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Communication

L’intelligence artificielle, nouvel argument trompeur du marketing ? – Episode 301

ou écouter sur :

Cadeau Bonus : tĂ©lĂ©chargez les check-list anti IA-washing : 15 questions pour tester la crĂ©dibilitĂ© d’une promesse IA

L’intelligence artificielle est devenue le nouvel argument phare des campagnes marketing. Des start-ups aux grandes entreprises, tout le monde veut afficher un produit ou un service « boostĂ© par l’IA ». Mais derriĂšre cette promesse, la rĂ©alitĂ© est parfois bien diffĂ©rente : peu d’innovation, beaucoup de communication. C’est ce que l’on appelle l’IA-washing.

Dans cet Ă©pisode, nous dĂ©cryptons ensemble ce phĂ©nomĂšne. Vous dĂ©couvrirez pourquoi les marques surfent sur la vague de l’IA, quels mĂ©canismes marketing alimentent cette tendance et quels dangers se cachent derriĂšre cette pratique. Nous verrons Ă©galement comment diffĂ©rencier un usage rĂ©el d’un simple effet d’annonce et quelles sont les bonnes pratiques pour communiquer de maniĂšre transparente et crĂ©dible autour de l’IA.

Au programme :

  • Comprendre l’IA-washing et son parallĂšle avec le greenwashing

  • Pourquoi les entreprises s’empressent d’utiliser le mot « IA »

  • L’effet de halo technologique et la pression mĂ©diatique

  • Les risques : perte de confiance et brouillage de l’écosystĂšme

  • Comment reconnaĂźtre une vraie innovation IA

  • Les bonnes pratiques pour une communication honnĂȘte et efficace

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Transcription de l’Ă©pisode

L’intelligence artificielle est devenue le nouveau mot magique du marketing. Chaque semaine, une marque annonce un produit, un service ou une application « boostĂ© par l’IA ». Le terme fascine, attire les investisseurs, rassure les clients et ouvre les portes des mĂ©dias. Mais derriĂšre ce battage, l’IA est parfois absente, rĂ©duite Ă  un slogan accrocheur. C’est ce qu’on appelle l’IA-washing, un phĂ©nomĂšne qui rappelle le greenwashing. L’intelligence artificielle y sert davantage d’argument de communication que de moteur de transformation rĂ©elle. Pourquoi les marques cĂšdent-elles Ă  cette tentation ? Quels sont les ressorts psychologiques et marketing derriĂšre cette stratĂ©gie ? Quelles consĂ©quences pour la confiance des consommateurs et pour l’écosystĂšme technologique dans son ensemble ? Et surtout, comment communiquer sur l’IA de maniĂšre transparente et crĂ©dible ? Dans cet Ă©pisode, nous allons analyser en profondeur ces questions. Nous verrons comment reconnaĂźtre les signaux d’un IA-washing, quels sont les risques Ă  long terme et quelles bonnes pratiques permettent de bĂątir une relation de confiance durable.

Et puis cette annĂ©e je reprends une habitude que j’avais peu Ă  peu dĂ©laissĂ©e, ou en tout cas que je vous proposais moins souvent: les cadeaux bonus. Alors soyons clairs, je ne vous promets pas un cadeau bonus Ă  chaque Ă©pisode mais dĂšs que je pense qu’un outil peut vous aider Ă  aller un cran plus loin, je vous le proposerai. Et donc aujourd’hui en plus de cet Ă©pisode je vous propose une checklist pour vous aider Ă  diffĂ©rencier les vraies ia de l’iawashing. Cette checklist c’est 15 question Ă  vous poser, Ă 

À chaque question correspondent :

  • La preuve attendue si l’usage est crĂ©dible.
  • Le signal d’alerte si l’on est face Ă  du probable IA-washing.

Ultra simple et efficace. Pour la tĂ©lĂ©charger, comme d’habitude vous allez sur le podcastdumarketing.com/cadeau301 ou vous cliquez dans les notes de cet Ă©pisode. Une autre façon, la plus simple d’ailleurs c’est d’ĂȘtre abonnĂ© Ă  ma newsletter, et dans ce cas je vous envoie chacun des cadeaux directement dans la newsletter, rien de plus simple.

I. Comprendre l’IA-washing

1) Définition du concept et comparaison avec le greenwashing

L’IA-washing dĂ©signe une stratĂ©gie de communication qui exagĂšre, enjolive ou invente l’usage de l’intelligence artificielle par une entreprise. Le mot « IA » devient un vernis d’innovation. Le parallĂšle avec le greenwashing saute aux yeux. Une marque peut se dĂ©clarer « Ă©coresponsable » en se contentant d’un geste symbolique; une autre peut s’afficher « IA-driven » tout en utilisant des rĂšgles dĂ©terministes basiques. La mĂ©canique repose sur une asymĂ©trie d’information. Le public associe l’IA Ă  des prouesses spectaculaires, alors qu’une large part des outils en entreprise restent des systĂšmes statistiques Ă©prouvĂ©s. L’argument « powered by AI » vient alors crĂ©dibiliser un produit mĂȘme si la valeur rĂ©elle provient surtout d’un design efficace, d’une base de donnĂ©es propre ou d’un processus bien rodĂ©. Un exemple typique concerne des applications B2C qui promettent une « reconnaissance intelligente » et livrent en rĂ©alitĂ© une simple correspondance de mots-clĂ©. D’autres habillent de « copilote IA » une fonction d’autocomplĂ©tion dĂ©jĂ  prĂ©sente. La comparaison avec le greenwashing aide Ă  poser un cadre d’évaluation. Le test consiste Ă  demander des preuves concrĂštes: quelles donnĂ©es, quel modĂšle, quelles mĂ©triques d’impact, quels garde-fous Ă©thiques. Une narration honnĂȘte dĂ©crit aussi les limites et les cas d’échec. Une promesse floue, au contraire, empile les superlatifs et Ă©vite les dĂ©tails techniques. La distinction n’est pas que sĂ©mantique. Une marque qui pratique l’IA-washing prend le risque d’un dĂ©calage durable entre promesse et expĂ©rience utilisateur, ce qui se traduit tĂŽt ou tard par une perte de confiance et des coĂ»ts rĂ©putationnels significatifs.

2) Pourquoi les marques surfent sur la vague de l’IA

L’IA incarne la modernitĂ© et stimule l’imaginaire collectif. Les Ă©quipes marketing y voient un levier d’attention immĂ©diat. Une start-up qui ajoute « IA » Ă  sa proposition gagne souvent en crĂ©dibilitĂ© auprĂšs d’interlocuteurs non spĂ©cialistes. Des investisseurs y lisent un signal d’ambition technologique; des journalistes y voient un angle Ă©ditorial porteur; des prospects anticipent des gains de productivitĂ©. La dynamique crĂ©e une incitation puissante Ă  sur-communiquer. L’argument pĂšse aussi en interne. Des comitĂ©s de direction souhaitent des preuves visibles d’un virage « data/IA ». Des Ă©quipes, pressĂ©es de montrer des rĂ©sultats, rebaptisent des projets analytiques en projets IA et transforment un POC en succĂšs annoncĂ©. Une partie des effets provient du calendrier mĂ©diatique. Les confĂ©rences, salons et communiquĂ©s privilĂ©gient les annonces. L’IA s’y prĂȘte parce que le vocabulaire reste technique et impressionnant. La tentation consiste Ă  raconter l’intention plutĂŽt que la rĂ©alitĂ© opĂ©rationnelle. Le phĂ©nomĂšne dĂ©passe les jeunes pousses. Des entreprises Ă©tablies recherchent un « multiple d’innovation » auprĂšs des marchĂ©s financiers et utilisent le mot IA comme marqueur stratĂ©gique. L’écart se creuse ensuite entre le discours et l’adoption rĂ©elle, freinĂ©e par la qualitĂ© des donnĂ©es, le manque de gouvernance, les contraintes rĂ©glementaires ou l’intĂ©gration SI. La vague attire, l’écueil rĂ©side dans l’industrialisation. Une communication Ă©quilibrĂ©e reconnaĂźt ces obstacles et avance des jalons concrets plutĂŽt qu’une promesse vague d’automatisation gĂ©nĂ©ralisĂ©e.

II. Les ressorts marketing derriùre l’IA-washing

3) L’effet de halo technologique: l’IA comme gage de modernitĂ© et d’innovation

Le halo technologique agit comme un raccourci mental. Une marque qui prononce « IA » bĂ©nĂ©ficie d’emblĂ©e d’une perception d’avant-gardisme. Les consommateurs attribuent plus d’intelligence au produit; les dĂ©cideurs B2B perçoivent plus de performance; les mĂ©dias anticipent une histoire intĂ©ressante. Les Ă©quipes marketing cultivent ce halo par le naming, l’iconographie et le storytelling. Un assistant devient « copilote IA », une recherche devient « recherche gĂ©nĂ©rative », un scoring devient « modĂšle prĂ©dictif d’apprentissage profond ». L’ambiguĂŻtĂ© fonctionne parce que la frontiĂšre entre algorithme classique et IA avancĂ©e reste floue pour la majoritĂ© des audiences. Des secteurs entiers en jouent. Des banques promettent des parcours « personnalisĂ©s par IA » alors qu’un moteur de rĂšgles pilote la logique d’éligibilitĂ©. Des assureurs Ă©voquent une « dĂ©tection instantanĂ©e de fraude par IA » quand l’essentiel provient d’heuristiques maintenues par des analystes. Le retail affiche « recommandations boostĂ©es par IA » sur des moteurs collaboratifs dĂ©ployĂ©s depuis des annĂ©es. L’effet de halo se renforce encore lorsqu’une marque crĂ©e des dĂ©monstrations trĂšs visuelles: un chatbot, des images gĂ©nĂ©rĂ©es, une vidĂ©o de synthĂšse. L’illusion de profondeur technologique s’installe, mĂȘme si l’usage rĂ©el reste pĂ©riphĂ©rique. La discipline consiste Ă  dĂ©monter le halo par des Ă©lĂ©ments tangibles: prĂ©cision mesurĂ©e, couverture fonctionnelle, niveau d’autonomie, place de l’humain dans la boucle, coĂ»ts d’infĂ©rence, performances en production. Une narration qui fournit ces balises conserve le bĂ©nĂ©fice d’image tout en Ă©vitant l’IA-washing.

4) Influence médiatique et pression des investisseurs

Le cycle mĂ©diatique privilĂ©gie l’annonce et la nouveautĂ©. Des rĂ©dactions sursollicitĂ©es cherchent des sujets clairs et spectaculaires. Une promesse d’IA remplit ces critĂšres et ouvre des portes en confĂ©rence, en tribune, en plateau. Des directions communication adaptent leur calendrier produit au calendrier presse. Le risque surgit lorsque l’histoire racontĂ©e prĂ©cĂšde l’état rĂ©el de la technologie. Des promesses deviennent des titres; des titres deviennent des attentes clients; des attentes se transforment en contraintes pour les Ă©quipes produit. Le financement ajoute une pression symĂ©trique. Des fonds interrogent systĂ©matiquement la stratĂ©gie IA. Des dirigeants rĂ©pondent par des slides ambitieuses et annoncent des « plateformes » avant l’heure. Des Ă©quipes expĂ©rimentent alors des POC Ă  visĂ©e dĂ©monstrative, rarement industrialisĂ©s. Certains parlent d’« innovation theater ». Le phĂ©nomĂšne touche aussi les entreprises cotĂ©es. Des dirigeants mettent en avant l’IA dans les appels investisseurs pour signaler un alignement stratĂ©gique. La bourse rĂ©agit, l’interne accĂ©lĂšre, la communication continue. La boucle se ferme et entretient la sur-promesse. L’issue vertueuse existe pourtant. Des marques choisissent des annonces progressives, adossĂ©es Ă  des preuves: pilotes encadrĂ©s, rĂ©fĂ©rences clients publiques, mĂ©triques d’impact, gouvernance de la donnĂ©e, conformitĂ© rĂ©glementaire. Une relation plus saine avec les mĂ©dias s’installe lorsqu’un discours assume la complexitĂ© et explique l’itĂ©ration plutĂŽt que l’instantanĂ©itĂ©. Les investisseurs valorisent Ă©galement la rigueur quand les jalons techniques et business restent clairs, mesurables et atteignables.

III. Les limites et dangers de l’IA-washing

5) Perte de confiance des consommateurs et risque réputationnel

La confiance reprĂ©sente l’actif le plus difficile Ă  reconstruire. Un Ă©cart rĂ©pĂ©tĂ© entre promesse et expĂ©rience gĂ©nĂšre d’abord de la dĂ©ception, puis de la dĂ©fiance. Des utilisateurs s’habituent Ă  ignorer les mentions « IA » parce qu’elles ne changent rien Ă  la valeur ressentie. Le taux de conversion s’érode, le bouche-Ă -oreille devient tiĂšde, les avis publics se durcissent. L’IA-washing amplifie aussi les risques juridiques. Une promesse trop prĂ©cise sur la performance d’un modĂšle peut exposer Ă  des rĂ©clamations lorsque des erreurs surviennent. Des sujets sensibles comme le crĂ©dit, l’assurance, la santĂ© ou le recrutement exigent une prudence accrue. Une marque surexpose son systĂšme et sous-documente ses limites, puis se retrouve en difficultĂ© devant des rĂ©gulateurs ou des associations. La dimension Ă©thique pĂšse tout autant. Des clients tolĂšrent mal les discours de toute-puissance alors qu’ils constatent des biais, des hallucinations, des rĂ©ponses incohĂ©rentes ou un service aprĂšs-vente dĂ©passĂ©. Les rĂ©seaux sociaux escaladent vite ces signaux faibles en crises visibles. Un exemple frĂ©quent concerne des applications vantĂ©es « IA-driven » qui renvoient des rĂ©sultats gĂ©nĂ©riques; une enquĂȘte d’utilisateurs rĂ©vĂšle l’absence d’apprentissage rĂ©el; la note moyenne chute et les dĂ©sinstallations s’enchaĂźnent. Une communication honnĂȘte aurait cadrĂ© l’usage: assistance, suggestions, contrĂŽle humain systĂ©matique. Le coĂ»t rĂ©putationnel dĂ©passe souvent le bĂ©nĂ©fice initial d’attention. Une marque paie deux fois: perte de crĂ©dibilitĂ© Ă  court terme et rĂ©ticence des clients lors des vrais lancements IA ultĂ©rieurs. Une stratĂ©gie durable privilĂ©gie l’alignement fin entre promesse, performance et support.

6) Impact sur l’écosystĂšme tech: brouillage de la valeur rĂ©elle de l’IA

L’IA-washing ne pĂ©nalise pas seulement les marques qui l’utilisent. L’écosystĂšme dans son ensemble subit un bruit qui complique l’allocation du capital, la circulation des talents et la comprĂ©hension publique des enjeux. Des investisseurs passent plus de temps Ă  trier des dossiers au vocabulaire ambitieux qu’à analyser la qualitĂ© des donnĂ©es, la robustesse des pipelines ou la gouvernance. Des budgets se dispersent sur des initiatives vitrines qui n’atteignent jamais la production. Des Ă©quipes techniques se dĂ©motivent parce que l’effort d’industrialisation, moins glamour, reçoit peu de reconnaissance. La pĂ©dagogie collective recule. Des dĂ©cideurs non techniques finissent par considĂ©rer l’IA comme un buzzword interchangeable, au mĂȘme titre que « big data » hier ou « blockchain » avant-hier. La consĂ©quence devient paradoxale: les projets sĂ©rieux, plus nuancĂ©s, peinent Ă  obtenir l’attention qu’ils mĂ©ritent. Le brouillage ralentit aussi les standards. Des mĂ©tiers rĂ©clament des rĂ©fĂ©rentiels d’évaluation, des mĂ©thodologies d’audit, des seuils d’explicabilitĂ©. Le discours marketing surdimensionnĂ© retarde cette maturitĂ© en entretenant l’idĂ©e d’une magie inaccessible. La suite logique voit apparaĂźtre des exigences rĂ©glementaires et dĂ©ontologiques plus strictes, parfois en rĂ©action Ă  des promesses déçues. Les acteurs qui auront privilĂ©giĂ© la transparence tireront profit de ce mouvement. Les autres rĂ©viseront leurs supports en urgence et perdront du temps prĂ©cieux. Une technologie gagne toujours Ă  ĂȘtre jugĂ©e sur ses effets rĂ©els. L’écosystĂšme IA progresse lorsque les preuves d’impact priment sur les slogans.

IV. Vers une communication plus authentique autour de l’IA

7) DiffĂ©rencier un usage rĂ©el d’un usage marketing

Un diagnostic rapide s’appuie sur cinq questions. Quelle donnĂ©e alimente le systĂšme et qui en assure la qualitĂ©. Quel type de modĂšle est utilisĂ© et pourquoi ce choix plutĂŽt qu’un autre. Quel pĂ©rimĂštre fonctionnel le systĂšme couvre exactement, avec quels seuils de confiance. Quel dispositif de supervision humaine intervient et comment il corrige les erreurs. Quelles mĂ©triques d’impact sont suivies et publiĂ©es. Une entreprise crĂ©dible fournit des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse clairs. Des cas d’usage dĂ©taillent un avant/aprĂšs chiffrĂ©: temps de traitement divisĂ©, taux d’erreur rĂ©duit, chiffre d’affaires additionnel mesurĂ©. Des preuves externes existent: audits, labels, publications techniques, retours d’expĂ©rience clients nominatifs. Des interfaces montrent oĂč l’IA agit et oĂč l’utilisateur garde la main. Un exemple parlant se trouve en santĂ©. Des acteurs expliquent la sensibilitĂ© et la spĂ©cificitĂ© de leur outil d’analyse d’images, la procĂ©dure d’homologation et le rĂŽle du radiologue. L’industrie fournit d’autres indices: journalisation des dĂ©cisions, traçabilitĂ© des versions de modĂšles, procĂ©dures de rollback. Les signaux d’alerte sont symĂ©triques: promesse globale, absence de mĂ©triques, confusion volontaire entre rĂšgle mĂ©tier et apprentissage, dĂ©monstrations hors production, vocabulaire hyperbolique. Une mĂ©thode simple consiste Ă  demander la feuille de route d’industrialisation: prioritĂ©s, risques, dĂ©pendances SI, budget d’infĂ©rence, plan de montĂ©e en charge. Un discours solide assume les limites et expose des jalons atteignables. La diffĂ©rence se ressent vite lors d’un Ă©change: transparence, prĂ©cision et cohĂ©rence trahissent un usage rĂ©el.

8) Bonnes pratiques pour communiquer de façon transparente et crédible

Une communication responsable sur l’IA suit trois principes: clartĂ©, preuves, humilitĂ©. La clartĂ© commence par la formulation du problĂšme. Une marque explicite l’enjeu mĂ©tier, la place de l’IA dans la solution et le rĂŽle de l’humain. Un langage simple remplace les superlatifs. Les preuves apportent la substance. Des mĂ©triques avant/aprĂšs, des cohortes de test, des taux d’erreur par cas, des exemples d’échec documentĂ©s, des rĂ©fĂ©rences clients publiables renforcent la crĂ©dibilitĂ©. L’humilitĂ© ferme la boucle. Un message reconnaĂźt les limites, les risques, les biais possibles et les mĂ©canismes de recours. Des formats concrets aident les Ă©quipes. Une « fiche vĂ©ritĂ© IA » accompagne chaque lancement avec sources de donnĂ©es, type de modĂšle, niveau d’autonomie, supervision, coĂ»ts d’usage, performances attendues, process de mise Ă  jour. Une politique d’IA responsable devient publique et vivante. Des FAQ expliquent la confidentialitĂ©, la propriĂ©tĂ© intellectuelle, l’empreinte environnementale et la conformitĂ©. Des dĂ©monstrations privilĂ©gient des scĂ©narios rĂ©alistes en production plutĂŽt que des vidĂ©os scĂ©narisĂ©es. Des dispositifs d’écoute collectent les retours: bouton de signalement, canaux support, comitĂ© d’éthique. Des collaborations avec des tiers indĂ©pendants donnent du poids: laboratoires, cabinets d’audit, associations sectorielles. La stratĂ©gie Ă©ditoriale gagne Ă  raconter le chemin plutĂŽt que l’instantanĂ©. Des jalons trimestriels, des leçons apprises, des chiffres sourcĂ©s installent une trajectoire crĂ©dible. Cette approche transforme l’IA en avantage concurrentiel durable et rĂ©duit structurellement le risque d’IA-washing.

Conclusion

L’IA-washing illustre une vĂ©ritĂ© ancienne : le marketing aime les mots Ă  la mode. Mais il rappelle aussi une leçon essentielle : les slogans sĂ©duisent Ă  court terme, la confiance se construit sur la durĂ©e. Promettre une intelligence artificielle lĂ  oĂč il n’y en a pas, c’est risquer la dĂ©ception, la perte de crĂ©dibilitĂ© et, Ă  terme, le rejet d’une technologie pourtant porteuse d’opportunitĂ©s majeures. À l’inverse, une communication transparente, prĂ©cise et humble valorise l’IA pour ce qu’elle apporte rĂ©ellement. Les marques qui adoptent cette approche se diffĂ©rencient durablement, parce qu’elles crĂ©ent de la confiance. La prochaine fois que vous entendrez « powered by AI », posez-vous la question : s’agit-il d’une innovation rĂ©elle ou d’un simple vernis marketing ? C’est cette vigilance collective qui permettra Ă  l’IA de tenir ses promesses.

 

Le vrai pouvoir du personal branding: vendre un produit – Episode 294

ou écouter sur :

On associe souvent le personal branding aux freelances ou aux crĂ©ateurs de contenu. Pourtant, lorsqu’il est bien utilisĂ©, il devient un levier extrĂȘmement puissant pour vendre
 y compris un produit ou une offre plus « classique ». Dans cet Ă©pisode, je vous explique pourquoi dissocier branding personnel et marketing produit est une erreur stratĂ©gique.

Nous verrons comment certaines marques capitalisent sur l’incarnation, en quoi le rĂ©cit personnel peut dĂ©clencher une prĂ©fĂ©rence d’achat, et comment vous pouvez utiliser votre propre posture pour renforcer la dĂ©sirabilitĂ© de votre offre — sans tomber dans l’auto-promotion maladroite.

 

🎯 Au programme :

  • Pourquoi sĂ©parer branding personnel et produit freine vos ventes

  • Comment le personal branding crĂ©e de la confiance et de l’adhĂ©sion

  • L’impact du rĂ©cit personnel dans la dĂ©cision d’achat

  • Les marques qui maĂźtrisent l’art de l’incarnation

  • Comment construire un branding personnel au service d’un produit

  • La bonne dose de visibilitĂ© pour servir la marque (et pas l’éclipser)

 

📌 Un Ă©pisode Ă  Ă©couter si vous :

  • Pensez que vos produits ne se vendent pas aussi bien qu’ils le devraient

  • HĂ©sitez Ă  vous rendre plus visible dans votre communication

  • Voulez comprendre comment crĂ©er plus de lien (et de ventes) grĂące Ă  votre personnalitĂ©

 

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Transcription de l’Ă©pisode

Introduction

Pendant longtemps, on a cru qu’il fallait choisir entre faire briller son produit ou se mettre soi-mĂȘme en avant. Comme si l’un devait effacer l’autre. Dans de nombreuses entreprises, le branding personnel reste perçu comme un exercice d’ego, rĂ©servĂ© aux indĂ©pendants, aux influenceurs ou aux crĂ©ateurs de contenu.

Mais aujourd’hui, cette vision est dĂ©passĂ©e.

Le marketing Ă©volue, et avec lui, les attentes des clients. Ils ne veulent plus seulement des produits performants. Ils veulent comprendre qui est derriĂšre, pourquoi cette offre existe, Ă  quelles valeurs elle rĂ©pond. Ils cherchent des connexions humaines, des signes de confiance, des rĂ©cits auxquels s’identifier.

Et c’est là que le personal branding prend toute sa puissance.

Dans cet Ă©pisode, je vais vous montrer pourquoi il ne s’agit pas d’un effet de mode, mais d’un vĂ©ritable levier stratĂ©gique — mĂȘme (et surtout) quand on vend un produit. Nous allons voir comment certaines marques utilisent l’incarnation pour accĂ©lĂ©rer leurs ventes, en quoi le rĂ©cit personnel peut dĂ©clencher une prĂ©fĂ©rence d’achat, et comment vous pouvez construire un branding personnel au service de votre offre
 sans tomber dans l’auto-promotion mal placĂ©e.

Alors, si vous vous demandez comment vendre plus en devenant plus visible — ou plus vrai — cet Ă©pisode est pour vous.

 

 

I. Distinguer personal branding et produit : une fausse séparation ?

Pourquoi séparer les deux est une erreur stratégique

On entend souvent cette phrase : “Le produit doit parler de lui-mĂȘme.”

C’est une belle idĂ©e
 mais elle ne fonctionne plus dans la rĂ©alitĂ© actuelle du marchĂ©.

SĂ©parer totalement votre produit de votre personne, c’est priver votre marketing d’un levier de confiance fondamental : l’incarnation. Parce que les gens n’achĂštent pas seulement des fonctionnalitĂ©s ou des promesses. Ils achĂštent une intention, une vision, une connexion humaine.

Et c’est encore plus vrai quand il y a de la concurrence.

Votre offre peut ĂȘtre trĂšs bien pensĂ©e, trĂšs utile, trĂšs pertinente. Mais si une autre proposition — Ă©quivalente — est portĂ©e par une personne que l’on connaĂźt, que l’on apprĂ©cie, que l’on suit dĂ©jà
 c’est elle qui gagnera.

On sous-estime Ă  quel point l’acheteur cherche de la clartĂ© Ă©motionnelle :

Est-ce que je comprends ce produit ?

Est-ce que je fais confiance Ă  la personne qui me le recommande ?

Est-ce que je partage ses valeurs ?

Quand vous restez invisible, vous laissez ces questions sans réponse.

Et dans ce cas, l’inconnu n’est pas neutre
 il devient suspect.

Alors que si vous ĂȘtes lĂ , si vous incarnez votre vision, vous devenez une boussole. Votre simple prĂ©sence devient un facteur de rĂ©assurance.

SĂ©parer les deux — branding personnel et produit — revient Ă  couper la relation en deux. Et dans un marketing relationnel
 c’est une erreur stratĂ©gique.

 

Les marques qui utilisent la personnalisation avec brio

Certaines marques l’ont parfaitement compris : l’humain vend mieux que le produit.

Certaines marques l’ont compris trĂšs tĂŽt : ce n’est pas le produit qui crĂ©e l’adhĂ©sion, c’est la personne qui le porte.

Prenez Respire, par exemple.

DerriĂšre la marque, il y a Justine Hutteau. Ce n’est pas qu’un dĂ©odorant naturel qu’elle vend. C’est une histoire, une prise de conscience, une volontĂ© de faire mieux pour soi et pour la planĂšte. Elle incarne totalement sa mission. Et c’est cette incarnation qui a créé un lien fort, presque affectif, avec sa communautĂ©.

Un autre exemple intĂ©ressant, c’est MyBetterSelf, alias Louise Aubery.

Elle a dĂ©veloppĂ© sa marque de vĂȘtements Ă©thiques et inclusifs en s’appuyant sur un personal branding trĂšs fort, construit autour de ses combats personnels : l’acceptation de soi, le fĂ©minisme, le rapport au corps. Chaque collection est un prolongement de sa vision. Et ses produits ne sont jamais “juste des produits”. Ils sont un message.

Ce que ces marques ont en commun, ce n’est pas un budget pub dĂ©mesurĂ©.

C’est la cohĂ©rence entre la personne, son discours, et l’offre.

Cette cohĂ©rence-lĂ , elle est prĂ©cieuse. Elle donne du relief Ă  la marque, elle la rend plus humaine, plus proche, plus crĂ©dible. Et c’est prĂ©cisĂ©ment ce que cherche une audience aujourd’hui : un produit incarnĂ© par une vraie personne — pas une promesse dĂ©sincarnĂ©e.

 

L’illusion de l’objectivitĂ© du produit

On a souvent l’impression qu’un bon produit “parlera de lui-mĂȘme”.

Qu’il suffit qu’il soit bien conçu, utile, efficace
 et les ventes suivront.

Mais c’est une illusion.

Les gens n’achĂštent pas un produit uniquement pour ses caractĂ©ristiques. Ils l’achĂštent pour ce qu’il reprĂ©sente, pour ce qu’il leur promet, et surtout pour la confiance qu’ils placent dans la personne qui le propose.

MĂȘme en B2B, on n’achĂšte pas de maniĂšre totalement rationnelle.

Un logiciel de gestion, une solution RH ou une formation marketing peut avoir les meilleures fonctionnalitĂ©s du monde
 si la personne qui l’incarne ne semble pas crĂ©dible, engagĂ©e ou alignĂ©e, la conversion sera bien plus difficile.

L’objectivitĂ© du produit est un mythe.

Ce qui fait vendre, ce sont des biais humains : la familiarité, la sympathie, la réassurance, la cohérence perçue. Et tout cela passe par le branding personnel.

Quand vous ne montrez pas qui vous ĂȘtes, quand vous laissez uniquement votre fiche produit parler pour vous, vous laissez votre audience dans une incertitude.

Et face à l’incertitude
 elle passe son chemin.

Ce n’est pas un manque de professionnalisme que d’ĂȘtre visible.

C’est un acte stratĂ©gique.

Parce qu’aujourd’hui, l’humain est votre plus grand diffĂ©renciateur.

 

II. Comment le branding personnel crĂ©e de la prĂ©fĂ©rence d’achat

La confiance transmise par une personne

Dans un monde oĂč tout le monde peut vendre n’importe quoi Ă  n’importe qui, la question que se pose chaque acheteur est simple : “Est-ce que je peux faire confiance ?”

Et cette confiance ne se construit pas dans les pages de vente.

Elle naĂźt bien avant, Ă  travers votre prĂ©sence, votre discours, votre façon d’ĂȘtre visible.

Elle se crée par la personne que vous montrez.

Un branding personnel bien pensé agit comme un raccourci de crédibilité.

Vous devenez un repùre. Un point d’ancrage.

Quand on vous voit partager vos idĂ©es, parler de vos valeurs, dĂ©fendre vos choix
 on commence Ă  vous connaĂźtre. Et ce processus-lĂ , c’est la base de la confiance.

Il ne s’agit pas de se “vendre”. Il s’agit de se montrer constant, cohĂ©rent, humain.

Prenons un exemple concret : si vous lancez une formation ou un produit digital et que votre audience vous suit depuis des mois, qu’elle a vu vos contenus, Ă©coutĂ© vos podcasts, lu vos prises de position
 le jour oĂč vous proposez quelque chose, la question ne sera pas “Est-ce que ce produit est bon ?”, mais plutĂŽt “Quand est-ce que je peux m’inscrire ?”

C’est ça, le pouvoir du personal branding.

Il ne remplace pas la qualitĂ© de l’offre. Il la prĂ©cĂšde. Il prĂ©pare le terrain.

 

Le rĂŽle du rĂ©cit personnel dans l’acte d’achat

Le storytelling, ce n’est pas juste un outil marketing.

C’est une maniùre de donner du sens à votre offre.

Quand vous partagez pourquoi vous avez créé un produit, ce que vous avez vécu, ce que vous voulez changer ou transmettre, vous ne donnez pas seulement des informations : vous créez une connexion émotionnelle.

Et cette connexion, elle change tout.

L’histoire personnelle, c’est ce qui transforme une offre banale en solution inspirante.

Prenez deux formations identiques. MĂȘme contenu, mĂȘme prix.

L’une est prĂ©sentĂ©e de maniĂšre neutre, l’autre est portĂ©e par une personne qui explique comment elle a galĂ©rĂ© pendant des mois, ce qu’elle a dĂ©couvert, comment elle a construit pas Ă  pas une mĂ©thode qui marche
 et pourquoi elle veut la transmettre aujourd’hui.

Laquelle choisissez-vous instinctivement ?

Presque toujours, ce sera la deuxiĂšme.

Parce que cette histoire donne du contexte. Elle vous implique. Elle crĂ©e une proximitĂ©, voire une identification. Vous avez envie de suivre quelqu’un qui est passĂ© par lĂ , qui comprend votre situation, et qui vous tend la main.

Votre rĂ©cit personnel, c’est ce qui rend votre produit lĂ©gitime.

Pas au sens technique, mais au sens humain.

Et aujourd’hui, cette lĂ©gitimitĂ© Ă©motionnelle est souvent plus puissante que la preuve sociale.

 

L’effet d’amplification sur le bouche-à-oreille

Quand une offre est portée par une personne claire, visible et cohérente, elle circule mieux.

C’est logique : on parle plus facilement d’une personne que d’un produit.

Un produit, ça s’explique.

Mais une personne, ça se raconte.

Le branding personnel crĂ©e un effet d’amplification naturel sur le bouche-Ă -oreille.

Vous devenez une rĂ©fĂ©rence, une personnalitĂ© qu’on cite, qu’on partage, qu’on recommande.

On ne dit pas : “J’ai trouvĂ© un bon outil.”

On dit : “Tu devrais Ă©couter ce que propose [prĂ©nom], c’est hyper pertinent.”

C’est subtil, mais puissant.

Parce que votre audience ne transmet pas seulement un lien ou une offre : elle transmet un point de vue, une valeur, une connexion Ă©motionnelle. Et c’est exactement ce qui rend une recommandation beaucoup plus efficace et mĂ©morable.

Ce phĂ©nomĂšne est d’autant plus fort sur les rĂ©seaux sociaux.

Les contenus les plus partagés sont rarement ceux des marques institutionnelles. Ce sont ceux des personnes avec une vraie posture, une vraie voix, une vraie vision.

En cultivant votre branding personnel, vous augmentez votre capacitĂ© Ă  crĂ©er du bouche-Ă -oreille organique. Et ça, c’est un levier de visibilitĂ© et de conversion qui vaut tous les budgets publicitaires du monde.

 

III. Construire un branding personnel au service d’un produit

Choisir un persona d’incarnation

Lorsqu’on parle de branding personnel, beaucoup pensent : “Je ne veux pas me mettre en avant”, ou “Je ne suis pas à l’aise pour m’exposer.”

Mais incarner une marque ne veut pas forcément dire devenir le visage de celle-ci.

👉 Cela veut dire choisir un persona d’incarnation.

Et ce persona, ce n’est pas toujours vous.

Vous pouvez incarner votre produit vous-mĂȘme — si vous ĂȘtes Ă  l’aise, si vous avez une histoire forte, ou si cela vous paraĂźt naturel. Mais vous pouvez aussi dĂ©lĂ©guer cette incarnation Ă  quelqu’un d’autre : un membre de l’équipe, un ambassadeur, un client, voire un personnage fictif.

L’important, ce n’est pas qui parle, c’est ce qu’il incarne.

Ce persona doit reprĂ©senter les valeurs de votre offre, son positionnement, sa mission. Il doit ĂȘtre cohĂ©rent avec votre produit.

Si vous vendez un outil ultra-tech, vous ne choisirez pas la mĂȘme posture qu’une marque axĂ©e sur le bien-ĂȘtre holistique.

Mais dans les deux cas, il y a une incarnation possible.

Ce qui compte, c’est de personnaliser la relation. De donner à votre audience un point de contact humain, clair, identifiable.

On n’achĂšte pas une promesse dĂ©sincarnĂ©e.

On achÚte une voix, une vision, une énergie.

Et tout commence par ce choix stratégique : qui parle pour la marque ?

 

Alignement entre valeurs personnelles et bénéfices produit

Le personal branding fonctionne seulement s’il est alignĂ© avec ce que vous proposez.

Ce que vous dites, ce que vous incarnez, ce que vous vendez
 tout doit raconter la mĂȘme histoire.

Imaginez : vous communiquez sur la libertĂ©, l’indĂ©pendance, le fait de casser les codes


Et vous proposez une offre ultra rigide, ultra normée, avec zéro flexibilité.

Il y a un dĂ©calage. Et ce dĂ©calage, mĂȘme subtil, crĂ©e un doute.

Les clients le sentent.

Ils ne savent pas toujours l’exprimer, mais ils perçoivent une dissonance.

Et cette dissonance casse la confiance.

À l’inverse, quand vos valeurs personnelles rĂ©sonnent avec les bĂ©nĂ©fices concrets de votre produit, l’effet est immĂ©diat : c’est fluide, crĂ©dible, Ă©vident.

Si vous parlez d’audace et que votre programme pousse justement à oser davantage, ça fonctionne.

Si vous ĂȘtes centrĂ© sur l’écoute et que votre service est ultra-personnalisĂ©, ça se renforce mutuellement.

Ce miroir entre vous et votre offre, c’est ce qui donne au branding personnel sa puissance.

Il ne s’agit pas de “mettre en avant sa personnalitĂ©â€ juste pour exister.

Il s’agit d’incarner une promesse cohĂ©rente, Ă  travers un discours, une posture, un produit.

Et cette cohĂ©rence perçue est un facteur d’adhĂ©sion trĂšs fort.

Dans un marché encombré, elle fait toute la différence.

 

Créer des ponts éditoriaux entre soi et son offre

L’une des erreurs les plus frĂ©quentes dans le personal branding, c’est de parler de soi d’un cĂŽté  et du produit de l’autre.

Deux mondes parallĂšles qui ne se croisent jamais.

Et pourtant, toute la force du branding personnel vient de ces ponts que vous construisez entre vous et votre offre.

Votre audience n’a pas besoin de savoir toute votre vie.

Mais elle a besoin de comprendre pourquoi ce que vous proposez a du sens pour vous.

Vous avez vécu un déclic qui vous a poussé à créer ce produit ? Parlez-en.

Vous avez observé un besoin récurrent chez vos clients qui a motivé votre offre ? Expliquez-le.

Vous défendez une vision du monde, du travail, de la santé, de la réussite
 et votre produit incarne cette vision ? Montrez le lien.

Ces passerelles éditoriales, ce sont des occasions de donner du contexte, de raconter une histoire, de créer du lien.

Elles permettent à votre audience de comprendre que votre offre n’est pas juste un business.

C’est une rĂ©ponse sincĂšre Ă  un besoin identifiĂ©, vĂ©cu, parfois personnel.

Et quand vous réussissez à faire ce lien de maniÚre fluide, votre communication devient plus naturelle, plus engageante, plus persuasive.

Vous ne forcez plus la vente.

Vous donnez envie d’acheter.

 

La bonne dose de visibilité personnelle pour ne pas cannibaliser la marque

C’est une inquiĂ©tude lĂ©gitime, surtout chez les profils discrets ou les marques dĂ©jĂ  bien Ă©tablies :

👉 “Si je me rends trop visible, est-ce que je ne vais pas faire de l’ombre à mon produit ?”

Et c’est vrai : trop de personal branding peut devenir contre-productif
 si la visibilitĂ© devient le but en soi.

Le branding personnel ne doit jamais Ă©clipser l’offre.

Il doit la servir.

C’est une question d’intention.

Si vous communiquez uniquement sur vous, votre parcours, votre quotidien, vos opinions — sans jamais crĂ©er de lien clair avec ce que vous proposez — vous perdez votre audience en route.

Elle s’attache à la personne, mais oublie l’offre.

À l’inverse, si votre visibilitĂ© est pensĂ©e comme un levier de pĂ©dagogie, de valeur, de confiance, alors elle devient un amplificateur.

Votre posture attire, vos prises de parole engagent, et tout ramĂšne naturellement Ă  votre produit.

La clĂ©, c’est l’équilibre.

Demandez-vous réguliÚrement :

→ Est-ce que ce que je partage nourrit la perception de mon expertise ?

→ Est-ce que cela rend mon produit plus dĂ©sirable, plus crĂ©dible ?

→ Est-ce que je reste au service de la mission que porte mon offre ?

La visibilitĂ© personnelle est une force
 Ă  condition qu’elle reste au service de la marque.

 

Conclusion

Pendant longtemps, on a opposé deux mondes :

D’un cĂŽtĂ©, le branding personnel — trop subjectif, trop risquĂ©, trop tournĂ© vers soi.

De l’autre, le produit — objectif, concret, professionnel.

Mais cette sĂ©paration n’a plus lieu d’ĂȘtre.

Aujourd’hui, dans un monde saturĂ© d’offres, ce qui fait vendre, c’est la relation.

Et cette relation ne se construit pas uniquement avec une page de vente bien rédigée.

Elle se construit avec une voix, une vision, un lien humain.

Le branding personnel n’est pas une mise en scùne.

C’est un outil stratĂ©gique, qui vous permet de :

✔ crĂ©er de la confiance,

✔ transmettre du sens,

✔ donner envie de vous suivre
 donc d’acheter ce que vous proposez.

Mais attention, il ne s’agit pas de tout miser sur votre personnalitĂ©.

Il s’agit de l’aligner avec votre offre, de crĂ©er des ponts Ă©ditoriaux, et de trouver la juste dose de visibilitĂ©.

Votre présence ne doit pas éclipser votre produit, elle doit le renforcer.

En incarnant votre offre, vous rendez votre marketing plus vivant, plus crédible, plus engageant.

Et si vous doutez encore
 posez-vous cette question simple :

Est-ce que ce que je vends pourrait ĂȘtre encore plus fort si je le racontais avec mes mots, mon histoire, mon intention ?

Souvent, la réponse est oui.

 

Merci d’avoir Ă©coutĂ© cet Ă©pisode.

Si vous pensez qu’il peut aider quelqu’un dans votre entourage — une entrepreneure, un porteur de projet, une marque trop discrĂšte — n’hĂ©sitez pas Ă  le partager.

Et si ce sujet vous a parlé, je vous invite à me laisser un commentaire, une note, ou tout simplement un message.

On se retrouve trÚs vite pour un prochain épisode du Podcast du Marketing.

 

Optimiser votre prĂ©sence lĂ  oĂč vos prospects vous cherchent dĂ©jĂ  – Episode 278

ou écouter sur :

On pense qu’il faut ĂȘtre partout, produire beaucoup, ĂȘtre visible tout le temps.

Mais ce qu’on oublie, c’est qu’en rĂ©alitĂ©, vos prospects ne sont pas partout. Ils sont lĂ  oĂč ils ont l’habitude de chercher des rĂ©ponses. Et souvent, ce n’est pas lĂ  oĂč vous investissez votre Ă©nergie.

Dans cet épisode, je vous parle de:

  • Pourquoi ĂȘtre partout n’est pas la solution

  • Comment identifier les canaux rĂ©ellement utilisĂ©s par vos prospects

  • Et surtout, comment vous concentrer sur ce qui fonctionne dĂ©jĂ , pour attirer plus de prospects, sans en faire plus.

 

Parce que croyez-moi : quand vous ĂȘtes au bon endroit, avec le bon message, vous n’avez pas besoin de forcer.

Vos prospects viennent Ă  vous naturellement.

 

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Transcription de l’Ă©pisode

Estelle (00:07.774)
Vous écoutez le podcast du marketing épisode 278.


Il a quelques temps, j’ai accompagnĂ© une entrepreneur brillante qui travaille dans le domaine du bien-ĂȘtre. Elle faisait tout comme il faut. Elle Ă©tait sur Instagram, sur Facebook, sur Pinterest. Elle postait tous les jours, elle Ă©crivait des articles de blog, elle avait une newsletter, elle faisait mĂȘme des vidĂ©os YouTube. Bref, elle Ă©tait partout. Sauf que le problĂšme, c’est qu’elle avait trĂšs peu de prospects qualifiĂ©s.

Estelle (01:43.682)
En fait elle avait peu d’inscriptions Ă  sa newsletter, peu de demandes, peu de ventes. Et du coup elle Ă©tait Ă©puisĂ©e et frustrĂ©e. Et un jour elle m’a dit, je parle tout le temps mais j’ai l’impression que personne ne m’Ă©coute. Et c’est lĂ  qu’on a regardĂ©… Du coup lĂ , on a regardĂ© ensemble une donnĂ©e toute simple. D’oĂč viennent ces prospects ? Et le rĂ©sultat…

c’est que 80 % arrivaient via ces articles de blog et le rĂ©sultat c’est que 80 % arrivaient via ces articles de blog et presque aucun d’Instagram oĂč elle passait, allez, 80 % de son temps.

Estelle (02:34.816)
Et ça, c’est une histoire que je vois trĂšs souvent.

Estelle (02:42.54)
Non parce qu’on pense qu’il faut ĂȘtre partout, qu’il faut produire beaucoup, qu’il faut ĂȘtre visible tout le temps, mais ce qu’on oublie c’est que en rĂ©alitĂ© nos prospects eux, ils ne pas partout. Ils sont lĂ  oĂč ils ont l’habitude de chercher des rĂ©ponses et souvent ce n’est pas forcĂ©ment lĂ  oĂč on investit notre Ă©nergie.

Estelle (03:04.854)
Donc moi je vous propose qu’on remette un petit peu tout ça dans l’ordre et puis qu’on regarde pourquoi esquette partout, c’est pas la bonne solution. Comment est-ce qu’on va faire pour identifier les canaux que nos prospects utilisent vraiment. Et puis surtout on va se concentrer sur ce qui fonctionne dĂ©jĂ , c’est-Ă -dire attirer plus de prospects sans forcĂ©ment en faire plus. On va vraiment capitaliser sur ce qu’on fait bien.

Estelle (03:33.442)
Parce que, soyons clairs, si on est au bon endroit avec le bon message, il n’y a pas besoin de forcer, vos prospects viennent Ă  vous naturellement.

Estelle (03:51.842)
Bon, une fois qu’on a dit ça, la rĂ©alitĂ©, on va pas se mentir, on a tous eu un peu ce rĂ©flexe de se dire il faut que je me rende visible et souvent ce rĂ©flexe de il faut que je devienne… Et souvent ce rĂ©flexe de il faut que je me rende visible ça se transforme Ă  je dois ĂȘtre partout. Alors du coup, on se crĂ©e un compte sur chacun des rĂ©seaux sociaux, on lance une newsletter, un blog, podcast, une chaĂźne YouTube, etc. Puis trĂšs vite, on se retrouve Ă  faire du contenu en boucle, Ă  courir aprĂšs les…

Et trĂšs vite, on se retrouve Ă  faire du contenu en boucle, Ă  courir aprĂšs les algorithmes, Ă  planifier, publier, poster, relancer… On s’Ă©puise ! Et tout ça pourquoi ? Pour quelques likes, un peu d’engagement, mais au final pas forcĂ©ment de prospects. Et c’est normal, parce que le VREP…

Estelle (05:07.66)
Et c’est normal parce que le vrai problĂšme, ce n’est pas le fait d’ĂȘtre constant, ce pas notre implication.

Et c’est normal parce que le vrai problĂšme, c’est pas le fait qu’on soit constant, c’est pas notre implication, c’est le fait qu’on est au mauvais endroit. Si vous ĂȘtes prĂ©sents sur tous les canaux, ĂȘtre prĂ©sent sur tous les canaux, c’est super tentant, mais c’est une stratĂ©gie qui a un coĂ»t invisible, votre temps, votre charge mentale et parfois votre motivation. Et surtout, ça vous pousse Ă  faire du contenu par dĂ©faut.

Estelle (05:46.7)
Et en plus de ça, ça vous pousse Ă  faire du contenu par dĂ©faut, un peu partout, un peu flou, probablement un peu gĂ©nĂ©rique et donc pas assez impactant pour attirer les bonnes personnes. Ce qu’il faut bien comprendre ici, c’est que vos prospects ne sont pas partout, ils sont lĂ .

Estelle (06:06.446)
Ce qu’il faut bien comprendre ici, c’est qu’il faut aller chercher les prospects lĂ  oĂč ils sont. Si vous ciblez des professionnels, probablement qui passent plus de temps sur LinkedIn que sur Instagram. Si vous parlez Ă  des mamans dĂ©bordĂ©es, elles vont peut-ĂȘtre pas…

Si vous parlez Ă  des mamans dĂ©bordĂ©es, elles ne peut-ĂȘtre pas sur votre blog, mais dans une newsletter du matin. Si vous visez par exemple des crĂ©ateurs de contenu, peut-ĂȘtre qu’ils prĂ©fĂšrent le format audio pendant leur dĂ©placement. ce qu’il faut voir, c’est… Donc vouloir ĂȘtre partout, c’est juste vous Ă©puiser et c’est travailler pour rien dans le vide, en tout cas ne pas travailler pour les bonnes personnes.

Estelle (06:52.366)
Ce qu’on veut, nous, c’est ĂȘtre visible, mais ĂȘtre visible des pros. Ce qu’on veut, nous, c’est ĂȘtre visible, mais pas ĂȘtre visible de tout le monde, on veut ĂȘtre visible de nos futurs prospects.

Estelle (07:09.518)
Bon, mais une fois qu’on a compris qu’on ne pas ĂȘtre partout, la vraie question c’est, mais oĂč est-ce qu’il faut ĂȘtre ? Oui, Ă©videmment. La rĂ©ponse, elle est simple, mais elle demande un tout petit effort d’observation. Vous devez ĂȘtre lĂ  oĂč vos prospects sont dĂ©jĂ  en train de chercher les rĂ©ponses. Pas lĂ  oĂč vous avez envie d’ĂȘtre, pas lĂ  oĂč tout le monde poste en ce moment, attention au trend, mais lĂ  oĂč votre audience consomme du contenu avec un vrai objectif, se renseigner, apprendre, comparer, choisir. La premiĂšre Ă©tape, c’est d’analyser

pour Prospect Actuel ou alors vos clients, si vous en avez dĂ©jĂ . Vous pouvez vous demander, par exemple, comment est-ce que ces personnes m’ont dĂ©couvert ? Est-ce qu’elles m’ont trouvĂ© via un post LinkedIn, via un Ă©pisode de podcast, via une recherche Google, via, je sais pas, un webinaire ? Toutes ces questions-lĂ , sont super, super importantes. Ça nĂ©cessite Ă©videmment de traquer un peu vos data. Une autre question intĂ©ressante, c’est quoi le contenu qui a dĂ©clenchĂ© le premier contact ?

comment est-ce qu’elles sont rentrĂ©es dans mon univers ?

Estelle (08:20.952)
Si vous ne le savez pas parce que vous n’avez pas les data, vous pouvez leur demander directement, faites un petit sondage, une question par exemple Ă  la fin.

Estelle (08:31.702)
Faites un petit sondage, ça peut ĂȘtre un sondage sur les rĂ©seaux sociaux, ça peut ĂȘtre une question Ă  la fin d’un formulaire ou ça peut ĂȘtre tout simplement par mail, comment est-ce que vous avez entendu parler de moi ou alors quel type de contenu vous ĂȘtes le plus Ă  avancer. Ces infos-lĂ , sont super prĂ©cieuses parce qu’elles vous permettent de miser sur ce qui fonctionne. DĂ©jĂ , plutĂŽt que vous disperser et rĂ©inventer la roue.

Estelle (09:02.272)
La deuxiĂšme chose Ă  faire, c’est de regarder ce que consomme votre audience cible. Donc mĂȘme si vous n’avez pas encore beaucoup de clients ou beaucoup de donnĂ©es, vous pouvez observer ce que fait dĂ©jĂ  votre audience idĂ©ale. Quels sont les rĂ©seaux sociaux qu’elle suit ? Est-ce qu’elle est plutĂŽt Ă  commenter sur Instagram, sur LinkedIn, sur Facebook ? Est-ce qu’elle partage des articles ?

Estelle (09:34.186)
La deuxiĂšme chose Ă  faire, c’est de regarder ce que consomme votre audience cible. MĂȘme si vous avez… MĂȘme si… Putain ! La deuxiĂšme chose Ă  faire, c’est de regarder ce que consomme votre audience cible. MĂȘme si vous n’avez pas encore beaucoup de clients ou de donnĂ©es, vous pouvez observer ce que fait votre audience…

Estelle (21:27.594)
DeuxiĂšme chose, c’est de regarder ce que votre audience cible consomme dĂ©jĂ . OĂč est-ce qu’elle est, ce qu’elle fait, ce qu’elle aime, quels sont les rĂ©seaux sociaux qu’elle suit, est-ce qu’elle partage des articles, des stories, ne pas, des extraits de podcasts. C’est trĂšs important de comprendre comment elle fonctionne, ce qu’elle fait dĂ©jĂ , ce qu’elle regarde dĂ©jĂ , ce qu’elle Ă©coute dĂ©jĂ , en qui elle a confiance, parce que c’est ces canaux qu’il faut aller regarder en prioritĂ©. Et puis troisiĂšme Ă©tape, croiser votre intuition avec vos donnĂ©es. On sait…

Estelle (22:06.348)
Et puis troisiĂšme Ă©tape, croisez vos intuitions avec vos donnĂ©es. restez pas juste sur… Non mais attends, moi je sais que c’est sur Instagram que tout se passe. Allez regarder les data.

mĂȘme si vous n’en avez pas beaucoup Ă  aller regarder des data, si vous publiez un post sur LinkedIn, publiez-le avec un lien bitly. Ça va vous permettre de voir combien il a de clics vraiment sur votre lien, parce que LinkedIn va vous donner des vues, de nombre de commentaires, mais pas le nombre de clics. Moi, je sais que j’ai certains posts qui ont pas mal de vues, en tout cas je suis contente du nombre de vues, en revanche j’ai trĂšs peu de clics. Mais oui, moi ça m’apporte rien les vues, ce qui m’intĂ©resse c’est les clics vers mon Ă©pisode de podcast en l’occurrence. Alors que j’en ai d’autres qui ont franchement

pas un gros succĂšs au niveau like, au niveau commentaire, etc. Mais en revanche, ils ont beaucoup plus de clics sur l’Ă©pisode. Ce qui est important, c’est de comprendre lĂ  oĂč est votre intĂ©rĂȘt, lĂ  oĂč se trouvent rĂ©ellement les gens et d’aller chercher la vraie bonne data, d’aller croiser tout ça pour ĂȘtre sĂ»r que vous travaillez non pas pour ce qui fait plaisir aux algorithmes, mais pour ce qui va vous faire plaisir Ă  vous.

Estelle (23:22.53)
Bon, une fois qu’on a une idĂ©e claire des canaux oĂč les prospects, en tout cas vos prospects, se trouvent rĂ©guliĂšrement, c’est lĂ  que la magie opĂšre. Vous n’avez pas besoin d’ĂȘtre partout pour attirer plus de prospects. Ce qu’il faut, c’est ĂȘtre au bon endroit, le bon contenu au bon moment, c’est-Ă -dire lĂ  oĂč se trouve votre prospect. Mais attention, ça ne pas dire qu’il faut…

Estelle (23:54.134)
Mais attention, ça ne pas dire qu’il vaut faire. Mais attention, ça ne veut pas dire qu’il faut faire moins pour le plaisir de faire moins. Ce qu’il faut faire, c’est mieux avec plus de stratĂ©gie. C’est ce qu’on appelle la mĂ©thode du focus ciblĂ©.

Estelle (24:14.99)
Alors comment ça marche ? PremiĂšre chose, ne choisissez qu’un seul canal, un canal principal, pas deux, pas trois, un canal prioritaire, celui qui vous rapporte dĂ©jĂ  des prospects ou celui que votre persona reçut dĂ©jĂ . Alors ça peut ĂȘtre par exemple un rĂ©seau social, vous choisissez LinkedIn, Instagram ou YouTube mais pas tout. Ça peut ĂȘtre un mĂ©dia, un type de mĂ©dia prioritaire, la newsletter, le podcast, le blog, Ă  vous de choisir.

Ça peut ĂȘtre aussi un format de diffusion que vous maĂźtrisez mieux. Il a des gens qui sont plus Ă  l’aise Ă  l’audio, d’autres plus Ă  l’aise Ă  l’Ă©crit, d’autres plus Ă  l’aise au visuel. L’idĂ©e ici, c’est d’investir votre Ă©nergie lĂ  oĂč le retour est mesurable, lĂ  oĂč ça marche vraiment et ça marche parce que vos prospects y sont sensibles.

DeuxiĂšme Ă©lĂ©ment, c’est dur, c’est long de crĂ©er du contenu, pensez Ă  recycler stratĂ©giquement. Une fois que vous avez votre canal principal, il va falloir l’exploiter en profondeur, Ă  fond, au maximum. Pour ça, faut recycler. Donc un article de blog, ça vous fait trois posts LinkedIn. Un Ă©pisode de podcast, ça vous fait une newsletter, ça vous fait un carousel Instagram. Une vidĂ©o, ça va ĂȘtre une vidĂ©o…

Une vidĂ©o longue, vous allez pouvoir la dĂ©couper en plein de petits shorts que vous allez pouvoir republier Ă  plein d’endroits diffĂ©rents. Maximiser votre impact sans multiplier votre charge de travail, c’est lĂ  oĂč la magie opĂšre.

Estelle (25:52.182)
Un truc important Ă  garder en tĂȘte, c’est de faire en fonction de vous et pas en fonction des autres. Je disais tout Ă  l’heure, on a tendance Ă  suivre les tendances, on a tendance Ă  regarder ce que font nos concurrents, on a tendance Ă  se dire, tout le monde est sur la vidĂ©o, en ce moment il faut absolument que j’aille sur la vidĂ©o. Oui, la vidĂ©o est peut-ĂȘtre un bon choix, si tout le monde y va, c’est peut-ĂȘtre un bon choix. Alors d’abord, quand tout le monde y va, certes, ça veut dire probablement qu’il a une tendance de fond, quelque chose qui est en train de se passer, ça veut aussi dire qu’il a plus de concurrence, donc c’est pas toujours nĂ©cessairement le meilleur choix. Mais surtout, la question qu’il faut se poser, c’est est-ce que moi…

je me sens capable, est-ce que j’ai des compĂ©tences pour aller sur ce mĂ©dia-lĂ  ? C’est pas parce que la tendance est sur la vidĂ©o, la vidĂ©o lĂ  c’est un exemple, mais c’est pas parce qu’il a une tendance qui arrive qu’on doit nĂ©cessairement y aller. Si on n’est pas Ă  l’aise avec la vidĂ©o, ça va nous demander beaucoup d’Ă©nergie, beaucoup de temps, beaucoup de sueur d’aller faire des vidĂ©os. Peut-ĂȘtre qu’en fait on est beaucoup plus Ă  l’aise Ă  l’Ă©crit et c’est plus intelligent de rester sur une newsletter ou un blog, lĂ  oĂč il aura peut-ĂȘtre d’ailleurs moins de monde en ce moment, versus la vidĂ©o, si on est tout simplement…

plus Ă  l’aise, plus efficace sur ce mĂ©dia-lĂ . C’est important de se poser aussi la question de nous, qu’est-ce qu’on a envie de faire, qu’est-ce qui nous plaĂźt, lĂ  oĂč on est bon.

Estelle (27:05.058)
Bon et puis aprĂšs, une fois qu’on a fait tout ça, pensez un petit peu Ă  vous. Vous n’ĂȘtes pas une machine automatisĂ©e, ce qui peut ĂȘtre automatisĂ©. L’idĂ©e lĂ , c’est pas de faire une machine infernale qu’on n’arrive plus Ă  suivre, mais il a quand mĂȘme plein de astuces, plein de choses qui peuvent nous faire gagner de prĂ©cieuses minutes et de la bande passante dans notre cerveau qui est dĂ©jĂ  bien rempli. Donc par exemple, programmez vos publications Ă  l’avance. Programmez si vous avez un podcast, programmez-les Ă  l’avance aussi. RĂ©utilisez le contenu qui a bien fonctionnĂ©.

Republier aussi du contenu qui a dĂ©jĂ  fonctionnĂ©. Moi, tous les six mois, je vais rechercher des articles, des Ă©pisodes, des posts qui ont fonctionnĂ©. C’est trĂšs intĂ©ressant parce que tout monde n’a pas pu les voir. Donc rĂ©utiliser les. Planifier tout ce que vous pouvez planifier avec des outils du type Zapier, Make, Notion, etc. Ça va vous aider Ă  gagner du temps et Ă  faire passer rapidement ce qui finalement n’a pas grand intĂ©rĂȘt pour vous, mais ça va avoir de l’impact.

Estelle (29:18.366)
Je rĂ©sume, ce qu’on a compris c’est que ĂȘtre partout c’est bien souvent une fausse bonne idĂ©e. On est poussĂ© par les autres, par la concurrence, par ce qu’on voit sur les mĂ©dias Ă  vouloir ĂȘtre partout mais la rĂ©alitĂ© c’est que nos prospects Ă  nous, ils ne pas partout. Donc la premiĂšre chose Ă  faire c’est de comprendre oĂč est-ce qu’ils sont. Identifier les canaux que vos prospects utilisent dĂ©jĂ  rĂ©ellement et partez de lĂ . Ne vous Ă©talez pas sur tous les rĂ©seaux sociaux, ça ne sert Ă  rien. Donc analyser

ce que font vos prospects actuels, regarder ce que consomme votre audience cible et puis croiser ce que vous imaginez avec des vrais data. MĂȘme si vous n’en avez pas beaucoup, on peut toujours trouver de la data. AprĂšs, comment est-ce qu’on fait pour faire plus avec moi ? On utilise la mĂ©thode du focus ciblĂ©. On choisit d’abord un canal principal, ensuite on met en place des systĂšmes de recyclage, on planifie…

tout ce qu’on peut planifier et surtout on automatise toutes les petites tĂąches. Ça, ça va nous permettre d’aller beaucoup plus fort, beaucoup plus vite et surtout d’ĂȘtre trĂšs focus sur les endroits oĂč ça vaut la peine d’ĂȘtre prĂ©sent. Encore une fois, crĂ©er du contenu, c’est long, ça demande de l’Ă©nergie, ça demande de l’implication. À moins que vous ayez une Ă©quipe de 20 personnes dans votre service marketing, auquel cas on va parler diffĂ©remment, mais si vous ĂȘtes seul ou si vous ĂȘtes une petite Ă©quipe, il est prĂ©fĂ©rable de commencer par observer, analyser ce que fait votre audience.

oĂč est votre audience, en qui est la confiance et vous positionnez Ă  ces endroits-lĂ , sur ces canaux-lĂ , vous aurez moins Ă  produire mais ce sera beaucoup plus ciblĂ©.

Estelle (30:55.02)
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Je vous dis Ă  trĂšs vite.

 


 

 

 

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Vous aimerez le Podcast du Marketing si vous aimez Marketing Square de Caroline Mignaux, J’peux pas j’ai buisiness d’Aline Bartoli, le Podcast de Pauline Laigneau, GĂ©nĂ©ration Do It Yourself de Matthieu Stefani.

 

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