, tu la gères un petit peu mieux, cette logique de distribution que tu as. Dans tous les cas, le but de la campagne intégrée, c’est pas de contrôler les gens et de les forcer. C’est de dire, si vous avez vu ça, je vais vous proposer cette chose suivante qui a une logique pour moi. Si vous en voulez pas, c’est pas grave, faites votre propre parcours, mais au moins j’essaie de vous simplifier la tâche. C’est dans cette logique-là qu’on s’inscrit. Orateur #0 Ça m’intéresse parce que, tu vois… Je trouve que c’est finalement exactement la logique que moi… Tu sais, moi, j’ai une marotte, c’est le persona. Je veux comme plein de responsables marketing, je pense, mais vraiment, j’ai cette marotte-là de, pour moi, tout part du persona. Et ce que j’explique à plein de mes clients qui n’ont pas compris le persona, en général, pardon, mais désolé, je trouve qu’il y a plein de gens qui n’ont pas compris le persona, c’est exactement ça. C’est de dire, mais moi, je ne vous dis pas que tous vos clients vont ressembler à votre persona, ce serait complètement idiot et franchement, ce serait… Pardon, ce serait chiant d’avoir tous des clients qui se ressemblent tous. Évidemment que chaque client est différent. Mais l’idée, c’est de mettre un maximum de ressources, ressources au sens large, sur le client qui vous semble être le mieux placé pour vous, pour plein de raisons. Parce que le fait de mettre un maximum de ressources sur ce client-là, un, va le toucher, deux, de toute façon, touchera les autres de façon index. C’est un peu pareil là avec le parcours client, c’est de déterminer quel est le parcours client. qui te semble, toi, le plus logique, le plus cohérent, et d’aller construire le média dessus pour que les différents médias que tu vas utiliser vont avoir un ROI qui va être le plus intéressant possible. Ce n’est pas grave s’ils prennent des chemins de traverse. De toute façon, c’est juste que ton ROI sera meilleur sur ce parcours-là. Et il sera un tout petit peu moins bon sur les autres, mais finalement, il t’emmène quand même là. L’idée, c’est ça. Je suis d’accord avec toi. Malheureusement, on ne peut pas savoir par où réellement les gens vont passer. Et ça va de plus en plus être de plus en plus complexe. Si on essaye de le faire, on va finir par se perdre dans les méandres de complexité qui vont nous faire perdre du temps plus qu’autre chose. Orateur #1 Absolument. Je suis 100% aligné avec ça. Et l’idée, c’est que si tu essaies de forcer tes clients, tu risques de les perdre plus qu’autre chose. Donc, propose-leur un chemin. C’est un peu comme chez Ikea. On te propose un chemin, on te force un peu parce qu’il y a une logique business pour eux et qu’il y a une logique pour toi parce que tu vas d’abord regarder les meubles avant de regarder les fleurs. Très bien. Mais en même temps, tu as des portes cachées absolument partout. Si tu as envie de faire ton propre parcours, tu fais ton propre parcours. On t’en propose un qui a une logique et tu crées le tien derrière. Orateur #0 Exactement. Ok. Écoute, j’adore ce concept d’Ikia. Je me revois trouver les portes cachées. J’avais l’impression d’être ultra intelligente à 16 ans quand j’ai trouvé les portes cachées. Je me suis dit, ça y est, j’ai tout découvert de la vie. Bon, ok, je n’étais pas la seule. Orateur #1 Malheureusement, non, il me semble. Orateur #0 Ok, écoute, dis-moi, demain je veux mettre en place une campagne intégrée. Je me dis, mais attends, il a raison Julien, c’est bien, je lis tout ça, mais comment je fais ? Parce que ça paraît simple et ce n’est pas simple en même temps. C’est quoi les grosses étapes ? Qu’est-ce qu’il faut que j’aille regarder en premier pour toi ? Orateur #1 Alors, moi j’ai créé un framework qui s’organise autour de trois étapes essentielles, mais avant ça, il me semble qu’il y a quand même deux, trois prérequis. Le premier prérequis, c’est d’avoir un but très clair. Si tu n’es pas capable en dix mots de dire quel est l’objectif de ta campagne, lance pas de campagne. Est-ce qu’on parle d’acquisition ? Est-ce qu’on parle de rétention ? Est-ce qu’on parle d’upsell ? Est-ce qu’on parle de cross-sell ? De quoi on parle ? C’est quoi ton objectif ? Si possible chiffrer, mais à minima être très clair. Et le but du jeu c’est, si tu reviens sur cette campagne ou que tu la partages à un commercial ou que tu la partages à ton PDG, juste en lisant ces dix mots-là, il sait exactement de quoi on parle. Ça c’est l’étape 1. Ensuite, tu parlais de Bayer Persona. L’audience, le framework que j’ai développé, c’est un… peu différent de ce qu’on trouve en général dans le sens où c’est un framework qui s’organise autour d’une audience. Ce n’est pas des campagnes autour d’un produit, c’est des campagnes autour d’une audience. C’est-à-dire que si pour vendre ton produit, tu as besoin de parler à un DAF et la DSI, tu vas avoir une campagne qui s’organise autour du DAF et une campagne qui s’organise autour de la DSI. Pourquoi ? Parce que les enjeux de ta DSI, ce n’est pas du tout les enjeux de ton DAF. Donc tu ne peux pas… peut pas t’adresser aux deux de la même manière parce qu’ils ont pas les mêmes problématiques. Ce qui m’emmène au troisième pilier, c’est ce que j’aime bien appeler la message house, très américain mais on va dire la maison des messages pour faire plus français, c’est par audience, vu qu’on crée des campagnes autour d’audience, par audience, quels sont les messages qui résonnent avec cette audience. Donc par exemple ton DAF ça va être retour sur investissement ça va être contrôle du budget euh… Je ne sais pas, ça va être interopérabilité parce qu’il ne veut pas avoir 56 produits là où deux suffisent. Alors que tu as des SI, ça va être compatibilité, sécurité et peu importe le troisième. Donc si j’ai ces messages qui sont très clairs organisés autour de mon audience, j’ai déjà les briques qui vont être nécessaires pour créer la campagne par la suite. Et puis le petit dernier point avant de se lancer, c’est d’être super clair sur son équipe. C’est qui ton équipe marketing si tu es dans une toute… de petites structures et que tu es à 360, peut-être que tu fais tout, mais il y a des chances qu’il y ait quand même dans ton équipe étendue, tu as peut-être des commerciaux, tu as peut-être des BDA, tu as peut-être une agence externe qui t’aide sur la création de contenu ou la gestion de certains canaux. Tout ça, c’est ton équipe. Il faut déjà la mettre à plat parce que tu vas avoir besoin d’eux. Une campagne, ça ne se lance pas tout seul, ça se lance avec toutes les personnes qui rentrent dans ce contexte-là. Donc, voilà, ça, c’est les prérequis, un but très clair, une audience très claire, des messages très clairs et une définition très claire de ton équipe et qui fait quoi. Et là, il y a les trois phases. Phase numéro 1, c’est rallier. On rallie tout ce que je viens de mentionner. On a une liste exhaustive de voici les contenus à ma disposition, voici tous mes messages, voici les canaux que je peux utiliser, etc. On fait un état des lieux. Deuxième étape, c’est intégrer. Là, c’est une étape qui pour moi est incroyablement visuelle. J’ai tous mes éléments, je ne vais pas tout utiliser. Quand tu fais une recette, tu ne mets pas tout ce que tu as dans le frigo. Tu réfléchis aux ingrédients dont tu as besoin. Donc, maintenant que je sais que j’ai tout ça, qu’est-ce que je vais utiliser, je le mets où, j’en fais quoi et j’essaie de visualiser, on parlait de parcours client c’est incroyablement visuel un parcours client laissez tomber les post-it ou les fichiers Excel, essayez de dessiner un truc qui ressemble à ce à quoi votre campagne devrait ressembler et une fois qu’on a tout ça, c’est la troisième étape qui est l’étape d’orchestration, on a tous les éléments comment on construit, comment on lance comment on optimise, comment on s’assure que tout fonctionne c’est plus compliqué que ça je schématise énormément pour aller pour aller vite, mais dans l’idée, c’est d’abord on rallie les éléments, on les intègre ensemble et on orchestre le fait que sa campagne fonctionne de manière effective. Orateur #0 Et alors, quand tu dis, ça m’intéresse quand tu dis que c’est très très visuel, c’est-à-dire que tu vas faire comme un véritable mapping limite dessiné à la main, je vais commencer par telle étape qui va emmener sur telle étape en apportant ça, qui va emmener sur telle autre étape, etc. C’est ça que tu fais ? C’est aussi simple que ça, un dessin ? Orateur #1 Alors… Pas à la main parce qu’aujourd’hui, je parlais de l’équipe tout à l’heure, à moins que vous soyez tous dans la même pièce tout le temps, je pense que c’est important d’utiliser des outils. Pour être très transparent, j’utilise Google Slides. C’est gratuit, c’est simple, c’est accessible à tous. Je n’investis pas dans des trucs à 30 000 euros. Google Slides, ça fait très bien le taf. Et je pense que l’étape de création est… En fait, quand tu vas commencer à essayer de visualiser, moi, ma problématique, c’est que ça fait 15-20 ans que je fais du marketing. J’avais pas cette étape de visualisation. Donc quand quelqu’un dans mon équipe, ou quand moi-même je faisais une campagne, puis tu y reviens trois semaines après, alors attends, quel canal fait quoi ? Alors il faut que j’aille lire tel ou tel document de 85 pages pour essayer de me… Non ! Moi j’ai besoin d’un visuel, d’un mapping qui me dit tel canal utilise tel contenu, se connecte à celui-ci, récupère des emails qui rentrent dans cette base de données, qui fait ça. Et quand ça commence à être visuel, c’est incroyablement simple de faire le suivi de tout ce qui se passe. Donc oui, c’est du dessin et pourquoi Google Slides ? Parce que c’est gratuit, parce que c’est simple et parce que tu le partages. Pour moi, c’est un travail d’équipe. Si tu es campaign manager, c’est toi qui fais le gros du travail, mais il faut valider avec les autres. Tu as peut-être des gens qui gèrent tes canaux. Est-ce qu’ils sont d’accord avec ce que tu as prévu de faire ? Est-ce qu’on peut faire le targeting que tu as en tête ? Est-ce qu’on peut récupérer l’email, l’ID, le numéro de téléphone ? Donc tu as besoin de collaborer et pour moi, il faut que ce soit incroyablement visuel pour te rendre compte. Parce qu’un gros travail que tu vas devoir faire, c’est une fois que tu as fait ce mapping, C’est le casser 56 fois en essayant de… Je suis mon client. Est-ce qu’il n’y a pas un cul-de-sac dans ce mapping ? Est-ce qu’en fait, quand j’arrive là, est-ce qu’il y a vraiment une étape logique derrière ? Et quand tu le visualises, tu te rends compte de ça. Quand tu écris juste des PowerPoints, il faut plaisir de faire des PowerPoints, mais que ce ne soit pas visuel, tu ne te rends pas compte de ça et tu te mets à lancer des campagnes sur des canaux. sur de la théorie pure et dure. Quand c’est visuel, tu fais beaucoup moins d’erreurs d’expérience. Orateur #0 Oui, je trouve ça vachement intéressant ce côté visuel. C’est intéressant ce que tu dis. Bien sûr, c’est intéressant, mais je veux dire, le fait que ce soit visuel, tu vois le chemin. Mais ce que je trouve encore plus intéressant, ce n’est pas que le chemin, c’est justement d’aller chercher. OK, certes, il y a le chemin, mais il y a aussi les outils que j’utilise, ce dont j’ai besoin, ce que je vais aller chercher. J’imagine que tu mets les objectifs aussi. J’ai beaucoup aimé ton premier point. de « je commence par revenir à mes objectifs » . Moi, c’est la première leçon de mon tout premier boss en marketing quand j’ai commencé ma carrière il y a 25 ans, on ne va pas trop dire. Et c’était, c’est une phrase toute simple, mais qui restait gravée dans ma mémoire. C’était un mec très charismatique. Quand on rentrait dans son bureau, il fallait un peu être sérieux. Et sa phrase, c’était « on revient toujours à l’objectif » . Quoi que tu fasses, il faut que tu aies en tête quel est l’objectif. C’est tout bête, mais le nombre de personnes qui n’ont pas en tête l’objectif au moment où ils mettent en place quelque chose, je trouve ça très juste en fait, comme conseil très très simple. Donc j’aime beaucoup cette idée de revenir à l’objectif. Est-ce que tu le mets visuellement même l’objectif pour chacun de tes médias ? Orateur #1 En fait, quand je crée une campagne dans le template que je mets à disposition pour ce framework, il y a un slide. qui est le cœur de ta campagne, qui a tout le mapping dont je viens de parler, qui a le nom de la campagne avec l’objectif en dix mots de ce que tu essaies de faire, qui te rappelle quelle est ton audience, qui te rappelle quels sont les assets, les contenus qui sont à ta disposition. Tu as un slide, faute d’un meilleur terme, une diapositive en français. Cœur qui potentiellement va te renvoyer à des choses plus complexes ailleurs, mais qui au moins en un slide, tu sais exactement à quoi ça ressemble, quels sont les objectifs, comment on y arrive et comment les choses se connectent entre elles. Et pour ce que tu disais par rapport à la fameuse phrase de ton premier boss, c’est évident parce que nous, marketeurs, on a la fibre créative et qu’on se laisse rapidement emporter sur des trucs sympas. Et c’est important de retourner au basique. C’est quoi le but ? On ne le fait pas juste parce que c’est marrant et que tu as envie d’apprendre et que c’est excitant et que ça pourrait être utile. Non, retournons aux bases parce qu’effectivement, in fine, on est quand même là pour faire du business. Orateur #0 Exactement, exactement. Et je suis d’accord avec toi. Comme on est créatif, on a envie… Il y a mille trucs. Et puis surtout, en marketing digital, je veux dire, tu as toujours un nouveau truc, le new shiny object qui arrive et évidemment qu’on a envie d’y aller. c’est sage. Ce n’est pas toujours très drôle, mais n’empêche qu’il faut revenir à l’objectif. OK, très bien. Bon, moi, j’aime bien tout ça. La difficulté que j’ai, moi qui suis très créative, c’est un peu le tracking. J’aime beaucoup l’idée qu’en digital, on puisse traquer, qu’on puisse savoir plein de choses et ça nous aide énormément, bien sûr, nous, en marketing. Ce n’est pas toujours facile non plus à mettre en place. Comment est-ce que tu organises ça de pouvoir réussir à suivre comme ça ton client d’une étape à l’autre ? On ne peut pas toujours d’ailleurs. J’imagine qu’il y a des étapes où tu vas me dire, là il faut se dire qu’on ne peut pas. Est-ce que c’est quelque chose qui rentre en compte quand tu crées ton mapping ? Est-ce que tu dis, si je ne peux pas traquer, je ne vais pas aller vers là ou tant pis, je fais l’impasse ? Comment tu vois les choses ? Orateur #1 Je fais complètement l’impasse. le framework que je propose qui est basé sur mes propres erreurs et apprentissages mais les gens, c’est-à-dire les équipes en trois catégories. Tu as ce qu’on va appeler les channel managers c’est-à-dire ceux qui gèrent ton LinkedIn, qui gèrent tes emails, qui gèrent tes publications médias, etc. Tu as le campaign manager qui est le chef d’orchestre qui gère tout de bout en bout et qui va créer ce visuel, etc. En général… certainement ton audience aujourd’hui, et puis tu as les autres, c’est-à-dire ton PDG, ton board, tes commerciaux, etc. Pour les autres, je ne parle jamais d’attribution, on parle de résultat de campagne. On regarde uniquement si la campagne dans son intégralité atteint son objectif. Donc ça peut être un objectif de lead, de pipe, de contrassigné, de peu importe ce que c’est, on l’a défini dès le début cet objectif, et on va parler que de ça. On ne va pas rentrer dans le détail de… On a eu tant d’impressions sur ce machin-là, on a eu tant d’engagements sur celui-ci, on a eu tant de leads de ce truc-là. Non, ça c’est la tambouille interne du campaign manager et de ses channel managers. Vous, externe, vous avez juste le résultat de campagne, c’est ça qui compte. Ensuite, on a la catégorie des channel managers. Eux, ils doivent faire cette optimisation, ils en ont besoin. Mais, de la même manière que tu ne juges pas un chien sur sa capacité à voler ou un poisson sur sa capacité à marcher, Tu ne juges pas une campagne d’awareness sur sa capacité à générer des leads. Tu ne gères pas un article de magazine sur sa capacité à générer des contrats. Ça, ton CFO, il ne le fait pas bien parce qu’il regarde un fichier Excel, il n’a pas les sous-titres. C’est pour ça que lui, on ne lui parle que de résultats de campagne. Par contre, la personne qui gère les médias va devoir avoir des objectifs clairs. Tu vas travailler avec lui ou avec elle en amont. Mais par rapport à ce que tu peux attendre de ce canal, si c’est un magazine… Ça va être compliqué, tu as quand même très très peu de tracking, donc on va se baser sur ce que le magazine te vend, nombre de viewers, nombre d’éditions, etc. Si tu es sur du LinkedIn, en fonction de ce qu’on fait de l’awareness ou de la génération de leads, on va se donner un objectif d’impression, d’engagement, de nombre de leads, etc. Mais on va le faire au niveau… du canal par rapport à ce qu’on en attend, et pas juste par rapport au revenu que ça génère. Et du coup, on arrête le combat des attributions, de multi-touch, last touch, first touch, etc., qui est une prise de tête pas possible, où tu perds un temps incroyable, et où tu finis par couper les mauvais canaux, parce que tu juges un poisson sur les mêmes critères que tu jugerais un chien, et ça n’a pas de sens. Orateur #0 Je suis assez d’accord avec toi. Toute cette problématique d’attribution, d’abord c’est complexe, et d’abord il y a des choses qu’on ne maîtrise pas, et moi je… part du principe que si je ne peux pas le maîtriser, je ne vais pas me battre dessus. Tant pis, je ne le maîtrise pas, c’est comme ça. Donc, soit je fais le choix de ne pas y aller en me disant que je n’ai pas suffisamment d’informations et du coup, je n’ai pas envie d’investir dessus. Et c’est un choix. Et si je fais le choix d’y aller, effectivement, je choisis sur quoi je vais pouvoir me baser mes objectifs. Et puis, vaille que vaille. Mais il y a un moment donné de vouloir trop traquer. Moi, je pense que c’est très bien de traquer. Ce n’est pas ce que je dis. Mais de vouloir trop traquer, on peut tuer le tracking. Je ne sais pas si… Si ça fait sens, mais il y a un moment donné, il ne faut pas que ça tue la capacité de créativité de la campagne. Le risque, je trouve parfois, c’est de se dire on n’y va pas parce qu’on ne sait pas. Oui, mais typiquement, moi, je suis bien placée dans le podcast pour dire qu’il y a des choses où on ne sait pas. Sauf que tu sais que tu en as besoin. Si tu veux faire de la notoriété, le travail de notoriété, tu ne vas pas nécessairement pouvoir le traquer aussi bien que tu vas pouvoir traquer de la conversion. Parce que la notoriété, elle est dans la tête des gens et qu’avant d’aller checker, scanner la tête de chaque personne, il va se passer quelques décennies. Donc bon. Espérons-le. Voilà, espérons-le, exactement. Mais ça reste quand même des choses intéressantes et c’est des choix. Et je pense que c’est des choix assumés. Je suis d’accord avec toi, c’est intéressant ce que tu dis, de dire on peut analyser les choses, on peut aller traquer la data, regarder la data, la creuser. Mais on va utiliser la bonne data pour le bon interlocuteur. Et quand je vais parler effectivement… Au CFO, je ne vais pas utiliser les mêmes datas que quand je vais parler au channel manager parce qu’ils n’ont pas, comme tu le disais tout à l’heure, ils n’ont pas les mêmes attentes, ils n’ont pas les mêmes contraintes, ils n’ont pas les mêmes besoins. Donc repartons, c’est encore notre audience. En fait, c’est aussi, moi je pense que c’est vraiment aussi simple que ça. Souvent en marketing, on pense à nos clients comme étant notre audience, sauf qu’on a une audience externe, mais on a une audience interne aussi. Et nos campagnes, nos projets, il faut qu’on les vende en interne, c’est notre audience. Donc quand je parle au CFO… ou quand je parle au COMEX ou quand je parle au PDG, chacun a des contraintes, des envies, des besoins, des nécessités qui vont être différentes, des compréhensions aussi qui vont être différentes et des enjeux chez eux, dans leur tête, avec leurs problématiques qui sont différentes. Donc, il faut aussi adapter et adapter les datas, en tout cas le choix des datas qu’on va utiliser à cette audience. J’aime bien cette vision-là. Écoute, Julien, c’est très clair pour moi tout ce que tu m’as expliqué là sur le… les campagnes intégrées, ou du moins tu vas me dire si c’est très clair, je vais essayer de résumer un peu tout ce que tu nous as dit, c’est pas forcément facile comme exercice, mais en gros ce qu’on se dit sur qu’est-ce qu’une campagne intégrée, le principe de la campagne intégrée c’est de se dire, je ne vais pas seulement, je vais pas gérer mes campagnes, tous mes touchpoints différemment, je vais pas seulement essayer de les harmoniser, c’est-à-dire d’avoir quelque chose qui visuellement ou dans les messages correspond C’est déjà bien de le faire. Mais je vais aller encore un cran plus loin, c’est-à-dire que je vais aller faire en sorte d’essayer de mapper le parcours client et de faire en sorte que la première étape, l’étape A, nourrisse l’étape B, qui nourrisse l’étape C, etc. pour faire avancer mon client dans son parcours, tout comme je faisais avancer mon parcours client sur mon site Internet. Pourquoi pas ? C’est un petit peu la même logique. Ce que tu nous disais, c’est qu’il y a quand même des étapes à suivre pour mettre en place ce genre de campagne. La première étape, je l’aime beaucoup, Merci. toujours savoir quel est ton objectif. Tu nous disais, pour moi, un objectif, ça doit tenir en dix mots et tout le monde doit pouvoir le comprendre si on revient après trois mois dessus. En dix mots, on doit bien comprendre ce qu’on cherchait à faire. Donc, toujours revenir à l’objectif, que l’objectif soit ultra clair. Ensuite, tu me fais plaisir aussi, tu me parles de persona, d’audience, savoir à quelle audience on s’adresse. Et ce que tu me disais, c’est qu’on peut s’adresser à différentes audiences, mais à ce moment-là, on va avoir des schémas différents. Donc, il faut aussi le savoir. Bien définir les audiences, une fois qu’on a bien défini les audiences, on va pouvoir définir le message par audience. C’est vraiment l’idée de sortir de j’ai un seul message, je suis une marque et j’ai un message global que je balance à tout le monde. Ben non, je ne vais pas forcément avoir exact, même si le cœur du message, je présume, va rester le même. Mais encore une fois, on va aller utiliser les contraintes, les enjeux, les besoins de chacune de nos audiences différentes pour adapter le message. Et puis, tu rajoutes un quatrième point que je trouve intéressant, c’est les équipes. C’est de dire, c’est bien joli d’être dans notre tête de CMO qui organise le truc, qui voit bien tout ce qui se passe, qui a bien les objectifs au clair, etc. Sauf qu’on ne va pas travailler seul probablement, sauf si on est solopreneur. Mais même si on est solopreneur, bien souvent, on va s’appuyer sur des personnes externes. Une campagne, c’est quand même un élément assez lourd à construire. Donc, bien être sûr que l’ensemble de l’équipe est au courant, que l’ensemble de l’équipe a eu aussi son mot à dire. parce que… À un moment donné, le channel manager, il va peut-être nous dire, non mais attends, ton idée, là, c’est bien joli sur le papier, mais ça ne fonctionne pas. Donc, d’intégrer toutes ces équipes-là, c’est ce qui va faire que cette campagne intégrée, justement, va pouvoir fonctionner.qui nous dit qu’il y a une étape 1, c’est rallier, l’étape 2, c’est intégrer, et l’étape 3, c’est orchestrer, faire en sorte que tous ces éléments fonctionnent les uns avec les autres. Et puisque tu nous disais sur l’attribution, c’est que c’est bien joli l’attribution, c’est bien joli de traquer, c’est bien joli de faire en sorte d’avoir la data autant qu’on peut. Il ne faut pas que ça nous bloque. En fait, si j’ai bien compris le fond de ton message, c’est traquons, c’est très bien. Ça nous permet d’avoir de la data à montrer Peut-être au CFO, peut-être au channel manager, etc. Mais traquons-la correctement pour qu’elle ne nous empêche pas d’avancer parce qu’on n’aura pas toute la data et ce n’est pas grave, finalement. En soi, ce n’est pas grave. Ce qui va être intéressant, en revanche, c’est d’utiliser la bonne data aux bonnes interlocuteurs internes, ce que tu disais. On ne va pas dire la même chose au channel manager et au CFO. Et ça, il faut en avoir conscience. C’est ça aussi qui va faire avancer nos campagnes parce que nos campagnes, elles ne vivent que si on a des équipes qui viennent avec nous et qui sont OK pour soutenir. le service marketing. Est-ce que ça te va, Julien, comme résumé en deux minutes ? Orateur #1 Le résumé est fantastique, bien meilleur que ce que l’intelligence artificielle aurait pu faire. Je te remercie. La seule chose qu’on n’a pas couvert, c’est le résultat final. À mon sens, ça fait un peu peur au début parce que c’est plus complexe que ce qu’on a l’habitude de faire. Mais en réalité, c’est moins de travail sur le long terme parce que c’est plus simple d’optimiser une campagne que tu as compris visuellement avec un objectif clair, une audience claire, de meilleurs résultats. parce que tu parles à la bonne personne avec le bon ton, le bon message, le bon flow, etc. Et moins de bataille interne parce que t’as plus tes problématiques d’attribution. Donc, il y a énormément de bénéfices à faire les choses proprement, même si ça peut faire un petit peu peur quand tu te lances. Orateur #0 Moi, j’aime beaucoup cette histoire de mapping, le fait que ce soit dessiné. Ça me semble, personnellement, qui suis très visuel, beaucoup plus clair. Et ça simplifie les choses pour tout le monde. Merci infiniment, Julien, d’avoir partagé avec nous. ta vision de la campagne intégrée. Si on veut en savoir plus, si on veut te poser des questions, si on veut te retrouver, où est-ce qu’on peut te trouver ? Dis-moi, Julien. Orateur #1 Alors, soit sur LinkedIn, si vous êtes des aficionados de LinkedIn, soit mon site web, c’est julienriot.com. On ne peut pas faire plus simple pour me retrouver. Orateur #0 Super, je mettrai évidemment les liens dans les notes de l’épisode. Julien, tu es le bienvenu quand tu veux sur le podcast du marketing. Orateur #1 Eh bien, merci. Très content d’être invité au premier podcast marketing de France. Un grand merci, Estelle. Orateur #0 Merci à toi. À très vite. Orateur #1 À bientôt. Orateur #0 Un immense merci, Julien, d’avoir partagé avec nous toutes ces connaissances de la campagne intégrée. Ce n’est pas encore un terme qui est très, très utilisé. Donc, c’était vraiment ultra passionnant d’avoir ton point de vue. Si vous avez aimé cet épisode, c’est probablement que vous aimez la stratégie marketing. Et peut-être que comme beaucoup de mes clients… En ce moment, vous vous posez des questions sur vos priorités marketing, vos choix stratégiques ou vos prochains arbitrages. Si c’est le cas, contactez-moi pour qu’on en discute. Vous trouverez tous les détails sur le podcast du marketing.com. Je vous dis à très vite.

Pourquoi tout le monde regarde les pubs du Super Bowl – Episode 318

ou écouter sur :

Les publicités du Super Bowl ne sont plus de simples messages commerciaux. Elles sont devenues des moments de divertissement attendus, commentés et parfois plus mémorables que le match lui-même.

Dans cet épisode, vous découvrirez pourquoi le Super Bowl est un laboratoire unique pour comprendre l’économie de l’attention actuelle, et surtout ce que les marques peuvent en retenir, même sans budgets XXL.

Dans cet épisode, vous apprendrez :

  • Pourquoi le Super Bowl reste une anomalie dans un monde dominé par le scroll et le skip

  • Pourquoi acheter un spot ne suffit plus, et ce que signifie vraiment “mériter l’attention”

  • Ce que les marques sans budget Super Bowl peuvent appliquer dès maintenant dans leur marketing

Publicités évoquées dans l’épisode :

  • Basecoin et les backstreet boys

  • Claude et sa parodie de ChatGPT

  • Budweiser et son regard ironique sur l’émotion publicitaire

  • Pepsi et la récupération d’un mème corporate devenu viral

  • Dunkin et son hommage assumé à la pop culture des années 90

  • Novartis et l’usage de l’humour pour aborder un sujet médical sensible

  • Amazon et l’auto-dérision autour de la toute-puissance de l’IA via Alexa

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Transcription de l’épisode

Introduction

Chaque année, le Super Bowl est présenté comme le sommet de la publicité mondiale. Les chiffres circulent, impressionnants. Des millions de dollars pour trente secondes d’antenne. Des audiences qui dépassent largement le cadre du sport. Des campagnes pensées pendant des mois pour un instant qui ne durera qu’un battement de cils.

Mais réduire le Super Bowl à une simple vitrine publicitaire serait une erreur d’analyse.

Le Super Bowl est devenu un événement d’entertainment total. Le match, le spectacle de la mi-temps, les publicités, les conversations sur les réseaux sociaux, les réactions en temps réel. Tout est pensé comme une expérience culturelle globale. Dans ce contexte, les publicités ne sont plus perçues comme une interruption. Elles font partie du show. Elles sont attendues, commentées, parfois plus que le match lui-même.

C’est précisément là que le Super Bowl devient un terrain d’observation fascinant pour les marketeurs. Les marques ne viennent plus seulement vendre un produit ou rappeler leur existence. Elles cherchent à s’associer à un moment planétaire, à capter une part de l’émotion collective, à se relier à des valeurs positives comme la célébration, la performance, la culture populaire ou le rassemblement.

À l’image du spectacle de la mi-temps, chaque publicité devient une forme de divertissement. Une mini-production pensée pour faire rire, surprendre, émouvoir ou provoquer. Le message commercial passe parfois au second plan. Ce qui compte, c’est l’empreinte laissée dans les esprits et la place que la marque occupe, pendant quelques secondes, dans un récit collectif beaucoup plus large qu’elle.

Cet épisode part donc d’une conviction simple. Le Super Bowl n’est pas seulement un événement sportif accompagné de publicités coûteuses. C’est un laboratoire extrême de l’attention, où les marques testent ce que signifie réellement capter, mériter et conserver l’attention dans un monde saturé de messages.

En observant ce qui fonctionne, ce qui échoue et ce qui fait débat, le Super Bowl nous offre un miroir grossissant des enjeux marketing contemporains. Et surtout, il nous permet de tirer des enseignements applicables bien au-delà de cet événement hors norme, y compris pour des marques qui n’auront jamais les moyens d’y acheter trente secondes.

Dans la première partie, nous allons comprendre pourquoi le Super Bowl reste une anomalie unique dans l’économie de l’attention actuelle.

 

Partie 1 – Le Super Bowl, une anomalie dans l’économie de l’attention

Dans un monde saturé de contenus, l’attention est devenue la ressource la plus rare. Les marques se battent pour quelques secondes de regard, souvent arrachées entre deux notifications, deux scrolls ou deux onglets ouverts. Le Super Bowl fait figure d’exception absolue dans cet environnement.

Ce soir-là, des dizaines de millions de personnes regardent le même programme, au même moment, avec un niveau d’engagement sans équivalent. Et surtout, elles acceptent volontairement d’être exposées à des publicités. Mieux encore, elles les attendent. Elles en parlent à l’avance, les commentent en direct et les dissèquent le lendemain.

C’est cette acceptation qui rend le Super Bowl si singulier. Les publicités ne sont pas vécues comme une rupture de l’expérience, mais comme une composante du spectacle. Elles s’inscrivent dans une continuité naturelle avec le match et avec le show de la mi-temps. Elles participent à l’entertainment global de l’événement.

Pour les marques, l’enjeu dépasse largement la simple diffusion d’un message. Acheter un espace au Super Bowl, ce n’est pas seulement acheter de la visibilité. C’est acheter une place dans un moment culturel mondial, chargé de symboles positifs. La performance sportive, la fête, la réussite, le collectif, la célébration. Autant de valeurs auxquelles les marques cherchent à s’associer par proximité.

Ce contexte change radicalement la nature de la communication. Le téléspectateur ne se demande pas “qu’est-ce qu’on essaie de me vendre ?”, mais “qu’est-ce que cette marque a préparé pour nous cette année ?”. La publicité devient une promesse de divertissement, parfois même un sujet de conversation à part entière.

C’est aussi pour cela que le Super Bowl agit comme un révélateur impitoyable. Dans cet espace d’attention maximale, les marques ne peuvent pas se cacher derrière la répétition ou la pression média. Elles sont jugées sur leur capacité à proposer quelque chose de désirable, de mémorable, voire de spectaculaire. Le moindre faux pas est immédiatement visible. L’absence d’idée se remarque autant que l’excès.

Le Super Bowl met ainsi en lumière une réalité fondamentale du marketing contemporain. L’attention ne s’achète plus uniquement. Elle se mérite. Et dans un environnement où la publicité devient du divertissement, seules les marques capables de comprendre cette bascule peuvent espérer transformer quelques secondes d’exposition en véritable capital de marque.

 

 

Partie 2 – Quand 30 secondes deviennent un stress test marketing

Le Super Bowl est souvent présenté comme un sommet créatif. En réalité, c’est surtout un stress test marketing d’une brutalité rare. Trente secondes, une audience massive, une attente énorme. Impossible de tricher. Impossible de corriger après coup. Ce que la marque dit, ou ne dit pas, apparaît immédiatement au grand jour.

Dans ce contexte, chaque publicité devient un révélateur de la stratégie réelle de la marque. Pas celle inscrite dans les slides, mais celle qui se matérialise quand il faut faire un choix clair. Faut-il expliquer le produit ? Faut-il provoquer une émotion ? Faut-il faire rire ? Faut-il prendre position ? Le Super Bowl force à trancher.

Prenons le cas de Coinbase. La marque a choisi une approche volontairement spectaculaire et décalée. Une ambiance festive, un clin d’œil à la pop culture, une mise en scène pensée comme un moment d’entertainment à part entière. L’objectif n’est pas d’expliquer la crypto, mais de s’inscrire dans la conversation culturelle du moment. Le spot se regarde comme un mini-événement, pas comme une démonstration produit. Le message commercial s’efface derrière l’expérience proposée au spectateur.

À l’inverse, la publicité de Claude adopte un registre différent, mais répond à la même exigence. Le message est plus conceptuel, presque idéologique. Pourtant, il reste enveloppé dans un format pensé pour capter et maintenir l’attention. Même lorsqu’une marque choisit d’envoyer un message fort, elle ne peut pas se permettre de sortir du cadre du divertissement. Au Super Bowl, une idée n’existe que si elle est mise en scène, rythmée, incarnée.

C’est là un point fondamental. Les publicités du Super Bowl sont tellement attendues qu’elles doivent se positionner comme des événements en soi. Elles ne peuvent pas se contenter de “passer”. Elles doivent mériter leur place dans la soirée, au même titre que le match ou le spectacle de la mi-temps. Chaque spot est jugé comme une performance.

Cela impose une contrainte forte aux marques. Le message, même stratégique, même sérieux, doit toujours transiter par l’entertainment. Non pas pour le masquer, mais pour le rendre acceptable, partageable et mémorable dans un contexte de célébration collective. Le Super Bowl rappelle ainsi une vérité parfois oubliée. Dans les moments de très forte attention, la publicité n’est tolérée que lorsqu’elle se transforme en expérience.

 

 

Partie 3 – Minimalisme, audace et rupture : quand les marques jouent avec les codes du spectacle

Le Super Bowl est un terrain où les codes publicitaires sont connus de tous. L’émotion appuyée. Les grandes histoires inspirantes. Les messages “plus grands que la marque”. Justement, certaines publicités marquantes choisissent de jouer avec ces codes, voire de les détourner, plutôt que de les reproduire.

C’est le cas de Budweiser. Là où beaucoup de marques empilent les violons et les récits lacrymaux, Budweiser adopte une posture presque méta. La publicité se moque gentiment de l’hyper utilisation de l’émotion en publicité, en montrant à quel point ces ressorts sont devenus prévisibles. Le spot fonctionne parce qu’il crée une complicité avec le spectateur. La marque montre qu’elle connaît les règles du jeu et qu’elle choisit volontairement de s’en amuser.

Même logique du côté de Pepsi, qui s’appuie sur un fait divers corporate devenu un mème viral. En rejouant la mise à jour adultère d’un CEO avec sa DRH, Pepsi transforme une situation initialement malaisante en objet de divertissement collectif. La marque ne cherche pas à moraliser ni à expliquer. Elle recycle un symbole culturel déjà intégré par le public. Le Super Bowl devient alors une caisse de résonance de la culture internet.

À l’opposé du minimalisme, Dunkin’ fait le choix assumé de l’excès. Une accumulation d’acteurs ultra connus, des références très marquées aux années 90, une esthétique presque kitsch. Là encore, la publicité fonctionne parce qu’elle est pensée comme un show. Le spectateur ne regarde pas une publicité. Il regarde une scène de pop culture.

Certaines marques osent même aborder des sujets plus sensibles. Novartis, avec “Relax Your Tight End”, parle d’un sujet médical sérieux, potentiellement inconfortable. Le choix de l’humour permet de désamorcer le malaise sans nier la gravité du sujet. Le message passe parce qu’il respecte le cadre du divertissement attendu pendant le Super Bowl.

Enfin, Amazon et son assistant Alexa choisissent l’auto-dérision. En se moquant du fantasme de toute-puissance de l’IA, la marque rassure autant qu’elle divertit. Elle montre qu’elle maîtrise le récit autour de sa propre technologie.

Tous ces exemples illustrent la même réalité. Au Super Bowl, la publicité n’est pas un discours descendant. C’est une performance culturelle. Les marques qui marquent sont celles qui comprennent que, dans cet espace, l’audace consiste moins à impressionner qu’à jouer intelligemment avec les attentes du public.

 

Partie 4 – Attirer l’attention ne suffit plus : le vrai enjeu est la mémorisation

Le Super Bowl est souvent analysé à travers un prisme simpliste. Qui a fait le plus de bruit ? Qui a fait le plus parler sur les réseaux sociaux ? Qui a “cassé Internet” le soir même ? Pourtant, l’attention instantanée n’est qu’un indicateur partiel, et parfois trompeur. Le véritable enjeu pour les marques se situe ailleurs : dans la mémorisation durable.

Dans cet environnement d’entertainment total, l’attention est presque garantie. Le téléspectateur est là, l’écran est allumé, la publicité est regardée. Le problème n’est donc pas de capter l’attention, mais de transformer ce moment en trace mentale. Or, beaucoup de publicités du Super Bowl échouent précisément à cet endroit. Elles divertissent, elles amusent, elles surprennent… puis elles disparaissent.

Cela tient au fait que le spectacle peut devenir un piège. Quand une publicité se contente d’être drôle ou spectaculaire, elle peut très bien fonctionner comme contenu, mais échouer comme construction de marque. Le spectateur se souvient de la blague, de la célébrité ou de la situation, sans toujours être capable de rattacher clairement ce souvenir à une marque ou à une idée précise.

À l’inverse, certaines campagnes réussissent à s’inscrire plus profondément dans la mémoire collective parce qu’elles articulent clairement trois éléments. Une idée simple. Une exécution cohérente avec l’univers de la marque. Et une émotion ou une tension identifiable. Ce n’est pas l’intensité qui fait la mémorisation, c’est la lisibilité.

La publicité de Novartis, par exemple, marque durablement parce qu’elle ose aborder un sujet inconfortable tout en conservant une grande clarté d’intention. L’humour n’est pas une fin en soi. Il sert un message précis. Le spectateur peut en rire, mais il comprend aussi pourquoi la marque prend la parole et sur quoi elle s’engage.

Même logique pour Budweiser, qui joue avec les codes de l’émotion publicitaire sans jamais perdre son identité. Le spectateur se souvient du clin d’œil, mais aussi de la posture de la marque. Celle d’un acteur historique, conscient des ficelles du marketing, capable de recul et d’auto-ironie.

Le Super Bowl rappelle ainsi une leçon essentielle. Dans un contexte où la publicité devient du divertissement, la mémorisation n’est jamais automatique. Elle se construit. Elle exige une discipline stratégique forte. Les marques ne doivent pas seulement se demander si leur publicité sera regardée ou commentée. Elles doivent se demander ce qu’il en restera, une fois le bruit retombé.

 

Partie 5 – Ce que les marques sans budget Super Bowl peuvent vraiment en retenir

À ce stade, une objection revient souvent. Le Super Bowl serait un terrain de jeu réservé aux géants, déconnecté des réalités des PME, des marques B2B ou des entrepreneurs. Pourtant, ce serait une erreur de considérer ces publicités comme des objets hors sol. Si le Super Bowl est un laboratoire aussi intéressant, c’est précisément parce qu’il pousse à l’extrême des mécanismes universels.

La première leçon concerne la place de la publicité dans l’expérience globale. Les marques qui réussissent au Super Bowl ne cherchent pas à interrompre. Elles cherchent à s’intégrer. Elles comprennent que l’audience n’est pas là pour elles, mais qu’elles peuvent devenir une partie du moment vécu. Cette logique est transposable partout. Une campagne, un post, une vidéo, un email performant ne cherche pas à capter l’attention de force. Il s’insère dans un contexte et en respecte les codes.

Deuxième enseignement clé. L’entertainment n’est pas l’ennemi du message. Il en est le véhicule. Les publicités du Super Bowl montrent que même un sujet sérieux, technique ou potentiellement inconfortable peut passer, à condition d’être mis en scène. Cela ne signifie pas qu’il faut être drôle à tout prix. Cela signifie qu’il faut penser l’expérience avant le discours. Comment la personne va-t-elle se sentir en découvrant ce message ? Quelle émotion va l’aider à l’accepter ?

Troisième point fondamental. Le Super Bowl oblige les marques à faire des choix radicaux. En trente secondes, il est impossible de tout dire. Cette contrainte force à hiérarchiser, à simplifier, à assumer un angle clair. C’est exactement la même discipline qui manque souvent aux stratégies marketing du quotidien. Trop de messages, trop de cibles, trop d’objectifs simultanés. Le Super Bowl rappelle que la clarté est une condition de l’efficacité.

Enfin, ces publicités rappellent que la marque ne se construit pas uniquement par des arguments rationnels. Elle se construit par des symboles, des récits, des prises de parole cohérentes dans le temps. Les marques investissent le Super Bowl pour ce qu’il représente. Un moment fédérateur, positif, spectaculaire. Elles n’achètent pas seulement de l’espace. Elles achètent une association mentale.

C’est sans doute là l’enseignement le plus précieux. Même sans budget colossal, toute marque peut se poser la question essentielle. À quels moments, à quelles émotions, à quels récits souhaite-t-elle être associée ? Le Super Bowl ne fait que rendre cette question impossible à éviter.

 

Conclusion

Le Super Bowl n’est pas un simple événement sportif enrichi de publicités spectaculaires. C’est un moment culturel mondial où la publicité change de nature. Pendant quelques heures, elle cesse d’être une interruption pour devenir une composante du divertissement, au même titre que le match ou le spectacle de la mi-temps du Super Bowl.

Ce que montrent les publicités de cette édition, c’est que l’attention ne se capte plus par la répétition ou la surenchère. Elle se gagne par l’intégration. Les marques qui marquent les esprits sont celles qui comprennent le contexte dans lequel elles s’expriment. Elles ne cherchent pas à prendre la parole contre le public, mais avec lui. Elles s’inscrivent dans un moment collectif porteur de valeurs positives, de célébration et de culture populaire.

L’autre enseignement clé concerne le rôle de l’entertainment. Divertir n’est pas une concession faite au message. C’est une condition de son existence. Même lorsqu’une marque souhaite parler d’un sujet sérieux, stratégique ou complexe, elle doit accepter de passer par une mise en scène, par un récit, par une expérience. Le Super Bowl montre que l’on peut faire passer des idées fortes sans jamais sortir du cadre du spectacle.

Enfin, cet événement rappelle une discipline essentielle du marketing. Faire des choix clairs. En trente secondes, il est impossible de tout dire. Les marques sont forcées d’assumer un angle, une posture, une idée centrale. Cette contrainte, loin d’être un handicap, est un révélateur. Elle met en lumière ce que la marque veut vraiment incarner.

Pour les auditeurs du Podcast du Marketing, la leçon est simple. Il n’est pas nécessaire d’avoir un budget Super Bowl pour appliquer ces principes. Ce qui compte, c’est la capacité à penser chaque prise de parole comme une expérience, à respecter le contexte de diffusion et à chercher une association mentale durable plutôt qu’un impact éphémère.

Si cet épisode vous a aidé à regarder les publicités du Super Bowl autrement, posez-vous une question. Dans votre propre marketing, cherchez-vous à interrompre… ou à faire partie du moment ?

Si le sujet vous a intéressé, je vous invite à vous abonner au Podcast du Marketing et à partager cet épisode autour de vous. Parce que comprendre comment fonctionne l’attention aujourd’hui, c’est déjà prendre une longueur d’avance.