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Vous dites trop oui : le vrai frein caché de votre croissance – Episode 324

ou écouter sur :

Pourquoi refuser des clients peut accélérer votre croissance

Dire oui à tout, c’est souvent perçu comme une bonne stratégie. Plus d’opportunités, plus de clients, plus de chiffre d’affaires.

Mais en réalité, c’est souvent ce qui freine votre croissance.

Dans cet épisode, on aborde un levier contre-intuitif mais extrêmement puissant : apprendre à dire non. Non aux mauvais clients, non aux projets mal alignés, non aux opportunités qui vous éloignent de votre vraie stratégie.

Vous allez comprendre pourquoi le “non” n’est pas une perte… mais un accélérateur.

 Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

  • Pourquoi dire oui à tout dilue votre marketing et votre positionnement

  • Comment identifier les “faux bons clients” qui vous ralentissent

  • En quoi le “non” renforce votre image de marque et votre désirabilité

  • Comment refuser une opportunité sans fermer de portes

  • Pourquoi moins de clients peut générer plus de croissance

  • Les étapes concrètes pour mettre en place votre stratégie du “non”

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Transcription de l’épisode

Vous avez probablement déjà pensé ça.

“Ce client n’est pas idéal… mais bon, c’est du chiffre d’affaires.”

Alors vous dites oui.

Oui à un projet qui ne vous enthousiasme pas vraiment.

Oui à un client qui ne comprend pas votre valeur.

Oui à une mission qui vous éloigne de ce que vous voulez vraiment construire.

Sur le moment, ça semble logique. Parce que refuser du business, ça paraît presque absurde. Surtout quand on est entrepreneur, indépendant, ou dirigeant.

Et pourtant…

C’est peut-être exactement ce qui freine votre croissance aujourd’hui.

Dans cet épisode, on va parler d’un sujet contre-intuitif, presque inconfortable : le marketing du “non”.

Pourquoi dire non n’est pas un luxe réservé aux marques installées.

Pourquoi refuser certains clients peut, au contraire, accélérer votre développement.

Et surtout, comment transformer ce “non” en un véritable levier stratégique.

Parce que la réalité, c’est que toutes les opportunités ne se valent pas.

Et que vouloir plaire à tout le monde est souvent le meilleur moyen de devenir invisible.

Je vais vous montrer comment le fait de mieux choisir… peut vous permettre de mieux vendre.

Et vous allez voir que derrière chaque “non” bien placé, il y a souvent un “oui” beaucoup plus puissant qui vous attend.

1. Pourquoi dire “oui” à tout est une erreur stratégique

Quand on développe son activité, dire oui devient presque un réflexe. Chaque opportunité est perçue comme une chance à saisir, chaque client comme une validation. Pourtant, cette logique cache un piège majeur.

Tous les clients ne se valent pas.

Certains vous paient, oui. Mais ils vous coûtent aussi énormément. En temps, en énergie, en charge mentale. Ce sont ces projets qui s’éternisent, ces échanges interminables, ces missions où vous devez constamment vous adapter… parfois même vous renier.

Le vrai problème, c’est que ces “mauvais clients” ne font pas que vous ralentir opérationnellement. Ils diluent aussi votre marketing.

Parce que plus vous acceptez de profils différents, plus votre message devient flou. Vous essayez de parler à tout le monde. Vous ajustez votre discours en permanence. Résultat, vous perdez en clarté… et donc en impact.

Et sans clarté, il devient beaucoup plus difficile d’attirer les bons clients.

Il y a aussi une illusion très répandue : penser que plus de clients signifie plus de croissance. En réalité, c’est souvent l’inverse. Une accumulation de projets mal alignés crée de la dispersion. Vous avancez, mais sans direction nette.

Dire oui à tout, ce n’est pas une stratégie. C’est une réaction.

Et tant que vous restez dans cette logique, vous subissez votre développement au lieu de le piloter.

C’est précisément là que le “non” devient un outil stratégique.

2. Identifier les clients qui vous ralentissent vraiment

Le plus difficile, ce n’est pas de dire non. C’est de savoir à qui.

Parce que les “mauvais clients” ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Ce ne sont pas forcément ceux qui paient mal ou qui posent problème dès le départ. Au contraire, certains semblent parfaits… sur le papier.

Ce sont les faux bons clients.

Ils ont le budget, ils sont intéressés, ils disent oui rapidement. Mais très vite, quelque chose coince. Les attentes ne sont pas claires. Les décisions traînent. Vous sentez que vous devez en faire plus que prévu pour maintenir la relation.

Il existe pourtant des signaux faibles, dès le début.

Un client qui négocie excessivement.

Un prospect qui ne comprend pas vraiment votre valeur.

Un projet qui vous oblige à sortir de votre cadre d’expertise.

Ou tout simplement… une sensation de friction dès les premiers échanges.

Ces signaux sont précieux. Parce qu’ils révèlent un mauvais alignement.

Au-delà de la rentabilité, certains clients ont un autre effet pervers : ils brouillent votre positionnement. En acceptant des missions trop éloignées de votre cœur de métier, vous envoyez un message confus au marché. Vous devenez “tout terrain”. Et donc, moins identifiable.

Pour éviter ça, il est essentiel de définir votre “anti-persona”.

Pas seulement votre client idéal. Mais aussi celui que vous refusez. Celui avec qui vous savez que la collaboration sera inefficace, frustrante, voire contre-productive.

Cette clarté change tout. Parce qu’elle vous permet de décider en amont… au lieu de subir après.

3. Le pouvoir stratégique du “non” sur votre positionnement

Dire non, ce n’est pas seulement une décision opérationnelle. C’est un acte de positionnement.

Chaque fois que vous acceptez un client, vous envoyez un signal au marché. Vous montrez qui vous servez, comment vous travaillez, et pour quel type de problématique vous êtes pertinent. À l’inverse, chaque refus est tout aussi puissant. Il dessine vos contours.

Dire non, c’est choisir.

C’est affirmer que vous n’êtes pas tout pour tout le monde. Et c’est précisément ce qui renforce votre attractivité. Parce qu’une marque ou un expert qui accepte tout devient interchangeable. Alors qu’un positionnement clair, assumé, crée de la désirabilité.

Il y a aussi un effet psychologique fort. La rareté attire. Le fait de ne pas être accessible à tous renforce la perception de valeur. Ce n’est pas un jeu d’ego, c’est un mécanisme de perception.

Dire non vous permet aussi de vous spécialiser. Et contrairement à une idée reçue, se spécialiser ne ferme pas des portes. Cela en ouvre de meilleures. Vous devenez identifiable, recommandable, mémorable.

Votre message gagne en précision. Votre marketing devient plus simple, plus direct, plus impactant.

À l’inverse, si vous dites oui à tout, vous êtes obligé d’élargir votre discours. Et plus vous élargissez, plus vous perdez en résonance.

Le “non” agit comme un filtre stratégique. Il aligne votre offre, votre communication et votre cible.

Et c’est cet alignement qui transforme un marketing “correct” en marketing puissant.

4. Comment refuser intelligemment sans brûler d’opportunités

Dire non est une chose. Bien le faire en est une autre.

Le risque, quand on commence à poser des limites, c’est de fermer des portes inutilement. Alors que ce que l’on veut, c’est précisément l’effet inverse: dire non pour renforcer votre image, créer du respect, et même générer de nouvelles opportunités.

Tout repose sur la manière.

Refuser un client ne signifie pas rejeter la personne. Il s’agit de refuser une collaboration qui n’est pas alignée. Cette nuance est essentielle. Vous pouvez reconnaître la valeur du projet ou de l’interlocuteur tout en affirmant que ce n’est pas le bon fit pour vous.

Un refus élégant repose sur trois éléments simples.

D’abord, la clarté. Vous assumez votre position sans vous justifier excessivement. Ensuite, la transparence. Vous expliquez brièvement pourquoi ce n’est pas pertinent, toujours du point de vue de l’alignement. Enfin, l’ouverture. Vous pouvez rediriger vers une ressource, un partenaire ou une alternative.

Ce type de réponse transforme complètement la perception. Vous ne fermez pas une porte, vous montrez que vous êtes structuré, exigeant, et orienté solution.

Il est aussi essentiel d’anticiper ces situations en amont. Plus votre marketing est clair, plus vous attirez les bons profils. Cela passe par votre positionnement, votre discours, mais aussi par des mécanismes de qualification. Un formulaire, un échange préalable, des critères explicites.

Refuser devient alors moins fréquent… et beaucoup plus naturel.

Enfin, il y a un point clé : accepter de rater certaines opportunités. C’est inconfortable. Mais c’est aussi le prix à payer pour construire une croissance solide.

Parce qu’un “non” bien posé aujourd’hui évite souvent un “oui” que vous regretterez demain.

5. Les effets concrets sur votre croissance

Dire non peut sembler contre-productif à court terme. Moins de clients, moins de chiffre d’affaires immédiat. Pourtant, les effets à moyen et long terme sont souvent spectaculaires.

D’abord, vous gagnez en rentabilité.

En travaillant uniquement avec des clients alignés, vous réduisez les frictions. Moins d’allers-retours inutiles, moins de négociations, moins d’ajustements permanents. Vous délivrez plus vite, avec plus d’impact. Et souvent, vous pouvez facturer plus cher, parce que votre valeur est mieux perçue.

Ensuite, vous améliorez votre expérience client.

Un client qui vous correspond comprend votre approche, vos méthodes, votre valeur. La collaboration devient fluide. Les résultats sont meilleurs. Et cela crée un cercle vertueux : satisfaction, fidélisation, recommandations.

C’est là que le vrai levier s’active.

Un bon client attire d’autres bons clients. Parce qu’il parle de vous à des personnes qui lui ressemblent. Votre acquisition devient plus qualitative, plus naturelle, moins dépendante d’efforts constants.

En parallèle, votre marketing gagne en puissance.

Votre message devient plus clair, plus ciblé. Vous savez à qui vous vous adressez, avec quels mots, pour quels problèmes. Vous ne cherchez plus à convaincre tout le monde. Vous résonnez fortement avec les bonnes personnes.

Et cette clarté change tout.

Enfin, vous récupérez quelque chose de précieux : de la bande passante. Du temps, de l’énergie, de la disponibilité mentale. Ce sont ces ressources qui vous permettent d’innover, de structurer, de prendre du recul.

Dire non, ce n’est pas réduire sa croissance.

C’est la rendre plus saine, plus maîtrisée… et surtout, beaucoup plus durable.

6. Mettre en place votre stratégie du “non” dès maintenant

Comprendre l’intérêt du “non”, c’est une chose. L’appliquer concrètement dans votre business, c’en est une autre. Et pourtant, c’est là que tout se joue.

Première étape : faire un audit honnête de vos clients actuels.

Prenez du recul. Quels sont les clients qui vous apportent de l’énergie, des résultats, du plaisir ? Et à l’inverse, lesquels vous drainent, vous ralentissent, vous frustrent ? Ce simple exercice permet déjà de faire émerger des schémas très clairs.

Ensuite, définissez vos critères non négociables.

Ce sont vos règles du jeu. Type de client, budget minimum, niveau de maturité, manière de collaborer. Plus ces critères sont précis, plus vos décisions deviennent simples. Vous ne débattez plus, vous appliquez.

Troisième étape : ajuster votre marketing.

Votre communication doit refléter ces choix. Plus vous êtes clair sur ce que vous faites, pour qui, et comment, plus vous attirez naturellement les bons profils. Et plus vous filtrez les autres, sans effort.

Vos offres jouent aussi un rôle clé. Une offre bien construite agit comme un filtre naturel. Elle attire les clients alignés et décourage les autres.

Enfin, passez à l’action.

Identifiez vos trois prochains “non” stratégiques. Ceux que vous auriez acceptés avant… mais que vous choisissez aujourd’hui de refuser. C’est un exercice puissant, parce qu’il transforme une intention en décision concrète.

Dire non n’est pas un concept. C’est une discipline.

Et comme toute discipline, c’est la répétition qui crée le vrai changement.

Conclusion

Dire non fait peur. Parce que cela va à l’encontre de tout ce qu’on vous a appris en tant qu’entrepreneur. Saisir les opportunités. Ne rien laisser passer. Dire oui pour avancer.

Et pourtant, comme vous l’avez vu tout au long de cet épisode, ce réflexe est souvent ce qui freine votre croissance.

Dire oui à tout, c’est accepter de se disperser, de diluer son message, et de travailler avec des clients qui ne sont pas alignés. À court terme, cela donne l’impression d’avancer. À long terme, cela vous éloigne de votre vraie trajectoire.

Vous avez aussi compris que tous les clients ne se valent pas. Certains apportent du chiffre d’affaires. D’autres construisent réellement votre business. Apprendre à faire la différence est une compétence clé.

Le “non” devient alors un levier stratégique.

Il vous permet de clarifier votre positionnement, de renforcer votre image, et d’attirer des clients qui vous correspondent vraiment. Il améliore votre rentabilité, votre expérience client, et même votre acquisition, parce que le bouche-à-oreille devient plus qualitatif.

Et surtout, vous avez vu que dire non ne signifie pas fermer des portes. Bien au contraire. Lorsqu’il est bien formulé, il peut créer du respect, de la confiance, et même des opportunités indirectes.

Enfin, mettre en place cette stratégie demande de la structure. Auditer ses clients, définir ses critères, ajuster son marketing, et surtout passer à l’action avec des décisions concrètes.

Alors, si vous deviez retenir une seule chose de cet épisode, c’est celle-ci :

Votre croissance ne dépend pas seulement de ce que vous acceptez.

Elle dépend aussi, et surtout, de ce que vous choisissez de refuser.

C’est peut-être inconfortable aujourd’hui.

Mais c’est souvent le point de bascule vers un marketing plus clair, plus puissant… et beaucoup plus rentable.

À vous de jouer.


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Construire une marque avec Mécénat Chirurgie Cardiaque, Orso Chetochine et Alice Foglierini [Podcasthon] – Episode 323

ou écouter sur :

Chaque année j’ai le plaisir de participer au Podcasthon, l’évènement devenu mondial qui rassemble des milliers de podcasts pour mettre en avant le monde associatif.

 

Cette année, je reçois Orso Chetochine, le président de Mécénat Chirurgie Cardiaque et Alice Foglierini, bénévole et famille d’accueil pour l’association (en plus d’être ma merveilleuse belle sœur).

 

Avant de prendre la direction de Mécénat Chirurgie Cardiaque, Orso a fait toute sa carrière dans le marketing et la publicité. Son objectif en prenant ses fonction: faire de Mécénat Chirurgie Cardiaque une marque. Une marque qui vive au delà de la personnalité du Professeur Francine Leca (la fondatrice), une marque qui s’imprime dans les esprits, une marque qui inspire confiance et réussite.

 

Orso nous explique comment s’est construite cette marque forte au cœur rouge, et Alice partage son témoignage de l’intérieur: ses premiers pas avec l’association en tant que salariée d’entreprise mécène, jusqu’au séjour de la petite Manian sauvée par une opération à cœur ouvert.

 

Pour en savoir plus sur Mécénat Chirurgie Cardiaque et comment vous impliquer: https://mecenat-cardiaque.org/

 

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Transcription de l’épisode

Estelle (00:10.063)
Bonjour Orso, bonjour Alice, bienvenue sur le podcast du marketing.

Alice (00:14.747)
Bonjour !

Orso Chetochine (00:15.118)
Bonjour Estelle et bonjour Alice.

Estelle (00:16.698)
Alors je suis… je suis…

Alice (00:17.843)
Bonjour, ça va?

Estelle (00:19.133)
super super heureuse de faire cet épisode. C’est un épisode qui est un peu particulier pour moi aujourd’hui. Il est particulier pour plusieurs raisons. D’abord c’est un épisode du podcaston que j’affectionne particulièrement. C’est là je comptais quatrième… quatrième occurrence du podcaston, quatrième fois que je participe et c’est vraiment un événement que j’adore. élément. Deuxième élément c’est la première fois que je fais un épisode à trois. D’habitude on est deux où je suis toute seule à parler. Là aujourd’hui

Et est trois, donc ça va être une première. J’en suis ravie. Et troisième raison assez géniale. Orso, suis ravie de t’accueillir, mais Alice, je suis encore plus ravie de t’accueillir parce que figurez-vous qu’Alice est ma belle-soeur. Donc c’est un épisode un peu particulier pour moi. On va parler aujourd’hui.

de Mécénat Chirurgie Cardiaque, est une association assez extraordinaire. Mais on va aussi parler de marketing parce que certes, c’est un épisode du podcaston. Certes, l’idée est de mettre en avant l’association, mais enfin, nous, s’intéresse quand même pas mal au marketing et ça tombe bien parce que Orso, qui est le président de Mécénat Chirurgie Cardiaque, est aussi un homme de marketing. Donc tu vas pouvoir nous en dire un peu plus Orso, est qu’on peut commencer avec toi ? Est ce que tu peux, s’il te plaît ? Pour les gens qui connaîtraient pas Mécénat Chirurgie Cardiaque, nous dit

ce que c’est que cette association et ce que vous faites.

Orso Chetochine (01:41.423)
Bien sûr, avec plaisir. Mécénat Chérurgien Cardiaque, c’est une association qui a 30 ans cette année, qui a été créée par ma maman, qui était la première femme chirurgien cardiaque, Francine Leca. Et nous n’avons qu’une seule action, nous faisons venir en Europe des enfants qui naissent dans le monde avec une malformation cardiaque. Ça, c’est pas de chance. Il a un enfant sur 100 qui n’a qu’une malformation cardiaque. Dans beaucoup de pays du monde, il n’y a pas des moyens ni techniques, ni financiers pour les opérer.

Ils n’ont aucune chance de vie, mais on va les faire venir. vont être accueillis dans des familles d’accueil. On va financer leur opération et au bout de 2 mois, ils vont repartir. Ils vont pouvoir courir, à l’école, jouer avec des copains, reprendre une vie d’enfant, une vie normale. Voilà. Ça fait presque 6 000 fois qu’on fait ce miracle. Donc, on ne fait qu’un seul miracle, mais on le répète assez souvent, 500 fois par an et 6 000 fois depuis le début. C’est tout simple, mais c’est merveilleux.

Estelle (02:39.005)
C’est tout simple, mais c’est merveilleux. Et la raison pour laquelle Alice t’es parmi nous aujourd’hui, c’est parce qu’Alice, toi, t’as pris parti très, très, très concrètement à l’association de plusieurs façons, mais notamment, t’as été récemment, l’an dernier, famille d’accueil pour une petite fille qui est venue se faire opérer en France. On va en parler tout de suite. Orso, quand on a préparé cet épisode, tu m’as dit, et t’as raison, tu m’as dit, bon, c’est bien joli. Moi, je veux bien qu’on parle de médecinelle chirurgie cardiaque, mais…

Enfin, ton audience, ce qui les intéresse, c’est le marketing et tu as raison. C’est l’idée du podcast du marketing. Et tu m’as dit, mais moi, il se trouve que j’ai fait ma carrière dans le marketing, dans la publicité notamment. Et quand t’es arrivé sur Messina Chirurgie Cardiale, puisque tu le disais, l’association a été créée par ta maman, le professeur Francine Leca, toi quand t’es arrivé, t’as dit, il faut travailler cette association en tant que marque. Est-ce que tu peux me dire ce que ça veut dire pour toi de travailler une association en tant que marque ?

Orso Chetochine (03:38.36)
Oui, bien sûr. Alors moi, ma maman, c’est Francine Leca et mon père, c’était Georges Chetochine. Autant dire qu’il a du marketing et du solidaire. Non, mais voilà, effectivement, cette association a été créée par ma maman. Une femme très importante parce que première femme, un charisme incroyable. Les gens adorent, les gens ont acheté cette histoire qui était fantastique, mais comme tout le monde, vieillit. Et à un moment, l’association baissait un petit peu.

Estelle (03:43.783)
T’étais bien entouré ?

Orso Chetochine (04:08.43)
parce que les personnes vieillissent, relations sont moins dans l’action. Et puis des belles associations et des belles histoires, il y en a beaucoup. Et donc moi, je suis venu pour prendre la suite parce qu’à l’époque, tout le monde me disait, mais qui va remplacer ta mère ? C’était la question qu’on me posait à longueur de temps. Puis plus elle vieillissait, plus on me disait, qui va remplacer ta mère ? Et j’ai toujours dit, personne ne peut la remplacer parce que personne ne peut être la première puisqu’elle était la première. Chérurgien cardiaque, aimer faire de la moto, fumer la pipe, boire du whisky. Donc j’ai dit…

On ne pas chercher quelqu’un d’autre. On va faire que Mécénat Chirurgie Cardiaque soit une marque. Une marque qui réponde aux besoins et aux attentes des entreprises. Parce que les entreprises ont envie de faire du solidaire, mais elles ont envie de faire du solidaire d’une manière professionnelle, on va dire cadrée, encadrée. Une marque parce que Alice pourra le dire quand on est une famille d’accueil et qu’on s’engage pendant deux mois, il vaut mieux être certain que ça va tenir.

Et puis pour les donateurs aussi qui donnent pour qu’ils aient une certitude. Bien sûr, les actions sont belles, mais je pensais qu’en fait, il fallait en faire une marque parce que si on prend ce que disait Georges Chetochine, la marque répond aux inquiétudes. Et quand on donne son argent, est qu’on donne bien, est qu’on donne au bon endroit? Et donc, voilà, je n’ai pas cherché un remplaçant à ma mère. Ce serait impossible. Ce n’a pas été sympa de la part de son fils. J’ai vraiment fait que Mécénat Chérongie Cardiaque et un

travail son image, travail sa photo, travail son positionnement par rapport aux autres, travail sa USP et j’aime bien faire ce genre de potérames parce que oui on peut faire de l’associatif mais le marketing et la pub servent aussi à sauver des enfants.

Estelle (05:49.555)
Oui, bien sûr. Et quand on est dans l’associatif, le marketing, la pub, la communication, c’est juste absolument essentiel parce que quand on est dans une association, il faut aller chercher des fonds et les fonds ne tombent pas du ciel comme ça. Il faut aller convaincre, faut l’expliquer, il faut aller rassurer, réassurer. Je vais un peu citer ton père, Georges Chetoschi. N’est-ce qu’une marque s’est créée de la réassurance ?

Orso Chetochine (06:12.065)
En fait, il y avait deux possibilités, c’est-à-dire l’ensemble des associations marche avec du marketing direct, de l’identification des bases, puis on essaye de faire rentrer le donateur quand il est jeune par 10 euros, puis on essaye de le garder jusqu’à la fin. Et alors moi, j’en ai fait beaucoup dans mon ancienne vie, quand j’étais marketeur et publicitaire, et là j’ai dit on va pas faire ça, on va être des conteurs d’histoire, parce que si on rentre dans de l’achat de fichiers,

on va se retrouver par rapport à d’autres qui seront ni mieux ni moins bien mais qui auront forcément plus de moyens. Et quand on avait l’association, on n’avait pas beaucoup de sous. Et l’idée était vraiment de travailler sur storytelling, sur l’identification du logo avec une explication simple. oui, pense que… Alors nous, on avait pris le parti en plus de bien se développer auprès des entreprises parce qu’avant de reprendre mes scénarios chirurgiques et cardiaques, moi j’étais dans la pub.

j’essayais de faire des actions avec des associations et c’était une purge. C’est-à-dire qu’ils n’avaient pas d’image libre de droit, on n’avait jamais la personne, on savait pas ce qu’ils voulaient dire, les missions n’étaient pas très claires. Donc quand on allait en compétition avec une association, on était sûr de perdre le coup et quand on amenait quelqu’un, quand on amenait un client, il fallait qu’il soit ultra motivé. Et donc quand j’ai repris mes scénarios, j’ai dit, il a vraiment quelque chose à faire pour qu’on package notre action, notre action sera toujours la même.

Mais pour qu’on la passe, pour qu’elle soit consommable et qu’on puisse la prendre par les entreprises. Moi j’ai créé une poignée à la valise, c’est-à-dire la valise existait, on sauvait des enfants, c’était bien. Mais il fallait que n’importe qui puisse prendre cette association et se l’emparer, se l’approprier et puis prendre du plaisir à aider parce qu’il faut aussi prendre du plaisir à aider. Donc oui, je pense qu’il a une vraie inquiétude, on a tous envie de…

Toutes les entreprises aujourd’hui ont envie de participer. Depuis le Covid, il y a eu un changement. Maintenant, combien on donne ? Est-ce que je donne assez ou est-ce que je donne trop ? forcément, nous, a un prix qui 12 000 euros, 4800 défiscalisés. Je connais même les prix pour les entreprises. Un résultat qui est extrêmement concret, c’est-à-dire je sauve un enfant et quand j’ai sauvé un enfant, j’ai le nom de l’enfant. Parce que je vais devoir dire à mes collaborateurs ou à mes clients…

Estelle (08:18.857)
T’as tes chiffres ?

Orso Chetochine (08:30.183)
voilà ce que j’ai fait de votre argent ou voilà ce que j’ai fait de l’entreprise et voilà comment le résultat fonctionne. voilà, c’est ce qu’on a essayé de renforcer, créer et puis d’être dans des… On s’est développé mais plus par affinité autour du sport parce que c’est un terrain qui rassemble les gens et on est devenu partenaire depuis longtemps du Tour de France, des 24 heures du Mans, de la course à pied, du Vendée Globe. C’est pas qu’on soit une grosse association mais le sport…

quelque chose qui unit et réunit. Et nous, a besoin d’unir et de réunir parce qu’à la base, avec ma mère, on a créé une chaîne de bénévoles et de gens qui ont envie de nous aider. Alice pourra en témoigner. Donc vraiment, l’idée, c’était de dire voilà, il a un socle qui est précis, qui s’appelle Mécénat. Chacun d’entre vous va pouvoir s’accrocher à ce pilier. Que vous soyez bénévole, que vous soyez famille d’accueil, que vous soyez ou que vous soyez le premier qui a besoin d’une rassurance, c’est la maman qui va nous confier son enfant parce que.

Estelle (09:26.217)
Ben oui.

Orso Chetochine (09:26.763)
Nous on parle des entreprises mais à la base il y a quand même une maman, va lui dire ouvrez les bras, donnez-nous votre enfant, vous inquiétez pas, on va l’ouvrir, on va réparer son cœur, on va vous le ramener, ça vous coûtera zéro. Il pas qu’elle cherche où la caméra cachée.

Estelle (09:40.28)
Ouais. Non, c’est clair. Et alors, juste pour revenir sur le storytelling, en fait, l’idée, c’est de simplifier l’histoire, en tout cas poser les choses. Il y a une histoire qui est simple, j’essaye de… Je vais mal la dire, mais il a une histoire qui est simple, est des enfants qui ont une mal de formation cardia, qui ne peuvent pas être soignés dans leur pays, on va leur proposer de leur sauver la vie et de venir les faire soigner en France avec une opération à cœur ouvert, c’est ça, je dis pas de bêtises.

Et l’histoire en fait est simple, c’est pour les entreprises qui veulent financer, qui veulent participer, a un prix qui est unique, c’est 12 000 euros, c’est le coût pour faire venir cet enfant, l’opérer, lui sauver la vie. Et c’est une formidable opération au sein de l’entreprise pour motiver aussi les salariés. faut dire quand même ce qui est, à quoi ça sert aussi d’un point de vue interne de dire, nous l’entreprise, on sert à quelque chose, les actions qu’on met en place servent à quelque chose. Et on le voit très clairement, ce que tu le disais, c’est

quasiment une réussite à 100%, on sauve un enfant avec 12 000 euros. En fait, ce même pas 12 000 euros, tu mettais 4 800 euros parce qu’il a les jeux de défiscalisation. le storytelling est ultra simple, c’est comment sauver un enfant de façon ultra efficace et ultra simple et d’impliquer les équipes de l’entreprise concrètement. C’est ça.

Orso Chetochine (10:57.581)
Voilà et c’est comme ça que j’ai pris le problème moi c’est que la malformation cardiaque tout le monde a compris, j’ai pas besoin d’expliquer ce que c’est, un enfant tout le monde a compris et donc je ne parle que du résultat. Si on se croise les bras il va mourir, si on bouge il va se… et donc en fait on est content peut-être sur un mois, peut-être sur deux mois, peut-être pendant dix ans, je n’ai aucune idée mais il a un début, y a une fin donc c’est vraiment très…

ce serait facile à prendre en main par une entreprise parce que comme tu le dis, tu expliques pas forcément la cause mais quand tu parles à tes collaborateurs, tu dois leur apporter un résultat. Nous on montre jamais un enfant malade, on veut arrêter de dire aux gens, les gens ils rentrent chez eux, ils ouvrent la télé, c’est la guerre, c’est pas possible, ils ont envie d’avoir quelque chose de bien. Nous on montre des enfants qui vont bien et on leur dit, vous voyez comment il est ? On vous montrera jamais comment il était avant mais en tous les cas vous pouvez faire un miracle.

le miracle c’est de redonner la vie, vous n’avez pas fait médecine mais vous pouvez redonner la vie à un enfant. Et toujours la même chose en soignant la qualité des photos parce que c’est comme si c’était nos enfants, on veut des belles photos de nos enfants, en soignant le branding, en soignant l’equity, en refusant de compliquer, vingt fois on m’a dit « ah tu devrais faire pour 100 euros, tu das ça pour 200 Non, un enfant c’est un enfant, on sauve un enfant. C’est dur mais on y arrive. C’est en ça où je te disais

Estelle (11:56.457)

Orso Chetochine (12:24.916)
On a vraiment fait une marque qui n’est pas connue de tout le monde, mais alors tous ceux qui la connaissent comme une marque se l’approprient et l’aiment.

Estelle (12:30.599)
Sans souvienne.

Ouais et ce que je retiens tu vois de cette façon penser, de cette stratégie, c’est qu’en fait c’est une simplification du marketing. Moi je suis très pour la simplification et aller droit au bout. Tu disais c’est unique selling proposition, on va sauver un enfant.

L’histoire, elle est simple, on parle du résultat, on parle pas des choses compliquées, des opérations, de pourquoi il est malade, de ceci, de cela, ça a la rigueur, c’est pas la question. La question, c’est le résultat, c’est on vient sauver un enfant. Et le moyen, le moyen, il est simple, alors il en a peut-être plusieurs, mais en tout cas, sauver un enfant, coûte 12 000 euros, à un moment donné, il faut trouver ces 12 000 euros et ça peut passer par l’entreprise. Alice ? Ouais ? Vas-y, vas-y.

Orso Chetochine (13:11.052)
Le moyen c’est de ce que vous avez. Vous êtes une famille d’accueil, pouvez lui donner du temps. Moi mon boulanger, il vaut mieux que je lui demande des pains au chocolat que de demander de l’argent. Quand j’ai besoin de faire 500 pains au chocolat pour les bénévoles, c’est mieux qu’il me donne des pains au chocolat. Je demande aux gens ce qu’ils peuvent me donner de mieux. toi qui aimes le marketing, il a une association qui est fantastique qui s’appelle Charity Water aux Etats-Unis, qui a révolutionné l’histoire. Alors eux ils sont très très forts en data, ce que nous on refuse de faire. Nous on ne pas utiliser la data, on veut être encore à l’ancienne.

pour se donner du mal à sauver les enfants et que ça sente qu’on mouille le maillot pour sauver les enfants. Et si on faisait de la data, on commencera à s’asseoir dans notre chaise, à réfléchir, à être moins sur le terrain. Mais Charity Water, ceux qui écoutent, ils peuvent taper. C’est un exemple aux États-Unis. C’est incroyable ce qu’ils ont fait.

Estelle (13:58.173)
Qu’est-ce qu’ils ont fait ? Dis-moi parce que moi j’ai pas suivi.

Orso Chetochine (13:59.821)
Tu verras, vraiment ils ont pris le côté marketing. Ils ont réussi à faire que maintenant quand tu un jeune aux Etats-Unis et qu’il va fêter tes 21 ans, tu demandes des cadeaux pour Charity Water. Ils ont marketé leur offre avec des solutions. Ils cherchent de l’eau pour apporter aux populations. Donc autant dire que la cause, il y en a des milliers qui font ça. Alors ils ont beaucoup investi dans les réseaux sociaux. Ils ont beaucoup…

Estelle (14:20.393)
Y quoi faire ?

Orso Chetochine (14:24.78)
travaillent illécibles, mais toujours avec un résultat hyper concret, hyper simple, avec une photo hyper soignée. vois, à D-Water tu sais que chez eux, c’est eux, pardon. tu vois, chez Mécénat, quand j’arrive dans les entreprises, disent « Ah, on adore votre créa, on adore la manière dont vous traitez ». Évidemment, ils voient l’enfant, veux, et puis ils l’enfant qui sourit. Tu ne pas être insensible à un enfant qui heureux.

Estelle (14:51.689)
Oui, bien sûr.

Orso Chetochine (14:52.012)
Et moi je pense qu’on n’a pas… Alors ça rapporte moins. Si on mettait un enfant qui est mal en point, ça rapporterait plus. Mais il faut aussi faire ce qu’on a envie de faire. Et puis aujourd’hui ça marche bien.

Estelle (15:02.309)
Et puis moi je te rejoins assez quand même sur le côté positif, tu vois dans ma toute…

premier début de carrière, j’ai monté une étude sur le marketing des ONG. qui ressortait à l’époque, c’était exactement ce que vous vous faites. C’était le côté, certes, ça fait vendre et ça fait parler, etc. Le côté misérabilisme, mais le côté positif, on le sait en marketing, ce pas moi qui vais apprendre ça, ton père en a beaucoup parlé, c’est l’émotion qui fait agir et l’émotion, elle fait plus agir finalement sur le positif de je suis heureux de pouvoir sauver un enfant et de voir un enfant qui va bien que nécessairement sur le misérabilisme. En tout cas, ça ne pas, on n’active pas.

les mêmes éléments. Alice, j’ai envie que tu interviennes à ce moment-là parce que, et c’est pour ça que j’ai voulu faire cet épisode, c’est que pour le coup, toi, tu l’as vécu de l’intérieur, non pas côté association, mise en place du marketing, etc., mais de l’intérieur en tant que personne qui participe d’abord au travers de l’entreprise dans laquelle tu étais. Est-ce que tu peux nous dire un peu comment ça s’est passé, ce que tu as fait ?

Alice (16:04.338)
Oui, d’ailleurs c’est quand très intéressant de vivre ce corso d’écrit parce que ce qu’il parle de l’attachement à la marque, moi effectivement maintenant c’est quelque chose que je vis au quotidien, à travers le mécénat d’entreprise, entreprise dans laquelle je travaillais il y a 14 ans, j’ai découvert Mécénat chez Angier Cardiaque, je les connaissais pas. Mon entreprise a signé un certain nombre de partenariats avec trois associations dont Mécénat. Quand j’ai découvert le purpose de cette association,

Je l’ai trouvé extrêmement simple à comprendre, très agréable et très relatable. On a tous envie de sauver des enfants et je me suis dit, un jour, je serais famille d’accueil. À l’époque, étant dans mon entreprise, j’ai aidé en développant ce partenariat. C’est une entreprise qui faisait des écographes cardiaques, on a réussi à donner des écographes pour l’association, donc y a vraiment beaucoup de façons de les accompagner.

On a donné régulièrement pour sauver un certain nombre d’enfants chaque année. Et moi, j’ai pris l’engagement vis-à-vis de moi-même d’un jour devenir famille d’accueil. J’ai beaucoup attendu. Et là, on va bientôt fêter les un an de l’accueil de Mania, qui est une petite fille qui a maintenant trois ans et demi, qui vient de Guinée-Conakry. Et donc, elle est arrivée chez moi le 29 avril 2025. Et c’est extraordinaire. y a, encore une fois, Mouiller le maillot,

Ça se sent quand on arrive dans l’association. J’ai rencontré des personnes extraordinaires. Moi, j’ai rencontré Orso et Francine il y a donc 14 ans, l’époque où j’ai découvert l’association. J’ai retrouvé cette force. Tous les gens sont très disponibles. Ça reste compliqué. On montre pas ce qui est compliqué derrière, mais il faut faire venir les enfants. Ça peut changer au dernier moment. Des situations peuvent se dégrader ou au contraire s’améliorer, demander de l’urgence. Et malgré tout,

à la fin, une expérience qui est extraordinaire. Je l’ai attendu très longtemps, ça demande du temps, il faut être disponible 8 semaines. Quand on est comme moi, une femme active, c’est compliqué de trouver 8 semaines off. Donc, j’ai tout simplement dans l’entreprise dans laquelle je travaille aujourd’hui, j’ai partagé mon projet, ils étaient très très aidants et supportifs de ça. Et en fait, j’ai économisé mes vacances.

Alice (18:24.774)
Ça fait sept ans que je suis dans l’entreprise et chaque année j’ai économisé une semaine de vacances et donc au bout de six ans et demi, j’avais suffisamment pour poser des vacances et me dédier 100 % à cette expérience qui était bouleversante. Ça change ton chemin de vie parce que moi j’ai un fils à la maison que tu connais, ton neveu, qui a dix ans. évidemment, toute la famille a participé.

Estelle (18:47.305)

Alice (18:53.136)
tu as rencontré cette petite fille, c’est devenu un projet de famille. C’est une infradimension d’entreprise parce qu’il faut trouver des gens qui te remplacent dans l’entreprise pendant 8 semaines où tu es absente. Et je me suis rendu compte que des collègues étaient ravis de pouvoir prendre une charge de travail supplémentaire pendant un temps donné, mais parce que ça voulait dire, il contribue aussi à ce projet-là qui est merveilleux. Et après, c’est vivre au quotidien. J’ai accueilli une petite fille qui a 2 ans, ça faisait longtemps que je n’étais plus dans les couches, je m’y suis remise.

et la chance que j’ai eue, ils sont sûrement tous formidables, mais alors Mani, c’était… Voilà, elle est arrivée, un soleil, une bonne humeur, donc malgré la maladie, un courage, donc c’est une petite fille de deux ans qui arrive, qui connaît personne, qui connaît pas la langue, et en fait c’est comme si on se connaissait depuis toujours. Voilà, il y a eu une évidence de connexion dès le début, on est très accompagné par l’association…

Estelle (19:26.473)
J’avoue que c’était un peu un bonbon. Faut dire quand même les choses.

Alice (19:51.493)
évidemment avant, pendant, après, à tous les stades. on accueille les enfants à peu près une semaine avant leur opération. On est reçus à l’hôpital Marie-Lannon qui est en région parisienne quand les enfants sont à Paris. Ensuite on va à l’association pour voir aussi la cardiologue sur place.

Et puis on donne des nouvelles régulièrement, on envoie des photos à l’association pour que les parents puissent être évidemment mis au courant. Le temps de l’opération, évidemment, c’est stressant. On ne va pas se mentir. Encore une fois, ça faisait une semaine qu’elle était à la maison, mais j’avais, je pense, la même angoisse que si ça avait été Noé, mon fils, sur la table d’opération, vraiment. On est là pour… Et tout s’est très bien passé. Voilà, je pense que nous, et que ce soit d’un point de vue santé,

et d’un point de vue accueil et création de lien, a été d’une fluidité, d’une facilité. Donc je pense que c’est pour ça que j’en ressors aussi avec une telle… Tous les gens, croise des familles d’accueil avant, d’ailleurs pardon, je digresse un peu, mais avant, pour se préparer, on rencontre des familles qui font ça depuis longtemps. a des familles d’accueil qui… J’ai rencontré quelqu’un, c’était, je crois, son 20e accueil. c’est vraiment des sacerdos et des choses où…

les gens tu le sens, ont envie. Et c’est vrai que si un jour j’ai l’occasion, bah oui, on a envie de le refaire parce que maintenant, donc elle est restée six semaines de fin avril à mi-juin, elle est rentrée chez elle guérie et j’ai vu la différence, j’ai vu la différence entre une petite fille qui est arrivée, qui était pleine de vie, mais enfin, on pouvait pas vraiment aller se balader, elle ne pouvait pas marcher très longtemps. il y eu cette opération d’une semaine, une récupération incroyable, c’est les enfants.

Orso Chetochine (21:19.627)

Estelle (21:37.843)
mais moi je crois que je l’ai vu peut-être deux jours, je me souviens plus exactement, mais peut-être deux jours ou trois jours après l’opération. C’est une opération à Carouvet, à son retour. Voilà, mais elle était dans le salon, tranquille, en train de manger. Je sais plus si on mangeait un gâteau ou quoi. faisait le show, clairement. Pas de problème. Impressionnant.

Alice (21:44.935)
son retour à la maison. Donc c’était une dizaine de jours mais bon.

Orso Chetochine (21:46.539)

Alice (21:50.29)

Elle faisait sa loi, elle faisait le show. Et ensuite, est suivi chaque semaine, on retourne au Château des Côtes, est l’endroit des suites et de la convalescence, pour être suivi bien évidemment. Mais à part ça, on a visité Paris. On a eu une vie totalement normale et on voyait chaque jour, elle était capable de marcher plus longtemps, de dormir mieux, manger. Elle n’a jamais eu de problème pour manger, c’était une petite fille qui était…

Estelle (22:20.23)
Non !

Alice (22:22.094)
qui était pour le coup elle très en forme et tant mieux mais enfin ça s’est confirmé et voilà elle a joué avec Noé aussi ça a été mon fils ça a été une relation très particulière ambivalente pour un enfant unique de devoir débouler une petite sœur parce que on a beau alors je me présentais comme tatie bon on va pas se mentir au bout de cinq jours elle m’a appelé maman j’ai corrigé les deux premiers jours et après j’ai arrêté et voilà j’aurais toujours

Estelle (22:24.54)
En bonne forme.

Orso Chetochine (22:33.515)

Alice (22:50.642)
Maintenant, j’ai une part de mon cœur qui est en Guinée avec elle et j’ai des nouvelles régulièrement par ses parents. Elle va très bien et elle est rentrée à l’école en septembre et ils m’ont envoyé un message absolument magnifique pour me dire que quand ils avaient eu le diagnostic, jamais ils n’auraient pensé qu’un jour, Magnan pourrait faire sa rentrée des classes et qu’aujourd’hui c’est le cas et que je fais partie de ceux qui l’ont sauvé et que je ferais pour toujours partie de la famille. J’ai pleuré comme une madeleine, mais c’est aussi exactement le sentiment que j’ai.

J’ai un petit cœur et une fille de cœur quelque part dans le monde maintenant.

Estelle (23:26.505)
Ce que je trouve assez exceptionnel avec cette association et en tout cas cette façon de fonctionner, c’est l’implication qu’on peut avoir, on n’est pas obligé, mais l’implication qu’on peut avoir dans l’association et dans la vie de ses enfants. Ce que tu disais Orso, c’est que pour participer, fait, tout dépend.

littéralement de ce que peut donner la personne et de ce qu’elle peut le mieux donner. Tu donnais l’exemple de ton boulanger. Bah oui effectivement quand tu fais un événement c’est peut-être plus simple de lui demander des pains au chocolat qu’autre chose. Quand on a du temps… Alors toi Alice ça a été une grosse organisation mais pour certaines personnes le temps elles en ont par exemple des personnes retraitées ou des personnes qui pour raison que si grec ne travaillent Bon ok.

Orso Chetochine (24:03.478)
Personne n’a le temps, de nos jours personne n’a le temps. La famille d’accueil, fait le don le plus précieux, c’est le temps. Parce que si je te demande 100 euros, tu vas pouvoir me les donner. Si je te demande une semaine, tu vas me dire, ouh là là là là, c’est pas possible. Non, à moment, il faut se dire, je peux agir. Mais quand t’entends ce témoignage, tu comprends pourquoi on est dans le charity positif. Enfin, si tu veux, on a cette chance de se dire… Voilà, et à la fois, on reste… Moi, les gens me disent, ah, vous êtes extraordinaire. Je dis non, c’est ce qu’on fait qui est extraordinaire.

Estelle (24:11.753)
Mmh.

Estelle (24:20.041)
Bye-bye.

Orso Chetochine (24:31.658)
Moi, suis comme les autres, je fais une queue de poisson. Mais c’est ce qu’on fait et c’est ça qui est super, c’est de permettre, nous, c’est ce qu’on veut faire avec pour revenir sur le marketing, c’est permettre aux gens une fois dans leur vie de faire quelque chose sans forcément changer leur quotidien, mais avec un petit supplément en plus de se dire, voilà, j’aurais laissé une petite pierre sur cette terre, j’aurais aidé quelqu’un que je connais pas, que je connaîtrais pas, voilà, mais donc chacun donne ce qu’il peut donner.

C’est sûr que toi t’es une exception parce que généralement quand on est en entreprise c’est plus difficile de donner du temps mais il en a qui prennent des congés. La dernière fois il y a une personne elle a demandé à son patron il a dit tu qu’à faire les objectifs en 10 mois et tu auras deux mois pour accueillir. a fait ses objectifs en 10 mois et elle accueillit deux mois après. Non mais finalement j’ai trouvé que le deal était génial. Tu veux tu te débrouilles et tu le fais, tu ne dois rien à personne, tu le fais parce que tu as envie de le faire et c’était super. Et après son patron est devenu un grand mécène évidemment.

Estelle (25:16.905)
Réglé. Génial. Pourquoi pas ? Ouais.

Alice (25:21.565)
oui, cohérent.

Estelle (25:27.993)
Top. Bah voilà, comme quoi ça sert toujours. Moi, quand on discutait en off, ce que je trouvais vachement intéressant aussi, c’est et qui finalement moi me sent plus… Alors…

Orso Chetochine (25:30.592)
On l’a travaillé.

Estelle (25:41.929)
facile. C’est pas le terme parce que moi je sais qu’Alice, ça a été une grosse organisation à mettre en place mais tu en as tellement retiré toi-même, entre guillemets, ça a été un tel bonheur d’avoir un manioc dans ta vie que quelque part c’est pas… c’est presque une espèce de balance.

Alice (25:59.493)
C’était pas une contrainte. Pas du tout.

Estelle (26:00.809)
Ce n’était pas une contrainte en soi et c’était aussi un projet de vie quelque part. il a quand même aussi, enfin moi j’ai envie de le dire parce que je trouve que c’est extrêmement facile et intéressant pour les entreprises aussi dans un principe de team building, si je reviens sur du business pur, de financer 12 000 euros.

4800 en l’occurrence avec l’abattement fiscal, 4800 euros pour une entreprise pour fédérer son équipe. Moi je trouve que c’est un outil RH génial quoi, 4800 euros c’est rien pour une boîte et tu viens fédérer…

Orso Chetochine (26:31.818)
Il y a beaucoup de clients qui nous disent qu’on est une solution RH idéale et t’es pas besoin d’être une grosse entreprise si tu veux. Mais tu les fais courir, tu leur fais faire des trucs. c’est bien en plus toutes les entreprises elles sont human centrique. Quand j’arrive et que je vois dans leur plaquette qu’elles sont human centrique, j’en dis on va commencer par là, tiens bing. Je vous montrer comment je vais vous récupérer 12 000.

Estelle (26:49.865)
Alors, ça c’est fait!

ben parfait. Écoute, moi j’ai envie de faire les choses de façon ultra simple, hors saut, si j’écoute l’épisode, je suis une entreprise, je suis un particulier, je suis quelqu’un, je veux aider, je veux participer, je veux, soit j’ai de l’argent, soit j’ai du temps, soit j’ai des pains au chocolat. Comment je fais hors saut pour aider mes sénat chirurgie cardiaque ? Où est-ce que je vais ?

Orso Chetochine (27:16.042)
Déjà, si vous avez envie de donner, c’est que vous êtes du bon côté. Donc ça, c’est bien parce que c’est toujours plus facile de donner que de recevoir. Donc ça, on est du bon côté. Il faut pas avoir peur. Souvent, les gens disent, je ne pas, j’ai peur de du greenwashing. Non, si ça vient du cœur, ça ne sera jamais du greenwashing. Et nous, a la chance de pouvoir sélectionner aussi les gens. si on sent que c’est que pour… Parce que quand tu une marque, évidemment, les gens veulent te récupérer. On a des célébrités qui sont avec nous. Mais il faut pas avoir peur. Il faut se lancer.

Estelle (27:19.753)
Bravo !

Estelle (27:28.169)
Mmh.

Orso Chetochine (27:46.187)
Et puis vous allez sur le site mesenat-cardiac.org, vous regardez déjà si ça vous plaît, parce que là on en parle mais il faut découvrir. Et si ça vous plaît pas, il y a plein d’autres actions qui sont magnifiques aussi. Enfin si ça vous plaît, vous m’appelez, vous vous laissez un petit moment dans le contact et puis j’ai envie de vous dire, c’est comme si on va faire un enfant, on se rend compte, puis on fait un enfant.

On se dit, allez, on va sauver un enfant, puis on voit comment on fait, soit parce que c’est du matériel, soit parce que c’est évidemment des sous, d’autres choses. Il y a plein de trucs, y a plein de trucs à faire. Mais le monde est génial et je pense qu’on est qu’au début, moi, des entreprises qui se projettent dans l’aide associative. pense qu’il ne pas qu’elles aient peur de screenwashing. moi, je suis très confiant, je suis très confiant sur la gentillesse, la générosité des gens. Et il faut juste oser laisser parler un peu sans coeur. Donc vous m’appelez et j’arrive.

Estelle (28:38.825)
Parfait ! Mécénat tiré… attention !

Orso Chetochine (28:42.078)
Et sinon je vous envoie à l’ISSE alors si on vient de là vous êtes morts.

Alice (28:45.522)
Mais c’est un plaisir de travailler avec Orso en plus. Appelez-le, c’est un plaisir. Et toute l’équipe, tu… Enfin, l’équipe Mécénat, ça rapproche quand même et ça rassemble des gens qui ont des sensibilités similaires. C’est un plaisir de travailler avec vous d’un point de vue entreprise. Quand j’ai aidé dans ma première entreprise à développer le partenariat, et puis là en tant que bénévole, à chaque moment, ça a été un plaisir de travailler avec toi et avec tes équipes.

Orso Chetochine (28:49.226)

Orso Chetochine (29:11.338)
Ce qu’il faut savoir c’est que la première une fois elle m’a appelé elle m’a dit bon écoute j’ai une grosse somme d’argent qui est bloquée elle part dans deux jours donc on a deux jours pour monter le projet c’est en anglais, bah merde on parle pas anglais, c’est pas grave je traduirai on monte le projet et tu te rappelles finalement on a récupéré ses sous et voilà c’est parti comme quoi il faut pas trop se poser de questions il faut y aller bon bah c’était super

Alice (29:28.434)
On a gagné. C’était un petit concours interne et on l’a gagné.

Estelle (29:36.265)
pas se poser de questions, faut y aller.

Alice (29:36.313)
Ça continue aujourd’hui.

Orso Chetochine (29:37.906)
Et à toi Estelle, bravo parce que moi j’ai écouté tes podcasts et je les trouve super. Il y a plein de trucs qui m’ont bien servi pour mon association et le marketing de mon asso.

Estelle (29:48.38)
C’est le but ! Mescena-cardiac.org Allez-y ! Moi je peux vous dire, je suis témoin par le côté. J’ai vu la petite Magnan arriver, j’ai vu Alice. Je t’ai vu avec ce projet depuis qu’on se connaît, qui est dans un coin de ta tête et qui a grandi. Et d’avoir Magnan avec nous à la table chez mon papa, c’était quand même assez génial. Allez-y ! C’est une expérience

totalement dingue, y a plein de façons de participer. mesenat-cardiac.org Les liens sont évidemment dans les notes de cet épisode. Merci Alice, merci Orso d’avoir participé à cet épisode et on souhaite qu’il plein plein plein plein de gens qui s’intéressent au monde associatif en général et à Mesenat Chirurgie Cardiaque en particulier, bien évidemment.

Alice (30:29.522)
Merci à tous.

Orso Chetochine (30:41.338)
Super, bien écoute, merci à toi de nous donner ce que t’as de plus cher, ton podcast.

Alice (30:42.667)
Merci !

Estelle (30:46.531)
Merci à vous, vous êtes les bienvenus quand vous voulez sur le podcast du marketing. très vite.

Alice (30:50.98)
À bientôt !

Orso Chetochine (30:51.306)
Ciao

 

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IA et marketing : les 5 décisions pour passer de l’expérimentation à la croissance – Episode 322

ou écouter sur :

Cet épisode ne parle pas d’outils IA, ni de promesses futuristes. Il parle de leadership, de gestion du changement et de création de valeur business.

À la fin de l’épisode, vous saurez :

  • pourquoi l’IA est d’abord un sujet d’organisation et non de technologie,

  • comment parler d’IA à son COMEX sans buzzwords,

  • quelles priorités poser pour éviter l’IA gadget,

  • comment enclencher une trajectoire crédible et progressive,

  • comment reprendre le contrôle du narratif “marketing = centre de coûts”.

Un épisode pour celles et ceux qui veulent reprendre la main sur le sujet IA, avec méthode et leadership.

 

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Transcription de l’épisode

Beaucoup de directions marketing ont lancé des tests. Certaines ont déployé des outils. D’autres ont recruté des profils spécialisés. Mais peu ont réussi à transformer l’essai. Peu ont réussi à faire de l’IA autre chose qu’un sujet d’innovation sympathique ou un mot-clé rassurant pour le comité de direction.

Le problème n’est pas technologique.

Le problème est organisationnel, culturel et stratégique.

Aujourd’hui, les directeurs marketing sont à un moment charnière. Ils doivent présenter des feuilles de route claires à leurs PDG. Ils doivent rassurer leurs équipes. Ils doivent prouver que le marketing peut être un moteur de croissance durable. Et ils doivent le faire dans un contexte où l’IA accélère tout : les attentes, la concurrence, les cycles de décision.

Les CMO les plus avancés ont compris une chose essentielle. L’IA n’est pas un sujet de futur. C’est un sujet de leadership présent.

Ils ne se demandent plus ce que l’IA pourrait faire.

Ils se demandent comment elle transforme déjà leur façon de travailler, de décider et de créer de la valeur.

Dans cet épisode, je vous propose de prendre de la hauteur. Pas pour parler d’outils. Pas pour faire une énième liste de cas d’usage. Mais pour comprendre les cinq décisions structurantes que prennent aujourd’hui les directeurs marketing les plus performants pour faire de l’IA un véritable avantage concurrentiel.

Nous allons parler de gestion du changement.

Nous allons parler de valeur business mesurable.

Nous allons parler de données, d’agents d’IA, de compétences, de gouvernance.

Et surtout, nous allons parler de pouvoir stratégique.

Parce que l’IA offre au marketing une opportunité rare : celle de sortir définitivement du statut de centre de coûts. Celle de reprendre la main dans les décisions de croissance. Celle de parler enfin le langage du comité de direction, chiffres à l’appui.

Si vous êtes directeur marketing, responsable growth, dirigeant ou tout simplement en charge de faire avancer ces sujets dans votre organisation, cet épisode est pour vous.

Vous n’en ressortirez pas avec une checklist d’outils.

Vous en ressortirez avec une grille de lecture claire pour décider quoi faire, dans quel ordre, et pourquoi.

Entrons dans le vif du sujet.

 

 

1. Le vrai frein à l’IA n’est pas technologique, il est organisationnel

Quand on parle d’intelligence artificielle en marketing, la conversation démarre presque toujours par les outils. Quelle plateforme choisir. Quel modèle utiliser. Quel budget allouer.

Et pourtant, ce n’est pas là que tout se joue.

Les CMO les plus avancés l’ont compris très tôt. Le principal frein à l’IA n’est pas la technologie. Il est humain, organisationnel et culturel. Vous pouvez avoir les meilleurs outils du marché, si votre organisation n’est pas prête, l’impact restera marginal.

Le rôle du directeur marketing change donc profondément. Il ne s’agit plus seulement de piloter des campagnes ou des équipes. Il s’agit de devenir le responsable de la gestion du changement.

Cela commence par une vision claire. Pas une vision d’outils, mais une vision de transformation. L’IA doit être présentée comme un levier qui améliore le travail des équipes, pas comme une menace. Le message n’est pas “l’IA va remplacer certaines fonctions”, mais “l’IA va nous permettre de passer d’une exécution réactive à une stratégie proactive”. Moins de production sous pression, plus de réflexion à forte valeur.

Ensuite, il faut traduire cette vision en réalité business. Chaque initiative IA doit être reliée à un impact concret. Réduire le temps de production des contenus. Accélérer le time to market. Augmenter la valeur vie client. Tant que l’IA reste un concept abstrait, elle inquiète. Dès qu’elle devient un levier mesurable, elle fédère.

Enfin, la communication est clé. Les équipes ont besoin de voir des résultats. Pas dans trois ans. Maintenant. Les CMO les plus efficaces célèbrent les premiers succès, même modestes. Un gain de temps. Une meilleure performance. Une décision prise plus vite. Ces signaux faibles créent une dynamique d’adhésion et installent la confiance.

L’IA ne transforme pas une organisation par décret. Elle transforme une organisation parce qu’un leader en prend la responsabilité. Et aujourd’hui, ce leader, c’est le directeur marketing.

 

 

2. Sortir du buzz et prouver la valeur business de l’IA

Pendant longtemps, l’intelligence artificielle a été traitée comme un sujet d’innovation. Inspirant, intéressant, mais souvent périphérique. Les CMO les plus performants ont opéré un basculement radical. Ils ne parlent plus d’IA comme d’une promesse. Ils en parlent comme d’un levier direct de croissance.

La vraie question n’est plus “que peut faire l’IA ?”.

La seule question qui compte devient “comment l’IA contribue-t-elle au résultat net ?”.

Ce changement de posture est fondamental. Il oblige le marketing à sortir d’un discours technologique pour entrer dans un raisonnement économique. L’IA n’est pas un gadget. Elle est un accélérateur. Accélérateur de personnalisation, accélérateur de vitesse, accélérateur de pertinence.

Les équipes marketing qui exploitent l’IA de manière stratégique constatent des écarts de performance très significatifs. Pourquoi ? Parce que l’IA permet d’optimiser l’ensemble du cycle marketing, de la planification à la création, de la diffusion à la mesure. Les décisions ne reposent plus sur des moyennes ou des intuitions, mais sur des signaux en temps réel.

Cela change profondément la relation au client. Le marketing devient capable d’interagir avec les audiences au moment où l’intention se manifeste. Recherche, vidéo, contenu, achat. Les messages, les créations et les investissements média s’ajustent dynamiquement. Le parcours n’est plus figé. Il devient adaptatif.

Pour autant, prouver la valeur de l’IA exige une discipline nouvelle. Les CMO les plus avancés relient systématiquement chaque initiative à un indicateur business clair. Revenu incrémental. Taux de conversion. Valeur vie client. Réduction des coûts opérationnels. Tant que l’IA n’est pas reliée à ces métriques, elle reste un sujet de discussion. Dès qu’elle l’est, elle devient un sujet de décision.

Sortir du buzz, c’est accepter une exigence plus élevée. Celle de démontrer, chiffres à l’appui, que le marketing piloté par l’IA n’est pas seulement plus moderne. Il est plus rentable.

 

 

3. Revenir aux fondamentaux : données et objectifs avant outils

Quand une organisation décide d’investir dans l’IA, le réflexe est souvent le même. Chercher la meilleure solution. Comparer les plateformes. Tester des fonctionnalités avancées.

Le problème, c’est que l’IA sans fondations solides devient très vite une distraction coûteuse.

Les CMO les plus avancés prennent le sujet dans l’autre sens. Ils commencent par les objectifs business, puis seulement ensuite par la technologie. Pas l’inverse.

Avant de déployer la moindre initiative IA, une question doit être tranchée clairement. Quel est le problème business que nous cherchons à résoudre ? Améliorer la fidélité. Accélérer la conquête. Augmenter la part de marché. Réduire les coûts marketing. Tant que cette priorité n’est pas explicite, l’IA reste un empilement d’expérimentations sans cohérence.

Cette clarté stratégique permet d’éviter un piège fréquent. L’IA pour l’IA. Tester parce que c’est tendance. Déployer parce que le concurrent l’a fait. Les CMO performants savent que chaque projet IA doit justifier son existence par un impact mesurable.

L’autre fondation indispensable, ce sont les données. L’IA fonctionne comme un moteur de haute performance. Sans carburant de qualité, elle ne délivre rien. Les données first party deviennent alors un actif stratégique majeur. Données clients, données comportementales, données transactionnelles. Leur qualité conditionne directement la qualité des décisions prises par les systèmes d’IA.

Cela implique un travail souvent sous-estimé. Collecter proprement. Nettoyer. Structurer. Gouverner. Rendre les données accessibles et exploitables par les équipes. Ce travail est moins visible qu’un nouvel outil, mais il est infiniment plus déterminant.

Les CMO qui réussissent la transformation IA acceptent cette réalité. Il n’y a pas de raccourci. Les outils évoluent vite. Les fondations, elles, doivent être pensées pour durer. Sans objectifs clairs et sans données fiables, l’IA ne transforme rien. Elle amplifie simplement les faiblesses existantes.

 

 

4. Agents d’IA : avancer par étapes pour éviter le chaos

Les agents d’IA représentent un changement de nature, pas simplement un progrès technologique. On ne parle plus d’outils qui assistent ponctuellement, mais de systèmes capables d’exécuter de façon autonome des tâches à forte valeur ajoutée. Mal introduits, ils créent de la confusion. Bien intégrés, ils transforment profondément l’efficacité marketing.

Les CMO les plus avancés adoptent une approche volontairement progressive. Ils appliquent une logique simple mais puissante : crawl, walk, run.

La première étape consiste à automatiser ce qui est simple, répétitif et chronophage. Génération de variantes de contenus. Ajustements d’enchères. Analyse de performances. Cette phase permet de libérer du temps et de créer de la confiance. Les équipes voient rapidement un bénéfice concret dans leur quotidien.

La deuxième étape introduit des systèmes plus intelligents, capables d’enchaîner plusieurs actions. L’agent ne se contente plus d’exécuter, il propose, teste et optimise. Les équipes commencent alors à changer de posture. Elles passent de l’exécution à la supervision. Le rôle du marketer évolue vers l’arbitrage, la priorisation et la prise de décision.

La troisième étape est la plus ambitieuse. Elle consiste à confier à des agents d’IA la gestion de campagnes de bout en bout, sous contrôle humain. Cette phase n’est possible que si les fondations sont solides et si les équipes ont été préparées.

Cette progression impose aussi de revoir les indicateurs de performance. Mesurer le volume de créations produites n’a plus beaucoup de sens. Les CMO les plus avancés suivent la vitesse d’itération, les gains d’efficacité, la capacité à tester plus vite et à apprendre plus rapidement.

Enfin, cette transformation nécessite un investissement massif dans les compétences. Les agents d’IA ne remplacent pas les équipes. Ils les obligent à monter en niveau. Pensée critique, supervision stratégique, formulation des bonnes requêtes deviennent des compétences clés.

L’agentivité ne s’improvise pas. Elle se construit, étape par étape, avec méthode et leadership.

 

 

5. Repositionner le marketing comme moteur de croissance au comité de direction

Dans beaucoup d’entreprises, le marketing reste perçu comme un centre de coûts. Un poste de dépenses nécessaire, mais rarement stratégique. L’IA offre au directeur marketing une opportunité unique de changer durablement cette perception.

Les CMO les plus avancés ne présentent plus l’IA comme un projet marketing. Ils la positionnent comme un levier de croissance pour l’entreprise entière. Cela commence par une alliance forte avec la direction technologique. La transformation par l’IA repose sur des sujets d’infrastructure, de données, de gouvernance et d’intégration. Sans alignement entre marketing et technologie, les initiatives restent fragiles. Quand CMO et CTO avancent ensemble, le marketing gagne en crédibilité et en capacité d’exécution.

Ensuite, il faut changer de langage. Le comité de direction n’attend pas une démonstration d’outils. Il attend des preuves d’impact. Engagement client, accélération du chiffre d’affaires, amélioration de la rentabilité, réduction des risques. Les CMO performants traduisent chaque initiative IA en indicateurs business compréhensibles et comparables aux autres leviers de croissance de l’entreprise.

Ce repositionnement passe aussi par une gestion proactive des risques. Confidentialité des données, sécurité de la marque, conformité réglementaire. Ces sujets inquiètent légitimement les dirigeants. Les CMO qui obtiennent des investissements durables sont ceux qui arrivent avec un cadre clair, des règles explicites et des mécanismes de contrôle. La confiance se construit autant par l’anticipation des risques que par la promesse de performance.

Enfin, l’IA redonne au marketing un rôle central dans la stratégie. Celui d’orchestrateur de la relation client et de catalyseur de croissance. À condition d’assumer pleinement cette responsabilité.

Le marketing n’est plus seulement là pour exécuter. Il est là pour piloter. Et l’IA devient le langage commun qui permet enfin de le prouver.

 

 

Conclusion

Si l’on prend un peu de recul, un point devient évident. L’intelligence artificielle n’est pas un sujet isolé. Ce n’est ni un projet technique, ni une expérimentation marketing parmi d’autres. C’est un changement de modèle.

Nous avons commencé par le constater. Le principal frein à l’IA n’est pas la technologie, mais l’organisation. Sans vision claire, sans leadership et sans accompagnement du changement, les outils restent sous-exploités. Le rôle du directeur marketing évolue alors naturellement vers celui de pilote de transformation.

Nous avons ensuite vu que l’IA n’a de valeur que si elle est reliée au business. Tant que la question reste “que peut faire l’IA”, le débat reste théorique. Dès que la question devient “comment l’IA contribue à la croissance, à la rentabilité et à la performance”, le marketing change de statut.

Cette valeur ne peut exister sans fondations solides. Des objectifs clairs, alignés avec les priorités de l’entreprise. Des données first party propres, gouvernées et activables. Sans ces bases, l’IA n’accélère rien. Elle amplifie simplement l’existant.

Nous avons aussi parlé des agents d’IA et de la nécessité d’avancer par étapes. Automatiser d’abord. Superviser ensuite. Autonomiser progressivement. Cette trajectoire permet d’éviter le chaos et d’embarquer les équipes dans une montée en compétences durable.

Enfin, l’IA redonne au marketing une occasion rare de se repositionner au comité de direction. En parlant le langage du business. En construisant des alliances fortes avec la technologie. En anticipant les risques pour installer la confiance. Le marketing cesse alors d’être un centre de coûts pour redevenir un moteur de croissance stratégique.

Le message est clair. L’IA ne ralentira pas. Le rythme ne sera jamais plus lent qu’aujourd’hui. La question n’est donc pas de savoir s’il faut y aller, mais comment y aller, dans quel ordre, et avec quel niveau d’exigence.

Et c’est précisément là que se joue l’avenir du marketing.

 

 

Branding et rentabilité : le levier sous-estimé de votre marge – Episode 321

ou écouter sur :

On parle souvent de branding comme d’un sujet d’image. Pourtant, une marque forte influence directement votre marge, votre coût d’acquisition et votre fidélisation.

Dans cet épisode, nous explorons pourquoi le branding est un actif financier stratégique, et comment le transformer en véritable machine à profit.

 

Ce que vous allez apprendre

  • Pourquoi le branding influence directement votre capacité à augmenter vos prix

  • Comment la marque réduit votre coût d’acquisition

  • En quoi la différenciation protège votre marge

  • Pourquoi la fidélisation est le vrai moteur de rentabilité

  • Comment la cohérence de marque améliore votre performance marketing

  • Les 4 piliers d’une marque réellement rentable

 

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Vous pouvez aussi

Transcript de l’épisode

Dans cet épisode, nous allons déconstruire une idée reçue : non, le branding n’est pas un luxe réservé aux grandes entreprises. C’est un levier financier extrêmement puissant.

Nous allons comprendre comment la marque agit concrètement sur votre rentabilité.

Nous allons analyser les mécanismes précis qui transforment une identité forte en machine à marge.

Et surtout, je vais vous donner une grille simple pour évaluer si votre marque travaille vraiment pour votre business… ou si elle se contente d’être décorative.

Si vous cherchez à augmenter vos profits sans augmenter vos coûts, cet épisode pourrait bien changer votre manière de voir le branding.

Alors installez-vous confortablement.

On parle rentabilité.

 

1. Le branding ne sert pas à “faire joli” : il influence directement la marge

Le branding n’est pas une question d’esthétique. C’est une question de perception de valeur. Et la perception influence directement le prix que vos clients sont prêts à payer.

Deux produits objectivement similaires peuvent être vendus à des prix radicalement différents. Pourquoi ? Parce que la marque crée un cadre mental. Elle raconte une histoire, installe une promesse, projette un statut. Elle transforme un produit en expérience perçue.

Quand votre marque est claire, distinctive et crédible, vous gagnez ce que l’on appelle le pricing power. Vous n’êtes plus obligé de vous aligner sur le marché. Vous définissez vos propres standards.

Sans marque forte, le client compare uniquement les caractéristiques et le prix. Avec une marque forte, il compare la valeur ressentie. Et la valeur ressentie est beaucoup plus difficile à challenger.

Beaucoup d’entreprises cherchent à augmenter leur marge en réduisant leurs coûts. Elles renégocient leurs fournisseurs, optimisent leur logistique, compressent leurs budgets. Pourtant, l’augmentation du prix moyen de quelques pourcents a souvent un impact bien plus puissant sur la rentabilité.

Une marque forte rend cette augmentation possible. Elle protège la marge parce qu’elle justifie le prix.

Le branding n’est donc pas un centre de coût. C’est un levier direct sur votre capacité à facturer plus cher sans augmenter vos charges.

 

2. La marque réduit le coût d’acquisition

Une entreprise inconnue doit compenser par l’investissement publicitaire. Elle doit acheter l’attention. Elle doit prouver sa crédibilité. Elle doit convaincre plus fort et plus longtemps.

Une marque forte, elle, bénéficie d’un avantage invisible mais décisif : la familiarité.

La notoriété réduit la friction. La confiance raccourcit le cycle de décision. La cohérence rassure. Tout cela a un impact direct sur votre coût d’acquisition client.

Quand votre marque est identifiée et comprise, vos campagnes performent mieux. Votre taux de clic augmente. Votre taux de conversion progresse. Votre trafic organique se développe. Vos clients vous recommandent plus facilement.

Vous n’êtes plus obligé de surenchérir face à des concurrents interchangeables. Votre nom devient un repère.

Regardez certaines marques dans le e-commerce. Lorsqu’un consommateur voit leur publicité, il ne découvre pas une entreprise. Il reconnaît un acteur déjà présent dans son esprit. La différence en termes de performance publicitaire est considérable.

Le branding agit donc comme un amortisseur budgétaire. Il réduit la dépendance à l’acquisition payante. Il stabilise la performance dans le temps. Il crée une préférence avant même la première interaction commerciale.

Moins de résistance. Plus de confiance. Un CAC optimisé.

 

3. La différenciation : sortir de la guerre des prix

Quand vous n’avez pas de marque claire, vous devenez comparable. Et quand vous êtes comparable, vous devenez négociable.

La guerre des prix commence toujours par un manque de différenciation perçue.

Le branding structure votre positionnement. Il définit ce que vous représentez, ce que vous défendez, à qui vous vous adressez vraiment. Il crée une identité qui dépasse les caractéristiques techniques du produit.

Une marque bien positionnée choisit son territoire. Elle accepte de ne pas plaire à tout le monde. Elle assume une vision.

Cette clarté réduit la comparaison frontale. Vous ne jouez plus sur le même terrain que tout le monde. Vous changez les critères d’évaluation.

Un acteur comme Apple, par exemple, ne vend pas uniquement des caractéristiques techniques. Il vend une expérience, un écosystème, un statut, une simplicité. Le prix n’est plus la seule variable de décision.

La différenciation protège la marge parce qu’elle rend la substitution plus difficile. Si votre offre est perçue comme unique, elle est moins attaquable.

Le branding agit donc comme un bouclier stratégique. Il vous sort du piège du “moins cher”. Il vous repositionne sur le terrain de la valeur.

 

4. La fidélisation : la rentabilité se joue après la première vente

La première vente coûte cher. La suivante coûte beaucoup moins.

La rentabilité réelle d’une entreprise ne se joue pas au moment de l’acquisition, mais dans la durée de la relation.

Le branding crée de l’attachement. Il crée un sentiment d’appartenance. Il installe une continuité émotionnelle entre la marque et le client.

Un client fidèle ne rachète pas uniquement parce que le produit est bon. Il rachète parce qu’il se reconnaît dans la marque. Parce qu’il adhère à son univers. Parce qu’il s’y sent aligné.

La valeur vie client augmente quand la relation dépasse la transaction.

Une marque forte facilite aussi l’extension de gamme. Si la confiance est installée, le client sera plus enclin à tester une nouvelle offre. La marque devient un accélérateur de cross-sell et d’up-sell.

La fidélité réduit la pression constante sur l’acquisition. Elle stabilise le chiffre d’affaires. Elle améliore la prévisibilité.

Une communauté engagée coûte moins cher à activer qu’un public froid à convaincre.

Le branding n’est donc pas seulement un levier d’attraction. C’est un levier de rétention. Et la rétention est l’un des plus puissants multiplicateurs de profit.

 

5. La cohérence : accélérateur de performance marketing

Un message confus coûte cher.

Quand votre marque n’est pas claire, chaque campagne repart de zéro. Chaque publicité doit réexpliquer qui vous êtes. Chaque page de vente doit reconstruire la crédibilité.

Une marque structurée crée de la cohérence. Elle aligne le discours, le ton, la promesse, l’expérience.

La répétition renforce la mémorisation. La cohérence renforce la crédibilité.

Dans un environnement saturé, la clarté devient un avantage concurrentiel. Les entreprises qui performent durablement sont celles dont le message est identifiable en quelques secondes.

Le branding agit comme un socle stratégique. Il donne une direction à la création, au copywriting, au design, à la stratégie média.

Vos campagnes deviennent plus efficaces parce qu’elles s’inscrivent dans une continuité. Elles capitalisent sur l’historique de la marque au lieu de créer des actions isolées.

Une marque forte rend la performance marketing plus stable. Moins de dispersion. Plus d’impact. Meilleur retour sur investissement.

 

6. Les 4 piliers d’une marque rentable

Transformer sa marque en machine à marge demande une structure claire.

Premier pilier : un positionnement tranché. Vous devez savoir à qui vous vous adressez et pourquoi vous êtes différent. Sans choix, pas de différenciation.

Deuxième pilier : une promesse forte. Elle doit être simple, compréhensible et crédible. Elle doit répondre à un problème réel et assumé.

Troisième pilier : une cohérence totale. Chaque point de contact doit raconter la même histoire. Site web, réseaux sociaux, service client, produit. La cohérence crée la confiance.

Quatrième pilier : une vision long terme. Le branding produit ses effets dans la durée. Il demande de la constance. Les entreprises qui changent de discours tous les six mois diluent leur impact.

Vous pouvez vous poser une question simple : votre marque vous permet-elle d’augmenter vos prix, de réduire votre dépendance à la publicité et d’augmenter votre fidélité ?

Si la réponse est non, votre branding est probablement esthétique.

S’il est structuré, il devient un actif stratégique.

 

Conclusion

Le branding n’est pas un exercice cosmétique. Il n’est pas là pour embellir votre site ou moderniser votre logo. Il est là pour soutenir votre rentabilité.

Nous avons vu qu’une marque forte influence directement votre capacité à augmenter vos prix. Elle agit sur la perception de valeur, et la perception détermine la marge. Nous avons compris qu’elle réduit votre coût d’acquisition en créant de la familiarité, de la confiance et de la préférence. Nous avons analysé comment la différenciation vous sort de la guerre des prix et protège votre positionnement. Nous avons vu que la fidélisation, portée par l’attachement à la marque, multiplie la valeur vie client. Enfin, nous avons compris que la cohérence structure toute votre performance marketing et améliore votre retour sur investissement.

Une marque rentable repose sur quatre piliers : un positionnement clair, une promesse forte, une cohérence constante et une vision long terme.

La vraie question n’est donc pas “avez-vous un logo ?”.

La vraie question est : votre marque vous permet-elle de vendre plus cher, plus facilement et plus durablement ?

Si votre branding ne soutient pas votre marge, il est décoratif.

S’il est stratégique, il devient un actif puissant.

Je vous invite à prendre un moment pour évaluer votre propre marque à l’aune de ces critères. Où perdez-vous de la marge ? Où pourriez-vous gagner en clarté ? Où manquez-vous de cohérence ?

Le branding n’est pas un luxe. C’est une décision stratégique.

Et si cet épisode vous a éclairé, partagez-le à un entrepreneur qui pense encore que la marque est une dépense. Vous pourriez bien transformer sa manière de piloter son business.

 

Google Ads : pourquoi tout ce que vous saviez est déjà obsolète avec Alexandre Falck – Episode 320

ou écouter sur :

Vous pensez connaître Google Ads ?

Si vous n’y avez pas touché depuis trois à cinq ans, il est probable que vous soyez déjà en décalage. Dans cet épisode, j’échange avec Alexandre Falck, expert SEA et fondateur de l’agence Le Mage du SEA, pour comprendre ce qui a profondément évolué.

Nous parlons audiences, automatisation, PMax, IA Overview, conversion offline… et surtout de ce que ces changements impliquent concrètement pour votre business.

 

Vous pouvez retrouver Alexandre Falk sur linkedin, son site ou sa newsletter.

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Vous pouvez aussi


Transcript de l’épisode

Estelle (00:32.792)
Vous voyez le moment où vous vous dites, Google Ads, je connais, j’ai déjà testé. Et puis vous retombez dessus quelques temps plus tard, voire comme moi quelques années plus tard, vous ouvrez l’interface et puis là, vous avez l’impression d’être entré dans le cockpit d’un avion. C’est exactement ce qui m’est arrivé. En gros, je pensais retrouver un truc à peu près simple, c’est-à-dire des mots-clés, une annonce, une enchère et puis pouf, on lance le truc, on voit ce que ça donne. Sauf qu’entre temps, Google…

Sauf qu’entre temps Google Ads a littéralement changé de planète et le problème c’est que si vous continuez à raisonner avec l’ancien logiciel vous allez faire exactement ce que Google adore, c’est à dire dépenser sans vraiment comprendre ce qui se passe. Alors…

Estelle (01:31.854)
que je langisse ce truc.

Estelle (01:40.206)
Ahem

Estelle (01:57.602)
Où est-ce que je l’ai mis ?

Estelle (03:41.613)
on

Estelle (04:53.641)
voyez le moment où vous vous dites, bon Google Ads, je connais, j’ai déjà testé il a quelques années et puis vous retombez.

Estelle (05:04.685)
Vous voyez le moment où vous vous dites, Google Ads, je connais, j’ai déjà testé, et puis vous décidez quelques années plus tard de rouvrir l’interface. Et puis là, vous avez littéralement l’impression d’être entré dans le cockpit d’un avion. C’est exactement ce qui m’est arrivé. Je pensais retrouver un truc à peu près simple, à savoir des mots-clés, une annonce, une enchère, et puis pouf, on met ça dans la machine, on voit ce qui sort. Sauf qu’entre temps, Google Ads a littéralement changé de planète. Et le problème,

Si vous continuez à résumer…

Sauf qu’entre temps Google Ads a littéralement changé de planète et le problème c’est que si vous continuez à raisonner avec l’ancien logiciel, vous allez faire exactement ce que Google Ads adore, à savoir dépenser sans vraiment comprendre ce qui se passe. Si vous me découvrez avec cet épisode, je suis Estelle Ballot et j’aide les dirigeants et les CMO à structurer leur marketing, gagner en clarté et obtenir des résultats sans complexifier inutilement.

Checks !

Estelle (06:13.825)
Si vous me découvrez avec cet épisode, je suis Estelle Ballot et j’aide les dirigeants et les CMO Marketing à structurer leur marketing, gagner en clarté et obtenir des résultats sans complexifier inutilement.

Estelle (06:28.641)
Si vous me découvrez avec cet épisode, je suis Estelle Ballot et j’aide les dirigeants et les CMO à structurer leur marketing, gagner en clarté et obtenir de vrais résultats sans complexifier inutilement. Cette semaine ici.

Estelle (06:44.331)
Si vous me découvrez avec cet épisode, je suis Estelle Ballot et j’aide les dirigeants et les CMO à structurer leur marketing, gagner en clarté et obtenir de vrais résultats sans complexifier inutilement. Mais putain, pourquoi je m’arrête ?

Estelle (07:01.546)
Ahem.

Estelle (07:06.251)
Si vous me découvrez avec cet épisode, je suis Estelle Ballot et j’aide les dirigeants et les CMO à structurer leur marketing, gagner en clarté et obtenir de vrais résultats sans complexifier inutilement. Chaque semaine ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable. Dans cet épisode, j’ai invité Alexandre Falck, aka le mage du SEA, rien que ça. Alexandre, c’est quelqu’un qui passé des années en grosse agence, qui a vu…

Estelle (07:40.811)
Pour cet épisode, j’ai invité Alexandre Falck AK, le mage du SEA.

Estelle (07:55.394)
Pour cet épisode, j’ai invité Alexandre Falck, aka le mage du SEA, rien que ça. Alexandre a passé des années dans des grosses agences, il a vu ce qui marche vraiment quand on met des budgets vraiment sérieux et il a aujourd’hui…

Estelle (08:14.893)
comment je fais pour travailler, moi?

Estelle (09:10.093)
d’être à la compagnie, t’as toujours un peu l’air de faire des travaux.

Estelle (09:16.525)
Tu veux que je bosse là ?

Estelle (09:21.321)
Dans cet épisode, j’ai invité Alexandre Falck à caler le mage du SEA, rien que ça. Alexandre, c’est quelqu’un qui passé des années dans des grosses agences, il a vu ce qui marche vraiment quand on met des budgets sérieux et aujourd’hui, il accompagne des entreprises qui veulent de la performance sans se faire balader par l’automatisation. Je vous préviens, il a un passage qui m’a littéralement fait sortir mon carnet de notes. C’est celui où il explique ce qui est en train d’arriver avec la recherche

Google et l’IA. Et pourquoi ça risque ?

Estelle (09:58.506)
Je vous préviens, il a un passage qui m’a littéralement fait sortir mes notes. C’est celui où il explique ce qui est en train d’arriver sur la recherche Google avec l’IA et pourquoi, et bien ça risque de changer la façon dont on achète, la façon dont on clique et puis surtout la façon dont on convertit. À ce moment-là, vous comprenez que le sujet, ça n’est pas faire des pubs, le sujet c’est…

Estelle (10:28.777)
À ce moment-là, vous comprenez que le sujet, c’est pas faire des pubs, le sujet, c’est…

À ce moment-là, vous comprenez que le sujet, c’est pas faire des pubs, le sujet, c’est est-ce qu’il a… Putain de cerveau !

Estelle (10:48.269)
mais tout monde est contre moi.

Estelle (11:08.981)
À ce moment-là, vous comprenez que le sujet, ça n’est pas faire des pubs, le sujet c’est est-ce qu’on est en train de perdre le contrôle du parcours client sans s’en rendre compte ? Si vous utilisez Google Ads, si vous pensez vous y mettre ou si vous vous dites on verra plus tard, écoutez cet épisode, y a de fortes chances pour que plus tard, il coûte beaucoup plus cher que prévu. Allez, je vous propose d’accueillir tout de suite Alexandre Falck.

Estelle (11:42.195)
Un grand merci Alexandre, c’est mille fois plus clair maintenant pour moi de savoir comment utiliser Google Ads. Promis, je vais m’y remettre. En tout cas, c’est vraiment super éclairant d’avoir toutes tes tips et de comprendre comment les choses changent régulièrement et comment on peut les utiliser au mieux. Si vous avez aimé cet épisode, bien s’il vous plaît, partagez-le avec un collègue, quelqu’un qui serait intéressé par le sujet. C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer.

le podcast du marketing, à développer cette chaîne YouTube.

C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer cette chaîne YouTube. Je parle de pas grand chose donc… C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer cette chaîne YouTube et ce podcast.

Estelle (12:32.929)
C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer cette chaîne YouTube et le podcast du marketing. Je vous dis à très vite. C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer… C’est comme ça que vous pouvez m’aider à développer le podcast du marketing. Je vous dis à très vite.

 

 

 

Campagnes intégrées : quand chaque étape du parcours client nourrit la prochaine – avec l’ex CMO de Ring Central Julien Rio – Episode 319

ou écouter sur :

Une campagne LinkedIn, un webinar, un emailing, un article sponsorisé.

Individuellement, chaque action peut être pertinente. Ensemble, elles ressemblent parfois à un patchwork sans véritable logique.

Dans cet épisode, nous parlons de campagnes intégrées. Une approche qui dépasse l’omnicanal pour construire un véritable parcours stratégique, où chaque canal nourrit le suivant et accompagne le prospect de la découverte à la conversion.

Ce que vous allez découvrir dans cet épisode

• La différence entre campagne omnicanale et campagne intégrée

• Pourquoi l’alignement des messages ne suffit plus

• Comment construire un parcours marketing logique et progressif

• Le rôle précis de chaque canal dans une stratégie intégrée

• Comment éviter de tomber dans la complexité excessive du tracking

• Les clés pour structurer sans complexifier

Vous pouvez retrouver Julien Rio sur son site ou sur Linkedin.

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Et puis sinon, vous pouvez aussi


Transcription de l’épisode

Orateur #0 Vous écoutez le podcast du Marketing, épisode 321. Bonjour et bienvenue sur le podcast du Marketing. Je suis Estelle Ballot et j’aide les directions marketing à gagner en clarté, structurer leur marketing et obtenir des résultats sans complexifier. Chaque semaine ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable. Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui peut transformer radicalement votre façon de faire du marketing. Il s’agit des campagnes intégrées. Vous me connaissez, j’aime quand le marketing est à la fois stratégique, structuré et orienté business. Sauf que bien souvent, nos actions ressemblent plus à un patchwork. On a une campagne LinkedIn ici, on a un webinar là, un emailing dans un coin, puis on a peut-être aussi un article sponsorisé. Chaque action, elle peut être très bonne individuellement, mais ensemble, elle ne raconte pas toujours une histoire qui est véritablement cohérente. Elles ne font pas forcément avancer votre prospect de manière fluide dans son parcours. Alors, j’avais déjà parlé des campagnes omnicanales avec Thibaut Demorel de Le Permis Libre. C’était l’épisode 202. On avait parlé d’alignement des canaux, de cohérence des messages, d’orchestration. Eh bien, les campagnes intégrées, c’est tout ça, mais elles vont encore un cran plus loin. L’idée, ce n’est plus seulement d’être présent partout avec un message harmonisé, c’est de construire un véritable parcours. Vous avez un canal qui nourrit le suivant, une action qui va préparer la prochaine. En fait, chaque point de contact est pensé comme une étape qui est logique et qui va accompagner votre audience depuis la découverte jusqu’à la conversion, voire après. Alors pour en parler, j’ai le plaisir d’accueillir Julien Rio. Julien, c’est un peu une pointure du marketing international. C’est l’ex-CMO de RingCentral sur la région Europe-Asie-Pacifique. RingCentral, c’est un acteur majeur des communications d’entreprise. En gros, c’est le concurrent direct de Teams et de Google Meet, avec un chiffre d’affaires tout petit de 2,6 milliards. Autant vous dire que des campagnes à grande échelle, il connaît. Dans cet épisode, on va voir ce que c’est réellement une campagne intégrée, en quoi elle est différente de l’omni-canal. Comment est-ce qu’on peut la construire concrètement et surtout, comment éviter de se perdre dans la complexité du tracking et de l’attribution ? Si vous avez envie de passer d’action marketing isolée à une véritable machine cohérente et performante, vous êtes au bon endroit. Bonjour Julien, bienvenue sur le podcast du marketing. Orateur #1 Bonjour Estelle, un grand merci pour ton invitation, je suis super content d’être là. Orateur #0 Écoute, ravie également de t’avoir à mon micro. On va parler d’un sujet dont j’ai déjà un petit peu parlé il y a quelques mois, voire une bonne grosse année, une année et demie, avec Thibaut Demorel, qui est le CMO du permis libre. On va parler, mais on va creuser encore un peu plus le sujet. On va parler de ce qu’on appelle les campagnes intégrées. Avant qu’on rentre dans le vif du sujet, Julien, est-ce que tu peux me dire qui tu es et ce que tu fais ? Orateur #1 Grand plaisir. Donc Julien Rio, j’ai… Je suis un leader marketing international. J’ai fait une dizaine d’années à Hong Kong, toujours avec un périmètre très international. Et je suis de retour depuis quelques années en France. J’ai fait beaucoup de choses. J’ai fait du B2B, du B2C, des startups, des scale-up, des grosses boîtes. Et là, ça fait quelques années que je suis plutôt dans l’environnement B2B SaaS, toujours dans le marketing et toujours un peu hyperactif à la recherche de l’excitation du marketing au quotidien. Orateur #0 Super. Et oui, effectivement, tu as plein de projets différents, notamment, si je ne dis pas de bêtises, tu as sorti des livres, tu as écrit des livres, tu as un framework dont on va parler là aujourd’hui. Tu as pas mal d’activités à côté ou en plus de ton activité de CMO. Là, ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est ces fameuses campagnes intégrées. c’est un terme un peu il y a les campagnes omni-canal, il y a le multi-channel, il y a plein de termes. Est-ce que tu peux, pour qu’on commence, est-ce que tu peux m’expliquer, en tout cas ta définition à toi, qu’est-ce que c’est qu’une campagne intégrée ? Orateur #1 Quand on parle de marketing, on pense régulièrement à des activités. Donc j’ai un événement, j’ai quelque chose sur LinkedIn, j’envoie des emails, ça c’est du marketing, ce sont des activités. Tu peux commencer à réfléchir en termes de campagne. En général, c’est-à-dire que tu vas avoir plusieurs activités qui vont avoir un point commun, qui va y avoir une espèce de fil conducteur. Tu peux commencer à réfléchir en termes de campagne multicanale, voire omnicanale, et ça signifie que ta campagne va être lancée sur… tes activités avec le même fil conducteur seront sur plusieurs canaux en même temps. Ce qu’on appelle une campagne intégrée, c’est tout ça, mais on va une étape plus loin où on s’assure qu’il y a une véritable intégration entre les canaux, c’est-à-dire qu’il y a une suite logique. On passe d’un canal à l’autre, on pense en termes d’expérience client, on a une cohérence de messages. Et on essaie de faire en sorte que ce premier canal amène un deuxième, qui amène un troisième, qui amène un quatrième, pour avoir une suite logique et réfléchir en termes de parcours client et évidemment de cycle de vente également. Donc c’est vraiment, on appuie juste des activités décorrélées, on annule l’effet patchwork qui existe quand même régulièrement dans le marketing et on essaie d’intégrer tout ça. Et c’est une intégration des équipes, c’est une intégration des messages, c’est une intégration des canaux, c’est une intégration des assets, des contenus, etc. Et c’est un gros travail qui apporte énormément, à mon sens, aux clients, aux marketeurs et évidemment aux business qui s’en servent. Orateur #0 Oui, si on parle de… Je te posais la question en off quand on préparait l’épisode. Si on parle de différence entre l’omni-canal et la campagne intégrée, grosso modo, c’est quoi ? C’est que sur l’omni-canal, on va faire en sorte d’harmoniser les messages pour être sûr que ce qu’on va voir sur… Je prends des exemples. sur une pub Facebook va correspondre à ce qu’on va retrouver d’un point de vue message, d’un point de vue peut-être visuel sur, je ne sais pas, le site Internet, et ce qu’on va retrouver aussi sur, par exemple, un webinaire. Là où la campagne intégrée, qu’est-ce que c’est ? On va un cran plus loin, c’est-à-dire que l’un vient nourrir l’autre. L’idée, c’est ça, c’est que chaque activité nourrisse l’activité suivante. Orateur #1 Exactement. Si tu réfléchis en termes de parcours client, tu vas avoir des canaux qui sont plutôt orientés awareness. Tu en as d’autres qui sont plutôt orientés considération. Il y en a qui sont clairement là pour faire de la conversion. Et dans une campagne intégrée, tu vas essayer de réfléchir comment ce premier canal où on va me découvrir pour la première fois, comment il va pouvoir doucement m’amener à un autre canal. Donc ça pourrait être mon premier canal, je réfléchis à la volée, j’espère que ça va avoir du sens. Mon premier canal, c’est peut-être une pub dans un magazine. C’est la première fois qu’on va voir ton logo, qu’on va savoir de quoi tu parles. Puis ton deuxième canal, on va te revoir sur une pub LinkedIn, Facebook. peu importe en fonction de ta target, là on est encore on va essayer d’aller un cran plus loin, on explique la marque mais on explique un peu plus ce qu’on fait sans rentrer dans le détail des features, des produits etc mais au moins qu’on soit capable de te positionner sur ton marché et puis le canal suivant on va rentrer un peu plus dans le vif du sujet, on va essayer de pousser un article de blog qui va aller plus loin, on va essayer de pousser une newsletter qui va aller plus loin, on va faire ce qu’on appelle du nurturing puis après on descend doucement et puis vu qu’on a obtenu l’email de cette personne via le canal précédent, on va commencer à faire peut-être de l’outbound et lui envoyer quelque chose d’un peu plus précis, lui proposer proposer une démo, lui proposer de mieux comprendre le ROI de ta solution, etc. Donc l’idée, c’est comment on connecte tout ça. Ce n’est pas juste qu’on est sur tous les canaux, ce n’est pas juste qu’on a le même message, mais comment on connecte tout pour que ce soit intégré, d’où le terme de campagne intégrée. Orateur #0 Oui, c’est vraiment de suivre ce chemin du consommateur, du fameux parcours client. Là où on va faire le parcours client schématise sur un site internet, on fait la même chose, mais en fait sur tous les touchpoints, tous les médias qu’on va utiliser. Moi, la question que je me posais quand on en discutait, c’est que ça, c’est finalement assez linéaire. Parce qu’on a appris à travailler en entonnoir et on vient comme ça descendre étape par étape et essayer, comme sur un site Internet, d’emmener à l’étape suivante qui va à l’étape suivante qui va à l’étape suivante. Moi, quand je t’écoute, et je trouve ça effectivement complètement logique d’aller travailler tes médias et tes investissements pour qu’ils viennent nourrir le suivant, évidemment que c’est plus intéressant. Sauf que quand même nos clients, nos consommateurs, nos auditeurs, on peut leur donner le mot qu’on veut, notre audience globalement, on le sait maintenant, ils viennent de plein d’endroits différents et ils ne sont plus sur un chemin linéaire. On n’est plus sur un chemin en étoile, on vient voir un site, puis on repart, puis on retourne voir une pub, puis on repart, puis on va voir peut-être une newsletter. On sait qu’il y a énormément de points. Est-ce que la campagne est intégrée pour toi ? Elle peut gérer ça ? Ou est-ce que de toute façon, c’est ingérable ? Et tant pis, mettons-le de compter et on fait bien comme on peut. C’est quoi ta position là-dessus, honnêtement ? Orateur #1 C’est à mi-chemin entre les deux. C’est-à-dire que tu as autant de parcours client réel que tu as de client. C’est imprédictible. Et les clients feront bien ce qu’ils veulent de toute manière. Cependant, si tu as bien construit ton parcours client et que tu as une réflexion sur comment ce canal mène à ce canal, mène à ce canal, Plus tu descends, dans ton funnel, dans ton entonnoir, plus tu as des canaux que tu contrôles. C’est-à-dire, quand tu es tout en haut de ton entonnoir, tu mets dans un magazine, c’est un petit peu petit bonheur la chance. C’est-à-dire, tu as quand même fait un targeting. C’est un magazine que ton audience va lire. Tu ne vas pas publier dans n’importe quel magazine. Mais tu ne sais pas exactement qui va lire cette page-là en particulier. Donc, il y a quand même un élément de chance. Quand tu commences à descendre, tu as des emails, tu as des profils LinkedIn, tu as des cookies de retargeting. Donc, tu commences à savoir ce que les gens ont déjà consommé. Donc tu vas pouvoir… t’assurer de targueter correctement et tu vas pouvoir savoir que telle personne a déjà vu ce contenu précédent, tu la gères un petit peu mieux, cette logique de distribution que tu as. Dans tous les cas, le but de la campagne intégrée, c’est pas de contrôler les gens et de les forcer. C’est de dire, si vous avez vu ça, je vais vous proposer cette chose suivante qui a une logique pour moi. Si vous en voulez pas, c’est pas grave, faites votre propre parcours, mais au moins j’essaie de vous simplifier la tâche. C’est dans cette logique-là qu’on s’inscrit. Orateur #0 Ça m’intéresse parce que, tu vois… Je trouve que c’est finalement exactement la logique que moi… Tu sais, moi, j’ai une marotte, c’est le persona. Je veux comme plein de responsables marketing, je pense, mais vraiment, j’ai cette marotte-là de, pour moi, tout part du persona. Et ce que j’explique à plein de mes clients qui n’ont pas compris le persona, en général, pardon, mais désolé, je trouve qu’il y a plein de gens qui n’ont pas compris le persona, c’est exactement ça. C’est de dire, mais moi, je ne vous dis pas que tous vos clients vont ressembler à votre persona, ce serait complètement idiot et franchement, ce serait… Pardon, ce serait chiant d’avoir tous des clients qui se ressemblent tous. Évidemment que chaque client est différent. Mais l’idée, c’est de mettre un maximum de ressources, ressources au sens large, sur le client qui vous semble être le mieux placé pour vous, pour plein de raisons. Parce que le fait de mettre un maximum de ressources sur ce client-là, un, va le toucher, deux, de toute façon, touchera les autres de façon index. C’est un peu pareil là avec le parcours client, c’est de déterminer quel est le parcours client. qui te semble, toi, le plus logique, le plus cohérent, et d’aller construire le média dessus pour que les différents médias que tu vas utiliser vont avoir un ROI qui va être le plus intéressant possible. Ce n’est pas grave s’ils prennent des chemins de traverse. De toute façon, c’est juste que ton ROI sera meilleur sur ce parcours-là. Et il sera un tout petit peu moins bon sur les autres, mais finalement, il t’emmène quand même là. L’idée, c’est ça. Je suis d’accord avec toi. Malheureusement, on ne peut pas savoir par où réellement les gens vont passer. Et ça va de plus en plus être de plus en plus complexe. Si on essaye de le faire, on va finir par se perdre dans les méandres de complexité qui vont nous faire perdre du temps plus qu’autre chose. Orateur #1 Absolument. Je suis 100% aligné avec ça. Et l’idée, c’est que si tu essaies de forcer tes clients, tu risques de les perdre plus qu’autre chose. Donc, propose-leur un chemin. C’est un peu comme chez Ikea. On te propose un chemin, on te force un peu parce qu’il y a une logique business pour eux et qu’il y a une logique pour toi parce que tu vas d’abord regarder les meubles avant de regarder les fleurs. Très bien. Mais en même temps, tu as des portes cachées absolument partout. Si tu as envie de faire ton propre parcours, tu fais ton propre parcours. On t’en propose un qui a une logique et tu crées le tien derrière. Orateur #0 Exactement. Ok. Écoute, j’adore ce concept d’Ikia. Je me revois trouver les portes cachées. J’avais l’impression d’être ultra intelligente à 16 ans quand j’ai trouvé les portes cachées. Je me suis dit, ça y est, j’ai tout découvert de la vie. Bon, ok, je n’étais pas la seule. Orateur #1 Malheureusement, non, il me semble. Orateur #0 Ok, écoute, dis-moi, demain je veux mettre en place une campagne intégrée. Je me dis, mais attends, il a raison Julien, c’est bien, je lis tout ça, mais comment je fais ? Parce que ça paraît simple et ce n’est pas simple en même temps. C’est quoi les grosses étapes ? Qu’est-ce qu’il faut que j’aille regarder en premier pour toi ? Orateur #1 Alors, moi j’ai créé un framework qui s’organise autour de trois étapes essentielles, mais avant ça, il me semble qu’il y a quand même deux, trois prérequis. Le premier prérequis, c’est d’avoir un but très clair. Si tu n’es pas capable en dix mots de dire quel est l’objectif de ta campagne, lance pas de campagne. Est-ce qu’on parle d’acquisition ? Est-ce qu’on parle de rétention ? Est-ce qu’on parle d’upsell ? Est-ce qu’on parle de cross-sell ? De quoi on parle ? C’est quoi ton objectif ? Si possible chiffrer, mais à minima être très clair. Et le but du jeu c’est, si tu reviens sur cette campagne ou que tu la partages à un commercial ou que tu la partages à ton PDG, juste en lisant ces dix mots-là, il sait exactement de quoi on parle. Ça c’est l’étape 1. Ensuite, tu parlais de Bayer Persona. L’audience, le framework que j’ai développé, c’est un… peu différent de ce qu’on trouve en général dans le sens où c’est un framework qui s’organise autour d’une audience. Ce n’est pas des campagnes autour d’un produit, c’est des campagnes autour d’une audience. C’est-à-dire que si pour vendre ton produit, tu as besoin de parler à un DAF et la DSI, tu vas avoir une campagne qui s’organise autour du DAF et une campagne qui s’organise autour de la DSI. Pourquoi ? Parce que les enjeux de ta DSI, ce n’est pas du tout les enjeux de ton DAF. Donc tu ne peux pas… peut pas t’adresser aux deux de la même manière parce qu’ils ont pas les mêmes problématiques. Ce qui m’emmène au troisième pilier, c’est ce que j’aime bien appeler la message house, très américain mais on va dire la maison des messages pour faire plus français, c’est par audience, vu qu’on crée des campagnes autour d’audience, par audience, quels sont les messages qui résonnent avec cette audience. Donc par exemple ton DAF ça va être retour sur investissement ça va être contrôle du budget euh… Je ne sais pas, ça va être interopérabilité parce qu’il ne veut pas avoir 56 produits là où deux suffisent. Alors que tu as des SI, ça va être compatibilité, sécurité et peu importe le troisième. Donc si j’ai ces messages qui sont très clairs organisés autour de mon audience, j’ai déjà les briques qui vont être nécessaires pour créer la campagne par la suite. Et puis le petit dernier point avant de se lancer, c’est d’être super clair sur son équipe. C’est qui ton équipe marketing si tu es dans une toute… de petites structures et que tu es à 360, peut-être que tu fais tout, mais il y a des chances qu’il y ait quand même dans ton équipe étendue, tu as peut-être des commerciaux, tu as peut-être des BDA, tu as peut-être une agence externe qui t’aide sur la création de contenu ou la gestion de certains canaux. Tout ça, c’est ton équipe. Il faut déjà la mettre à plat parce que tu vas avoir besoin d’eux. Une campagne, ça ne se lance pas tout seul, ça se lance avec toutes les personnes qui rentrent dans ce contexte-là. Donc, voilà, ça, c’est les prérequis, un but très clair, une audience très claire, des messages très clairs et une définition très claire de ton équipe et qui fait quoi. Et là, il y a les trois phases. Phase numéro 1, c’est rallier. On rallie tout ce que je viens de mentionner. On a une liste exhaustive de voici les contenus à ma disposition, voici tous mes messages, voici les canaux que je peux utiliser, etc. On fait un état des lieux. Deuxième étape, c’est intégrer. Là, c’est une étape qui pour moi est incroyablement visuelle. J’ai tous mes éléments, je ne vais pas tout utiliser. Quand tu fais une recette, tu ne mets pas tout ce que tu as dans le frigo. Tu réfléchis aux ingrédients dont tu as besoin. Donc, maintenant que je sais que j’ai tout ça, qu’est-ce que je vais utiliser, je le mets où, j’en fais quoi et j’essaie de visualiser, on parlait de parcours client c’est incroyablement visuel un parcours client laissez tomber les post-it ou les fichiers Excel, essayez de dessiner un truc qui ressemble à ce à quoi votre campagne devrait ressembler et une fois qu’on a tout ça, c’est la troisième étape qui est l’étape d’orchestration, on a tous les éléments comment on construit, comment on lance comment on optimise, comment on s’assure que tout fonctionne c’est plus compliqué que ça je schématise énormément pour aller pour aller vite, mais dans l’idée, c’est d’abord on rallie les éléments, on les intègre ensemble et on orchestre le fait que sa campagne fonctionne de manière effective. Orateur #0 Et alors, quand tu dis, ça m’intéresse quand tu dis que c’est très très visuel, c’est-à-dire que tu vas faire comme un véritable mapping limite dessiné à la main, je vais commencer par telle étape qui va emmener sur telle étape en apportant ça, qui va emmener sur telle autre étape, etc. C’est ça que tu fais ? C’est aussi simple que ça, un dessin ? Orateur #1 Alors… Pas à la main parce qu’aujourd’hui, je parlais de l’équipe tout à l’heure, à moins que vous soyez tous dans la même pièce tout le temps, je pense que c’est important d’utiliser des outils. Pour être très transparent, j’utilise Google Slides. C’est gratuit, c’est simple, c’est accessible à tous. Je n’investis pas dans des trucs à 30 000 euros. Google Slides, ça fait très bien le taf. Et je pense que l’étape de création est… En fait, quand tu vas commencer à essayer de visualiser, moi, ma problématique, c’est que ça fait 15-20 ans que je fais du marketing. J’avais pas cette étape de visualisation. Donc quand quelqu’un dans mon équipe, ou quand moi-même je faisais une campagne, puis tu y reviens trois semaines après, alors attends, quel canal fait quoi ? Alors il faut que j’aille lire tel ou tel document de 85 pages pour essayer de me… Non ! Moi j’ai besoin d’un visuel, d’un mapping qui me dit tel canal utilise tel contenu, se connecte à celui-ci, récupère des emails qui rentrent dans cette base de données, qui fait ça. Et quand ça commence à être visuel, c’est incroyablement simple de faire le suivi de tout ce qui se passe. Donc oui, c’est du dessin et pourquoi Google Slides ? Parce que c’est gratuit, parce que c’est simple et parce que tu le partages. Pour moi, c’est un travail d’équipe. Si tu es campaign manager, c’est toi qui fais le gros du travail, mais il faut valider avec les autres. Tu as peut-être des gens qui gèrent tes canaux. Est-ce qu’ils sont d’accord avec ce que tu as prévu de faire ? Est-ce qu’on peut faire le targeting que tu as en tête ? Est-ce qu’on peut récupérer l’email, l’ID, le numéro de téléphone ? Donc tu as besoin de collaborer et pour moi, il faut que ce soit incroyablement visuel pour te rendre compte. Parce qu’un gros travail que tu vas devoir faire, c’est une fois que tu as fait ce mapping, C’est le casser 56 fois en essayant de… Je suis mon client. Est-ce qu’il n’y a pas un cul-de-sac dans ce mapping ? Est-ce qu’en fait, quand j’arrive là, est-ce qu’il y a vraiment une étape logique derrière ? Et quand tu le visualises, tu te rends compte de ça. Quand tu écris juste des PowerPoints, il faut plaisir de faire des PowerPoints, mais que ce ne soit pas visuel, tu ne te rends pas compte de ça et tu te mets à lancer des campagnes sur des canaux. sur de la théorie pure et dure. Quand c’est visuel, tu fais beaucoup moins d’erreurs d’expérience. Orateur #0 Oui, je trouve ça vachement intéressant ce côté visuel. C’est intéressant ce que tu dis. Bien sûr, c’est intéressant, mais je veux dire, le fait que ce soit visuel, tu vois le chemin. Mais ce que je trouve encore plus intéressant, ce n’est pas que le chemin, c’est justement d’aller chercher. OK, certes, il y a le chemin, mais il y a aussi les outils que j’utilise, ce dont j’ai besoin, ce que je vais aller chercher. J’imagine que tu mets les objectifs aussi. J’ai beaucoup aimé ton premier point. de « je commence par revenir à mes objectifs » . Moi, c’est la première leçon de mon tout premier boss en marketing quand j’ai commencé ma carrière il y a 25 ans, on ne va pas trop dire. Et c’était, c’est une phrase toute simple, mais qui restait gravée dans ma mémoire. C’était un mec très charismatique. Quand on rentrait dans son bureau, il fallait un peu être sérieux. Et sa phrase, c’était « on revient toujours à l’objectif » . Quoi que tu fasses, il faut que tu aies en tête quel est l’objectif. C’est tout bête, mais le nombre de personnes qui n’ont pas en tête l’objectif au moment où ils mettent en place quelque chose, je trouve ça très juste en fait, comme conseil très très simple. Donc j’aime beaucoup cette idée de revenir à l’objectif. Est-ce que tu le mets visuellement même l’objectif pour chacun de tes médias ? Orateur #1 En fait, quand je crée une campagne dans le template que je mets à disposition pour ce framework, il y a un slide. qui est le cœur de ta campagne, qui a tout le mapping dont je viens de parler, qui a le nom de la campagne avec l’objectif en dix mots de ce que tu essaies de faire, qui te rappelle quelle est ton audience, qui te rappelle quels sont les assets, les contenus qui sont à ta disposition. Tu as un slide, faute d’un meilleur terme, une diapositive en français. Cœur qui potentiellement va te renvoyer à des choses plus complexes ailleurs, mais qui au moins en un slide, tu sais exactement à quoi ça ressemble, quels sont les objectifs, comment on y arrive et comment les choses se connectent entre elles. Et pour ce que tu disais par rapport à la fameuse phrase de ton premier boss, c’est évident parce que nous, marketeurs, on a la fibre créative et qu’on se laisse rapidement emporter sur des trucs sympas. Et c’est important de retourner au basique. C’est quoi le but ? On ne le fait pas juste parce que c’est marrant et que tu as envie d’apprendre et que c’est excitant et que ça pourrait être utile. Non, retournons aux bases parce qu’effectivement, in fine, on est quand même là pour faire du business. Orateur #0 Exactement, exactement. Et je suis d’accord avec toi. Comme on est créatif, on a envie… Il y a mille trucs. Et puis surtout, en marketing digital, je veux dire, tu as toujours un nouveau truc, le new shiny object qui arrive et évidemment qu’on a envie d’y aller. c’est sage. Ce n’est pas toujours très drôle, mais n’empêche qu’il faut revenir à l’objectif. OK, très bien. Bon, moi, j’aime bien tout ça. La difficulté que j’ai, moi qui suis très créative, c’est un peu le tracking. J’aime beaucoup l’idée qu’en digital, on puisse traquer, qu’on puisse savoir plein de choses et ça nous aide énormément, bien sûr, nous, en marketing. Ce n’est pas toujours facile non plus à mettre en place. Comment est-ce que tu organises ça de pouvoir réussir à suivre comme ça ton client d’une étape à l’autre ? On ne peut pas toujours d’ailleurs. J’imagine qu’il y a des étapes où tu vas me dire, là il faut se dire qu’on ne peut pas. Est-ce que c’est quelque chose qui rentre en compte quand tu crées ton mapping ? Est-ce que tu dis, si je ne peux pas traquer, je ne vais pas aller vers là ou tant pis, je fais l’impasse ? Comment tu vois les choses ? Orateur #1 Je fais complètement l’impasse. le framework que je propose qui est basé sur mes propres erreurs et apprentissages mais les gens, c’est-à-dire les équipes en trois catégories. Tu as ce qu’on va appeler les channel managers c’est-à-dire ceux qui gèrent ton LinkedIn, qui gèrent tes emails, qui gèrent tes publications médias, etc. Tu as le campaign manager qui est le chef d’orchestre qui gère tout de bout en bout et qui va créer ce visuel, etc. En général… certainement ton audience aujourd’hui, et puis tu as les autres, c’est-à-dire ton PDG, ton board, tes commerciaux, etc. Pour les autres, je ne parle jamais d’attribution, on parle de résultat de campagne. On regarde uniquement si la campagne dans son intégralité atteint son objectif. Donc ça peut être un objectif de lead, de pipe, de contrassigné, de peu importe ce que c’est, on l’a défini dès le début cet objectif, et on va parler que de ça. On ne va pas rentrer dans le détail de… On a eu tant d’impressions sur ce machin-là, on a eu tant d’engagements sur celui-ci, on a eu tant de leads de ce truc-là. Non, ça c’est la tambouille interne du campaign manager et de ses channel managers. Vous, externe, vous avez juste le résultat de campagne, c’est ça qui compte. Ensuite, on a la catégorie des channel managers. Eux, ils doivent faire cette optimisation, ils en ont besoin. Mais, de la même manière que tu ne juges pas un chien sur sa capacité à voler ou un poisson sur sa capacité à marcher, Tu ne juges pas une campagne d’awareness sur sa capacité à générer des leads. Tu ne gères pas un article de magazine sur sa capacité à générer des contrats. Ça, ton CFO, il ne le fait pas bien parce qu’il regarde un fichier Excel, il n’a pas les sous-titres. C’est pour ça que lui, on ne lui parle que de résultats de campagne. Par contre, la personne qui gère les médias va devoir avoir des objectifs clairs. Tu vas travailler avec lui ou avec elle en amont. Mais par rapport à ce que tu peux attendre de ce canal, si c’est un magazine… Ça va être compliqué, tu as quand même très très peu de tracking, donc on va se baser sur ce que le magazine te vend, nombre de viewers, nombre d’éditions, etc. Si tu es sur du LinkedIn, en fonction de ce qu’on fait de l’awareness ou de la génération de leads, on va se donner un objectif d’impression, d’engagement, de nombre de leads, etc. Mais on va le faire au niveau… du canal par rapport à ce qu’on en attend, et pas juste par rapport au revenu que ça génère. Et du coup, on arrête le combat des attributions, de multi-touch, last touch, first touch, etc., qui est une prise de tête pas possible, où tu perds un temps incroyable, et où tu finis par couper les mauvais canaux, parce que tu juges un poisson sur les mêmes critères que tu jugerais un chien, et ça n’a pas de sens. Orateur #0 Je suis assez d’accord avec toi. Toute cette problématique d’attribution, d’abord c’est complexe, et d’abord il y a des choses qu’on ne maîtrise pas, et moi je… part du principe que si je ne peux pas le maîtriser, je ne vais pas me battre dessus. Tant pis, je ne le maîtrise pas, c’est comme ça. Donc, soit je fais le choix de ne pas y aller en me disant que je n’ai pas suffisamment d’informations et du coup, je n’ai pas envie d’investir dessus. Et c’est un choix. Et si je fais le choix d’y aller, effectivement, je choisis sur quoi je vais pouvoir me baser mes objectifs. Et puis, vaille que vaille. Mais il y a un moment donné de vouloir trop traquer. Moi, je pense que c’est très bien de traquer. Ce n’est pas ce que je dis. Mais de vouloir trop traquer, on peut tuer le tracking. Je ne sais pas si… Si ça fait sens, mais il y a un moment donné, il ne faut pas que ça tue la capacité de créativité de la campagne. Le risque, je trouve parfois, c’est de se dire on n’y va pas parce qu’on ne sait pas. Oui, mais typiquement, moi, je suis bien placée dans le podcast pour dire qu’il y a des choses où on ne sait pas. Sauf que tu sais que tu en as besoin. Si tu veux faire de la notoriété, le travail de notoriété, tu ne vas pas nécessairement pouvoir le traquer aussi bien que tu vas pouvoir traquer de la conversion. Parce que la notoriété, elle est dans la tête des gens et qu’avant d’aller checker, scanner la tête de chaque personne, il va se passer quelques décennies. Donc bon. Espérons-le. Voilà, espérons-le, exactement. Mais ça reste quand même des choses intéressantes et c’est des choix. Et je pense que c’est des choix assumés. Je suis d’accord avec toi, c’est intéressant ce que tu dis, de dire on peut analyser les choses, on peut aller traquer la data, regarder la data, la creuser. Mais on va utiliser la bonne data pour le bon interlocuteur. Et quand je vais parler effectivement… Au CFO, je ne vais pas utiliser les mêmes datas que quand je vais parler au channel manager parce qu’ils n’ont pas, comme tu le disais tout à l’heure, ils n’ont pas les mêmes attentes, ils n’ont pas les mêmes contraintes, ils n’ont pas les mêmes besoins. Donc repartons, c’est encore notre audience. En fait, c’est aussi, moi je pense que c’est vraiment aussi simple que ça. Souvent en marketing, on pense à nos clients comme étant notre audience, sauf qu’on a une audience externe, mais on a une audience interne aussi. Et nos campagnes, nos projets, il faut qu’on les vende en interne, c’est notre audience. Donc quand je parle au CFO… ou quand je parle au COMEX ou quand je parle au PDG, chacun a des contraintes, des envies, des besoins, des nécessités qui vont être différentes, des compréhensions aussi qui vont être différentes et des enjeux chez eux, dans leur tête, avec leurs problématiques qui sont différentes. Donc, il faut aussi adapter et adapter les datas, en tout cas le choix des datas qu’on va utiliser à cette audience. J’aime bien cette vision-là. Écoute, Julien, c’est très clair pour moi tout ce que tu m’as expliqué là sur le… les campagnes intégrées, ou du moins tu vas me dire si c’est très clair, je vais essayer de résumer un peu tout ce que tu nous as dit, c’est pas forcément facile comme exercice, mais en gros ce qu’on se dit sur qu’est-ce qu’une campagne intégrée, le principe de la campagne intégrée c’est de se dire, je ne vais pas seulement, je vais pas gérer mes campagnes, tous mes touchpoints différemment, je vais pas seulement essayer de les harmoniser, c’est-à-dire d’avoir quelque chose qui visuellement ou dans les messages correspond C’est déjà bien de le faire. Mais je vais aller encore un cran plus loin, c’est-à-dire que je vais aller faire en sorte d’essayer de mapper le parcours client et de faire en sorte que la première étape, l’étape A, nourrisse l’étape B, qui nourrisse l’étape C, etc. pour faire avancer mon client dans son parcours, tout comme je faisais avancer mon parcours client sur mon site Internet. Pourquoi pas ? C’est un petit peu la même logique. Ce que tu nous disais, c’est qu’il y a quand même des étapes à suivre pour mettre en place ce genre de campagne. La première étape, je l’aime beaucoup, Merci. toujours savoir quel est ton objectif. Tu nous disais, pour moi, un objectif, ça doit tenir en dix mots et tout le monde doit pouvoir le comprendre si on revient après trois mois dessus. En dix mots, on doit bien comprendre ce qu’on cherchait à faire. Donc, toujours revenir à l’objectif, que l’objectif soit ultra clair. Ensuite, tu me fais plaisir aussi, tu me parles de persona, d’audience, savoir à quelle audience on s’adresse. Et ce que tu me disais, c’est qu’on peut s’adresser à différentes audiences, mais à ce moment-là, on va avoir des schémas différents. Donc, il faut aussi le savoir. Bien définir les audiences, une fois qu’on a bien défini les audiences, on va pouvoir définir le message par audience. C’est vraiment l’idée de sortir de j’ai un seul message, je suis une marque et j’ai un message global que je balance à tout le monde. Ben non, je ne vais pas forcément avoir exact, même si le cœur du message, je présume, va rester le même. Mais encore une fois, on va aller utiliser les contraintes, les enjeux, les besoins de chacune de nos audiences différentes pour adapter le message. Et puis, tu rajoutes un quatrième point que je trouve intéressant, c’est les équipes. C’est de dire, c’est bien joli d’être dans notre tête de CMO qui organise le truc, qui voit bien tout ce qui se passe, qui a bien les objectifs au clair, etc. Sauf qu’on ne va pas travailler seul probablement, sauf si on est solopreneur. Mais même si on est solopreneur, bien souvent, on va s’appuyer sur des personnes externes. Une campagne, c’est quand même un élément assez lourd à construire. Donc, bien être sûr que l’ensemble de l’équipe est au courant, que l’ensemble de l’équipe a eu aussi son mot à dire. parce que… À un moment donné, le channel manager, il va peut-être nous dire, non mais attends, ton idée, là, c’est bien joli sur le papier, mais ça ne fonctionne pas. Donc, d’intégrer toutes ces équipes-là, c’est ce qui va faire que cette campagne intégrée, justement, va pouvoir fonctionner.qui nous dit qu’il y a une étape 1, c’est rallier, l’étape 2, c’est intégrer, et l’étape 3, c’est orchestrer, faire en sorte que tous ces éléments fonctionnent les uns avec les autres. Et puisque tu nous disais sur l’attribution, c’est que c’est bien joli l’attribution, c’est bien joli de traquer, c’est bien joli de faire en sorte d’avoir la data autant qu’on peut. Il ne faut pas que ça nous bloque. En fait, si j’ai bien compris le fond de ton message, c’est traquons, c’est très bien. Ça nous permet d’avoir de la data à montrer Peut-être au CFO, peut-être au channel manager, etc. Mais traquons-la correctement pour qu’elle ne nous empêche pas d’avancer parce qu’on n’aura pas toute la data et ce n’est pas grave, finalement. En soi, ce n’est pas grave. Ce qui va être intéressant, en revanche, c’est d’utiliser la bonne data aux bonnes interlocuteurs internes, ce que tu disais. On ne va pas dire la même chose au channel manager et au CFO. Et ça, il faut en avoir conscience. C’est ça aussi qui va faire avancer nos campagnes parce que nos campagnes, elles ne vivent que si on a des équipes qui viennent avec nous et qui sont OK pour soutenir. le service marketing. Est-ce que ça te va, Julien, comme résumé en deux minutes ? Orateur #1 Le résumé est fantastique, bien meilleur que ce que l’intelligence artificielle aurait pu faire. Je te remercie. La seule chose qu’on n’a pas couvert, c’est le résultat final. À mon sens, ça fait un peu peur au début parce que c’est plus complexe que ce qu’on a l’habitude de faire. Mais en réalité, c’est moins de travail sur le long terme parce que c’est plus simple d’optimiser une campagne que tu as compris visuellement avec un objectif clair, une audience claire, de meilleurs résultats. parce que tu parles à la bonne personne avec le bon ton, le bon message, le bon flow, etc. Et moins de bataille interne parce que t’as plus tes problématiques d’attribution. Donc, il y a énormément de bénéfices à faire les choses proprement, même si ça peut faire un petit peu peur quand tu te lances. Orateur #0 Moi, j’aime beaucoup cette histoire de mapping, le fait que ce soit dessiné. Ça me semble, personnellement, qui suis très visuel, beaucoup plus clair. Et ça simplifie les choses pour tout le monde. Merci infiniment, Julien, d’avoir partagé avec nous. ta vision de la campagne intégrée. Si on veut en savoir plus, si on veut te poser des questions, si on veut te retrouver, où est-ce qu’on peut te trouver ? Dis-moi, Julien. Orateur #1 Alors, soit sur LinkedIn, si vous êtes des aficionados de LinkedIn, soit mon site web, c’est julienriot.com. On ne peut pas faire plus simple pour me retrouver. Orateur #0 Super, je mettrai évidemment les liens dans les notes de l’épisode. Julien, tu es le bienvenu quand tu veux sur le podcast du marketing. Orateur #1 Eh bien, merci. Très content d’être invité au premier podcast marketing de France. Un grand merci, Estelle. Orateur #0 Merci à toi. À très vite. Orateur #1 À bientôt. Orateur #0 Un immense merci, Julien, d’avoir partagé avec nous toutes ces connaissances de la campagne intégrée. Ce n’est pas encore un terme qui est très, très utilisé. Donc, c’était vraiment ultra passionnant d’avoir ton point de vue. Si vous avez aimé cet épisode, c’est probablement que vous aimez la stratégie marketing. Et peut-être que comme beaucoup de mes clients… En ce moment, vous vous posez des questions sur vos priorités marketing, vos choix stratégiques ou vos prochains arbitrages. Si c’est le cas, contactez-moi pour qu’on en discute. Vous trouverez tous les détails sur le podcast du marketing.com. Je vous dis à très vite.

Pourquoi tout le monde regarde les pubs du Super Bowl – Episode 318

ou écouter sur :

Les publicités du Super Bowl ne sont plus de simples messages commerciaux. Elles sont devenues des moments de divertissement attendus, commentés et parfois plus mémorables que le match lui-même.

Dans cet épisode, vous découvrirez pourquoi le Super Bowl est un laboratoire unique pour comprendre l’économie de l’attention actuelle, et surtout ce que les marques peuvent en retenir, même sans budgets XXL.

Dans cet épisode, vous apprendrez :

  • Pourquoi le Super Bowl reste une anomalie dans un monde dominé par le scroll et le skip

  • Pourquoi acheter un spot ne suffit plus, et ce que signifie vraiment “mériter l’attention”

  • Ce que les marques sans budget Super Bowl peuvent appliquer dès maintenant dans leur marketing

Publicités évoquées dans l’épisode :

  • Basecoin et les backstreet boys

  • Claude et sa parodie de ChatGPT

  • Budweiser et son regard ironique sur l’émotion publicitaire

  • Pepsi et la récupération d’un mème corporate devenu viral

  • Dunkin et son hommage assumé à la pop culture des années 90

  • Novartis et l’usage de l’humour pour aborder un sujet médical sensible

  • Amazon et l’auto-dérision autour de la toute-puissance de l’IA via Alexa

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Transcription de l’épisode

Introduction

Chaque année, le Super Bowl est présenté comme le sommet de la publicité mondiale. Les chiffres circulent, impressionnants. Des millions de dollars pour trente secondes d’antenne. Des audiences qui dépassent largement le cadre du sport. Des campagnes pensées pendant des mois pour un instant qui ne durera qu’un battement de cils.

Mais réduire le Super Bowl à une simple vitrine publicitaire serait une erreur d’analyse.

Le Super Bowl est devenu un événement d’entertainment total. Le match, le spectacle de la mi-temps, les publicités, les conversations sur les réseaux sociaux, les réactions en temps réel. Tout est pensé comme une expérience culturelle globale. Dans ce contexte, les publicités ne sont plus perçues comme une interruption. Elles font partie du show. Elles sont attendues, commentées, parfois plus que le match lui-même.

C’est précisément là que le Super Bowl devient un terrain d’observation fascinant pour les marketeurs. Les marques ne viennent plus seulement vendre un produit ou rappeler leur existence. Elles cherchent à s’associer à un moment planétaire, à capter une part de l’émotion collective, à se relier à des valeurs positives comme la célébration, la performance, la culture populaire ou le rassemblement.

À l’image du spectacle de la mi-temps, chaque publicité devient une forme de divertissement. Une mini-production pensée pour faire rire, surprendre, émouvoir ou provoquer. Le message commercial passe parfois au second plan. Ce qui compte, c’est l’empreinte laissée dans les esprits et la place que la marque occupe, pendant quelques secondes, dans un récit collectif beaucoup plus large qu’elle.

Cet épisode part donc d’une conviction simple. Le Super Bowl n’est pas seulement un événement sportif accompagné de publicités coûteuses. C’est un laboratoire extrême de l’attention, où les marques testent ce que signifie réellement capter, mériter et conserver l’attention dans un monde saturé de messages.

En observant ce qui fonctionne, ce qui échoue et ce qui fait débat, le Super Bowl nous offre un miroir grossissant des enjeux marketing contemporains. Et surtout, il nous permet de tirer des enseignements applicables bien au-delà de cet événement hors norme, y compris pour des marques qui n’auront jamais les moyens d’y acheter trente secondes.

Dans la première partie, nous allons comprendre pourquoi le Super Bowl reste une anomalie unique dans l’économie de l’attention actuelle.

 

Partie 1 – Le Super Bowl, une anomalie dans l’économie de l’attention

Dans un monde saturé de contenus, l’attention est devenue la ressource la plus rare. Les marques se battent pour quelques secondes de regard, souvent arrachées entre deux notifications, deux scrolls ou deux onglets ouverts. Le Super Bowl fait figure d’exception absolue dans cet environnement.

Ce soir-là, des dizaines de millions de personnes regardent le même programme, au même moment, avec un niveau d’engagement sans équivalent. Et surtout, elles acceptent volontairement d’être exposées à des publicités. Mieux encore, elles les attendent. Elles en parlent à l’avance, les commentent en direct et les dissèquent le lendemain.

C’est cette acceptation qui rend le Super Bowl si singulier. Les publicités ne sont pas vécues comme une rupture de l’expérience, mais comme une composante du spectacle. Elles s’inscrivent dans une continuité naturelle avec le match et avec le show de la mi-temps. Elles participent à l’entertainment global de l’événement.

Pour les marques, l’enjeu dépasse largement la simple diffusion d’un message. Acheter un espace au Super Bowl, ce n’est pas seulement acheter de la visibilité. C’est acheter une place dans un moment culturel mondial, chargé de symboles positifs. La performance sportive, la fête, la réussite, le collectif, la célébration. Autant de valeurs auxquelles les marques cherchent à s’associer par proximité.

Ce contexte change radicalement la nature de la communication. Le téléspectateur ne se demande pas “qu’est-ce qu’on essaie de me vendre ?”, mais “qu’est-ce que cette marque a préparé pour nous cette année ?”. La publicité devient une promesse de divertissement, parfois même un sujet de conversation à part entière.

C’est aussi pour cela que le Super Bowl agit comme un révélateur impitoyable. Dans cet espace d’attention maximale, les marques ne peuvent pas se cacher derrière la répétition ou la pression média. Elles sont jugées sur leur capacité à proposer quelque chose de désirable, de mémorable, voire de spectaculaire. Le moindre faux pas est immédiatement visible. L’absence d’idée se remarque autant que l’excès.

Le Super Bowl met ainsi en lumière une réalité fondamentale du marketing contemporain. L’attention ne s’achète plus uniquement. Elle se mérite. Et dans un environnement où la publicité devient du divertissement, seules les marques capables de comprendre cette bascule peuvent espérer transformer quelques secondes d’exposition en véritable capital de marque.

 

 

Partie 2 – Quand 30 secondes deviennent un stress test marketing

Le Super Bowl est souvent présenté comme un sommet créatif. En réalité, c’est surtout un stress test marketing d’une brutalité rare. Trente secondes, une audience massive, une attente énorme. Impossible de tricher. Impossible de corriger après coup. Ce que la marque dit, ou ne dit pas, apparaît immédiatement au grand jour.

Dans ce contexte, chaque publicité devient un révélateur de la stratégie réelle de la marque. Pas celle inscrite dans les slides, mais celle qui se matérialise quand il faut faire un choix clair. Faut-il expliquer le produit ? Faut-il provoquer une émotion ? Faut-il faire rire ? Faut-il prendre position ? Le Super Bowl force à trancher.

Prenons le cas de Coinbase. La marque a choisi une approche volontairement spectaculaire et décalée. Une ambiance festive, un clin d’œil à la pop culture, une mise en scène pensée comme un moment d’entertainment à part entière. L’objectif n’est pas d’expliquer la crypto, mais de s’inscrire dans la conversation culturelle du moment. Le spot se regarde comme un mini-événement, pas comme une démonstration produit. Le message commercial s’efface derrière l’expérience proposée au spectateur.

À l’inverse, la publicité de Claude adopte un registre différent, mais répond à la même exigence. Le message est plus conceptuel, presque idéologique. Pourtant, il reste enveloppé dans un format pensé pour capter et maintenir l’attention. Même lorsqu’une marque choisit d’envoyer un message fort, elle ne peut pas se permettre de sortir du cadre du divertissement. Au Super Bowl, une idée n’existe que si elle est mise en scène, rythmée, incarnée.

C’est là un point fondamental. Les publicités du Super Bowl sont tellement attendues qu’elles doivent se positionner comme des événements en soi. Elles ne peuvent pas se contenter de “passer”. Elles doivent mériter leur place dans la soirée, au même titre que le match ou le spectacle de la mi-temps. Chaque spot est jugé comme une performance.

Cela impose une contrainte forte aux marques. Le message, même stratégique, même sérieux, doit toujours transiter par l’entertainment. Non pas pour le masquer, mais pour le rendre acceptable, partageable et mémorable dans un contexte de célébration collective. Le Super Bowl rappelle ainsi une vérité parfois oubliée. Dans les moments de très forte attention, la publicité n’est tolérée que lorsqu’elle se transforme en expérience.

 

 

Partie 3 – Minimalisme, audace et rupture : quand les marques jouent avec les codes du spectacle

Le Super Bowl est un terrain où les codes publicitaires sont connus de tous. L’émotion appuyée. Les grandes histoires inspirantes. Les messages “plus grands que la marque”. Justement, certaines publicités marquantes choisissent de jouer avec ces codes, voire de les détourner, plutôt que de les reproduire.

C’est le cas de Budweiser. Là où beaucoup de marques empilent les violons et les récits lacrymaux, Budweiser adopte une posture presque méta. La publicité se moque gentiment de l’hyper utilisation de l’émotion en publicité, en montrant à quel point ces ressorts sont devenus prévisibles. Le spot fonctionne parce qu’il crée une complicité avec le spectateur. La marque montre qu’elle connaît les règles du jeu et qu’elle choisit volontairement de s’en amuser.

Même logique du côté de Pepsi, qui s’appuie sur un fait divers corporate devenu un mème viral. En rejouant la mise à jour adultère d’un CEO avec sa DRH, Pepsi transforme une situation initialement malaisante en objet de divertissement collectif. La marque ne cherche pas à moraliser ni à expliquer. Elle recycle un symbole culturel déjà intégré par le public. Le Super Bowl devient alors une caisse de résonance de la culture internet.

À l’opposé du minimalisme, Dunkin’ fait le choix assumé de l’excès. Une accumulation d’acteurs ultra connus, des références très marquées aux années 90, une esthétique presque kitsch. Là encore, la publicité fonctionne parce qu’elle est pensée comme un show. Le spectateur ne regarde pas une publicité. Il regarde une scène de pop culture.

Certaines marques osent même aborder des sujets plus sensibles. Novartis, avec “Relax Your Tight End”, parle d’un sujet médical sérieux, potentiellement inconfortable. Le choix de l’humour permet de désamorcer le malaise sans nier la gravité du sujet. Le message passe parce qu’il respecte le cadre du divertissement attendu pendant le Super Bowl.

Enfin, Amazon et son assistant Alexa choisissent l’auto-dérision. En se moquant du fantasme de toute-puissance de l’IA, la marque rassure autant qu’elle divertit. Elle montre qu’elle maîtrise le récit autour de sa propre technologie.

Tous ces exemples illustrent la même réalité. Au Super Bowl, la publicité n’est pas un discours descendant. C’est une performance culturelle. Les marques qui marquent sont celles qui comprennent que, dans cet espace, l’audace consiste moins à impressionner qu’à jouer intelligemment avec les attentes du public.

 

Partie 4 – Attirer l’attention ne suffit plus : le vrai enjeu est la mémorisation

Le Super Bowl est souvent analysé à travers un prisme simpliste. Qui a fait le plus de bruit ? Qui a fait le plus parler sur les réseaux sociaux ? Qui a “cassé Internet” le soir même ? Pourtant, l’attention instantanée n’est qu’un indicateur partiel, et parfois trompeur. Le véritable enjeu pour les marques se situe ailleurs : dans la mémorisation durable.

Dans cet environnement d’entertainment total, l’attention est presque garantie. Le téléspectateur est là, l’écran est allumé, la publicité est regardée. Le problème n’est donc pas de capter l’attention, mais de transformer ce moment en trace mentale. Or, beaucoup de publicités du Super Bowl échouent précisément à cet endroit. Elles divertissent, elles amusent, elles surprennent… puis elles disparaissent.

Cela tient au fait que le spectacle peut devenir un piège. Quand une publicité se contente d’être drôle ou spectaculaire, elle peut très bien fonctionner comme contenu, mais échouer comme construction de marque. Le spectateur se souvient de la blague, de la célébrité ou de la situation, sans toujours être capable de rattacher clairement ce souvenir à une marque ou à une idée précise.

À l’inverse, certaines campagnes réussissent à s’inscrire plus profondément dans la mémoire collective parce qu’elles articulent clairement trois éléments. Une idée simple. Une exécution cohérente avec l’univers de la marque. Et une émotion ou une tension identifiable. Ce n’est pas l’intensité qui fait la mémorisation, c’est la lisibilité.

La publicité de Novartis, par exemple, marque durablement parce qu’elle ose aborder un sujet inconfortable tout en conservant une grande clarté d’intention. L’humour n’est pas une fin en soi. Il sert un message précis. Le spectateur peut en rire, mais il comprend aussi pourquoi la marque prend la parole et sur quoi elle s’engage.

Même logique pour Budweiser, qui joue avec les codes de l’émotion publicitaire sans jamais perdre son identité. Le spectateur se souvient du clin d’œil, mais aussi de la posture de la marque. Celle d’un acteur historique, conscient des ficelles du marketing, capable de recul et d’auto-ironie.

Le Super Bowl rappelle ainsi une leçon essentielle. Dans un contexte où la publicité devient du divertissement, la mémorisation n’est jamais automatique. Elle se construit. Elle exige une discipline stratégique forte. Les marques ne doivent pas seulement se demander si leur publicité sera regardée ou commentée. Elles doivent se demander ce qu’il en restera, une fois le bruit retombé.

 

Partie 5 – Ce que les marques sans budget Super Bowl peuvent vraiment en retenir

À ce stade, une objection revient souvent. Le Super Bowl serait un terrain de jeu réservé aux géants, déconnecté des réalités des PME, des marques B2B ou des entrepreneurs. Pourtant, ce serait une erreur de considérer ces publicités comme des objets hors sol. Si le Super Bowl est un laboratoire aussi intéressant, c’est précisément parce qu’il pousse à l’extrême des mécanismes universels.

La première leçon concerne la place de la publicité dans l’expérience globale. Les marques qui réussissent au Super Bowl ne cherchent pas à interrompre. Elles cherchent à s’intégrer. Elles comprennent que l’audience n’est pas là pour elles, mais qu’elles peuvent devenir une partie du moment vécu. Cette logique est transposable partout. Une campagne, un post, une vidéo, un email performant ne cherche pas à capter l’attention de force. Il s’insère dans un contexte et en respecte les codes.

Deuxième enseignement clé. L’entertainment n’est pas l’ennemi du message. Il en est le véhicule. Les publicités du Super Bowl montrent que même un sujet sérieux, technique ou potentiellement inconfortable peut passer, à condition d’être mis en scène. Cela ne signifie pas qu’il faut être drôle à tout prix. Cela signifie qu’il faut penser l’expérience avant le discours. Comment la personne va-t-elle se sentir en découvrant ce message ? Quelle émotion va l’aider à l’accepter ?

Troisième point fondamental. Le Super Bowl oblige les marques à faire des choix radicaux. En trente secondes, il est impossible de tout dire. Cette contrainte force à hiérarchiser, à simplifier, à assumer un angle clair. C’est exactement la même discipline qui manque souvent aux stratégies marketing du quotidien. Trop de messages, trop de cibles, trop d’objectifs simultanés. Le Super Bowl rappelle que la clarté est une condition de l’efficacité.

Enfin, ces publicités rappellent que la marque ne se construit pas uniquement par des arguments rationnels. Elle se construit par des symboles, des récits, des prises de parole cohérentes dans le temps. Les marques investissent le Super Bowl pour ce qu’il représente. Un moment fédérateur, positif, spectaculaire. Elles n’achètent pas seulement de l’espace. Elles achètent une association mentale.

C’est sans doute là l’enseignement le plus précieux. Même sans budget colossal, toute marque peut se poser la question essentielle. À quels moments, à quelles émotions, à quels récits souhaite-t-elle être associée ? Le Super Bowl ne fait que rendre cette question impossible à éviter.

 

Conclusion

Le Super Bowl n’est pas un simple événement sportif enrichi de publicités spectaculaires. C’est un moment culturel mondial où la publicité change de nature. Pendant quelques heures, elle cesse d’être une interruption pour devenir une composante du divertissement, au même titre que le match ou le spectacle de la mi-temps du Super Bowl.

Ce que montrent les publicités de cette édition, c’est que l’attention ne se capte plus par la répétition ou la surenchère. Elle se gagne par l’intégration. Les marques qui marquent les esprits sont celles qui comprennent le contexte dans lequel elles s’expriment. Elles ne cherchent pas à prendre la parole contre le public, mais avec lui. Elles s’inscrivent dans un moment collectif porteur de valeurs positives, de célébration et de culture populaire.

L’autre enseignement clé concerne le rôle de l’entertainment. Divertir n’est pas une concession faite au message. C’est une condition de son existence. Même lorsqu’une marque souhaite parler d’un sujet sérieux, stratégique ou complexe, elle doit accepter de passer par une mise en scène, par un récit, par une expérience. Le Super Bowl montre que l’on peut faire passer des idées fortes sans jamais sortir du cadre du spectacle.

Enfin, cet événement rappelle une discipline essentielle du marketing. Faire des choix clairs. En trente secondes, il est impossible de tout dire. Les marques sont forcées d’assumer un angle, une posture, une idée centrale. Cette contrainte, loin d’être un handicap, est un révélateur. Elle met en lumière ce que la marque veut vraiment incarner.

Pour les auditeurs du Podcast du Marketing, la leçon est simple. Il n’est pas nécessaire d’avoir un budget Super Bowl pour appliquer ces principes. Ce qui compte, c’est la capacité à penser chaque prise de parole comme une expérience, à respecter le contexte de diffusion et à chercher une association mentale durable plutôt qu’un impact éphémère.

Si cet épisode vous a aidé à regarder les publicités du Super Bowl autrement, posez-vous une question. Dans votre propre marketing, cherchez-vous à interrompre… ou à faire partie du moment ?

Si le sujet vous a intéressé, je vous invite à vous abonner au Podcast du Marketing et à partager cet épisode autour de vous. Parce que comprendre comment fonctionne l’attention aujourd’hui, c’est déjà prendre une longueur d’avance.

 

Réseaux sociaux, le reach en chute libre – Reprenez le contrôle – Episode 317

ou écouter sur :

Le reach organique baisse, les algorithmes changent, et de plus en plus d’entreprises réalisent qu’elles ne maîtrisent plus vraiment leur communication sur les réseaux sociaux, LinkedIn compris.

Dans cet épisode du Podcast du Marketing, je vous propose de prendre du recul sur cette dépendance croissante aux plateformes et d’explorer un levier souvent sous-estimé, mais pourtant essentiel. L’emailing.

Vous découvrirez :

> pourquoi l’email est aujourd’hui le seul média réellement maîtrisé, sans intermédiaire, sans algorithme,

> pourquoi une base email solide constitue un actif stratégique majeur pour toute entreprise, qu’elle soit individuelle ou structurée.

> pourquoi la newsletter est trop souvent mal comprise ou mal utilisée.

> et ce que mes clients font pour faire décoller leur newsletter.

Si vous cherchez à sécuriser votre communication, à mieux aligner marketing et business, et à reprendre le contrôle de leur portée dans un environnement de plus en plus instable, c’est épisode est fait pour vous.

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Transcription de l’épisode

Introduction

Il y a encore quelques années, publier sur les réseaux sociaux suffisait presque à garantir de la visibilité. On écrivait un post, on appuyait sur publier, et l’audience suivait. Cette époque est révolue.

Aujourd’hui, le reach s’effondre, on le voit notamment sur LinkedIn, mais pas que. C’est le principe des réseaux sociaux, ils revoient régulièrement leur algorithme et on va dire les choses telles qu’elles sont, le but c’est de réduire le reach régulièrement pour inciter au posts sponsoriser. C’est-à-dire, passer à la caisse. 

Donc on a des publications sont vues par une fraction de plus en plus réduite de votre audience, les algorithmes changent sans prévenir: pour faire simple  les règles du jeu sont dictées par des plateformes que vous ne contrôlez pas.

Et je vois de plus en plus de professionnels (créateurs de contenu et marques) commencent à le ressentir très concrètement. Ils communiquent, produisent du contenu, investissent du temps, mais sans maîtriser réellement qui les lit, qui les voit, et quand.

Ce constat amène une prise de conscience de plus en plus forte. Construire toute sa stratégie de communication sur des canaux tiers est devenu un risque. Un risque pour la visibilité, pour la relation client, et pour le business.

Ça fait des années que je défends une conviction qui revient aujourd’hui sur le devant de la scène. Avoir une base email solide et produire du contenu régulièrement par email est un atout stratégique majeur pour une entreprise, qu’elle soit individuelle ou structurée. L’emailing n’est pas un vestige du passé. C’est le seul média que vous contrôlez réellement, sans intermédiaire, sans algorithme, sans dépendance à Meta, LinkedIn ou à toute autre plateforme.

Et pourtant, trop peu de professionnels ont encore intégré le rôle central que peut jouer une newsletter dans une stratégie marketing. Souvent par méconnaissance, parfois par de mauvaises expériences passées, et très souvent parce que l’emailing est mal compris.

Dans cet épisode, je vous propose de prendre du recul. De comprendre pourquoi les réseaux ne peuvent plus être le socle unique de votre communication. De voir pourquoi l’email redevient un canal clé. Et surtout, comment en faire un vrai levier de performance, comme je le fais régulièrement avec mes clients, avec des résultats très concrets.

Si vous êtes CMO, dirigeant de PME, ou simplement responsable de votre marketing, cet épisode est une invitation à reprendre le contrôle de votre audience et de votre portée.

Partie 1. La fin de l’illusion du reach sur les réseaux sociaux

Pendant longtemps, les réseaux sociaux ont donné l’impression d’être un canal fiable et prévisible pour toucher une audience. On publiait du contenu, on construisait une communauté, et la portée suivait plus ou moins naturellement. Cette mécanique est en train de disparaître.

Aujourd’hui, le reach organique est en chute libre. LinkedIn, souvent perçu comme le dernier bastion d’une visibilité encore “méritocratique”, n’échappe plus à cette logique. Les publications sont vues par une part de plus en plus réduite de vos abonnés, parfois moins de dix pour cent. Ce n’est pas une question de qualité de contenu. C’est une question de règles du jeu qui ont changé.

Ces règles sont dictées par des plateformes dont l’objectif principal reste la monétisation de l’attention. Moins de portée organique signifie plus de dépendance au paid, plus de compétition, et une pression croissante pour investir afin de maintenir un niveau de visibilité stable. Le problème, c’est que cette visibilité ne vous appartient pas. Elle peut disparaître du jour au lendemain, sans explication, sans recours possible.

De nombreuses entreprises commencent à en prendre conscience. Elles ont parfois bâti l’essentiel de leur notoriété et de leur acquisition sur les réseaux sociaux, sans se rendre compte qu’elles ne maîtrisent ni leur audience, ni la diffusion de leurs messages. Une modification d’algorithme, un changement de format, ou une baisse soudaine de portée peuvent remettre en question des mois, voire des années d’efforts.

Continuer à miser exclusivement sur les réseaux sociaux revient aujourd’hui à construire sur un terrain qui ne vous appartient pas. Tant que tout va bien, le système semble fonctionner. Le jour où il se grippe, il est souvent déjà trop tard pour réagir.

Partie 2. L’emailing, le seul média réellement maîtrisé

Face à cette perte de contrôle progressive sur les réseaux sociaux, une question s’impose. Sur quels canaux votre entreprise maîtrise-t-elle réellement la portée de sa communication ? Dans la majorité des cas, la réponse est simple. L’email.

L’emailing est souvent résumé à un outil. Un outil d’envoi, un outil de promotion, parfois même un outil de relance. Cette vision est réductrice. L’email est avant tout un média. Un média direct, sans intermédiaire, sans algorithme qui décide à votre place si votre message mérite d’être vu ou non.

Quand vous envoyez un email, il arrive dans la boîte de réception de votre destinataire. Vous ne payez pas pour atteindre une audience que vous avez déjà construite. Vous ne subissez pas une baisse de portée décidée par une plateforme tierce. Vous êtes en lien direct avec vos lecteurs. Cette différence change tout.

Posséder une base email, ce n’est pas accumuler des contacts. C’est détenir un actif business. Un actif qui prend de la valeur avec le temps, à condition de l’entretenir avec du contenu régulier et pertinent. Contrairement aux réseaux sociaux, cette base ne peut pas vous être retirée du jour au lendemain. Elle vous appartient.

L’email permet aussi une relation plus intime et plus qualitative. On ne scrolle pas un email comme un post parmi des dizaines d’autres. On choisit de l’ouvrir. On accorde de l’attention. Cette attention est rare et précieuse.

Dire que l’email est un canal du passé est une erreur stratégique. Dans un environnement instable, où les règles changent en permanence, l’email reste l’un des seuls leviers de communication réellement souverains. C’est précisément pour cette raison qu’il redevient central aujourd’hui.

Partie 3. La newsletter, pilier trop souvent négligé des stratégies marketing

Si l’emailing reste encore sous-exploité, ce n’est pas parce qu’il ne fonctionne pas. C’est parce qu’il est mal compris. Beaucoup de professionnels pensent encore qu’une newsletter se résume à une suite de promotions ou à un simple relais d’actualités internes. Cette vision explique en grande partie pourquoi l’emailing a parfois mauvaise réputation.

Une newsletter efficace n’est pas un catalogue. C’est un rendez-vous. Un espace éditorial régulier dans lequel une entreprise, un dirigeant ou une marque partage un point de vue, des enseignements, des retours d’expérience. Elle s’inscrit dans le temps long et construit une relation de confiance. Cette régularité est essentielle parce qu’elle installe une habitude et renforce la mémorisation de la marque.

Les erreurs les plus courantes sont toujours les mêmes. Envoyer de manière irrégulière. Parler uniquement de soi. Chercher la vente immédiate à chaque envoi. Résultat, les abonnés se désengagent, les taux d’ouverture baissent, et la newsletter est perçue comme un canal peu performant. Le problème ne vient pas de l’email, mais de la stratégie.

Une newsletter bien pensée apporte de la valeur avant de chercher la conversion. Elle répond à des problématiques concrètes, éclaire des décisions, partage des analyses utiles. Elle peut être personnelle ou portée par une marque, mais dans les deux cas, elle doit avoir une ligne éditoriale claire et assumée.

Dans un contexte où l’attention est rare, la newsletter devient un avantage compétitif. Elle permet de rester présent dans l’esprit de son audience sans dépendre d’un algorithme. Ceux qui l’ont compris transforment l’email en média central. Les autres continuent de le traiter comme un simple outil, et passent à côté de son potentiel.

Partie 4. Ce que donnent de vraies stratégies emailing sur le terrain

L’emailing change radicalement de visage lorsqu’il est travaillé comme un média et non comme un simple canal d’envoi. C’est précisément ce que j’observe chez les clients avec lesquels je travaille régulièrement. Dès que la stratégie devient claire, les résultats ne tardent pas à se faire sentir.

Prenons le cas de Jennifer. Lorsqu’elle démarre, sa newsletter existe, mais elle manque de structure et de régularité. Ensemble, nous retravaillons les fondamentaux. Une promesse claire à l’inscription. Un contenu pensé pour apporter de la valeur à chaque envoi. Un rythme cohérent et tenable dans le temps. En six mois, sa base d’abonnés double. Pas grâce à un hack ou à une croissance artificielle, mais parce que la newsletter devient un vrai point de contact attendu par son audience.

Autre exemple, celui de Frédéric. Son problème n’est pas la qualité de son contenu, mais la capacité à faire ouvrir ses emails. En retravaillant uniquement les objets, leur clarté, leur intention et leur cohérence avec le contenu proposé, il gagne dix points de taux d’ouverture. Dix points qui changent tout en termes de portée réelle, sans envoyer un email de plus.

Ces exemples montrent une chose essentielle. Les performances de l’emailing ne reposent pas sur des outils complexes ou des automatisations sophistiquées. Elles reposent sur la compréhension des mécaniques éditoriales, sur la régularité, et sur le respect de l’attention du lecteur.

Lorsqu’une entreprise investit sérieusement l’emailing, elle transforme un canal sous-estimé en levier de croissance mesurable, durable, et surtout maîtrisé.

Partie 5. L’emailing comme levier stratégique pour les CMO et dirigeants de PME

Pour un CMO ou un dirigeant de PME, la question n’est plus de savoir si l’emailing fonctionne. La vraie question est de savoir quel rôle il doit jouer dans la stratégie globale. Dans un environnement où les canaux deviennent instables, l’email apporte une forme de sécurité stratégique.

L’emailing permet d’abord de sécuriser la communication. Il offre un canal direct avec les clients, les prospects et les partenaires, sans dépendre des décisions d’une plateforme externe. Cette souveraineté est devenue un enjeu business à part entière. Elle protège la marque contre les variations brutales de visibilité et permet de maintenir un lien constant avec l’audience.

Pour les directions marketing, l’email est aussi un point de convergence. Il relie le contenu, la marque et la performance. Une newsletter bien structurée peut nourrir la notoriété, accompagner les cycles de vente, soutenir les lancements et renforcer la relation client. Les indicateurs sont clairs, mesurables et directement exploitables. Taux d’ouverture, taux de clic, réponses, conversions. Contrairement aux métriques parfois floues des réseaux, l’emailing parle le langage du business.

Pour les PME, l’enjeu est souvent encore plus fort. Les ressources sont limitées, les arbitrages permanents. Miser sur un canal que l’on contrôle permet de construire un actif durable, qui prend de la valeur dans le temps. Chaque nouvel abonné renforce la capacité de l’entreprise à communiquer sans coût marginal supplémentaire.

Remettre l’email au cœur de la stratégie, ce n’est pas renoncer aux réseaux sociaux. C’est rééquilibrer. Les réseaux attirent, l’email fidélise et transforme. Ceux qui font ce choix aujourd’hui prennent une longueur d’avance.

Conclusion

Ce que nous vivons aujourd’hui n’est pas une simple évolution des canaux. C’est un changement de rapport au contrôle. Les réseaux sociaux restent utiles, mais ils ne peuvent plus être le socle unique d’une stratégie de communication. Le reach baisse, les règles changent, et les marques qui en dépendent totalement s’exposent à une fragilité croissante.

L’emailing offre une alternative claire et pragmatique. Il permet de reprendre la main sur sa portée, sur sa relation avec l’audience, et sur la valeur créée dans le temps. Une base email n’est pas un fichier de contacts. C’est un actif stratégique. Une newsletter n’est pas un envoi ponctuel. C’est un média à part entière, capable de nourrir la confiance, d’installer une expertise et de soutenir la performance business.

Les exemples de Jennifer et de Frédéric le montrent très concrètement. Quand l’email est travaillé sérieusement, avec une ligne éditoriale claire, de la régularité et une vraie attention portée au lecteur, les résultats suivent. Croissance de la base, hausse des taux d’ouverture, meilleure conversion. Sans dépendre d’un algorithme ou d’un budget publicitaire toujours plus élevé.

Pour les CMO et les dirigeants de PME, le message est simple. Il est temps de rééquilibrer les stratégies. Utiliser les réseaux pour capter l’attention, et l’email pour construire une relation durable et maîtrisée. Ceux qui prennent cette décision aujourd’hui se donnent un avantage concurrentiel réel.

Si vous n’avez pas encore structuré votre stratégie emailing ou votre newsletter, c’est probablement l’un des chantiers les plus rentables à ouvrir cette année. Reprendre le contrôle de sa communication n’est plus un luxe. C’est devenu une nécessité.


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Le personal branding est-il vraiment devenu obligatoire pour vendre en B2B – Episode 316

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La question est devenue centrale pour de nombreuses entreprises B2B: faut-il désormais être visible personnellement pour vendre?

Pourquoi le B2B n’est plus aussi rationnel et anonyme qu’il l’a été, comment la confiance s’est déplacée des marques vers les individus, et quel est le vrai rôle du fondateur, du dirigeant et des experts internes dans la stratégie marketing.

 

Vous découvrirez :

• Pourquoi la parole individuelle rassure plus que le discours corporate

• Ce que le personal branding B2B n’est pas (et pourquoi ce n’est pas de l’influence)

• Comment transformer l’expertise interne en levier commercial

• Quelles entreprises peuvent s’en passer et lesquelles prennent un risque stratégique

• Les règles pour un personal branding efficace, crédible et soutenable

 

Un épisode pour prendre du recul, faire les bons choix et décider si, comment et pourquoi intégrer le personal branding dans votre stratégie B2B.

 

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Transcription de l’épisode

Pendant longtemps, vendre en B2B reposait sur une promesse simple. Une offre solide, une marque rassurante, quelques commerciaux bien formés. Aujourd’hui, ce modèle montre ses limites. Les prospects comparent, doutent, repoussent leurs décisions. Ils n’achètent plus seulement une solution, ils choisissent des personnes.

Une question revient alors de plus en plus souvent chez les dirigeants, les fondateurs et les équipes marketing. Faut-il désormais être visible personnellement pour vendre en B2B ? Faut-il prendre la parole en son nom, incarner son expertise, s’exposer sur LinkedIn ou ailleurs pour générer des opportunités commerciales ?

Le personal branding est partout. Certains en font un passage obligé. D’autres le rejettent, par inconfort, par manque de temps ou par conviction. Beaucoup s’y engagent sans stratégie claire, avec le sentiment diffus que « tout le monde le fait », sans toujours savoir pourquoi ni pour quels résultats.

 

Dans cet épisode, nous allons prendre du recul. Nous allons questionner le rôle réel du personal branding dans une stratégie B2B performante. Nous allons distinguer ce qui relève du levier business de ce qui relève de la tendance. Nous allons aussi parler des fondateurs, des dirigeants et des experts internes, parce que la visibilité personnelle ne concerne pas qu’une seule fonction.

Le personal branding est-il devenu obligatoire pour vendre en B2B, ou est-ce un faux débat ? Peut-on encore s’en passer ? Et surtout, dans quelles conditions devient-il un avantage concurrentiel plutôt qu’une contrainte supplémentaire ?

C’est ce que nous allons explorer ensemble, de façon concrète et pragmatique.

 

Partie 1 – Pourquoi le personal branding s’impose dans le B2B aujourd’hui

  • La fin du B2B rationnel et anonyme

Pendant longtemps, le B2B s’est raconté comme un univers rationnel. Des décideurs objectifs, des appels d’offres structurés, des critères clairs, des comparatifs fonctionnels. Une bonne solution devait logiquement l’emporter sur les autres. Cette vision rassurante ne correspond plus à la réalité du terrain.

Les processus d’achat se sont allongés, complexifiés et fragmentés. Plusieurs interlocuteurs interviennent, chacun avec ses priorités, ses peurs et ses enjeux politiques internes. Du coup, la décision finale n’est jamais purement rationnelle. Elle est influencée par la perception du risque, par la confiance accordée au prestataire et par le sentiment de compréhension mutuelle.

Le B2B est aussi devenu tout sauf anonyme. Les prospects se renseignent bien avant un premier contact commercial. Ils lisent des contenus, observent les prises de parole, analysent les opinions et les positions. Ils cherchent des signaux de crédibilité, mais aussi des signaux humains. Ils veulent comprendre à qui ils ont affaire.

Une entreprise peut proposer une excellente offre et rester invisible émotionnellement. À l’inverse, un dirigeant ou un expert  peut rassurer, expliquer, clarifier et créer un lien avant même la première réunion. Le B2B n’a pas cessé d’être exigeant. Il est devenu profondément relationnel, et en ça il commence vraiment à se rapprocher du BtoC.

 

  • La défiance envers les marques, la confiance envers les individus

Les marques B2B ont longtemps cherché à maîtriser totalement leur discours. Messages validés, éléments de langage lissés, promesses génériques. Cette approche rassure en interne, mais elle rassure de moins en moins les prospects. La parole corporate est perçue comme contrôlée, parfois déconnectée du réel, souvent interchangeable.

À l’inverse, la parole individuelle crée un rapport différent. Un dirigeant qui explique ses choix, un expert qui partage son analyse ou un fondateur qui raconte ses apprentissages apporte un niveau de crédibilité que la marque seule n’atteint plus. La confiance se déplace vers les individus parce qu’ils incarnent une expérience, une vision et une responsabilité personnelle.

Cette confiance ne repose pas sur la perfection du message. Elle naît de la cohérence, de la constance et de la clarté des prises de position. Un individu peut reconnaître une limite, assumer un point de vue ou expliquer un arbitrage. Une marque le fait rarement de manière crédible.

Dans un environnement B2B saturé d’offres similaires, cette dimension humaine devient différenciante. Les prospects ne cherchent pas seulement un prestataire compétent. Ils cherchent quelqu’un en qui ils peuvent avoir confiance, quelqu’un qui comprend leurs enjeux et qui sera encore là lorsque les choses se compliqueront. C’est à ce niveau que la parole individuelle prend une valeur stratégique.

 

Partie 2 – Le vrai rôle du fondateur, du dirigeant et des experts

  • Fondateur visible ne veut pas dire influenceur LinkedIn

Être visible en tant que fondateur ou dirigeant ne signifie pas devenir un créateur de contenu à plein temps ni adopter les codes des influenceurs. Le personal branding en B2B n’est pas une course à la viralité. Il s’agit d’abord d’un outil de clarification et de crédibilité.

Un dirigeant visible n’est pas celui qui publie tous les jours. C’est celui qui prend la parole quand il a quelque chose d’utile à dire. Il explique une vision, un arbitrage, une conviction métier. Il aide ses prospects à mieux comprendre un marché, un problème ou une transformation en cours. Cette parole a de la valeur parce qu’elle est directement reliée à des décisions réelles et à une responsabilité assumée.

Le risque consiste à confondre visibilité et exposition. Publier sans intention claire dilue le message et affaiblit la crédibilité. À l’inverse, une prise de parole plus rare mais alignée avec la stratégie de l’entreprise renforce la confiance. Le fondateur devient alors un repère, pas un animateur de réseau social.

Le personal branding utile en B2B sert le business avant de servir l’ego. Il soutient les équipes commerciales, rassure les prospects et simplifie les discussions. Il ne remplace ni la marque ni l’offre. Il les incarne et les rend plus lisibles.

 

  • Transformer l’expertise interne en levier commercial

Le personal branding devient réellement efficace lorsqu’il ne repose pas uniquement sur une personne, mais sur un collectif d’expertises. Trop d’entreprises concentrent toute leur visibilité sur le fondateur, alors que la valeur perçue se joue souvent ailleurs. Dans la capacité à démontrer une compréhension fine des problématiques clients, à plusieurs voix.

Les experts internes disposent d’un capital souvent sous-exploité. Consultants, chefs de produit, responsables techniques ou commerciaux seniors vivent les enjeux du marché au quotidien. Leur parole est concrète, crédible et directement connectée aux problématiques terrain. Lorsqu’elle est structurée et accompagnée, elle devient un puissant levier marketing et commercial.

Transformer cette expertise en contenu utile suppose un alignement clair. Le marketing donne le cadre, les ventes partagent les objections récurrentes, les experts apportent la matière. Le personal branding cesse alors d’être individuel pour devenir stratégique. Il nourrit les cycles de vente, raccourcit les phases de réassurance et élève le niveau de discussion avec les prospects.

Cette approche présente aussi un avantage organisationnel. Elle réduit la dépendance à une seule figure visible et renforce la marque employeur. Une entreprise qui valorise l’expertise de ses équipes envoie un signal fort au marché. Elle montre qu’elle ne vend pas seulement une promesse, mais une intelligence collective capable d’accompagner ses clients dans la durée.

 

Partie 3 – Faut-il vraiment s’y mettre (et à quelles conditions)

  • Les entreprises qui peuvent s’en passer… et celles qui ne le peuvent pas

Toutes les entreprises B2B ne sont pas égales face au personal branding. Certaines peuvent encore s’en passer sans impact majeur sur leurs ventes. D’autres, en revanche, prennent un risque réel en l’ignorant.

Les organisations installées, avec une marque forte, une notoriété historique et des canaux d’acquisition bien rodés, peuvent continuer à performer sans exposition individuelle marquée. Leur crédibilité est déjà acquise et leurs clients achètent avant tout une capacité d’exécution éprouvée. Le personal branding peut y jouer un rôle d’amplification, mais il n’est pas critique.

À l’inverse, pour les startups, les cabinets de conseil, les agences ou les éditeurs SaaS en phase de croissance, l’absence de visages identifiés ralentit fortement la traction commerciale. Quand l’offre est nouvelle ou peu différenciée en apparence, la confiance devient le principal déclencheur d’achat. Les prospects cherchent des repères humains pour réduire leur perception du risque.

Le personal branding devient alors un accélérateur stratégique. Il ne remplace ni la qualité de l’offre ni l’efficacité commerciale, mais il facilite l’entrée en relation. Il ouvre des portes, crédibilise les discours et fluidifie les cycles de vente. Dans ces contextes, s’en passer n’est pas impossible. C’est simplement plus long, plus coûteux et plus incertain.

 

  • Les règles pour un personal branding B2B efficace et soutenable

Un personal branding B2B efficace repose sur des règles simples, mais exigeantes. La première consiste à choisir les bons porte-parole. Il ne s’agit pas de rendre tout le monde visible, mais d’identifier les personnes légitimes, capables de porter un discours clair, aligné avec la stratégie de l’entreprise et crédible auprès des clients.

La seconde règle concerne les messages. Parler de soi n’a aucun intérêt. Parler des problèmes des clients, de leurs arbitrages, de leurs erreurs fréquentes et des tendances de fond du marché crée immédiatement de la valeur. Le personal branding n’est pas un journal intime professionnel. C’est un média au service de la compréhension et de la décision.

La régularité doit rester soutenable. Une cadence irréaliste mène à l’essoufflement ou à des contenus creux. Mieux vaut une prise de parole maîtrisée, cohérente dans le temps, qu’une surproduction opportuniste. La crédibilité se construit sur la durée, pas sur un pic de visibilité.

Enfin, il est essentiel de poser des limites claires. Tout ne se partage pas. Certaines discussions relèvent du commercial, du confidentiel ou de l’interne. Un personal branding bien mené protège la réputation de l’entreprise autant qu’il la développe. Lorsqu’il est pensé comme un actif stratégique et non comme une contrainte, il devient un levier puissant, durable et parfaitement aligné avec les objectifs business.

 

Conclusion

Le personal branding n’est ni une mode passagère ni une obligation universelle. Il est devenu un révélateur. Un révélateur de la manière dont les décisions B2B se prennent aujourd’hui, de la place centrale de la confiance et du rôle croissant des individus dans des marchés saturés d’offres similaires.

Dans cet épisode, nous avons vu que le B2B n’est plus un univers froidement rationnel et anonyme. Les décisions d’achat sont collectives, complexes et profondément humaines. Nous avons aussi compris pourquoi la parole des individus inspire davantage confiance que les discours corporate, parce qu’elle est incarnée, assumée et reliée à une expérience réelle. Le personal branding utile n’est pas une quête de visibilité, mais un outil de clarté et de crédibilité au service du business.

Nous avons distingué le rôle du fondateur, du dirigeant et des experts internes. Aucun n’a vocation à devenir influenceur, mais chacun peut contribuer à rassurer, expliquer et élever le niveau de discussion avec les prospects. Nous avons enfin vu que toutes les entreprises ne sont pas logées à la même enseigne. Certaines peuvent s’en passer, d’autres prennent un risque stratégique en restant invisibles humainement.

La vraie question n’est donc pas de savoir s’il faut faire du personal branding, mais comment et pourquoi. Lorsqu’il est aligné avec la stratégie, soutenable dans le temps et centré sur la valeur apportée aux clients, il devient un actif puissant.

Si cet épisode vous a aidé à clarifier votre position, partagez-le autour de vous et abonnez-vous au Podcast du Marketing pour continuer à décrypter les leviers qui font vraiment la différence en B2B aujourd’hui.

 

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Pourquoi l’IA ne crée toujours pas d’impact marketing (et comment y remédier) – Episode 315

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L’IA est la priorité n°1 des CMO, mais reste mal maîtrisée. Pourquoi les projets stagnent et comment passer des tests à l’industrialisation grâce à un vrai système marketing.

 

Dans cet épisode, nous abordons :

  • Pourquoi l’IA est devenue stratégique pour les CMO

  • Les raisons pour lesquelles de nombreux projets restent bloqués au stade pilote

  • L’erreur fréquente consistant à empiler les outils

  • Le passage clé d’une logique “outils” à une logique “système”

  • Comment industrialiser l’IA marketing sans complexifier l’organisation

 

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Et puis sinon, vous pouvez aussi


Transcription de l’épisode

L’intelligence artificielle est partout dans les discours marketing.

Dans les comités de direction, dans les plans stratégiques, dans les présentations des éditeurs de logiciels. Pour beaucoup de CMO, elle est devenue la priorité numéro un.

La promesse est immense. Gagner en productivité. Créer plus de contenu, plus vite. Exploiter enfin la data client. Personnaliser à grande échelle, sans exploser les coûts.

Sur le papier, l’IA coche toutes les cases.

Et pourtant, sur le terrain, la réalité est beaucoup moins brillante. Une majorité de directions marketing avancent… mais n’avancent pas vraiment. Des tests, des pilotes, des POC. Des outils qui s’ajoutent aux outils. Et une question qui revient sans cesse : où est le ROI ?

Dans cet épisode, je vous propose de prendre un peu de recul.

Le sujet n’est plus de tester l’IA. Le vrai sujet, aujourd’hui, c’est de l’industrialiser. Et pour y arriver, il faut arrêter de penser outils, et commencer à penser système.

 

1. Pourquoi l’IA est devenue la priorité n°1 des CMO

L’IA s’est imposée très rapidement dans l’agenda des directions marketing. Pas par effet de mode uniquement, mais parce qu’elle répond à des douleurs très concrètes.

Les équipes sont sous pression permanente. Elles doivent produire plus de contenus, sur plus de canaux, avec des exigences de personnalisation toujours plus fortes. Elles doivent mieux exploiter la donnée client, alors même que les parcours se fragmentent et que les signaux se multiplient. Elles doivent prouver leur contribution au business, dans un contexte de budgets souvent sous tension.

Dans ce contexte, l’IA apparaît comme une évidence.

Elle promet des gains de productivité immédiats. Elle permet d’accélérer la création de contenus, de la recherche d’idées à la production de formats. Elle offre des perspectives très fortes sur l’analyse de la donnée client et la personnalisation des messages à grande échelle.

Pour un CMO, ne pas s’emparer du sujet devient presque impossible. La pression vient du marché, des concurrents, mais aussi du top management. L’IA est perçue comme un levier stratégique, au même titre que le digital l’a été il y a une quinzaine d’années.

Le problème, ce n’est pas l’ambition.

Le problème, c’est l’écart entre cette ambition stratégique et la capacité réelle des organisations à la mettre en œuvre.

 

2. La réalité côté terrain : beaucoup de tests, peu d’impact

Quand on regarde ce qui se passe réellement dans les équipes marketing, le constat est beaucoup plus nuancé.

Plus d’un tiers des CMO restent aujourd’hui bloqués au stade pilote. Les cas d’usage sont identifiés, parfois même testés avec succès, mais ils ne passent jamais vraiment à l’échelle. L’IA reste cantonnée à quelques équipes, à quelques individus, souvent les plus curieux ou les plus techniques.

Les outils se multiplient. Un outil pour générer du contenu. Un autre pour analyser la data. Un troisième pour l’automatisation. Chacun apporte une valeur ponctuelle, mais l’ensemble manque de cohérence.

Le résultat, c’est une dispersion énorme. Les équipes passent du temps à jongler entre les plateformes, à copier-coller de l’information, à réinventer des process qui n’ont jamais été pensés pour intégrer l’IA.

Dans ce contexte, démontrer le ROI devient extrêmement compliqué. Les gains sont diffus, difficiles à mesurer, souvent absorbés par la complexité opérationnelle supplémentaire.

L’IA n’échoue pas parce qu’elle ne fonctionne pas.

Elle échoue parce qu’elle est greffée sur des organisations qui ne sont pas prêtes à l’accueillir.

 

3. L’erreur majeure des équipes marketing : penser “outils”

Face à cette situation, beaucoup d’équipes font une erreur classique. Elles cherchent la solution dans… un nouvel outil.

Un nouvel outil IA plus puissant. Un CRM plus avancé. Une plateforme d’automation plus complète. Une stack marketing encore plus sophistiquée.

Le raisonnement est compréhensible. Si ça ne fonctionne pas, c’est que l’outil n’est pas le bon. Alors on empile. On ajoute. On complexifie.

Mais empiler des outils ne crée jamais un système.

Au contraire, chaque nouvel outil ajoute de la friction. Il crée des silos supplémentaires. Il demande de la formation, de l’intégration, de la maintenance. Il éloigne un peu plus les équipes du cœur du problème.

Le vrai sujet n’est pas technologique. Il est organisationnel et stratégique.

L’IA devient une couche de complexité de plus, alors qu’elle devrait être un levier de simplification.

Tant que l’IA est pensée comme une fin en soi, elle ne peut pas délivrer sa valeur.

 

4. Le vrai changement de paradigme : penser “système marketing”

Pour sortir de l’impasse, il faut changer de point de vue.

Arrêter de penser outils. Commencer à penser système.

Un système marketing commence toujours par les objectifs business. Générer plus de leads qualifiés. Accélérer le cycle de vente. Augmenter la valeur vie client. Améliorer la rétention.

À partir de là, on construit un socle simple mais structurant.

Un persona clair. Pas dix, pas quinze. Un ou deux profils prioritaires, parfaitement compris.

Un parcours client prioritaire. Celui qui a le plus d’impact sur le business. Pas tous les parcours en même temps.

Un CRM bien structuré. Des données propres, exploitables, alignées avec la réalité des équipes commerciales et marketing.

Une fois ce socle en place, l’IA peut enfin jouer son rôle.

Elle vient accélérer le système. Elle vient automatiser ce qui doit l’être. Elle vient enrichir la réflexion et la prise de décision.

L’IA ne pilote pas le marketing. Elle le sert.

 

5. Comment industrialiser l’IA sans tout refaire

Industrialiser l’IA ne veut pas dire tout reconstruire. Cela veut dire faire des choix.

Le premier consiste à identifier un cas d’usage à fort impact business. Un seul. Celui qui permet de générer de la valeur rapidement et de manière mesurable.

Ensuite, il faut connecter l’IA aux process existants. Pas créer des workflows parallèles. Pas demander aux équipes de changer tous leurs outils du jour au lendemain.

La mesure est clé. Pas des indicateurs de vanité, mais des métriques business. Temps gagné. Leads générés. Opportunités créées. Taux de transformation.

Enfin, il faut accepter une idée simple, mais souvent contre-intuitive.

Moins d’outils, mieux utilisés, crée plus de valeur que plus d’outils mal intégrés.

 

Conclusion

L’IA est une opportunité majeure pour le marketing. Probablement l’une des plus importantes de ces dernières années.

Mais elle ne tient pas ses promesses par magie. Elle exige de la clarté stratégique, de la discipline opérationnelle et une vraie réflexion systémique.

Le sujet n’est plus de tester l’IA.

Le sujet est de l’industrialiser.

Si vous êtes CMO ou responsable marketing, la bonne question à vous poser n’est pas “quel outil IA ajouter à ma stack”, mais “quel système marketing dois-je renforcer pour que l’IA crée enfin de la valeur”.

Si cet épisode vous a été utile, je vous invite à le partager autour de vous, et à vous abonner au Podcast du Marketing pour ne pas manquer les prochains épisodes.

 


 

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