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Comment lever 15 millions d’euros avec le marketing – avec Matthieu Gueniffey de Galeon – Episode 314

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Comment lever 15 millions d’euros sans VC ? Dans cet épisode, avec Matthieu Gueniffey, co-fondateur de Galeon, nous décryptons une levée de fonds participative où le marketing est le moteur de l’investissement. Mission avant la tech, pédagogie, communauté et FOMO : une leçon de marketing appliqué à l’investissement.

Pour en savoir plus vous pouvez suivre Matthieu Gueniffey sur LinkedIn ou découvrir la nouvelle levée de fond de Galeon (investir comporte des risques).

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Et puis sinon, vous pouvez aussi


Transcription de l’épisode

Aujourd’hui, je vous emmène sur un terrain où je vais rarement.

On va parler de levée de fonds. Et si vous me suivez depuis un moment, vous le savez : l’univers des startups n’a jamais été mon point de départ. Mon parcours, il s’est construit dans des grands groupes, chez Microsoft, Ogilvy, Altadis… Des environnements où, très concrètement, “lever des fonds” n’est pas un sujet du quotidien. On parle stratégie, marque, acquisition, growth, organisation. Mais on ne passe pas ses journées à convaincre des investisseurs de mettre un ticket.

Et puis il y a une autre raison pour laquelle je parle peu de financement ici : d’habitude, une levée n’est pas directement un sujet marketing. Bien sûr, il y a toujours un deck, une histoire, des métriques… Mais, dans l’imaginaire collectif, la levée de fonds, c’est un sujet de finance. De business model. De table de cap’. Pas un sujet de marketing.

Sauf que l’épisode d’aujourd’hui change complètement la donne.

Parce qu’on va décortiquer une levée de 15 millions d’euros pour un produit tech, dans un secteur aussi sensible que la santé… et surtout : une levée où le marketing n’est pas “un habillage”, ni un support. Le marketing est le moteur principal de l’investissement.

Et ça, ça m’intéresse énormément.

Comment est-ce qu’on arrive à mobiliser des dizaines de milliers de personnes, pas des fonds d’investissement, pas des “VC”, mais Monsieur et Madame Tout-le-monde, pour financer une vision ? Comment est-ce qu’on rend désirable, compréhensible et crédible un projet complexe, à la croisée de la healthtech et de la crypto ? Qu’est-ce qui fait qu’à un moment, quelqu’un se dit : “Je mets mon argent là-dedans” ?

Pour en parler, j’ai invité Mathieu Guéniffey, cofondateur de Galéon. Et ce que vous allez entendre, ce n’est pas une masterclass de finance. C’est une leçon de marketing appliqué à l’investissement : mission avant la tech, pédagogie, transparence, communauté, gamification… jusqu’à cette mécanique très précise qui transforme l’attention en action.

Bref : si vous pensez que “lever des fonds” ne vous concerne pas, restez avec moi. Parce qu’au fond, on ne va pas parler d’argent. On va parler d’un sujet qui nous concerne tous : comment le marketing peut faire bouger le réel.

 

Estelle (00:07.434)
Bonjour Mathieu, bienvenue sur le Podcast du Marketing.

Matthieu Gueniffey (00:10.773)
Bonjour Estelle, merci beaucoup de m’inviter.

Estelle (00:12.462)
Je suis vraiment très contente de te recevoir. Aujourd’hui, on va parler de financement. Je parle assez peu de financement, que les startups ne sont pas mon univers. Mais je trouve que c’est intéressant, surtout que toi avec ton entreprise Galéon, vous avez choisi un système de financement qui est assez innovant. Tu vas nous en parler avant que tu rentres dans le vif du sujet. Mathieu, est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais ?

Matthieu Gueniffey (00:37.991)
Merci beaucoup. Alors moi c’est Mathieu Guéniffet, je suis papa de deux enfants, de garçons. J’ai un parcours, on va dire, au début assez classique, c’est-à-dire que j’ai fait une école de commerce, j’ai fait Kedge sur Bordeaux. Après j’ai fait une année, on va dire, où j’ai pu toucher un petit peu ce qui était Web Marketing, Web Design, Web Développement à Digital Campus aussi sur Bordeaux. Et puis j’ai fait une dernière année, on va dire, une école de commerce plus connue, c’est HEC Paris où là c’était plutôt un programme entrepreneur.

parce que j’avais déjà à cette époque-là Montégaléon. Et en fait, avant de Montégaléon, j’avais mon auto-entreprise, j’étais freelance clairement dans tout ce qui est marketing digital. moi, le marketing, c’est vraiment ce qui me passionne depuis le début, on va dire depuis l’école de commerce, clairement. Et donc j’ai monté cette petite entreprise où je gérais plutôt des gros clients sur le community management, sur les publicités Facebook, Meta, etc.

Ça c’était la première chose que j’ai faite. J’ai jamais été salarié en fait, jamais été salarié. J’ai toujours monté quelque chose. Parce que même avant je montais des petits serveurs sur ce qu’on appelle GTA. GTA San Andreas pour ceux qui connaissent, ceux qui sont un peu geeks on va dire. C’était… Ouais, alors j’ai… Exactement, c’est ça, c’est c’est jeu vidéo. Si, si, si, c’est jeu vidéo. Sauf que je montais des serveurs roleplay. Donc c’est-à-dire que tu incarnais des personnages clairement. Tu incarnais un policier, un maire, un mafieux, peu importe.

Estelle (01:48.238)
Ben ouais parce que là tu m’as perdu. GTA pour moi c’est des jeux vidéo. Non c’est pas ça. bon c’est ça ? Ok.

Estelle (01:58.701)
Ok.

Matthieu Gueniffey (02:03.573)
Voilà, j’ai monté ça à l’époque. Après, que d’autre plus, aujourd’hui je suis sur Annecy, c’est une très jolie ville où il a le lac et la montagne. voilà, gros, et puis ensuite on a monté Galeon avec mes co-fondateurs, on était cinq à la base, notamment Loïc Breton, qui est le médecin nécessaire animateur, qui est le CEO de Galeon. Et moi je suis co-fondateur et vice-président de Galeon, CEO en version anglaise. Voilà.

Estelle (02:29.966)
Super. Est-ce que tu peux nous dire, Mathieu, ce que fait Galéon Tu m’as expliqué un peu en off, j’aime beaucoup la mission de l’entreprise. Est-ce que tu peux nous expliquer, s’il plaît ?

Matthieu Gueniffey (02:41.633)
Ce qu’il faut savoir c’est qu’aujourd’hui 80 % des données dans les hôpitaux sont non exploitable. On ne clairement rien en faire. Et pourtant on le sait les données de santé elles valent énormément, elles valent de l’or. En fait elles sont enfermées dans des logiciels qui datent des années 90-2000. Le système d’exploitation n’est pas Windows XP mais les logiciels ressemblent à Windows XP. Donc avec Galeon on a créé le système d’exploitation de l’hôpital du futur.

pour que vos données puissent sauver des vies tout en redonnant aussi un petit peu de pouvoir aux gens sur leurs données grâce à la blockchain. Alors je dirai un petit peu plus plus tard sur l’explication de la blockchain pour qu’on utilise la blockchain chez Galeon. Mais voilà ce qu’il faut savoir c’est qu’aujourd’hui il a 18 hôpitaux qui utilisent Galeon. Donc c’est vraiment d’un côté le logiciel métier des soignants, c’est ce qu’on appelle un dossier patient informatisé, ça c’est ce qui existe dans 18 hôpitaux avec 10 000 soignants qui utilisent au quotidien et plus de 3 millions de dossiers patients. Et de l’autre on a tout cet entraînement.

en fait, d’IA médicale de façon décentralisée. C’est là où la blockchain entre en jeu, où finalement les données restent au niveau local de l’hôpital, donc elles ne sortent pas de l’hôpital. Et nous, ça nous permet de préserver l’habit privé des patients tout en entraînant de l’IA médicale.

Estelle (03:55.982)
Alors attends, que j’essaye de résumer quand tu m’expliquais.

Parce que c’est vrai qu’en tant qu’usager, on se rend compte que l’hôpital, c’est quand même un petit peu archaïque. Je te faisais rigoler parce que je te parlais de ma dernière expérience à l’hôpital où il fallait que je présente mes autocollants pour pouvoir voir un médecin, je trouvais ça complètement dingue. Mais en fait, c’est vraiment ça, que tu m’expliquais, c’était que c’est quand même encore assez archaïque globalement les dossiers médicaux au sein de l’hôpital. Et que vous, ce que vous proposez à Vagaléon…

c’est un dossier médical informatisé qui fait que si je vais dans un hôpital A un jour et qu’on traite une pathologie lambda et que deux ans plus tard je vais dans un hôpital B qui utilise bien sûr les deux utilisants Galéon, bien ils auront accès directement aux informations de l’hôpital A pour pouvoir voir tous les éléments et en fait avoir un seul et même dossier pour un patient qui te suit un petit peu partout dans les différents hôpitaux.

Matthieu Gueniffey (04:52.807)
Exactement. Exactement, en fait, c’est ça. C’est d’un côté, si tu as Galeon, que tu habites à Marseille et que tu vas en déplacement à Paris ou que tu as une urgence sur Paris, si les deux hôpitaux ont Galeon, le partage de données se fait en un clic. Donc il y a un gain de temps énorme pour les soignants, surtout en ce moment, on le sait, les soignants sont en train de faire des grèves. Pourquoi ? Notamment parce que les dossiers, crée des burn-out aujourd’hui, des dossiers qui sont tellement vieux que ça leur fait perdre énormément de temps l’administrative. ils n’en peuvent plus.

Estelle (05:13.614)
bien

Matthieu Gueniffey (05:18.311)
Et pour toi en tant que patient ça te permet très vite d’avoir un transfert d’informations et donc si j’ai des allergies, j’ai des traitements, si j’ai des problèmes particuliers, en fait le soignant qui va être dans l’hôpital qui n’a pas l’habitude de me voir mais qui a galéon, et bien il aura toutes ces informations là en un clic. Et ça c’est hyper puissant.

Estelle (05:32.398)
Trop bien, trop bien.

Non mais ça paraît ce que je te disais, moi ça me paraît fou que ça n’existe pas déjà, donc tant mieux, tant mieux que Galéon soit là. Ce que tu m’expliquais aussi, c’est qu’il a tout un pan IA d’entraînement de la donnée, de façon… Alors tu m’expliquais que c’était anonyme et que bien évidemment on n’utilise pas la donnée des gens sans leur consentement, mais en tout cas d’entraînement des gens pour le développement médical finalement et de pouvoir aller développer d’autres logiciels qui vont permettre, me donnais l’exemple, de mieux déceler par exemple un cancer du sein ou des choses comme ça,

On a besoin évidemment des IA qu’elles soient entraînées sur des cas concrets. Donc super intéressant comme… Enfin en tout cas moi je n’y connais rien mais je trouve ça passionnant, donc bravo. Super intéressant comme logiciel à développer. Mais ce pas vraiment pour ça que je voulais qu’on discute ensemble aujourd’hui, Mathieu, parce que moi évidemment ce pas tant le médical ma partie, c’est plus le marketing. Ce qui m’intéressait c’est qu’avec Galéon, évidemment vous avez eu besoin d’argent, fond pour développer ce logiciel, cette entreprise, ça paraît évident.

Mais vous avez eu un système de levée de fonds qui, je dirais, n’est pas commun. Souvent, quand on parle de levée de fonds, on pense à des fonds, des vici et on vient présenter un peu pour le commun des mortels, comme dans la fameuse émission qui veut être mon associé, je crois que ça s’appelle comme ça, je ne plus. Mais bon, voilà, on vient présenter devant des gens et on leur dit, donnez-nous des sous, on a besoin que vous investissiez pour. Vous, n’avez pas fait comme ça ou en tout cas, vous avez fait un petit peu différemment. êtes allé voir plein plein de gens, vous avez fait un système d’investissement.

Matthieu Gueniffey (06:49.503)
Oui, c’est ça.

Estelle (07:04.24)
participatif mais en crypto monnaie c’est ça

Matthieu Gueniffey (07:08.309)
Exactement en fait donc on se retrouve si je reviens un peu sur l’historique on se retrouve en 2021 2022 où en fait Galéon on avait trois clients à l’époque et on avait une demande énorme des hôpitaux de notre logiciel et donc on s’est dit ok moi qui suis dans la crypto donc appareil de crypto je suis dans la crypto depuis 2012 donc malheureusement

à l’époque il y avait le bitcoin qui existait et j’ai tout vendu avant, bon ça c’est un peu l’anecdote mais je suis pas devenu riche grâce à ça. du coup en 2020 on se retrouve à vouloir déployer des clients mais on n’était que 5, donc 5 confondateurs et on s’est dit ok comment on peut intégrer la blockchain dans notre écosystème et comment on peut aussi lever des fonds et rester indépendant. C’est aussi ça qui est important, c’est que cette levée de fonds communautaires en crypto monnaie nous a permis aussi de rester indépendant.

Estelle (07:32.078)
Ha

Estelle (07:48.11)
Mm-hmm. Ouais.

Matthieu Gueniffey (07:54.205)
Donc on a levé en fait 15 millions de dollars avec 40 000 personnes. Donc c’est des particuliers, ça peut être des boulangers, ça peut être des soignants, des médecins, des plombiers, peu importe. fait, y a tous les types de métiers des marketeurs. Il y a tous types de métiers qui ont investi, des personnes qui ont investi et qui finalement se sont raccrochées à vouloir un peu sauver ou révolutionner le système médical en France et va dire de plus largement mondialement.

Parce qu’on n’avait pas que des français quand on a fait cette levée de fonds. avait je pense 80 % de français et le reste était des pays étrangers. Donc voilà, ça nous a permis en fait de à la fois lever 15 millions de dollars, ce qui est une somme énorme pour une start-up. Et en plus de garder notre indépendance parce qu’on ne voulait pas de fonds. En fait, nous on crée quelque chose, ça fait déjà presque 10 ans qu’on est en train de créer Galon. Mais on voit à très long terme, on voit à 15, 20, 30 ans. Et finalement, comme tu disais, les fonds, les VCI, eux…

Ce qu’ils veulent c’est un retour à 5 à 7 ans généralement. Donc nous on ne pouvait pas faire ce système là et on n’avait pas forcément envie, on préférait faire participer à la communauté parce que typiquement, quand j’avais vu des boîtes dans le médical bien marcher, j’aurais voulu investir un petit peu avec mes économies. Sauf que je ne pouvais pas parce que c’est réservé aux fonds, c’est réservé aux Business Angels, c’est réservé à ces personnes là et à ces fonds là. Donc nous c’est ce qu’on a fait, voilà, on a fait de cette levée de fonds communautaires en cryptomonnaie, donc on a créé notre jeton. Les gens l’ont acheté à l’avance.

ce qu’on appelle une ICO, une Initial Coin Offering, c’est une levée de fonds commutés en crypto-monnaie. Et donc voilà, c’est comme ça qu’on a pu lever et avoir 15 millions de dollars avec 40 000 personnes.

Estelle (09:27.47)
Écoute, bravo parce que 15 millions de dollars, j’ai du mal à percevoir exactement ce que c’est, mais 40 000 personnes, je vois assez bien. C’est loin d’être rien d’un point de vue purement marketing. Si je mets de côté le côté finance, évidemment, ça se fait pas comme ça. C’est pas juste, j’arrive et je dis bonjour, salut, je m’appelle Mathieu, j’ai une boîte qui s’appelle Galéon, je vais révolutionner les dossiers médicaux dans le monde, donnez-moi vos sous. On est d’accord, ça ne fonctionne pas, ça ne marche pas comme ça. Il faut avoir une stratégie, notamment une stratégie marketing pour que des gens

Matthieu Gueniffey (09:56.437)
Oui.

Estelle (09:57.424)
1. T’entendre, ça comprenne ce qu’est galléons, comprenne ce qu’est cette levée de fond et envie d’y mettre des sous.

Comment est-ce qu’on organise cette communication ? C’est ça qui vraiment m’intéresse. On en a parlé un petit peu en off tous les deux. Tu m’as dit que la première chose que vous avez faite dans votre stratégie marketing, stratégie de communication, c’est de dire on a mis la mission de Galéon avant la tech. C’est vraiment ça qui était le cœur de l’histoire. Est-ce que tu peux m’en dire un peu plus ?

Matthieu Gueniffey (10:31.871)
Et justement en fait, je pense beaucoup de Tone Audiences doivent connaître Simon Sinek, c’est en fait le why, c’est le pourquoi. C’est avant de… Parce qu’il y en a beaucoup dans la crypto-monnaie notamment qui vendent la spéculation, qui vendent la tech. Et ça c’est la plupart des projets, c’est ce qu’ils font. en gros, regardez ma technologie, elle va plus vite, ma technologie, elle coûte moins cher, etc. Nous en fait, avec Galéon, on a dit, grâce à Galéon, on va mieux soigner les gens.

En fait, on a déplacé le curseur de la spéculation à la réelle utilité de la blockchain et de la crypto monnaie dans notre cas d’usage, donc dans la santé. Finalement, on ne vend pas de la blockchain, on vend vraiment une révolution médicale, tu vois. Et c’est ça qui est important, c’est que…

Pour moi, je suis pas le seul, pense que quasiment tout monde, les gens n’achètent pas des lignes de code ou ils n’achètent pas de la complexité technique. Ils achètent généralement une vision du futur, un peu comme Elon Musk. Alors on l’aime ou on ne l’aime pas, mais Elon Musk, il vend, on va aller sur Mars. Alors il y a toutes les étapes intermédiaires, bien évidemment, on ne pas aller sur Mars tout de suite. Mais en fait, quand ils réutilisent ces fusées, aujourd’hui, c’est un bond énorme pour le spatial. Nous, c’est la même chose. En fait, on a vendu entre guillemets une vision du futur, du système de santé du futur, un dossier national de santé où…

Estelle (11:18.574)
sur.

Matthieu Gueniffey (11:43.035)
Demain on pourra utiliser l’IA pour détecter des cancers 5 ans ou 10 ans avant tu vois. C’est ça, c’est ça la différence entre vendre de la tech et vendre de la spéculation et vendre une réelle utilité et finalement le mieux soigner les gens.

Estelle (11:54.286)
Et je trouve… Alors évidemment la mission, on le sait, la mission c’est vraiment un levier ultra fort.

pour aller créer de l’action, pour faire agir les gens, c’est peut-être encore plus vrai parce que vous, vous vous adressiez, votre levée de fond, vous adressiez à des particuliers, enfin en tout cas à Monsieur, Madame, tout le monde. Donc ça peut être des professionnels, mais globalement c’est des particuliers en soi, parfois des professionnels de santé j’imagine, mais pas que là où si vous étiez allé devant des vicis, effectivement, peut-être que la mission les intéresse. Je pense que effectivement, probablement ça les intéresse aussi de voir à long terme ce que ça donne, mais fondamentalement c’est ce que tu me disais, eux ce qu’ils veulent voir,

Matthieu Gueniffey (12:10.421)
Oui. Exact.

Estelle (12:29.36)
leur retour sur investissement, c’est bien normal, c’est leur métier, il n’y a pas du tout de jugement de valeur là-dessus. Mais effectivement, dès lors que tu t’adresses au grand public…

Matthieu Gueniffey (12:30.911)
Exclame. Exactement.

Estelle (12:37.902)
la mission va être bien plus forte que l’argument financier qui sert très fort. Quand on investit de l’argent, peut-être on va aller à sa banque, chez son banquier, on va lui demander quel est le retour sur investissement. On ne pas le faire juste pour les beaux yeux du banquier ou de la banquière. et bien évidemment que le retour sur investissement est important, mais la mission, parle à l’émotion et l’émotion, on le sait, elle est beaucoup plus vectrice d’action que le rationnel. Donc super intéressant.

Matthieu Gueniffey (12:59.729)
Exitons.

Matthieu Gueniffey (13:05.233)
Fiction

Estelle (13:07.856)
d’être allé chercher d’abord la mission en premier lieu, ça s’applique pour moi à à peu près tout mais là peut-être encore plus parce que ça nous touche au coeur tout un chacun parce qu’on est tous et toutes concernés par la médecine tout simplement, la santé exactement. Ok donc première chose la mission Avant-Tech. Deuxième chose

Matthieu Gueniffey (13:23.226)
La santé, ouais, c’est ça.

Estelle (13:29.984)
Tu me parlais d’éducation. Oui, évidemment, c’est quand même un sujet complexe, donc il a fallu expliquer aux gens ce que vous alliez faire, comment ça allait fonctionner, etc.

Matthieu Gueniffey (13:40.917)
Exactement en fait il faut réduire la barrière à l’entrée parce qu’en fait un investisseur quand il comprend il est clairement rassuré et s’il est rassuré il investit. C’est important, on réduit la friction finalement, on réduit énormément la friction quand on fait ça. Donc la crypto et la santé c’est deux mondes complexes et un peu opaque. Donc notre rôle ça a été vraiment de finalement de devenir des traducteurs, des vulgarisateurs de la crypto et de la santé parce que nous en plus c’est encore plus compliqué c’est qu’on a les deux en même temps tu vois.

Donc finalement on a transformé ces concepts un peu complexes en schémas assez simples. Et dans les secteurs qui sont complexes comme ça, fait l’ignorance c’est vraiment le premier frein à l’achat. Genre quand tu connais pas, non moi je touche pas à ça, je connais pas, je comprends pas, je touche pas. Donc finalement on a fait de l’éducation un peu notre principale levier de vente. qui en fait à chaque contenu c’était très pédagogique, on faisait ce qu’on appelle des lives, des lives à maths, des ask me anything ou sur Twitch et sur Twitter à l’époque.

on faisait un live où on répondait aux questions, interrogations de la communauté, on en aurait dit voilà vous avez des questions, des Q &A, on répondait en live, on montrait nos têtes, ça c’est aussi important, c’est que pour assurer les gens, notamment en crypto, beaucoup de projets ne montrent pas leur tête. Nous en fait, a été là, on a été très transparent et on a éduqué les gens sur on est qui, a été notre background, pourquoi on fait ça et comment on le fait et de façon simple, on l’expliquait, tu vois. Et donc finalement, chaque contenu un peu pédagogique,

Estelle (14:48.334)
Mmh.

Estelle (14:53.962)
Ouais, ça fait peur.

Matthieu Gueniffey (15:09.449)
Voilà, c’est un outil de réassurance pour convertir et ça on a vu sur tout le process.

la levée de fond c’était une période mais encore aujourd’hui on fait encore des lives où on va avec notre communauté parce qu’on a quand même plus de 100 000 investisseurs donc on va faire un live où on va expliquer notre roadmap qu’est qu’on a fait cette année qu’est ce qu’on va faire l’année prochaine où est ce qu’on en est la vision de galéo etc. permet 1 de ne rester dans sa tour d’ivoire aussi en tant que fondateur parce que quand tu n’es pas sur le terrain et que tu n’as pas les investisseurs ou les clients par exemple tu sais pas ce qui se passe nous on est toujours en éducation permanente et en transparence

permanente avec finalement notre communauté tu vois et ça c’est important parce qu’en plus ce qu’il faut savoir c’est que notre communauté nous a amené du business c’est dire le fait d’avoir été transparent d’avoir créé cette communauté là ça nous a amené des clients des hôpitaux parce que il y avait des soignants parce qu’il a des personnes du service informatique qui étaient dans ces hôpitaux là qui ont dit ouais écoutez moi votre logiciel il me parle c’est exactement ce qu’on a besoin venez voir mon DSI mon directeur et on en parle ça aussi c’est intéressant

Estelle (16:10.63)
bien mais carrément et que je comprenne la communauté c’était uniquement sur twitch twitter où vous aviez une création de contenu sur je sais pas vous aviez un blog vous avez où est ce que vous communiquez

Matthieu Gueniffey (16:21.573)
Alors on a un blog, a LinkedIn, a X, a Instagram, on a Facebook, en fait c’est assez large parce que, ouais un peu partout parce que, alors ce qu’il faut savoir c’est que notre communauté de base elle est plutôt, c’est plutôt des 30, 50, 30, 60 ans tu vois, c’est le cœur de la cible elle est là. Alors on a beaucoup d’hommes parce que la cryptomonnaie c’est vrai qu’il a beaucoup d’hommes, mais de plus en plus on s’ouvre aussi aux femmes parce que déjà la médecine, rien que par les soignants, il y a beaucoup de femmes. Donc voilà un peu.

Estelle (16:26.9)
D’accord, partout quoi.

Estelle (16:51.854)
Super intéressant. Tu disais donc éducation, transparence, c’est clairement la base de tout. C’est-à-dire que si tu n’as pas de transparence, en tout cas si tu n’as pas confiance en l’autre, et surtout dans de l’investissement, et encore plus dans de l’investissement en crypto qui effectivement est un peu nébuleux, peut faire peur ou en tout cas quand on ne connaît pas.

ultra important donc d’être transparent. Tu me disais, on a même été transparent, même quand ça n’allait pas, parce qu’il a des moments qui sont évidemment dans la vie d’une entreprise, il des moments où ça va très bien, on a toujours envie de communiquer quand ça va très bien, c’est plus complexe parfois quand ça va moins bien. Là tu me disais, c’était important pour nous de venir communiquer, même quand c’était compliqué.

Matthieu Gueniffey (17:31.717)
Exactement, fait la confiance elle se gagne quand ça va mal, pas quand tout va bien. Dire la vérité en fait, quand tu as fait mal tu vois, il faut dire la vérité. Et finalement, moi si je prends un exemple, là où on a levé, c’était en 2021-2022, donc la crypto allait très bien jusqu’à 2022. en 2022 la crypto elle a craché de manière globale.

Donc il y a eu un crack et en fait, au lieu de se cacher, nous on a un peu ouvert les fenêtres. On a dit on va expliquer ce qu’on fait de chaque euro, on va mettre dans la tempête, expliquer ce qu’on fait, donc continuer ces lives, va être présents sur nos canaux, Telegram notamment, où on était en direct avec la communauté, où on répondait aux interrogations, etc. la communauté. Et finalement, vois, quand on a sorti notre, quand on a fait cette levée de fonds communautaire en cryptomonnaie, on a eu plein de détracteurs. Clairement, c’était à la fois cool parce qu’on levait des fonds, mais on a eu plein de, un scam, donc c’est une arnaque,

mais non mais ça ça sera jamais possible dans les hôpitaux publics parce que c’est trop compliqué, l’hôpital public il met du temps à bouger etc etc. fait clairement les gens disaient que c’était pas faisable ou alors que c’était une arnaque. Et ce qu’on a fait c’est que directement nous on répondait donc notamment c’était sur X, c’était sur Twitter à l’époque, où des personnes voilà…

disaient bah ça se fera jamais etc nous on répondait directement par vidéo donc on se filmait on disait voilà Galon c’est déjà présent dans trois hôpitaux dont un CHU et en fait on agitissait de façon transparente donc

chaque fois on produisait du contenu pour leur répondre et on essayait de répondre au maximum et finalement tu vois aujourd’hui on a 18 hôpitaux avec la grande majorité qui sont des hôpitaux publics donc donc si je revois ces quelques personnes aujourd’hui je peux leur dire que clairement bah ça fonctionne ça fonctionne

Estelle (19:11.214)
C’est ça fonctionne. C’était pas un scam. que je comprends d’ailleurs, moi qui n’y connais absolument rien en crypto, tu me dis il y eu un crack, la crypto s’est cassé la figure etc. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tous les fonds que vous avez levés, vous les avez perdus ? Comment est-ce que ça fonctionne ?

Matthieu Gueniffey (19:25.749)
Non, nous les fonds, les avait… Donc pour t’expliquer un petit peu, la crypto-monnaie, t’as deux types de crypto-monnaies. va dire t’as des crypto-monnaies qui sont volatiles et t’as des stable coins, donc des crypto-monnaies qui valent un dollar pour une crypto-monnaie, enfin pour un stable coin. Donc généralement, nous, enfin nous ce qu’on a eu c’était des stable coins. on n’a pas perdu d’argent sur le level 2.

Estelle (19:36.494)
Ok.

Estelle (19:41.883)
Ok. Donc l’argent n’est pas perdu.

Matthieu Gueniffey (19:44.149)
Non, l’argent n’est pas perdu, heureusement. Surtout que ça fait quatre ans qu’on a eu cette levée de fonds, donc ça nous a permis aussi de vivre quatre ans. Alors on a des chutes d’affaires, des hôpitaux, tout ça, mais ça nous a permis de tenir jusqu’à aujourd’hui. Par contre, de manière globale, la crypto-monnaie a chuté. C’est-à-dire qu’en 2022, il y eu des affaires un peu sulfureuses. Pour ceux qui connaissent, a eu FTX, était en fait une banque un peu crypto-monnaie, qui en fait a clairement été une arnaque et qui a entraîné une chute.

Estelle (19:46.574)
Oui.

Estelle (20:04.654)
Mmh.

Matthieu Gueniffey (20:10.771)
assez rapide de la crypto de toutes les crypto n’est du bitcoin de l’éthérôme de toutes les crypto monnaies et ça généralement quand toi tu as un projet qui a une crypto monnaie ça t’affecte un petit peu parce que ça dépend alors si tu es complètement financé par ta crypto monnaie en mode tu envoies un petit peu sur les marchés là bah elle vaut plus rien donc c’est compliqué et même si de manière globale les gens sont un peu sont un peu à fleur de peau parce qu’ils ont perdu de l’argent donc donc ça t’affecte dans tous les cas parce que ta communauté va moins bien que quand tout monte donc donc voilà

Estelle (20:26.392)
Ouais, c’est compliqué.

Estelle (20:37.215)
bien sûr.

Ok, mais vous en l’occurrence, ça n’a pas mis en péril du tout la société ni l’investissement des investisseurs, donc tout va bien. Ok, super, tu me rassures, tu m’as fait un petit peu peur dans une seconde. Génial. Tu me disais également, tu me parlais de GTA tout à l’heure, fais le lien, tu me disais que cette communauté de 40 000 personnes, parce que ce qui est compliqué avec une communauté, on va se dire les choses, c’est pas…

Matthieu Gueniffey (20:42.869)
Non. Non.

Matthieu Gueniffey (20:49.877)

Estelle (21:04.478)
toujours de la recruter. tout cas, la recruter, c’est souvent ce à quoi on pense en premier lieu. se dit, il falloir que je trouve les gens pour. Moi, ce je trouve qui est très compliqué avec une communauté, c’est d’alimenter la communauté, de faire en sorte qu’elle reste active et que les gens reviennent et que ça soit une communauté, que ce ne pas juste des gens qui disent, tiens, je viens mettre temps et puis qui repartent. Vous, avez travaillé beaucoup ce qu’on appelle la gamification, c’est-à-dire le fait de rendre les choses ludiques pour cette communauté. Tu peux m’en dire un petit peu plus ?

Matthieu Gueniffey (21:31.111)
Oui, en fait, on a clairement transformé notre communauté, grande partie de la communauté en super fan, super fan de Galéon. Et finalement, c’est transformer l’investissement en une expérience un peu ludique et sociale. Le besoin d’appartenance et de reconnaissance est hyper important. Et grâce à ça, grâce à la gamification, on a créé ce système là. à qu’on a créé, si je reprends un peu l’ICO, donc le levé de fonds communautaires, on a créé un système de PAC où en fait…

Quand tu mettais 200€, t’étais assimilé à une crevette ? Alors…

en fait crevettes c’est dans le monde de la crypto monnaie c’est un peu la culture c’est que de crevettes à jusqu’à baleine, baleine t’es très gros t’as beaucoup d’argent et crevettes t’as très peu d’argent donc on a un peu recoué les codes de la culture de la crypto monnaie donc tu mettais 200 euros tu t’as associé une crevette donc tu avais une petite image de crevette et c’était ton pack qui était représenté par une crevette tu avais je crois 25 000 euros si tu mettais si tu t’investissais 25 000 euros tu avais une baleine une image super jolie avec une baleine un peu stylisée et tout et si tu mettais encore au dessus 50 000 euros tu étais Godzilla le gros

Alors c’est vrai qu’il y avait beaucoup d’hommes donc ça marchait bien, sur les femmes ça marche peut-être un peu moins mais…

Estelle (22:35.82)
Ouais, ouais, mais c’est bien, en même temps il faut faire en fonction de sa communauté, donc ça marche.

Matthieu Gueniffey (22:39.801)
Exactement dans la crypto il y a encore beaucoup d’hommes donc voilà. Donc c’était un peu ces packs là où tu vois on avait une assimilation finalement à cette culture un peu de crypto bro comme on les appelle. et en fait finalement on a utilisé un petit peu les mécaniques du jeu vidéo pour valoriser l’engagement. Ça c’est ce qu’on a fait pendant le levé de fonds communautaires mais encore aujourd’hui on a une plateforme qui s’appelle Galeon Atlantis où les gens ils arrivent, ils s’inscrivent, ils créent leur pseudo, ils créent leur avatar.

Ils ont un choix d’un parmi plein d’avatars où ils peuvent s’associer à cet avatar-là. Pareil, il des packs où le pack représente soit une personnalité du monde de la médecine, soit autre chose, soit ça peut être aussi une voiture, la Lamborghini, ça peut être plein de trucs, fait, un peu ce qui te représente, ce que tu aimes bien. Et pareil, tu des quêtes.

ou grâce à ces quêtes, tu vas pouvoir aller liker sur les réseaux sociaux nos posts, tu vas pouvoir aller venir à un événement et gagner quelques points, gagner des récompenses, gagner des badges. Pareil, il a un système de badges où plus tu invite de personnes sur la plateforme, plus ton badge va devenir un badge important et impressionnant que tu peux partager. Voilà, c’est tous ces systèmes un petit peu de jeux vidéo, de gamification qui permet en fait d’entretenir la communauté sur le long terme.

Estelle (23:51.898)
Alors tu vois, ça m’intéresse vachement ce que tu me dis parce que moi je me suis… J’ai regardé depuis des années ce système de gamification avec des yeux toujours un peu… Bon, je ne sais pas. À la fois, je comprends complètement la mécanique. Tu le disais très bien, sentiment d’appartenance, sentiment de reconnaissance, c’est évidemment ultra puissant donc je comprends tout à fait la mécanique. En plus, le côté ludique avec…

Enfin je vais pas revenir sur les dix dernières années mais enfin ça a quand même pas été particulièrement drôle. Donc bien sûr que le côté ludique c’est quelque chose qui a une certaine appétence. Ça d’accord. Mais moi je regarde toujours beaucoup les Etats-Unis. Bon bref dans ma carrière j’ai eu l’occasion de travailler pas mal en regardant un miroir des Etats-Unis et en marketing on va se dire les choses c’est quand même souvent ça se passe souvent aux Etats-Unis d’abord. Et la gamification c’est vraiment quelque chose qui a été très très utilisé je sais pas il a quatre cinq ans c’était vraiment le truc qui était au coeur de tout.

Matthieu Gueniffey (24:36.373)

Estelle (24:44.176)
et ça en me disant ok fine sur les américains j’entends que ça marche très très bien parce qu’ils ont ce tu vois il a un côté culturel aussi le côté challenge et des coupes je remporte je fais des compètes des machins des rien nous on est en france un petit peu moins peut-être là dessus ça marche le côté badge le côté je te donne une récompense c’est bien apprécié par les par les français ça marche vraiment ou pas

Matthieu Gueniffey (25:06.901)
Ça marche super bien, ça marche super bien en fait. Tu vois, prends même si je… Donc là je parlais de galère, mais si je prends Duolingo, qui aujourd’hui apprend des langues grâce à Duolingo, je sais pas si y’a beaucoup… Enfin, je sais pas si on apprend plus des langues ou si on aime plus le côté gamification ou côté un peu ludique de Duolingo avec ses streaks en mode je reviens tous les jours. J’ai des gens dans la boîte qui me disent je suis à 1600 streaks.

Estelle (25:23.041)
c’est sûr.

Matthieu Gueniffey (25:32.561)
Je sais pas quoi faire, est-ce que je continue, est-ce que j’arrête ? Parce que pareil, quand tu perds ta strique, tu dois redébloquer ou repayer un petit truc. Voilà, c’est que finalement même Duolingo aujourd’hui, c’est même plus une app pour apprendre les langues, c’est plus pour jouer finalement.

Estelle (25:46.796)
Bah moi j’ai découvert que ma fille qui apprenait l’anglais sur Duolingo s’était mise aux échecs. lui mais qu’est-ce que fais ? Pourquoi tu fais des échecs ? Elle dit bah c’est Duolingo, ils m’ont donné des cours d’échecs. Bon ok d’accord.

Matthieu Gueniffey (25:51.605)
Voilà !

Exactement, en plus maintenant oui c’est vrai qu’il y a des échecs maintenant. voilà la gamification et notamment en plus sur les échecs ça marche bien il a chess.com la même application où c’est un petit peu gamifié t’as des cours etc. Ça marche super bien parce qu’aujourd’hui on a un…

Comment dire ? Comme tu dis, la situation économique et globale est un peu morose. On a envie de divertissement, on a envie, c’est comme Netflix, on adore Netflix. Bon, ben là, c’est des jeux vidéo, enfin c’est de la gamification sur les apps. Oui, ça marche en fait parce que tout le monde aime bien jouer un petit peu aux apps.

Estelle (26:24.66)
même quand on parle de choses sérieuses, en l’occurrence.

de données de santé, de crypto, d’investissement. fait, ça marche quand même parce que, comme tu dis, on est dans un monde qui est compliqué et que d’avoir un petit côté un peu sympa, un peu je me détends deux secondes et j’arrête de stresser. veux dire, là, tout va bien, tout va bien se passer. Finalement, ça a peut être un côté presque même rassurant. disais dans ce milieu là, il faut rassurer parce que c’est la première barrière à l’entrée. Le fait de ne pas comprendre, de ne pas savoir, d’avoir peur et que finalement, peut être que la gamification, participe aussi à la réassurance parce que

Matthieu Gueniffey (26:40.593)
C’est ça, exactement.

Matthieu Gueniffey (26:48.308)
Oui.

Estelle (26:57.104)
On se dit que ce pas si grave et que ça se détend et que tout va bien et que ça va bien se passer. Ok, écoute, super intéressant ton point de vue sur la gamification. Tu me disais aussi que tu fais vraiment intervenir la communauté. C’est quoi ? C’est des alliés marketing finalement, les personnes qui sont dans la communauté ?

Matthieu Gueniffey (27:17.034)
ça devient ton département marketing, clairement. fait, aujourd’hui, fait, oui, alors oui, les dirigeants communiquent, l’entreprise communique, mais finalement, on fait en sorte que ce ne plus l’entreprise qui parle, mais sa communauté ou ses investisseurs. C’est ça, la puissance et l’effet de réseau. C’est-à-dire qu’on a donné les clés de la maison, de la voiture à nos membres, enfin, à nos investisseurs. On leur a fourné en fait les outils.

que ce soit des systèmes d’affiliation, un système de parrainage, ce soit des images, du texte, des arguments, pour qu’ils puissent expliquer à leurs proches, à leurs familles, à quoi ça sert ce projet-là, pourquoi il faut investir aujourd’hui. Et tu le marketing généralement c’est un peu top down, c’est que c’est la boîte qui donne les infos à la communauté. Ce qu’on appelle le community led growth, c’est horizontal, c’est à que nous nos super fans on les a armés pour qu’en fait ça devienne nos meilleurs ambassadeurs.

Clairement. c’est ça, tout l’enjeu c’est que quand ton voisin te parle d’un projet c’est dix fois plus puissant que quand c’est une pub Facebook.

Estelle (28:15.982)
Bien sûr. Et lui, il n’a pas d’intérêt. Donc ce qu’il me dit, c’est probablement la réalité. Si c’est Mathieu Guéniffet qui me parle de Galéon, bah oui, Mathieu Guéniffet, il va pas me dire que Galéon, c’est tout naze. Ça paraît logique. Quand tu dis « les a armés », ça veut dire quoi ? Concrètement, vous leur avez donné quoi ? Des visuels, du message ? Qu’est-ce que vous leur donnez ?

Matthieu Gueniffey (28:38.363)
Ouais en fait typiquement ça c’est encore un truc qu’on travaille aujourd’hui parce qu’on a encore la communauté qui nous demande typiquement un peu un kit parrainage c’est à dire que dans ce kit parrainage tu vas avoir des images tu vas avoir un texte qui tient sur un A4 qui t’explique Galéon tu vas voir tous les chiffres clés de Galéon et en fait avec ça

Et puis peut-être aussi ton nom de parrainage si tu veux très facilement le partager ou un petit code et qui permet en fait d’avoir une commission sur ce que vont acheter les gens grâce à ton nom de parrainage. En fait on leur a donné des images, des visuels, les clés finalement pour aller parler à leur famille parce que comme je te disais c’est toujours plus puissant quand moi j’en parle à ma famille, quand j’en parle à mes amis que quand je vois une pub Facebook ou autre. Et c’est ça qui est intéressant c’est de faire un peu ce kit.

Estelle (29:06.062)
bien

Estelle (29:20.172)
bien sûr.

Matthieu Gueniffey (29:25.565)
Ouais, qui de parrainage en fait, qui permet très facilement en le déchargeant d’avoir toutes les clés pour pouvoir parler à ta famille ou à tes amis.

Estelle (29:33.038)
En fait, ce qu’il faut comprendre, je pense, c’est que…

Nous, marketeurs, tout ça, nous paraît très simple et très logique et très évident, mais ce n’est absolument pas le cas de l’immense majorité des gens. là, l’occurrence, ton audience, les gens qui sont membres de cette grande famille d’investisseurs galéons, ils sont pas forcément du milieu du marketing, ni de l’investissement, ni forcément du médical. Donc devoir expliquer le médical, devoir expliquer l’investissement, devoir expliquer comment tout ça fonctionne, ça fait beaucoup de choses. Et ça, marche en vrai pour n’importe quel marché, ce qui nous, nous semble évident parce qu’on

Matthieu Gueniffey (29:52.745)
et oui

Matthieu Gueniffey (30:03.507)
Ouais.

Estelle (30:06.448)
dans cette entreprise et parce qu’on a la tête dans le guidon, ça n’allait absolument pas pour le reste du monde. Donc simplifier, c’est comme tout, c’est comme dans le digital. Ce qu’on dit, c’est qu’il faut tout simplifier à la personne, à l’utilisateur, parce que s’il a l’occasion de s’en aller, il va s’en aller très très vite. C’est la même chose ici, il faut leur simplifier la vie. Ils sont déjà bien sympas de parler de Galéon. Il faut leur donner les clés pour que ça soit le plus simple possible, le plus vulgarisé peut-être possible aussi et qu’ils puissent en parler simplement et pas se faire envoyer promener aussi.

Matthieu Gueniffey (30:22.174)
Insecte.

Matthieu Gueniffey (30:35.623)
Exactement, c’est comme tu dis en fait, marketing c’est vrai que c’est souvent du bon sens. Mais quand toi, t’es dans ta boîte et que tu te dis tout est évident, je connais très mal mon produit, donc les gens pourquoi ils connaissent pas mon produit ou pourquoi ils comprennent pas. Mais en fait, ils sont pas dans ta boîte justement. Ils sont pas avec toi, ils sont pas dans ton département marketing, ils sont pas… Donc finalement, comme tu le dis, vulgariser, donner les éléments, les images, les textes, etc. qui te permettent…

Au final, très facilement, je suis investisseur de cette entreprise-là. Tant parle à ta famille, tant parle à tes amis. Et c’est ultra puissant. Nous, le système de referral ou de bouche à oreille, entre guillemets, c’était la moitié des gens de la levée de fond. La moitié des gens sont venus grâce à ça lors de la levée de fond.

Estelle (31:19.426)
bien, trop bien. Dernier point que je voulais qu’on aborde mais très rapidement parce que on a déjà passé beaucoup de temps à parler, parler de tout ça c’est super intéressant moi je pourrais en parler encore des heures avec toi mais vous avez utilisé un argument que j’adore, enfin que j’adore, qui marche en tout cas très bien mais qu’il faut réussir je trouve à doser bien comme il faut parce qu’il peut énerver aussi c’est le faux mot le fear of missing out donc la peur de louper quelque chose est que tu peux me dire comment vous l’avez travaillé ?

Matthieu Gueniffey (31:44.487)
En fait, le fear of missing out, c’est vraiment créer un sentiment d’urgence et un peu d’exclusivité de manière… Nous, on le fait de manière un peu justifiée et un peu éthique, va dire, sans manipuler les gens. Voilà, c’est pas ça l’idée. en fait, tu vas partir de train et t’as pas envie de le rater. Et nous, vois, clairement, cette levée de fond, elle a duré un mois. Pourquoi? Tu vois, les gens se mais pourquoi tu fais pas…

Estelle (31:57.646)
Mm-hmm.

Matthieu Gueniffey (32:12.725)
qui dure 4 mois à 6 mois parce que généralement quand tu lèves des fonds en tant que startup avec des VC tu mets 6 mois minimum tu mets 6 à 8 mois voire 1 an. Nous on a tout concentré sur 1 mois et tu avais différents rounds. Donc tu avais le premier round qui était le seed round donc là c’était plutôt la famille, les amis et on leur a dit voilà vous savez parce qu’en fait il y avait différents prix du jeton qui avait 1 centime, 2 centimes, 3 centimes donc c’était les différents rounds. Dans le premier round il avait 500 000 euros qu’on pouvait lever, on les a levés.

Ceux c’est la famille, ces amis, ces friends and families. En fait c’est pas le plus simple mais c’est ceux qui croient vraiment en toi donc c’est pas le plus dur à combattre. Par contre ensuite t’avais un round 1 public où là t’avais deux semaines, un prix intéressant de 2 centimes mais si t’es pas participé pendant ces deux semaines là, hop, tu passais directement sur le round 2 et c’est tant pis, c’est ton prix du jeton était plus élevé. Ton prix monte, Round 2, donc ce premier round on a levé je crois 1,5

Estelle (33:04.044)
remonte.

Matthieu Gueniffey (33:09.691)
Ensuite sur le deuxième round, tous ces effets cumulés, cette gamification, tout ce qu’on a créé, ça s’est accéléré sur la dernière semaine. Donc c’était sur un mois et la dernière semaine on a levé la moitié. Donc on a levé 6 à 7 millions sur la dernière semaine parce qu’on a eu les effets cumulés de tout ça. Et en gros tu avais deux semaines pour avoir 3 centimes. Et comme tout le monde voulait l’acheter, en vrai ça a fait énormément de bruit à l’époque dans le monde de la crypto, tout monde voulait l’acheter et finalement j’avais que deux semaines pour l’acheter. acheter ce jeton en galon.

Donc ça a précipité tout le et sur la dernière semaine ça montait, ça montait, ça montait, ça montait, jusqu’à closer. En fait, c’était notre objectif 15 millions. Donc on a closé les 15 millions parce qu’il y avait différents rendes, parce qu’il y avait un peu la pression de si je rate, mince, comment je fais si je le rate ? ne pas, le reste sur les marchés parce qu’on va ensuite, tu le sors sur les marchés, mais ça sera peut plus cher. voilà, y a ce côté, ce n’est pas de la manipulation, mais c’est plus de jouer un petit peu avec ce côté rapide, exclusif.

Estelle (34:03.854)
Et puis c’est donné, moi je l’explique comme ça le faux mot, c’est donné une raison aux gens de prendre une décision.

C’est très dur de prendre une décision, pour n’importe quelle décision d’ailleurs, je pense aux décisions d’achat, mais ça peut être la même chose pour acheter des choses très très simples, acheter un téléphone, peu importe. Il faut prendre une décision, le cerveau aime pas prendre des décisions, donc il faut lui donner une bonne raison de le faire. Et le fait de se dire, c’est un fait, tu as jusqu’à après-demain pour prendre ta décision, sinon tu as une contrainte en plus, ça donne une vraie bonne raison de le faire. Est-ce que vous avez eu cette courbe en U qu’on a souvent quand on fait ce genre de choses ?

Matthieu Gueniffey (34:33.557)
Exact !

Estelle (34:39.376)
Au tout début, tu le SID, effectivement, tu as les gens qui de toute façon sont convaincus, ils viennent, ils se posent pas de questions. Et puis après, ça attend, ça attend parce qu’ils disent, ben attends, à la fois, je me rassure en voyant qu’il y en a d’autres qui viennent. C’est intéressant les différentes courbes, c’est que quelque part, bon, je prends pas de risque. Si d’autres ont pris le risque avant, c’est que je suis pas complètement idiot de prendre le risque, etc. Et puis, plus tu te rapproches du moment où tu as cette prise de décision, plus tu as deux raisons de prendre la décision. Et en plus d’autres personnes qui l’ont fait qui te rassurent. Et donc, tu as un gros pic sur la fin.

on voit ce genre de courbe.

Matthieu Gueniffey (35:09.461)
Oui, en fait on l’a eu clairement. C’est-à-dire que les 500 000 euros, les Friends and Family, ça on l’a fait en un mois aussi, à peu près un mois demi. Et quand on a commencé ensuite le premier round, ça a mis du temps. Ça a mis du temps clairement à se lancer parce que oui, il y avait déjà 500 000 mais c’était la famille, amis, c’était le seed. C’est clairement un peu plus facile mais c’est plus accessible. Donc on a eu cette phase descendante où au début on galérait première semaine, pas beaucoup, deuxième semaine, pas beaucoup.

3 semaines ça commençait à bien monter et là quatrième semaine explosion on a levé la moitié de la fin je vous ai dit 6 à 7 millions sur une seule semaine donc ça a été vraiment explosif

Estelle (35:47.532)
Ouais.

Faut être patient. C’est souvent un peu nerve breaking quand on organise ce genre de choses. Quand on utilise le faux mot, sachez le E en général, marche. tout début, ça marche très fort à la fin. Souvent, on dit que c’est sur le dernier jour. j’ai vendu beaucoup de formation. Mon premier métier, c’était de vendre de la formation. Et c’est vraiment sur le dernier jour en général, voire le jour d’après. Très rigolo. Pas toujours rigolo. Voir le jour d’après que les gens prennent la décision. Donc c’est normal, mais c’est dur.

Matthieu Gueniffey (36:02.034)
Exactement.

Estelle (36:18.162)
Je vais essayer Mathieu de résumer tout ce que tu nous as dit aujourd’hui sur cette levée de fonds participative un petit peu particulière. Ce que tu nous expliques c’est que il a plusieurs éléments.

qui ont fait que cette grosse levée de fond, parce qu’on peut le dire c’est une grosse levée de fond, en plus sur de la crypto qui n’est pas quand même un système qui est si connu que ça, en tout cas du grand public. Qu’est ce qui a fait que d’un point de vue marketing communication ça a marché ? La première chose, tu m’as cité Simon Synex, c’est d’aller chercher votre pourquoi, c’est de mettre la mission avant la tech, parce que les gens n’achètent pas, en tout cas le grand public. Ils n’achètent pas de la tech, c’est à dire un élément rationnel. Ils achètent une mission. Il a mon fils qui se prouve.

Romaine qui vient de passer derrière moi. Tout va bien, je vais essayer Martin si tu veux bien que je finisse mon résumé. Donc la mission avant la tech. Deuxième élément, c’est l’éducation parce qu’on a besoin d’aller réduire la barrière à l’entrée. On a besoin de rassurer. C’est un univers qu’on connaît sans connaître le médical. La tech plus la crypto. Donc là vous cumulez un peu tous les éléments. Pas simple d’y aller directement. Donc il faut

et tu me disais l’éducation vous l’avez fait via des lives sur twitter auprès de votre communauté vraiment directement de leur expliquer tous les éléments. Et là tu me dis il faut communiquer mais il aussi communiquer avec énormément de transparence parce qu’il a pas confiance sans la transparence et il n’y a pas d’achat, n’y a pas d’investissement sans la confiance. Donc absolue transparence. Un petit lutin qui se promène. Absolue transparence sur votre communication même quand ça va mal.

Tu me disais, on parle de crypto, dans la crypto, il y a des moments où c’est plus simple que d’autres. Garder la transparence, ça permet vraiment de créer cette confiance et créer une base qui est vraiment une base de fan. Et tu me disais, on a transformé notre communauté en super fan avec un vrai besoin d’appartenance, besoin de reconnaissance, tous ces éléments-là. Ça a été vraiment travaillé pour pouvoir faire en sorte que finalement, il communique pour vous. Et tu me disais, c’est devenu notre équipe.

Estelle (38:30.348)
marketing finalement les membres de la communauté. Cette équipe marketing, vous l’avez travaillé aussi avec ce qu’on appelle la gamification. Tu me disais que ça marche ultra bien. marche bien aux États-Unis. voyez la gamification, ça marche bien quand on a six ans. Ça marche bien aux États-Unis, mais tu me disais attends Martin, il faut quand même que tu me laisses finir chaton. Ça marche bien aux États-Unis, mais ça marche aussi très, très bien en France. Pourquoi ?

la vie est complexe, on est dans un univers qui est éminemment difficile et que dans ces cas là on aime pouvoir avoir un moment donné où les choses redescendent un petit peu et ça marche effectivement très bien. Cinquième élément, le community led gross. leur avez donné les outils pour pouvoir communiquer parce que c’est une communication complexe encore une fois on parle de crypto, on parle de médical, on parle de beaucoup d’éléments donc vous leur avez donné tous les éléments marketing finalement pour

communiquer facilement. Et dernier élément, le fameux FOMO, créer un peu d’urgence pour pouvoir mener à l’action. Quand on parle de FOMO, Mathieu, je crois savoir que 15 millions n’a pas suffi et que vous êtes en train de lever des fonds à nouveau. Est-ce que tu peux me dire quelle est la limite ?

Matthieu Gueniffey (39:48.821)
Exactement, fait, du coup, on a fait cette première levée de fonds en 2021-2022. On a levé 15 millions de dollars. Ça nous a permis de vivre jusqu’à ici, bien évidemment. On a aussi des études à faire des clients, bien évidemment. Donc, les hôpitaux payent un abonnement à SaaS, donc software de service. Aujourd’hui, on est en nouvelle phase de levée de fonds. Donc, c’est ce qu’on appelle les obligations publiques. Donc, ce n’est pas du tout en crypto, c’est plutôt en euros, clairement, où en fait, tout un chacun peut investir en obligations. nous, fait, la société fait un emprunt.

près des particuliers. Ces emprunts en fait sont en cours et c’est 8 % par an de rendement sur 7 ans, donc soit 56 % au total. Et en fait il y a différents packs qui sont disponibles donc à partir de minimum 400 euros jusqu’à 100 000 euros et ça se passe sur atlantis.gallon.cair.

Estelle (40:36.174)
J’allais te demander justement si on veut en savoir plus, où est-ce qu’on peut se trouver, te trouver. On peut déjà commencer par aller sur atlantis.galéon.cair. Je mettrai le lien dans les notes de l’épisode. Si on veut te parler directement parce qu’on veut en savoir plus, etc. où est-ce qu’on peut te retrouver, dis-moi.

Matthieu Gueniffey (40:46.418)
Exact.

Matthieu Gueniffey (40:52.245)
On peut me retrouver sur LinkedIn, Mathieu Guéniffet, pareil sur X, Mathieu Guéniffet, ou sur Instagram. Voilà, je suis un peu partout.

Estelle (40:59.226)
ben ok.

Vous trouverez tout ça dans les notes de l’épisode. Merci infiniment Mathieu, c’était passionnant de discuter avec toi. Merci d’avoir décrit comment articuler toutes ces stratégies marketing en une. Super intéressant et puis, coute longue vie à Galéo. espère que mon lutin se promenait. On espère en tout cas, les dossiers médicaux, on va passer un petit peu à l’ère, j’allais dire à l’ère supérieure. Enfin, je ne sais pas comment appeler ça.

Matthieu Gueniffey (41:16.789)
Ça part… Ouais, il est…

Estelle (41:30.3)
mais qu’on arrête avec les autocollants à présenter à l’hôpital. Ce serait sympa. Merci beaucoup Mathieu. T’es bienvenue quand tu veux sur le podcast du marketing.

Matthieu Gueniffey (41:34.366)
Exactement. Merci beaucoup Estelle.


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Et si le marketing responsable devait d’abord donner envie ? avec Baptiste Hamain de Pimpant- Episode 313

ou écouter sur :

>> Répondez à l’étude ‘CMO & Marketing 2026: priorités, arbitrages et nouveaux équilibres’ et recevez les résultats en priorité <<

Une entreprise à impact doit-elle forcément renoncer à la rentabilité?

Le marketing responsable est-il condamné à être moralisateur ou ennuyeux?

Dans cet épisode du Podcast du Marketing, nous déconstruisons ces idées reçues avec Baptiste Hamain, le fondateur de Pimpant qui défend une vision radicalement différente de l’impact. Une vision fondée sur le plaisir, la logique, la simplicité d’usage et l’envie d’agir au quotidien.

Ici, pas de discours culpabilisant. L’objectif est clair : changer durablement les comportements en utilisant les leviers les plus puissants du marketing, ceux qui donnent envie plutôt que ceux qui contraignent.

Pour en savoir plus sur Baptiste Hamain vous pouvez le suivre sur LinkedIn ou visiter le site Pimpant.

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Et puis sinon, vous pouvez aussi


Transcritption de l’épisode

On associe encore trop souvent l’impact à la contrainte. Une entreprise à impact serait forcément moins rentable. Son marketing serait forcément austère, culpabilisant, parfois même ennuyeux. Cette vision est non seulement réductrice, elle est surtout fausse.

Créer de l’impact n’implique pas de renoncer à la performance. Et faire évoluer les comportements n’oblige pas à pointer du doigt ni à faire la morale. Le marketing peut être un formidable levier de transformation, à condition de s’appuyer sur les bons ressorts.

Mon invité l’a parfaitement compris. Plutôt que de chercher à convaincre par la peur ou la culpabilité, il fait un pari radicalement différent. Il mise sur le plaisir, sur la logique, sur la simplicité d’usage. Il conçoit des expériences qui donnent envie d’agir, tout simplement parce que cela fait sens, parce que c’est facile, et parce que chacun peut avoir le sentiment d’avoir un impact concret au quotidien.

Dans cet épisode, nous allons parler d’un marketing qui assume pleinement son rôle. Un marketing qui ne s’excuse pas d’exister. Un marketing qui ne renonce ni à l’efficacité, ni à l’envie, ni à la croissance. Un marketing qui prouve qu’impact et désir peuvent avancer ensemble.

Si vous pensez que le marketing responsable est condamné à être fade ou moralisateur, cet épisode risque bien de vous faire changer d’avis.

Estelle (00:09.162)
Bonjour Baptiste, bienvenue sur le podcast du marketing.

Baptiste – Pimpant (00:12.319)
Bonjour Estelle, merci beaucoup pour l’invitation.

Estelle (00:14.488)
Écoute, merci à toi d’avoir répondu présent. Je suis très contente qu’on puisse discuter aujourd’hui de ce que tu fais, ton, j’allais dire de tes entreprises parce qu’il en a plusieurs. En tout cas, c’est au moins la deuxième, mais en tout cas la deuxième que je connais. On va parler, j’en ai relativement peu parlé, je pense, sur le podcast du marketing. On va parler d’entreprises à impact, notamment et de ce que ça peut vouloir dire et de comment toi tu fais ça chez Pim Pan avant qu’on rentre dans le vif du sujet. Est-ce que tu peux me dire,

qui tu es et ce que tu fais.

Baptiste – Pimpant (00:47.006)
et bien moi je suis donc Baptiste Hamin je suis papa de deux enfants Juliette et Auguste trois ans, sept ans qu’on a eu avec Carline

avec qui j’ai cofondé Pim Pum aussi. on a aussi notre projet entrepreneurial ensemble et Pim Pum c’est la troisième aventure entrepreneurial. On parle moins des échecs, enfin qui n’est pas un échec, c’est une boîte qui existe toujours, mais j’avais monté un bureau d’études en environnement marin à la sortie de mes études ou même pendant mes études et boîte que j’ai laissé à mes associés. n’avait pas forcément la même vision du projet.

Estelle (01:10.698)
tu vois ?

Baptiste – Pimpant (01:28.042)
de c’est pas un échec parce que la boîte existe toujours mais moi je l’ai un peu vécu comme un échec entrepreneurial donc comme tous les échecs on a appris beaucoup de choses et après j’ai monté une boîte pendant huit ans avec mon meilleur pote qui s’appelle Fizzr enfin pas mon meilleur pote s’appelle Vincent mais la boîte s’appelle toujours Fizzr c’est une appli qui permet de transformer ses photos en carte postale personnalisée et voilà aventure de copains pendant 7-8 ans

a revendu la boîte à un groupe industriel qui s’appelle Hexaconta Clairefontaine fin 2019 et été 2020 avec Carline. On s’est lancé dans une nouvelle aventure entrepreneurial qui s’appelle Pimpan où notre objectif c’est de proposer des alternatives du quotidien sur les produits hygiènes maison. Notre gros credo c’est d’essayer de diminuer la consommation de plastique et le transport d’eau inutile.

Estelle (02:23.732)
Ouais alors que je vais te donner ma vision, je suis pas forcément consommatrice de la marque mais je trouve le concept vachement intéressant.

En fait, presque par sa simplicité, tu vas me dire si j’ai bien compris le concept déjà, en gros, c’est de se dire qu’il a plein de produits qu’on utilise au quotidien dans la maison, ne pas, de l’alessif, par exemple, du savon, des choses comme ça, qui sont, je ne pas, 80, 90 % faits avec de l’eau. Donc on va transporter, qu’on va payer. C’est un peu idiot sur le concept d’un point de vue écologique, d’un point de vue peut-être économique aussi d’ailleurs. Et en gros, toi, ce que tu proposes, c’est

vendre la partie solide et puis à nous de rajouter l’eau pour utiliser moins de plastique en packaging, moins de de poids dans le transport aussi j’imagine. C’est ça l’idée c’est d’aller réduire l’impact écologique et d’être peut-être un petit peu plus cohérent en se disant finalement le consommateur peut-être se rajouter son petit lit d’eau ça va pas lui changer grand chose. Limite ça va éviter d’avoir à porter, moi j’aime pas porter des courses, va éviter d’avoir à porter des trucs trop lourds sur les courses. C’est ça l’idée ou pas ?

Baptiste – Pimpant (03:23.79)
Tu as très bien compris le concept et effectivement on propose, c’est vrai que par exemple tu prends un gel douche, as 90 % d’eau, 10 % d’actif, l’actif ça va faire quoi ? Ça va nettoyer, ça va sentir bon, ça va mousser et voilà tu as 5-6 ingrédients dans un gel douche.

un peu plus dans un gel douche industriel. en gros, notre concept de base, c’est de se dire, tu vas dans un rayon de supermarché, tu prends tout ce qui rempli bidon d’eau sur la partie hygiène maison. Et nous, on essaye de proposer des alternatives du quotidien. vas avoir gel douche, dentifrice, lavandin, on est en visage sur la partie hygiène et sur la partie maison, ça va être avec du liquide vaisselle, de la lessive en poudre, là qu’on reconstitue pas, qu’on utilise directement comme on faisait il a 30-40 ans. Donc finalement, on n’a pas réinventé la roue sur ces produits-là.

On a une 70 références aujourd’hui chez Pimpan. Comme je le disais en intro, on l’a créé en 2020, ça fait 5 ans. Maintenant on a 180 000 clients sur notre site internet.

On s’est beaucoup développé en ligne au début parce que quand tu crées une marque, tu crées une nouvelle façon de consommer. Les réseaux sociaux, c’est un outil qui est assez intéressant pour expliquer les choses et embarquer des communautés autour de toi. Et depuis un an, un an et demi, on se développe aussi dans pas mal de points de vente. On est dans 1300 points de vente aujourd’hui. On vise de doubler le parc de points de vente l’année prochaine.

Estelle (04:54.262)
C’est quoi les points de vente ? C’est des supermarchés bio, des choses comme ça ? Ou c’est monoprix ? Pour faire simple.

Baptiste – Pimpant (04:59.55)
c’est des supermarchés bio, ça va être du type l’année prochaine on sera dans pas mal de biocop, Naturalia, Sobio, Biocébon, L’Aviclère, après tu vas avoir pas mal d’indépendants aussi, tu vas nous retrouver sur des sites comme Lafourche, Le Fourgon…

Estelle (05:14.615)
Ok

Baptiste – Pimpant (05:18.607)
de partenaires qui font sens avec la mission générale de notre projet.

Estelle (05:23.8)
Quand on réfléchit au concept de Pimpan, je vois un attrait écologique, un attrait sociétal aussi peut-être, on appelle ça souvent des entreprises à impact. C’est quoi pour toi une entreprise à impact ? Est-ce que Pimpan c’est une entreprise à impact ? Et c’est quoi le concept de l’entreprise à impact pour toi ?

Baptiste – Pimpant (05:41.534)
Oui, j’ai un concept spécial de l’entreprise Impact. C’est-à-dire que nous, concept, le pourquoi on s’est créé, l’idée, on l’a eue sur une plage avec notre fille qui jouait avec des bouteilles en plastique qui avait été déposée par la marée de la veille. Et comme je disais juste avant, on a très bien vendu une entreprise.

plus classique un industriel français et quand tu entreprends tu as besoin d’avoir une motivation très très forte tous les matins et nous notre motivation forte c’est nos enfants et qu’est qu’on veut leur laisser qu’est ce qu’on veut proposer comme environnement au prochaine génération et les produits les alternatives qu’on propose c’est une partie petite partie de ce qu’on propose mais on essaye de créer un environnement

on va aligner les valeurs de travail qu’on peut avoir dans le projet. On essaye de créer quelque chose de global où on se dit, cet écosystème, je serais fier de le présenter à mes enfants plus tard. Et ça, c’est notre mission, projet. Pour moi, c’est ça une entreprise à impact. C’est une entreprise qui ne réfléchit pas à sa génération.

mais qui réfléchit à ce qu’on veut laisser aux prochaines générations et comment est-ce qu’on fait pour mieux faire les choses. Et par contre, comment on le fait ? Pas en mettant en avant que les sujets écologiques, parce que je pense que ce n’est pas aux consommateurs de porter le coup.

la transition écologique. Le coût, ça peut être facilement financier parce que si c’est un produit qui te coûte beaucoup plus cher, ça peut être moins de plaisir, moins d’efficacité et du coup c’est là où on essaie nous de rivaliser et c’est ce qu’on dit toujours aux équipes un gel douche, les cives, un déodorant, tu veux que ça sente bon, tu veux que ça soit efficace, tu veux pas que ça te coûte un bras et t’essayes d’aligner tout ça.

Baptiste – Pimpant (07:51.042)
répondre aux besoins du consommateur. du coup c’est ça une entreprise à impact, c’est une entreprise qui arrive à se mettre dans un écosystème avec des ennemis qui eux la casse écologique, ils la cochent pas forcément ni sociale mais du coup nous on arrive avec nos propres armes et on est quand même capable de de grappiller et de gagner, de gagner quelques combats face à ces mastodontes. Et c’est ça l’esprit général de notre projet.

Estelle (08:19.736)
C’est intéressant ce que tu dis parce que c’est vrai que quand on pense à l’entreprise, impacte.

Globalement, comme moi, on n’y connaît pas grand-chose aux entreprises à impact, non pas que ça ne m’intéresse pas, mais la réalité c’est que j’y connais pas plus que ça. On a un peu souvent tendance à se dire exactement l’inverse de ce que tu viens de dire, à savoir bon, c’est bien, socialement c’est bien, intellectuellement c’est bien, on voit bien que c’est peut-être le sens vers lequel il faut aller. Mais putain c’est chiant, pardon, de le dire comme ça, mais ça va être contraignant, ça va me coûter cher, je vais pas pouvoir faire ce que je veux. Voilà, il a un peu ce côté qui est sous-entendu parfois par l’école.

par le côté social de bon, je vais me rajouter des contraintes. Là, que j’entends dans ton discours, c’est qu’on n’est pas obligé de faire peser ça aux consommateurs et qu’on peut faire des produits sympas, des produits agréables et des produits qu’on va avoir envie d’utiliser sans qu’il ait un impact écologique ou un impact sociétal qui est moindre et que tu peux avoir et cette mission là et un produit sympa. C’est ça, l’idée avec Pim-Pam ?

Baptiste – Pimpant (09:16.654)
C’est ce qu’on essaie de faire. Je peux peut-être le donner au travers d’un produit comme ça, ça se comprend bien. Tu vois, on a lancé récemment un déodorant en poudre à reconstituer. Donc le premier achat est identique à un déodorant classique, c’est-à-dire que tu vas acheter ton Rollon. Dans un supermarché, quand tu vas acheter un Rollon, tu consommes ton déo, tu jettes ton Rollon.

Estelle (09:26.84)
Ok.

Baptiste – Pimpant (09:41.422)
La moitié du coût de fabrication, voire plus de la moitié du coût de fabrication, c’est le contenant en plastique que tu vas jeter encore et encore. Nous, qu’on propose, c’est un Rollon qui est rechargeable. Donc plutôt que de racheter un contenant en plastique qui te coûte cher, nous, la majorité du prix de ce que tu vas payer, ce que c’est dans un stick en papier, c’est la qualité de la poudre et la qualité des ingrédients que tu vas pouvoir récupérer derrière. Donc plutôt que te retrouver à payer 7, 8 euros, un déodorant,

Nous c’est à efficacité égale, c’est efficacité 48 heures. est meilleur produit bio 2026 parce que ça a lieu en octobre-novembre, le meilleur produit bio pour l’année d’après. Meilleur produit bio face à des déos Rollon classiques.

et avec plus de 99 % d’ingrédients d’origine naturelle, excellent sur Yuka, donc on rivalise avec les déos d’or en classique, sauf que ton déo, ta recharge tu vas la payer moins de 5€. Et pourquoi on arrive à faire ça ? Parce qu’on travaille toute notre chaîne de valeur, c’est…

une usine où on ne manipule que de la poudre donc on a besoin de 10 fois moins de place on consomme 100 fois moins d’eau qu’une usine traditionnelle on rejette 100 fois moins d’eau qu’une usine traditionnelle donc des eaux usées où on ne pas trop comment c’est traité aujourd’hui et comment on les retrouve et en fait l’impact il est général mais le consommateur il ne le porte pas c’est à qu’il va se retrouver à payer sa recharge moins de 5 euros son deo il est prêt instantanément en mélangeant la poudre de l’eau dans son roll-on rechargeable et il a un deo efficacité 48

qui sont bons et qui va kiffer pendant le mois qui arrive. du coup c’est comme ça qu’on arrive nous à trouver des solutions en allant chercher des innovations de rupture comme le déodorant en poudre. je te cite le déodorant en poudre, nous on a postulé sur quatre produits pour meilleurs éco-produits. Meilleurs éco-produits tu vas voir 100 consommateurs qui te connaissent pas et ils vont juger tes produits face à des produits traditionnels.

Estelle (11:41.432)
Ok

Baptiste – Pimpant (11:42.432)
complètement à l’aveugle. Pas à l’aveugle, tu vois le packaging. Mais tu vas prendre du pimpant et puis tu vas prendre des produits que tu vas retrouver dans un rayon de supermarché. nous, a depuis, ça a un coût de postuler. Donc on en a fait deux l’année dernière. On a fait le dentifrice liquide vaisselle. Cette année, on a fait la lessive et on a fait le déodorant rechargeable. Dans les quatre catégories différentes, on a gagné.

Estelle (12:04.724)
énorme, bravo

Baptiste – Pimpant (12:05.678)
Et ce n’est pas l’argument écologique qui prévaut, c’est le rapport qualité prix, l’efficacité, le plaisir, et après le niveau de packaging qu’on va chercher, C’est là-dessus et du coup, tu vois, on arrive à prouver que notre mission très haute, elle change pas et nous notre objectif, notre milestone tous les jours, c’est OK, combien de bidons et de tubes en plastique à usage unique qu’on a évité ? Et ce qui est intéressant, c’est que…

T’as des boîtes où aller chercher en permanence de l’hyper-croissance ne pas forcément avec les ressources finies qu’on a sur la Terre. Nous, est un peu dans un sens inverse. Plus on est en hyper-croissance, plus on évite, mieux on se donne des chances pour les prochaines générations.

Estelle (12:55.32)
C’est intéressant ce que tu dis, que… Enfin, c’est intéressant, pardon, mais c’est presque antinomique comme truc. C’est-à-dire que si je comprends bien ce que tu es en train de me dire, le produit que tu proposes, ce pas pour faire la pub de ton produit, ce n’est pas la question, c’est vraiment la mécanique que j’essaie de comprendre.

Le produit tu proposes est plus intéressant d’un point de vue écologique, d’un point vue probablement sociétal, d’un point de vue coût logistique, etc. Tu utilises moins de ressources finalement, disais 100 fois moins d’eau, moins d’espace.

pas vraiment plus cher, j’ai l’impression qu’un produit de qualité équivalente. Et quand il est testé par des consommateurs, tu as quatre produits qui ont été testés, les quatre produits sont considérés comme les produits gagnants. Du coup, je me mets deux secondes à la place de tes concurrents, des Unilever, Procter, etc. Des grosses boîtes de produits d’hygiène et d’entretien de la maison. À un moment donné, je présume.

ils vont se dire, non mais attends, d’abord c’est qui lui ? Et puis même les consommateurs, il a un moment donné, la logique voudra que ça ouvre un peu les chakras de tout le monde et que les gens se disent, mais attends, c’est ça que je veux. Si c’est mieux sociétalement, mieux d’un point de écologique et que moi ça ne me coûte pas ni en contrainte, ni en coût financier, pourquoi est-ce que je n’irai pas là ? Est-ce que tu n’as pas peur que les gros mastodontes viennent, que tu sois en train d’ouvrir le marché, qu’ils viennent te manger par derrière ?

Baptiste – Pimpant (14:23.848)
Non le…

Baptiste – Pimpant (14:27.566)
Le monde de l’entreprise à impact, as envie de leur dire copier nous. Nous notre gros défi et tu je te l’ai dit en numéro 1, c’est pour ça qu’on communique beaucoup sur les réseaux sociaux, c’est de démocratiser un nouvel usage. Aujourd’hui on mange un gâteau qui tout petit.

le gâteau du liquide il est 100, 200, 1000 fois supérieur en termes de part de marché qu’on pourrait se donner donc si demain une e-liver a la bonne idée de lancer 3, 4 marques en poudre à reconstituer au contraire et c’est l’opportunité de marché que nous on détecte c’est à dire il a un nouvel usage nous on se sert de nouvelles façons de communiquer les réseaux sociaux, alors c’est pas nous les réseaux sociaux mais

Quand t’es une marque qui est là depuis 40-50 ans, les réseaux sociaux, t’as encore du mal à appréhender le sujet et tu arrives à bien vendre en GMS parce que t’as ton commercial qui vient replacer en avant ton produit tous les jours. En ligne, c’est un petit peu plus compliqué parce que quand t’es content d’un site, quand tu vas sur pimepan.com, que t’es content des produits, tu viens re-acheter. là, le commercial dans son rayon, ne pas faire grand chose face à nous. Donc, est-ce qu’on a peur ? Non, au contraire, on leur dit copier nous.

on les invite à notre usine, parce qu’ils viennent voir. On leur montre… Et nous, a une conviction forte, c’est qu’on ne que de la poudre. On est une petite équipe, on bouge hyper vite et on pense qu’on a de meilleures chances de réussite industrielle qu’un très gros. c’est… Tu vas continuer. Parce que plus agile, parce que focus uniquement sur la poudre, fabriquer un produit en R &D…

Estelle (15:50.826)
ok.

Estelle (16:08.408)
plus agiles ?

Baptiste – Pimpant (16:17.414)
t’es content de ton dého parce qu’il est efficace réussir à mélanger les poudres à échelle c’est à que tu n’en fais pas un des dého tout le monde pourrait faire son dého pimpant chez lui directement bon on va mettre trois quatre heures à faire son dého ça va coûter plus cher mais tu peux le faire toi même ton dého

Par contre le mélanger à échelle, à faire plusieurs tonnes de poudre, être capable de la mettre correctement dans un stick et avoir une expérience sympa quand tu reconstitues ton produit.

Là il y a du travail et c’est tout notre savoir-faire et ça fait cinq ans qu’on fait que ça. Et on se lève tous les matins uniquement avec cet objectif là. Tu ne nous verras pas demain faire du solide, tu ne nous verras pas demain faire du liquide. Nous on est focus uniquement sur la poudre et tu vois on l’a vu dans l’extérieur. Moi dans mon aventure précédente avec Fizeur on faisait que de la carte postale. Et on était focus que sur le sujet. On est passé de…

on envoyait 50, 70 cartes postales par jour à un atelier de fabrication, on envoyait jusqu’à 100 000 cartes postales par jour. Tout avait été automatisé et tout avait été bien pensé. Et le fait d’avoir une usine de toute façon tu ne pas être compétitif en faisant dans une usine où il y a déjà du liquide, en faisant aussi de la poudre parce que tu es obligé de rationaliser tes espaces et nous tout est conçu pour avoir l’usine la plus optimisée, la plus petite possible.

c’est comme ça que ça fonctionne dans une usine aujourd’hui, ils prennent la taille de l’usine, tu veux un produit, tu prends tes 15 % de fizes juste pour que tes matières premières arrivent dans l’usine, tu payes le ratio d’électricité, tu payes le ratio d’eau, alors que nous on a tout rationalisé parfaitement pour que ça soit le moins cher possible et on pense que c’est comme ça qu’on va gagner le combat et on attend qu’une chose c’est qu’un très grosse lance, parce que le jour où un grosse lance

Baptiste – Pimpant (18:09.403)
on pourra aller chercher avec nos arguments l’énormité, l’énorme marché qui est en train de se faire.

Estelle (18:16.31)
C’est-à-dire si un très grosse lance, parce qu’il a une grosse part d’éducation dans le boulot que vous faites quand vous parlez de la communication sur les réseaux, c’est ça.

Baptiste – Pimpant (18:21.71)
C’est ce qui nous coûte le plus cher en fait. C’est ce qui nous coûte le plus cher.

c’est que les gens comprennent qu’avec un stick de poudre, tu peux te retrouver avec un dentifrice qui efficace, avec le bon taux de flux or, qui va avoir un super goût quand tu vas prendre un stick de poudre de liquide vaisselle, ça va bien nettoyer ta vaisselle, c’est efficace, ça sent bon. C’est ça notre plus gros défi aujourd’hui, c’est le premier usage.

Estelle (18:51.8)
C’est marrant parce que c’est souvent un point qui est…

je trouve, qui est mis de côté, qui est mal compris, mal perçu par notamment des entrepreneurs qui veulent lancer un nouveau produit, un nouveau service et qui se disent, il que je sois sur quelque chose d’innovant, qui n’existe pas, etc. Et moi, en général, quand c’est des clients ou quand on vient me demander des conseils, je dis, attention, si ça n’existe pas, ça peut être super intéressant, ce n’est pas la question. En revanche, il falloir s’assurer qu’on va être capable d’éduquer et qu’on va avoir les ressources, le budget, les ressources, enfin les ressources au sens global pour pouvoir éduquer parce que c’est…

C’est effectivement, enfin c’est ce que tu dis, c’est le premier coup. C’est vraiment un élément qui peut ralentir énormément, voire qui peut t’empêcher de délivrer quand bien même tu as un très très bon produit. Si ton marché n’est pas éduqué, si les clients ne pas prêts à l’acheter, à comprendre, à l’utiliser, tu te retrouves coincé.

Baptiste – Pimpant (19:40.686)
J’ai une approche peut-être un petit peu différente de la façon dont notre projet s’est passé et de pourquoi des très grosses ne sont pas encore lancées. Quand tu es pimpant, que tu as 50 ou 100 clients en ligne, que tu fabriques un premier gel douche qui est imparfait,

C’est pas très grave, t’as 100 clients qui vont peut-être pas revenir. Sauf que ça c’était il a 5 ans et si tous les mois, tous les deux mois, tous les trois mois tu réitères avec une nouvelle version qui est de plus en plus performante et qui aujourd’hui arrive à gagner les meilleurs prix.

tu peux pas y arriver si tu n’es pas à la 15e, 20e, 30e itération. qu’il y a trop de problèmes possibles dans toute la chaîne de valeur. Parce que je suis sûr que des L’Oréal Unilever font des meilleurs gels-douche que nous en R &D. C’est évident.

sortie de ligne, et là ça je parle de… Nous notre focus, on est une boîte qui fait de l’hygiène et de la cosmétique, mais fait nous notre sujet c’est d’être focus sur le consommateur et on pense qu’à lui tout le temps, tout le long de la chaîne de valeur. Et aujourd’hui qu’il y un meilleur gel douche ou dentifrice que nous, enfin une chaîne de valeur, je suis pas persuadé qu’ils vont y arriver tout de suite.

Estelle (21:01.057)
qu’ils n’ont pas eu l’itération que vous avez pu avoir avec vos clients et les retours clients, etc.

Baptiste – Pimpant (21:05.646)

complètement. En fait derrière un gel douche, tu une listing tea, c’est hyper simple. fait, tu 15 milliards de produits possibles, différents. as des associations entre les produits qui marchent pas. Tu te retrouves avec des problèmes de sur le… Nous, on travaille à poudre. C’est hyper sensible à l’eau, c’est hyper sensible à l’humidité, à la chaleur. Et du coup, ça fait cinq ans qu’on se plante, même si maintenant on évolue en niveau de produit. Et c’est le nerf.

de la gare de toute façon c’est le réachat en tant que client.

Estelle (21:40.516)
Claire, je voudrais revenir deux secondes sur la com parce que je pense que c’est un vrai point absolument primordial. Vous, Pimpan en tout cas, je ne pas si c’était le tout début de Pimpan, mais c’est là que Pimpan est devenu…

public aux yeux de beaucoup de gens. Tout monde s’en souvient peut-être pas, mais vous êtes passé sur qui veut être mon associé, l’émission qui passe, je ne plus sur quelle chaîne ça passe, mais qui passe à la télé publique et où tu as des investisseurs qui viennent investir dans des projets, donc des gens qui pitchent leurs projets. Vous vous avez pitché, je vais te laisser raconter quand même l’histoire, mais vous avez pitché, ça s’est pas méga bien passé et c’est là que Pimpan a émergé.

face au public et notamment sur l’éducation de grande consommation ou pas.

Baptiste – Pimpant (22:28.206)
ça s’est très bien passé. D’un point de vue nouvelle entreprise pimpant et d’un point de vue business, ça a été incroyable pour nous. Je pense qu’on n’aurait pas pu rêver un meilleur passage.

Estelle (22:29.912)
Ha ha

Baptiste – Pimpant (22:44.494)
Donc c’est sur M6, tu passes devant 5-6 investisseurs et ils décident ou non d’investir dans ton projet. Et nous les 5 nous ont bâché. Le reportage s’est bien passé parce qu’ils ont testé nos produits, notre dentifrice notamment. Ils ont bien aimé nos produits et on a été remis en question sur notre approche sociale du travail. Sauf que…

l’entrepreneur, du coup ils ont pas pris le bon côté de l’entrepreneur, ils ont pris le côté chef d’entreprise qui est là pour exploiter ses salariés et du coup t’as eu des punchlines incroyables comme Marc Simoncini qui disait qu’on partait faire la guerre en tong, notamment par rapport à notre approche du travail, le fait d’autoriser le télétravail, le fait que toutes les 100 % des équipes soient actionnaires du projet, Des choses qui nous nous paraissent évidentes pour recruter les meilleurs, les garder et les mettre en permanence dans les meilleures conditions, qui leur

Et du coup, si tu veux, on a fait un très très bon buzz positif par rapport à ça parce qu’on a reçu le soutien du public. Et derrière le public, c’est des gens qui consomment potentiellement des produits. on a été chercher… On allait pour chercher 150 000 euros en levée de fonds, on a fait 150 000 euros de chiffre d’affaires en 45 minutes. On fait 200 000 euros dans la journée, enfin un million sur le mois, alors qu’on faisait 100 000 euros le mois d’avant.

Estelle (24:02.91)
Énorme, finesse !

Baptiste – Pimpant (24:10.07)
Donc oui il y a eu un avant et un après sur le passage de cette émission et ça a aidé à l’image de la boîte de se faire bâcher. on en pris un petit peu pour l’égo mais c’est pas le plus important. Le plus important c’est qu’est-ce qui ressort pour le projet et comment est-ce qu’on arrive à embarquer des communautés.

Estelle (24:30.871)
C’est alors.

C’est un point super important. Ça a aidé sur l’image de la marque parce que je voudrais qu’on y revienne parce que vous avez parlé notamment du rapport que vous avez avec vos employés et les personnes qui travaillent sur le projet Pim Pan. Et c’était un peu antinomique avec le côté très capitaliste pour simplifier les choses que les investisseurs pouvaient avoir. Mais du coup, vous avez eu la population avec vous parce que tout monde s’est un peu érigé en disant, mais attends, c’est quoi ces salopards, pardon. Mais c’était un peu ça.

Baptiste – Pimpant (24:58.606)
Les gens ont pas compris pourquoi ils investissaient pas. La production derrière n’a pas compris pourquoi il n’y avait aucune proposition sur notre projet. Toi on était des entrepreneurs assez expérimentés avec Carline, on y allait avec un niveau… Parce que même avant le projet on avait…

des très bons chiffres sur le projet qui n’ont pas du tout été remis en question. Il y a eu deux sujets clés en fait. C’est un, gens ont vu le produit, il y eu la démonstration du produit à la télé et ça a été apprécié, le test produit. Donc ça c’est quand même un premier élément, c’est pas que ça, c’est pas que l’approche du travail, c’est ce premier élément, c’est-à-dire ok, en plus ça l’air cool. Et deuxième sujet, ok, on a envie de les soutenir ces gens-là parce qu’ils méritent mieux.

Estelle (25:42.05)
C’est génial.

Baptiste – Pimpant (25:55.374)
Et du coup, on a à embarquer, on a beaucoup joué dessus d’un point de vue communication. On joue moins dessus maintenant, ça fait deux ans. On a fait le tour du sujet, ça été effectivement l’une des plus grosses mises en avant du projet depuis sa création.

Estelle (26:19.036)
Pour toi, ça a été une communication de communauté, c’est-à-dire c’est la communauté qui a finalement porté le projet à un moment donné, comment tu as orienté les choses d’un point de vue com.

Baptiste – Pimpant (26:28.174)
On a été attaqué sur un sujet qu’on adore et notamment on a beaucoup communiqué sur LinkedIn dessus.

ils nous ont attaqué sur le 100 % remote sauf qu’on a monté Feasr qui une boîte qui est passée de 0 à 2 millions d’utilisateurs en 7-8 ans qu’on a revendu des dizaines de millions d’euros et qui était 100 % remote et ça faisait 10 ans qu’on maîtrisait extrêmement bien ces sujets on prenait beaucoup on prend beaucoup la parole sur le futur du travail

on prenait avant le passage et on a beaucoup travaillé pendant le passage aussi pour continuer d’embarquer les gens et tu as deux trois semaines

où on dit tu passes dans deux trois semaines et là on a beaucoup accès autour de ce sujet là. Tu peux voir ton passage une semaine avant, je ne sais pas si tu peux toujours le faire mais à l’époque tu pouvais le faire. Je crois qu’ils ont bloqué le sujet et du coup tu sais exactement sur quoi tu vas être attaqué et on avait préparé toutes les communications autour de ça. Donc ça a été incroyable et oui l’état d’esprit c’est d’essayer d’embarquer les gens. Après je pense que ça marche parce qu’il y a une authenticité.

derrière le projet et nous ça plaît bien, a un projet familial, équipes elles le vivent comme nous ce projet là, vois, donc c’est des choses qui se transpirent.

Estelle (28:00.184)
Tu me disais quand on discutait un peu en off, le persona de Pimpan, c’est nous, c’est Karline et toi, vous avez vraiment construit le produit que vous vouliez avoir aussi pour vous, pour votre famille.

Baptiste – Pimpant (28:14.158)
Ouais, bah tu vois tout à l’heure quand tu nous dis oui, bah quand on pense écologie, on pense chiant, on pense pas efficace, ça coûte cher et ça pue. Non, nous on a envie de… Je pense qu’avant Pimpan, on n’était pas des exemples de l’écologie. Et ce qui est intéressant, c’est que maintenant on a une approche beaucoup plus forte de…

et de comment on qu’on a envie de faire pour les prochaines générations et je pense que c’est ce qui se ressent aussi au travers de produits qu’on propose c’est à qu’on veut faire mieux mais sans se prendre la tête et du coup tout est construit autour de ça

Estelle (28:54.048)
Ouais, c’est C’est assez cool et je trouve que… Je trouve qu’effectivement c’est plus facile aussi pour tout monde, c’est-à-dire que… On a tous envie que ce soit mieux et que, voilà, que pour nos gamins, la vie soit plus jolie et que les choses se passent plutôt bien, mais…

Baptiste – Pimpant (29:08.142)
Mais c’est la stat si tu veux, tu 80-90 % des gens qui disent oui moi je veux mieux consommer mais dans l’acte d’achat c’est pas 5 % des gens. Donc du coup nous c’est comment est-ce qu’on va chercher ces 75 % là ? Bah on fait comme on répète un peu notre transition à nous avec Carline.

Estelle (29:26.484)
Vachement intéressant. Merci beaucoup d’avoir partagé ça avec nous aujourd’hui. trouve que j’aime beaucoup moi cette idée de, on va faire en sorte que ce soit pas chiant et que ce soit facile en fait pour les gens et que c’est peut-être ça qui est le meilleur levier pour qu’il ait un nouvel usage et que les gens testent.

Baptiste – Pimpant (29:45.902)
Ouais mais on en a marre que les gens nous donnent des leçons tout le temps. Autant essayer de se faire plaisir, d’essayer de faire mieux, de faire juste son petit pas et puis tout ira bien.

Estelle (29:58.526)
Ouais ! Écoute, merci beaucoup Baptiste. Si on veut en savoir plus sur Pimpan, on a des questions à te poser, où est-ce qu’on peut te retrouver, dis-moi ?

Baptiste – Pimpant (30:07.182)
Bah bah t’as notre site www.pam.com, on est sur les réseaux sociaux, Instagram on est pas mal actifs et puis après si vous voulez m’envoyer un petit message n’hésitez pas à m’envoyer un message sur LinkedIn directement.

Estelle (30:15.628)
ça marche. Bon je mettrai les liens dans les notes de l’épisode. Merci beaucoup Baptiste et puis écoute t’es le bienvenu quand tu veux sur le podcast du marketing.

Baptiste – Pimpant (30:23.059)
Merci beaucoup, salut !

Estelle (30:25.01)
À très bientôt.

 

 


 

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Repositionner une marque : la méthode pour garder son audience – Episode 312

ou écouter sur :

Le repositionnement de marque, ce moment délicat où l’on doit évoluer sans perdre ceux qui nous suivent déjà.

 

Dans cet épisode vous allez découvrir :

  • Pourquoi le repositionnement devient parfois indispensable, même pour une marque qui fonctionne bien

  • Les signaux faibles qui montrent que l’image de marque ne colle plus totalement à la réalité du marché

  • Comment diagnostiquer ce que votre marque représente vraiment pour vos clients

  • La méthode pour construire un nouveau positionnement en s’appuyant sur vos forces existantes

  • Les principes pour communiquer cette évolution sans créer de rupture

  • Les indicateurs à suivre pour mesurer la transition et ajuster votre trajectoire

 

Un épisode utile si vous sentez que votre marque “ne raconte plus tout à fait la bonne histoire”, mais que vous voulez éviter le grand saut dans le vide.

 

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Et puis sinon, vous pouvez aussi

 


Transcription de l’épisode

Introduction

Une marque n’est jamais figée. Elle évolue avec son marché, ses clients, ses concurrents, ses équipes. Pourtant, dès que l’on parle de “repositionnement”, beaucoup de dirigeants ressentent une forme de vertige. Peur de perdre l’audience actuelle, peur d’envoyer des signaux contradictoires, peur de tout casser en voulant mieux faire. Dans le même temps, rester immobile devient souvent plus risqué que bouger. Le marché se transforme, de nouveaux acteurs arrivent, les attentes changent. Une marque qui ne s’ajuste pas finit tôt ou tard par devenir invisible.

 

Repositionner une marque ne consiste pas à changer un logo ou à trouver un nouveau slogan plus percutant. Il s’agit d’un travail stratégique en profondeur qui touche à la promesse, à la perception, à l’offre, à la manière de raconter son histoire. La difficulté vient du fait qu’il faut avancer sur une ligne de crête : donner une nouvelle direction sans renier ce qui fait la valeur actuelle. L’objectif n’est pas de repartir de zéro, mais de faire évoluer la place de la marque dans l’esprit de ses clients.

Dans cet épisode, nous allons décortiquer ce qui permet de réussir ce passage délicat. D’abord en comprenant les signaux qui montrent qu’un repositionnement devient nécessaire. Puis en apprenant à diagnostiquer ce que la marque représente déjà pour son audience. Nous verrons ensuite comment construire un nouveau positionnement sans casser le lien émotionnel, avant d’aborder la façon de communiquer cette évolution. Enfin, nous terminerons par les indicateurs à suivre et les ajustements à opérer pour traverser cette transition sans perdre son audience.

 

Partie 1. Pourquoi les marques doivent se repositionner : comprendre les signaux faibles

Une marque qui fonctionne bien aujourd’hui n’est pas protégée pour demain. Les attentes évoluent, les catégories se redéfinissent, de nouveaux usages apparaissent. Le repositionnement devient nécessaire au moment précis où l’écart commence à se creuser entre ce que la marque est réellement, ce qu’elle veut devenir et la manière dont elle est perçue. Plus cet écart est détecté tôt, plus la transition peut se faire en douceur.

Les signaux faibles apparaissent d’abord dans les comportements des clients. Le chiffre d’affaires se maintient, mais la croissance ralentit. Les campagnes d’acquisition coûtent plus cher pour des résultats similaires. Les clients fidèles recommandent moins. Certains segments historiques se montrent moins réceptifs, tandis que de nouvelles cibles commencent à manifester de l’intérêt sans se reconnaître totalement dans l’image actuelle. Rien de catastrophique, mais une impression diffuse de décalage.

Le marché envoie également ses signaux. De nouveaux entrants adoptent un positionnement plus spécialisé, plus clair, ou plus aligné avec les préoccupations du moment. Les référents changent, les comparaisons aussi. Une marque qui se pensait “innovante” devient progressivement “classique” dans l’esprit des clients, simplement parce qu’elle n’a pas mis à jour son récit.

Les signaux internes complètent le tableau. Les équipes commerciales ressentent des difficultés à expliquer la proposition de valeur. Le marketing peine à trouver des angles qui ne ressemblent pas à des répétitions. La direction souhaite ouvrir de nouveaux territoires, mais les éléments existants semblent limiter cette ambition. Le sentiment d’étroitesse grandit.

À ce stade, l’erreur la plus fréquente consiste à lancer des actions tactiques isolées : nouvelle campagne, refonte esthétique, lancement produit opportuniste. Ces réponses donnent l’illusion d’un mouvement, sans adresser l’enjeu de fond. Le repositionnement devient alors une option stratégique, à condition d’accepter un diagnostic sincère de la situation.

 

Partie 2. Diagnostiquer l’existant : ce que la marque représente vraiment pour son audience

Toute démarche de repositionnement commence par une étape parfois inconfortable : confronter la perception souhaitée à la perception réelle. Une marque ne se définit pas uniquement par ce qu’elle affirme, mais surtout par ce que les clients en disent, en pensent et en ressentent. Comprendre cette réalité permet de savoir sur quoi s’appuyer et ce qu’il faut faire évoluer.

Le diagnostic commence par l’écoute. Entretiens clients, questionnaires ouverts, analyse des verbatims du service client, reviews en ligne, discussions sur les réseaux sociaux : chaque source apporte un morceau du puzzle. Les questions les plus utiles sont souvent les plus simples. Pourquoi les clients choisissent la marque plutôt qu’une autre ? Qu’est-ce qu’ils apprécient le plus ? Qu’est-ce qui les déçoit ou les freine ? À quel type de marque la comparent-ils spontanément ?

Les données internes apportent un éclairage complémentaire. Répartition du chiffre d’affaires par segment, taux de réachat, paniers moyens, produits d’appel vs produits d’image, réactions aux campagnes passées. Ces éléments révèlent la manière dont l’offre actuelle soutient (ou non) le positionnement souhaité. Certains produits peuvent véhiculer une image plus premium que d’autres. Certains canaux créent une perception plus discount que prévu.

Le diagnostic doit aussi inclure la dimension symbolique. Quelle place la marque occupe-t-elle dans la vie de ses clients ? Est-elle perçue comme pratique, aspirante, rassurante, engagée, statutaire ? Les éléments visuels, le ton, la manière de raconter les histoires contribuent à cette perception. Une marque peut communiquer sur l’innovation tout en étant ressentie comme traditionnelle parce que ses codes graphiques, son rythme ou ses références restent inchangés.

L’objectif n’est pas de juger, mais de comprendre. Ce travail fait ressortir les actifs à préserver – les points de force qui créent de l’attachement – et les zones à transformer. Un repositionnement réussi s’appuiera sur ce socle plutôt que de le nier. La prochaine étape consiste alors à formuler une nouvelle trajectoire qui respecte ces ancrages tout en ouvrant un nouvel horizon.

 

Partie 3. Construire un nouveau positionnement sans rompre le lien émotionnel

Une fois le diagnostic posé, le véritable travail de repositionnement peut commencer. La question clé devient : “Quelle place voulons-nous occuper demain dans l’esprit de nos clients, et en quoi cette place prolonge-t-elle ce que nous sommes déjà ?” Un bon repositionnement n’efface pas l’histoire. Il lui donne une nouvelle direction.

La première brique concerne la vision. La marque doit clarifier la transformation qu’elle souhaite accompagner chez ses clients ou dans son marché. Cette vision ne peut pas être purement opportuniste. Elle doit trouver un ancrage dans les forces existantes révélées par le diagnostic : expertise particulière, style relationnel, engagement spécifique, capacité d’innovation, etc. Une vision déconnectée du réel serait immédiatement perçue comme artificielle.

Vient ensuite la promesse de marque, formulée de manière simple et mémorisable. Elle doit exprimer le bénéfice principal pour la cible prioritaire, tout en suggérant l’univers dans lequel la marque souhaite évoluer. Le travail consiste à resserrer le propos plutôt qu’à tout dire. Une promesse claire permet à l’audience de repositionner mentalement la marque sans confusion.

Les preuves jouent un rôle décisif. Une marque peut revendiquer un nouveau territoire uniquement si elle apporte des éléments concrets pour le justifier : évolution de l’offre, nouveaux services, façons inédites d’accompagner les clients, partenariats, engagements mesurables. Ces preuves rendent crédible le récit du repositionnement et rassurent l’audience existante.

Enfin, le territoire d’expression traduit ce nouveau positionnement en signes visibles : ton, iconographie, messages clés, choix éditoriaux, expériences. L’enjeu consiste à créer un sentiment de continuité. Certains éléments peuvent évoluer de manière marquée, mais des repères doivent être conservés pour que les clients reconnaissent la marque dans sa nouvelle version. Ce principe de continuité prépare la phase de communication.

 

Partie 4. Communiquer le repositionnement : continuité, transparence et preuves concrètes

Un repositionnement ne se joue pas uniquement dans les documents stratégiques. Il devient réel au moment où les clients en prennent conscience, et surtout au moment où ils le vivent. La communication doit donc orchestrer une transition, pas une rupture.

La première décision concerne le rythme. Une bascule brutale crée souvent un effet de surprise, parfois de rejet. Une évolution progressive permet au public de s’habituer aux nouveaux codes tout en gardant ses repères. Dans certains cas, une période de cohabitation entre l’ancienne et la nouvelle expression de la marque s’avère utile : double signature, teasing éditorial, campagnes qui expliquent la transition.

La transparence aide beaucoup. Expliquer pourquoi la marque évolue, ce qui change et ce qui ne changera pas, contribue à préserver la confiance. Les clients apprécient qu’une marque partage ses choix, surtout lorsque ces choix répondent à des enjeux réels : mieux servir certaines attentes, améliorer l’impact environnemental, simplifier l’offre, renforcer la qualité de service. Le discours doit rester concret, sans jargon stratégique.

Les preuves jouent à nouveau un rôle central. La communication du repositionnement doit s’appuyer sur des éléments tangibles : nouvelle gamme, refonte de l’expérience client, initiatives spécifiques. Une promesse sans preuve ressemble à un relooking superficiel. À l’inverse, des preuves bien exposées permettent à l’audience de constater que le repositionnement n’est pas qu’une opération d’image.

Impliquer certains clients dans la transition renforce encore la légitimité du mouvement. Panels de bêta-testeurs, co-création de fonctionnalités, interviews d’utilisateurs pionniers, témoignages de partenaires : ces relais montrent que l’évolution se fait avec l’écosystème, et pas uniquement dans une salle de réunion. Une fois la communication lancée, reste à observer finement les réactions pour ajuster.

 

Partie 5. Mesurer la transition et ajuster sans perdre son audience

Après le lancement, la tentation est grande de “passer à autre chose”. Pourtant, les premiers mois qui suivent un repositionnement constituent une période décisive. La marque doit observer, écouter et être prête à ajuster certains éléments sans renoncer à sa direction.

Les indicateurs quantitatifs fournissent un premier niveau de lecture : évolution du taux de réachat, comportement des clients fidèles, acquisition de nouvelles cibles, performances des campagnes, réactions par canal. Ces données permettent d’identifier d’éventuels décrochages sur certains segments ou, au contraire, un gain de traction sur d’autres. L’analyse doit rester fine, segmentée, pour éviter les interprétations hâtives.

Les signaux qualitatifs complètent ce tableau. Feedbacks collectés par les équipes en contact direct avec le terrain, commentaires sur les réseaux sociaux, retours des partenaires, études de perception à chaud puis à froid. Ces éléments révèlent la manière dont le repositionnement est compris, où se situent les zones de confusion, quelles parties du récit résonnent le plus.

Sur cette base, la marque peut ajuster son expression sans remettre en question la stratégie. Certains messages méritent d’être clarifiés. Certains repères visuels peuvent être réintroduits. Certains segments demandent une pédagogie supplémentaire. L’important consiste à garder la même direction tout en perfectionnant la façon de l’exprimer.

Les risques principaux apparaissent lorsque la marque interprète trop rapidement les réactions initiales. Un repositionnement crée toujours un léger inconfort, y compris chez les clients les plus fidèles. Une inquiétude passagère ne signifie pas un rejet profond. À l’inverse, une curiosité initiale ne garantit pas une adoption durable. Seule l’observation sur la durée permet de trancher.

Un repositionnement réussi se reconnaît à un signe simple : l’audience perçoit clairement la nouvelle promesse, tout en ayant le sentiment de retrouver ce qu’elle aimait déjà dans la marque. La transition devient alors un levier de croissance, pas une fracture.

 

Conclusion

Repositionner une marque revient à réécrire son rôle dans la vie de ses clients. L’exercice peut sembler risqué, mais l’immobilisme l’est bien davantage. Les signaux faibles rappellent qu’une marque n’est jamais acquise. Elle reste en permanence en équilibre entre ce qu’elle a été, ce qu’elle est devenue et ce que son marché attend.

La clé consiste à aborder ce mouvement avec méthode. D’abord en acceptant de regarder la réalité en face grâce à un diagnostic honnête de la perception actuelle. Ensuite en construisant une nouvelle trajectoire qui s’appuie sur les forces existantes, plutôt que de vouloir tout effacer. Puis en orchestrant une communication progressive, transparente et prouvée, qui donne à l’audience le temps de se projeter dans cette nouvelle version. Enfin, en observant et en ajustant, sans renoncer trop vite ni s’entêter à tout prix.

Les marques qui réussissent ce passage gagnent bien plus qu’une nouvelle image. Elles clarifient leur vision, renforcent la confiance de leurs clients, redonnent du sens à leurs équipes et se créent un nouvel espace de croissance. Le repositionnement devient alors une opportunité d’alignement plutôt qu’une opération défensive.

Si vous préparez une évolution de votre marque, la question n’est pas seulement “Quel nouveau positionnement choisir ?” mais “Comment faire pour que ceux qui nous suivent déjà aient envie de nous suivre encore demain ?” Tout l’enjeu se situe là.

 


 

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Les secrets des marques communautaires : passer de l’audience au collectif – Episode 311

ou écouter sur :

Dans cet épisode, nous explorons le marketing du sentiment d’appartenance et la manière dont il transforme la relation entre une marque et ses clients. Vous découvrirez pourquoi ce besoin humain fondamental influence la fidélité, l’engagement et la croissance organique.

Nous verrons comment poser des fondations solides, comment animer une communauté sans la contrôler et comment des marques comme Patagonia, Merci Handy et Notion incarnent cette dynamique. L’épisode se termine par des conseils concrets pour mesurer, ajuster et faire vivre une communauté saine et durable.

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Transcription de l’épisode

Le marketing n’a jamais été aussi relationnel qu’aujourd’hui. Les clients n’achètent plus seulement un produit ou un service. Ils recherchent un cadre, un sens, une raison de rejoindre une marque qui leur ressemble. Cette quête n’a rien d’anecdotique parce qu’elle s’appuie sur l’un des besoins psychologiques les plus fondamentaux : le sentiment d’appartenance. Lorsque ce besoin est nourri, la relation à la marque change de nature. L’utilisateur ne se voit plus comme un simple client, mais comme un membre d’un collectif. Cette bascule transforme la fidélité, l’engagement et la force du bouche-à-oreille.

Dans cet épisode, nous allons décortiquer ce qui permet réellement à une marque de fédérer une communauté puissante, authentique et durable. Vous verrez qu’il ne s’agit pas de créer un groupe Facebook ou d’envoyer une newsletter de plus. Le sujet est bien plus stratégique. Il touche à la manière dont une marque pense sa vision, la traduit en valeurs, crée une culture et ouvre un espace à ceux qui souhaitent la rejoindre. Les marques qui réussissent ce passage gagnent un avantage compétitif considérable parce qu’elles cessent de dépendre uniquement de l’acquisition. Elles s’appuient sur une dynamique collective qui se renforce avec le temps.

Nous avancerons étape par étape. Nous poserons d’abord les bases psychologiques et marketing du sentiment d’appartenance. Puis nous verrons comment construire les fondations d’une communauté solide. Nous apprendrons ensuite à transformer une audience en véritable communauté vivante. Nous illustrerons ces mécaniques à travers Patagonia, Merci Handy et Notion. Nous terminerons par les bonnes pratiques et les indicateurs pour faire vivre ces communautés sur le long terme.

Prêts à voir comment une communauté peut devenir le plus grand actif d’une marque ?

 

 

Partie 1. Le sentiment d’appartenance : un levier stratégique pour les marques modernes

Le besoin d’appartenance n’est pas une notion abstraite issue du vocabulaire marketing. Il s’agit d’un moteur profondément humain, au même titre que la sécurité ou la reconnaissance. Pendant longtemps, les marques se sont concentrées sur la promesse fonctionnelle de leurs produits. Aujourd’hui, les consommateurs attendent davantage. Ils veulent comprendre ce que représente une marque, ce qu’elle défend et la manière dont elle leur permet de s’inscrire dans quelque chose de plus grand qu’eux. Cette évolution ne tient pas seulement à l’essor du digital. Elle est liée à un contexte sociétal où les repères collectifs se transforment et où les individus cherchent de nouveaux lieux d’expression identitaire.

Les réseaux sociaux ont amplifié ce phénomène parce qu’ils permettent aux utilisateurs de se rassembler autour d’intérêts communs et de s’exposer publiquement comme membres de certains groupes. Lorsqu’une marque parvient à occuper cet espace symbolique, elle dépasse son statut commercial pour devenir un véritable marqueur identitaire. Cette reconnaissance donne au client un sentiment de cohérence interne et sociale. Il se sent compris, aligné et parfois même valorisé par son affiliation à la marque.

Cette évolution n’est pas qu’émotionnelle. Elle a un impact direct sur la performance. Un client qui se sent appartenir à une communauté adopte des comportements qui renforcent naturellement la marque : il recommande, il défend, il crée du contenu, il reste fidèle, même face à des alternatives moins coûteuses. Les entreprises qui maîtrisent cet enjeu réduisent leur dépendance à l’acquisition payante parce que leur croissance devient en partie organique.

Pour autant, créer ce type de lien ne s’improvise pas. Une communauté ne naît pas d’un groupe WhatsApp ou d’un simple slogan. Elle émerge lorsque les fondations identitaires de la marque sont suffisamment solides pour donner envie à des individus de se rassembler autour d’elle.

 

 

Partie 2. Les fondations d’une communauté de marque solide

La Partie 1 a montré que le sentiment d’appartenance devient un moteur stratégique dès lors que la marque parvient à incarner quelque chose de clair et de cohérent. Cette exigence ouvre la voie au travail fondamental qui précède toute dynamique communautaire : poser des bases suffisamment solides pour que des individus aient envie de s’y rallier. Une communauté naît rarement d’un avantage produit. Elle émerge d’une vision, de valeurs assumées et d’une culture portée de manière constante.

La vision agit comme un point de ralliement. Elle trace une direction qui dépasse la simple transaction. Les consommateurs rejoignent une marque parce qu’ils adhèrent à ce qu’elle cherche à accomplir. Lorsque cette vision est précise, elle crée un effet de filtre naturel : elle attire ceux qui partagent la même sensibilité et laisse s’éloigner ceux qui ne s’y reconnaissent pas. C’est cette sélectivité qui prépare un socle communautaire fort.

Les valeurs constituent ensuite la colonne vertébrale de la culture. Elles doivent être incarnées dans les messages, dans l’expérience client et dans les choix opérationnels. Une valeur non incarnée devient un décor qui ne génère aucune adhésion parce qu’il ne produit aucune preuve observable. À l’inverse, une valeur vécue crée un terrain de confiance essentiel pour engager des membres autour de la marque.

La culture, elle, se manifeste dans les codes, le ton, les symboles et les premiers rituels. Elle donne une personnalité à la marque et permet à chacun de sentir ce qu’implique le fait d’en faire partie. Ces éléments culturels facilitent l’identification parce qu’ils transforment la marque en univers reconnaissable.

Ces fondations ne forment pas encore une communauté, mais elles créent les conditions pour qu’un collectif puisse émerger. 

 

 

Partie 3. Passer de l’audience à la communauté : méthodes et dynamiques d’animation

Les deux premières parties ont posé les bases essentielles : un besoin humain puissant et un socle identitaire suffisamment clair pour attirer des individus partageant la même sensibilité. Cette étape est indispensable parce qu’une audience ne se transforme pas en communauté grâce à un simple appel à l’engagement. Le passage de l’une à l’autre dépend de la capacité de la marque à créer des espaces, des interactions et des dynamiques où les membres deviennent acteurs du collectif.

La première étape consiste à structurer les lieux où la communauté pourra se reconnaître. Il peut s’agir d’un espace en ligne, d’un groupe privé, d’un forum, d’événements physiques ou d’un format hybride. L’important n’est pas la plateforme, mais l’intention : proposer un environnement où les membres se sentent légitimes pour s’exprimer, apprendre et contribuer. Cette légitimité ne se décrète pas. Elle se construit dans la cohérence entre la vision exposée en Partie 1 et la culture décrite en Partie 2.

Une communauté se nourrit ensuite de participation. L’enjeu est de créer des occasions pour que les membres interagissent entre eux, et pas uniquement avec la marque. Cette bascule est déterminante parce qu’elle transforme la dynamique verticale habituelle en dynamique horizontale. Lorsque les membres se parlent, s’entraident ou s’inspirent, la marque devient facilitatrice plutôt que chef d’orchestre. Ce rôle renforce la confiance parce qu’il laisse de l’espace à l’expression individuelle.

L’animation doit encourager la contribution sans tomber dans la sur-sollicitation. L’équilibre repose sur des rituels, des formats récurrents et une posture de leadership qui guide sans contrôler. Chaque action doit renforcer ce qui a été posé en amont : vision, valeurs, culture.

 

Partie 4. Patagonia, Merci Handy, Notion : trois modèles de communautés engagées

Les trois premières parties ont permis de comprendre comment une marque peut créer les conditions d’un véritable sentiment d’appartenance. Cette quatrième partie montre comment ces principes prennent vie à travers trois marques qui ont su transformer une audience en communauté engagée. Chacune illustre une approche différente, mais toutes confirment que la cohérence entre vision, valeurs, culture et animation est le moteur d’un collectif solide.

Patagonia représente probablement l’un des exemples les plus aboutis de communauté fondée sur des valeurs profondément incarnées. La marque ne se contente pas de défendre l’environnement. Elle structure toute sa chaîne de décision autour de cet engagement. Cette cohérence crée un puissant effet de ralliement parce que les clients ne se perçoivent plus comme acheteurs de vêtements, mais comme participants à une cause. Les actions de la marque – campagnes militantes, initiatives locales, contenus éducatifs – renforcent chaque élément évoqué dans les parties précédentes.

Merci Handy adopte une approche différente, centrée sur une culture joyeuse, décalée et très identifiable. Les codes visuels, le ton, les produits et les rituels créent un univers dans lequel les clients prennent plaisir à se projeter. La marque joue un rôle de facilitatrice en encourageant les contenus créés par la communauté et en offrant des moments de proximité qui nourrissent l’attachement. Sa réussite repose sur la continuité entre l’intention, la culture et l’animation quotidienne.

Notion illustre quant à elle la force des communautés construites sur la co-création. La marque a rapidement compris que sa valeur résidait autant dans l’outil que dans la créativité de ses utilisateurs. Templates, tutoriels, espaces d’échange, programmes ambassadeurs : tout est conçu pour permettre à la communauté de produire, partager et s’entraider. Cette dynamique horizontale renforce le sentiment d’appartenance parce que la marque reconnaît explicitement la place du membre en tant que co-constructeur.

Ces trois modèles démontrent que les stratégies vues précédemment fonctionnent dès lors qu’elles sont appliquées avec cohérence. La Partie 5 montrera comment mesurer, ajuster et pérenniser ce type de dynamique.

 

 

Partie 5. Faire vivre et grandir sa communauté : indicateurs, bonnes pratiques et pièges à éviter

Les quatre premières parties ont montré comment se construit un sentiment d’appartenance, comment se structurent les fondations d’une communauté, comment s’anime une dynamique collective et comment certaines marques incarnent ces principes avec succès. Reste une question décisive : comment faire vivre cette communauté sur la durée et vérifier qu’elle reste saine, engagée et alignée avec la marque ?

La première étape consiste à identifier les bons indicateurs. Une communauté ne se mesure pas comme un canal d’acquisition parce que son rôle dépasse la performance immédiate. Les métriques les plus utiles portent sur la participation (qualité des échanges, fréquence des interactions entre membres), la rétention (stabilité du groupe, continuité dans les contributions), la contribution (contenus créés, réponses apportées, initiatives spontanées) et l’advocacy (recommandations, relais naturels, prises de parole en faveur de la marque). Ces éléments révèlent la vitalité du collectif bien plus que le simple nombre de membres.

L’analyse doit ensuite guider des ajustements réguliers. Une communauté évolue parce que ses membres évoluent. La marque doit rester attentive aux signaux faibles : baisse d’engagement, tensions internes, intérêts qui se déplacent. L’enjeu n’est pas de tout contrôler, mais d’assurer la cohérence entre la vision exprimée en Partie 1, les fondations posées en Partie 2, l’animation étudiée en Partie 3 et les inspirations tirées de la Partie 4. Cette cohérence protège l’identité du groupe et évite les dérives.

Les pièges les plus fréquents naissent lorsque la marque cherche à instrumentaliser la communauté plutôt qu’à la servir. Sur-solliciter, pousser des messages trop promotionnels, changer brusquement de posture ou ignorer les contributions crée une rupture dans le lien de confiance. Une communauté forte résiste à ces écueils parce qu’elle repose sur une relation réciproque et durable.

Cette approche posée et mesurée permet à la marque de faire de sa communauté un levier stratégique à long terme, devenu un véritable actif immatériel.

 

 

Conclusion

Les communautés de marque ne sont pas un artifice marketing. Elles répondent à un besoin humain profond et constituent aujourd’hui l’un des leviers les plus puissants pour créer de la valeur durable. Les marques qui réussissent à fédérer un collectif solide ne le doivent pas à une mécanique d’animation particulièrement ingénieuse. Elles le doivent à la cohérence de leur vision, à l’incarnation réelle de leurs valeurs, à la qualité de leurs interactions et à la capacité qu’elles offrent à leurs membres de contribuer à une histoire commune.

Nous avons vu que le sentiment d’appartenance ne peut émerger que si les fondations sont clairement posées. Une communauté ne naît pas dans un espace vide. Elle se construit dans la continuité entre intention stratégique, culture vivante et dynamique collective. Les marques comme Patagonia, Merci Handy ou Notion montrent que cette cohérence finit par devenir un avantage compétitif parce qu’elle transforme les clients en relais naturels, en créateurs et en protecteurs de la marque.

La pérennité d’une communauté dépend ensuite de la vigilance avec laquelle une marque observe, mesure et ajuste. Une communauté forte se développe au rythme de ses membres. Elle exige une écoute active et une volonté constante de nourrir la relation plutôt que de la capter. Lorsque cette intention est présente, le collectif devient un véritable actif immatériel. Il génère de la confiance, de la croissance organique et une forme de résilience que peu de stratégies peuvent offrir.

Cet épisode vous montre que le marketing du sentiment d’appartenance ne consiste pas à ajouter une couche communautaire à une marque existante. Il s’agit de transformer la manière dont une marque se positionne, dialogue et grandit avec ceux qu’elle souhaite embarquer.

 

Vendre sans vendre : créer du contenu qui convertit naturellement – Episode 310

ou écouter sur :

Le contenu peut devenir votre meilleur levier d’acquisition, non pas en poussant à la vente mais en installant une relation de confiance naturelle. Dans cet épisode, vous découvrirez pourquoi les approches commerciales classiques ne fonctionnent plus, comment les prospects prennent réellement leurs décisions, et comment le contenu peut les accompagner jusqu’à l’achat sans pression. Nous détaillons les formats qui convertissent subtilement, les mécanismes psychologiques qui sous-tendent une acquisition douce, et les étapes clés pour construire une stratégie de contenu performante.

Au programme :

– Pourquoi vos prospects rejettent désormais les approches commerciales directes

– Comment le contenu construit la confiance et la relation

– Les formats qui “vendent sans vendre”

– Comment structurer un parcours d’acquisition basé sur le contenu

– Les indicateurs qui montrent réellement que votre contenu attire des clients

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Transcription de l’épisode

Introduction

Vous évoluez dans un environnement où vos prospects sont plus informés, plus exigeants et plus sollicités que jamais. La moindre plateforme regorge de publicités, de messages commerciaux et de promesses toujours plus agressives. Pourtant, votre audience ne veut plus de cette pression permanente. Elle veut comprendre, apprendre, se positionner. Elle veut choisir plutôt qu’être poussée.

C’est précisément ce qui rend le contenu si puissant aujourd’hui. Un contenu bien pensé ne force jamais. Il attire. Il installe la confiance de manière progressive. Il montre qui vous êtes, ce que vous savez et comment vous pouvez aider, sans jamais donner l’impression de chercher à vendre. Il fait avancer vos prospects naturellement dans leur réflexion, jusqu’au moment où l’achat devient la suite logique, presque évidente.

Cet épisode vous propose de plonger au cœur de cette dynamique d’acquisition douce. Nous allons explorer pourquoi les méthodes commerciales classiques ne fonctionnent plus aussi bien, comment le contenu crée une relation solide avant même le premier échange, quels formats “vendent sans vendre” et surtout comment structurer une stratégie de contenu qui génère des clients de manière régulière.

Si vous souhaitez attirer au lieu de courir après vos prospects, cet épisode va vous donner les clés pour y parvenir en utilisant la force d’un contenu utile, intelligent et aligné avec vos objectifs business.

1. Pourquoi vendre frontalement ne fonctionne plus

1.1. L’évolution du comportement des audiences et la saturation publicitaire

Les audiences vivent aujourd’hui dans un flux continu d’informations. Elles sont exposées à des centaines de messages commerciaux chaque jour, souvent sans les avoir demandés. Cette saturation crée un phénomène de défense automatique. Le cerveau humain filtre tout ce qui ressemble à une tentative de persuasion trop évidente parce qu’il cherche à réduire la charge cognitive. Résultat : les messages commerciaux classiques, autrefois efficaces, glissent désormais sur les utilisateurs sans provoquer la moindre intention.

Cette évolution est renforcée par le fait que les consommateurs ont désormais de nombreuses options pour s’informer par eux-mêmes. Ils comparent, fouillent, interrogent leurs pairs, lisent des avis, regardent des vidéos explicatives. Ils ne veulent plus qu’on leur dise quoi penser. Ils veulent comprendre avant de décider. Cette autonomie transforme profondément la manière dont ils réagissent à la communication des marques.

Les plateformes elles-mêmes contribuent à ce changement. Elles privilégient les contenus qui retiennent l’attention, pas les messages publicitaires qui la cassent. Les algorithmes agissent comme des gardiens : ils valorisent la valeur perçue et pénalisent l’agressivité commerciale. Cela crée un environnement où seuls les contenus qui contribuent réellement à l’expérience utilisateur parviennent à émerger.

Cette combinaison de saturation, d’autonomie et d’évolution des canaux pousse les marques à revoir leur approche. La vente frontale ne fonctionne plus parce qu’elle ne respecte pas le parcours naturel des utilisateurs ni leurs attentes. C’est dans ce contexte que l’acquisition douce prend tout son sens parce qu’elle s’insère harmonieusement dans la manière dont les audiences consomment l’information aujourd’hui.

1.2. La montée en puissance de la confiance comme critère de décision

La confiance est devenue l’élément central du processus de décision, bien plus que le prix, la notoriété ou même les bénéfices produits. Vos prospects ne cherchent plus seulement une solution. Ils veulent une solution portée par quelqu’un en qui ils peuvent croire. Ils veulent sentir une intention sincère, une expertise réelle, une forme d’alignement entre leurs besoins et votre manière d’y répondre.

Cette évolution est liée à un phénomène simple : l’accès massif à l’information. Les clients n’achètent plus par manque de choix, ils achètent par conviction. Ils ne sont plus dépendants du discours des marques pour comprendre une offre. Ils en savent souvent déjà beaucoup avant même d’entrer en contact avec vous. Ce qu’ils veulent vérifier, c’est votre fiabilité, votre cohérence et votre capacité à tenir vos promesses.

Dans ce contexte, les approches commerciales directes perdent leur efficacité. Elles créent un décalage entre ce que le prospect recherche et ce qu’il perçoit. Il veut être rassuré. Il veut être accompagné. Il veut sentir qu’il n’est pas considéré comme une cible mais comme une personne avec un problème réel. Lorsque le message se focalise trop tôt sur l’offre, il déclenche au contraire un réflexe de méfiance.

La confiance se construit dans la durée. Elle se nourrit de cohérence, de transparence, d’expertise démontrée. C’est précisément ce que le contenu permet d’activer. Chaque publication, chaque ressource offerte, chaque explication claire vient renforcer la perception que vous êtes un partenaire fiable. Cette accumulation de signaux positifs prépare l’achat en douceur. Le prospect commence à penser que vous êtes la personne la plus légitime pour l’aider. Au moment où il se décide, la conversion ressemble davantage à une évidence qu’à une victoire commerciale.

1.3. Ce que recherchent réellement les prospects avant d’acheter

Les prospects ne recherchent pas seulement une solution à leur problème. Ils veulent d’abord comprendre. Ils veulent clarifier leur situation, identifier ce qui bloque, évaluer les différentes options et mesurer les risques de se tromper. Avant même d’examiner une offre, ils cherchent à se sentir plus intelligents face à leur problématique. Un prospect qui ne comprend pas parfaitement son besoin relève rarement la tête pour envisager un achat.

Ils cherchent également de la visibilité. Ils veulent savoir à quoi s’attendre, comment se déroule l’accompagnement, quels résultats sont réalistes et quels écueils ils pourraient rencontrer. Ils ne veulent plus être surpris parce qu’ils associent surprise et manipulation. Le contenu joue alors un rôle clé en apportant un cadre, des repères, des éclairages qui réduisent significativement l’incertitude.

Les prospects ont besoin de se sentir en sécurité émotionnelle. Ils veulent se dire : cette personne me comprend, elle a déjà accompagné des profils comme le mien, elle sait de quoi elle parle. Ils recherchent des signaux d’empathie, de compétence et d’intégrité. C’est pour cette raison qu’ils passent du temps à observer votre contenu, parfois pendant des semaines ou des mois. Ils évaluent votre façon de penser autant que vos méthodes.

Enfin, ils veulent se projeter. Ils cherchent des histoires, des exemples, des retours d’expérience qui leur permettent d’imaginer leur propre transformation. Ils veulent voir quelqu’un comme eux passer d’un point A à un point B. Ce besoin de projection est souvent sous-estimé alors qu’il constitue l’un des moteurs les plus puissants de la décision.

Ce que vos prospects recherchent réellement avant d’acheter n’est donc pas une offre mais une conviction. Le contenu sert précisément à construire cette conviction progressivement, sans pression ni friction.

2. Comment le contenu crée une acquisition douce et naturelle

2.1. Le contenu comme preuve d’expertise et vecteur de rassurance

Le contenu offre un avantage décisif : il permet de démontrer votre expertise sans jamais avoir à l’affirmer explicitement. Quand un prospect découvre vos analyses, vos explications, vos retours d’expérience ou vos méthodes, il comprend immédiatement que vous maîtrisez votre sujet. Cette évidence n’a pas besoin d’être annoncée, elle se constate. C’est cette démonstration naturelle qui crée un climat de confiance bien plus solide que n’importe quelle accroche commerciale.

Partager un contenu utile montre également que vous comprenez les problèmes de votre audience et que vous savez les aborder avec précision. Les prospects se sentent compris. Ils voient que vous avez déjà rencontré ces situations et que vous êtes capable de mettre des mots clairs sur des enjeux parfois flous pour eux. Ce simple mouvement réduit leur perception du risque parce qu’il apporte une forme de certitude : vous êtes compétent et vous savez les guider.

Le contenu agit aussi comme un révélateur de votre façon de penser. Il révèle votre approche, vos principes, vos convictions professionnelles. Les prospects apprennent comment vous travaillez avant même de vous parler. Cette transparence rassure parce qu’elle évite les mauvaises surprises. Le prospect sent qu’il sait à quoi s’attendre, ce qui est l’un des premiers critères de confiance.

Enfin, la répétition joue un rôle essentiel. Plus le prospect vous voit produire du contenu, plus il perçoit votre sérieux et votre constance. Cette régularité est interprétée comme un gage de fiabilité. L’expertise se démontre dans le temps, pas dans une publication isolée. C’est ce rythme stable qui donne envie au prospect de rester dans votre univers et de continuer à avancer dans son parcours d’achat sans y être poussé.

2.2. Le rôle du contenu dans la création d’un lien relationnel authentique

Le contenu ne se limite pas à transmettre de l’information. Il crée une relation. Quand une personne vous lit, vous écoute ou vous regarde chaque semaine, elle développe progressivement un sentiment de familiarité. Elle apprend à vous connaître, à anticiper votre ton, votre manière d’expliquer, vos valeurs. Cette proximité n’est pas artificielle. Elle naît de l’exposition répétée à votre voix, à votre pensée, à votre personnalité professionnelle.

Ce lien relationnel est fondamental parce qu’il change la dynamique d’acquisition. Lorsque le prospect ressent une connexion avec vous, il ne vous considère plus comme une marque parmi d’autres. Il vous perçoit comme une ressource fiable, parfois comme un mentor à distance. Cette impression renforce énormément la crédibilité de vos prises de parole et augmente la réceptivité à vos recommandations.

Le contenu offre également un espace où vous pouvez montrer votre humanité, ce qui joue un rôle déterminant dans la relation. Vous pouvez y partager vos doutes, vos apprentissages, vos erreurs, vos réflexions personnelles. Ces moments de vulnérabilité maîtrisée humanisent votre expertise. Ils montrent que vous êtes quelqu’un de réel, accessible, sincère. Les prospects se reconnaissent dans ces nuances et se sentent plus à l’aise à l’idée de travailler avec vous.

Cette relation se nourrit aussi de réciprocité. Vous donnez de la valeur en avance. Vous aidez avant de vendre. Vous apportez de la clarté sans contrepartie immédiate. Ce geste crée une dette psychologique positive chez le prospect. Il se dit que vous l’avez déjà aidé gratuitement et qu’il pourrait vous faire confiance pour aller plus loin. Le lien relationnel ne s’appuie donc pas uniquement sur l’émotion, mais aussi sur cette dynamique subtile de contribution préalable.

Le contenu devient ainsi un terrain fertile où la relation se construit, se renforce et prépare en douceur la décision d’achat. Le prospect avance vers vous parce qu’il s’y sent bien, pas parce que vous le poussez à avancer.

2.3. Le principe de réciprocité : donner de la valeur pour attirer le client idéal

Le principe de réciprocité est l’un des leviers psychologiques les plus puissants dans le marketing de contenu. Il repose sur un mécanisme simple : lorsque vous offrez quelque chose d’utile, pertinent et généreux, votre audience ressent spontanément l’envie de vous rendre quelque chose en retour. Cette dynamique n’a rien de manipulatoire. Elle reflète un fonctionnement humain profondément ancré dans nos interactions sociales.

Quand vous partagez un contenu de qualité, vous faites plus que transmettre une information. Vous montrez que vous êtes prêt à aider sans attendre une contrepartie immédiate. Vous créez un environnement où votre audience se sent respectée, considérée, soutenue dans sa progression. Cette générosité perçue renforce la connexion émotionnelle et positionne votre marque comme une ressource fiable et désintéressée.

La réciprocité fonctionne aussi parce qu’elle réduit la distance entre vous et vos prospects. Ils sentent qu’ils ont déjà reçu quelque chose de vous. Ils ont appris, clarifié un doute, compris une méthode, obtenu un éclairage qu’ils n’avaient pas auparavant. Ils se sentent en dette positive. Cette sensation les amène naturellement à envisager vos offres avec davantage de bienveillance et d’ouverture.

Ce mécanisme attire également les bons prospects. Ceux qui comprennent la valeur que vous apportez. Ceux qui se reconnaissent dans votre approche. Ceux qui appliquent vos conseils et en constatent les effets. Ils deviennent progressivement les clients les plus engagés parce qu’ils ont expérimenté votre expertise avant même la première interaction commerciale.

Offrir de la valeur ne dilue pas votre potentiel de vente, au contraire. Cela prépare la conversion de manière subtile, respectueuse et durable. Le contenu devient un espace où vous créez les conditions émotionnelles et rationnelles qui rendent l’achat naturel, presque attendu.

3. Les contenus qui “vendent sans vendre” : formats et méthodes

3.1. Les contenus éducatifs qui accompagnent la prise de décision

Les contenus éducatifs sont les plus puissants pour vendre sans en avoir l’air parce qu’ils répondent au besoin fondamental de clarté de vos prospects. Un prospect qui comprend mieux son problème, ses options et les mécanismes en jeu devient plus confiant. Cette montée en connaissance le rapproche naturellement de la décision d’achat, sans que vous n’ayez à pousser quoi que ce soit.

Un bon contenu éducatif ne cherche pas à briller mais à éclairer. Il simplifie ce qui semble complexe. Il organise ce qui paraît confus. Il donne des repères, des étapes, des principes actionnables. Ce type de contenu offre une prise immédiate à votre audience. Elle se dit : cette personne m’aide à avancer, donc elle sait m’accompagner.

Les contenus éducatifs servent aussi de révélateurs. Ils montrent les erreurs fréquentes, les angles morts, les dangers à éviter. Lorsqu’un prospect prend conscience de ses blocages ou de ses mauvaises pratiques, il comprend la valeur d’un accompagnement professionnel. La prise de conscience n’est jamais une injonction mais une conséquence logique de votre pédagogie.

Ce format permet également de vous positionner comme une autorité bienveillante. Vous ne vous contentez pas de dire que vous savez, vous le montrez en apportant des éclairages que votre audience ne trouve pas ailleurs. Ce mouvement crée une confiance immédiate, d’autant plus forte qu’elle ne repose pas sur la promesse mais sur l’expérience directe.

En offrant de la connaissance, vous facilitez la prise de décision. Vous donnez le sentiment que travailler avec vous sera un prolongement naturel de ce que votre prospect vit déjà à travers votre contenu.

3.2. Le storytelling et les cas concrets : inspirer plutôt que convaincre

Le storytelling agit comme un accélérateur de connexion émotionnelle. Une histoire capte immédiatement l’attention parce qu’elle offre un contexte, des personnages, une progression, parfois même une tension. Votre audience ne lit plus une information, elle suit un parcours. Cette immersion facilite la compréhension et renforce l’impact de votre message.

Quand vous racontez un cas concret, vous montrez ce qui est possible. Vous ne dites pas « voici ce que mon offre peut faire », vous montrez comment une personne réelle est passée d’une situation A à une situation B. Ce déplacement est beaucoup plus puissant qu’une argumentation rationnelle. Il permet au prospect de se projeter instinctivement. Il se reconnaît dans les difficultés, les doutes, les hésitations du personnage. Il visualise des résultats atteignables plutôt que théoriques.

Les histoires ont également la capacité de lever les objections sans les nommer. Par exemple, un client qui hésitait sur le budget, un autre qui doutait de sa capacité à appliquer une méthode, un troisième qui faisait face à des contraintes spécifiques. Raconter leur parcours montre comment vous avez répondu à ces obstacles. Au lieu de convaincre, vous démontrez.

Le storytelling permet aussi de transmettre vos valeurs sans les énumérer. À travers votre manière d’accompagner un client, de gérer un imprévu ou de célébrer une réussite, votre audience comprend la qualité de votre approche. Ce sont ces signaux émotionnels qui rassurent davantage que des arguments purement logiques.

Les cas concrets donnent enfin un sentiment de tangibilité. Ils rendent votre expertise réelle, vivante, incarnée. Ils prouvent que vous ne parlez pas de théorie mais d’expériences vécues. Les prospects qui découvrent ces histoires se disent souvent : « Si cela a été possible pour quelqu’un comme moi, alors cela peut fonctionner pour moi aussi. »

3.3. Les formats courts vs. les formats longs : comment choisir selon son objectif

Les formats courts et les formats longs répondent à des fonctions différentes dans une stratégie d’acquisition douce. Ils ne s’opposent pas, ils se complètent. L’enjeu consiste à comprendre ce que chaque format permet d’accomplir pour accompagner vos prospects au bon rythme.

Les formats courts jouent un rôle d’ouverture. Ils captent l’attention dans un flux saturé. Leur objectif n’est pas d’éduquer en profondeur mais de créer un premier contact. Ils permettent d’introduire une idée, de provoquer une prise de conscience, de susciter une émotion ou de donner un aperçu de votre expertise. C’est la porte d’entrée vers votre univers. Ces contenus sont parfaits pour attirer de nouvelles personnes, déclencher un intérêt initial et rediriger vers des ressources plus substantielles.

Les formats longs remplissent une toute autre fonction. Ils offrent l’espace nécessaire pour développer une réflexion, proposer une méthode, raconter une histoire complète ou apporter une analyse approfondie. Ce sont eux qui construisent réellement la confiance. Ils montrent votre capacité à structurer une pensée, à accompagner un raisonnement, à aller plus loin que les contenus rapides consommables en quelques secondes. Les prospects les plus engagés s’y plongent parce qu’ils veulent aller au fond des choses.

Le choix du format dépend donc du stade de maturité de votre audience. Quand une personne vous découvre, un format court suffit à éveiller la curiosité. Lorsqu’elle s’interroge plus sérieusement, elle cherche de la profondeur. À ce stade, les formats longs jouent un rôle déterminant dans la prise de décision. Ils permettent de comprendre qui vous êtes, comment vous travaillez et ce que vous pouvez réellement apporter.

En combinant ces deux types de contenus, vous créez un parcours fluide où vos prospects avancent naturellement de la découverte à la conviction, sans pression ni discours commercial.

4. Construire une stratégie de contenu qui génère des clients

4.1. Définir un positionnement éditorial clair et différenciant

Une stratégie de contenu efficace commence toujours par un positionnement éditorial solide. C’est ce positionnement qui détermine ce que vous racontez, à qui vous le racontez et sous quel angle vous le faites. Un bon contenu ne s’adresse pas à tout le monde. Il cible un problème précis, une audience précise et une transformation précise. Cette clarté est indispensable pour vendre sans vendre parce qu’elle vous permet de créer un sentiment de pertinence immédiate chez vos prospects.

Votre positionnement éditorial repose d’abord sur une question simple : quel changement aidez-vous votre audience à accomplir ? Que ce soit améliorer leur marketing, gagner en visibilité, structurer leur business ou résoudre un blocage concret, votre contenu doit toujours servir cette transformation. Lorsque votre audience perçoit que chaque prise de parole la rapproche de son objectif, elle développe un attachement naturel à votre univers.

Le positionnement dépend aussi de votre tonalité. Êtes-vous très pédagogique, très pratique, très stratégique, très inspirant ? Votre style devient un marqueur distinctif. Il rend votre contenu reconnaissable et cohérent. Cette cohérence est essentielle pour construire la confiance parce qu’elle montre que vous maîtrisez votre identité professionnelle.

Enfin, un bon positionnement se construit par exclusion autant que par choix. Vous ne pouvez pas tout traiter. Vous choisissez des thèmes clés et vous en éliminez d’autres. Cette sélection crée une expertise perçue forte. Votre audience sait exactement ce qu’elle peut venir chercher chez vous. Elle comprend ce qui vous distingue des autres acteurs du marché.

Un positionnement éditorial clair agit comme un aimant. Il attire les bons prospects et filtre les autres. Il structure votre stratégie et vous permet de produire un contenu qui touche juste à chaque fois.

4.2. Structurer un parcours d’acquisition basé sur le contenu

Un parcours d’acquisition efficace ne repose pas sur une accumulation de contenus. Il repose sur une progression logique qui accompagne le prospect depuis la découverte jusqu’à la décision. Lorsque ce parcours est bien construit, chaque contenu joue un rôle et prépare le terrain pour le suivant. Le prospect avance naturellement sans jamais sentir une intention commerciale explicite.

Le parcours commence par l’attention. À ce stade, votre objectif consiste à apparaître dans l’univers du prospect. Les formats courts, les angles percutants et les idées simples sont les plus adaptés. Vous créez un point de contact initial. Vous êtes identifié comme une voix intéressante, un repère potentiel dans un océan d’informations.

Lorsque le prospect entre dans la phase d’intérêt, il cherche davantage de substance. Les contenus plus approfondis – articles, vidéos longues, podcasts, guides pratiques – répondent à ce besoin. Ils l’aident à comprendre son problème, à clarifier ses envies, à structurer sa réflexion. Vous devenez une ressource fiable. À ce stade, il ne s’agit toujours pas de vendre. Il s’agit d’accompagner la maturation.

La phase suivante consiste à nourrir l’intention. Le prospect devient plus attentif à vos méthodes, à vos résultats, à votre manière d’accompagner. Vous pouvez alors proposer des études de cas, des coulisses, des contenus plus orientés vers la transformation. Le but est de l’aider à se projeter concrètement. Il ne se demande plus si le problème existe. Il se demande comment il peut passer à l’étape suivante et avec qui.

Enfin vient la phase d’activation. C’est le moment où l’offre apparaît. Vous n’avez pas besoin de pousser ou de convaincre. Votre contenu a déjà construit la confiance, la crédibilité et la relation nécessaires. Votre prospect voit votre offre comme la continuité logique de la valeur déjà reçue.

Structurer un parcours d’acquisition par le contenu, c’est accompagner un mouvement naturel plutôt que de le forcer.

4.3. Mesurer l’impact du contenu sur l’acquisition (sans se perdre dans les KPI)

Mesurer l’impact de votre contenu est essentiel, mais cela ne signifie pas suivre une avalanche d’indicateurs. Beaucoup de créateurs s’égarent dans les métriques de vanité qui donnent une impression de performance sans refléter la réalité de l’acquisition. L’objectif n’est pas d’obtenir le plus de vues mais de générer la bonne progression chez les bonnes personnes.

Le premier indicateur véritablement utile est l’engagement qualifié. Ce n’est pas la quantité de commentaires ou de likes qui compte. C’est la nature des interactions. Les questions pertinentes, les messages privés, les demandes de précision sont des signaux puissants. Ils montrent que votre contenu provoque une réflexion, qu’il touche une audience qui avance dans sa compréhension du sujet.

Un autre indicateur essentiel consiste à observer le temps passé sur vos contenus longs. Lorsque vos articles, vos épisodes de podcast ou vos vidéos retiennent réellement l’attention, cela signifie que vous construisez la confiance. Ce temps passé est souvent corrélé à une intention d’achat future parce qu’il reflète un intérêt profond et durable.

Le troisième indicateur est la progression dans votre écosystème. Analysez combien de personnes passent d’un format court à un contenu plus approfondi, combien s’inscrivent à votre newsletter, combien téléchargent une ressource, combien reviennent régulièrement. Ce mouvement d’un contenu vers un autre révèle un parcours d’acquisition en train de se construire.

Enfin, il est important de suivre les signaux d’achat pré-conversion. Ce sont les moments où votre audience exprime explicitement un intérêt avant même de découvrir votre offre : « Je pense que j’aurai besoin d’un accompagnement », « Je me rends compte que je veux aller plus loin sur ce sujet ». Ces signaux sont souvent plus révélateurs que les conversions elles-mêmes parce qu’ils témoignent de l’influence réelle de votre contenu sur la décision.

Mesurer l’impact du contenu, c’est comprendre comment il transforme la perception, la maturité et la confiance de vos prospects, pas seulement comment il performe en surface.

Conclusion

Vous évoluez dans un environnement où vendre frontalement ne fonctionne plus, non pas parce que les offres manquent de valeur, mais parce que vos prospects ont changé. Ils veulent comprendre avant de s’engager. Ils veulent être accompagnés plutôt qu’interrompus. Ils veulent choisir plutôt qu’être poussés. Le contenu répond précisément à ces nouvelles attentes en créant un espace d’échange naturel, progressif et profondément respectueux du rythme de chacun.

Vous avez vu que le contenu permet de démontrer votre expertise sans discours commercial, de construire une relation authentique et de déclencher le principe de réciprocité qui attire spontanément les bons clients. Vous avez découvert comment les contenus éducatifs, les histoires et les formats adaptés à chaque étape du parcours d’acquisition facilitent la prise de décision. Et vous avez exploré les fondations d’une stratégie de contenu capable de générer des clients sur le long terme grâce à un positionnement éditorial clair, un parcours bien structuré et une mesure intelligente de l’impact.

Si vous souhaitez vendre sans avoir l’air de vendre, la clé consiste à créer de la valeur avant la conversion. Chaque contenu devient une micro-expérience qui confirme que vous êtes la bonne personne au bon moment. Votre audience se sent soutenue, éclairée, guidée. L’achat n’est plus un acte de persuasion mais une continuité logique.

Je vous encourage à choisir un format, un angle, un rythme, et à commencer par un premier contenu qui apporte vraiment quelque chose à votre audience. Vous verrez rapidement que la meilleure façon de vendre aujourd’hui consiste à devenir la source de confiance la plus naturelle dans votre marché.

 


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Pourquoi votre marketing devient puissant dès que vous arrêtez de viser tout le monde – Episode 309

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Dans cet épisode, vous découvrez pourquoi un persona solide n’est pas un document théorique, mais un véritable centre de gravité pour votre stratégie marketing. Vous explorez comment un persona précis clarifie votre message, renforce votre positionnement et augmente naturellement vos conversions.

Nous abordons :

• Pourquoi une communication trop large crée du bruit

• Les signaux faibles qui montrent que votre persona est approximatif

• Les questions clés pour construire un persona stratégique

• Comment transformer ce persona en ligne directrice opérationnelle

• De quelle manière il vous aide à créer un message qui percute vraiment

• Comment il renforce la cohérence globale de votre marketing

 

Un épisode essentiel pour celles et ceux qui veulent passer d’une communication qui existe à une communication qui marque vraiment. Vous comprendrez pourquoi viser tout le monde vous rend invisible, et comment un persona précis vous permet de devenir incontournable auprès de la bonne audience.

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Et puis sinon, vous pouvez aussi


Transcription de l’épisode

 

Vous avez sûrement déjà vécu ce moment où tout semble en place dans votre stratégie. Votre offre est solide, vos contenus sont réguliers, vos messages sont clairs… et pourtant, vos résultats restent en-deçà de ce que vous attendez. Beaucoup d’entrepreneurs et de marketeurs en concluent qu’il faut produire davantage, être plus visible, publier plus souvent. Pourtant, le problème ne se situe presque jamais là. Le problème, c’est le bruit.

Le bruit, c’est tout ce qui brouille votre message. Tout ce qui dilue votre impact. Tout ce qui fait qu’un prospect vous lit, vous écoute ou vous regarde… mais ne se sent pas vraiment concerné. Le bruit existe quand votre message parle à trop de monde à la fois, quand il reste générique, prudent ou “raisonnable”, parce qu’il ne repose pas sur un persona suffisamment précis.

Un persona solide n’est pas un document décoratif. C’est un centre de gravité stratégique. Il vous aide à comprendre non seulement ce que votre client veut, mais aussi comment il pense, ce qu’il croit, ce qu’il redoute et ce qui l’amène à agir. Quand votre persona est précis, chaque mot que vous choisissez gagne en puissance. Votre contenu devient évident. Votre offre devient irrésistible. Votre conversion augmente, non pas parce que vous produisez plus, mais parce que vous visez juste.

Dans cet épisode, nous allons passer du bruit à l’impact. Nous allons explorer comment un persona bien construit devient l’outil le plus puissant pour affiner votre message, renforcer votre positionnement et améliorer vos performances marketing. Vous verrez que maîtriser parfaitement votre persona, c’est entrer dans une autre dimension de votre stratégie. Et surtout, vous réaliserez que les résultats les plus spectaculaires viennent souvent d’un changement simple : comprendre précisément à qui vous parlez.

 

 

Partie 1 — Comprendre le vrai rôle du persona dans la précision marketing

1. Pourquoi le manque de clarté crée du bruit dans votre communication

Lorsque votre persona n’est pas suffisamment défini, votre communication manque naturellement de netteté. Vous formulez vos messages en essayant d’englober plusieurs types de clients potentiels, parce que vous ne voulez en exclure aucun. Résultat : vos contenus deviennent tièdes, vos arguments se ressemblent, vos messages perdent leur tranchant. Chaque phrase devient une tentative d’être pertinent pour tout le monde, ce qui vous rend vraiment pertinent pour personne.

Le bruit naît exactement ici. Vous multipliez les angles, les arguments et les exemples, parce que vous hésitez sur ce qui va le plus parler à votre audience. Vous publiez plus pour compenser le manque d’impact, sans réaliser que le problème ne vient pas de la quantité, mais du manque de précision. Cette imprécision crée une distance avec vos prospects. Ils vous comprennent, mais ils ne se reconnaissent pas.

2. Comment un persona précis transforme votre manière de formuler vos messages

Un persona vraiment précis vous oblige à faire un choix clair : vous décidez pour qui vous devenez incontournable. Et dès que ce choix est fait, vos messages se mettent à gagner en puissance. Vous n’avez plus besoin de forcer l’engagement, parce que vous savez exactement quelles questions occuperont votre client demain matin, quels mots le rassurent et quels sujets le font réagir.

Votre contenu devient plus court, plus direct, plus concret. Vos exemples font mouche. Votre argumentation devient cohérente. Vous n’avez plus peur d’aller en profondeur, parce que vous savez que votre audience vous suit. Le persona vous aide à passer d’une communication large mais floue à une communication ciblée et mémorable. C’est là que l’impact commence à apparaître.

 

 

Partie 2 — Identifier les signaux faibles qui révèlent un persona approximatif

3. Les incohérences de positionnement qui fatiguent vos prospects

Lorsque votre persona manque de précision, votre positionnement devient fluctuant. Vous adaptez votre discours en fonction des retours du moment, des tendances ou des clients que vous croisez, parce que vous n’avez pas un repère clair pour guider vos choix. Votre audience sent immédiatement ces variations. Une semaine, vous insistez sur l’expertise. La suivante, vous jouez la carte de la proximité. Puis vous pivotez vers l’innovation ou la simplicité. Individuellement, chaque angle peut être pertinent, mais l’ensemble devient incohérent. Un prospect qui vous suit perçoit une marque instable, difficile à situer, qui semble chercher sa place plutôt que d’occuper clairement la sienne.

Ces micro-oscillations ne déclenchent pas un rejet. Elles créent quelque chose de plus insidieux : de la fatigue. Votre audience ne parvient plus à vous associer à un territoire mental précis. Elle vous écoute, mais elle ne vous retient pas. Elle comprend vos messages, mais elle ne s’y attache pas. Cette perte d’ancrage vient presque toujours d’un persona approximatif.

4. Les contenus qui ne convertissent pas parce qu’ils parlent “à tout le monde”

Un autre signal faible, c’est lorsque vos contenus ont du mal à provoquer un passage à l’action. Vous publiez régulièrement, vous apportez de la valeur, vous êtes utile… mais l’engagement reste modéré. La raison est simple : vos contenus parlent à un groupe trop large. Vous donnez des conseils valables pour “les entrepreneurs”, “les indépendants” ou “les marketers”, plutôt qu’à une personne précise avec un contexte précis.

Un contenu générique peut informer, mais il ne transforme pas. Un prospect agit lorsqu’il ressent que vous décrivez exactement sa situation. Lorsqu’il se dit que vous comprenez quelque chose que les autres n’ont pas vu. Ce niveau de résonance n’arrive jamais par hasard. Il émerge d’un persona clair, pensé et incarné.

 

 

Partie 3 — Construire un persona qui structure toutes vos décisions marketing

5. Les questions qui changent tout dans un persona vraiment stratégique

Un persona puissant ne se construit pas en listant des caractéristiques démographiques ou des éléments anecdotiques. Vous créez un persona solide lorsque vous cherchez à comprendre les dynamiques internes qui guident les décisions de votre client. Les questions qui comptent vraiment ne concernent pas l’âge ou le statut professionnel. Elles explorent ses priorités, ses croyances, ses frustrations profondes, les obstacles invisibles qui influencent ses choix et la manière dont il interprète son environnement.

Lorsque vous posez les bonnes questions, votre persona devient un révélateur stratégique. Vous identifiez ce qui déclenche l’intérêt, ce qui crée la confiance, ce qui provoque la résistance. Vous comprenez ce que votre client valorise, ce qu’il veut éviter et ce qu’il attend pour passer à l’action. Cette connaissance est précieuse parce qu’elle transforme votre manière de concevoir vos offres, de choisir vos arguments et de définir ce que vous mettez en avant. Un persona précis ne vous donne pas seulement des informations. Il vous offre un cadre de prise de décision.

6. Comment traduire votre persona en lignes directrices opérationnelles

Un persona utile n’est jamais un document oublié dans un dossier. Il devient une boussole qui oriente vos choix au quotidien. Lorsque vous traduisez votre persona en lignes directrices opérationnelles, vous définissez ce que vous devez toujours faire, ce que vous ne devez jamais faire et ce que vous devez systématiquement vérifier avant de publier un contenu ou de lancer une action marketing.

Vous clarifiez la tonalité, les angles prioritaires, les sujets sensibles, les preuves à utiliser, les objections à anticiper. Cette traduction opérationnelle vous permet de gagner en cohérence. Vous n’hésitez plus. Vous savez comment parler, quoi mettre en lumière et comment structurer vos messages pour qu’ils résonnent immédiatement. Un persona stratégique devient ainsi le socle d’une marque qui avance avec assurance.

 

 

Partie 4 — Passer du discours générique au message qui percute

7. Adapter votre message aux priorités, croyances et freins du persona

Lorsque votre persona est suffisamment précis, votre message cesse d’être une suite de formulations classiques. Vous commencez à choisir vos mots en fonction des représentations mentales de votre client. Vous adaptez votre discours à ses priorités actuelles, pas à ce que vous supposez être important pour lui. Vous parlez à ses croyances : celles qui le poussent à agir et celles qui le retiennent. Vous prenez en compte ses freins, pas pour les contourner, mais pour les adresser directement.

Cette adaptation n’est pas un exercice de style. C’est un acte stratégique. Elle vous permet d’aligner votre discours sur la réalité vécue par votre persona. Vous choisissez des exemples qui résonnent. Vous utilisez un vocabulaire qui l’apaise ou qui le stimule. Vous créez des ponts entre ce qu’il vit et ce que vous proposez. Votre message devient alors plus qu’une information. Il devient un déclic. Vous aidez votre prospect à se projeter, à comprendre, à clarifier sa situation. Vous créez une forme d’évidence.

8. Faire évoluer votre proposition de valeur à partir du persona

Un persona solide ne vous aide pas seulement à formuler vos messages. Il vous permet d’ajuster votre proposition de valeur pour qu’elle devienne irrésistible. Vous identifiez ce que votre client veut vraiment, mais aussi ce qu’il estime impossible, risqué ou complexe. Vous mettez en avant les bénéfices qui comptent pour lui, pas ceux qui vous semblent logiques. Vous précisez ce que votre offre résout, ce qu’elle évite, ce qu’elle simplifie.

À partir d’un persona clair, votre proposition de valeur devient plus nette. Vous retirez le superflu. Vous renforcez ce qui fait la différence. Vous créez une offre qui paraît taillée sur mesure, parce que vous répondez exactement aux besoins réels de votre audience. C’est ainsi que votre message gagne en impact. Ce n’est plus vous qui insistez. C’est votre prospect qui reconnaît la pertinence de votre positionnement.

 

 

Partie 5 — Créer de la cohérence pour augmenter naturellement vos conversions

9. Aligner vos offres, vos contenus et vos arguments sur un même centre de gravité

Lorsque votre persona est clair, votre stratégie commence à se structurer autour d’un même centre de gravité. Vos contenus, vos offres et vos arguments cessent d’être des éléments indépendants. Ils se nourrissent les uns des autres. Cet alignement crée une impression de fluidité pour votre prospect. Il retrouve les mêmes idées fortes dans vos posts, dans vos emails, dans vos pages de vente et dans vos échanges avec lui. Cette cohérence produit un effet très puissant : elle installe la confiance.

Votre audience comprend ce que vous défendez, ce que vous apportez et ce que vous ne faites pas. Elle sait ce qu’elle peut attendre de vous. Elle perçoit que votre discours ne varie pas en fonction des opportunités du moment. Cette stabilité devient rare dans un environnement saturé d’informations. Elle devient un avantage concurrentiel. Vous ne cherchez pas à convaincre en permanence. Vous montrez simplement que vous maîtrisez votre sujet, parce que votre persona vous sert de fil conducteur.

10. Mesurer l’impact direct d’un persona solide sur vos performances marketing

Un persona bien construit n’est pas seulement un outil conceptuel. Il influence directement vos résultats. Vous constatez une augmentation de l’engagement, parce que vos messages résonnent davantage. Vous améliorez votre taux de conversion, parce que vos arguments répondent précisément aux attentes de votre audience. Vous gagnez du temps, parce que vous savez quoi dire, à qui et comment. Vous réduisez vos hésitations, vos essais inutiles, vos contenus génériques.

Lorsque vous mesurez ces effets, vous réalisez que le persona agit comme un accélérateur de clarté. Il simplifie vos choix. Il structure vos priorités. Il renforce votre positionnement. Il vous aide à arrêter de disperser vos efforts. Il transforme votre communication en un système cohérent où chaque action contribue au même objectif. Cet impact, vous ne pouvez le percevoir que lorsque votre persona est précis. Vous changez alors de niveau dans votre stratégie.

 

 

Conclusion

Vous avez vu tout au long de cet épisode que le persona n’est pas un exercice théorique. Vous avez découvert qu’il influence la clarté de votre communication, la cohérence de votre positionnement et l’impact réel de vos messages. Vous avez aussi compris que les signaux faibles d’un persona approximatif se retrouvent partout : dans les incohérences perçues par votre audience, dans les contenus trop génériques ou dans les offres difficiles à distinguer de celles des autres.

Lorsque votre persona devient précis, tout change. Vous arrêtez de parler à tout le monde pour commencer à parler vraiment à quelqu’un. Votre manière de choisir vos mots, vos angles et vos exemples devient intentionnelle. Votre proposition de valeur s’affine. Votre message gagne en puissance. Vous créez une continuité entre vos contenus, vos arguments et vos offres. Cette cohérence rassure, donne envie et facilite naturellement la conversion.

Le plus intéressant, c’est que cette transformation ne vient pas d’un volume supplémentaire de production. Elle vient d’un niveau supérieur de précision. Un persona solide devient votre base stratégique. Il vous aide à choisir, à renoncer, à clarifier. Et surtout, il vous permet d’arrêter d’ajouter du bruit pour commencer à générer de l’impact.

Si cet épisode vous a permis de prendre conscience de la puissance d’un persona bien construit, je vous invite à aller explorer plus loin. La maîtrise du persona n’est pas seulement un avantage marketing. C’est un levier qui influence votre capacité à construire une marque forte, à créer des messages mémorables et à bâtir une stratégie durable. Lorsque vous comprenez précisément pour qui vous devenez indispensable, vous commencez à occuper une place que personne d’autre ne peut prendre.

 


 

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Marketing de la rareté: pourquoi tout le monde veut ce qu’il ne peut pas avoir – Episode 308

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Dans cet épisode du Podcast du Marketing, on explore le retour en force de la rareté comme levier stratégique.

Dans un marché saturé où l’abondance a fini par uniformiser les expériences, la rareté apporte du relief, de l’émotion et de l’engagement.

Vous apprendrez :

• Pourquoi la saturation de l’offre a relancé la quête d’exclusivité

• Comment la frustration active le désir plutôt que de l’éteindre

• Pourquoi les listes d’attente sont devenues un outil de pré-désir incontournable

• Comment les drops transforment chaque lancement en événement

• De quelle manière la rareté renforce la fidélité et l’attachement émotionnel

• Les limites éthiques et les risques d’un usage excessif de la rareté

Un épisode essentiel pour comprendre pourquoi les consommateurs veulent précisément ce qu’ils ne peuvent pas avoir… et comment les marques orchestrent ce paradoxe.

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Transcription de l’épisode 

Introduction

Vous êtes au cœur de la semaine du Black Friday, ce moment où les promotions s’affichent partout, où les marques rivalisent de superlatifs pour pousser à l’achat immédiat et où l’abondance semble devenir la norme. Pourtant, au milieu de cette frénésie d’ultra-consommation, une tendance inverse prend de plus en plus d’ampleur. Une tendance qui repose non pas sur le “toujours plus”, mais sur le “rarement disponible”. Alors que les enseignes multiplient les offres sans fin, d’autres marques choisissent de disparaître momentanément pour mieux réapparaître. Elles annoncent des quantités limitées, organisent des listes d’attente interminables ou créent l’événement autour d’un drop qui se joue en quelques minutes.

Cette stratégie peut sembler paradoxale dans un marché saturé où tout paraît accessible en permanence. Pourtant, elle fonctionne. La rareté attire, stimule le désir et transforme l’acte d’achat en expérience. Elle réintroduit une dimension émotionnelle que les promotions massives ont souvent tendance à effacer. Dans cet épisode, nous allons explorer ce retour appuyé du marketing de la rareté. Vous découvrirez pourquoi vous voulez ce que vous ne pouvez pas avoir, comment les marques orchestrent cette frustration pour créer de la valeur perçue et ce que cette stratégie change dans la relation qu’elles entretiennent avec leurs clients.

Installez-vous confortablement. Aujourd’hui, on parle de frustration, de désir, d’attente… et d’un marketing qui se joue précisément dans tout ce que vous ne pouvez pas mettre dans votre panier du Black Friday.

I. Pourquoi la rareté revient au cœur des stratégies marketing

1. La saturation de l’offre et la quête d’exclusivité

En observant l’évolution récente du marché, un paradoxe apparaît. Les consommateurs n’ont jamais eu autant de choix, d’accès et de possibilités d’achat, pourtant ils se montrent de plus en plus attirés par ce qui est difficile à obtenir. Cette quête d’exclusivité n’est pas anecdotique. Elle s’explique avant tout par une saturation profonde de l’offre. Les enseignes se livrent une compétition permanente pour capter l’attention. Elles multiplient les collections, les éditions spéciales, les promotions successives. Finalement, cette abondance finit par diluer la valeur perçue des produits.

Ce contexte pousse les consommateurs à chercher l’exceptionnel, ce qui leur permettra de se distinguer. Ils ne veulent plus seulement acheter un produit. Ils veulent ressentir quelque chose en l’achetant. Ils veulent appartenir à un cercle restreint, être parmi les “premiers”, les “heureux élus”, ceux qui ont réussi à se procurer ce qui n’était pas donné à tout le monde. Cette logique touche toutes les catégories, du luxe à la tech, en passant par la beauté, la mode ou même l’alimentation.

La rareté joue ici un rôle de filtre. Elle permet aux marques de recréer de la valeur dans un environnement où tout semble uniforme parce que tout est disponible partout et tout le temps. Cette restriction volontaire repositionne l’offre dans un espace plus émotionnel. Elle réintroduit de l’enjeu, donc de l’attention, donc du désir. La rareté ne vient pas remplacer l’abondance. Elle sert plutôt de correction à l’excès d’indifférence généré par un marché hyper-saturé. Ce qui compte n’est plus seulement ce que vous proposez, mais le fait que tout le monde ne puisse pas l’obtenir.

I. Pourquoi la rareté revient au cœur des stratégies marketing

2. Le mécanisme psychologique de la frustration et son rôle dans le désir

La rareté ne crée pas seulement de la valeur économique. Elle active surtout des ressorts profondément psychologiques. Lorsque quelque chose devient difficile d’accès, il ne s’agit plus uniquement d’un produit limité mais d’un enjeu personnel. Vous ne réagissez plus en tant que consommateur rationnel. Vous entrez dans un mécanisme émotionnel où la frustration joue un rôle central. Cette frustration n’est pas perçue comme un frein. Elle devient un moteur. Vous voulez davantage ce qui vous résiste.

Ce fonctionnement repose sur un principe simple. L’être humain attache une valeur plus élevée à ce qui lui échappe. Le cerveau interprète l’indisponibilité comme un signal de rareté donc d’importance. S’il n’y en a pas pour tout le monde, c’est que cela doit valoir quelque chose. Cette perception amplifie le désir bien plus efficacement qu’une énième réduction affichée en rouge sur fond noir. Contrairement aux promotions qui appellent à une action rapide sans véritable implication émotionnelle, la rareté crée un parcours mental. Elle introduit l’attente, l’incertitude, parfois même un soupçon d’adrénaline.

La frustration agit alors comme un catalyseur du désir, à condition qu’elle soit dosée. Une rareté trop forte décourage. Une rareté intelligemment orchestrée stimule. C’est dans cet entre-deux que les marques savent désormais positionner leur stratégie. Elles ne vendent pas seulement un produit. Elles vendent le frisson associé au fait de réussir à l’obtenir.

Cette dynamique prend tout son sens face à la saturation évoquée précédemment. Dans un univers où tout est immédiatement disponible, la frustration devient une rupture narrative. Elle surprend. Elle provoque. Elle engage. Elle redonne de la valeur à ce qui, sans elle, aurait pu passer inaperçu. C’est précisément cette mécanique émotionnelle qui prépare le terrain aux nouvelles formes de rareté que les marques mettent en place, et que nous allons explorer maintenant.

II. Les nouvelles formes de rareté organisées par les marques

3. L’essor des listes d’attente comme outil de pré-désir

Les listes d’attente se sont imposées comme l’un des outils les plus puissants du marketing contemporain. Elles ne sont plus réservées aux restaurants étoilés ou aux produits artisanaux haut de gamme. Elles concernent désormais des marques de cosmétique, de mode, de tech, de décoration, et même des services. Ce succès n’a rien d’un hasard. La liste d’attente permet de transformer un simple produit en objet de projection. Avant même de le posséder, le consommateur se voit déjà en train de l’utiliser. Il anticipe l’expérience. Cette anticipation construit un pré-désir qui devient souvent plus fort que l’envie initiale.

Contrairement à la rareté brute, qui peut apparaître arbitraire, la liste d’attente introduit une forme de légitimité. Vous n’avez pas eu l’objet, non pas parce que la marque vous l’a refusé, mais parce que d’autres l’ont voulu avant vous. Cette mécanique atténue la frustration tout en la rendant socialement acceptable. Elle vous positionne dans un groupe de personnes qui aspirent à la même chose. Vous devenez membre d’une communauté invisible unie par l’attente.

Les marques utilisent cette dynamique pour créer un engagement progressif. Chaque email de confirmation, chaque message indiquant que vous “approchez” du moment où ce sera votre tour, renforce l’attention et maintient l’intérêt. Le produit n’est pas encore là, mais il occupe déjà un espace mental. Cette disponibilité mentale est très précieuse parce qu’elle dépasse celle générée par une simple campagne publicitaire. Elle s’inscrit dans la durée. Elle crée un lien émotionnel bien avant l’achat.

En s’appuyant sur la saturation du marché et le rôle psychologique de la frustration évoqués précédemment, les listes d’attente permettent aux marques de maîtriser l’intensité du désir. Elles dosent la rareté en la rendant lisible, progressive, presque ritualisée. Elles créent un parcours où l’attente n’est pas vécue comme une contrainte, mais comme une preuve de valeur. C’est cette logique amplifiée que l’on retrouve dans la stratégie du drop, encore plus radicale et spectaculaire.

II. Les nouvelles formes de rareté organisées par les marques

4. La stratégie du drop et la montée du modèle “disponible seulement maintenant”

La stratégie du drop s’est imposée comme l’une des expressions les plus emblématiques du marketing de la rareté. À l’opposé de la liste d’attente, qui installe une anticipation progressive, le drop repose sur l’instantanéité. Il joue sur un moment précis, parfois annoncé à la dernière minute, durant lequel le produit devient accessible pendant un laps de temps extrêmement limité. Cette mécanique crée une tension immédiate. Vous n’avez pas “quelques jours pour réfléchir”. Vous avez “quelques minutes pour agir”. Cette urgence transforme l’achat en performance.

Ce format a été popularisé par les marques streetwear et les collaborations artistiques, mais il s’est rapidement étendu à la beauté, au luxe, à la culture ou même à l’alimentaire. Les drops apportent une dimension événementielle à l’acte d’achat. Ils ne se contentent pas de rendre un produit rare. Ils transforment sa sortie en un rendez-vous. Cette ritualisation répond directement à la dynamique psychologique évoquée précédemment. La frustration ne se vit plus dans l’attente, mais dans l’adrénaline de la tentative. Vous vivez un pic d’émotion, même si vous repartez les mains vides.

Cette instrumentalisation de l’instant est particulièrement puissante parce qu’elle rompt avec le rythme constant de l’hyper-disponibilité. Dans un marché saturé où tout se ressemble, le drop crée une parenthèse où le temps semble se contracter. Il redistribue les cartes. Il donne une impression de rare justice, où chacun peut tenter sa chance, où l’achat devient une forme de victoire. Les marques gagnent alors bien plus qu’un volume de ventes ponctuel. Elles créent du bruit, de la conversation, du partage social immédiat. Le drop devient lui-même un contenu.

Cette stratégie fonctionne aussi parce qu’elle ne cherche pas à remplacer l’offre continue. Elle vient l’interrompre. Elle casse la routine, bouscule les attentes, et rappelle que même dans un monde d’accès illimité, certaines opportunités restent exceptionnelles. Cette montée en puissance du modèle “disponible seulement maintenant” redéfinit la relation entre la marque et son audience, ce que nous allons approfondir dans la prochaine partie.

III. Ce que la rareté change dans la relation marque-client

5. Comment la rareté renforce l’engagement et la fidélité

La rareté ne se limite pas à créer un pic d’attention. Elle transforme durablement la relation entre une marque et ses clients. Lorsqu’un produit se mérite, lorsqu’il faut le guetter, s’inscrire, patienter ou tenter sa chance, l’engagement ne naît pas uniquement au moment de l’achat. Il s’installe bien en amont. La marque occupe progressivement un espace émotionnel privilégié. Vous ne consommez plus seulement un produit. Vous vivez une expérience avec l’enseigne qui le propose.

Ce phénomène est particulièrement visible lorsque la rareté est orchestrée sur plusieurs niveaux. Les listes d’attente créent un pré-engagement qui fidélise dès la phase d’anticipation. Les drops ajoutent une dimension événementielle qui transforme l’acte d’achat en challenge. Ces interactions répétées construisent une relation active, loin du schéma traditionnel où la marque diffuse et le client choisit ou ignore. Ici, les clients participent, s’impliquent, adaptent leur comportement pour maximiser leurs chances. Ils parlent de la marque, surveillent ses annonces, suivent ses newsletters ou ses comptes sociaux de manière plus assidue.

Cette implication répétée renforce la fidélité. Non pas une fidélité basée sur la satisfaction uniquement, mais une fidélité basée sur l’histoire vécue. Les marques qui maîtrisent la rareté créent des rituels, des rendez-vous, des moments attendus. Ces moments deviennent autant d’occasions de renforcer le lien. Le consommateur revient parce qu’il veut revivre cette intensité. Il revient aussi parce qu’il sent qu’il appartient à une communauté de personnes qui ont partagé la même quête.

La rareté devient alors un moteur d’attachement, mais elle ne peut fonctionner qu’à condition de rester cohérente et mesurée. Elle doit être comprise comme une forme de respect accordé au produit et à l’expérience, pas comme un simple levier de manipulation. Si elle crée un rapport engageant, elle impose en retour une responsabilité accrue aux marques. C’est précisément là que commencent ses risques et ses limites, que nous explorerons dans la prochaine sous-partie.

III. Ce que la rareté change dans la relation marque-client

6. Les limites éthiques et les risques de backlash

La rareté peut renforcer la désirabilité et l’engagement, mais elle s’accompagne aussi de responsabilités. Lorsqu’une marque organise volontairement une pénurie ou mise sur la frustration, elle manipule des ressorts psychologiques puissants. Une stratégie trop agressive peut rapidement se retourner contre elle. Les consommateurs acceptent une part de tension ou d’incertitude tant qu’ils sentent que la marque joue franc jeu. Dès que la rareté semble artificielle ou qu’elle devient un prétexte à augmenter les prix sans justification, la perception bascule. La frustration s’accumule, mais elle ne nourrit plus le désir. Elle crée du ressentiment.

Cette frontière est d’autant plus sensible que la rareté touche à la notion d’équité. Si les clients ont le sentiment que certains ont accès à un produit parce qu’ils sont mieux connectés, mieux informés, ou privilégiés par un algorithme opaque, le backlash peut être immédiat. Les réseaux sociaux amplifient ces tensions. L’annonce d’un drop raté, d’une quantité jugée trop faible ou d’une liste d’attente interminable peut déclencher une vague de commentaires négatifs en quelques minutes. Une marque qui voulait créer de la légende se retrouve alors accusée de manipuler son audience.

La rareté peut aussi devenir contre-productive lorsqu’elle épuise le consommateur. Si chaque lancement demande une vigilance constante, une rapidité extrême ou une patience excessive, la relation peut perdre son sens. Les clients finissent par se détourner, non pas parce qu’ils n’aiment plus la marque, mais parce qu’ils n’ont plus l’énergie pour suivre le rythme. Le désir se transforme en lassitude.

Finalement, la rareté n’est pas seulement une stratégie. C’est un pacte. Elle engage la marque à offrir une expérience à la hauteur de la contrainte imposée. Elle l’oblige à rester cohérente, transparente, et à respecter l’investissement émotionnel de ses clients. Lorsqu’elle est bien utilisée, elle crée une relation forte. Lorsqu’elle dérape, elle peut détruire la confiance plus vite qu’elle ne l’a créée. C’est cette ligne subtile que les marques doivent apprendre à maîtriser.

Conclusion

Vous venez d’explorer les ressorts d’un phénomène qui prend de plus en plus de place dans le paysage marketing : le retour assumé de la rareté. Dans un marché saturé où tout semble accessible sans effort, la rareté agit comme un antidote à l’indifférence. Elle redonne du relief, elle recrée du désir, elle redéfinit la relation entre les marques et leurs clients.

Vous avez vu que la rareté répond d’abord à une fatigue collective face à l’abondance. Elle fonctionne parce qu’elle introduit de la tension, de l’émotion, parfois même un peu de challenge. Vous avez vu aussi qu’elle s’appuie sur des mécanismes psychologiques profonds. La frustration n’éloigne pas. Elle attire quand elle est mesurée. Elle transforme l’achat en expérience. Elle installe un lien plus fort que celui créé par une simple promotion.

Les marques jouent désormais sur plusieurs formats pour activer ce désir. Les listes d’attente, qui installent un pré-engagement durable. Les drops, qui transforment chaque lancement en événement. Ces outils ne se contentent pas de rendre un produit désirable. Ils créent une dynamique relationnelle. Ils construisent un attachement qui dépasse la satisfaction immédiate.

Cette stratégie n’est pourtant pas sans limites. Elle impose une responsabilité. La rareté ne peut pas être un jeu permanent, ni un artifice destiné à manipuler. Elle doit conserver un sens, une cohérence, une transparence. Sinon, le backlash n’est jamais loin. Les consommateurs ont appris à décoder les ficelles. Ils récompensent l’authenticité. Ils sanctionnent l’abus.

Alors comment intégrer la rareté dans votre stratégie marketing ? Commencez par une question simple : qu’est-ce qui, dans votre produit, mérite réellement d’être rare ? Une bonne rareté se construit autour de la valeur. Une mauvaise rareté s’impose autour du manque. La première crée du désir. La seconde crée de la méfiance.

Si vous avez apprécié cet épisode, je vous invite à vous abonner au Podcast du Marketing pour ne manquer aucun des prochains sujets. Si vous pensez que la rareté peut jouer un rôle dans votre propre stratégie, partagez cet épisode à quelqu’un qui pourrait en tirer profit. Vous contribuerez peut-être vous aussi à faire évoluer la manière dont les marques créent du désir aujourd’hui.


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SEO et IA : comment rester visible quand les moteurs répondent à votre place – Episode 307

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Le SEO entre dans une nouvelle ère. L’arrivée de ChatGPT, de Perplexity et du Search Generative Experience de Google bouleverse nos repères : la recherche devient conversationnelle, les clics disparaissent, les IA reformulent nos contenus. Alors, comment rester visible quand les moteurs répondent à la place des sites ?

 

Dans cet épisode, nous décryptons le nouveau visage du référencement naturel et les leviers à activer pour exister dans les moteurs de confiance.

 

Dans cet épisode, vous apprendrez

1/ Comprendre la révolution de la recherche conversationnelle

  • Pourquoi les internautes ne cherchent plus, mais dialoguent.

  • Comment les IA conversationnelles redéfinissent la notion de visibilité.

  • Les nouveaux acteurs : Google SGE, ChatGPT, Perplexity, Gemini.

2/ Le SEO n’est pas mort, il se transforme

  • Les nouveaux signaux de visibilité : expertise, autorité, fiabilité.

  • Comment rendre un contenu “conversationnel-ready”.

  • Pourquoi la clarté et la crédibilité comptent plus que les mots-clés.

3/ Repenser sa stratégie de visibilité

  • Devenir la source que les IA citent : construire une réputation d’expertise.

  • Le futur du SEO : vers un moteur de confiance.

  • Comment bâtir une visibilité durable fondée sur la cohérence et la valeur.

 

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Transcription de l’épisode

Pendant des années, le SEO reposait sur une promesse simple : être trouvé sur Google. Il suffisait d’identifier les bons mots-clés, d’optimiser son contenu, de travailler ses liens, et le reste suivait.

Mais depuis peu, le terrain de jeu a radicalement changé.

L’arrivée de ChatGPT, de Perplexity, et bientôt du Search Generative Experience de Google a ouvert une nouvelle ère : celle de la recherche conversationnelle. On ne tape plus une suite de mots-clés, on pose une question, on dialogue, on attend une réponse immédiate et contextualisée. Et surtout, on ne clique plus forcément sur les sites web.

Pour les professionnels du marketing, c’est un séisme. Comment continuer à exister quand l’utilisateur ne passe plus par les résultats de recherche classiques ? Comment rester visible quand les intelligences artificielles sélectionnent et reformulent les contenus sans citer leurs sources ?

Dans cet épisode, nous allons explorer cette transformation en profondeur. Nous verrons d’abord comment les usages ont évolué, puis comment le SEO se réinvente autour de nouveaux signaux de crédibilité. Enfin, nous découvrirons comment préparer sa marque à devenir la source que les IA choisissent.

Ce n’est pas la fin du SEO. C’est le début d’un nouveau chapitre, plus exigeant, mais aussi plus passionnant.

 

 

1.1 – De la requête au dialogue : comment les usages ont changé

Pendant deux décennies, le référencement naturel s’est construit autour d’un rituel bien rodé : saisir une requête dans Google, parcourir une liste de liens bleus, cliquer, revenir en arrière, recommencer. L’utilisateur acceptait cette logique, il “parlait” le langage du moteur. Les marketeurs, eux, optimisaient chaque mot, chaque balise, chaque lien pour se frayer un chemin jusqu’à la première page.

Mais les comportements numériques ont profondément évolué. Le web s’est densifié, le temps d’attention s’est raccourci, et les utilisateurs veulent désormais des réponses immédiates, claires et contextualisées. Ils ne cherchent plus à naviguer, ils veulent comprendre. Cette exigence de simplicité et de pertinence a ouvert la voie à un nouveau paradigme : celui de la recherche conversationnelle.

Avec les assistants vocaux, puis les intelligences artificielles comme ChatGPT, Gemini ou Perplexity, nous ne formulons plus une requête : nous posons une question. Le ton devient naturel, les attentes aussi. L’utilisateur s’adresse à une machine comme à un humain et attend une réponse construite, cohérente, fluide.

Ce basculement n’est pas anodin. Il redéfinit ce que signifie “être visible” sur le web. Dans ce nouveau modèle, le clic n’est plus l’objectif, parce que la réponse se trouve déjà dans l’interface. Le contenu visible n’est plus nécessairement celui qui apparaît sur un lien, mais celui que l’IA a jugé fiable, clair et utile au point de le reformuler.

Le SEO quitte ainsi le domaine des mots-clés pour entrer dans celui du sens. Les moteurs ne cherchent plus des correspondances lexicales, mais des intentions, des contextes et des signaux de confiance. Pour les marques, cela implique un changement profond : produire du contenu non pas pour l’algorithme, mais pour la compréhension humaine médiée par l’intelligence artificielle.

 

1.2 – Les grands acteurs de la recherche générative

Depuis 2023, la recherche d’information connaît une mutation accélérée : celle de la recherche générative, portée par les grands modèles de langage et les IA conversationnelles. Ces outils ne se contentent plus de référencer des pages, ils synthétisent et reformulent les contenus du web pour fournir des réponses directes. Cette évolution redessine le paysage des acteurs de la recherche.

Le pionnier historique, Google, reste évidemment central. Avec son projet Search Generative Experience (SGE), le moteur intègre la génération de réponses directement dans ses pages de résultats. L’utilisateur ne voit plus seulement une liste de liens, mais une synthèse construite par l’IA, accompagnée de quelques sources citées. Cette approche annonce une bascule : Google ne renvoie plus vers le contenu, il devient le contenu.

Face à lui, OpenAI a pris de vitesse l’écosystème avec ChatGPT, désormais connecté à Internet via Bing. En quelques mois, des millions d’utilisateurs ont adopté cette nouvelle manière de chercher : discuter avec une IA capable d’expliquer, résumer, comparer, recommander. Ce n’est plus une recherche, c’est un dialogue informationnel.

D’autres acteurs s’installent dans la course. Perplexity mise sur la transparence des sources et une expérience plus journalistique de la recherche, en citant systématiquement les sites utilisés. You.com et Brave Search misent sur la confidentialité et la personnalisation. Anthropic avec Claude et Gemini de Google explorent, quant à eux, des modèles intégrés où la recherche devient un assistant global.

Tous partagent une ambition commune : rendre la connaissance instantanée, fluide et conversationnelle. Mais pour les créateurs de contenu, cette promesse soulève un défi majeur : comment s’assurer que leur travail reste visible et cité dans un monde où l’IA s’intercale entre la marque et l’utilisateur ?

 

 

2.1 – Les nouveaux signaux de visibilité

Avec la recherche conversationnelle, les critères de visibilité changent profondément. Les moteurs ne se contentent plus d’analyser des mots-clés et des backlinks. Ils évaluent la qualité, la fiabilité et la structure des contenus pour déterminer lesquels méritent d’être repris ou cités dans leurs réponses générées.

Le concept central de cette nouvelle ère, c’est l’E-E-A-T : Experience, Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness. Autrement dit : expérience, expertise, autorité et fiabilité. Ces quatre piliers guident désormais la sélection des contenus par les IA génératives. Elles privilégient les textes qui démontrent une connaissance concrète du sujet, une crédibilité établie et une transparence dans les sources.

Concrètement, cela signifie que les contenus superficiels ou réécrits sans valeur ajoutée risquent de disparaître. À l’inverse, les articles rédigés par des experts identifiables, les études originales et les formats qui apportent une perspective unique gagnent en importance. L’enjeu n’est plus seulement de plaire à un algorithme, mais de convaincre une IA du sérieux d’une source.

La structure joue également un rôle clé. Les moteurs conversationnels privilégient les contenus bien organisés, hiérarchisés, faciles à extraire. Les sous-titres clairs, les listes, les données structurées et les éléments de contexte favorisent la compréhension et donc la réutilisation.

Enfin, la fiabilité devient un critère central. Les IA doivent éviter les erreurs factuelles et les hallucinations. Elles s’appuient donc sur des sites considérés comme sûrs, cohérents et régulièrement mis à jour. La fraîcheur du contenu et la cohérence du domaine (éditorial, technique, santé, finance…) renforcent la probabilité d’être sélectionné.

En somme, le SEO de demain ne se gagne plus par le volume, mais par la crédibilité, la cohérence et la clarté. Pour exister dans les réponses des IA, il faut prouver sa légitimité avant d’espérer sa visibilité.

 

 

2.2 – Le contenu “conversationnel-ready”

À l’ère de la recherche conversationnelle, le contenu ne se conçoit plus comme une page statique, mais comme une source de réponses. Les moteurs à intelligence artificielle cherchent à comprendre, reformuler et citer des passages précis. Pour qu’un texte soit visible dans ce nouveau contexte, il doit être “conversationnel-ready”, c’est-à-dire prêt à être intégré naturellement dans un échange entre un utilisateur et une IA.

Cela commence par la forme. Les IA conversationnelles privilégient les contenus clairs, structurés, découpés en unités de sens. Un article dense et linéaire, sans hiérarchie apparente, devient difficile à exploiter. À l’inverse, un contenu organisé autour de questions, de sous-titres explicites, de listes ou d’exemples concrets est bien plus susceptible d’être compris et repris.

Le ton joue également un rôle essentiel. La recherche conversationnelle s’appuie sur un langage naturel. Les contenus trop formels ou trop promotionnels sont écartés. Les textes doivent adopter une voix humaine, pédagogique, fluide, capable d’expliquer sans jargon. L’objectif est d’aider l’IA à reconnaître la valeur informative du propos — et à le restituer sans déformation.

Le niveau de granularité du contenu compte aussi. Les modèles d’IA fonctionnent par segments : ils identifient des blocs de sens. Les réponses courtes, les définitions précises, les micro-contenus (FAQ, encadrés, résumés, glossaires) sont autant d’éléments que les IA peuvent extraire directement.

Enfin, la contextualisation devient un levier majeur. Un contenu conversationnel-ready ne se limite pas à répondre à une question, il anticipe les suivantes. Il explique, illustre et relie les idées entre elles. Autrement dit, il parle comme un expert qui enseigne.

Créer du contenu pour la recherche conversationnelle, c’est donc concevoir non plus pour l’œil, mais pour l’esprit. Il s’agit d’écrire de manière à être compris, reformulé et cité — par des humains, via les machines.

 

 

3.1 – Devenir la source que les IA citent

Dans la recherche conversationnelle, la question clé n’est plus “comment apparaître dans Google ?”, mais “comment devenir la source que l’IA choisit de citer ?”. Les moteurs conversationnels fonctionnent comme des agrégateurs intelligents : ils parcourent le web, sélectionnent les informations jugées les plus fiables et les reformulent dans leurs réponses. Être cité dans ce processus devient le nouvel enjeu stratégique de la visibilité.

Pour atteindre ce statut, il faut d’abord construire une réputation d’expertise. Les IA conversationnelles s’appuient sur des signaux de crédibilité : mentions dans des médias reconnus, cohérence du contenu publié, qualité des liens entrants, régularité des mises à jour. Plus un site renvoie l’image d’une source sérieuse et spécialisée, plus il a de chances d’être identifié comme une référence.

Ensuite, il s’agit de documenter son autorité. Les créateurs de contenu doivent afficher clairement leurs compétences, leur expérience et leurs sources. Les articles signés, les pages “À propos” détaillées, les biographies d’auteurs, ou encore les liens vers des études ou certifications renforcent cette légitimité. Une IA ne “fait pas confiance” de manière intuitive : elle s’appuie sur des preuves de fiabilité tangibles.

Le troisième levier consiste à optimiser la clarté sémantique. Les IA recherchent des contenus faciles à interpréter : des phrases précises, une terminologie cohérente, une structure logique. L’usage de schémas, de données structurées et de formats enrichis (comme les FAQ) aide à signaler la pertinence d’un contenu sur un sujet donné.

Enfin, la visibilité passe par la cohérence de marque. Devenir une source citée, c’est occuper un territoire éditorial identifiable, avec une voix, une spécialité, une vision. Les IA repèrent les experts, pas les généralistes.

Dans ce nouvel écosystème, la notoriété se gagne moins par le volume de contenu que par la profondeur et la constance de la crédibilité.

 

 

3.2 – Le futur du SEO : du moteur de recherche au moteur de confiance

La recherche conversationnelle marque un tournant profond dans l’histoire du web. Nous passons d’une logique de visibilité à une logique de crédibilité. Les moteurs de recherche ne se présentent plus comme de simples outils de navigation, mais comme des moteurs de confiance : leur rôle est d’apporter des réponses sûres, contextualisées et vérifiables.

Dans ce nouvel écosystème, la stratégie SEO ne se limite plus à la technique. Elle devient une stratégie de réputation. Les marques doivent apprendre à construire un capital de confiance numérique, fondé sur la cohérence, la transparence et la qualité de l’information. L’objectif n’est plus d’être “bien référencé”, mais d’être recommandé — par une IA, un moteur ou une communauté.

Cela implique un changement de posture. Le contenu marketing n’est plus uniquement un levier d’acquisition, il devient un actif de crédibilité. Chaque article, chaque podcast, chaque étude contribue à bâtir une image de fiabilité que les intelligences artificielles sauront reconnaître. Les signaux humains — expertise, ton, expérience vécue — prennent désormais plus de poids que les signaux techniques.

Le futur du SEO s’annonce hybride. Il combinera les fondamentaux du référencement classique (structure, sémantique, performance) avec des leviers issus du brand content et des relations publiques digitales. Créer des ponts entre contenu, influence et notoriété devient essentiel pour renforcer son empreinte dans les moteurs de confiance.

À terme, la visibilité appartiendra à ceux qui auront su incarner la fiabilité. Les marques qui gagneront ne seront pas forcément celles qui publient le plus, mais celles qui auront compris que chaque mot publié est une promesse de vérité. Dans un web saturé de contenus générés, la sincérité et la rigueur redeviendront des avantages compétitifs.

 

 

Conclusion – Le nouveau rôle du marketeur SEO

Le SEO vit une mutation majeure. Ce qui n’était autrefois qu’un jeu d’algorithmes devient aujourd’hui une affaire de confiance, de sens et d’intelligence. Les moteurs conversationnels, dopés à l’IA, redéfinissent la manière dont l’information circule. Ils transforment la recherche en dialogue et les contenus en réponses.

Pour les professionnels du marketing, cette évolution n’est pas une menace, mais une opportunité. Elle invite à revenir à l’essentiel : produire du contenu utile, clair, crédible et humain. Les techniques de référencement ne disparaissent pas, elles se mettent au service d’une ambition plus large : être une source de connaissance reconnue.

Le rôle du marketeur SEO change profondément. Il devient architecte de la crédibilité digitale. Son travail ne consiste plus seulement à optimiser des pages, mais à construire une présence de marque cohérente, fiable et référencée par les intelligences artificielles. L’enjeu n’est plus de se battre pour un mot-clé, mais de bâtir un territoire d’expertise que les IA elles-mêmes reconnaîtront comme légitime.

Demain, la visibilité se jouera à un autre niveau : celui de la confiance. Les entreprises capables de prouver leur compétence, d’incarner une voix claire et d’apporter une vraie valeur deviendront naturellement visibles, parce qu’elles seront citées, reprises, recommandées.

Le SEO ne disparaît pas, il s’élève. Il quitte le champ de la mécanique pour rejoindre celui de la stratégie. Dans un monde où les moteurs deviennent des médiateurs, les marques doivent redevenir des références.

Alors, la vraie question n’est plus : “comment être trouvé sur Google

 


 

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Intelligence artificielle et marketing: la pyramide IA qui transforme votre activité avec Marjolaine Grondin – Episode 306

ou écouter sur :

L’IA s’impose dans le marketing, mais comment l’utiliser vraiment ?

Ni gadget, ni menace, c’est un levier puissant… à condition de savoir à quel niveau jouer. Marjolaine Grondin, précurseur de l’IA en France, nous partage sa « pyramide de l’IA » : trois étapes concrètes pour intégrer l’intelligence artificielle dans son quotidien professionnel sans perdre son authenticité.

 

Vous pouvez suivre Marjolaine sur LinkedIn ou rejoindre son Bootcamp IA.

 

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Transcription de l’épisode

Si vous écoutez régulièrement le Podcast du Marketing, vous avez probablement remarqué que je vous propose de plus en plus d’épisodes sur le thème de l’IA. Je le fais pour une raison très simple: on veut toutes et tous en savoir plus, même si on n’est pas tous d’accord, entre ceux qui se méfient de tout ce qui est créé avec l’IA jusqu’à ceux qui veulent absolument tout tester. La réalité, c’est qu’on soit pour ou qu’on soit contre, l’IA est là, elle est déjà bien installée et il y a peu de chances qu’elle disparaisse demain.

Bon mais une fois qu’on a dit ça, on n’est pas beaucoup plus avancé. Que fait-on vraiment de l’IA d’un point de vue marketing. Une fois qu’on a testé quelques prompts, une fois qu’on a écrit 3 posts sur linkedin et une fois qu’on a préparé les menus de la semaine, qu’est-ce qu’on fait concrètement de l’IA pour notre activité marketing, parce que pardon mais c’est quand même ça qui nous intéresse ici.

Alors pour aller plus loin sur le sujet, pour répondre concrètement aux besoins du marketing, j’ai invité l’une des références de l’IA en France, Marjolaine Grondin. Il y a dix ans, elle lève 1 million d’euros pour Jam son entreprise qui est leader du chatbot francophone bien avant l’arrivée de chatgpt. L’entreprise atteint plus de 900 000 utilisateurs, Marjolaine est nommée dans le classement Forbes 30 Under 30 et dans le Top Innovator Under 35 du MIT.

Bref, Marjolaine fait partie des précurseurs de l’IA en France et je lui ai demandé de nous montrer comment vraiment l’intégrer à notre pratique du marketing. Par pour jouer, pas pour frimer, mais pour véritablement faire un meilleur marketing.

Je vous propose d’accueillir tout de suite Marjolaine Grondin.

 

Estelle (00:13.22)
Bonjour Marjolaine, bienvenue sur le podcast du marketing. Trop contente de te recevoir aujourd’hui. Marjolaine, on va parler aujourd’hui d’IA. Ce n’est pas un grand secret parce que tu es une spécialiste de l’IA. Tu vas nous en dire un peu plus tout de suite. On va parler d’IA.

Marjolaine (00:16.43)
Salut Estelle !

Estelle (00:32.718)
J’en parle de plus en plus d’IA dans mes épisodes parce que de fait c’est quand un des gros sujets du moment. Mais là on va vraiment parler d’IA appliquée au marketing. Comment est-ce que moi en tant que marketeur, en tant que personne qui fait du marketing au quotidien, comment est-ce que je peux véritablement l’appliquer à mon job ? Avant qu’on rentre dans le vif du sujet, Marjolaine, est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais

Marjolaine (00:52.494)
Bon, normalement ça, va. Je suis entrepreneur. J’ai créé ma première boîte jam que j’ai développée pendant 10 ans, revendue il a trois ans. C’était le premier chatbot francophone. J’aime bien dire que selon mon humeur du jour, c’était soit le digne ancêtre prédécesseur de chat GPT, soit son petit frère un peu raté. La vérité, sûrement un peu au milieu. Mais c’était une grande aventure. Il y a trois ans, j’ai eu envie de voir autre chose. Et puis finalement, après deux ans de musique, surf, d’exploration, de…

de voyages. L’IA est revenue à moi et cette idée de nouvelles interfaces plus humaines via le langage naturel entre l’homme et la machine est revenue à moi quand ChatGPT est sorti justement qui était notre vision tu vois à l’époque avec mon associé et depuis j’accompagne et je forme des entrepreneurs, des dirigeants, des managers, des curieux à l’intelligence artificielle. Voilà donc j’ai un bootcamp, je fais des confs, des ateliers, c’est ça qui m’anime le plus en ce moment.

Estelle (01:46.664)
bien

Estelle (01:51.944)
trop chouette, sincèrement, je suis trop contente de t’avoir au micro parce que t’es un peu précurseur sur l’IA, t’étais vraiment au tout début du truc, donc t’as vu toute l’histoire monter et tu vois un peu ce recul de voir où est-ce qu’on en est, on en parlait en off juste avant et le fait que tout évolue très très vite, il a encore des personnes qui n’ont pas encore touché véritablement à l’IA, d’autres qui ont l’impression de l’utiliser absolument tout le temps et d’être super calées sur l’IA, les choses bougent ultra vite.

Moi j’ai une première question un peu, mais enfin c’est quand même ce que tout le monde se dit autour de moi. Marjolaine, est-ce que l’IA, chat GPT mais l’IA globalement, est-ce que ça sert à faire des posts sur LinkedIn ?

Marjolaine (02:34.414)
Non, surtout, s’il plaît, n’écrivez pas vos posts LinkedIn avec l’IA. Allez, je vais dire que s’il y a une exception, c’est si vraiment…

tu vois une boîte de une ou quelques personnes qui et encore je vais me contredire après mais allons déjà voir dans quel cas potentiellement tu vois qui n’a pas du tout le temps et veut faire vraiment du fonctionnel, du transactionnel et se dit moi je ne sais pas aller sur LinkedIn je ne sais pas j’ai pas envie d’y passer du temps ça me fait peur j’ose pas me lancer dans ce cas là

Ok, on peut avoir quelque chose de médiocre, mais médiocre et… Alors je vais essayer de ne pas faire trop d’anglicismes, tu vois, done is better than perfect, donc tu vois… Ok, on va faire des anglicismes. Mais tu vois, voilà, c’est-à-dire que au moins c’est fait et toutes les semaines, tous mes mardis, j’ai un post, il est à peu près ok, il reprend les éléments importants, etc. Oui, il vaut mieux faire ça que de ne du poster, dans certains cas.

Estelle (03:19.496)
Tu as le droit de faire de l’anglicisme, ça nous gêne pas. Vas-y.

Marjolaine (03:39.102)
Maintenant, quand on a envie de communiquer quelque chose, quand on a… Ouais, que ce soit pour une grande boîte, quand on gère une marque, quand on a sa propre boîte…

Ne faites pas ça. Et pour vous et aussi pour le monde, on n’a pas envie que LinkedIn se transforme en une poubelle géante où en fait, des algorithmes qui nous racontent ce qu’on doit lire. Il a mot aujourd’hui qu’on utilise beaucoup dans l’IA, c’est le slop. S-O-L-P. A.I. Slop, c’est l’IA qui fait des déchets, fait, tu de la déchétide. Et hier, je lisais un article de Harvard Business Review sur le A.I. Work Slop qui disait You just got work slops. gros, ton collègue vient de t’envoyer un pavé et en fait, tu lis et au début, tu dis bon, ça a l’air bien prisé.

Estelle (04:06.568)
Mmmh

Marjolaine (04:19.92)
c’est joli, c’est machin, puis au bout d’un moment tu te dis qu’est ce que c’est que ça ? Tu te compte que c’est pas du tout lui qui l’a écrit et c’est l’IA et la charge revient vers toi. Ne faites pas la même chose sur LinkedIn. Bref, tu m’as compris, pense que le message est clair.

Estelle (04:31.654)
Mais tu sais quoi ? C’est intéressant parce que je m’attendais pas du tout à ce que tu me dises ça. Je m’attendais à ce que tu me dises, bah oui, bien sûr, mais il bien le faire, machin, mais… Toi, en gros, tu dis, Lya, ça va servir à d’autres trucs, mais ça, gardez-le humain parce que ça va se sentir et c’est saoulant le moment où tu te rends compte que c’est pas une personne qui l’a écrit.

Marjolaine (04:48.102)
En fait, il a un truc qui se passe, et d’ailleurs l’article que je lisais hier disait ça, l’analyse, qu’est-ce qui se fait quand tu comprends, qu’est-ce qui se passe psychologiquement quand tu comprends que tu pensais lire un IA, enfin un humain, pardon, tu pensais interagir avec un humain qui te partage sa pensée, donc il a un lien de confiance qui créé et à moment…

signer et tu as été flouté et tu te dis ok j’ai perdu mon temps on m’a pas prévenu donc voilà il ya quelque chose quand même qui est important et du niveau psychologique humain maintenant si on est un podcast et moi j’adore les podcasts puisqu’on a plus de temps et justement c’est pas juste je vous fais un tweet je vous fais un petit message et le but c’est de faire du like et au contraire on peut développer

Je dis pas qu’il ne pas utiliser l’IA pour écrire des posts LinkedIn. dis ne postez pas des posts LinkedIn rédigés par l’IA. En revanche, plus on commence à utiliser l’IA, plus on se rend compte qu’un post LinkedIn c’est quoi. C’est des idées. Des idées elles sont nées comment ? Elles sont nées de points de data. Elles sont nées d’un mélange d’intuitions mais aussi d’informations. Je vais structurer cette donnée. Je vais travailler mon accroche, mon hook. J’ai plusieurs idées. Et tu vois, fait travailler certains points.

si vraiment on a envie de faire bien les choses. Mais du coup, j’ai envie de dire, vous allez travailler plus, enfin vous allez travailler votre poste plus en profondeur, mais vous allez avoir un résultat qui sera bien meilleur que celui que vous auriez eu seul. Donc 100 % humain, c’est non, mais le mélange, c’est exigeant, mais c’est magique.

Estelle (06:12.808)
Je le fais à l’envers. mais attends, c’est intéressant ce que tu dis. Entre les deux.

Estelle (06:20.402)
Et alors tu vois moi je le fais à l’envers. Moi ce que j’ai tendance à… Je suis d’accord avec toi le truc tout tiens. Moi je le fais hein. Parce que LinkedIn n’est pas mon truc de prédilection. Donc quand j’ai un nouvel épisode, je le dis à tout monde que tu me le saches, je balance mon truc et je dis écrit moi un post, il me fait un post qui est assez lambda effectivement, qui fait pas des scores de fou effectivement, mais qui a le mérite d’exister. C’est exactement ce que tu disais, c’est mieux que de rien du tout. A priori au moins voilà, il a peut-être que 23 personnes qui l’ont vu mais au moins…

Il a 23 personnes qui l’ont vu. Déjà, ça s’est fait. Quand j’ai en revanche envie de poster quelque chose, ce que je fais en tout cas en ce moment, j’ai une idée, j’ai une espèce de conviction, un truc qui me semble un petit peu intelligent, je vais sur, en l’occurrence, le tchat GPT et j’écris mon… pas vraiment un poste, j’écris ma pensée. Voilà, ma conviction, c’est qu’il se passe ça et je pense que ça et ça ça ça et ça et je lui balance, mais j’écris un pavé en général, j’écris un truc souvent qui plus long qu’un poste.

Marjolaine (06:49.71)
J’ai mal de mal

Marjolaine (07:15.566)

Estelle (07:18.628)
pas en mode prompt, en mode vraiment je t’écris mon truc comme si j’étais en face de toi Marjolaine et que je te disais voilà moi le truc auquel j’ai pensé, je le pense comme ça et je lui dis fais moi un post LinkedIn et j’aime bien moi ce truc là parce que quand même il a les codes, il a compris comment ça marche LinkedIn et je trouve qu’il me le met dans un sens qui n’est pas forcément déconnant.

Marjolaine (07:39.02)
Oui mais comme tu dis voilà, ça te fait quelque chose qui est good enough aujourd’hui mais plus on va avancer plus tout le va avoir ce niveau de standard et donc tu vois si on prend le temps d’échanger j’ai envie de dire la solution de facilité c’est de faire ça et déjà la façon dont tu le fais c’est très bien c’est que tu arrives et tu lui dis pas juste écrit un post LinkedIn pour mon podcast et tu lui donnes le lien tu donnes tes idées, tes convictions, tes accroches, tes doutes etc donc tu le nourris quand même et l’importance du compte

Estelle (07:49.48)
Mmh.

Marjolaine (08:08.944)
et c’est même pas un prompt, comme tu dis, c’est pas le prompt qui est intéressant, c’est le contexte. Tu pourrais même aller, je sais pas si c’est ce que tu fais, mais le faire à l’oral. Moi j’aime bien, tu vois, justement sur la réflexion, plutôt que de taper… Soit j’ai une IA s’appelle Whisper Flow qui me permet de faire tous mes écrits à la base à l’oral avec une petite touche de mon clavier, mais sinon tchat GPT oral, je vais me balader, je donne mes intuitions, etc. On structure quelque chose. Mais c’est vrai que les tournures tchat GPT, ça se sent.

Estelle (08:38.696)
Mmh… Ouais.

Marjolaine (08:39.384)
Il a un truc qui fait que la créativité, l’output fait par De Liga, que ce soit pour du texte, de la vidéo, de l’image, une présentation. a un truc où… Et je trouve ça fascinant parce qu’il essaye au mieux de mimiquer les expressions humaines et tu dis, wow, là t’as voulu faire semblant d’être un humain. Et j’ai même, je pourrais le partager, des promptes qui font que tu le donnes à Tcha Tcha GPD et du coup il s’exprime plus comme un humain. Parfois ça marche et parfois il y a des trucs tu te dis…

Oui mais non en fait. Comment te décrire que oui mais non ? vois, allez c’est parti. Bah en fait on dit pas ça. Enfin tu vois, il a des petites choses donc…

Estelle (09:10.416)
Oui mais non, ça slip!

Marjolaine (09:19.926)
corriger des formulations, lui dire où est-ce que tu penses que je suis allée trop vite, où est-ce que j’ai des raccourcis dans ma réflexion, pourquoi pas, amplifier des idées, trouver des anecdotes qui vont illustrer, ok. Mais le faire de A Z, c’est quand on a besoin de le faire, quand on veut vraiment bien faire. Et surtout, je pense que le sens de ta question aussi, c’est est-ce qu’il a pas des choses encore plus intéressantes qu’on peut faire avec l’IA ?

Estelle (09:44.12)
Mais ouais, c’était la question effectivement derrière. Si c’est pas LinkedIn ou en tout cas pas LinkedIn de façon brute, ce que quand même beaucoup de gens font, c’est quand même la première utilisation de plein plein plein de gens, tout cas autour de moi, comment est-ce que… Voilà, exactement. C’est le truc. Et par ailleurs, ça peut être vachement utile sur plein de trucs, comment est-ce que… Parce qu’on sent bien, on le sait tous, on sent bien qu’il a plus. Parce que si c’est que écrire des trucs sur LinkedIn ou des machins…

Marjolaine (09:57.353)
résume-moi ce texte et crée-moi un poste. Voilà.

Estelle (10:10.222)
Franchement, bon, c’est rigolo aussi moi, mais voilà, ça va vite tomber par terre. On espère quand même que c’est pas qu’une bulle là-dessus et qu’il y a d’autres choses derrière. J’imagine qu’il a autre chose derrière. Comment pour toi est-ce qu’on doit l’utiliser pour faciliter un peu notre façon de bosser ?

Marjolaine (10:25.516)
Moi j’aime bien, que ce soit dans le marketing ou dans tout ce qu’on fait, j’ai théorisé ma pyramide de l’IA, qui un ma pyramide de Maslow maison, on va dire, qui reprend fait comment je travaille, c’est en faire un assistant à qui je délègue un maximum de choses automatiques.

le niveau stratégique pour vraiment déléguer de la charge mentale, réduire de la charge mentale. En faire un DG, on l’appelle DG, Chief of Staff, Directeur de cabinet, comme tu veux, vois, à mes côtés qui m’aide à créer, à produire. Et le troisième niveau plus intéressant, c’est vraiment, moi je viens d’univers start-up, donc j’ai appelé mon co-fondateur personnel, cette idée d’avoir un sidekick, tu un demi-nigriquet, un co-fondateur, si on a le droit de faire le anglicisme, qui m’aide à me challenger, à me nourrir, à affiner ma vision, ma stratégie,

Estelle (11:10.098)
N’aie

Marjolaine (11:16.144)
m’assurer que ce que je fais, si je le fais bien rapidement mais pas dans le bon sens, dans quelque chose qui a du sens pour moi, pour mes clients, pour mes utilisateurs, pour mon équipe, il me challengerait. Donc en gros j’utilise vraiment l’IA dans ces trois briques.

Estelle (11:25.288)
Hmm.

Marjolaine (11:37.94)
en tant qu’entrepreneur, aujourd’hui tu vois, je suis entrepreneur, solopreneur comme on dit, donc tu vois, j’ai plein de casquettes, je gère pas mal de choses et je suis vraiment dans cette idée de maximiser le résultat par rapport à mon temps, j’ai pas d’équipe ou de budget de milliards ou de millions de dollars ou d’euros tu vois.

Mais je pense que ça s’adapte en fait, quoi qu’on fasse. Et ce qui intéressant, c’est qu’aujourd’hui, quand je m’adresse à des ingénieurs, je m’adresse, on en parlait en off-the-air, à des agriculteurs à la réunion, où je suis, je parle à des experts comptables, à des entrepreneurs, à des gens qui font du marketing, à des notaires, peu importe. Tout le monde dit, ouais, c’est vrai, cette pyramide, vois, genre, manager mon temps, gérer mon temps, avoir le contrôle sur mon travail, sur mon temps, produire quelque chose qui a du sens et m’assurer que ce que je fais a du sens, ça leur parle. Donc juste cité.

Estelle (12:24.892)
Ça fonctionne.

Marjolaine (12:25.008)
dans ces trois zones. peut développer ensemble.

Estelle (12:30.95)
Mais carrément, carrément, mais juste avant qu’on développe, cette histoire de solopreneur, moi je suis solopreneur aussi. a plein plein de solopreneurs d’ailleurs qui écoutent le podcast, pas qu’eux, a un peu de tout, il a des entreprises et des indépendants. Mais il a quand même ce truc qui est en train de monter, juste qu’on s’arrête deux secondes là-dessus, j’aimerais bien avoir ton avis là-dessus. Cette idée qui est en train de monter, dont on entend de plus en plus parler de… Alors c’est pas pour mettre des chiffres parce que moi je m’en fous un peu du chiffre d’affaires, je t’avoue que c’est pas un truc qui me… Mais…

Il a ce truc de, avec Lya, on va pouvoir construire des entreprises au sens des activités avec juste une seule personne qui travaillerait comme si elle avait en fait une équipe, une vraie entreprise plus structurée. Qu’est-ce t’en penses toi ? Est-ce que tu le vois comme ça ? Comment tu te positionnes là-dessus ?

Marjolaine (13:18.375)
Je vais dire que c’est plus que le voir comme ça, c’est que je le vis comme ça. Aujourd’hui, je fais plus d’affichés d’affaires seules qu’avec mon…

boîte d’avant, Jam, où j’avais levé plusieurs millions et j’avais une équipe d’une quinzaine de personnes. Alors le chiffre d’affaires, c’est une métrique. J’avais un impact, on a contribué à… Enfin tu vois, c’était innovant, on réfléchissait, on avait un million d’utilisateurs. sûr, une startup n’est pas mesurée, heureusement pour moi à l’époque de Jam, à l’aune de son chiffre d’affaires.

Estelle (13:28.7)
Non.

Wow.

Marjolaine (13:52.35)
Aujourd’hui, moi, je me suis lancée dans une toute autre aventure. Et ce qui m’intéresse, c’est comment moi, je m’éclate, l’impact que j’ai sur les personnes que j’accompagne, sur mes clients, la capacité à développer ma pensée, transmettre mon message et mon chiffre d’affaires, évidemment. Aujourd’hui, je fais 700 000 euros cette année toute seule. Tu vois, voilà. On a fait parfois un peu plus avec Jam, mais alors on me prie d’efforts et de levé son et d’investissement et de R &D.

Estelle (14:11.4)
un truc de fou.

Marjolaine (14:19.852)
Voilà, c’est une autre aventure.

Estelle (14:21.64)
Oui, là tu fais, là t’arrives à générer un chiffre d’affaires plus que conséquent sans avoir des investissements finalement à la… Je ne pas te demander tes chiffres d’investissement mais…

Marjolaine (14:31.118)
J’ai pas d’investissement. Ah non mais si, pas de problème par les chiffres, mais si veux, aujourd’hui ma stack IA, les outils que j’utilise, je sais pas, peut-être 400 euros au grand max par mois. Et après j’ai des freelances. Solo preneur, ça veut dire que tu tout seule. J’ai des freelances, je n’en ai pas eu la première année. Moi j’ai redémarré mon activité il y a 18 mois, vois, enfin en avril 2024.

Estelle (14:54.696)
Hmm?

Marjolaine (14:57.91)
Et j’ai donc commencé avec zéro, avec pas de freelance, quelques outils no code, tu vois faire un site sur Squarespace, mettre mes actifs sur Notion, vois mes idées, etc. Faire un peu de visuel avec Canva. J’ai entendu dans un de tes podcasts que tu aimais beaucoup Canva. Mon premier site, c’était des GIFs, vois des animations Canva, des couleurs, etc. Tchat GPT m’a aidé à valider la palette des couleurs, petites choses. Calendly pour que les gens réservent un rendez-vous, Stripe pour

Estelle (15:13.597)
Ouais.

Marjolaine (15:27.824)
collecter les paiements, je vais pas te faire ma liste d’outils mais… T’as tes mails, ton agenda, ton canal, ton stripe, ton ocean, tu fais un site en OCODE globalement et moi j’ai tourné ma formation sur Loom à la base maintenant t’es là un peu plus avancé. Voilà ça c’est la stack qui m’a permis d’atteindre les premiers 300 000.

Estelle (15:28.882)
Ouais, les mêmes que moi quoi, vraiment les trucs les plus simples et basiques quoi finalement.

Marjolaine (15:51.304)
Après, sûr, je ne pas partie de zéro. J’avais l’historique de Jump, j’avais une audience, tu vois, il a plein de choses. Mais tout ça, pas de la technologie. C’est ça, mais ça, c’est hors technologie. Et c’est ça qui intéressant, c’est qu’en fait, les petits…

Estelle (15:54.809)
Bien sûr.

Et puis t’avais une expertise de fait.

Marjolaine (16:05.814)
Voilà, quelques petits investissements dans les bons outils, de la bonne façon, au bon endroit, fait qu’en fait, tu peux vraiment te concentrer sur ton expertise, ton audience, la valeur. Moi, les moments où je m’éclate le plus, ce pas quand je fais des prompts ou quand je créer des GPT ou des agents. C’est quand je développe mon contenu, ma pensée. Là, cette semaine, tu on est lundi quand on enregistre ce podcast, pour ceux qui nous écoutent. On est lundi, je sais que j’ai une semaine de création de contenu, de réflexion, de lecture. Je suis la plus heureuse.

Et après j’adore retourner dans les automatisations, le marketing, etc. Mais il faut de tout. Et parfois les gens disent, mais tu n’as pas l’impression qu’avec l’IA, du coup, tu es vachement dans la techno, dans l’automatisation, tu sur ton écran. Mais beaucoup moins qu’avant, fait. Beaucoup moins qu’avant. Je peux me comparer avec ma boîte d’avant, avec Jam. Mais je passais tellement de temps à faire des designs, à faire des retours à mon équipe. Mais aujourd’hui, même avec, une assistante, avec mon assistante, il a tellement de choses automatiques.

ensemble que c’est très fluide et en fait on s’appelle parce que tout ce qui n’est pas de l’appel c’est géré.

Estelle (17:08.936)
Mais c’est intéressant ce que tu dis, c’est-à-dire qu’en fait, j’essaye de décoder là ce que tu es en train de dire. Ce que tu es en train de dire, c’est que là où on reproche très souvent, ce qui est logique, c’est normal, c’est nouveau, on reproche à l’IA de, oui mais ça déshumanise les relations et les machins, etc. Toi ce que tu dis, en tout cas ce que j’entends en creux, c’est un peu l’inverse. C’est tout ce qui n’est pas over intéressant, tout ce qui ne fait pas, triper. Et après, chacun choisit ce qu’il aime. Mais toi, qui ne te fait pas vraiment marrer, tu le files à l’IA.

Marjolaine (17:36.203)
Oui, complètement.

Estelle (17:41.318)
ton assistant qui veut bien prendre tous les trucs un peu relous, et toi tu te gardes ce qui te plaît. en fait, du coup, ben un, t’es peut-être plus heureuse aussi dans ton quotidien, en tout cas je te le souhaite, et deux, ce que tu dis à l’instant, ton assistant, ben tous les trucs un peu pas franchement les plus marrants, c’est fait automatiquement entre vous, les IAL et machin, trucs. Et du coup, quand vous avez des choses à vous dire, vous vous appelez, et au contraire, ça permet d’aller directement sur l’humain et de mettre de côté tout ce qui ne nécessite pas la relation humaine.

Marjolaine (18:09.678)
Et moi j’adore voir Séverine pour l’animer mon assistante, là qui m’a créé par exemple une automatisation Notion, là elle en train faire mon bout de campail, elle s’éclate et franchement c’est génial de voir ça, une automatisation où tous mes mails importants tombent dans un tableau Notion.

Avant on avait des questions, mais ça, mais ça… Non, elle a pris un super prompt, elle a compris quels étaient les mails importants pour moi. Ça veut pas dire que c’est à 90 % parfait. Ça empêche pas d’avoir une relecture. Mais quand j’arrive le lundi matin, vraiment je pourrais te montrer en off le tableau, mais j’étais là… OK, trop bien. Pour moi c’est ça en fait. Ce premier bric, c’est de lui déléguer plein de choses qu’on a…

pas à faire manuellement, qu’on n’a pas à répéter. Tant que tu ne l’as pas fait trois fois manuellement, ne cherche pas à l’automatiser. Une fois que tu l’as fait, tu peux commencer à fluidifier, à automatiser. Et quand on dit automatisation, et là, moi je ne pas contribuer aux faux mots autour de l’IA, on a l’impression que tu as des gens qui ont automatisé toute leur vie, qui sont là à faire du surf pendant que tout se Non, en fait, on est tous à peu près, tu vois, je parle avec des gens qui utilisent…

Estelle (18:59.72)
Hmm?

Marjolaine (19:18.09)
beaucoup l’IA qui prennent la parole, etc. quand tu regardes leur stack vraiment au-delà de la démo LinkedIn, c’est le jour et la nuit. J’explique le contexte et la réalité des choses. Tu vois, une automatisation, peut être juste. J’ai un template de mail que j’envoie en un clic avec mon lien Calendly ou vers mon agenda, qui fait que dès je me demande de rendez-vous, en fait, ça me prend un clic et peut-être trois mots à mieux écrire. Ça, c’est une automatisation. Si on veut bien l’appeler comme ça.

Estelle (19:26.024)
Non.

Estelle (19:45.04)
Oui. C’est pas un truc magique. En fait, c’est vrai que quand on dit automatisation, on a l’impression qu’on a construit un truc, qu’on l’a mis dans la machine et qu’après on touche plus à rien, que tout se fait tout seul. C’est pas vraiment ça. C’est juste des petites choses qui font que les choses sont plus simples, plus vides, mieux triées, plus rapides, etc. C’est ça.

Marjolaine (19:53.326)
Non mais c’est

Marjolaine (19:59.278)
Et tu vois juste se dire ok je vais prendre un petit temps sur mon calendrier, je vais parler avec Chad GPT, je vais lui dire c’est quoi les bonnes pratiques pour le calendrier, pour prendre des rendez-vous dans l’agenda et tout ça. Donne-moi des idées, dis par exemple pour tes coachings, dans mon bootcamp j’ai du coaching, toutes les semaines des gens prennent des rendez-vous dans mon

donc je peux pas gérer ça à la main, c’est juste pas possible, clairement ce ne serait pas fait sinon, c’est des tout petits créneaux, donc il m’a dit bah écoute pas besoin de faire un truc trop compliqué avec un formulaire etc, juste rajoute la question qu’est qui t’amène, ça va être un rendez-vous rapide donc on va aller à l’essentiel et donc moi j’ai juste, c’est pas une automatisation tu vois, mais c’est juste se dire bah j’ai mon élève, il m’explique, je galère à créer mon GPT pour ma gestion de je sais pas quoi de manu’s letter, on va…

Estelle (20:19.132)
Ouais, oui.

Marjolaine (20:44.302)
j’ai le contexte, c’est des petites choses mais ça change la vie et donc avant de vouloir tout automatiser et se dire mon agenda est géré quand je dors, mes mails sont répondus etc ce à quoi certains vont être fascinés, d’autres vont se dire attends mais c’est horrible, t’imagines il prend des décisions à ta place, non rien n’est envoyé sans que j’ai validé etc et ça va créer le faux mot chez d’autres, remettons un peu l’église au milieu du village et dire quelques bons outils no code, IA automatisation au bon endroit ça change la vie et ça fait que tu te sens plus

maîtrise sur ta liste de tâches, la gestion de ton agenda, la gestion de tes mails, etc. Et tu peux passer à l’étape d’après, se dire ok c’est un sidekick à mes côtés avec qui je vais prototyper. Moi ce que j’adore en fait c’est aussi l’essence du marketing. L’essence du marketing c’est mettre le bon produit entre les mains des bonnes personnes et de la bonne façon. Et du coup pour moi l’IA elle est exceptionnelle là dessus parce que

Estelle (21:32.367)
face des bonnes

Marjolaine (21:39.086)
elle te donne l’accès à beaucoup de données. vois, tous les retours utilisateurs, tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux, aller prendre des vidéos LinkedIn d’influenceurs, micro-influenceurs, peu importe, et dire ce transcript, cette vidéo de deux heures où quelqu’un fait un retour sur mon produit, où quelqu’un parle de telles tendances, je vais le mettre dans une IA, moi j’aime bien par exemple TurboScribe, qui va me faire un transcript et qui va me permettre derrière de prendre tous ces transcripts et il y en a 100 entre tout ce qui s’est dit sur ma marque,

ou peu importe, dernières semaines, derniers mois. Je vais prendre tous les calls ou toutes les interviews utilisateurs et prendre cette matière brute. Il y a eu 40 ou 1000, peu importe ta marque. Je vais prendre, tu vois, les exports de commentaires Instagram, commentaires YouTube, etc. Toute cette donnée brute, impossible à analyser.

Je la mets dans une IA, donc chat GPT, Claude, Gemini, Le Chat, peu importe. Notre book LM aussi, je recommande beaucoup notre book LM IA gratuite de Google qui ne va pas sur internet et donc du coup agit plus comme un documentaliste où en fait tu lui donnes des liens YouTube.

Estelle (22:43.88)
Qui résume.

Marjolaine (22:48.166)
texte et ça te permet de discuter en fait ça te crée ton propre mini LLM, ton propre GPD et tu as des fonctionnalités marrantes ça te crée un podcast, une vidéo de présentation, un quiz, des cartes démo, plein de choses une FAQ, une timeline, enfin c’est assez magique

Estelle (22:52.9)
Ok.

Marjolaine (23:04.054)
Tout ça, tu vas pouvoir après tester beaucoup de choses rapidement. Moi, trouve que l’IA, là elle est magique, c’est qu’elle réduit le temps entre j’ai une idée et mon idée est live, elle est testée et je vais la donner pour itérer. Et en plus, cette donnée, je peux en faire quelque chose pour améliorer. Moi, c’est ça qui me fascine. C’est ce qui m’éclate le plus.

Estelle (23:23.42)
Moi, que je vois de plus en plus, et je t’avoue que c’est une réflexion que, alors que je l’utilise vraiment au quotidien, moi c’est très tchad, pété parce que je suis encore restée à ce niveau-là, mais voilà. Oui, oui, et puis voilà, c’est facile, je l’ai alimenté depuis…

Marjolaine (23:32.88)
Mais c’est très bien, c’est 80 % !

Estelle (23:41.456)
donc ça doit faire deux ans maintenant. Donc effectivement, il y a vraiment des automatismes qui arrivent, ils commencent à comprendre comment je fonctionne, pense, il y a vraiment tout un truc. Mais ce que je réalise depuis relativement peu de temps, c’est que je l’utilise, et je pense qu’on est nombreux à faire ça, je l’utilise quand j’ai un besoin. Je me dis tiens, j’ai besoin de rédiger une nouvelle page de vente, aide-moi à rédiger, ou la description de mon calendrier. Typiquement pour faire ça, je trouve que c’est génial. Avant, je mettais calendrier, je mettais pas de description, parce que je m’étais jamais posé la question bêtement.

Marjolaine (24:04.206)

Ça te permet d’améliorer plein de petites choses.

Estelle (24:10.116)
Voilà, ça améliore. ça, ok, très bien. Mais donc j’ai un besoin en tête, je vais le voir, je lui dis, fais-moi ça, machin, il le fait très bien. Mais en revanche, ce que tu viens de dire, toi tu dis, ce qu’il faut faire, c’est l’alimenter au sens de toutes les données.

qu’on va avoir. Et en marketing, Dieu sait que des données, on en a sous la main et que bien souvent on n’utilise pas. Typiquement les retours clients, les questions clients, tous ces éléments-là. Ce qu’il faut faire, c’est prendre, avoir cette gymnastique-là, de se dire c’est mon sidekick cerveau, c’est ma bibliothèque, je lui mets tout ça dedans, je lui donne, et d’avoir ce réflexe-là lui donner pour pouvoir l’alimenter.

Marjolaine (24:33.326)

Marjolaine (24:49.698)
Ça c’est un des usages clés et les plus magiques de l’IA aujourd’hui. Et depuis quelques semaines, on va encore plus loin avec les connecteurs sur chat GPT ou sur Claude. Et là vraiment, ça prend des proportions hyper intéressantes. Avec Claude ou chat GPT, connectes. Donc je dis Claude parce qu’ils en ont plus. Claude typiquement, il faut la version payante, donc à 20 dollars par mois. Tu peux connecter tes mails.

Estelle (25:16.689)
Netflix.

Marjolaine (25:19.632)
ton agenda, ton Google Drive, ton Notion, ton Fireflies. Ça c’est un peu mon stack d’outils principales et c’est les premiers à avoir été développés sur Cloud. Fireflies c’est pour enregistrer des calls en réunion. Tu tu les reçois à la fin, ton transcript, ta synthèse, etc. Moi aujourd’hui j’ai connecté ces cinq outils et même mon Stripe ou mon Canva à Cloud. Sur TchadGPT, que les mails pour l’instant et Notion si tu as la version entreprise. Et tu peux aussi avoir Microsoft.

Estelle (25:34.792)
petit bot.

Marjolaine (25:49.48)
Aujourd’hui, j’ouvre Claude et je peux lui dire quelles sont les idées les plus intéressantes que j’ai pu développer ou qui sont venues dans mon drive récemment ces trois derniers mois. Comment ont évolué les échanges avec mes clients ces six derniers mois ou ces douze derniers mois ? Quelles sont les grandes idées que je note dans mon notion ?

Je lui pose la question, tu vois, c’est en prenant les calls, de comment mes discussions sur l’IA et la créativité ont évolué depuis début 2025 avec mes clients. Il a accès à tous mes transcripts.

Estelle (26:23.176)
ce que je comprends.

C’est ça ! C’est à dire qu’en fait là ce que tu es en train de me dire c’est un il faut l’alimenter mais que là avec ces connecteurs tu n’as même plus besoin de l’alimenter, il vient… dingo !

Marjolaine (26:32.383)
besoin d’alimenter.

il vient et il se branche. pourrait le regarder en off après si tu veux. Et je conseille à celles et ceux qui ont envie de tester avec Claude ou ChatGPT. C’est juste que Claude le fait mieux parce que avec ChatGPT, sans rentrer dans les choses trop techniques, mais j’aime bien donner un peu pour avoir les clés pour l’utiliser, il faut utiliser ce qu’ils appellent le mode agent. Donc tu cliques sur le petit plus et tu mets mode agent et ça va prendre du temps parce que ChatGPT va ouvrir un petit ordinateur et tu vas le voir aller naviguer sur ton drive, sur ton agenda. C’est génial, mais ça prend du temps. Claude n’a pas besoin de faire ça.

Estelle (26:37.231)
Ouais.

Estelle (26:46.984)
Mh ouais.

Marjolaine (27:03.969)
c’est natif.

tu connectes et tu lui dis, regarde mes mails, est-ce qu’il des sujets importants que j’évite ? Regarde mes conversations, selon toi quelles sont les frictions les plus importantes dont mes clients me parlent. Dans mes conférences, est-ce que tu sens qu’il a, ce qui a fait que les gens m’ont contactée, il a une différence entre avril 2024, avril 2025 et aujourd’hui. Selon toi, modèle prédictif, basé sur le passé, qu’est-ce que tu penses va se passer dans les ces derniers mois ? Selon toi, s’il a des signaux faibles que je ne vois pas,

Est-ce que je vais dans le mur ? Imagine que je suis allée dans le mur. On est en 2027. Raconte-moi la raison qui a fait ça. Tu vois, c’est exceptionnel.

Estelle (27:43.856)
C’est génial. Question très pratique. Je sais pas si t’as la réponse. Là, moi, j’utilise que ChatGPT. Donc il a un historique avec moi, connaît plein de trucs. Cloj, je l’utilise pas. Là, de Staprem, je me dis attend, c’est vachement bien son machin, je veux les connecteurs. Je prends mon abonnement, là, 20 euros, c’est même prix que Netflix, il n’y a pas de sujet. Il se connecte, il a accès à que les nouveaux emails qui vont arriver et les nouveaux éléments, ou il a accès au passé, je peux déjà lui demander toutes les questions que tu viens de poser.

Marjolaine (27:48.174)
Merci beaucoup.

Marjolaine (28:14.232)
a accès à tout, à partir du où tu le connectes, a accès à Moi je lui demandé, fais moi l’analyse de mon drive ces 15 dernières années. Il m’a fait un petit artefact avec, voilà les plus grosses collaborations, là où vous avez eu plus d’impact, là où y a eu des opportunités manquées, vous vous intervenez sur tel sujet, tel sujet, enfin, génial. Et alors, donc tu le connectes, il a accès à tout.

J’avais anticipé, je pensais que tu allais me demander par rapport à ChadGPT qui te connaît très bien. arrives à Claude, coucou, coucou, hi stranger, tu vois. Et donc ce que font les gens que j’accompagne et qui ont envie de changer, de tester d’autres LLM.

c’est tu te demandes à Tchaït-GPT, fais-moi un brief de 20 pages sur moi avec tout ce que tu sais parce que je vais briefer ton confrère. Et ça va, il est bonne pâte, il te pas mal, il te le fait et ça te donne aussi des choses intéressantes sur, oui, c’est ça tout ce que tu avais sur moi, sachant qu’on a accès, tu sais, dans tes paramètres, tu peux aller faire la gestion de la mémoire et tu vois tout ce qu’il a en mémoire sur toi.

Estelle (28:54.544)
Shadow.

Estelle (28:59.118)
Ouais, j’adore !

Hum

Estelle (29:08.252)
Oui.

Marjolaine (29:12.686)
bien important d’activer la mémoire. Moi, j’aime bien faire tester le prompt tout simple. Que sais-tu sur moi ? Que je ne serai pas moi-même. Basé sur nos conversations précédentes. Et c’est juste un test qui permet soit de s’en rendre compte, soit de voir que le chat GPT dit je ne sais rien. Parce qu’en fait, on n’a pas activé la mémoire. Ou on n’est pas en mode connecté. Et moi, c’est un peu une personne sur deux. Personne sur deux a activé, personne sur deux. Sans mémoire, sans contexte, on passe à côté de 90 % la magie de lire.

Estelle (29:21.224)

Estelle (29:30.92)
activé.

Estelle (29:35.25)
Ouais, ouais, ouais.

Marjolaine (29:41.868)
Ce qui est intéressant dans les 10 % sans mémoire sans contexte, c’est que du coup, l’IA a moins de biais.

Et donc moi j’invite aussi parfois à avoir un LLM un peu plus neutre, par exemple Gemini, Le Chat, DeepSick, ce qu’on veut, à qui on va aller poser la question. Et comme ils ne connaissent pas, ce pas les mêmes réponses. Et moi j’ai déjà fait dans le cadre d’un post-LinkedIn, pas pour l’écrire mais pour le corriger, j’avais deux approches différentes, tu deux hooks différents. Chat GPT me dit, le premier est largement meilleur. Claude, ouais le premier il est mieux. Je dis, clairement le premier il est mieux. Je vais voir deux autres LLM, crois Gemini et Le Chat justement.

ils me disent les deux le deuxième largement. Et en fait, je comprends que moi, en fonction de ma personnalité, de mon historique, de comment j’aime m’exprimer, etc., le premier est mieux. Donc le premier est plus fidèle à moi, à mon message, à ma façon de parler, mais le deuxième va résonner mieux. donc après, t’as un choix. Qu’est-ce que je fais ?

Estelle (30:20.008)

Estelle (30:30.574)
Oui, à ta façon de parler.

Estelle (30:38.728)
Hmm.

Marjolaine (30:39.054)
Donc j’ai essayé de faire un peu le meilleur des deux mondes, ne pas si c’est… Mais voilà, tout ça pour dire que c’est très important d’avoir un LLM qui est notre co-fondateur personnel, notre sidekick qui nous connaît, c’est cool aussi de garder des IA un peu plus neutres.

Estelle (30:51.208)
Alors tu viens de parler de co-fondateur parce que là on a parlé de ton niveau 1 de ta pyramide qui est l’assistant IA, je délegue, j’automatise tout ce qui est facile à automatiser qui m’intéresse pas plus que ça. Le niveau 2 c’est ce que tu viens de dire, on va alimenter, on va lui donner toutes les data, tous les éléments et il va pouvoir venir nous aider en fait à structurer.

si on parle de marketing, tout notre process marketing, c’est-à-dire que derrière, tu vas lui demander de travailler sur ton personnage, ton contenu, sur ton storytelling, sur tous les éléments qui vont venir nourrir ton marketing, c’est ça.

Marjolaine (31:22.386)
générer des visuels et là on sort un peu de chat de JPT, Claude etc. On va aller sur Nano Banana, sur Mid-Journey, H &N pour de la vidéo, 11 Labs pour de la voix. tu vois tout ce qui est contenu fonctionnel tu vois par exemple je différencie une photo qui serait ou une vidéo qui serait vraiment la campagne de la marque où là pour moi il faut de l’humain, il faut de la créativité, il faut du décalage, il faut un truc un peu la surprise etc. à du plus fonctionnel du genre c’est mon catalogue, Shopify tu vois c’est mon

site avec les mannequins etc différentes couleurs pourquoi pas une fois que tu as créé quelque chose tu peux utiliser des nano banana etc mais oui en tout cas pour la création pour tester un peu ce fameux 0 to 1, l’IA permet de faire beaucoup de choses en revanche tu vois il quelques jours openair a sorti sa première campagne de pub une vidéo

Estelle (32:13.138)
Ouais ?

Marjolaine (32:14.456)
OpenAI qui édite chat de GPT, ils n’ont pas été les édits à. C’est des plus grands réalisateurs et réalisatrices qui ont pris leur appareil photo. Je crois même que la caméra, c’est une vieille caméra. Il est trop bien cet exemple. Le régalage est super intéressant. Ils te disent tu peux tout faire aujourd’hui avec Lya, tu promptes, les meilleures campagnes, etc. Voilà, c’est un peu méta.

Estelle (32:18.414)
C’est intéressant.

Estelle (32:25.928)
Le décalage est vachement intéressant d’ailleurs.

Marjolaine (32:40.98)
les cas où il l’utilise c’est quand il démontre l’outil quand ils ont annoncé Sora 2

de gestion de création de vidéos avec de l’IA, ils l’ont fait via Sora 2. Mais parce que du coup, on leur pardonne que ce ne soit pas parfait, etc. Et on voit la démo. En revanche, quand tu veux aller toucher des gens, quand tu veux vraiment, c’est ta marque, c’est ton storytelling, c’est tes valeurs, etc. Là, ils ont pris de l’humain. Ça veut pas dire qu’il n’y pas des IA qui ont assisté chacun de ces humains dans la réflexion, dans pousser les idées, etc. Mais qui tient les commandes,

qui fait le résultat final, ça reste lourd. C’est plutôt rassurant carrément.

Estelle (33:18.952)
ça reste l’humain. C’est plutôt rassurant, c’est plutôt rassurant entre nous. Bon, on a le niveau 1, on a le niveau 2. Donc niveau 1, assistant IA, niveau 2, on a notre directeur des opérations en IA. Il a le niveau 3, du coup ça m’intéresse, j’ai envie de monter un petit peu encore d’un cran. Là tu me dis c’est ton co-fondateur IA, qu’est-ce que tu veux dire, qu’est-ce qu’il va faire, qu’est-ce que tu veux dire par co-fondateur ?

Marjolaine (33:34.382)
All right.

Marjolaine (33:40.106)
En gros, c’est vraiment cette idée de je veux m’assurer que ce que je fais, comme je disais tout à l’heure, c’est pas juste je le fais bien, je le fais efficacement, c’est est-ce que je fais la bonne chose ? Et tu vois, j’aime bien dire que la plus grande, le plus grand ennemi de la…

productivité ou même de la créativité, c’est pas le manque d’outils, c’est pas le manque d’argent, de temps, de ressources, c’est peut-être la flemme, tu ou le manque d’alignement. peux te le dire un peu des deux façons du spectre. Et du coup, si t’es pas aligné avec ce que tu fais, vas… je suis pas inspirée, je suis pas machin, mais c’est parce que j’ai pas Canva plus pro machin, c’est parce que mon tchat de GPT, a pas… Non, c’est parce qu’en vrai, tu t’en fous et t’es pas censée faire ça.

tu crois que ça t’intéresse mais tu le fais pour les mauvaises raisons et donc moi d’avoir ce fond auteur personnel qui m’aide à garder quand même, à veiller au grain et tu vois qui me challenge à qui je peux dire bah là j’ai fait ça j’ai fait ça mais dis-moi trois raisons pour lesquelles en fait c’était pas forcément c’était peut-être un raccourci pourquoi je pourrais mieux développer ma pensée tu vois les petites choses comme ça moi j’ai par exemple un agent que j’ai créé sur Zapierre, un outil que j’aime beaucoup pour l’automatisation

qui regarde mon agenda et tous les vendredis à 17h il m’envoie son analyse de ma semaine et son analyse de ma semaine à venir et il me dit ok cette semaine tu as fait ça ça ça on sent une évolution par rapport aux semaines d’avant on sent qu’il se passe ça on sent qu’il se passe ça

point de vigilance là tu as fait six calls d’affilée c’est super parce que mais attention tu vas perdre en qualité tu vas perdre et ça je sens que tu en train de poser les briques vers ça et en fait il est connecté non pas qu’à mon agenda mais à mon notion à mon fireflies et donc il me dit ouais là en coaching je sens que tu commences de plus en plus à parler de ça et de ça est ce qu’il pas un truc à écrire sur la pyramide de l’IA tiens j’ai vu que tu avais des élèves qui avaient des niveaux très différents comment est que tu veux les accompagner est que tu es sûr que tu une off commune tu as assez de petites choses mais

Marjolaine (35:34.141)
En tout cas, me sens, nous qui sommes solo-preneurs, super accompagnés. Et ça, c’est cool.

Estelle (35:38.834)
C’est un peu le coach quand je t’entends. C’est un peu le coach qui n’est pas là pour te dire ce qu’il faut faire, qui est là pour poser les questions qui dérangent. Attends dis-moi chérie, tu as dit ça, mais pourquoi tu as dit ça ? tu sais d’aller te… Moi j’aime bien faire ça, je ne pas du coaching, je n’aime pas le terme, j’ai l’impression d’être… de manager une équipe de foot, d’une équipe de basketball des années 2000 quand on dit coach. Mais j’aime bien le côté…

Marjolaine (35:44.142)
C’est ça.

Marjolaine (35:49.72)
Ouais.

Estelle (36:05.896)
que moi j’ai vécu en entreprise en fait, je travaillais beaucoup comme ça, je travaillais pas mal en binôme en entreprise où t’en avais un qui disait d’accord mais pourquoi t’as écrit ce brief agence ? Moi j’étais vraiment tu sais en service marketing blabla, on briefait des agences toute la journée etc. Ok, tu fais ton brief alors on croyait qu’on était super forts en brief parce qu’on faisait des jolis briefs de 40 pages c’est formidable et à un moment donné t’avais ton boss marketing, moi je l’adorais, je dis coucou si elle écoute un jour Sylvie Brun qui était une femme brillantissime qui parlait pas beaucoup mais qui te regardait droit dans les yeux qui disait ok mais pourquoi t’as fait ça ?

C’est ultra puissant. C’est très con, mais c’est ultra puissant d’aller poser ces questions qui en fait dérangent et que personne n’ose vraiment trop de poser parce qu’on a tous l’impression qu’on est très intelligents et pardon, mais… Fine, mais je trouve que c’est ultra intéressant d’avoir cette espèce de petit reminder qui dit d’accord, mais qui vient de poser les questions qui peut-être en fait qu’on se pose peut-être pas parce qu’on sait qu’elles vont nous fâcher un tout petit peu.

Marjolaine (36:38.766)
Oui.

Marjolaine (36:45.038)

Marjolaine (36:59.958)
Et moi j’hésite pas dire Alia parce que c’est facile, ça me coûte rien ces trois mots. Vas-y dis moi les failles, dis moi mes blind spots, dis moi les zones d’ombre, dis moi machin. Et ce petit pourquoi, il est génial, il est hyper puissant et c’est vrai que moi l’utiliser comme un co-fondateur qui m’aide à préparer un podcast à qui il a tous les transcripts de mes anciens podcasts et va me dire, ok, tiens là tu vas là dessus, ça c’est intéressant, machin. Il peut analyser à posteriori, ok merci de m’avoir aidé à préparer, voilà le transcript, qu’est

temps, il m’a dit, j’avais le transcript écrit, puisqu’il ne pas de l’audio, m’a dit c’est bien mais tu as parlé très rapidement. lui ai dit comment tu sais, je t’ai envoyé un texte, il m’a dit tu crois que tu m’as trésé ? Mais en fait, le fait de savoir, de voir que tu ne conclus pas en répétant ce que tu as dit mais tu enchaînes sur une nouvelle idée, il n’y a pas tel mot de liaison, il n’y a pas ceci, il pas ceci, il a pas cela, tu vas vite.

Estelle (37:38.696)
Je sais, il a les timers.

Marjolaine (37:52.76)
je te la, ok, donc tu vois, hyper puissant. Il y a plein de petites choses comme ça. Je l’ai même utilisé. J’avais une présentation devant un COMEX, un gros budget, un truc hyper stratégique. Ça s’est passé de manière bizarre. J’ai l’impression que la réunion m’a échappé. j’en suis sortie avec un goût un peu amer. Qu’est-ce qui passé ? J’ai donné à la chapeau de GPT, on a fait une lecture du sujet. Il m’a dit, bon, ben voilà, voilà ce qui s’est passé. Après, il brosse un peu dans le sens du poil. Donc il m’a dit, voilà, je lui dit, ok, mais maintenant, imagine que tu la cliente.

disais, qu’est-ce que tu me dirais ? Mais vas-y. lui disais, merci pour ton exigence, Marjo. lui disais, Et il me dit, bon, fait, voilà, tu n’as pas capté qu’un COMEX, c’était un lieu politique. donc, quand tu as répondu à la question de untel en ouvrant, nan, nan, tu as perdu la confiance de l’autre qui attendait que tu fasses sa présentation. Je lui disais, OK. Je lui disais, du coup, tu penses que je dois revenir vers eux avec une offre Et il m’a dit, ouais, c’est super parce que c’est du business court terme, mais ça va t’éloigner complètement de ça, ça, ça. Et de voir écrit, je le savais, mais de le voir écrit,

Estelle (38:27.708)
Ouais, vas-y, viens dans !

Marjolaine (38:53.022)
Ok, et on a co-écrit ensemble un mail et en fait l’offre a changé et je suis retombée sur mes pattes et c’était génial. J’en ai plein d’exemples où vraiment j’utilise comme un second cerveau, vois, un sidekick aussi mais sur la partie plus stratégique, plus personnelle aussi quoi.

Estelle (39:09.416)
Trop, bien. Écoute Marjolaine, je vais pas te cacher, j’ai 10 000 questions de plus à te poser. c’est ça, c’est un peu la discussion éternelle, mais je trouve que tu vois ce que tu nous as donné sur cette pyramide niveau 1, niveau 2, niveau 3, je pense que là, a des trucs qui se rentrent, en tout cas dans le mien, peux dire qu’il a pas mal de trucs qui se sont en train de bouger, je suis sûre que dans celui de ceux et celles qui nous écoutent, il a plein de choses qui se passent. Je vais essayer de faire un résumé en deux minutes.

Marjolaine (39:14.232)
Après, quand tu dis non-tot, ouais.

Estelle (39:36.272)
de ce que tu nous as dit. D’abord tu nous as dit, moi tu m’as un petit peu prise… à défaut parce que je m’attendais pas à ce que tu me dises ça. Tu m’as dit, les amis, les posts tchat.gpt, vous êtes bien mignons, vous êtes bien sympas, mais à ne pas faire, pour un truc que je trouve en fait très logique une fois que tu le dis, c’est on utilise tous et toutes, de plus en plus en tout cas. De plus en plus tchat.gpt et les autres pour rédiger nos posts. Certes ça va plus vite, certes ça nous aide, etc. Voilà, c’est génial. Sauf que vu que tout monde le fait, bon…

l’un dans l’autre, on se retrouve au même niveau qu’on était avant quand on n’avait pas de chat de gpt, donc finalement ça fait ressortir personne. Et la réalité c’est ce qui va faire ressortir c’est l’humain parce que sans qu’on sache trop vraiment bien pourquoi, on reconnaît. Il y a toujours un truc, tu disais, a quand même un truc qui fait que ça marche pas quand c’est écrit que avec les IA. Donc faites-vous aider par les IA, certes pour structurer la pensée, pour faire plein de choses, etc. Mais gardez la main sur la rédaction parce que c’est ça qui va faire que vous allez sortir de tous les autres.

qui auront utilisé Iliya, qui iront plus vite, qui auront peut-être produit plus, mais qui auront produit probablement de façon plus linéaire et plus un peu tous les mêmes et surtout moins humains. Et tu disais, et ça je le retiens vraiment parce que moi je pêche là-dessus, mais il y a vraiment un point ultra négatif, un malus qu’on se prend au moment où quelqu’un se rend compte qu’on a utilisé Iliya. D’ailleurs moi j’ai des gens qui m’écrivent et qui me disent, mais Stel je sais que tu as utilisé Iliya. dis ben oui, mais en même temps je le cache pas.

Moi, ça me gêne pas, mais je sens qu’il a un truc de putain mais merde en fait tu m’as trahi. Du même, pardon je rajoute un exemple qu’on n’a pas mis, mais la même chose je voyais là récemment sur Spotify, il a un super groupe, moi je ne connaissais pas du tout, qui est sorti et les gens disaient wouah c’est génial ce groupe c’est super, jusqu’au moment où ils se sont rendu compte que c’était de la musique qui a été créée par IA et les gens se sont sentis absolument trahis alors que bon finalement si c’est sympa c’est sympa mais ça les a, il a une espèce de décalage.

Marjolaine (41:28.91)
Ce n’est pas un humain qui a vécu le sentiment et qui a voulu transmettre à un autre humain. pas du tout la même chose. C’est synthétique.

Estelle (41:34.534)
Et ouais, et du coup, ça casse un truc. Et pour le coup, moi, je crois en une chose dans marketing, c’est la confiance. Si tu casses la confiance, le truc est fini. Ça s’arrête. C’est alors que la confiance, tu mets longtemps à la construire. Donc je prends vraiment ce point parce que je pense qu’il y a un élément vraiment de pivot qui se passe à ce moment là. Donc tu nous dis, les amis, vous êtes bien sympas, vous l’utilisez tous pour LinkedIn et autres. Je parle de LinkedIn parce que je sur LinkedIn, on peut faire pareil sur les autres.

C’est peut-être pas là qu’on a la meilleure utilisation de l’IA surtout, c’est pas comme ça qu’il faut l’utiliser. Toi, ce que tu nous dis, c’est qu’il faut vraiment l’intégrer de façon globale à notre façon de travailler. Et si je prends le marketing, puisque c’est ce qui nous intéresse aujourd’hui, nous dis, il y a plusieurs niveaux. Le niveau 1, c’est vraiment de l’utiliser comme un assistant à qui on va pouvoir déléguer tous les trucs qui ne pas méga over intéressants.

on va pouvoir se garder les trucs qui nous font kiffer. Tu disais, moi ce que j’aime c’est créer, c’est lire, c’est prendre le temps de faire ces choses-là. Tu vas pouvoir lui donner tous les autres trucs du type, organiser ton agenda, tes machins, tes trucs, créer la petite description sur Calendly. Toutes ces petites choses, tu disais que j’y refais trois fois. À partir du moment où je l’ai fait trois fois, bah c’est que c’est un truc qui revient. On peut peut-être regarder comment on peut l’automatiser. Et tu le disais, ça m’intéresse. Automatiser, ça veut pas dire que c’est un truc magique que tu fais une fois que tu en vois plus.

et qui se fait tout seul, c’est plein de petites choses. En fait, c’est plus ça, c’est simplifier la vie sur plein de petites choses. Donc ça, c’est le niveau 1. Et déjà, c’est pas mal. Et déjà, quand on a le niveau 1, je pense qu’on a déjà gagné pas mal de temps. Quand on pense à notre copain Tim Ferriss qui nous disait qu’on allait bosser quatre heures, bon ben là, déjà, on peut se récupérer quelques minutes, quelques heures par jour, quelques heures par semaine probablement avec ce niveau 1. C’est déjà énorme. Niveau 2, ce que tu nous dis, c’est là…

Marjolaine (43:04.749)

Marjolaine (43:16.75)
Bon, allez.

Estelle (43:25.296)
On a un peu notre directeur, directeur des opérations qui va vraiment nous aider à poser les choses. Et en marketing, un directeur des opérations, qu’est qu’il va faire ? Ce que tu disais, c’est il faut le nourrir. Et ça, peut-être le truc à prendre, c’est ne lui posez pas tout le temps juste des questions avec vos prompts. J’ai besoin que tu me fasses ci, ça, Nourrissez-le, filez-lui toutes vos data, toutes vos données. Tu disais il y a des connecteurs maintenant. Je meurs de voir ce truc de connecteurs, je trouve ça génial. Mais en tout cas, filez-lui toutes vos data, tout ce qu’on peut.

Marjolaine (43:51.886)
Même en PJ, en pièce jointe, en PDF, c’est très bien.

Estelle (43:55.492)
mais… On lui balance, il le prend, on active la mémoire, ce que tu disais, parce que si on n’active pas la mémoire, tout ça, sert à rien. Et là, il va pouvoir vraiment venir jouer un rôle sur notre création de personnages. Noma, pic de compte, Nuno, storytelling, tous les éléments en fait qu’on va pouvoir travailler, on va pouvoir lui demander de le travailler avec nous. Encore une fois, on a le droit de garder la main, c’est pas la question, mais en tout cas, il vient nous préparer un peu, mâcher le travail. Et après, on a le niveau 3 que j’adore, j’aime beaucoup vraiment ce que…

Ce que tu proposes, c’est de dire, en fait, j’ai mon co-fondateur, j’ai mon miroir, mon partenaire qui ne pas me faire de cadeau. fait, c’est plus ça qui va aller me poser les questions pour m’assurer que je vais dans le bon sens et que suis pas juste en train soit de faire plaisir à la masse, soit de me faire plaisir parce que c’est plus facile, mais qui va venir un petit peu check up le truc et dire, bon, est-ce qu’on est bien au bon endroit? Est-ce que c’est bien les bonnes choses? En fait, c’est celui qui t’arrête dans ta lancée. Souvent.

Marjolaine (44:31.694)

Estelle (44:52.744)
On est tous comme ça, on a nos œillères, on roule, là on pédale comme des débiles. Bon bah lui il vient dire attends deux minutes là, t’as pensé à ça, tu l’as fait pour quoi ? Je trouve que c’est vraiment génial. Donc niveau 1 assistant, niveau 2 directeur des opérations, niveau 3 co-fondateur, IA, je reprends mon souffle, Marjolaine, est-ce que j’ai résumé à peu près l’idée et la pensée ? Bon génial, écoute, encore une fois j’ai mille autres questions à te poser mais vraiment je veux qu’on s’arrête là parce que je sais comment ça se passe avec un podcast.

Marjolaine (45:11.694)
C’était pas vrai, c’est exactement ça.

Estelle (45:22.456)
on l’écoute et on dit putain c’est génial, attends je vais mettre ça, je vais mettre ça, je vais mettre ça et il a trop de trucs et après on met rien en place. Donc s’il vous plaît, si vous écoutez ce podcast et que ça vous intéresse autant que ça m’intéresse moi, dites-vous ok je m’arrête là deux minutes et je vais commencer par mettre le niveau 1 en place et quand j’aurais mis le niveau 1 je mets le niveau 2 en place, quand j’ai mis le niveau 2 je passe au niveau 3 parce que c’est trop dommage en fait de passer à côté, de ne pas aller dans vraiment l’essence de ce que ça va pouvoir nous apporter. Marjolaine.

Si les gens sont comme moi, qu’ils n’en peuvent plus, qu’ils ont envie de poser 3 millions de questions et demi, d’abord est-ce qu’ils peuvent venir t’embêter et deux, où est-ce qu’ils peuvent le faire

Marjolaine (45:58.126)
Oui, avec plaisir. Moi, je suis sur LinkedIn. Je pense que c’est le plus simple pour m’envoyer un message. Et après, via mon Bootcamp, je propose aussi si il a des questions pour savoir si ça peut être pertinent, mes contacts, un call, etc. Donc lebootcampia.com et sinon sur mon LinkedIn.

Estelle (46:16.846)
Génial. Je mets évidemment tous les liens dans les notes de l’épisode. Donc, n’hésitez pas, le LinkedIn, le Bootcamp. Merci mille fois Marjolaine d’être venue nous parler de ta pyramide IA. T’es la bienvenue absolument quand tu veux, Marjolaine, sur le podcast du marketing.

Marjolaine (46:32.622)
Merci

 

 

 


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Pourquoi le tunnel d’acquisition ne suffit plus à convertir vos clients – Episode 305

ou écouter sur :

Le tunnel d’acquisition, autrefois pilier du marketing, ne reflète plus la réalité du parcours client actuel. Dans cet épisode, nous explorons comment repenser la stratégie d’acquisition pour la rendre plus fluide, personnalisée et durable.

L’objectif n’est plus de pousser un prospect jusqu’à la conversion, mais de construire une relation authentique et continue, du premier clic à la fidélisation.

 

Au programme :

1. Le tunnel d’acquisition classique : un modèle fondateur mais dépassé

2. L’ère du parcours utilisateur non linéaire

3. Du multitouch à la co-construction de la relation

4. De la conversion à la fidélisation

5. Transformer l’expérience client en levier de croissance durable

 

 

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Transcription de l’épisode

 

Le tunnel d’acquisition, ce grand classique du marketing, semble aujourd’hui montrer ses limites. Pendant longtemps, il a servi de boussole pour comprendre et orchestrer le parcours client : attirer, convertir, fidéliser. Mais depuis quelques années, la réalité a rattrapé le modèle. Les consommateurs sont devenus volatils, les points de contact se sont multipliés, et la frontière entre marketing, produit et expérience client s’estompe peu à peu.

Dans un monde post-pandémie, où les attentes des utilisateurs ont radicalement évolué, le parcours d’achat ne ressemble plus à une ligne droite mais à une carte de métro. L’utilisateur passe d’une plateforme à l’autre, consulte les avis, échange sur les réseaux, interagit avec une marque via un chatbot, puis prend sa décision au moment le plus inattendu. Autrement dit, le tunnel s’est transformé en un réseau complexe où chaque étape peut devenir une opportunité – ou un point de rupture.

Cet épisode explore comment repenser le tunnel d’acquisition pour qu’il corresponde à la réalité des comportements actuels. Nous verrons pourquoi le modèle linéaire ne suffit plus, comment les nouveaux points de contact redéfinissent la relation entre les marques et leurs clients, et surtout, comment transformer chaque clic en relation durable.

L’objectif n’est plus seulement d’amener un prospect jusqu’à la conversion, mais de créer un lien fort, continu, et porteur de valeur mutuelle. Parce qu’aujourd’hui, un client fidèle vaut bien plus qu’une simple conversion.

 

 

Les fondements historiques du tunnel d’acquisition (awareness, consideration, conversion)

Pendant des décennies, le tunnel d’acquisition a constitué le socle de la stratégie marketing. Il repose sur une idée simple : le consommateur suit un chemin progressif, du moment où il découvre une marque jusqu’à l’acte d’achat. Ce modèle, souvent représenté sous forme d’un entonnoir, permettait de visualiser la manière dont une large audience se transforme peu à peu en un nombre restreint de clients.

Le concept trouve son origine dans les travaux publicitaires du début du XXᵉ siècle, notamment avec le modèle AIDA : Attention, Interest, Desire, Action. Il s’agissait de capter l’attention du consommateur, susciter son intérêt, nourrir son désir, puis le conduire à l’action d’achat. Cette approche, héritée du marketing de masse, a longtemps dominé la pensée stratégique. Elle s’adaptait parfaitement à un contexte où les marques contrôlaient la communication et où les parcours d’achat restaient relativement prévisibles.

Avec l’essor du marketing digital, le modèle s’est modernisé, mais ses fondements sont restés identiques. On parle alors de trois grandes étapes :

  • Awareness : la phase de découverte. L’objectif est de rendre la marque visible et de susciter la curiosité. Les leviers typiques sont la publicité, le SEO, ou les réseaux sociaux.
  • Consideration : la phase d’évaluation. Le prospect compare, cherche des preuves, consulte des avis, télécharge un livre blanc ou s’inscrit à une newsletter.
  • Conversion : la phase de décision. C’est le moment clé où le prospect devient client, souvent à travers une offre promotionnelle, une démo ou un tunnel de vente bien optimisé.

Ce cadre structuré a eu le mérite de clarifier les priorités marketing et de faciliter la mesure de la performance à chaque étape. Il a permis d’optimiser les investissements publicitaires, de segmenter les audiences et de construire des stratégies de nurturing adaptées.

Cependant, ce modèle repose sur une hypothèse qui n’est plus tout à fait vraie : celle d’un parcours linéaire, prévisible et contrôlable. Le consommateur d’aujourd’hui n’avance plus de manière ordonnée dans un entonnoir, il navigue librement entre les canaux, revient en arrière, interagit, recommande, compare, puis parfois achète ailleurs. Autrement dit, si le tunnel d’acquisition reste une base utile pour structurer la réflexion, il ne reflète plus la complexité des parcours actuels.

C’est cette transformation profonde, amorcée par la révolution numérique et amplifiée par la crise sanitaire, que nous allons explorer dans la suite de cet épisode.

 

 

Les limites du modèle linéaire dans un environnement digital fragmenté

Le tunnel d’acquisition traditionnel repose sur une logique séquentielle : un prospect passe d’une étape à l’autre, guidé par le marketing. Mais cette vision ordonnée ne résiste plus à la réalité d’un environnement digital fragmenté, où les parcours se multiplient et s’entrecroisent à une vitesse inédite. Aujourd’hui, l’utilisateur n’avance plus de manière prévisible, il navigue entre différents canaux selon ses envies, ses besoins et ses émotions du moment.

Cette fragmentation s’explique d’abord par la diversité des points de contact. Un même consommateur peut découvrir une marque via une vidéo TikTok, consulter des avis sur Google, recevoir une recommandation sur LinkedIn, interagir avec un chatbot, puis finaliser son achat dans une boutique physique. Chacune de ces interactions influence sa perception et sa décision, mais aucune ne s’inscrit forcément dans un ordre logique. Le parcours d’achat devient un maillage complexe où chaque point de contact compte.

À cette complexité s’ajoute l’autonomie croissante des consommateurs. Ils ne subissent plus les campagnes marketing, ils les contournent, les comparent et les commentent. L’accès instantané à l’information a inversé le rapport de force : le client contrôle désormais le rythme et les modalités de sa relation avec la marque. Dans ce contexte, le rôle du marketing n’est plus d’imposer un parcours, mais de s’adapter à celui que le client choisit d’emprunter.

Les marques qui continuent à raisonner en entonnoir risquent de passer à côté de la réalité des comportements. Elles concentrent souvent leurs efforts sur la conversion immédiate, en oubliant les multiples micro-moments qui précèdent et suivent l’acte d’achat. Or, c’est précisément dans ces moments que se construit la confiance, la préférence et, à terme, la fidélité.

Enfin, la crise sanitaire a accéléré cette transformation. Le confinement a bouleversé les usages, favorisant les achats en ligne, les interactions à distance et une exigence accrue en matière d’expérience client. Résultat : les consommateurs attendent une continuité parfaite entre les canaux, et une cohérence dans les messages, quelle que soit la plateforme utilisée.

Le tunnel d’acquisition linéaire ne suffit plus à représenter cette complexité. Il faut désormais penser en écosystème, en parcours vivant où chaque interaction, chaque expérience, chaque émotion influence la suivante. C’est ce nouveau paradigme que nous allons explorer dans la partie suivante : celui du parcours utilisateur non linéaire.

 

 

Multiplication des points de contact : social media, search, communautés, IA conversationnelle…

Le parcours d’achat moderne ressemble de plus en plus à une toile d’araignée : chaque fil représente un canal, une interaction, une influence. Le consommateur est exposé à une infinité de points de contact, et chacun peut jouer un rôle dans sa décision finale. Le défi pour les marques n’est plus seulement de capter l’attention, mais de maintenir la cohérence de leur présence dans cet écosystème éclaté.

Les réseaux sociaux occupent désormais une place centrale dans ce maillage. Ils ne servent plus uniquement à la notoriété : ils influencent la considération et même la conversion. Un post LinkedIn peut susciter une recherche Google, une story Instagram peut déclencher un achat immédiat, un commentaire sur TikTok peut orienter une opinion. Les marques doivent composer avec des audiences fragmentées, qui naviguent entre divertissement, inspiration et action sans distinction claire entre le personnel et le professionnel.

Le search reste, lui, un pilier du parcours, mais il ne se limite plus à Google. Les consommateurs recherchent des produits sur Amazon, des avis sur YouTube, des recommandations sur Reddit ou des tendances sur Pinterest. Chacun de ces espaces devient un moteur de décision, influencé par des logiques d’algorithmes et de communautés. Cela oblige les marques à repenser leur stratégie SEO et à adapter leurs messages selon le contexte et le support.

Les communautés – en ligne ou physiques – jouent aussi un rôle décisif. Les consommateurs font davantage confiance aux pairs qu’aux publicités. Ils se tournent vers les forums, les groupes privés, les influenceurs ou les ambassadeurs de marque pour valider leurs choix. Cette dynamique horizontale a transformé la communication : les marques ne parlent plus à leurs clients, elles dialoguent avec eux, souvent dans des espaces qu’elles ne contrôlent pas totalement.

Enfin, les technologies conversationnelles comme les chatbots, les assistants vocaux ou l’IA générative ont introduit une nouvelle dimension : celle de l’interaction en temps réel. Ces outils permettent d’accompagner le client à chaque étape, de personnaliser les réponses et d’améliorer l’expérience globale. Mais ils imposent aussi une exigence : être pertinent, rapide et humain, même dans l’automatisation.

En somme, le parcours d’achat moderne n’est plus une succession d’étapes, mais une mosaïque d’expériences. Chaque point de contact est une opportunité d’apporter de la valeur, à condition que le message reste aligné et authentique. Dans cette logique, la cohérence devient le nouveau levier de performance.

C’est ce que nous verrons dans la prochaine sous-partie, consacrée à la co-construction de la relation client dans un parcours non linéaire.

 

 

Comment les parcours se réinventent : du multitouch à la co-construction de la relation client

Le marketing moderne repose sur une idée simple mais exigeante : le parcours client n’est plus un chemin imposé, c’est une expérience co-construite. Les marques qui réussissent ne cherchent plus à « pousser » le consommateur dans un tunnel, elles l’accompagnent dans un réseau d’interactions où chaque contact compte.

Ce changement de paradigme s’explique d’abord par la multiplication des points de contact “multitouch”. Un utilisateur peut interagir avec une marque dix fois avant d’acheter : en regardant une vidéo, en téléchargeant un contenu, en ouvrant une newsletter, en ajoutant un produit au panier sans valider l’achat, puis en revenant quelques jours plus tard via une recommandation d’ami. Le parcours n’est pas linéaire, mais cumulatif. Chaque interaction crée une empreinte, un souvenir, une émotion qui influence la décision finale.

Dans ce contexte, le rôle du marketing devient celui d’un chef d’orchestre de l’expérience. Il ne s’agit plus seulement d’attirer du trafic, mais de synchroniser les messages, les canaux et les émotions. Une marque performante doit garantir une continuité entre la publicité qu’un utilisateur voit sur Instagram, le ton du chatbot qu’il consulte sur le site, et le message de suivi reçu après l’achat. Cette cohérence émotionnelle est aujourd’hui plus puissante qu’un simple argument de prix.

Mais le véritable changement réside dans la co-construction de la relation client. Les consommateurs veulent participer, donner leur avis, influencer le produit et contribuer à la narration de la marque. Les entreprises qui intègrent cette dimension gagnent en engagement et en légitimité. Les programmes de bêta-test, les communautés d’ambassadeurs, les espaces de feedback ou encore les contenus générés par les utilisateurs deviennent autant de leviers d’attachement.

Enfin, cette approche suppose une posture d’écoute active. Comprendre les attentes, anticiper les besoins, reconnaître les irritants : voilà les nouveaux fondamentaux du parcours client. Les marques doivent accepter de perdre un peu de contrôle pour gagner en pertinence. En plaçant la relation au cœur de la stratégie, elles transforment chaque point de contact en un moment de confiance partagé.

En somme, le parcours client se réinvente autour d’une logique de dialogue et de collaboration. Le marketing n’est plus une mécanique de conversion, c’est une conversation continue. Dans la prochaine partie, nous verrons comment cette approche transforme la conversion et la fidélisation, deux notions désormais indissociables.

 

Le rôle de la personnalisation, des données et du contenu post-achat

Dans un monde où l’attention est rare et la concurrence féroce, la fidélisation n’est plus un objectif secondaire. Elle devient la clé de la rentabilité. Le client ne se contente plus d’acheter un produit ou un service : il s’attend à vivre une expérience continue, cohérente et personnalisée. C’est ici que la donnée et le contenu post-achat prennent toute leur importance.

La personnalisation est devenue un levier stratégique. Elle permet de prolonger la relation au-delà de la conversion, en créant un sentiment de reconnaissance et de pertinence. L’époque du marketing générique est révolue : un message identique pour tous ne suffit plus. Les marques qui performent utilisent la donnée pour anticiper les besoins, adapter les recommandations, et proposer des expériences sur mesure. Un email de remerciement contextualisé, une offre complémentaire pertinente ou un contenu éducatif adapté à l’usage du produit peuvent transformer un achat ponctuel en relation durable.

Mais la personnalisation n’est possible que si elle repose sur une collecte et une exploitation responsable des données. Les utilisateurs sont de plus en plus sensibles à la transparence et à la confidentialité. Ils acceptent de partager leurs informations, à condition d’y trouver une réelle valeur ajoutée. Le rôle du marketing est donc de construire une relation de confiance, en expliquant clairement comment les données sont utilisées et en démontrant qu’elles servent à améliorer l’expérience, pas à la manipuler.

Le contenu post-achat joue aussi un rôle central. Trop de marques négligent cette étape et perdent ainsi un formidable levier d’engagement. Un tutoriel bien conçu, une série de mails d’onboarding ou un accès à une communauté d’utilisateurs prolongent l’expérience et renforcent la satisfaction. Le contenu devient un outil de fidélisation autant qu’un vecteur de preuve sociale. Un client bien accompagné est non seulement plus fidèle, mais aussi plus enclin à recommander la marque.

Enfin, la personnalisation et le contenu ne sont efficaces que s’ils servent une expérience globale cohérente. L’objectif n’est pas d’accumuler les interactions, mais de donner du sens à chacune d’elles. Le marketing moderne ne se résume plus à la conversion, il orchestre une relation où chaque contact, chaque donnée, chaque message participe à construire la fidélité.

Dans la prochaine sous-partie, nous verrons comment cette approche centrée sur la relation transforme la fidélisation en véritable levier de croissance durable.

 

 

Transformer l’expérience client en levier de croissance durable

Fidéliser n’est plus simplement retenir un client, c’est créer une relation mutuellement bénéfique et durable. Dans un environnement saturé, où le coût d’acquisition ne cesse d’augmenter, les marques qui parviennent à transformer l’expérience client en moteur de croissance prennent une longueur d’avance. Le marketing ne se limite plus à vendre : il devient un catalyseur de valeur sur le long terme.

La clé de cette transformation réside dans une expérience client cohérente et mémorable. Chaque interaction, qu’elle ait lieu avant, pendant ou après l’achat, doit contribuer à renforcer la confiance et à nourrir la satisfaction. Une marque qui promet une expérience fluide en ligne mais déçoit en service après-vente détruit instantanément la relation qu’elle a mis des mois à bâtir. À l’inverse, une entreprise qui sait gérer les irritants avec empathie, réagir rapidement aux besoins et surprendre positivement ses clients transforme chaque point de friction en opportunité de fidélisation.

Les marques les plus performantes adoptent une approche centrée sur la valeur perçue plutôt que sur la simple transaction. Elles ne se contentent pas de proposer un produit, elles offrent un accompagnement, une communauté, une vision. Apple, par exemple, ne vend pas uniquement des appareils : elle construit un écosystème complet qui simplifie la vie de ses utilisateurs. De la même manière, des marques comme Decathlon ou Back Market cultivent une relation basée sur la transparence, la durabilité et la confiance, autant de leviers qui prolongent la fidélité et amplifient la recommandation.

Cette stratégie suppose une collaboration étroite entre les équipes marketing, produit et service client. L’expérience ne peut être optimale que si tous les maillons de la chaîne travaillent dans la même direction. C’est en alignant les données, les outils et la culture d’entreprise autour d’un objectif commun – la satisfaction client – que la croissance devient vraiment durable.

Enfin, transformer l’expérience client en levier de croissance nécessite une mesure fine et continue de la performance relationnelle. Les indicateurs traditionnels (taux de conversion, panier moyen) doivent être complétés par des indicateurs de confiance et de fidélité : Net Promoter Score, Customer Lifetime Value, taux de réachat ou engagement communautaire.

Les marques qui parviennent à intégrer ces dimensions dans leur stratégie ne dépendent plus d’un flux constant de nouveaux prospects. Elles construisent une croissance organique, portée par la satisfaction, la recommandation et la répétition d’achat. C’est cette maturité marketing, fondée sur la relation plutôt que la transaction, qui distingue les entreprises résilientes dans la durée.

 

 

Conclusion – Du tunnel à l’écosystème : repenser la croissance autour de la relation

Le tunnel d’acquisition, autrefois pilier du marketing, n’a pas disparu. Il s’est simplement transformé. Ce qui était un parcours linéaire s’est mué en un écosystème vivant, fait d’interactions multiples, d’émotions et de relations humaines. L’enjeu n’est plus seulement de convertir, mais de comprendre, d’accompagner et de fidéliser.

Les marques qui continuent à raisonner en entonnoir passent à côté de la richesse du parcours client moderne. Les utilisateurs ne suivent plus un chemin tracé d’avance : ils explorent, comparent, dialoguent, recommandent. Leur expérience se construit par fragments, à travers une infinité de points de contact – des réseaux sociaux aux communautés, en passant par les outils d’IA conversationnelle. Dans cet univers foisonnant, la cohérence, la personnalisation et la sincérité deviennent les véritables leviers de performance.

Repenser le tunnel d’acquisition, c’est donc accepter que la relation ne s’arrête pas à la conversion. C’est considérer chaque client comme un partenaire, un ambassadeur potentiel, un acteur à part entière de la marque. Les entreprises qui cultivent cette approche gagnent en crédibilité, en engagement et en durabilité.

Le marketing de demain ne se mesure plus uniquement en taux de clics ou en ROI immédiat, mais en valeur relationnelle : la capacité d’une marque à inspirer confiance, à apporter de la valeur continue, et à transformer ses clients en relais de croissance.

Alors, si vous deviez retenir une idée de cet épisode, ce serait celle-ci :

👉 Le tunnel d’acquisition n’est plus un entonnoir, c’est un cercle vertueux.

Un cercle où chaque interaction nourrit la suivante, où chaque client satisfait devient un levier de croissance, et où chaque relation sincère vaut bien plus qu’une conversion ponctuelle.

 

 


 

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