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Leçons d’un base jumper : la gestion du risque appliquée à l’entreprise avec Valentin Palardy – Episode 333

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On croit souvent que les personnes qui pratiquent des sports extrêmes aiment le danger. Pourtant, elles sont souvent les plus méthodiques.

Dans cet épisode, je reçois Valentin Palardy, instructeur montagne à l’armée, pratiquant de base jump, d’alpinisme et de parapente. Ensemble, nous explorons un sujet qui concerne tous les entrepreneurs : la prise de décision dans l’incertitude.

Valentin partage les méthodes utilisées en haute montagne pour analyser un risque, anticiper les imprévus et prendre des décisions rapides sans céder à la panique. Et surtout, il montre comment appliquer ces principes au marketing, au business et à l’entrepreneuriat.

Pour en savoir plus sur Valentin vous pouvez le retrouver sur Instagram ou sur Orange Aventure.

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Transcription de l’épisode

Lancer un produit, développer une marque, sortir une nouvelle campagne de pub, ou tant qu’on y est gérer une entreprise, ça implique de prendre des risques. Et les risques en général c’est pas ce qu’on préfère, mais ça ne change pas le fait qu’ils soient là.

Alors aujourd’hui on va parler de risque. Pas de risque théorique, on va parler du risque réel. Celui qu’on regarde en face avant de décider si l’on avance, si l’on pivote ou si l’on renonce.

Et pour en parler, j’ai invité quelqu’un qui ne vient pas du milieu du marketing, mais qui connaît très bien ce que veut dire le mot risque. Valentin Palardy est instructeur montagne à l’armée, il pratique l’alpinisme, le parapente et le base jump. Autant vous dire qu’il évolue dans des environnements où une mauvaise décision peut coûter cher.

Ce qui m’intéresse dans son approche, ce n’est pas le frisson. Ce n’est pas l’image spectaculaire du saut dans le vide. C’est tout l’inverse. C’est la méthode. La préparation. La capacité à distinguer le danger du risque, à identifier les bons des mauvais signaux, et à prendre une décision claire quand la pression monte.

Et vous allez voir que cette logique s’applique parfaitement au marketing et à l’entrepreneuriat. Quand on lance un produit, quand on engage un budget, quand on prend une décision stratégique, on ne peut jamais supprimer totalement le risque. Ce qu’on peut faire en revanche c’est chercher à le comprendre, à le réduire et à décider si le risque résiduel est acceptable.

Dans cet épisode, Valentin va nous aider à changer notre regard sur la prise de risque. Vous allez découvrir pourquoi un plan ne suffit pas, comment identifier les bons éléments à vérifier, ce qu’il faut préparer, et comment éviter le piège de la confiance excessive.

Je vous propose d’accueillir tout de suite Valentin Palardy.

Estelle (00:00.75)
J’ai mon voisin qui vient de s’arrêter, je croise les doigts, qu’il continue, j’ai mon voisin qui a décidé d’abattre des arbres aujourd’hui. Voilà, ça me fait plaisir quand tu fais ça quand j’enregistre. Donc bon, écoute, voilà, je m’amuserai au montage à virer ça s’il continue à abattre des arbres. Des fois, je vis en pleine campagne, je suis parisienne, je suis partie en pleine campagne. Il y a les vaches, les chevaux, les moutons et géants.

Valentin (00:17.555)
S’il faut, ok.

Estelle (00:28.606)
permanence un mec qui utilise sa tronçonneuse, machin, truc, son tract, je pète un câble. Si tu veux la campagne, moi je croyais que j’allais être au calme. Rien du tout, rien du tout. Excuse-moi. C’est toujours… Non mais alors, je ne reviens pas à Paris, il a pas de sujet, mais j’aimerais bien qu’ils arrêtent de faire de la tronçonneuse quand j’enregistre, ça serait sympa. Donne-moi une minute s’il te plaît, j’ai oublié de me prendre de l’eau, peut-être que je boirai pas, mais si jamais je… J’arrive.

Valentin (00:31.436)
oui.

Valentin (00:39.232)
C’est toujours plus agréable que le métro.

Valentin (00:51.676)
Pas de problème. Pas de problème et je crois que je vais faire pareil.

Valentin (01:35.66)
J’ai… Je suis allé me chercher aussi un petit peu de… Un petit peu d’eau.

Estelle (01:38.734)
Ouais, t’as bien raison. T’as croisé ton petit chien qui se dit « ah ça y les revenus, c’est fini ! »

Valentin (01:43.638)
Exactement ! J’ai mes parents qui sont là pour s’en occuper donc ça va. Elle n’est pas toute seule.

Estelle (01:48.75)
Trop bien. Comment elle s’appelle ? Alpine, bah oui évidemment. C’est vrai ? c’est drôle. C’est marrant. T’aimes bien les voitures ou pas ? Bon bah si vous voulez rester sur les Alpes alors.

Valentin (01:52.456)
Alpine !

Et oui, c’est même pas moi qui choisis en plus, c’est l’éleveuse. Ouais c’est l’éleveuse qu’il avait appelé comme ça, ouais. C’est cause que nous correspondait c’était… non pas du tout.

Valentin (02:09.534)
Voilà !

Estelle (02:12.046)
Si t’avais aimé les voitures, c’était bien, ça faisait double.

Valentin (02:15.057)
et mais non.

Estelle (02:17.262)
Nickel. Bon, Valentin, je te propose qu’on démarre tranquillement et… Je sais pas ce que je vais dire, je vais le faire au feeling, c’est très bien. Ça me va bien, ça me va bien. Attends, je laisse pas sur arrêter. De toute façon, c’est en train d’enregistrer, j’avais déjà mis enregistrer, donc c’est parfait. Écoute, je laisse 5 secondes de blanc et puis on démarre.

Valentin (02:29.714)
Ok pas de problème.

Estelle (02:44.532)
Bonjour Valentin, bienvenue sur le Podcast du Marketing.

Valentin (02:48.842)
Bonjour Estelle !

Estelle (02:50.386)
Écoute, c’est top que tu sois là aujourd’hui avec nous. On va parler d’un dont je n’ai jamais parlé parce que ce pas un sujet directement marketing, ce n’est pas un sujet directement entrepreneurial quoique, mais en tout cas, c’est un sujet qui revient très, très souvent dans nos têtes, à nous tous en tout cas, on a des responsabilités dans une entreprise. On va parler de danger.

et il a des bonnes raisons pour lesquelles tu vas pouvoir nous parler de danger. Tu vas nous dire ça tout de suite juste avant de rentrer dans le vif du sujet Valentin, est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais

Valentin (03:28.926)
Bien sûr, merci de me recevoir. Alors je suis Valentin Palardi. Je suis instructeur montagne à l’armée depuis une petite dizaine d’années et je pratique le parapente, l’alpinisme et le best jump. Donc, pareil depuis une dizaine d’années aussi. Et je mène un projet qui consiste à grimper les 80 de sommet de plus de 4000 mètres des Alpes et de redescendre en parapente ou en sautant.

Estelle (03:59.794)
Voilà, Alors raison pour laquelle tu viens nous parler de danger quand on a discuté pour la première fois. Je te dis non mais attends tu fais du best jump, t’es un malade mental, c’est ultra dangereux. Et tu m’as dit mais non, mais non, justement c’est pas dangereux, c’est pas du tout ça, il faut que je t’explique. Donc justement, est-ce qu’on peut juste commencer par ça ? Parce que effectivement si c’était si dangereux que ça ou si tu prenais tant de risque que ça ou si c’était totalement un truc de fou…

Ce que je ne te souhaite pas, tu ne serais plus là depuis longtemps parce que le best jump, à moment donné, il atterrir en bas et rester vivant. Et puis un peu tous les sports extrêmes de toute façon. Est-ce que tu peux nous dire, s’il te plaît, Valentin, ce que c’est que le danger ?

Valentin (04:43.776)
Alors le danger, en fait on va pas parler forcément de danger, on va plutôt parler de risque. Et en fait le risque c’est deux choses. Ça va être le danger multiplié par la probabilité qu’il arrive. C’est à dire qu’on peut avoir un danger qui soit très très important. Si la probabilité pour que ce danger arrive, elle est très très faible, au final le risque qu’on va prendre sera quand même plutôt faible.

On peut également aussi voir le risque par le spectre de le danger et de l’exposition. C’est à dire qu’il peut y avoir un danger, par exemple les avalanches. Mais si je ne m’expose pas, c’est à dire que si je ne me mets pas face à ce danger là, bien au final je ne prends pas de risque. Donc il faut regarder le danger vraiment à travers le spectre de qu’est ce que le danger, quelle est la probabilité et est ce que je m’expose ou non à ce danger là et ça, ça nous donne le risque.

Estelle (05:39.278)
Ouais, c’est exactement ça en fait. Tu me l’as dit juste avant et évidemment j’ai fait l’inverse. Ce que tu me disais c’est attention Estelle, il faut pas que tu mélanges danger et risque. va prendre un danger existe et on va prendre un risque. Évidemment c’est pas exactement la même chose donc le risque, comment tu le définirais ? Tu dit que tu avais une espèce de schéma presque mathématique pour calculer le risque.

Valentin (06:03.346)
En fait il faut comprendre que le risque est un petit peu subjectif alors que le danger lui va être objectif. Que ce soit toi ou que ce soit moi, le danger ça va être le même. Par contre le risque qu’on va prendre ça va dépendre de nous. Par exemple moi je vais choisir de passer à droite et le risque va être temps et puis toi tu vas choisir de passer à gauche et l’exposition sera pas la même donc le risque sera différent. Et du coup on utilise un petit acronyme pour prendre nos décisions en gestion du risque. s’appelle, l’acronyme c’est DCMR.

Le D c’est pour le danger. Je vais te poser la question, quel est le danger auquel je vais être confronté ?

le C ça va être les conséquences, c’est à dire que si ce danger il vient à subvenir, quelles vont être les conséquences de ce danger là. Ensuite le c’est pour mesure, donc c’est danger plus conséquences moins les mesures. Donc les mesures c’est qu’est que je vais faire pour réduire le plus possible soit les conséquences, soit mon exposition ou soit la probabilité. À chaque fois je vais essayer de réduire un petit peu, je vais jouer sur ces trois facteurs.

cette équation ça va me donner ce qu’on appelle le risque résiduel c’est à dire le risque en fait on peut pas le mettre complètement à zéro on peut pas le réduire à zéro c’est impossible ça marche pas par contre on peut le réduire le plus possible et si on est d’accord avec ce qui reste comme risque ce qu’on appelle le risque résiduel et bien alors là dans ce cas là on peut prendre notre décision et puis continuer notre aventure

Estelle (07:32.024)
En fait ce que je trouve très intéressant dans ta façon de voir le risque, c’est que tout ça c’est du calcul. C’est pour ça qu’on parle de risque calculé j’imagine, mais en tout cas dans ta façon de voir les choses c’est de dire il a un danger, le danger il existe, ? Qu’est-ce que je fais de ce danger là ? Et tu vas aller prendre des informations, tu vas aller choisir des éléments pour toi te faire un peu ton mapping, tu vas nous expliquer un petit peu comme ça quelles sont tes techniques pour aller identifier le risque et prendre les bonnes décisions, parce qu’en fait la question elle est là. C’est pas tant…

une histoire de risque, c’est une histoire de décision. Une fois que j’ai vu le danger, identifié le risque, ou en tout cas défini le risque, ne sais pas comment on peut le dire, calculé le risque, je prends une décision, j’y vais, je n’y vais pas. Et c’est cette décision-là qui va avoir évidemment les impacts. Je prends l’exemple du base jump qui évidemment, je crois que le premier truc que tu dis, je mais tu es complètement fou. Tu me dis, non, je ne pas fou du tout.

Mais effectivement l’image quand quelqu’un comme moi ne connaît absolument rien évidemment au best jump, je me dis le mec est complètement barré, il fout un parachute sur le dos, il monte en haut d’une montagne, il saute et puis il espère d’arriver en bas. Bon vu de mon point de vue, c’est effectivement un truc de fou. Toi ce que tu me dis c’est bah non, si c’était un truc de fou on serait pas nombreux à arriver vivant en bas, faut dire les choses. Donc bien sûr que tout ça est calculé et qu’il y a une vraie…

Valentin (08:45.886)
Exactement, ouais.

Estelle (08:50.998)
Voilà une vraie logique derrière. Ce qui m’intéresse moi derrière tout ça, outre le fait que bien sûr ça m’intéresse de savoir comment est-ce qu’on fait pour faire du best job, etc. Bien sûr moi je trouve ça plutôt assez galvanisant mais ce qui m’intéresse ici c’est de savoir comment est-ce qu’on va pouvoir appliquer toi tes techniques qui finalement en fait te viennent du best job, te viennent de l’armée, te de la haute montagne. Donc il y a quand même tout un corpus d’éléments que tu as allé chercher pour construire ces…

ces moyens de prise de décision, comment est-ce que je vais pouvoir les appliquer au marketing, à l’entrepreneuriat et notamment aux choix que je vais pouvoir faire dans mon quotidien de marketeur, par exemple. J’aime beaucoup cette idée du risque résiduel de se dire, de toute façon, il y aura toujours un risque, quelle que soit la décision que je prends, maintenant, je peux mettre en place des éléments pour que le risque soit…

minimiser au maximum, j’imagine que c’est ça l’idée. Dans les différents éléments, on a préparé cet épisode ensemble, dans les différents éléments que tu vas regarder, tu m’as dit que tu commences par identifier ce que tu appelles des observables. Est-ce que tu peux m’expliquer ce que c’est que les observables ?

Valentin (10:05.814)
Alors avant de te parler des observables, je vais te parler de comment on prépare un petit peu nos aventures. En fait c’est tout simple, on fait un plan. Et donc ce plan on va dire on va passer par là et puis on va rencontrer ça et puis après avoir rencontré ça on va faire ça et puis on va faire ça etc etc jusqu’à être de retour à la maison. Ça c’est le plan dans sa globalité. Et en fait forcément notre plan on le prévoit de façon à ce qu’il se passe bien.

Ce serait bête de prévoir quelque chose de façon à ce que ça se passe mal. Donc du coup, on le prévoit de façon à ce que ça se passe bien. Et ce qui va nous intéresser, nous, sur le terrain, c’est de savoir est-ce qu’on est toujours dans le plan ou est-ce qu’on est en train de sortir du plan? Est-ce qu’il un élément inconnu qui fait qu’on n’est plus dans ce qu’on avait prévu? Et pour savoir si je suis dans mon plan ou pas, je vais identifier ce qu’on appelle les observables. Donc les observables, le nom l’indique, c’est ce qu’on va pouvoir voir sur le terrain qui va nous conforter.

dans notre idée de je suis toujours dans mon plan ou alors au contraire qui va me dire je suis plus dans mon plan et pourquoi c’est important de

de les identifier ces observables, c’est parce que si je l’identifie pas, je ne pas où regarder. En fait, je vais être dilué dans la masse d’informations que va me transmettre l’environnement et il a des informations qui vont être essentielles et d’autres qui vont être peu importantes. Par exemple, la température, peut, selon les aventures, ça peut être important, mais en règle générale, la température ne pas avoir beaucoup d’influence sur la suite. Mais c’est quand même une information et puis je n’en ai pas besoin.

en fait ça sert à pas se diluer et à savoir où regarder pour savoir si je suis dans mon plan ou pas.

Estelle (11:50.29)
Si je fais le parallèle avec par exemple un lancement, si on parle d’une stratégie de lancement d’un produit, évidemment comme toi je vais faire un plan, a priori je vais pas juste me dire tiens je vais lancer mon produit puis on va voir ce qui va se passer, non je vais me dire attends je vais mettre en place une stratégie marketing, je vais commencer par faire telle étape, telle étape, telle étape, j’ai des étapes différentes, souvent j’ai un rétroplanning d’ailleurs avec donc j’ai différentes différentes étapes et toi ce que tu dis c’est en plus de ces étapes là je vais aller identifier des éléments d’information qui vont me permettre de savoir si je suis bien en phase

avec mon plan parce que des informations, je vais en avoir plein. Et c’est vrai que quand on fait un lancement, puis alors en marketing digital, les informations, c’est pas ça qui manque. T’as du tracking dans tous les sens, des data, des machins, des trucs, des informations qui te viennent de l’extérieur, des consommateurs peut-être qui viennent t’envoyer des messages. peut y avoir mille informations. Là, toi, ce que tu dis, c’est qu’en amont, tu vas te préparer, en tout cas, tu vas lister les informations qui te semblent être importantes pour pouvoir identifier si oui ou non, t’es on track.

T’es en ligne avec le plan que t’avais prévu, c’est ça

Valentin (12:51.301)
Exactement, c’est exactement ça. On le fait surtout en montagne et surtout l’hiver avec la gestion des avalanches, etc. Ce qu’on appelle la nivologie. Parce qu’en fait, ça nous demande de réagir tout de suite. Donc en fait, il faut que je réagisse tout de suite. Si je ne suis plus dans le plan, il faut que je puisse prendre une décision dans les 30 secondes, dans les 15 secondes. Si je suis dans un autre environnement ou dans un autre contexte, je peux avoir beaucoup plus de temps. donc dans ce cas là,

j’ai le temps de collecter plein d’informations pour prendre ma décision mais il a certains moments en montagne ou dans les activités que je pratique où il prendre une décision très rapidement et c’est là où c’est utile, c’est que ça nous permet du coup de réduire le temps de la réflexion, on sait qu’on n’est plus dans le plan et on va utiliser du coup après un deuxième outil pour prendre notre décision et agir derrière.

Estelle (13:44.43)
Attends juste avant que tu me parles du deuxième outil, c’est intéressant ce que tu me dis, j’ai réfléchi en même temps que tu me parles, c’est que bien souvent, en tout cas moi, je vais parler pour moi mais je pense que je ne pas la seule, en marketing, on a notre fameux plan. Et on a fait le plan parce qu’on se dit c’est ça qui va se passer. Mais moi je me dis que c’est ça qui va se passer.

Je me dis bizarrement jamais, mais c’est pas ça qui va se passer. Parce que si j’ai fait un je suis pas idiote quand même, j’ai fait un pour qu’on suive le plan. L’idée c’est de suivre le plan. Toi ce que tu es en train de me dire c’est bien gentil Estelle, tu as un plan, l’idée c’est de suivre le plan mais qu’est-ce qui se passe si le plan ne fonctionne pas ? Et en fait c’est là où la gestion du risque, j’ai l’impression intervient plus fortement, c’est que, et s’il a un impondérable qui arrive et que ton plan…

il se passe pas comme prévu, c’est ça que tu me dis ?

Valentin (14:33.34)
Exactement et en fait derrière ça va avoir des conséquences qui vont être diverses. Les conséquences peuvent être élevées et peuvent être vraiment minimes. exemple si dans ton plan pour le lancement d’un produit, il a une variable que tu n’as pas pris en compte et tu perds quelques heures ou quelques jours sur ton planning. Donc ce n’est pas très très grave, tu vas peut-être tomber sur tes pattes. Mais par contre si derrière tu foires complètement ta communication et le message que tu veux transporter,

mette il n’est pas passé, alors là derrière, t’as engagé tellement d’énergie dedans que l’engagement derrière il est plus important. Bah nous ça va être pareil en montagne, on peut perdre si on sort du plan et du coup par exemple la neige elle est molle et on n’avait pas anticipé, on va perdre de l’énergie et du temps.

ça c’est pas très très grave par contre si quand on arrive à l’endroit où on veut sauter il ya beaucoup plus de vent que prévu et bah alors là on n’est plus dans le plan du tout et alors là c’est grave parce que ça remet en cause toute la suite et puis on est sur le terrain on est fatigué il faut qu’on rentre donc voilà chaque chaque sortie du plan en fait va avoir un différent niveau de conséquences

Estelle (15:46.648)
Mais alors du coup, quand j’ai une sortie de plan, ça veut dire que mon truc est foutu, mon lancement produit, je l’arrête, je repars à la maison et c’est fini, comment ça marche ?

Valentin (15:55.457)
Alors nous on utilise ce qu’on appelle les cas non conformes. Donc en fait on a notre plan où tout se déroule bien et puis on va identifier plusieurs scénarios qui vont potentiellement arriver. Et du coup pour chaque scénario on va identifier trois choses. On va d’abord identifier des observables, donc c’est ce dont on a parlé tout à l’heure. Qu’est qui me fait dire que je suis dans tel ou tel scénario.

On va identifier du coup une problématique, parce que s’il a pas de problématique, bah en fait au final c’est pas très grave, je continue quoi. Donc voilà, au final s’il n’y a pas de problématique c’est que je suis toujours dans mon plan. Et on va identifier à ça une solution.

pour remédier à cette problématique. Alors cette solution ça peut être par exemple si je vais passer par un sommet et que je suis en retard et ben je décide de pas faire le sommet puis je vais contourner au plus facile pour aller directement sur ma descente. La solution ça peut être de se dire si je devais grimper une longueur qui devait être en glace et que finalement cette longueur elle n’est pas en glace elle est en rocher je vais pas pouvoir grimper pareil puis je pas pouvoir me protéger pareil donc du coup je vais avoir besoin de matériel différent. Donc si j’anticipe

et que j’emporte ce matériel en prévision, quand j’arrive sur place, j’ai ma solution qui a déjà tout trouvé. Et l’intérêt de faire ça, c’est le gain de temps et le gain d’énergie.

Parce que l’énergie, c’est quand pas une ressource qui est illimitée. Et tout ce que je peux sauver en tant qu’énergie, ça va me permettre d’être plus performant dans ce que je fais. Et puis ça va me permettre que mes décisions soient beaucoup plus justes et beaucoup plus pertinentes.

Estelle (17:36.91)
Ouais, ce que tu me disais c’est que t’es même pas obligé finalement d’avoir identifié tous les scénarios, scénaries possibles qui peuvent arriver. C’est qu’en fait dès lors que tu vas aller chercher différentes options qui peuvent mal se passer, finalement qu’est-ce que tu fais ? Tu prépares ton cerveau et donc ton cerveau a déjà fait au moins un bout du chemin du raisonnement et si t’as fait un bout de raisonnement, mine de rien, tu gagnes du temps, tu gagnes en clarté, tu gagnes en…

T’es plus sûr de toi finalement dans tes prises de décision, c’est ça C’est plus fluide ?

Valentin (18:07.86)
Ouais c’est ça et puis à l’inverse ça serait même très anxiogène en fait de tout préparer et puis de préparer 20 scénarios avec toutes les catastrophes qui pourraient arriver donc non on prépare on va dire deux, trois, peut-être quatre possibilités de… on va préparer par exemple sur une aventure en alpinisme, on va préparer le retard, on va préparer les conditions qui changent et puis en troisième la météo qui évolue. voilà ça va être nos trois grandes

grand thème et puis ça à chaque fois on aura des actions différentes à faire et du coup si il y a un autre imprévu que cette fois ci j’avais pas prévu et ben je vais pouvoir piocher un peu d’une solution de l’un un peu d’une solution de l’autre pour au final m’en sortir et puis me retomber sur mes pattes quoi

Estelle (19:01.678)
J’essaye de faire un parallèle avec notre histoire de lancement. En gros, que tu nous dis, c’est quand tu prépares un lancement d’un produit, tu vas préparer toute ta strata, c’est ton plan, puis tes observables, quels sont les éléments qui me disent que je suis bien dans mon plan. Donc tu t’es mis des objectifs, des objectives d’étape, va dire ça, façon à savoir si tu y es. Et puis manque de pot, tu te rends compte, tu me disais, tiens, ça pourrait être le message qui fonctionne pas. Tu te rends compte qu’il y avait un truc que tu n’avais pas vu dans ton message qui est mal compris par les…

par les personnes qui reçoivent ce message, limite ça fait un bad buzz, comment est-ce que tu peux réagir ? Si tu as réfléchi en amont à dire si à un moment donné j’ai un gros problème de communication, un truc d’urgence, je sais que je peux faire appel à cette agence avec qui j’ai déjà bossé, qui est spécialisée dans les problématiques d’urgence, tu sais que tu as quelqu’un vers qui aller, tu sais que tu as un début de solution en tout cas qui te permet de gagner du temps, de ne pas réagir sur le moment…

en stress et d’envoyer un message qui est mauvais et de finalement, j’allais dire faire grossir la boule de neige, j’ai des métaphores de Montaigne moi aussi, mais en tout cas d’éviter d’amplifier le problème au lieu de trouver la solution et de déjà avoir un début de solution prêt. Quand tu as ce genre d’élément, je comprends complètement ce truc-là de dire, ben attends, j’ai préparé mon plan.

je réfléchis à tous les trucs ou en tout cas à une partie des choses qui peuvent mal se passer pour pouvoir être prêts, etc. Moi tu vois, il a un truc qui me ferait peur dans ce genre de situation-là, c’est que si je suis ultra préparée, moi je suis un peu du genre à ne trop trop me préparer, c’est ce que je te disais avant mes épisodes, je ne prépare pas trop, j’aime bien justement être pas trop préparée parce que si je suis trop préparée, j’ai tendance à avoir un peu trop confiance en moi, j’ai un peu ce problème-là.

Et je me dis que c’est peut-être un risque d’avoir parfois trop confiance. Est-ce c’est quelque chose qui peut arriver aussi en montagne ? Est-ce que c’est quelque chose que tu prends en compte dans ta prise de risque ?

Valentin (21:02.976)
Alors c’est quelque chose qui arrive et on le voit souvent en montagne et surtout les débutants dans ces activités là c’est ce qu’on appelle l’effet Dunning-Kruger et tu en as déjà parlé dans un de tes épisodes je me souviens plus lequel donc en fait l’effet Dunning-Kruger c’est un effet psychologique qui a été théorisé par deux psychologues cliniciens qui dit que en gros on va mettre sur deux axes la confiance et les compétences et donc on va

Estelle (21:16.877)
longtemps.

Valentin (21:33.11)
dire qu’au tout début où on va commencer à maîtriser un sujet, on va avoir une très grande confiance pour peu de compétences et puis ensuite, cette confiance va redescendre au fur et mesure où on gagne en compétences. Au bout d’un moment, se rend compte qu’en fait on n’y connaît rien et puis à la fin, on se rend compte qu’on est compétent et voilà. Et le problème de ça est ce qu’il faut…

ce dont il faut s’inspirer en fait de cet effet là, c’est la phrase on ne sait pas qu’on ne sait pas. Si vous regardez souvent les news à la une, on dit souvent qu’il y avait une personne qui a été prise dans une avalanche, qui a été prise hors piste dans un secteur et qu’elle ne portait pas de détecteur de victime d’avalanche, qu’elle était en ski de piste, etc.

et bien en fait on se rend compte en posant la question aux gens que cette personne elle n’a pas pris un risque inconsidéré c’est qu’en fait elle ne savait pas qu’elle était en train de prendre un risque et ça fait changer un petit peu le prisme tout à l’heure on parlait du danger conséquences mesures et risques et bien là en fait on est dans le dé c’est à dire que si on n’arrive pas enfin pardon pour prendre

gérer le risque il faut d’abord l’identifier il faut d’abord savoir qu’il y en a un et ce qui est compliqué c’est qu’on ne sait pas qu’on n’a pas les infos pour pour y arriver quoi et on peut savoir qu’on est dans cette situation là ou au contraire on peut savoir qu’on n’est pas dans cette situation là si on a déjà un petit peu traversé

cet effet de Nick Kruger, c’est à que si on a déjà eu la confiance qui est redescendue, puis si on s’est rendu compte qu’en fait on n’y comprenait rien et puis qu’on a augmenté nos compétences, on peut se dire qu’on est plutôt dans le plateau de la consolidation que dans la montagne de la stupidité. Donc du coup, peut être serein sur nos décisions.

Estelle (23:29.358)
que tu es en train de dire, c’est que bon, on ne pas ce qu’on ne pas, donc la réalité c’est qu’on saura pas, mais en revanche ce qu’on peut se dire c’est si je suis passée par un moment où j’ai vraiment eu l’impression d’être un gros naze dans ce sujet-là, c’est plutôt bon signe, c’est que j’ai quand même fait le boulot, j’ai fait le chemin, là où si je ne pas encore passée par là, on peut se dire attention attention, danger pour le coup, c’est peut-être que je crois que je sais tout alors que finalement il a encore plein plein de choses que je n’ai pas vues et que je suis un peu en train de me voiler la face, c’est ça.

Valentin (23:57.741)
Exactement et puis il a aussi un autre travers de cet effet là dont on peut fortement s’inspirer dans l’entrepreneuriat c’est en fait quand notre confiance elle est vraiment abondante c’est le moment de s’entourer de gens qui savent parce que c’est eux qui vont pouvoir avoir un peu de recul sur nous et nous dire attention là tu fais fausse route ou attention là tu tu tu ok tu sais ce que tu fais et voilà parce que bah nous comme on l’a dit juste

on n’a pas forcément ce recul là, c’est compliqué de l’avoir donc s’entourer ça permet d’avoir un avis extérieur et d’avoir cette expertise qui nous manquait.

Estelle (24:39.118)
Est-ce que tu peux me dire très rapidement ce que ça veut dire ? C’est un terme que j’ai employé dans un autre sport qui est l’équitation, qu’on emploie très souvent et qui très difficile à comprendre. C’est l’engagement. Qu’est-ce que ça veut dire ce niveau d’engagement et comment tu le travailles vis-à-vis de la prise de risque ?

Valentin (24:57.3)
Alors l’engagement en personnellement je le mets en relation avec les décisions qu’on va prendre sur le terrain et on peut le coller avec les conséquences.

c’est par exemple pour comprendre je suis en pleine ville, s’il m’arrive un malaise, je vais pouvoir prendre mon téléphone, appeler les pompiers et puis en cinq minutes quelqu’un sera sur moi pour me prendre en charge. Maintenant je suis dans un pays à l’étranger

je suis toujours dans la ville et j’ai un malaise, je vais toujours pouvoir prendre mon téléphone mais par contre je suis pas certain de la prise en charge, ils vont peut-être mettre plus de temps qu’en France etc. Donc là l’engagement commence un petit peu à monter. puis encore une fois maintenant je suis en montagne et si je fais un malaise j’ai pas de réseau donc je peux pas appeler et puis l’hélicoptère va peut-être mettre deux heures à arriver ou il peut peut-être pas voler parce que la métaux ne le permet pas.

Donc là l’engagement est très important. Et ce qui est intéressant c’est de se dire que chaque décision qu’on va prendre en montagne ou dans ces environnements là va avoir un niveau d’engagement différent derrière. Je prends l’exemple par exemple en best jump on saute rarement du sommet parce que nos montagnes sont sont un peu pointues et donc du coup il faut aller chercher une verticale suffisante donc quand on arrive au sommeil faut qu’on descend en rappel.

et bah quand on est en haut de ce rappel on vient de jeter la corde dans le vide donc la descente en rappel pour ceux qui connaissent pas on accroche une corde et puis on va descendre sur cette corde avec un appareil et puis une fois qu’on arrivé en bas on va tirer notre corde et puis on va pouvoir recommencer ça plusieurs fois

Valentin (26:49.324)
Et donc du coup je suis en haut de je viens de d’attacher ma corde je viens de lancer ma corde je suis en haut si je vois que d’un coup le vent où il a des nuages et que je ne plus sauter c’est très facile de faire demi-tour j’ai juste à récupérer ma corde je défais mon nœud et je m’en vais donc là l’engagement il est très faible par contre maintenant si je commence à descendre sur ma corde et que j’arrive en bas alors pourquoi je descends en rappel parce que la paroi elle est plutôt verticale est plutôt difficile de progression donc je descends en

j’arrive en bas et là je me rends compte que maintenant il y a des nuages et il a du vent je peux plus sauter il va falloir que je re-escalade la corde que j’ai descendue et donc là l’engagement il est plus important parce que ça va me coûter de l’énergie ça va me coûter du temps et ça va peut-être me manquer plus tard donc là l’engagement il monte un petit peu d’un clic et puis un troisième stade on peut dire d’engagement c’est une fois que je vais tirer ma corde donc je vais ok je suis sur ma plateforme j’ai

décidé de tirer ma corde et là d’un coup il a des nuages et il a du vent je peux plus sauter et bien là l’engagement il est total parce que vu que j’ai récupéré ma corde et ben je ne peux plus remonter ou alors en prenant des risques inconsidérés parce que c’est peut-être trop dur parce que voilà donc du coup c’est chaque décision que je vais prendre en montagne c’est intéressant et important de se dire qu’elles ont pas toutes les mêmes conséquences en fait ces décisions elles ont pas toutes le même engagement

Estelle (28:16.59)
J’aime bien cette idée d’engagement parce que c’est vrai que c’est pas forcément quelque chose enquel on pense en tout cas communément mais c’est vrai que chaque décision ne se vaut pas. a des décisions qui n’ont pas un impact très fort et d’autres qui ont des impacts très forts. Donc d’avoir la conscience de l’impact de cette décision ça te permet de, comme tu dis, tirer la corde. Tu vas checker quand même, j’imagine, deux, trois fois tes éléments avant de la tirer ta corde et de t’assurer c’est bon il a pas de nuages qui arrivent, tout va bien, je peux y aller parce qu’effectivement une fois que…

Valentin (28:42.731)
Exactement !

Estelle (28:45.838)
Une fois que t’as le bout de la corde dans les mains, tu peux plus monter, tu peux pas descendre, tu peux plus faire grand-chose. Je vais essayer, Valentin, de résumer en une phrase tous les éléments que tu nous as dit. Je trouve ça super intéressant parce qu’en fait, tout s’enchaîne et c’est vraiment une stratégie du risque, finalement, une stratégie de la prise de risque. Et je le disais, qui vient de ton expérience en tant que guide de haute montagne. Je dis pas de bêtise, t’es guide de haute montagne ou pas ? T’es bientôt.

Valentin (29:13.669)
Non, non, non, alors non, je suis pas guide d’autres montagnes, je suis guide militaire, j’espère bientôt oui.

Estelle (29:17.856)
guide militaire. Bon, guide militaire, bientôt guide de haute montagne, best jumper et plein plein plein d’autres sports. tu as vraiment cette connaissance en tout cas de l’analyse du danger pour savoir quelle prise de risque prendre. Et ça je trouve que c’est vraiment super intéressant d’utiliser ces éléments là et de le traduire en stratégie pour nos activités marketing et pas que marketing entrepreneurial au sens global. D’abord tu me disais que le danger c’est pas le risque.

Le danger il est objectif, il est là, le risque c’est ce qu’on va en faire de ce danger là. Est-ce qu’on va se mettre en danger ? Voilà est-ce que je vais mettre face au danger ou est-ce que je vais m’en éloigner ? Après tu me disais on peut aller chercher une sorte de formule mathématique qui va être, tu me disais le DCMR. Je ne pas si je vais le retrouver, D pour danger, C pour conséquences, M c’est pour les mesures et le R c’est le risque résiduel. On va prendre le danger, les conséquences et…

les mesures de ce risque et on va pouvoir comme ça aller identifier ce fameux risque résiduel, c’est-à-dire le risque finalement que je vais ou non prendre. Ensuite tu me disais, quand on part pour une aventure et ça peut être la même chose pour une stratégie marketing, on va commencer par faire un plan, on va réfléchir à tout ce qui va pouvoir se passer, on va avoir nos différentes étapes et ces différentes étapes, pour savoir si on est, si on suit bien nos étapes, on va leur mettre des capillas et des tapes, des mesures.

pour chacune de ces étapes, qui va nous permettre de nous dire, ben oui, je suis sur le chemin que j’ai prévu ou non, je n’y suis pas, et d’aller prendre des décisions, est-ce que je continue, je continue pas, est-ce que je réadapte ma cadence, par exemple, si on est en train de monter en montagne, si je suis sur un lancement de produits que j’avais prévu d’avoir tant de leads à tel moment, si j’ai moins de leads, qu’est-ce que je fais, est-ce que je mets plus de pub, est-ce que je réadapte un petit peu ma communication, c’est vraiment ça pour pouvoir arriver infiné.

au plan que j’avais prévu. Et puis tu me dis, mais sauf que ton plan, c’est pas parce que tu le prévois qu’il va se passer comme ça. Peut-être que ça va pas se passer comme t’as prévu. Et c’est là que le principe, j’aime beaucoup cette idée, le principe des canons conformes rentrent en jeu, c’est d’avoir réfléchi à ce qui pourrait ne pas bien se passer. Pas forcément tout ce qui pourrait ne pas bien se passer, mais ce qui pourrait ne pas bien se passer pour que le cerveau soit préparé, pour qu’on ait déjà des débuts d’information, des débuts de prise de décision, qu’on sache…

Estelle (31:36.51)
même dans l’urgence, ou aller chercher les informations, quoi regarder pour prendre la bonne décision, la meilleure décision et probablement le plus rapidement possible. Ça, permet de préparer les choses de façon intéressante. Puis tu nous as parlé d’un autre élément, ce que je te disais, mais moi si je prépare trop, je me sens un peu trop sûre de moi, tu m’as dit, bah oui, il faut faire attention à la confiance en soi, parce qu’il un moment donné où on a tendance à se sentir en pleine confiance parce que les choses fonctionnent, sauf que parfois…

on a raison d’avoir confiance et parfois on a tort d’avoir confiance. On a parlé de l’effet Dunning-Kruger et l’idée c’est d’aller identifier quand il y a des chances pour qu’on se plante complètement et que ce soit une mauvaise confiance qui vienne à nous. Dans ces cas-là, il va falloir aller prendre son temps et regarder ailleurs et demander potentiellement de l’aide. Et puis qui nous dit il y a aussi ce niveau d’engagement, c’est d’identifier si l’action qu’on va faire, le choix qu’on va faire va avoir un impact très fort ou non.

J’ai essayé de résumer le plus rapidement possible. Valentin, est-ce que tu peux me dire, si on veut en savoir plus, si on veut aller plus loin, où est-ce qu’on peut te retrouver, dis-moi ?

Valentin (32:42.507)
Alors si vous voulez en savoir plus, pouvez me contacter sur Instagram, donc c’est valentin.palardi. Ou alors vous pouvez aller sur le site orangeaventure.com qui est l’entreprise que je suis en train de… voilà, la nouvelle aventure dans laquelle je me lance qui est du travel planning d’aventure. Donc voilà.

Estelle (33:06.627)
Merci beaucoup Valentin, tu es le bienvenu quand tu veux sur le podcast du marketing.

Valentin (33:12.52)
Merci Estelle !

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Comment avoir sa page Wikipedia avec Nelly Darbois – Episode 332

ou écouter sur :

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Wikipédia est partout. C’est l’un des sites les plus consultés au monde, mais aussi l’une des principales sources utilisées par les IA génératives comme ChatGPT.

Pourtant, très peu d’entreprises comprennent réellement comment fonctionne Wikipédia, qui peut y figurer, et surtout quelles sont les règles à respecter.

Dans cet épisode, je reçois Nelly Darbois, fondatrice de Wikiconsult et spécialiste de Wikipédia.

Ensemble, nous décortiquons le fonctionnement de Wikipédia, son système de gouvernance collaborative, les critères d’éligibilité pour obtenir une page, et l’impact croissant de cette plateforme dans l’univers des LLM et de l’IA.

Vous allez comprendre pourquoi certaines entreprises cherchent absolument à être présentes sur Wikipédia, pourquoi d’autres n’y sont pas éligibles, comment faire quand c’est le cas, et comment construire une présence crédible et conforme aux règles de la plateforme.

Vous pouvez retrouver Nelly Darbois sur son site wikiconsult.com ou sur LinkedIn.

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Transcription de l’épisode

On utilise tous wikipedia. j’utilise wikipedia, vous utilisez wikipedia, même chatgpt utilise wikipedia.

Wikipédia, c’est l’un des sites les plus visités au monde. C’est souvent le premier endroit où l’on va vérifier une information sur une personne, une entreprise, un événement ou un sujet. Et depuis l’arrivée massive des IA génératives, son rôle est encore plus stratégique. Pourquoi ? Parce que les LLM s’appuient largement sur Wikipédia pour s’entraîner, structurer leurs réponses et citer leurs sources.

Alors forcément, une question se pose : est-ce qu’une entreprise, une marque ou une personnalité doit chercher à être présente sur Wikipédia ? Est-ce que c’est un levier de visibilité ? Un gage de crédibilité ? Une opportunité pour mieux apparaître dans les réponses des IA ?

La réponse est plus subtile qu’il n’y paraît.

Wikipédia n’est pas un outil de communication. Ce n’est pas un annuaire, ce n’est pas un média, ce n’est pas une vitrine commerciale. C’est une encyclopédie collaborative, avec ses règles, ses critères d’éligibilité, sa communauté, ses codes d’écriture, et une exigence très forte de neutralité.

Pour comprendre comment tout cela fonctionne, j’ai invité Nelly Darbois, fondatrice de Wikiconsult. Elle accompagne les entreprises, institutions et figures publiques dans leur présence sur Wikipédia, Wikidata et l’écosystème Wikimedia.

Dans cet épisode, vous allez comprendre pourquoi Wikipédia compte autant aujourd’hui, comment savoir si vous êtes éligible, ce qu’il ne faut surtout pas faire, et comment aborder ce sujet de manière éthique, transparente et stratégique.

 

Si vous me découvrez avec cette vidéo, je suis Estelle Ballot et vous regardez le podcast du marketing. Mon rôle c’est d’aider les directions marketing à gagner en clarté, structurer leur marketing, et obtenir des résultats, sans complexifier.

Chaque semaine, ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable.

Alors bienvenue dans ce nouvel épisode du Podcast du Marketing.

 

Estelle (00:22.034)
Bonjour Nélie, bienvenue sur le podcast du marketing.

Nelly Darbois – Wikiconsult (00:25.91)
Bonjour Estelle et merci pour l’invitation.

Estelle (00:28.716)
Écoute, je suis très très contente de te recevoir. On avait discuté très rapidement il a je crois deux ans ou trois ans, enfin il y a très longtemps. Et tu m’avais dit, tu m’avais envoyé un message et tu m’avais dit Estelle, ce serait sympa comme idée de sujet que tu parles de Wikipédia parce que finalement il a pas grand monde qui en parle. Et je me suis dit, ah ouais, c’est une super bonne idée. Mais je ne sais pas bien où je vais trouver un ou une experte, expert de Wikipédia. Je n’avais pas compris sur le moment que toi-même tu étais…

expert de Wikipédia, tu m’as dit que c’était même pas le but initial, mais il se trouve que c’est le cas. La vie a fait que nos chemins se sont croisés là très récemment et on s’est dit, il faut absolument faire un épisode sur Wikipédia pour comprendre, on va en parler, mais pour comprendre les enjeux de Wikipédia, comment on peut utiliser Wikipédia, comment est-ce qu’on peut figurer sur Wikipédia. Tu vas tout nous raconter avant qu’on rentre dans le détail Nelly. Est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais ?

Nelly Darbois – Wikiconsult (01:24.438)
Alors effectivement j’exerce une activité sur Wikipédia depuis maintenant quatre ans. fait on accompagne les entreprises, les institutions, les figures publiques à créer ou gérer leur présence sur Wikipédia et tous les projets un peu qui gravitent autour de Wikipédia. Wikimedia pour les images, les photos, Wikidata. donc voilà c’est une activité où on est deux maintenant à faire ça. Et c’est vrai que Wikipédia est plutôt connue pour l’aspect

Je consulte l’encyclopédie où elle est édité par des bénévoles passionnés, mais il a aussi tout un microcosme, c’est sujet d’ailleurs un peu tabou, c’est pour ça qu’il a pas beaucoup de gens qui en parlent, de personnes qui interviennent avec en situation de liens d’intérêt sur les pages.

Estelle (02:09.108)
Et alors il a quand même un truc, c’est vrai qu’en ce moment, on a toujours parlé de Wikipédia, Wikipédia c’est évidemment l’un des sites les plus visités en France, dans le monde j’imagine, en tout cas c’est vraiment une référence quand on veut avoir des informations, notamment sur une personne ou sur un événement parfois, on en parle beaucoup, beaucoup en ce moment parce qu’il se dit, et certains de mes invités, j’ai fait des épisodes récemment sur les LLM, donc sur les IA, le fait d’être cité par les IA, est-ce qu’il revient ?

quand je croise les informations, c’est que Wikipédia, c’est quand même une bonne idée de figurer sur Wikipédia si on veut être cité par les LLM parce que les LLM elles-mêmes vont rechercher des informations directement sur Wikipédia. Est-ce que tu confirmes

Nelly Darbois – Wikiconsult (02:54.241)
Oui tout à fait, alors c’est vrai qu’il y a eu un peu un regain d’intérêt pour Wikipédia même si ça a toujours été, parce que moi mon activité, j’avais déjà constaté qu’il avait un intérêt bien avant que les LLM et la place qu’ils aient aujourd’hui et c’est valable d’ailleurs aussi pour d’autres leviers marketing où on dit que l’IA les a renforcés, notamment les relations presse. Mais donc pour Wikipédia en effet on a des données depuis surtout un an où on commence à avoir des outils qui permettent d’objectiver finalement quels sites sont plus utilisés en source par les LLM.

Et donc en effet, Wikipédia, tout LLM confondu, c’est le deuxième site qui est le plus cité en source quand on utilise les IA en cherchant en direct sur Internet.

et c’est le premier pour ChatGPT qui est l’outil le plus utilisé par le grand public et même je crois par les professionnels. Mais aussi ce qui est un point particulier de Wikipédia, c’est que comme c’est un site qui donne en accès libre ces données, même si c’est en train encore un petit peu de changer, c’est un corpus d’entraînement des LLM, c’est-à-dire que même sans citer directement Wikipédia, il y a des chances que les informations qu’on trouve sur l’LM proviennent de Wikipédia, parce que c’est un des rares sites internet qui gratuitement donnent accès et facilement

assez donnée pour permettre d’entraîner les LLM.

Estelle (04:07.3)
Il donne accès à ces données et en plus c’est des données qui a priori sont en tout cas considérées comme justes parce qu’elles sont vérifiées par plusieurs personnes. ce que tu m’expliquais, que c’est pas juste moi j’arrive, je crée ma page Wikipédia, blblblbl, je rentre les informations et c’est publié et je mets ce que je veux. Il y a toute une communauté, tu m’expliquais comment est-ce que ça fonctionne Wikipédia, c’est une personne qui décide, plusieurs personnes qui décident, comment est-ce ça marche ?

Nelly Darbois – Wikiconsult (04:33.727)
Donc c’est vrai que par rapport à la plupart des sites internet, Wikipédia c’est vraiment un site à part.

Il reste dans les 10 sites les plus visités au monde et en France, c’est le seul à but non lucratif et c’est aussi le seul où il a pas de rédacteur en chef, il a pas même de modérateur contrairement à ce que beaucoup de gens croient, il n’y a personne qui a un pouvoir éditorial supérieur à n’importe qui d’autre. Toi Estelle, tu peux tout de suite ouvrir un nouvel onglet, aller sur Wikipédia, sur n’importe quelle page, cliquer sur modifier sans même avoir de compte et tu vas pouvoir modifier directement la page, supprimer même toute une page. Par contre, il a une modération automatique.

dire de tous les contributeurs bénévoles qui vont être au courant.

quand il a par exemple quelqu’un là qui n’a pas de compte, qui arrive et qui supprime toute une page, il va y avoir à la fois des robots et des humains qui vont se dire bah attend c’est bizarre ce truc, quelqu’un qui arrive, il jamais édité, il supprime une page, c’est bizarre et donc il va y avoir comme ça en fait une médération humaine naturelle qui fait que bah aujourd’hui c’est un des sites pour lequel effectivement les LLM comme Google par le passé, comme YouTube aussi qui cite beaucoup Wikipédia sur les sites d’information en source, et bien on a beaucoup confiance parce qu’on se rend compte que l’humain il est

assez fort pour de manière collaborative arriver à valider, vérifier des informations

Estelle (05:53.193)
C’est quand même super intéressant de se dire, pardon j’y pense là quand tu le dis, mais c’est super intéressant de se dire que l’ESIA, donc tout ce système un petit peu automatique, presque un peu magique, voilà tout monde se plein de questions dessus, finalement vient chercher des informations sur un système qui est autogéré finalement par des humains et qui n’utilise pas toute cette… Enfin si une part d’automatisation, tu parlais des robots bien sûr pour mettre un peu des warnings, mais la réalité c’est ces des humains bénévoles entre eux qui se disent mais tiens moi je vais aller vérifier, Estelle vient de mettre une page, vient de supprimer la page de…

d’un concurrent, mais qu’est-ce que c’est que ça ? Mais pourquoi fait-elle ça ? Et évidemment, il y a un système comme ça entre humains qui s’autogère et qui régule et ça rendonne l’un des sites les plus en tout cas sécurisés. Alors, sécurisés, je sais pas si c’est le bon mot, en tout cas sur lequel on a le plus de croyances, on se dit qu’a priori, si c’est inscrit dans Wikipédia, il a de bonnes chances que ce soit juste, que ce soit vrai.

Nelly Darbois – Wikiconsult (06:43.149)
Et ce qui est intéressant aussi c’est que dans l’histoire des fondateurs de Wikipédia qui ont créé ce site en 2001, juste avant ils avaient créé un an avant NuPedia et là le principe c’était différent, c’était uniquement des experts académiques, des chercheurs qui pouvaient contribuer et le modèle n’a jamais pris d’encyclopédie créée par les experts, c’est quand on a décidé de l’ouvrir à n’importe qui, sans diplôme, se dit en fait n’importe qui à partir du moment où il respecte des règles qui sont elles aussi fixées par…

n’importe qui, collaborativement, bien il y a plus de chances que plus élargent la base de contributeurs, meilleur est la qualité, et c’est comme ça que le projet a pris la prix quand on a accepté de dire, en fait il n’y a pas que les experts qui ont leurs mots à dire sur plein de sujets, et élargir au plus grand monde ça va nous faire quelque chose qui va marcher, qui va fonctionner dans le temps.

Estelle (07:27.968)
une sorte de démocratie du savoir. C’est vraiment intéressant, trouve, ne serait-ce que comme concept. Mais si on se recentre un petit peu sur Wikipédia, sur l’importance qu’a toujours eu Wikipédia, mais l’importance peut-être encore grandissante maintenant avec cet arrivé des LLM et l’utilisation que les LLM en font de Wikipédia, moi je t’écoute, je me dis…

C’est formidable. T’es en train de me dire que moi et Stel Balot, demain… Enfin, moi, n’ai pas, a priori, je ne pas allée voir d’ailleurs, mais je pense que je le saurais. Je n’ai pas de page Wikipédia. Pourquoi je n’en ai pas ? faut absolument que j’en ai une, puisque ça va m’apporter beaucoup de visibilité globalement et encore plus peut-être avec les LLM.

Comment je fais ? J’ai le droit moi d’aller, tu disais, je peux ouvrir même si j’ai pas de compte et puis écrire, Estelle Ballot est formidable, allez écouter le podcast du marketing, c’est génial. J’imagine bien, tu vas me dire si je me trompe, mais j’imagine bien que si je fais ça, c’est pas parce que moi j’ai créé une page n’ayant jamais publié, sortant de nulle part, qu’elle va être publiée. J’imagine que les fameux robots et l’auto-gestion vont faire qu’on va dire au temps d’Estelle, on va se calmer deux minutes, comment ça se passe ? Est-ce que je peux faire ça

Nelly Darbois – Wikiconsult (08:42.111)
Donc il vraiment garder en tête que avant tout, Wikipédia, c’est une encyclopédie. C’est pas un site d’information, c’est pas un annuaire, c’est pas un site de communication pour les entreprises ou les personnes, c’est une encyclopédie. Et donc il y a des règles, en fait, pour contribuer à une encyclopédie. C’est censé contenir du contenu encyclopédique et il faut aussi garder en tête que c’est pas quelque chose d’instrumental. fait, Wikipédia, à la base, c’est vraiment quelque chose pour améliorer le savoir de tout le monde. Donc du coup, il y a des règles qui découlent

ça, on sait bien depuis toujours, avant les LLM, qu’il y a eu plein de gens qui, pour pousser leur notoriété, ont eu envie de créer des pages Wikipédia sur eux-mêmes ou des chercheurs pour pousser leurs idées, des institutions pour mettre en avant voilà tout ce qu’elles font et donc en fait…

plus Wikipédia se structurait, plus on a formalisé des règles qui définissent les conditions d’éligibilité. Quelle personne peut avoir une page Wikipédia ? Est-ce que par exemple, être un chercheur, avoir publié dans des revues à Communauté de lecture, avoir écrit un livre publié dans une médecine d’édition, c’est un critère suffisant ? Et donc ça, c’est des règles qui ont évolué dans le temps, qui peuvent toujours être remises en question, mais…

Peu importe qu’on ait déjà contribué par le passé à Wikipédia ou qu’on soit un novice, il faut en premier lieu se tourner vers ces règles-là pour savoir si effectivement la page qu’on veut créer sur cette personne-là, elle est légitime, elle répond aux conditions d’éligibilité.

Estelle (10:09.384)
Oui, fait, c’est ça, c’est que tout le monde n’a pas… Ça ne fait pas sens que tout le monde ait une page sur Wikipédia. J’entends. Tu vas nous parler des règles d’éligibilité peut-être juste après, mais si je me mets à la place d’une entreprise ou d’un indépendant, enfin peu importe, mais d’un point de vue professionnel.

c’est que quand même, j’entends ce que tu me dis, c’est pas un site qui fait pour de la communication. N’empêche que, bon, je me dis que si c’est le premier, le deuxième site le plus utilisé par les LLM, j’ai quand même envie d’y être. Je me dis que moi, d’un point de vue communication pour mon entreprise, ça fait sens. Est-ce que c’est pertinent ?

pour une entreprise d’après toi d’être sur Wikipédia ? Est-ce que c’est quelque chose qu’il faut faire ? que c’est quelque chose qu’on doit finalement mettre dans notre stratégie ? Est-ce qu’on a le droit de le faire ? Est-ce que en fait juridiquement ça ne pas être considéré comme, je ne pas, de la fausse publicité, la publicité menson chère ? Quelle est ta position toi vis-à-vis des entreprises ? Un produit presque commercial finalement, communication.

Nelly Darbois – Wikiconsult (11:09.238)
Alright.

Moi ma position c’est qu’en fait il n’y a pas du tout besoin de dire aux entreprises, en fait il y a un présupposé dans beaucoup d’entreprises, d’institutions que c’est pertinent d’être sur Wikipédia. Pour plein de raisons, parfois rationnelles, parfois moins rationnelles, parfois c’est mon concurrent il est sur Wikipédia, pourquoi moi je ne serais pas sur Wikipédia ? Il y a des raisons on va dire objectives que effectivement toute chose égale par ailleurs, une entreprise qui a une page Wikipédia par rapport à une autre selon son secteur d’activité, j’aime bien prendre l’exemple par exemple des écoles,

privé, bac qui coûte 15, 30, 40 000 euros l’année. Ce n’est pas du tout un critère qui va faire basculer la décision par exemple d’un parent d’inscrire son enfant dans une école, mais ça peut entrer en compte d’évaluer le sérieux, la crédibilité de l’école par rapport à son existence sur Wikipédia. Et ça on peut le décliner pour plein de secteurs d’activité différents. Maintenant, moi ce que j’ai constaté c’est que nous, notre activité, on n’a jamais eu affaire de prospection. On fait plutôt de la sensibilisation, on est plutôt toujours en train de dire attention

Wikipédia parce qu’il plutôt même avant les LLM cette envie d’y être parfois même non rationnelle et

Estelle (12:18.88)
C’est de l’égo peut-être même. Moi j’ai l’impression que si j’ai une page Wikipédia, je suis quelqu’un de connu quand même, c’est un peu sérieux.

Nelly Darbois – Wikiconsult (12:24.479)
C’est ça. Et puis, des fois, il a des tensions aussi entre des équipes, par exemple, de communication dans les entreprises qui savent tout à fait que Wikipédia, c’est pas à des fins de marketing, mais qui ont des pressions parfois de l’équipe dirigeante qui, elle, pour des raisons peut-être d’égo ou de voilà, c’est souvent moi, j’entends surtout mon concurrent, alors pourquoi pas moi ou dans les clubs d’affaires aussi, les entrepreneurs. Tous mes copains sont sur Wikipédia et pas moi. Pareil pour les artistes. Donc après, il a parfois aussi dans ce secteur secteur d’activité des chercheurs

peuvent nous dire oui mais moi je sais que ça entre en compte dans l’obtention peut-être de la belle, de prix, le fait toute chose égale par ailleurs. Non moi j’ai plutôt tendance à dire…

prudence et il y a d’autres leviers à prioriser et à pas du pousser parce qu’on peut rencontrer des obstacles à ça. Maintenant par contre juridiquement, c’est tout à fait légal d’intervenir, il y a des règles par contre qui régissent les contributions qu’on dit rémunérées. Alors contribution rémunérée sur Wikipédia, c’est pas forcément directement qu’on est payé pour créer la page, c’est qu’on a un lien potentiellement…

financiers ou même parfois plus symboliques ou d’autorité avec le sujet de la page sur laquelle on intervient, par exemple même un salarié d’une association ou un membre bénévole d’une association, au bureau d’une association, s’il intervient sur la page Wikipédia, on le considère comme contributeur rémunéré, même s’il n’est pas payé directement. Et donc là, Wikipédia… Voilà.

Estelle (13:50.838)
parce qu’il a un lien de rémunération quel qu’il soit ou en tout cas d’intérêt avec le sujet. D’accord.

Nelly Darbois – Wikiconsult (13:55.264)
Voilà, d’intérêt. Tout à fait. Alors après la frontière elle est assez floue et ça fait lieu à beaucoup de débats parfois houleux sur Wikipédia. Mais en tout cas la règle elle est de dire, et ça c’est valable pour toutes les langues sur Wikipédia, ok on interdit à personne. Par contre il faut déclarer, il faut faire preuve de transparence et il faut déclarer à certains endroits de manière codifiée le lien qui nous unit à la structure sur laquelle on intervient sur Wikipédia.

Estelle (14:17.804)
j’imagine que si je paye quelqu’un pour m’écrire ma page Wikipédia et qu’évidemment on déclare que c’est un lien rémunéré, j’ai moins de chance que cette page soit publiée ou pas forcément.

Nelly Darbois – Wikiconsult (14:30.637)
Nous c’est pas du tout ce qu’on observe, qu’on dit ce qui vraiment fait la différence c’est le respect des règles et la…

la bonne foi, on va dire, qui en tout cas apparaît comme étant de la bonne foi, c’est-à-dire pas essayer de griger en créant des faux comptes, sans déclarer le lien et en arrivant sur Wikipédia en faisant juste une page de cette entreprise comme ça par hasard sans déclarer. C’est très bizarre. Ou pareil, un compte ancien sur Wikipédia et puis qui d’un coup fait une page très logieuse d’une entreprise. C’est très bizarre. contre, quel que soit finalement le compte qui contribue, si on le fait en

en preuve de transparence, voilà un nouveau compte, un compte qui n’intervient pas souvent, on déclare, ben voilà attention je suis salarié de telle entreprise, j’interviens sur la page de telle entreprise et qu’on respecte vraiment toutes les règles de contribution, de ne pas employer un ton promotionnel, de sourcier avec des sites externes à l’entreprise nos propos, on s’assurer bien évidemment de l’éligibilité au préalable de la marque qu’on accompagne, ça c’est très important aussi, et surtout quand il a des critiques ou des contributeurs bénévoles ou non qui nous font des remarques, on les prend en compte, on est cordial et

on est dans l’échange et on pousse pas, c’est comme ça que ça va bien plus que, on va dire, qui finalement intervient sur Wikipédia quoi.

Estelle (15:46.535)
Ce qu’on cherche à avoir, c’est des gens professionnels, éthiques, sérieux qui, payés ou non payés, ou liens ou non liens, vont dire des choses vraies dans le respect de la réalité des choses et pas uniquement pour du business. Tu as prononcé un mot qui je pense est super important, tu as prononcé le mot d’éligibilité. J’entends par éligibilité que finalement tout le monde ne va pas être reçu sur Wikipédia. Quels sont les critères ? Qu’est-ce qui fait que finalement je vais pouvoir avoir une page…

ou un sujet ou une personne d’ailleurs, mais qu’est-ce qui fait qu’on va pouvoir avoir une page Wikipédia ?

Nelly Darbois – Wikiconsult (16:20.981)
Donc a à la fois ce qu’on appelle des critères spécifiques et des critères généraux. Critères spécifiques, ça va être uniquement pour certains types de personnes, je parlais tout à l’heure des auteurs, des personnes qui ont écrit un livre, va y avoir des critères par exemple spécifiques pour eux, même chose pour les artistes, mais là on va parler des critères, on va dire généraux, qui sont valables pour tout le monde et donc on peut cocher par exemple que les critères généraux aient être éligibles tout de même. Et donc ces critères généraux, c’est qu’en fait il faut qu’il y ait des médias nationaux et généralistes

les deux mots sont importants, donc on parle de médias type Les Echos, TF1, BFM et on parle pas de médias type Ouest France, Le Dauphiné Libéré, plutôt la presse régionale ou le Journal des entreprises qui est de la presse spécialisée, donc médias nationaux généralistes qui est consacré à un article ou un reportage d’investigation sur le sujet de l’article Wikipédia qu’on veut créer et cela a au moins deux fois, à au moins deux ans d’intervalle pour s’assurer la continuité on va dire dans le temps.

Estelle (17:16.556)
C’est important. Donc, média nationale, média généraliste. Tu disais un article d’investigation. C’est quoi un article d’investigation ?

Nelly Darbois – Wikiconsult (17:27.637)
Alors, on fonctionne plutôt par exclusion, c’est-à-dire que ce pas une interview, par exemple, une interview question-réponse d’une personne, parce que là, ce n’est pas considéré comme de l’investigation, c’est la personne, finalement, en interne de l’entreprise ou l’entrepreneur, l’artiste qui parle de lui-même. Donc, il faut vraiment que dans la façon dont est réalisé le reportage ou l’article, on voit qu’il y ait eu un travail journalistique derrière de peut-être aller interroger d’autres personnes externes qui ont moins de liens d’affect avec cette entreprise, cette marque, qui peuvent aller

avoir comparé à des concurrents qui sont allés vérifier des chiffres auprès d’une autre source donc voilà c’est vraiment un type de parution et on oublie bien évidemment tout ce qui est publié rédactionnel, paid, mais bien sûr mais ça semble logique mais pour autant…

Estelle (18:08.652)
Bien sûr. Ça semble logique. Oui, effectivement, bien sûr, ça semble logique. finalement, pourquoi ? Oui, il faut le dire. Il faut le dire. Si c’est un article… faut le dire aussi parce qu’il a plein de gens qui ne savent pas. Il y a des articles qui sont payés, c’est-à-dire qu’une entreprise, une personne peu importe, va aller rémunérer le média pour pouvoir parler d’elle, de lui. C’est une forme de communication journalistique. Donc ça ne veut pas dire que c’est faux ce qu’il a dedans. Il n’empêche qu’il a un lien commercial qui est important.

Nelly Darbois – Wikiconsult (18:16.589)
C’est ça.

Nelly Darbois – Wikiconsult (18:34.709)
C’est ça. Et là où les entreprises se font parfois avoir aussi, c’est que parfois, en fait, c’est pas elles directement qui paient le média. Elles passent par une agence tierce qui parfois est plus ou moins d’ailleurs très transparente sur le critère rémunéré ou non. Et donc, elle se dit oui, mais c’est pas nous directement qui avons écrit, mais en fait, c’est écrit sur les articles, le point. fait, tous les médias, c’est ça aussi qui faussent un peu, c’est à dire que tous les médias maintenant, même la presse régionale, proposent aussi du paid. Et donc, il faut bien arriver. Et les gens sur Wikipédia savent très, très, très bien faire la différence.

et ça c’est warning, page directement supprimée si on utilise ce type de source.

Estelle (19:09.898)
Et alors je creuse un peu le sujet. Si j’ai par exemple un média généraliste qui fait un article sur mon entreprise, enfin non, qui ne pas un article sur mon entreprise, j’ai une entreprise qui travaille dans un domaine particulier et ce média fait un article sur ce domaine.

qui traite un sujet, sais pas, je travaille dans l’écologie, il parle d’écologie. Et au sein de cet article, va citer le PDG de l’entreprise qui est considéré comme un expert de ce sujet spécifique. Est-ce qu’on va considérer que c’est un article qui propose de l’éligibilité ou est-ce qu’on va considérer que c’est juste une citation d’un petit bout de chose dans un article et ce pas suffisant

Nelly Darbois – Wikiconsult (19:49.55)
C’est un très bon exemple que tu donnes, parce que c’est ce qu’ont le plus souvent les entreprises. effet, c’est qu’elles sont citées dans un article plus global sur le secteur d’activité. donc non, malheureusement, ça, ne comptera pas que ce soit pour l’entreprise ou le dirigeant, parce que le thème central de l’article, ça va être le secteur d’activité dans lequel la personne intervient ou l’entreprise s’insère. Il faut vraiment que ce soit quelque chose d’ensemble et ne compte pas aussi, par exemple, tout ce qui est annonce de levée de fonds ou finalement, c’est juste une petite news comme ça.

et ça ne retrace pas dans l’ensemble l’entreprise dans son ensemble ou la personne dans son ensemble. Donc c’est vrai que ça concerne peu d’entreprises, c’est que 3000 entreprises françaises qui ont leur page sur Wikipédia par rapport au nombre d’entreprises, bien évidemment c’est peu, mais c’est comme ça, c’est-à-dire que c’est une encyclopédie, c’est encore une fois, c’est pas un annuaire qui a vocation à recenser toutes les entreprises françaises.

Estelle (20:25.292)
d’ARP.

Estelle (20:42.892)
Mais alors, très bien. Mais je me décourage pas. Moi, j’ai envie d’être sur Wikipédia. J’ai pas d’articles. J’ai des articles peut-être locaux parce que finalement, des médias locaux, sans parler de Payde, ça peut arriver assez rapidement d’avoir un média local qui s’intéresse à l’activité d’une entreprise locale, etc. Non, ça j’en ai, mais j’ai pas de média nationale, comme tu dis, qui fait un article d’investigation.

Comment est-ce je peux faire pour en avoir un ? Est-ce que je peux orienter, est-ce qu’il a des choses à mettre en place

Nelly Darbois – Wikiconsult (21:18.477)
Alors moi quand c’est une situation qui est assez fréquente, on arrive à ce constat là, alors il y a deux choses, y a déjà qu’est qu’on peut faire concrètement actuellement, on peut aussi se tourner du côté donc de Wikidata, qui est un site qui gravite dans l’écosystème de Wikipédia qui a été créé dix ans plus tôt et qui lui est vraiment là pour présenter ce qu’on appelle des données structurées qui sont elles aussi utilisées dans les LLM et dans Google. Très souvent quand on tape le nom d’une marque qui n’a pas de page Wikipédia, d’une marque ou d’une personne dans Google qui n’a pas de page Wikipédia, on va avoir

quand même potentiellement un encagré, un graphe de connaissances de Google qui met en avant cette personne-là et ces données quand la personne n’a pas de page Wikipédia, elles peuvent venir de Google Books, peuvent venir parfois du site Internet, mais elles peuvent aussi venir de Wikidata. Donc c’est quand même un élément et les conditions d’éligibilité sur Wikidata sont moins restrictives, notamment le fait d’avoir un article dans la presse spécialisée peut suffire pour être considéré comme éligible sur Wikidata. Et d’ailleurs, des entreprises sont parfois, sans le savoir, sur Wikidata, ont une fiche parce qu’elle a été créée de…

automatique embrassant des données. Donc ça c’est déjà un premier point pour qu’est qu’on peut faire tout de suite, aller regarder de ce côté là si c’est pertinent et toujours en respectant les règles de transparence et de contribution spécifique à cette plateforme là. Et ensuite le deuxième levier c’est bienvenu en se demander au delà finalement de l’intérêt seul de Wikipédia est ce que c’est pertinent de faire un travail de relations presse spécifique qui va avoir un effet potentiel pour Wikipédia mais en gardant en tête les intérêts plus larges des relations presse parce que si on le fait que pour Wikipédia pour moi ça n’a aucun intérêt.

il faut vraiment que ça ait un sens global dans la stratégie de l’entreprise d’aller travailler nos relations presse et surtout d’aller travailler ce type de relations presse là. Parce que peut-être que pour un acteur local, je pense à une PME qui a une activité très locale, régionale, ça va pas sûrement être prioritaire d’aller dans les médias nationaux. À l’inverse d’une activité d’entreprise par exemple qui voudrait même se développer à l’international ou là bien évidemment, aller viser le national va être intéressant. Donc je pense qu’il faut vraiment…

ouvrir un peu de manière plus large et raisonner sur l’intérêt global des relations presse au-delà de l’intérêt seul de Wikipédia.

Estelle (23:22.088)
que j’entends quand même, c’est que c’est intéressant parce qu’on en parlait relativement peu, il a encore peu de temps, c’est-à-dire les relations presses, c’est un peu au sein de la communication, bien souvent c’est un peu la côté. Pardon pour tous les gens qui nous écoutent qui sont dans la relation presse, mais en tout cas mon expérience, elle est là, c’était de se dire c’est intéressant les relations presses, si j’ai un budget, je vais mettre sur les relations presses, mais bon, on verra. Et de plus en plus.

avec CLLM, avec VREM, il y a beaucoup beaucoup de choses qui est réoriente vers les relations presse parce qu’en fait j’imagine que c’est toute cette information, toutes ces data qu’on on va commencer à avoir du mal à vérifier la véracité des choses et donc on vient se tourner vers les journalistes professionnels pour avoir une espèce de crédibilité finalement sur les données, tu penses que c’est ça ? Est-ce que tu vois cette même tendance de les relations presse vont prendre finalement de plus en plus d’importance

parce qu’elles viennent nous apporter de la crédibilité.

Nelly Darbois – Wikiconsult (24:22.145)
Alors c’est vrai que moi, depuis que je travaille sur Wikipédia, donc même avant finalement que les LLM, toute cette place, j’ai toujours été dans cette relation où les relations presse ont du poids en fait et on s’en rend compte. Et donc c’est vrai qu’aujourd’hui, par contre, ce que j’entends, c’est qu’effectivement, il a beaucoup d’entreprises qui se tournent vers et en même temps, les rédactions, on commence à diminuer leur nombre de journalistes, justement, profit des LLM. Donc en tout cas, c’est sûr qu’il a une pression, en tout cas, ça.

maintenant j’ai du mal à… c’est quand une profession qui a toujours existé, les attachés de presse, les relations de presse, et même des agences spécialisées, donc après j’ai pas l’âge de données économiques, on sort un peu de mon champ d’expertise spécifique pour avoir une vision plus globale des relations presse.

Estelle (25:06.912)
tout cas, j’entends de plus en plus souvent les relations presse à intégrer dans les stratégies sur des tailles d’emploi. C’est-à-dire quand on est une très grosse entreprise avec une grosse actualité, ça a toujours évidemment fait sens. Mais j’ai l’impression quand même que ça rentre de plus en plus dans les aspects de stratégie, marketing, communication. Je trouve que c’est un point intéressant. Si j’ai une entreprise qui est éligible, j’ai vérifié a priori.

J’ai vérifié a priori, je me dis si, si, j’ai des articles d’investigation dans des médias nationaux, etc. Mais j’ai pas de page Wikipédia. Comment est-ce que je fais pour passer à l’étape d’après et avoir une page Wikipédia ? Est-ce que je peux faire quelque chose ou est-ce qu’il faut que j’attende que quelqu’un veuille bien créer cette page ?

Nelly Darbois – Wikiconsult (25:55.808)
Donc la stratégie d’attente est tout à fait réaliste, c’est possible, c’est possible. Après, ce n’est pas sûr que la page arrive un jour, mais c’est arrivé quand même. y a des entreprises qui parfois voient que leur page est créée par des gens passionnés comme ça, qui un jour ont eu envie des gens de leur territoire, par exemple. Donc c’est quelque chose qui est possible. Maintenant, des fois, on a envie d’être plus proactif là dedans et donc que ce soit en interne directement. J’en vois tous les jours des entreprises, des équipes de communication qui d’elles-mêmes arrivent à mettre en ligne de manière très correcte leur page Wikipédia.

parfois ne y arrivent pas et du coup là délègue à des professionnels ou parfois préfère directement déléguer. Ça c’est un choix personnel et y a des avantages et des inconvénients à toutes les options. Mais en tout cas, ce qu’il faut, c’est vraiment se documenter sur la bonne manière de procéder. Donc grosso modo, il y a deux manières de faire quand on n’est pas habitué à contribuer sur Wikipédia. Il a soit passer par ce qu’on appelle le forum de relecture où on va créer notre page en respectant les guidelines qu’on trouve très facilement en ligne sur Wikipédia. Tout est rendu public, donc ils sont en consultation libre.

et donc on s’inspire, on va dire, des pages qui sont labellisées de qualité par Wikipédia, qui ont une petite étoile en haut, pour raconter notre contenu idéal, idéal au sens des respect des règles de l’encyclopédie et pas idéal de ce qu’on aimerait nous dire sur l’entreprise. Et puis après, peut passer par ce forum de relecture où des personnes, potentiellement, peuvent nous faire des retours pour nous dire si elles pensent qu’on peut mettre en ligne ou non. Et on peut décider sinon de directement basculer sur la mise en ligne.

Quelle que soit l’étape qu’on choisit…

Si on n’a pas respecté les règles, ça sera supprimé directement, ou alors il y aura des bandos en haut qui remettent en cause l’intérêt de la page. voilà, c’est tout à fait faisable, ça peut prendre, quand même en général, ça prend quelques dizaines d’heures si on n’est pas habitué à contribuer, parce qu’il y a une façon de formater l’information aussi, d’insérer un certain type d’information à un endroit. C’est pas très compliqué quand on le fait tous les jours, mais c’est vrai que quand on l’a jamais fait, ça peut être assez déroutant de savoir bien aussi comment précéder pour que…

Nelly Darbois – Wikiconsult (27:58.505)
page soit maintenue en ligne.

Estelle (28:00.141)
Quand on préparait cet épisode, me disais qu’écrire pour Wikipédia, pas comme écrire sur un site web. C’est quoi ? C’est une écriture plus journalistique, une écriture encyclopédique ? Si tu pouvais m’expliquer en deux minutes, mais quelles sont les grandes différences par rapport à ce que je peux avoir sur un site internet ?

Nelly Darbois – Wikiconsult (28:20.639)
Donc déjà, c’est vraiment, on oublie tout ce qui est superlatif. On oublie même, parfois on s’en rend même pas compte, on n’a pas l’impression que c’est superlatif. Par exemple, on va dire, bon, c’est l’auteur le plus lu au monde. Peut-être que c’est vrai, mais il faudrait mieux être précis. C’est l’auteur le plus lu au monde. c’est à dire, c’est dire, est-ce que c’est l’auteur qui a publié le plus de livres, c’est l’auteur dont les livres se sont plus vendus et puis être vraiment précis sur la nature de l’information. Par exemple, c’est l’auteur qui a commercialisé le plus de livres dans 30,

les 30 pays du monde. Voilà, on va vraiment préciser l’information et la sourcer aussi. C’est pas parce que l’auteur, par exemple, dans une interview, dit qu’il était le plus lu au monde que c’est une source convaincante. faut qu’il une source de meilleure qualité que ça. Donc, on oublie tout ce qui est superlatif, on précise les informations et puis effectivement, on écrit comme on écrirait dans les encyclopédies qu’avaient nos grands-parents chez eux. Sujets, verbes, compléments, on oublie les superlatifs.

on suit aussi un certain plan, donc quelques lignes d’introduction qui résument l’article et puis une partie en général historique, activité, et puis on met les références et on veille à ce que une affirmation égale une source qui dit exactement ce que l’affirmation reprend en faisant attention au copyright, donc sans faire des copiers-collés, en paraphrasant mais en s’assurant vraiment que le média dit ce qu’on a écrit sur Wikipédia.

Estelle (29:47.261)
vraiment une façon spécifique de rédiger ces pages. Nelly, merci. Vraiment, ça m’éclaire, moi, parce que je dois dire que pour moi, Wikipédia, a toujours été une espèce de nébuleuse, on ne pas trop, on ne pas d’où ça vient, de comment, de pourquoi, donc vraiment, ça clarifie…

1. D’où ça vient ? D’abord, je trouve ça intéressant de comprendre d’où vient ce type d’information. Puis 2. Effectivement, est-ce que je peux y être ? Est-ce que ça fait sens d’y être ? Je vais essayer de résumer en une minute ce que tu nous as dit. Tu nous as dit beaucoup de choses évidemment. On commence par l’importance de Wikipédia. C’est l’un des sites les plus lus.

en France, dans le monde également, mais avec l’arrivée des LLM, c’est aussi l’un des sites les plus cités par les LLM. tu rajoutais un autre élément que je trouve vraiment intéressant, tu disais, en plus de ça, les LLM proposent l’information gratuitement en libre accès, ce qui fait que… Pardon, Wikipédia, pas les LLM. Wikipédia propose l’information gratuitement en libre accès et donc les LLM s’entraînent beaucoup sur Wikipédia. Donc l’information qu’on a sur Wikipédia est vraiment une information…

qui va se retrouver régulièrement et souvent dans les différents LLM. Ce qui fait que ça nous donne, avec cet avènement des LLM, c’était déjà très intéressant avant Wikipédia, mais ça nous donne peut-être une envie de plus ou peut-être l’une des raisons pour lesquelles on parle beaucoup de Wikipédia en ce moment. C’est vrai qu’on est nombreux à se dire, mais génial, comment je fais ? Moi aussi, veux ma page Wikipédia. Ce que tu nous dis, c’est que, un…

Tout le monde peut avoir le droit d’être sur Wikipédia. Deux, tout le monde peut avoir le droit de proposer des choses, de faire des changements, de modifier, de créer des pages sur Wikipédia. Ça ne pas dire qu’on va être publié et que l’information va rester parce que Wikipédia c’est un site qui n’a pas de… Je ne trouve pas le nom.

Estelle (31:42.199)
mais qui a une énorme communauté qui va aller vérifier les informations et qui va s’auto-gérer finalement, c’est une espèce d’auto-gestion encyclopédique et que donc ce n’est pas parce qu’on met quelque chose que ça va nécessairement rester. En revanche, absolument tout monde peut proposer. Ce que tu nous dis aussi, c’est qu’il y a des critères d’élégibilité. Pour qu’une entreprise puisse avoir une page Wikipédia, va pas suffire d’écrire une jolie page, bien rédigée comme il faut, il va falloir que cette entreprise…

bien, soit pas n’importe quelle entreprise, les critères. Et notamment comme critère, tu nous parlais du fait d’avoir des communications dans des médias nationaux avec des articles d’investigation et pas seulement une interview, pas seulement une citation. Donc ça correspond finalement à relativement peu. Tu parlais d’environ 3000 entreprises qui sont sur Wikipédia.

en France, j’imagine, 3000 entreprises. Donc effectivement, peut se dire, oui, ça ne me concerne pas nécessairement. Ce que tu nous dis, c’est que même si on n’est pas éligible, même si on n’est pas dans ces critères-là, ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas avoir des éléments d’intérêt. Tu disais qu’il a Wikipédia, mais il aussi Wikidata qui permet de proposer des informations avec des critères d’éligibilité peut-être un peu moins contraignants et qui permettent d’avoir des mentions quand même, même si on n’a pas une page complète, des mentions notamment.

dans les recherches Google et notamment dans les LLM. Donc c’est intéressant d’aller se pencher dessus. Puis si on est éligible, bien on peut venir créer sa page, on peut se faire aider pour créer sa page, on peut le faire de façon rémunérée, tu le disais, ça fonctionne très bien dès lors que c’est fait de façon tout à fait ouverte, éthique, su et dû, tout le monde a cette information et que c’est fait correctement. Mais c’est tout à fait faisable et là il va falloir rédiger cette page selon les critères qui sont…

des critères de rédaction de Wikipédia, mais c’est tout à fait faisable. J’ai essayé de résumer Nelly en une minute ces informations Wikipédia. C’est évidemment complexe, mais je trouve que c’est ultra intéressant de réaliser qu’en c’est faisable, c’est abordable et à différents niveaux finalement.

Nelly Darbois – Wikiconsult (33:52.013)
C’était parfait, un excellent résumé

Estelle (33:56.019)
Nelly, dis-moi si on veut aller plus loin, si on se pose des questions, si on veut avoir sa page Wikipédia, mettre des infos sur Wikidata, avoir de l’aide pour rédiger ou pour mettre à jour, parce que tu ne l’as pas mentionné, mais il a aussi des histoires de mise à jour de page pour que cette page reste cohérente bien sûr dans le temps. Si on a besoin d’aide Nelly, est-ce qu’on peut te joindre quelque part ? Dis-moi.

Nelly Darbois – Wikiconsult (34:19.213)
Oui, moi je suis sur LinkedIn en réseau social Nelly Darbois et puis sinon j’ai un site internet où il a plein de ressources aussi en accès libre et gratuit, articles, vidéos, wiki, consultes.

Estelle (34:30.429)
Très bien, je mettrai les liens bien sûr comme d’habitude dans les notes de l’épisode. Merci beaucoup Nelly de nous avoir éclairé sur Wikipédia. T’es là bienvenue quand tu veux sur le podcast du marketing.

Nelly Darbois – Wikiconsult (34:40.319)
Merci beaucoup Estelle, bonne journée !

 


 

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L’effet IKEA : le secret des marques qui créent de l’attachement – Episode 331

ou écouter sur :

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Dans cet épisode, nous explorons l’effet IKEA et son application au marketing. Vous découvrirez pourquoi l’implication des clients augmente leur attachement, comment activer la co-création et des exemples concrets avec LEGO et Glossier.

Au programme :

  • Les mécanismes psychologiques de l’effet IKEA

  • Les différentes formes de co-création

  • Études de cas détaillées

  • Les leviers à activer

  • Les erreurs à éviter

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Vous pouvez aussi


Transcription de l’épisode

 Introduction

Pourquoi certaines marques créent un attachement presque irrationnel chez leurs clients, alors que d’autres vont avoir du mal à générer de l’engagement meme si elles ont des super produits?

La différence ne se joue pas toujours sur le produit lui-même.

Elle se joue souvent dans l’expérience.

Plus précisément, dans le rôle que vous laissez à vos clients.

Parce qu’un client passif consomme.

Mais un client impliqué s’attache.

C’est exactement ce que décrit un biais psychologique puissant : l’effet IKEA.

l’effet IKEA, c’est un biais cognitif, on l’appelle aussi le biais de possession. qyui montre que nous accordons plus de valeur à ce que nous avons contribué à créer.

Et dans un contexte marketing, cela ouvre une opportunité majeure.

Et si, au lieu de chercher uniquement à convaincre vos clients… vous les faisiez participer ?

Et si la clé pour vendre plus n’était pas de simplifier à l’extrême… mais d’impliquer intelligemment ?

Dans cet épisode, vous allez comprendre les mécanismes de l’effet IKEA, découvrir comment certaines marques l’utilisent avec succès, et surtout comment l’intégrer concrètement dans votre stratégie marketing.

Si vous me découvrez avec cette vidéo, je suis Estelle Ballot et vous regardez le podcast du marketing. Mon rôle c’est d’aider les directions marketing à gagner en clarté, structurer leur marketing, et obtenir des résultats, sans complexifier.

Chaque semaine, ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable.

Alors bienvenue dans ce nouvel épisode du Podcast du Marketing.

 

 

  1. Comprendre l’effet IKEA et ses mécanismes psychologiques

1.1 Pourquoi nous valorisons davantage ce que nous construisons nous-mêmes

L’effet IKEA doit son nom à la marque IKEA, dont le modèle repose sur une idée simple : faire participer le client à la création du produit qu’il achète.

Lorsque vous montez vous-même un meuble, vous ne vivez pas une simple transaction. Vous vivez une expérience.

Vous avez ouvert le carton, trié les pièces, suivi les instructions, parfois hésité, parfois recommencé. Vous avez investi du temps, de l’énergie, de l’attention.

Et une fois le meuble terminé, il ne ressemble plus tout à fait à celui du catalogue.

Il devient le vôtre.

Ce phénomène a été étudié en psychologie comportementale. Les chercheurs ont montré que les individus ont tendance à surévaluer les objets qu’ils ont contribué à créer, même lorsque ces objets sont imparfaits.

Pourquoi ?

Parce que la participation crée un sentiment de propriété.

On parle ici de “propriété psychologique”. Vous ne possédez pas seulement l’objet au sens matériel. Vous vous l’appropriez mentalement.

Ce glissement est fondamental.

Il transforme la perception de valeur. Ce n’est plus un produit parmi d’autres. C’est le résultat de votre action.

Et ce mécanisme ne se limite pas aux meubles en kit.

Dès qu’un utilisateur intervient dans un processus de création, même de manière légère, il change de posture.

Il ne subit plus l’expérience. Il y contribue.

Configurer un produit en ligne, donner son avis, voter pour une fonctionnalité, personnaliser un service… toutes ces actions activent ce même biais.

Vous passez d’une logique de consommation à une logique d’appropriation.

Et c’est là que le marketing prend une nouvelle dimension.

1.2 Le rôle de l’effort et de l’engagement dans la perception de valeur

Un point clé mérite d’être souligné : ce n’est pas seulement la participation qui crée de la valeur. C’est l’effort associé à cette participation.

Plus un individu investit d’effort dans une tâche, plus il aura tendance à valoriser le résultat.

Ce mécanisme repose sur un besoin de cohérence interne. Nous cherchons à aligner nos actions et nos perceptions.

Si j’ai consacré du temps et de l’énergie à quelque chose, je vais inconsciemment me convaincre que cela en valait la peine.

Sinon, il y aurait une forme de dissonance.

C’est ce qu’on appelle un biais de justification de l’effort.

En marketing, cela a des implications très concrètes.

Un client qui s’implique, même légèrement, développe :

  • Une perception de valeur plus élevée
  • Un attachement émotionnel plus fort
  • Une meilleure mémorisation de l’expérience

Et surtout, il devient plus engagé.

L’engagement est une ressource rare. Il ne s’achète pas facilement. Il se construit.

Et l’un des moyens les plus efficaces pour le créer, c’est précisément de faire participer.

Attention toutefois à un point d’équilibre.

L’effort doit être perçu comme acceptable. Trop faible, il ne crée pas de valeur. Trop élevé, il génère de la frustration.

Toute la subtilité consiste à doser intelligemment le niveau d’implication demandé.

C’est cette calibration qui fait la différence entre une expérience engageante… et une expérience contraignante.

Comprendre ce mécanisme, c’est poser les bases d’une stratégie marketing plus performante.

Parce qu’à partir du moment où vous intégrez vos clients dans la création de valeur, vous ne cherchez plus uniquement à vendre.

Vous cherchez à faire participer.

Et ce changement de posture ouvre la voie à des relations beaucoup plus fortes et durables.

 

 

  1. Co-création : transformer vos clients en contributeurs actifs

2.1 Les différentes formes de co-création en marketing

La co-création peut sembler être un concept réservé aux grandes marques ou aux entreprises très innovantes. En réalité, elle est beaucoup plus accessible qu’on ne le pense.

Elle ne repose pas sur une seule méthode, mais sur un ensemble de pratiques qui ont toutes un point commun : elles impliquent activement le client dans la création de valeur.

Première forme, la plus répandue : le contenu généré par les utilisateurs, ou UGC.

Chaque fois qu’un client publie une photo de votre produit, laisse un avis ou partage son expérience, il participe à votre marketing. Il devient une voix de la marque. Ce contenu a souvent plus d’impact que vos propres messages, parce qu’il est perçu comme authentique.

Deuxième forme : la personnalisation.

Permettre à vos clients de configurer un produit, choisir des options, adapter une offre à leurs besoins, c’est déjà une forme de co-création. Le client ne choisit plus seulement. Il construit.

Et cette construction renforce immédiatement son attachement.

Troisième forme : le feedback produit.

Ici, vous sollicitez directement vos utilisateurs pour améliorer votre offre. Vous leur demandez ce qui fonctionne, ce qui manque, ce qui pourrait être optimisé.

Mais surtout, vous utilisez ces retours.

Parce que la co-création ne fonctionne que si elle a un impact réel.

Enfin, forme plus avancée : la co-conception.

Dans ce cas, vos clients participent directement à la création de nouveaux produits ou services. Ils ne donnent plus seulement leur avis. Ils contribuent à l’innovation.

Toutes ces approches n’ont pas le même niveau d’intensité. Mais elles activent le même levier : l’implication.

Et plus cette implication est forte, plus l’effet IKEA s’exprime.

2.2 Pourquoi la co-création renforce l’attachement à la marque et la fidélité

La co-création agit comme un accélérateur de relation.

Dans un modèle classique, la marque parle et le client écoute. La relation est descendante.

Avec la co-création, la dynamique change. La relation devient bidirectionnelle.

Le client ne reçoit plus seulement un message. Il interagit, il contribue, il influence.

Et cette interaction active plusieurs leviers psychologiques puissants.

D’abord, le sentiment d’appartenance.

Lorsqu’un client participe, il se sent intégré à quelque chose de plus grand que lui. Il ne consomme plus une marque. Il rejoint une communauté.

Ensuite, la reconnaissance.

Être écouté, être pris en compte, voir ses idées intégrées… cela crée une valorisation personnelle forte.

Et cette reconnaissance est rare.

Beaucoup de marques demandent l’avis de leurs clients. Peu montrent concrètement qu’elles en tiennent compte.

Autre levier clé : le contrôle.

La co-création donne au client un pouvoir. Il ne subit plus l’offre. Il la façonne.

Ce sentiment de contrôle renforce l’engagement et réduit la distance entre la marque et son audience.

Enfin, la cohérence.

Un client qui a contribué à la création d’un produit aura naturellement tendance à le défendre. Il devient aligné avec la marque.

Et cet alignement transforme profondément la relation.

On observe alors des effets très concrets :

  • Une fidélité plus forte
  • Une meilleure rétention
  • Un bouche-à-oreille amplifié
  • Une tolérance plus élevée aux erreurs

La co-création ne crée pas seulement de l’engagement.

Elle crée de l’attachement.

Et cet attachement est l’un des actifs les plus précieux en marketing.

2.3 Étude de cas : comment LEGO a construit une machine à innover avec ses clients (LEGO Ideas)

Peu de marques incarnent aussi bien la co-création que LEGO.

Avec sa plateforme LEGO Ideas, l’entreprise a transformé sa communauté en véritable moteur d’innovation.

Le principe est simple, mais redoutablement efficace.

Tout utilisateur peut proposer un concept de set LEGO. Il crée un modèle, le présente, et le soumet à la communauté.

Ensuite, les autres utilisateurs votent.

Si le projet atteint 10 000 votes, il passe en phase de revue par les équipes de LEGO. Et s’il est validé, il est produit et commercialisé à grande échelle.

Le créateur reçoit même une part des revenus.

Ce dispositif repose sur plusieurs éléments clés.

D’abord, la simplicité d’accès.

N’importe qui peut participer. Il n’y a pas de barrière élitiste. Cela ouvre la porte à une créativité massive.

Ensuite, la reconnaissance.

Les contributeurs ne sont pas invisibles. Ils sont mis en avant, valorisés, récompensés.

Leur contribution a un impact réel.

Troisième élément : la transparence.

Le processus est clair. Les règles sont connues. Les étapes sont visibles.

Cela renforce la confiance.

Mais surtout, LEGO ne se contente pas de collecter des idées.

La marque les transforme en produits.

C’est là que réside toute la puissance du modèle.

Les fans ne sont pas seulement écoutés. Ils sont intégrés dans la chaîne de valeur.

Résultat :

LEGO bénéficie d’un flux constant d’idées innovantes, directement issues de sa communauté.

Ces idées sont déjà validées par le marché, puisqu’elles ont été soutenues par des milliers de votes.

Le risque est réduit. La pertinence est maximale.

Mais l’impact va bien au-delà de l’innovation produit.

LEGO a construit un écosystème dans lequel les clients deviennent des acteurs.

Ils créent, partagent, votent, discutent.

Ils investissent du temps, de l’énergie, de la créativité.

Et cet investissement crée un attachement extrêmement fort.

Un fan de LEGO n’est pas seulement un client fidèle.

C’est un contributeur.

Et cette différence change tout.

Parce qu’une communauté impliquée ne se contente pas d’acheter.

Elle défend, elle recommande, elle fait grandir la marque.

LEGO n’a pas seulement activé l’effet IKEA.

La marque l’a industrialisé.

 

 

  1. Activer l’effet IKEA dans votre stratégie marketing

3.1 Les leviers concrets pour faire participer vos clients

Comprendre l’effet IKEA est une chose. L’activer dans votre marketing en est une autre.

Bonne nouvelle, vous n’avez pas besoin d’une plateforme complexe ou d’une communauté massive pour commencer. La co-création repose avant tout sur une posture.

Vous devez accepter de partager une partie du pouvoir avec vos clients.

Premier levier : impliquer votre audience dans vos décisions.

Cela peut paraître simple, mais c’est extrêmement efficace. Demander à votre audience de voter pour un futur produit, un contenu, un nom ou une fonctionnalité crée immédiatement de l’engagement.

La clé se situe dans la suite que vous donnez à cette participation.

Si vous montrez que les décisions sont réellement influencées par ces votes, vous renforcez la crédibilité de votre démarche.

Deuxième levier : créer des expériences personnalisables.

Chaque fois que vous laissez un client configurer, choisir ou adapter une offre, vous activez un mécanisme d’appropriation.

Même une personnalisation simple peut suffire à renforcer la valeur perçue.

Troisième levier : valoriser les contributions.

Un client qui participe doit être reconnu.

Mettre en avant un témoignage, repartager un contenu, citer un client dans une communication… ces actions envoient un signal fort.

Vous montrez que la participation compte.

Et cela incite d’autres clients à s’impliquer.

Quatrième levier : créer des espaces d’échange.

Communautés, groupes privés, forums, newsletters interactives… tous ces formats permettent de structurer la co-création.

Ils offrent un cadre dans lequel vos clients peuvent s’exprimer.

Enfin, cinquième levier : intégrer réellement les retours.

C’est probablement le point le plus important.

Demander un avis est facile. L’exploiter est plus exigeant.

Lorsque vous montrez que vous avez modifié un produit, ajusté une offre ou amélioré une expérience suite à des retours clients, vous créez un cercle vertueux.

Vos clients comprennent que leur voix a un impact.

Et cette prise de conscience renforce leur engagement.

3.2 Étude de cas : Glossier, la communauté comme moteur de croissance

Glossier est un cas d’école en matière de co-création.

La marque n’a pas commencé par vendre des produits.

Elle a commencé par écouter.

Avant même le lancement de Glossier, sa fondatrice anime un blog beauté, Into The Gloss, qui rassemble une communauté très engagée.

Chaque article, chaque commentaire, chaque échange devient une source d’information.

La marque ne part pas d’une intuition interne.

Elle part de conversations réelles avec ses futurs clients.

Lorsque Glossier lance ses premiers produits, ils sont directement inspirés des attentes exprimées par la communauté.

Mais la démarche ne s’arrête pas là.

La marque continue d’impliquer ses clientes à chaque étape :

  • Recueillir des feedbacks après lancement
  • Tester de nouvelles idées
  • Ajuster les formules
  • Faire évoluer les packagings

Et surtout, Glossier rend cette participation visible.

Les clientes voient que leurs retours influencent réellement les décisions.

Ce point est essentiel.

Parce qu’il transforme une simple interaction en relation.

Glossier ne donne pas l’impression de “demander un avis”.

La marque donne le sentiment de construire avec ses clientes.

Résultat :

Une communauté extrêmement engagée, qui ne se contente pas d’acheter.

Elle recommande, elle défend, elle participe.

Et cette dynamique a largement contribué à la croissance rapide de la marque.

Mais ce qui est intéressant, c’est que la co-création chez Glossier ne repose pas sur un dispositif complexe.

Elle repose sur une écoute constante et une capacité à intégrer les retours.

C’est une discipline plus qu’un outil.

3.3 Les limites et erreurs à éviter

La co-création est un levier puissant. Mais mal utilisée, elle peut produire l’effet inverse.

Première erreur : solliciter sans agir.

C’est sans doute la plus fréquente.

Beaucoup de marques posent des questions, lancent des sondages, ouvrent des discussions… mais ne changent rien derrière.

Cela crée une frustration importante.

Parce que chaque sollicitation génère une attente.

Et ne pas y répondre revient à décevoir.

Deuxième erreur : demander trop d’effort.

L’effet IKEA fonctionne parce que l’effort reste acceptable.

Si vous demandez trop de temps, trop d’énergie ou trop de complexité, vous perdez vos clients.

La participation doit rester fluide.

Troisième erreur : perdre votre vision.

Co-créer ne signifie pas tout déléguer.

Votre rôle reste de donner une direction claire.

Vos clients enrichissent cette vision. Ils ne la remplacent pas.

Quatrième erreur : instrumentaliser votre communauté.

Les clients ne doivent pas avoir le sentiment d’être utilisés.

La relation doit être équilibrée.

Il doit y avoir un échange de valeur.

Enfin, cinquième erreur : manquer de transparence.

Si les règles ne sont pas claires, si les décisions semblent arbitraires, la confiance se dégrade.

Et sans confiance, la co-création ne fonctionne pas.

Au fond, la co-création repose sur un contrat implicite.

Vous demandez de l’implication.

En échange, vous offrez de l’écoute, de la reconnaissance et de l’impact.

Respecter cet équilibre est essentiel.

 

 

Conclusion

L’effet IKEA nous rappelle une réalité souvent sous-estimée en marketing : la valeur ne réside pas uniquement dans ce que vous vendez, mais dans la manière dont vos clients y participent.

Plus vous impliquez, plus vous créez de l’attachement.

Dans cet épisode, vous avez vu que ce mécanisme repose sur des bases psychologiques solides. Le simple fait de contribuer à la création d’un produit ou d’une expérience transforme la perception de valeur.

Un client ne se contente plus d’acheter.

Il s’approprie.

Vous avez également découvert que la co-création peut prendre des formes très variées. Du contenu généré par les utilisateurs à la personnalisation, jusqu’à la co-conception complète, chaque niveau d’implication renforce la relation.

Les exemples de LEGO et de Glossier montrent que cette approche peut devenir un véritable moteur de croissance.

Dans un cas, la communauté alimente directement l’innovation produit.

Dans l’autre, elle guide en continu les décisions de la marque.

Mais dans les deux situations, un point commun ressort : les clients ne sont plus en périphérie.

Ils sont au cœur.

Activer l’effet IKEA dans votre marketing ne nécessite pas forcément des moyens importants.

Cela demande avant tout un changement de posture.

Vous devez accepter d’ouvrir le dialogue, de partager une partie du contrôle, et surtout de donner un véritable impact aux contributions de vos clients.

En contrepartie, vous obtenez bien plus que des ventes.

Vous construisez une relation.

Une relation plus forte, plus durable, et souvent plus rentable.

Alors posez-vous une question simple :

Aujourd’hui, dans votre stratégie, quelle place laissez-vous à vos clients ?

Et surtout, comment pourriez-vous leur en donner davantage ?

Parce que c’est peut-être là que se trouve votre prochain levier de croissance.


 

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Comment exister dans un grand groupe sans perdre son agilité ? Avec Olivia Jorel, CMO de TrainMe (Groupe Decathlon) – Episode 330

ou écouter sur :

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Intégrer un grand groupe, sur le papier, c’est le jackpot. Mais dans la réalité, le défi est bien plus subtil : comment profiter de la puissance d’un grand groupe sans perdre son identité, sa vitesse et sa capacité à innover ?

Dans cet épisode, je reçois Olivia Jorel, CMO de TrainMe (groupe Decathlon). Ensemble, on décrypte comment une entité peut trouver sa place dans un grand groupe… et même devenir un véritable moteur de croissance.

 

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

  • Pourquoi intégrer un grand groupe peut être à la fois une opportunité… et un risque

  • Comment TrainMe a trouvé l’équilibre entre agilité start-up et puissance d’un grand groupe

  • Pourquoi la complémentarité entre produit (Decathlon) et service (TrainMe) change tout

  • En quoi le B2B et le B2C sont beaucoup plus proches qu’on ne le pense

  • Comment créer de l’engagement et de l’usage avec un marketing “doux”

  • Pourquoi le sport en entreprise est bien plus qu’un simple avantage salarié

 

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Transcription de l’épisode

Intégrer un grand groupe, sur le papier, c’est le jackpot.

Une marque forte, des moyens, de la crédibilité, un accès facilité au marché… tout semble plus simple. Mais dans la réalité, c’est souvent beaucoup plus subtil. Parce qu’en rejoignant un grand groupe, on peut aussi perdre en agilité, en identité, en vitesse d’exécution.

Alors la vraie question, c’est celle-ci : comment réussir à s’intégrer dans un grand groupe sans se diluer… et surtout en tirer un maximum de bénéfices ?

C’est exactement ce dont on va parler aujourd’hui.

Je reçois Olivia Jorel, Chief Marketing Officer de TrainMe, une entité du groupe Decathlon. Et vous allez voir que leur cas est particulièrement intéressant, parce qu’ils ont réussi à trouver un équilibre assez rare : profiter de la puissance d’un grand groupe tout en gardant une logique très agile, presque start-up.

Avec Olivia, on va décortiquer comment s’articule cette relation, comment une marque peut s’appuyer sur un écosystème plus large pour accélérer, comment créer de la valeur dans les deux sens, et pourquoi cette complémentarité entre produit et service change complètement la donne.

Bienvenue dans ce nouvel épisode du Podcast du Marketing.

 

Estelle (00:58.447)
Bonjour Olivia, bienvenue sur le Podcast du Marketing.

Olivia Jorel (01:02.52)
Bonjour Estelle.

Estelle (01:04.191)
Écoute, je suis très contente de te recevoir aujourd’hui, Olivia. On va parler de décathlon.

On ne pas parler que de Decathlon parce qu’on va parler de Train Me. Tu vas nous expliquer ce que c’est que Train Me pour celles et ceux qui ne savent pas. Mais ce dont on va parler, c’est de comment est-ce qu’on navigue dans un grand groupe. Je pense que Decathlon peut appeler ça un grand groupe. Et qu’au sein d’un grand groupe, on est une entité parmi ce groupe. Olivia, avant que tu nous en dises un peu plus, est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais ?

Olivia Jorel (01:29.686)
On peut complètement.

Olivia Jorel (01:40.43)
Oui, bien sûr. Moi, c’est Olivia Jorel, je Chief Marketing Officer pour Trenmy depuis bientôt trois ans. J’ai rejoint les équipes de Trenmy en 2023. Avant ça, je suis un pur produit bancaire. Je connais très bien les grands groupes. J’ai fait mes premières armes chez BPCE et ensuite au Crésier Agricole. J’ai passé dix ans dans le milieu bancaire avant d’être piquée à la mode start-up.

Et donc je suis arrivée dans une lumière de start-up il environ 5 ans sur des postes assez globaux aussi de brand and communication ou de head of market etc. Avant d’arriver, j’ai traîné en tant que CMO. Voilà, moi je suis une grande fan de D’où aussi mon arrivée chez Traînemy et dans le groupe Des Cattelons. Je fais du sport moi quotidiennement, c’est mon exutoire. Donc j’ai allié à la fois, on va dire, ma passion du métier et ma passion

de la vie quotidienne tous les jours j’ai envie de Donc voilà, dans les très grandes lignes.

Estelle (02:43.069)
Est-ce que un prérequis pour bosser chez Descatelons au sens groupe ? Descatelons vendeurs dans un magasin, j’imagine que oui, j’ai l’impression que quand j’y vais c’est toujours des spécialistes, du vélo, du machin du truc. Mais dans le groupe en soi, est-ce que c’est un prérequis de faire du sport, d’aimer le sport ?

Olivia Jorel (02:50.35)
Oui.

Olivia Jorel (02:59.694)
Alors oui, pense que c’est un prérequis. chez nous, tu vois, à l’échelle de Trenmy, j’en parlerai un petit peu plus, mais on est 45 personnes. On va bien sûr chercher des compétences, etc. Mais on a besoin de collab’ qui soient engagés. Et généralement, quand c’est des collab’ qui aiment le sport, ils sont aussi beaucoup plus engagés par rapport à ce qu’on fait, ils sont beaucoup plus embarqués. Après, on a ceux qui pratiquent le sport et ceux qui le regardent. Donc c’est deux choses différentes. Mais en tout cas, oui.

Estelle (03:24.358)
D’accord, ouais.

Olivia Jorel (03:27.976)
Je pense que c’est un prérequis complètement, ne serait-ce que d’aimer le sport, le pratiquer ou le regarder. en tout cas, oui, je pense que c’est hyper important. Et nous, tout cas, dans nos parcours de recrutement, c’est quand même un indicateur, une question qu’on pose.

Estelle (03:45.415)
J’imagine, d’autant que tu vas nous expliquer ce que c’est que Traini, mais il a quand même une espèce de conviction. Alors j’imagine que chez Décathlon, globalement dans l’ADN de Décathlon, bien sûr qu’il a une conviction sport et santé, etc. Mais peut-être même encore plus tu vas nous dire chez Traini, parce que j’ai l’impression qu’il y a vraiment cette conviction de bouger les choses. Est-ce que tu peux nous expliquer ce que c’est Traini pour celles et ceux qui connaîtraient pas ?

Olivia Jorel (04:11.022)
Bien sûr, Tramis, une entreprise qui a été fondée il y a 10 ans, bientôt 11, donc en 2015. Au départ, Tramis, une entreprise B2C, au moment de sa fondation, qui avait pour vocation d’être le Airbnb du sport. C’était une marketplace qui mettait en relation des coachs sportifs avec des particuliers, donc toi, moi, etc. L’idée était de se dire…

Peu importe où je suis, je suis en capacité d’activer un coach sportif et d’aller faire une petite séance. Décathlon est monté au capital de Trenmy en 2018-2019. C’est à ce moment-là que Trenmy a opéré un virage à 180° sur le B2B. Parce que oui, Décathlon fait du B2B. On est devenu vraiment une entreprise qui aujourd’hui crée des programmes sport, bien-être et prévention santé pour les entreprises.

Notre ami aujourd’hui c’est plus de 2300 clients, c’est un réseau de 4400 coaches sportifs donc si on a le plus gros réseau de France et on est capable de en place dans les entreprises des cours collectifs de sport, de créer des salles de sport, de mettre en place des ateliers, des conférences bien nettes dans les entreprises, des échauffements en prise de sport, de le mettre en place à l’échelle nationale donc à la fois sur le bassin.

parisiens dans les très grandes métropoles mais aussi parfois ça nous arrive en plein milieu de la Creuse, de la Normandie ou autre. On déploie des programmes un petit peu partout.

Estelle (05:42.207)
super intéressant, j’avais pas en tête, tu vois on en avait discuté bien sûr en amont, mais j’avais pas en tête que Train Miss était à la base une startup de coach sportif, ce que tu disais le Airbnb du coach sportif, une marketplace, et d’aller chercher comme ça un coach sportif et d’avoir ce virage à 180° sur le B2B, ce qui… Alors peut-être je poser la question, j’allais dire ce qui pour moi…

D’a priori, comme ça fait sens parce que pour avoir été salariée dans des gros groupes, etc. Je trouvais ça génial, on avait une coach sportive, s’était… Enfin, on s’était organisé entre nous pour qu’on nous prête une salle et on avait notre coach qui venait, etc. Mais c’est totalement… Enfin, c’est tellement chouette de pouvoir commencer ta journée ou de faire ta pause-déj avec ta coach ou ton coach qui vient t’entraîner. Alors, je ne pas, tu ne faisais peut-être pas partie encore de Trenny à cette époque, mais…

Olivia Jorel (06:19.406)
Oui.

Estelle (06:34.943)
Pourquoi ce changement à 180° sur le B2B ? Pourquoi ce choix du B2B ?

Olivia Jorel (06:40.056)
Alors effectivement, je n’étais pas là mais je connais bien l’histoire. fait, globalement, l’impulsion est venue plutôt finalement de nos clients. En fait, on a eu beaucoup cette objection qui était de se dire, en fait, on n’a pas le temps. Il y a eu beaucoup une question de temps, n’a pas le temps, etc. Et à un moment, on s’est posé la question, ok, mais en fait, les gens du coup, sont occupés à quoi toute la journée ? donc, toi, moi, tout monde, travaille, etc. Donc on s’est dit, en fait, s’ils ne pas aller au sport, amenons le sport à eux dans leur quotidien, etc.

Et le vrai challenge de défi de Trenmi, c’est ça. C’est oui, Trenmi, on espère toucher ceux qui pratiquent déjà des activités sportives, mais à la rigueur, ils n’ont pas besoin de nous. Par contre, réintroduire et remettre en mouvement, remettre au sport ceux qui aujourd’hui n’ont pas le temps ou prennent pas le temps de le faire. Ça, c’est hyper important. Et donc, du coup, que de le faire en entreprise, ça fait sens. Ça, c’était la première raison. ensuite, la seconde raison, c’est aussi qu’on…

On sait aujourd’hui que les entreprises ont une carte à jouer sur la santé de leurs collaborateurs. C’est-à-dire que ce n’est pas juste qu’on met en place du sport dans les entreprises, c’est vraiment qu’on améliore la santé physique, mentale, surtout en 2026, surtout l’année de la santé mentale, j’ai envie de dire. On sait aujourd’hui que le sport a vraiment une carte à jouer dedans et que les entreprises sont actrices de ça. donc, du coup, ça faisait complètement sens avec l’histoire.

Et puis ensuite, bien sûr, le Covid est arrivé, tous les sujets autour de la QVT, autour du télétravail et de ce travail un peu plus flexible, cette organisation de travail un peu plus flexible, etc. Et donc globalement, les planètes se sont réunies pour dire OK, sur B2B, a vraiment quelque chose à aller chercher. C’est vraiment un investissement, on en reparlera en tout cas pour les entreprises et donc c’est hyper important qu’elles investissent dessus pour leurs collaborateurs.

Estelle (08:29.775)
Je trouve que c’est intéressant cette histoire à la fois de conviction de marque, de groupe, je pense de la marque des catellons, de conviction que le sport doit faire partie de…

Olivia Jorel (08:35.566)
Ahah !

Estelle (08:40.255)
Quand on le dit comme ça, ne qu’être d’accord. Mais que le sport doit faire partie de la vie des gens parce que le corps n’est pas fait pour être absolument sédentaire derrière un ordinateur. Il a rien de pire en fait que notre façon de travailler. C’est terrible à dire quand je le dis comme ça, je me rends compte. C’est vrai, il a rien de pire que notre façon de travailler habituelle qui est pour beaucoup d’entre nous de s’asseoir et de travailler, de tapoter sur un ordinateur, de faire des calls, d’enregistrer des podcasts comme on est en train de faire à distance.

Olivia Jorel (08:49.856)
complètement.

Estelle (09:10.349)
n’est pas fait pour ça. peut le faire, c’est pas la question, mais en tout cas, il est fait pour bouger. Et du coup, ce que j’entends dans ce que tu me dis, c’est qu’il y a vraiment cette conviction de Marc Décathlon de dire notre job c’est aussi…

Et peut-être, tu vas me dire si c’est le cas, mais peut-être pas que d’un point de vue business, mais notre job c’est aussi de faire en sorte qu’un maximum de gens fassent du sport parce que c’est bon pour eux, parce que c’est ça qu’on devrait tous faire à plus ou moins grande échelle. Et évidemment, parce que ça reste une entreprise, ça paraît logique, il y a quand même une histoire de…

de financement derrière et d’être cohérents, évidemment, à avoir un business model derrière et de pouvoir générer. Et du coup, je trouve que c’est super intéressant d’aller chercher, comme tu disais, l’entreprise, en disant, mais en fait, où sont les gens ? Enfin, je dire, quand on ne pas de sport, évidemment qu’on dit tout que… Non mais moi, j’aimerais bien faire du sport, attends. Mais bon, j’ai deux enfants, des machins de trucs et je n’ai pas le temps. Oui, effectivement, et du coup d’aller dans l’entreprise…

Olivia Jorel (10:04.427)
C’est clair.

Estelle (10:10.853)
J’imagine que ça permet de toucher les gens. J’imagine aussi que d’un point de vue business model, ça a un intérêt certain que de… Enfin, c’est une question. Est-ce que c’est plus facile d’être dans le B2B parce que tu vas aller toucher des entreprises, donc je sais pas, 1200 entreprises, sais plus combien d’entreprises tu m’as dit, versus d’être le Airbnb du sport et d’aller toucher X dizaines de milliers d’individus ?

Olivia Jorel (10:36.27)
Pour rebondir un petit peu sur ce que tu as dit déjà, je te rejoins, il y a un vrai engagement sociétal quasiment, RSE, au-delà effectivement de l’aspect business, c’est un engagement de nous, on en parlait tout à l’heure des collaborateurs, on croit vraiment en notre projet parce qu’on le porte d’un point de vue engagement sociétal, et puis bien sûr du groupe des 4 longs, etc. Et pour répondre à ta deuxième question,

Oui, bien sûr que c’est plus simple de se dire, je vais toucher une entreprise qui elle-même a des milliers de collaborateurs, dont des audiences potentielles beaucoup plus importantes. Donc entre guillemets, en dealant avec une seule entreprise, est en capacité de toucher beaucoup plus de monde que d’aller faire du one-to-one sur du cours particulier. Ça s’est clair et net, et bien sûr que ça a été fait penser aussi dans ce cadre-là. Mais parce qu’encore une fois, on a cet engagement sociétal qui est que nous, on a une conviction profonde, c’est effectivement qu’aujourd’hui, il a cette entité…

et beaucoup trop présentes, qu’on a tous effectivement un travail de bureau beaucoup trop sédentaire. On parle de 10 000 pas par jour, mais en fait, en réalité, qui les fait vraiment, Et donc, a une vraie nécessité à remettre les gens en mouvement. Et ça, c’est entre guillemets un peu l’affaire de tous, j’ai de dire. Et donc, effectivement, les entreprises doivent pouvoir aider à ça. Et nous, on bataille beaucoup pour ça. C’est un petit peu notre fer de lance, j’ai envie de

Estelle (11:53.887)
Il y a quand même un truc, pardon, je comprends le modèle évidemment d’aller sur du B2B, sauf que Decathlon c’est quand même une boîte de retail à la base. Donc c’est une boîte qui sait faire du B2C très très bien. C’est même encore, enfin vous avez votre propre distribution, ce qui n’était pas quand même quelque chose d’évident au départ dans le retail. ça va très loin dans le B2C, ça va jusqu’au bout du B2C, jusqu’à Last Mile. C’est compliqué.

Olivia Jorel (12:03.438)
Pas zoé.

Oui.

Estelle (12:22.911)
de monter, de racheter mais en tout cas d’intégrer une boîte B2B dans un groupe B2C.

Olivia Jorel (12:30.86)
Alors, en Decathlon faisait un petit peu de B2B, parce que Decathlon a une branche B2B qui s’appelle Decathlon Pro, qui effectivement propose des solutions. Alors effectivement, on en reparlera, mais Decathlon, leur expertise, c’est l’équipement sportif, avec du petit, du gros matériel de sport, etc. Mais c’est leur expertise première. Là où nous, a une expertise d’animation, mais ça on en reparlera. Mais effectivement, Decathlon avait déjà un volet B2B parce qu’ils avaient Decathlon Pro.

et travaillent déjà pour des mairies, des collectivités, du tourisme avec des hôtels etc. Et il y avait ce volet entreprise. Et en fait quand nous on a été racheté par Decathlon, fait la boucle était hyper vertueuse parce qu’on s’est dit ok, quelle est la valeur ajoutée de Decathlon ? Quelle est la valeur ajoutée de Trenmi ? La valeur ajoutée de Decathlon c’est qu’eux ils ont une vraie puissance en termes de produits, une vraie puissance en termes de marque. C’est enfin, Decathlon est la marque préférée des français.

Donc forcément, il a une carte à jouer sur le sport. Ils ont une connaissance client qui est massive. Et puis ils ont une crédibilité de marque dans le univers du sport, etc. Eux, ça, c’est leur valeur ajoutée. Qu’est-ce que Train.me a comme valeur ajoutée ? Nous, a une valeur ajoutée en termes de services. C’est-à-dire que nous, aujourd’hui, on est assez persuadés que mettre en place une salle de sport sans mettre en place de l’animation, donc ce qu’on appelle animation, c’est soit un coaching plateau, soit des cours de sport réguliers à côté, etc.

En fait, c’est contre-productif. On sait qu’il faut allier les deux. L’expertise de training, on l’a fait sur le service, qui vient compléter l’expertise et la puissance du produit Decathlon. Et puis nous, plus, on est aussi ce mindset un peu plus start-up que Decathlon. On n’est pas un paquebot, on est le petit bateau à côté. donc effectivement, chez nous, a aussi cette logique peut-être un petit peu plus de laboratoire, j’ai envie de dire, d’idée en tout cas. Donc nous, on va pouvoir mettre en place des choses beaucoup plus rapidement.

de manière aussi peut-être beaucoup plus agile, de tester des choses, etc. qui vient complètement compléter finalement ce que Descartes-Londes apporte et donc du coup ça crée finalement une boucle de valeurs assez vertueuse et une relation merfige, j’ai envie de dire, optimale.

Estelle (14:44.639)
Je rebondis sur ce que tu viens de dire, trouve ça vachement intéressant. Moi j’ai bossé pour Microsoft, j’étais au site e-commerce pro de Microsoft et j’avais exactement cette problématique là, c’est que quand tu es sur du marketing digital…

L’avantage, l’intérêt du marketing digital, c’est l’agilité, c’est de pouvoir changer tout le temps facilement. Une ligne de code, tu changes ton truc. Tu peux tester plein de choses, tu peux réagir au marché, tu peux réagir à énormément de choses très rapidement. Quand tu es un grand groupe, Microsoft, Decathlon, t’es un paquebot comme tu dis. Avant d’aller changer une virgule, je peux t’assurer, sur le site de Microsoft, il fallait quand même s’accrocher sérieusement. On y arrive, hein, mais il fallait quand même aller bouger un peu des tonnes de choses.

Olivia Jorel (15:22.862)
J’ai connu elle, j’ai connu elle.

Estelle (15:29.493)
un peu frustrant, j’aime beaucoup ce que tu dis sur l’espèce de start-up au sein du pack-bo, le petit bateau à côté du pack-bo qui va permettre en fait de tester des choses, d’essayer, d’apporter des nouveautés. Est-ce que ça arrive que Treadmeet mette en place des nouveaux protocoles, des nouvelles façons de travailler d’un point de vue marketing ou autre et que ça soit après utilisé par Decathlon au sens groupe ?

Olivia Jorel (15:52.822)
Alors, en toute transparence, pas encore. Maintenant, on travaille beaucoup avec Decathlon Pro et moi, sais que notamment quand je suis arrivée, parce que moi aussi, viens du milieu du digital pour le coup, et à l’époque, quand je suis arrivée, je venais de BeforeBank, qui est la banque en ligne du crédit agricole. Donc, j’ai très très bien connu ces problématiques de grands groupes, de petits boîtes aux côtés du packbo. Je connais par cœur ces situations-là. Et effectivement, quand je suis arrivée, j’ai fait beaucoup de…

de workshop au départ avec Decathlon Pro, qui m’ont dit OK Olivia, tu utilises quels outils, comment tu fais, etc. Parce que la branche B2B en tout cas de Decathlon, finalement, utilisait les outils du Retail et du B2C. Et donc effectivement, c’est là où parfois il y avait des décalages, etc. Et c’était compliqué de faire avancer les choses. donc c’est vrai que notre ennemie, tout de suite on a dit OK.

qu’essayer de copier un modèle qui pour vous va être compliqué de mettre en place etc. parce que ça révolutionne beaucoup de choses sur des façons de faire, de l’outil, des process, etc. Comment on se sert de la force de chacun j’ai envie de dire. Et moi ma meilleure force décalement c’est la marque. J’adore cette marque, c’est ma force etc. Donc j’ai dit en fait vous, même en termes d’acquisition, mettez les moyens sur la marque et puis nous mettraz les moyens sur le service.

Estelle (17:01.982)
bien

Olivia Jorel (17:11.758)
Des quatre longs, ont cette chance que les leaders rentrent naturellement par la marque. J’adorerais pouvoir dire ça. Moi, suis encore effectivement avec mes techniques d’ads, d’outbound, d’inbound parce que effectivement, nous, a marque beaucoup moins établie. Mais ce n’est pas grave, c’est OK. Ça va de pair avec ce qu’on est et comment on vient compléter des quatre. Et du coup, en fait…

Estelle (17:17.983)

Olivia Jorel (17:35.732)
Même si on a beaucoup de partage d’expériences, d’expertise, de comment chacun fait, Moi, sais que Decat a mis en place quelques petites choses pour essayer de faire un peu comme Trenny sur certains volets. Mais c’est vrai que c’est plus compliqué. Et même eux, de changer ne serait-ce qu’un outil, ça se fait pas en un claquement de doigts, etc. C’est un pack beau, il a beaucoup d’équipes et puis il a même des reorgs chez eux. voilà, y a tout ça qui se met en place. Mais en tout cas, on est plutôt sur du…

Estelle (17:55.291)
bien sûr, c’est un pack beau.

Olivia Jorel (18:05.358)
sur du partage d’expériences et comment on tire parti parce qu’il y a des points positifs des deux côtés, donc comment on tire parti des points positifs des deux côtés pour faire quelque chose de très vertueux et infiné. Voilà.

Estelle (18:15.935)
Nickel. T’as mentionné la marque, évidemment, quand on a une très belle marque comme Decathlon, bonheur de s’appuyer dessus, même s’il faut développer la marque Trini à côté, j’imagine. Est-ce que le groupe, la marque, partage avec toi d’autres éléments, des leads, des informations consommateurs, sans même aller sur les leads, des informations consommateurs ? Est-ce que tu peux t’appuyer quand même dessus ou est-ce que t’es complètement une entité séparée

Olivia Jorel (18:27.182)
Oui.

Olivia Jorel (18:45.262)
Alors, non, en fait, on va dire j’ai le bon côté de tout, donc c’est très cool de travailler. C’est-à-dire que moi je suis très libre. Tu vois, je n’ai pas besoin d’une valisation de décat pour tout ce que je fais, pour tout ce que je sors, pour tout ce qu’on teste, etc. Donc c’est hyper cool. Et en même temps, on a le droit d’utiliser, bien sûr, en respectant les guidelines de la marque, mais en tout cas d’utiliser la marque Decathlon, ce qui est hyper cool aussi parce que clairement, la marque Decathlon, nous, ça nous donne la crédibilité.

Estelle (18:50.694)
Bonheur !

Olivia Jorel (19:13.326)
ça légitime ce qu’on fait, ça apporte un poids supplémentaire notamment par rapport à d’autres très gros concurrents du marché, etc. Donc vraiment c’est hyper important. Et puis l’autre chance que j’ai, c’est qu’effectivement, moi des clients ça m’apporte des leads. Ça m’apporte des leads, comme je le disais, plus quasiment gratuits parce que ça m’apporte des leads par leur marque. Mais effectivement, nous dès qu’on a des projets d’aménagement de salles de sport en entreprise, de création même de salles de sport 360, etc. en entreprise,

et ils arrivent souvent par Decat. Et après, ça finit chez Trenmy et nous qui gérons conjointement avec Decathlon, la signature du lead, la mise en place et la création des espaces sportifs, l’animation derrière, etc. Donc oui, il y a cette génération de leads, on va dire, qui est hyper importante pour nous et qui nous vient assez naturellement de Decat.

Estelle (20:06.665)
Est-ce que ça arrive dans l’autre sens aussi ? Est-ce que… Je sais pas, alors tu vas me dire exactement ce que vous faites par rapport à Décat, mais… Est-ce que…

tu signes avec une nouvelle entreprise qui dit, génial, nous on veut aménager une vraie salle de sport au sein de nos locaux avec des cours de sport, etc. Donc il va nous falloir du matériel. Tu parlais de Decathlon, son job c’est le matériel, donc va nous falloir des rameurs, vélos, des trucs elliptiques, bref, du matériel. Est-ce que là ça repart chez Decathlon ? C’est-à-dire vous vous apportez le business matériel et…

Et c’est un cercle vertueux finalement qui se passe entre vous deux.

Olivia Jorel (20:42.744)
Oui, il y a un cercle vertueux, complètement. Oui, en fait, manière très spécifique. Donc nous, comme je te disais, soit on met en place des cours collectifs dans les entreprises, c’est-à-dire des cours de sport qui aient des espaces dédiés ou pas, parce ça peut être dans une salle de réunion, on en parlait tout à l’heure, mais ça peut être effectivement la création de vrais espaces sportifs plus ou moins grands, plus ou moins aboutis, etc. Et dans ce cadre-là, effectivement, on a des leads qui arrivent de décat long, mais on a aussi, nous…

nos clients actuels qui vont nous dire, vous savez quoi, on vient de libérer une salle, on n’a pas besoin d’autant de salles de réunion, parce que c’est rare, mais on n’a pas besoin d’autant de salles de réunion. Et donc, on a décidé de créer un espace sportif. Est-ce que vous pouvez nous équiper en petits matériels de sport, etc. Et là, on va effectivement aller chercher des câtelons pros et leur dire, est-ce que vous pouvez nous filer des équipements, etc. On a aussi le volet, effectivement, quand on fait des courses de sport à l’entreprise.

il a un moment, on a quand même besoin d’un minimum de tapis, d’altères, etc. Tout ça, est fourni par Descatelons. Donc, on bosse vraiment avec eux de manière effectivement assez vertueuse, où on fait du tout petit aménagement d’espace sportif aux très gros aménagements d’espace sportif, et puis également juste de la commande de matériel plus ou moins grosse aussi pour pouvoir justement alimenter nos cours.

Estelle (22:00.383)
que tu as mentionné tout à l’heure. c’est une question qui revient très souvent auprès de mes clients et je pense que…

Beaucoup de gens se posent la question, c’est la différence entre B2B B2C, est-ce que c’est vraiment différent ou est-ce que finalement ça n’est pas tant que ça ? Quand tu m’as expliqué ce que faisait Train Me et ce que faisait Decat, tu ne m’as pas dit Train Me c’est du B2B et Decat c’est du B2C. Moi je t’ai dit ça mais toi tu m’as dit non, Decat ce n’est pas du B2C particulièrement, c’est, je ne vais pas utiliser les bons mots mais je vais utiliser les mots qui me viennent, c’est du matériel, c’est du produit de sport.

Décat, là où Trenme, tu vas être sur le service et comment je viens l’intégrer dans l’entreprise, etc. Est-ce que ça veut dire que pour toi ou au sein de Décathlon, est-ce que j’entends quand même qu’il a ce côté B2B versus B2C ou en tout cas à côté, puisque tu me parles de Décathlon Pro, comment tu te positionnes sur cette différence entre B2B et B2C ? Moi, je…

un peu tendance à me dire mais enfin l’idée c’est quand même que on est la même personne qui fait du sport quand on est au travail et du sport quand on est en sortant du travail. Est-ce que c’est différent pour toi, B2B, B2C, en tout cas chez les catellons ?

Olivia Jorel (23:13.006)
Pour moi, c’est la même chose dans sens où l’utilisateur final, comme tu dis, infinite, c’est toi, c’est moi, qu’on soit au travail, chez nous, nous sommes l’utilisateur final. Donc ça, c’est clair. La différence, c’est juste que le buyer personnel n’est pas le même. Et effectivement, là où le B2C, on achète directement ce qu’on consomme dans le B2B, c’est quelqu’un d’autre qui achète pour nous.

Donc là, moi ce que je dis souvent à mes équipes, c’est qu’on a un buyer persona qui est les entreprises, est les entreprises d’une manière générale. Par contre, ce qui va faire qu’on nous rachète, c’est l’utilisateur final. Exactement, il faut satisfaire les deux et c’est là où c’est hyper important. TrainMe, si tu veux, nous, aujourd’hui, ma conviction, c’est qu’on crée une pratique sportive en entreprise. Donc on a la puissance produite des quatre longs, on amène le service, on crée…

Estelle (23:52.019)
satisfaire les deux.

Olivia Jorel (24:07.924)
une pratique en entreprise, maintenant il faut créer une habitude, une collective. Et c’est là où c’est hyper important, c’est d’aller maximiser l’activation, l’usage de ce qu’on met en place dans les entreprises pour faire en sorte que ce soit pérenne. Et là on rejoint complètement les techniques du B2C finalement. C’est du séquencement, il y a un onboarding, il y a des moments un peu charnières à aller chercher pour faire en sorte de maximiser la présence à nos cours.

c’est d’essayer de minimiser le churn, c’est des sujets de PMM, etc. Mais finalement, c’est les mêmes techniques que le B2C. Parce qu’il faut travailler l’adoption en interne, faut installer une vraie culture d’entreprise, etc. Mais Infine, c’est la même chose que ce qu’on fait en B2C, ni plus ni moins. Pour moi, les techniques d’acquisition, en tout cas les premières techniques d’acquisition B2C, B2B…

peuvent être un peu différentes, quoique en B2B j’en prend quand même beaucoup de choses au B2C mais voilà ça peut être un peu différent. Mais en tout cas Infini, notre utilisateur final c’est toi, moi, c’est tout le monde et donc les techniques derrière d’activation etc. les mêmes, concrètement.

Estelle (25:16.947)
Moi j’ai un peu tendance à dire qu’en B2B il faut être encore plus… Enfin pardon, je ne pas faire de comparaison mais il faut être encore plus B2C en B2B qu’en B2C. que finalement, tu ce que tu dis, tu as deux personnages. Le travail du personnage c’est vraiment le truc qu’on fait en B2C de façon ultra classique. Donc tu as ton personnage qui achète.

Olivia Jorel (25:26.068)
Oui, je suis d’accord avec toi.

Estelle (25:38.065)
par exemple le RH ou le manager, le DG, j’imagine que ça va être ce genre d’entité-là, avec des temps d’achat qui ne pas les mêmes, des prises de décision qui ne sont pas les mêmes, mais les mécaniques en soi restent les mêmes, c’est juste que ce pas le même persona, puis après tu as un second persona à aller chercher, et donc il faut être super précis pour réussir à faire ce switch d’un persona à l’autre, est fait une histoire plus presque de tempo, de timing qu’autre chose. Donc trouve que c’est vraiment, au contraire, souvent,

Olivia Jorel (25:43.246)
Mais

Olivia Jorel (25:51.886)
Merci beaucoup.

Estelle (26:07.969)
tendance en marketing, moi je pense que c’est une vraie grosse erreur à mettre le B2B un peu sur le côté en dire non le vrai marketing c’est le B2C, sérieusement c’est là où on a les budgets etc. Et en fait c’est une fausse vision, c’est parce qu’on a appris le marketing avec Cutler dans les années 50 en vendant des lessives, mais à un moment donné, oui, n’est-ce pas ? Ça te rappelle tes études n’est-ce pas ? Mais moi j’adore, je suis une aficionados de Cutler parce que je trouve qu’en fait

Olivia Jorel (26:13.838)
Bonne nuit.

Olivia Jorel (26:24.75)
Ça fait longtemps que j’avais pas entendu son nom ! Ça fait très longtemps, oui effectivement !

Estelle (26:36.869)
Pas tout été dit à ce moment-là, faut pas raconter de bêtises, mais une fois que t’as les bases des principes… Keutler, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le mec qui a inventé le marketing. Il est toujours vivant, il est prof à Chicago. Je crois qu’il est encore prof à Chicago, bref. Il a écrit un livre qui s’appelle The Principles of Marketing, donc c’est les principes du marketing. C’est les bases du marketing qui ont été posées. Mais la réalité, évidemment, c’était très B2C parce que c’était la ménagère de moins de 50 ans à qui on vend de la lessive et compagnie.

Olivia Jorel (26:40.842)
Bien sûr.

Estelle (27:05.265)
pour simplifier les choses. Mais la réalité, c’est qu’en fait, le B2B, c’est jamais que du B2C qui vient chercher des éléments en plus. je suis complètement alignée avec ta vision. Tu m’as parlé d’autre chose. Tu as prononcé le mot activation à un moment donné. Quand on préparait cet épisode, tu m’as dit, mais nous, on travaille un marketing un peu différent. travaille un marketing doux. Est-ce que tu peux m’en dire un peu plus ?

Olivia Jorel (27:11.911)
bien sûr, complètement.

Olivia Jorel (27:28.568)
Oui, effectivement, l’idée, encore plus dans les startups B2B, c’est vrai qu’on parle beaucoup de générations de l’acquisition, etc. et où le marketing, effectivement, est presque uniquement cantonné à l’avant-vente, j’ai envie de dire. Or, nous, chez Trenu, on travaille de plus en plus l’après-vente, parce que le marketing continue après la vente. Donc on a, oui, des équipes CSM, etc., qui vont maximiser la satisfaction, mise en place un peu technique, j’ai envie de du programme.

Mais derrière, a quand même tout un sujet de faire en sorte de maximiser le taux d’activation, de maximiser le taux de présence à nos cours, de faire en sorte que les personnes viennent, mais surtout reviennent. Et encore une fois, c’est ce que je disais. Évidemment que si on touche ceux qui pratiquent déjà du sport à l’entreprise, c’est génial. Mais notre challenge, c’est d’aller toucher ceux qui ne pratiquent pas aujourd’hui pour x et y raisons, notamment manque de temps, etc. Et donc…

C’est là pour moi où on a un marketing un petit peu doux, c’est comment on va adresser ce bassin d’audience pour faire en sorte qu’ils viennent, qu’ils reviennent, que lorsqu’il a un décroché on les encourage finalement à reprendre, comment on fait pour les encourager à reprendre, sachant que nous on parle finalement assez peu aux utilisateurs finaux et qu’on a un vrai besoin de relais dans les entreprises que sont nos bailleurs personnels, c’est-à-dire que l’ERH dans les entreprises…

Nous on les outille avec des kits de communication etc. On a une équipe CSM qui les relance. On met en place nous des actions en direct aussi pour pouvoir aller engager toutes ces audiences. on leur parle finalement assez peu directement. Donc c’est là aussi où il a tout ce travail de marketing un petit peu doux, plutôt sur de l’accompagnement, sur…

de l’engagement, comment aussi on se sert de notre produit, parce que nous on a un produit tech en digital, qui aujourd’hui est un support à la vente, c’est-à-dire que c’est un produit sur lequel les collègues peuvent aller s’inscrire à des cours, se désinscrire, parler entre eux, poster des photos, etc. Mais comment on fait en sorte que ce produit-là devienne un vrai produit qui va permettre de maximiser justement cette activation.

Olivia Jorel (29:49.228)
ce taux de pénétration dans les entreprises, comment on fait en sorte qu’ils touchent un maximum de monde. donc, typiquement, en ce moment, on est sur des projets d’aller le gamifier un petit peu plus, de mettre en place des challenges au sein des entreprises ou même parfois entre les entreprises. Mais en tout cas, pour donner un côté aussi un petit peu ludique et permettre doucement d’amener à la pratique sportive sans faire peur, sans parler de performance, c’est juste, on bouge tous ensemble, on passe un bon moment.

et sans trop s’en rendre compte, se met en mouvement globalement.

Estelle (30:23.515)
Ce qui est complexe dans votre positionnement, enfin j’imagine en discutant avec toi je comprends petit à petit les différentes briques, c’est que vous êtes quand même à la croisée de plein plein de choses. B2B, B2C.

En fait, êtes un produit tech, parce que tu le disais, c’est aussi mettre en place, j’imagine, un système informatique qui permet de s’inscrire, etc., de prendre dans des cours et compagnie. Mais vous êtes aussi un produit RH, parce que clairement, j’imagine que c’est aussi pour ça qu’on vous achète. C’est pour créer une certaine émulation, qualité de vie au travail, on en parlait, RSE, santé au travail. Il a quand même beaucoup de sujets qui se jouent. Et puis vous êtes aussi, d’une certaine façon,

un système d’acquisition, prenons le mot marketing, d’acquisition pour des quatre ans parce que si vous mettez au sport des gens qui finalement n’étaient pas sportifs peut-être avant d’avoir le service très mis, l’objectif, bien sûr, ils vont s’équiper.

Olivia Jorel (31:17.312)
ils vont s’équiper. Bien sûr, c’est qu’ils s’équipent à titre individuel, évidemment, tout à fait, complètement.

Estelle (31:20.671)
Bien sûr, et quand tu commences à faire du sport, enfin c’est comme tout, c’est une histoire d’habitude, tu commences à faire du sport avec ton coach au bureau, enfin j’imagine qu’à un moment donné tu dis « tiens, attends, ce week-end, je vais peut-être aller courir ou faire de la natation, prendre le vélo avec les gamins, etc. » Donc il y a quand même une espèce de cercle vertueux qui touche à plein d’éléments et de choses différentes. Ça c’est quelque chose qui pour toi est…

Olivia Jorel (31:32.01)
Évidemment.

Évidemment.

Estelle (31:45.551)
complexe à gérer d’un point de vue marketing, stratégie, communication vers le groupe aussi, ou au contraire, c’est une vraie opportunité de se rendre utile sur plein d’endroits différents. un peu des deux.

Olivia Jorel (31:58.69)
Alors c’est peut-être très personnel, mais moi je vois ça vraiment comme une opportunité. Effectivement. En fait c’est une opportunité d’aller juste… de pas être cantonné à une voix, une façon de faire, etc. Mais effectivement d’être vraiment dans un cercle, on en parle souvent, mais hyper vertueux de ça, ça permet ça, qui va rebondir là-dessus, mais ça va permettre aussi ça, et puis ça va amener ça au groupe, etc. Et c’est là où quand, entre guillemets,

toutes les planètes s’alignent où c’est hyper intéressant à voir et quand on prend trois kilomètres de hauteur on se dit ah ok c’est cool ce qui est en train de se passer quoi et je trouve que du coup oui c’est vraiment une opportunité et finalement au quotidien c’est pas si complexe à gérer vraiment pas si complexe à gérer pareil on a tout un écosystème de coach qu’on abrique aussi à ça et puis on travaille aussi avec Decat sur comment Decat arrive à

à mieux pénétrer le marché des coaches, parce que les coaches ne pas forcément s’équiper de manière naturelle chez les 4, mais nous on a un réseau de 4-4 en gauche, donc tu vois, on peut tout brancher à tous les niveaux et c’est là où c’est hyper intéressant et où il a plein d’idées qui pop un peu partout et on se dit « ah mais en fait quand on branche ça avec ça, ça fait ça, c’est un peu comme un puzzle, puis avec ça, fait ça, et a une finée, ça donne quelque chose qui avance en tout cas dans le bon sens et qui avance dans le sens de…

Estelle (33:03.519)
oui !

Olivia Jorel (33:25.206)
de notre engagement, de ce en quoi on croit et ce qu’on croit notre ennemi, c’est aussi ce que porte le groupe énormément autour effectivement, oui de la pratique sportive, mais même de la santé au sens plus large. Donc c’est là où ça devient hyper légitime j’ai de dire.

Estelle (33:43.199)
En fait, il a un véritable écosystème global autour du sport où on toucher toutes les entrées possibles et imaginables. Est-ce que ça va jusqu’à intégrer, puisqu’on parle des entreprises, puisque vous êtes chez les entreprises, est-ce que ça va jusqu’à intégrer le sport comme un indicateur de performance des entreprises ? Je vais loin quand je dis ça.

Olivia Jorel (33:49.592)
Exactement.

Olivia Jorel (34:03.79)
Non, bah non. Nous aujourd’hui, veut vraiment pas que… C’est vrai que quand on parle de sport en entreprise, on a l’impression que c’est quelque chose, c’est un nice to have, un peu un avantage salarié. Voilà, exactement. Un peu comme la carte resto, quoi. Et on veut pas être un avantage salarié. On veut surtout pas être perçu comme étant un outil de QVT un peu cosmétique.

Estelle (34:12.703)
Faut faire plaisir.

Estelle (34:17.439)
Bye !

Estelle (34:26.143)
Mmh.

Olivia Jorel (34:26.574)
Vraiment pas. Pourquoi ? Parce que nous, croit vraiment fermement que la pratique sportive, ça permet d’améliorer sur le long terme la santé physique et mentale des collaborateurs. On en est persuadés. Maintenant, effectivement, ce qui est plus délicat, c’est d’aller le mesurer. C’est-à-dire comment nous, ce qu’on met en place, c’est-à-dire quelque chose de collectif, va permettre d’améliorer la santé individuelle d’un collaborateur qui, in fine, va impacter positivement

la performance d’une entreprise collective. tu vois, c’est tout ce jeu-là et cette mécanique-là qui n’est pas évidente, mais ce qui est sûr, c’est que nous, a commencé à mettre en place des premiers indicateurs de mesures d’impact dans les entreprises et impact à tous les niveaux. C’est-à-dire effectivement, ça va être sur la baisse du turnover, oui, parce que ça apporte quand même un avantage aux collaborateurs, mais aussi sur la baisse de l’absentéisme.

Estelle (34:59.397)
bien sûr, non mais…

Olivia Jorel (35:21.678)
liés notamment à des maladies plus ou moins long terme, des arrêts maladies, etc. Ça permet également d’augmenter la productivité des équipes. On en est persuadés et nous on le voit et on le vit même en interne quand on a des cours de sport. Généralement derrière à 14 heures tout monde va bien, les idées fusent, etc. Donc on est persuadés que ça améliore aussi la productivité des entreprises et derrière du coup la performance. Donc on a commencé nous à mettre en place

effectivement une mesure entre guillemets de l’impact de ce qu’on fait et demain l’idée étant d’aller plus loin, spoil personne, mais effectivement il y a un sujet d’aller peut-être le mesurer à l’individu aussi parce que pour avoir des données un peu plus précises etc. comment une finée individuellement ça m’a permis d’être en meilleure santé.

Et donc comment moi, titre individuel, je participe globalement à ce que collectivement tout le monde aille beaucoup mieux.

Estelle (36:25.245)
Si je vais un poil plus loin, je vais te donner ma vision personnelle, tout à fait personnelle de ce que je vais faire à mes gosses, pour être complètement honnête. Évidemment qu’on parle d’IA dans tous les sens partout. Nous les premiers dans le marketing, bien sûr que l’IA est là.

Olivia Jorel (36:31.074)
Ahahah

Estelle (36:40.709)
Moi je vois plein de choses extrêmement positives avec Lya, je vois une chose extrêmement négative avec Lya, c’est… enfin extrêmement négative, à la fois positive et négative, c’est que Lya nous facilite sacrément en marketing, moi franchement, ça me facilite sacrément la vie. Ce qui me gène un tout petit poil dans l’histoire de ça me facilite, et je l’utilise, ça me facilite beaucoup la vie, c’est que finalement je fais moins d’efforts. Et je sais que quand je fais moins d’efforts, j’ai moins de propension à refaire des efforts.

Et là, moi, je pense à mes enfants. sont jeunes, ils sont en école primaire collège. Et je me dis, mais eux, vont avoir l’IA dès le départ. Donc leur génération, l’effort, va être une… Sachant que dans la vie, globalement, au travail, mais pas qu’eux…

Olivia Jorel (37:19.896)
bah oui, ils l’ont déjà.

Estelle (37:28.275)
Il a toujours un moment où il faut faire des efforts, où c’est moins confortable, où c’est moins facile, où si on veut aller plus loin, ou si on veut réussir, en tout cas il faut aller plus loin. Donc moi mes gamins je te les ai mis au sport. Ma fille elle a 12 ans, elle est au triathlon, comme ça niveau effort. ouais on n’est pas là pour rigoler !

Olivia Jorel (37:40.91)
Oui ! oui !

Estelle (37:44.421)
Le petit à 6 ans et commence le triathlon l’an prochain, ça demande. Je trouve qu’il a… Alors je suis peut-être peu extrême, mais franchement je ne pas. Je pense que, outre le côté santé, dont on a beaucoup parlé, etc., du sport, il a un côté, entre guillemets, goût de l’effort. Je sais pas comment le dire parce que ça ne paraît pas forcément agréable comme ça, goût de l’effort. Mais quand on fait du triathlon, et plein d’autres sports d’ailleurs…

nécessairement c’est pas facile. Et si tu veux aller au bout d’un triathlon, quel que soit le type de triathlon que tu fais, va falloir quand même un peu te donner et passer à un moment où ça va pas être super agréable tout le temps. Il y a des moments super agréables dans la course ou dans la natation, mais il a des moments qui ne le sont pas. Et moi ce que je dis à mes enfants c’est si vous vous aimez le sport, si vous savez faire ces sports là qui sont des sports qui demandent beaucoup d’implications, qui sont pas faciles tout le temps, vous dans la vie c’est sûr que toute votre équipe là du triathlon

tous les gosses qui y sont, c’est sûr que vous allez super bien réussir parce que vous aurez ce goût de l’effort, cette capacité à aller plus loin que le moment qui est difficile. Ce que la société, à mon avis, risque de perdre avec les IA. Qu’est-ce que t’en penses ? Est-ce que c’est une réflexion que vous avez présente à l’esprit avec Traini notamment ?

Olivia Jorel (38:59.342)
Oui, je suis complètement alignée. Moi, je parle de retour à l’effort. effectivement, on vit de toute façon, et les prochaines générations encore plus, dans un monde où tout est rapide, tout est instantané, optimisé, automatisé. Et en fait, je trouve que le sport reste peut-être un des rares espaces où on ne pas tricher.

Estelle (39:07.871)
!

Olivia Jorel (39:29.07)
et où le progrès prend du temps. donc effectivement, je trouve que le sport, réapprend aux collaborateurs, mais même aux individus d’une manière générale, la valeur du temps et de l’effort. Et ça, je pense que ça peut être que bénéfique aussi, ça réancre, j’ai envie de dire, un petit peu plus dans le moment présent aussi. Ça permet aussi de…

de remettre en perspective le fait qu’en entreprise ou ailleurs, effectivement, pour évoluer, pour avancer dans un projet, prend du temps, ça demande des efforts. Parfois, ça passe, parfois ça casse. Parfois, il revenir à zéro et repartir. Mais pour moi, c’est essentiel. Je trouve que ça réancre peu dans la réalité.

et sortir un peu la tête et se dire ok en fait…

La vraie vie, c’est ça. Ce n’est pas instantané, ce pas en claquant des doigts, ce pas rapide. J’ai lu pour revenir sur le sujet de l’IA, un article un jour qui disait que l’IA sera très bénéfique pour ceux qui sont les meilleurs, c’est-à-dire ceux qui sauront s’en servir au bon moment, de manière efficiente, parce que tout n’est pas automatisable, l’IA ne résoudra pas tout.

Estelle (40:34.399)

Olivia Jorel (41:02.058)
il faut se réancrer un petit peu sur ce qu’on sait faire et je trouve que le sport globalement c’est un des meilleurs moyens de pouvoir le faire et peut-être un des espaces aujourd’hui qui est le plus préservé de tout ça finalement.

Estelle (41:17.211)
Super. Écoute, merci infiniment Olivia d’avoir partagé tout ça avec Je vais essayer de faire un petit résumé un peu rapide. On est parti un peu dans tous les sens donc ça va être difficile pour moi de tout résumer. pour donner les grandes idées, ce que tu nous as expliqué. Train me.

Olivia Jorel (41:23.724)
Oui.

Estelle (41:33.663)
C’est un peu le… j’ai beaucoup aimé ton métaphore de ton image du petit bateau dans le grand paquebot. C’est le petit bateau digital, agile, où on va pouvoir faire plein de choses, tester plein de choses, faire les choses peut-être aussi différemment au sein du gros paquebot qui est le groupe des cattelons. Et ça c’est intéressant aussi, même pour des cattelons d’ailleurs, d’avoir ces petits bateaux agiles qui peuvent faire des choses différemment. Toi bien sûr avec Trenmy, ce qui va être extrêmement intéressant, et ça me fait plaisir que tu dises ça parce que moi j’ai

je suis une marketeuse de marque, j’ai été biberonnée à la marque, c’est que vous venez vous bien sûr utiliser la marque Descatelons qui a un asset tellement puissant, incroyable pour pouvoir développer une entreprise, un service, etc. Donc travailler la marque, petit message personnel pour tous les gens qui nous écoutent, travailler la marque reste quelque chose d’absolument essentiel pour pouvoir réussir tout le reste. Mais bien sûr, mais bien sûr, le travail de marque…

Olivia Jorel (42:13.173)
Incroyable.

Olivia Jorel (42:25.262)
J’essaie de travailler très de miens en parallèle mais c’est vrai que bon. Mais oui, c’est incroyable, c’est indispensable.

Estelle (42:31.453)
Et moi je ne cesse de le dire en marketing, c’est qu’on a l’habitude de pouvoir tout traquer en digital et le travail de marque ça ne se traque pas ou en tout cas ça se traque beaucoup moins, mais sauf que sans la marque on peut réussir.

sauf qu’on réussira mille fois mieux avec la marque. Donc travailler la marque, reste ultra important. Ce que tu nous dis aussi, c’est que quand bien même c’est le petit bateau au sein du grand groupe, il y a une espèce de cercle vertueux qui se crée. Bien sûr, vous vous récupérez la marque, vous récupérez aussi des leads, mais vous pouvez aussi renvoyer des leads. nous as expliqué un petit peu tout ce système de fonctionnement entre vous. Vous êtes un service, vous êtes du digital, vous travaillez les RH et puis vous allez avoir

par des quatre qui lui va venir apporter plutôt le produit en soi et que donc tout va pouvoir bénéficier l’un à l’autre donc il a réellement cet effet d’écosystème global à un moment donné tu parlais de ça de cet écosystème global du sport où finalement ce groupe des quatre longs il vient toucher le sport par toutes les entrées

possible et imaginable. De fait, c’est vertueux pour tout parce que quand on parlait de B2B, de B2C, on disait on est la même personne quand on est au travail et quand on sort du travail. Donc, si on se met au sport dans le cadre professionnel, nécessairement à moment donné, va venir au sport dans le cadre privé. Si on équipe un cadre professionnel, à un moment donné, on va devoir équiper probablement le cadre privé. Donc finalement, alimente tout. On a parlé aussi de cette différenciation d’ailleurs entre B2B et B2C.

pour finalement arriver au constat que le B2B c’est du B2C presque amélioré parce qu’il faut encore aller un poil plus loin, un cran plus loin dans la compréhension de nos consommateurs parce qu’ils sont pluriels. Et puis tu nous disais aussi que le marketing qu’on va pouvoir faire, que vous allez pouvoir faire avec Traimi, c’est ce principe de marketing d’où dans le sens où on n’est pas que dans l’acquisition, on est dans la vie globale du client. Et ça c’est vachement intéressant parce qu’il y a comment engager les personnes, comment leur faire adopter le produit, comment faire en sorte qu’elle reste

Estelle (44:32.821)
avec le produit, comment faire en sorte peut-être qu’elle continue derrière. Donc il y a tout un travail qui vient comme ça découler, qui est pas seulement ce travail de entre guillemets startup, d’installer un logiciel qui va fonctionner super bien machin avec j’imagine un abonnement des ARR etc. C’est pas que ça finalement, on n’est pas qu’un sas voilà, il y a d’autres choses à aller chercher, c’est quand même super super intéressant. Et vous êtes les tellement loin que tu me disais ben en fait on vient créer, on vient chercher à

Olivia Jorel (44:47.827)
Exactement, on n’est pas en sas.

Estelle (45:02.047)
intégrer le sport comme un indicateur de performance des entreprises qu’on va pouvoir finalement, petit à petit, plus ou moins, qu’on va pouvoir aller mesurer, qu’il va pouvoir réellement faire partie de la bonne santé d’une entreprise, de la bonne santé de fait de ses employés, que tout ça participe réellement. n’est pas juste cosmétaux pour faire joli, pour faire bien sur la ligne RSE et dire, regardez, on a fait le boulot, on a fait ce qu’il fallait. C’est qu’on le sait, le cerveau fonctionne mieux. Là, pour le coup, je suis pas spécialiste.

Olivia Jorel (45:25.336)
Exactement.

Estelle (45:32.173)
Le cerveau fonctionne mieux quand le corps est en mouvement parce que tout vient se bouger, le sang circule. J’imagine qu’il plein de choses chimiques qui se passent, mais il n’empêche que, c’est prouvé, le sport vient aider les performances intellectuelles, donc le sport vient aider les entreprises et tous fonctionnent en positif l’un avec l’autre. Pour finir sur, d’un point de vue peut-être plus sociétal, il y arrive le sentiment d’effort, de besoin de travailler l’effort, d’aller plus loin, de ne tricher, d’être dans le vrai et d’aller…

parfois un petit peu dans le dur pour arriver à des choses positives, le sport c’est un formidable moyen de le montrer aux équipes, de le montrer par l’exemple finalement en le faisant. Merci beaucoup Olivia de nous avoir présenté tout cet écosystème que je trouve assez fascinant et d’appétence personnelle parce que moi je suis nouvelle sportive, ça fait quelques années que je fais vraiment du sport mais j’ai mis le doigt dedans, c’est foutu maintenant je pense.

Olivia Jorel (46:17.152)
Merci à toi Estelle.

Olivia Jorel (46:25.262)

On est vite piqués.

Estelle (46:31.247)
Une fois qu’on est piqué, on est piqué. Mais je trouve que c’est vraiment super intéressant d’aller. Évidemment, c’est sympa comme thème que de se dire, moi je travaille tous les jours dans le sport, etc. Surtout que tu me disais, toi tu es une passionnée de sport et toutes les équipes plus ou moins, tout le monde aime le sport d’une manière ou d’une autre chez Descat ou dans le groupe. Mais hormis ça, d’un point de vue marketing, je trouve que c’est super intéressant toute cette…

cet écosystème global. C’est vraiment ça que je retiens, cet écosystème global autour du sport qui finalement peut être intégré à toutes les étapes d’un business. Si on veut peut-être te poser des questions, aller plus loin, travailler avec toi, intégrer pourquoi pas à Traimi dans son entreprise, où est-ce qu’on peut te retrouver Olivia, dis-moi.

Olivia Jorel (47:04.238)
Oui.

Olivia Jorel (47:15.227)
On peut me retrouver sur LinkedIn directement, Olivia Jorel, tout simplement, avec grand plaisir pour échanger. Yes !

Estelle (47:17.535)
Eh ben génial. Je mettrai le lien. Je met… Super, je mettrai le lien bien sûr dans les notes de l’épisode. Olivia, merci beaucoup, c’était un bonheur de te recevoir. T’es la bienvenue quand tu veux sur le podcast du marketing.

Olivia Jorel (47:31.502)
Ça marche. Merci beaucoup Estelle. À bientôt.

 

 

 

 

 


 

 

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Le podcast : le média d’influence que les marques sous-estiment – Episode 329

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Et si le podcast était aujourd’hui l’un des médias les plus puissants pour construire votre influence ?

Dans cet épisode, je reçois Adeline Cointe, attachée de presse et fondatrice d’Haut comme 3 comm®, pour explorer un angle encore trop peu traité : le podcast comme levier marketing et RP.

On ne parle pas ici de lancer son propre podcast. On parle d’utiliser le podcast comme un véritable média d’influence, pour gagner en visibilité, en crédibilité et en autorité.

Parce qu’aujourd’hui, les règles du jeu ont changé. L’attention est fragmentée. La confiance est fragile. Et les marques doivent trouver de nouveaux moyens pour exister durablement dans l’esprit de leurs prospects.

Le podcast coche toutes les cases.

 

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Transcription de l’épisode

Bien souvent, quand on parle d’influence, on pense d’abord aux réseaux sociaux, à la vidéo, aux créateurs de contenu, aux campagnes visibles, immédiates, massives. Et pourtant, il y a un média qui avance plus discrètement, mais avec une puissance redoutable pour les marques. Ce média, c’est le podcast.

Le podcast n’est plus seulement un format de contenu sympa à lancer pour faire comme tout le monde. Il devient un véritable levier d’influence, de notoriété et de crédibilité. Il permet d’installer une voix, un point de vue, une expertise. Il permet surtout de créer une relation de confiance rare, parce qu’on entre dans le quotidien des gens, dans leurs écouteurs, dans leur voiture, dans leurs moments de concentration. Et ça, pour une marque, c’est précieux.

Les chiffres commencent d’ailleurs à le confirmer. Une étude Publicis Media x Hawk montre qu’un message diffusé en podcast peut générer jusqu’à 75 % de mémorisation. C’est énorme. Dans un monde saturé de contenus que l’on scrolle sans vraiment les voir, le podcast offre du temps, de l’attention et de la présence. Et c’est précisément ce qui change tout.

Autre signal intéressant : un podcast sur deux repose sur une interview. Cela veut dire que ce média est aussi l’un des plus accessibles pour les entreprises, les experts et les dirigeants qui veulent prendre la parole sans forcément créer leur propre show. Vous n’avez pas besoin de construire toute une machine média pour exister dans l’audio. Vous pouvez aussi vous appuyer sur des podcasts déjà installés, déjà écoutés, déjà crédibles.

C’est là que le sujet devient passionnant d’un point de vue marketing. Parce qu’au fond, la bataille ne se joue pas seulement sur la visibilité. Elle se joue sur le fait d’être identifié, reconnu, retenu. Et quand on sait que 50 % des requêtes Internet se font sur un nom de marque, on comprend tout de suite l’enjeu : avant même de convertir, il faut déjà être connu.

Dans cet épisode, on va donc regarder le podcast sous un angle très concret. Pas comme un simple format éditorial. Pas comme une tendance de plus. Mais comme un média d’influence à part entière, à examiner sérieusement pour sa rentabilité, sa capacité à construire la confiance et son accessibilité pour les marques qui veulent prendre la parole autrement.

Estelle (00:33.054)
Bonjour Adeline, bienvenue sur le podcast du marketing.

Adeline Cointe (00:36.788)
Bonjour Estelle, bonjour à tous !

Estelle (00:39.442)
trop contente de te recevoir Adeline. On va parler d’un sujet que je connais très très très bien mais dont je ne parle jamais parce que pour tout dire, j’y avais pas pensé. C’est toi qui venu me voir et qui m’a dit mais Stél, enfin, il faut absolument qu’on parle du podcast, non pas du podcast comme comment faire un podcast, comment voilà, on pose souvent la question, voilà, il y a plein d’autres podcasts qui sont bien plus spécialisés là-dedans que moi dans le son, etc. Mais non, tu m’as dit non, il faut parler du podcast.

comme média pour les entreprises et comme média RP, relations presse. Donc je trouvais le sujet super, super intéressant. Adeline, avant qu’on rentre dans le vif du sujet, est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais

Adeline Cointe (01:22.446)
plaisir. Donc Adeline Cointe moi j’ai créé Haut comme 3 comm, donc en effet je suis attachée de presse et je permets donc aux entreprises de se rendre visibles en fait sur les médias pour gagner en autorité, en crédibilité et bien sûr aussi en visibilité pour gagner aussi la confiance de leurs prospects et j’ai notamment une appétence pour les podcasts qui est un des nouveaux médias et qui en effet fait vraiment sens aujourd’hui et on va revenir dessus là pendant l’épisode.

Estelle (01:50.43)
Génial, quand tu me dis autorité, crédibilité, visibilité, c’est vraiment le truc des podcasts. Moi, c’est ce que je dis très, très, très souvent. Le podcast n’est pas nécessairement fait pour tout faire, notamment la conversion. peut participer à la conversion, mais pour moi, ce n’est pas le but premier. En revanche, tout ce qui est de l’ordre de la visibilité, de l’autorité, de la crédibilité, du territoire de marque, du positionnement, tous ces éléments-là qui ne pas faciles à travailler en général, le podcast vraiment, c’est le média qui permet de le faire parce qu’on…

On a du temps parce qu’on a cette proximité. On écoute souvent avec des écouteurs à un podcast ou alors dans la voiture. On est dans un univers très personnel, très privé. Moi je dis souvent très sensuel au sens du mot sens. On est très proche, en tout cas par exemple en l’occurrence moi, ma voix est très proche des oreilles des auditeurs. C’est vraiment quelque chose d’un petit peu particulier et qu’il faut travailler d’un point de vue marque. Les marques sont en train de se l’approprier. Tu vois la semaine dernière,

j’étais à une conférence sur le sujet, alors pas que des podcasts, mais sur le sujet de l’influence et de comment l’influence, et notamment pas que l’influence B2C, mais maintenant aussi l’influence B2B est en train de commencer. Comment est-ce que les marques doivent prendre un petit peu ces nouveaux médias ? Souvent elles sont encore un petit peu frileuses, ça tu vas me dire si t’es d’accord avec moi, mais moi ce que je vois c’est que souvent elles sont, et c’est bien normal, encore un peu frileuses parce que…

On découvre encore ces médias-là. L’idée aujourd’hui, c’est justement d’en parler. Qu’est-ce que tu en penses toi ? Est-ce que les entreprises que t’accompagnes viennent naturellement sur le podcast ? Est-ce que tu es un petit peu obligé de les aiguiller ? Comment ça se passe, dis-moi ?

Adeline Cointe (03:24.96)
il y a eu quand même une forte augmentation des podcasts et de leur pertinence sur badir dans la dernière année. Ça a été vraiment un tournant, là l’ai senti. Par contre les entreprises, c’est plutôt moi qui les amène aux podcasts. J’ai souvent, mais j’ai peur, j’en ai jamais fait, qu’est-ce que je vais raconter, comment ça se passe ? Et qui en fait, après les premiers enregistrements, me disent Adeline, c’est quand les prochains épisodes ? C’est super, c’est super chouette comme format, j’ai adoré. Il se passe quelque chose.

comme tu dis, ce côté sensuel, le côté du sens. Pour moi le podcast ça crée un cocon, ça enveloppe en fait à la fois nous deux par exemple qui parlons mais aussi les auditeurs qui sont là aujourd’hui avec nous.

Estelle (04:06.904)
C’est vraiment effectivement… Alors j’entends ce que tu dis sur j’ai peur, etc. Et c’est absolument normal parce qu’on ne pas à quelle sauce on va être mangé quand on vient sur un podcast. Moi je le dis très très souvent avec mes auditeurs, le but c’est de se sentir comme dans un canapé à la maison et on discute. Et bien sûr qu’il faut aussi choisir son podcast, je pense, en fonction de ça et de voir quel lien, abéance on peut avoir avec la personne qui produit le podcast. Mais normalement…

Globalement on est d’accord Adeline ça se passe bien, on est plutôt bien reçus sur les podcasts je pense.

Adeline Cointe (04:41.55)
Oui, tout à fait. Là, tu vois, j’ai eu plus de 100 épisodes pour mes clients et moi. Jamais il y a eu un souci sur un podcast. Tout se passe bien. Au contraire, c’est, comme tu le dis, plutôt convivial, plutôt humain. Et je pense aussi que c’est ce qui plaît aux dirigeants, c’est que c’est moins formel finalement qu’une interview, plateau télé où il faut se tenir bien, etc. Le podcast, en effet, il a quelque chose de beaucoup plus convivial et qui rend aussi l’épisode plus accessible finalement pour vos prospects.

promis les podcasters ne mangent pas tout se passe bien et ce côté appétence que tu évoques est très important on va passer 20 minutes 30 minutes 45 minutes une heure aux côtés du podcaster pour venir se faire interviewer il faut qu’on soit sûr qu’on soit en phase avec la personne est ce que sa façon de s’exprimer ça ressemble à ce que vous pensez est ce que ses valeurs et ses convictions au podcaster vous ressemble est ce que quand vous écoutez les épisodes vous vous sentez à l’aise vous vous sentez bien en effet il faut pas que ce soit forcé

sinon ça n’ira pas pour personne finalement, ni pour les auditeurs, ni pour le podcaster, ni vous en tant que marque pour passer sur le podcast.

Estelle (05:49.184)
Oui, a un côté qui est d’ailleurs, pense, dans l’ère du temps, il a un côté très naturel, j’ai envie d’utiliser un mot qui est ultra galvaudé en ce moment, mais je vais quand même le mettre, qui est authentique, qui est le mot qu’on entend partout, versus l’IA. Tout le monde le dit, là, j’invente pas. Les marques ont besoin d’authenticité parce qu’elles doivent prouver que ce pas de l’IA, parce qu’on est des humains et qu’on aime, l’humain aime l’humain, et donc il faut pouvoir faire des choses qui sont vraies. Je vais pas revenir sur…

la pub d’Intermarché à Noël dernier qui a fait un buzz mondial parce que c’était justement une pub qui n’avait pas été créée par Ilya. Je ne pense pas qu’initialement il l’ait fait pour ça. Je pense que ça a été vraiment juste quelque chose d’assez naturel. Mais il a quand même quelque chose autour de je fais quelque chose de vrai. Et c’est vrai que le podcast a ça de différents d’autres médias et notamment de la radio. pourrait se dire finalement le podcast, la radio, c’est un peu pareil. Sauf que non.

La radio, c’est un média professionnel, un média qui est léché où le son est absolument parfait. Et c’est très bien, je ne pas du tout en train d’opposer les deux, mais le podcast, c’est quand même quelque chose qui a été fait par des amateurs à la base, souvent, qui ont un petit peu bricolé, qui se sont professionnalisés avec le temps. commence, moi ça fait sept ans, le podcast, donc ça commence à arriver à une certaine maturité. Il n’empêche qu’on est encore dans la discussion naturelle. D’ailleurs, je te le disais en off juste avant qu’on appuie sur enregistrer. Moi, ce que je veux, c’est des discussions.

Donc si on se trompe, si on bafouille, si il a… C’est pas grave, je m’en fiche parce qu’en fait, je sais que mes auditeurs, qu’ils viennent chercher, c’est cette discussion d’avoir accès d’être la petite souris. dis souvent ça. Les auditeurs sont la petite souris qui entendent la discussion entre deux personnes qui aiment le marketing, la communication, etc. Et c’est ça aussi qui fonctionne sur le podcast. C’est que finalement, c’est beaucoup plus naturel, authentique et du coup, on y croit plus. Et il y a un effet trust d’y croire vraiment.

de confiance qui se crée, très forte sur le podcast. C’est ça que viennent chercher notamment les marques. C’est ce côté confiance qu’on vient voir sur le territoire, sur la conquête de marque.

Adeline Cointe (07:55.246)
La confiance aujourd’hui, faut se dire que déjà en période de crise économique, le consommateur, le prospect, le client final va être beaucoup plus méfiant, va aller chercher à plus d’endroits pour se renseigner sur vous. Et ce côté authenticité qui en plus n’est pas une authenticité que vous valorisez vous-même. Ce n’est pas vos propres canaux de communication quand vous passez sur le podcast de quelqu’un d’autre. C’est aussi une crédibilité qui vous est accordée par un tiers.

par un média, par le podcaster. Donc là, le consommateur va être aussi prêt à vous faire confiance plus facilement. Et par rapport à l’authenticité, par rapport à l’IA aujourd’hui, en plus, il a une défiance énorme sur tous les contenus qui sont produits. Les gens, même un contenu qui n’est pas fait par l’IA, sont capables de dire, qu’est-ce que c’est que ce contenu IA ? Mais non, en fait, ce n’était pas un contenu IA. Donc la défiance, elle est là et la voix, ne trompe pas.

bien d’accord et d’autant que l’IA, on oublie quand même que c’est les LLM, tout ce qui est Tchadjipiti et consor ont été prévus sur des probabilités. fait quel est le mot le plus probable après la suite de caractères que j’ai tapé avant ? Donc on ne réinvente rien alors que le podcast vous allez apporter aussi une certaine singularité qui aujourd’hui à mon sens est précieuse pour convaincre les prospects.

Estelle (09:24.216)
C’est ce que je disais en introduction, c’est que quand on veut travailler du positionnement, du territoire de marque, ce qui est toujours difficile parce que travailler un positionnement, on a beau décider de notre positionnement. après, c’est l’audience qui va décider si elle s’accroche dessus ou pas. c’est toujours très compliqué de venir travailler ça. Sur un podcast, on va avoir cette opportunité là d’aller poser les choses dans le temps, d’aller poser son discours, d’aller…

d’aller avoir plus que juste un slogan publicitaire finalement et d’installer les choses, d’installer une personnalité aussi. est par exemple, je ne pas, le DG d’une marque ou le directeur marketing ou autre, peu importe, qui vient parler au nom de l’entreprise. On vient poser des choses plus dans le long terme, plus dans la conquête de territoire finalement. Est-ce que ça, c’est quelque chose que tu retrouves comme étant un point d’ancrage vraiment fort sur le podcast pour tes marques

Adeline Cointe (10:18.039)
Tout à fait, Conquête de territoire en plus à plusieurs sens. À la fois le territoire, on va dire, digital, géographique, on occupe l’espace, mais aussi le territoire mental. On vient s’ancrer dans la tête de notre prospect pour plus tard. Donc en termes de Conquête de territoire, le podcast, ça ouvre en fait la découvrabilité. Plus de personnes vont pouvoir connaître votre marque, c’est bien fait. Donc du coup, il a un côté de partage finalement en venant ouvrir plein de portes, plein de chemins.

qui vont mener à vous, à votre marque, à votre expertise et à ce que vous apportez sur votre marché. Et cette découvrabilité-là, elle est précieuse parce que jusque-là, en marketing, on le sait tous, on avait l’habitude de dire qu’il fallait à peu près sept points de contact avant de passer à l’acte d’achat. Aujourd’hui, on n’est pas forcément sur sept points de contact, ça a pas mal évolué, c’est plutôt passer sept heures avec le prospect.

Pour passer cette heure avec un prospect, quand on publie juste sur les réseaux sociaux où les posts sont lus en quelques secondes, ça peut être un peu long. Donc le podcast, comme tu le disais, il a ce côté temps long, on prend le temps et un podcast d’une heure que quelqu’un va avoir écouté, c’est une heure où votre prospect va être avec vous et pas un seul prospect.

Estelle (11:16.023)
C’est long.

Adeline Cointe (11:31.733)
mais tous les auditeurs du podcast en même temps. Ça veut dire que vous n’êtes pas obligé de faire un call de 7 heures avec tous vos prospects. Donc ça c’est hyper, hyper précieux aussi cette conquête même dans leur écosystème. Tu le disais, c’est le podcast, c’est le média aussi du quotidien. On va rentrer en fait dans leur vie. Le podcast, il est consommé sur des situations de vie. Pendant le trajet, quand on cuisine, quand on fait le ménage, quand on fait du sport ou sur la pause déjeuner. Il y a vraiment des temps de consommation.

des épisodes, donc on rentre aussi dans le quotidien des prospects qui vont finalement nous voir comme quelqu’un de familier. Il a cette notion finalement de biais de simple exposition. C’est ce biais de familiarité en fait. le prospect vous entend, plus il a l’impression que vous faites partie de son quotidien, moins il aura de difficultés finalement à sortir sa carte bleue et de travailler avec vous.

Estelle (12:26.434)
Il y a vraiment cet effet, on en parlait tout à l’heure, de confiance qui fonctionne. Je suis d’accord avec toi, avec ce biais de simple exposition, on a passé du temps avec quelqu’un à l’écouter, donc notre cerveau aussi, il choisi de continuer à écouter, il ne va pas se dédire, il va se dire c’est que je suis quand même assez intelligent, c’est que la personne est intéressante, donc je peux lui faire confiance, donc il a un effet positif. y a un deuxième élément, tu en as un petit peu parlé à l’instant, c’est cet effet miroir, c’est-à-dire que la personne qui reçoit sur un podcast,

Si on écoute un podcast régulièrement, on fait confiance à cette personne. Et de fait, la personne qui est reçue, l’invitée sur le podcast, récupère la confiance de l’autre. Si l’autre d’un podcast invite quelqu’un, je peux lui faire confiance parce que je sais que cet autre de podcast invite des bonnes personnes. Il y a vraiment un effet, un double effet de confiance qui se crée. J’ai passé du temps avec la marque et la marque a été invitée par quelqu’un de confiance. Donc on vient apporter…

cette double confiance finalement à la fin de l’épisode, on n’a plus ou beaucoup beaucoup moins cette question de est-ce que c’est la bonne personne, est-ce que c’est la personne qu’il me faut, est-ce que c’est une personne que je peux croire, etc. Ce qui encore une fois dans tout notre univers de défiance est un élément super super important et fort du travail. Il y a un autre élément qui est intéressant, même si on en est encore un peu au début, mais c’est intéressant d’aller chercher ça, c’est les LLM, on le sait donc tout.

les chats GPT, Gemini, Claude et autres viennent récupérer des informations sur le net, sur plein d’endroits, mais notamment sur les podcasts. Ça, c’est un élément super intéressant pour venir ancrer son SEO, son GEO via les podcasts. Qu’est-ce que t’en penses, toi ?

Adeline Cointe (14:14.09)
Oui, tout à fait. D’ailleurs, tu as eu un épisode il n’y a pas longtemps sur ce sujet-là et la personne que tu as reçue a expliqué que c’est ce côté autorité. Aujourd’hui, on est sorti de l’ère du backlink, où avant, en SEO, il fallait absolument qu’il un backlink qui emmène vers notre site, qu’il soit en do-fo-lo. Il avait même tout un tas de clauses particulières, que ce soit cohérent. Aujourd’hui, la cohérence, finalement, c’est vous qui allez devoir la porter sur vos différents canaux. Comment on vous reconnaît finalement ? Qu’est-ce qu’on va

dire de vous, c’est votre autorité, c’est qu’est-ce que vos prospects disent de vous parce qu’ils vous ont identifié comme la personne qui a tel positionnement sur tel marché avec telle expertise et de façon cohérente. Donc ça moi je trouve que c’est hyper chouette aujourd’hui quelque part on crie un peu sur les IA mais en même temps en ramenant cette cohérence on va aussi éviter certains postes un peu creux sur les réseaux sociaux je pense que ça va aider à ce niveau là et de montrer toujours votre

cohérence avec surtout tous les supports dont les podcasts et le podcast en fait, le podcaster il va vous mentionner à la fois dans la description de l’épisode et un podcaster il faut pas oublier qu’en fait il va aussi communiquer sur son épisode donc il aura potentiellement un article de blog potentiellement une parution dans la newsletter du podcaster potentiellement des parutions sur ses réseaux sociaux pour faire connaître l’épisode donc en fait c’est autant de sites finalement que quelqu’un parle de vous sur LinkedIn c’est le site d’autorité c’est LinkedIn qui parle

de vous et le podcaster quand il parle de vous dans la description de son épisode c’est aussi l’hébergeur donc par exemple Auchat qui est devenu aussi un site qui compte aujourd’hui et donc qui va vous mentionner vous avec vos noms, prénoms, votre expertise et potentiellement votre site internet donc forcément pour le LLM c’est tout bénéf parce que c’est pas vous qui parlez de vous-même et ça c’est ce que les LLM regardent aujourd’hui quelle est la crédibilité de la personne à l’extérieur de ce qu’elle veut bien dire d’elle

Estelle (16:12.6)
Ouais, c’est vrai que ça paraît logique en fait quand on se pose la question comme ça. Si quelqu’un me dit je suis formidable, je vais dire, bah écoute, t’es bien sympa, je veux bien te croire, mais enfin qu’est-ce qui me dit que c’est vrai ? Si quelqu’un d’autre vient prendre la parole ou si quelqu’un d’autre te donne la parole et donc utilise sa propre crédibilité, met en cause sa propre crédibilité en donnant la parole, de fait, ça va avoir un poids qui est nécessairement plus important.

Effectivement, que tu dis est juste aussi, c’est qu’il y a un effet de halo de communication qui est très, très fort. Un podcast, un podcaster, n’importe quel podcaster, nécessairement va venir communiquer sur ces épisodes parce qu’on a besoin de ça pour faire rayonner le podcast. pas oublier qu’un podcaster, ce qu’il veut lui aussi, c’est que son podcast soit écouté par un maximum de personnes. Donc de fait, il va faire votre job de communication, ce qui ne vous empêche pas, je le dis à toutes les personnes qui viennent sur des podcasts, qui ne vous empêchent pas de faire la communication de l’épisode.

C’est l’intérêt de tout le monde. Mais la réalité est là. Le podcaster qui reçoit vient faire la communication bien souvent sur, tu disais, un blog, une newsletter, de plus en plus, les newsletters qui sont en train de monter très fort. Maintenant, YouTube beaucoup, parce que la vidéo est entrée. Donc YouTube vient porter beaucoup, beaucoup de choses. Je rappelle que YouTube, c’est Google. Donc il a encore plein, plein de choses qui se passent à ce niveau-là. Les vidéos sont en train de rentrer sur les plateformes elles-mêmes de podcasts. Apple Podcast, n’y est pas encore. Spotify commence.

Donc y a beaucoup, beaucoup de choses qui sont en train de se jouer. On va pouvoir récupérer des shorts, on va pouvoir avoir une diversité de communication qui sortent d’un seul épisode de podcast. Donc ça, c’est aussi un élément super, super intéressant. Il y a un autre élément, moi, je trouve, qui fait très, sens dans le fait de passer sur les podcasts, c’est que finalement, il a une espèce de cercle vertueux en termes de croissance quand on vient passer…

sur un podcast, sur des podcasts, parce que d’ailleurs, je sais pas quelle est ta position là-dessus, mais moi je pense que l’intérêt, c’est aussi de passer sur plusieurs podcasts, pas nécessairement un seul. Souvent on se dit, tiens, je vais passer sur un podcast, puis je vais voir ce qui se passe. vérité, alors moi je suis ravie quand on me dit que c’est chez moi qu’on veut passer, mais la question n’est pas là. Ce qui est intéressant, c’est d’avoir une espèce de momentum et d’aller travailler sur plusieurs éléments. Qu’est-ce que tu en penses ?

Adeline Cointe (18:29.227)
Je te rejoins, tu fais bien de le mentionner, je te remercie. En effet, je n’en avais pas parlé. Un seul podcast, c’est vrai que c’est bien, mais ça ne pas énormément. Alors qu’on parlait tout à l’heure de la première phase, la partie conquête. Plus on va passer sur des podcasts, plus on va favoriser ce biais de familiarité, ce biais de simple exposition, plus on va être au contact des prospects et plus on va bénéficier de cette histoire des 7 heures au contact aussi de nos prospects. Et surtout, ce qui est précieux aussi sur un podcast, c’est que chaque podcasteur a

sa ligne éditoriale, mais à sa sensibilité personnelle, ses questions. en fait, vous allez vous rendre compte que c’est une mine commerciale énorme pour vous parce que si vous utilisez à bon escient vos épisodes, vous le réécoutez parce que ça…

Ça fait partie des erreurs aussi que toutes les marques font. j’aime pas me réécouter. Oui non mais moi non plus j’aime pas me réécouter mais en fait c’est précieux de se réécouter. Déjà on évolue, on s’améliore pour la prochaine fois en entendant tous nos tics de langage. Je vous promets vous allez les entendre moi aussi et pourtant ça fait très longtemps que je passe sur des podcasts. Mais justement vous essayez de vous améliorer pour la prochaine fois et surtout…

Estelle (19:28.29)
C’est pas grave.

Adeline Cointe (19:34.491)
Les questions du podcasteur. C’est aussi des questions potentiellement que votre cible peut se poser. Donc ce sont des idées de contenu, des idées d’articles, des idées de poste que vous allez pouvoir faire justement pour atteindre et convaincre votre cible. Et la sensibilité, la ligne éditoriale, vous allez pouvoir aborder plusieurs angles sur votre même expertise. Donc ça c’est pareil pour notamment les LLM, ça montre que vous êtes capable aussi de vous adapter

à tout un tas de situations, tout un tas d’angles. Donc c’est hyper précieux de passer sur différents podcasts avec chacun leur sensibilité. Cette notion bien sûr de maillage et de top of mind en fait aussi. allez être la personne à qui on pense sur votre sujet. Alors bien sûr, avoir travaillé quand même le positionnement avant. On va pas non plus sur un podcast à n’importe quel moment de son entreprise. Il faut avoir un positionnement quand même assez solide. Alors bien sûr, comme tu le disais Estelle,

le prospect va se l’approprier, notre positionnement, comment il va y réagir. Mais s’il n’est pas travaillé, ça ne sert à rien non plus d’aller sur un podcast. Le but c’est qu’on puisse vous identifier comme une personne à la fois experte et de confiance.

Estelle (20:49.836)
Je suis d’accord avec toi, il faut avoir un truc à dire. Après, il y a plein de podcasts différents avec des thèmes différents. Tu as des podcasts d’inspiration, as des podcasts plus d’éducation, tout va dépendre du podcast sur lequel on va paraitre. Mais moi, pense qu’il faut venir un petit peu préparer. Sur mon podcast, j’aime bien que les choses soient naturelles. Donc je dis souvent à mes invités, préparez pas trop. Parce que moi, ce que j’aime, c’est d’avoir cette vraie discussion entre nous. En revanche, il faut quand même préparer au sens de…

Si on vient sur un… C’est un effort, c’est souvent un effort financier aussi de venir sur un podcast. C’est pas nécessairement gratuit de venir sur un podcast parce qu’on vient chercher de l’audience tout simplement. Donc il faut quand même pas complètement se louper. Il faut savoir ce dont on veut parler et dans quel terme et pourquoi. C’est pas nécessairement surtout l’erreur, pardon, je me permets de le dire parce que je l’ai vu, je le vois de moins en moins, je me permets de le dire. L’erreur première, c’est ne scriptez pas tout ce que vous allez vouloir dire dans le podcast parce que vous ne saurez pas le faire.

Pour le coup, lire un texte sans que ça s’entende que ça soit lu, il être un minimum pro pour que ça s’entende pas. Ça s’entend toujours. Donc en revanche, il faut prévoir les grands piliers de communication. C’est vraiment, c’est ce que tu disais finalement, un podcast, ça va permettre aussi de poser ce que moi j’appelle les piliers de communication, les grands thèmes sur lesquels on va parler, sur lesquels on veut être reconnus, sur lesquels on veut apparaître comme vraiment le, spécialiste.

Et c’est intéressant de les avoir et de les proposer aussi potentiellement au podcaster. Tout dépend de comment le podcaster, la podcaterie s’est organisée. Chacun travaille peut-être différemment, mais c’est intéressant déjà en amont de savoir quels sont les sujets vers lesquels on va vouloir aller. Qu’est-ce que tu en penses ? Est-ce que tu prépares tes clients ? Tu leur demandes de préparer ce genre de choses ? Comment est-ce que vous travaillez ?

Adeline Cointe (22:36.639)
Alors j’aime pas en effet le discours tout prémâché parce que moi qui suis une grande auditrice de podcast je déteste ça et ça s’entend et comme tu dis moi je sais que j’ai fait de la radio un temps où j’avais des chroniques donc chronique en plus c’est quelque chose qui est déjà très préparé, il a un texte déjà et même ça j’arrivais à ce que ça fasse pas quelque chose de lu donc c’est une compétence qui s’acquiert petit à petit donc faites le pas, n’apprenez pas par coeur parce qu’en fait vous allez être perturbé si…

à un moment donné vous avez le…

Adeline Cointe (23:14.173)
Désolée. Donc après vous allez être perturbé si jamais vous loupez un mot. Vous allez bafouiller encore plus, vous allez pas réussir à vous rattraper. Et même le podcaster en fait qui lui est habitué à poser des questions va rebondir au fur et mesure de ce que vous allez dire et ça ne sera pas forcément dans l’ordre que vous, vous aviez imaginé. Donc en fait vous avez toutes les chances d’être perturbé si c’est trop trop scripté, trop préparé en amont. Par contre…

Pour aller sur un podcast, est important quand même de connaître le podcaster. Quelles sont ces questions signatures ? Comment ça se passe ? Est-ce que c’est vous qui vous présentez ou est-ce que le podcaster vous présente ? Est-ce que à la fin de l’épisode, le podcaster vous demande de trouver quelqu’un, de proposer un autre nom ? Parce que si oui, j’ai déjà entendu des gens qui bafouillent, je sais pas, ou qui donnent un nom complètement hors ligne éditoriale. Tout ça, c’est des choses qui font que votre épisode finalement va être percutant. Et pourquoi pas mentionner des fois d’autres épisodes.

tout bénéfique pour le podcaster. Ça montre déjà que vous avez écouté mais en plus de ça lui il va pouvoir faire un maillage entre ces articles de blog. bah telle personne a parlé du podcast qu’on avait fait avec telle personne ou a évoqué tel sujet qu’on avait aussi évoqué avec telle autre personne. Donc finalement c’est cette préparation là qu’on attend quand vous passez sur un podcast.

Estelle (24:34.818)
Et c’est intéressant de toujours, je pense, garder en tête le côté, ça reste un média du naturel. Et donc, si on le prépare trop, finalement, on vient perdre ce naturel. Ce qui est dommage parce que ce que viennent chercher les auditeurs et les auditrices, c’est exactement ça. C’est le naturel. C’est donc la vérité de la marque. C’est l’ADN de votre marque, de ce que vous avez à proposer. Donc, gardez-le absolument comme ça. C’est vraiment l’occasion. C’est rare finalement les occasions où une marque peut apparaître naturelle.

C’est assez précieux. J’ai un peu une dernière question. Alors je sais que c’est un thème toujours un petit peu touchy, mais qu’est-ce que tu penses ? a de plus en plus, le Média Podcast est en train d’arriver doucement à maturation. C’est un média qui a 7, 8, 9 ans en France maximum. Et encore quand je dis 9 ans, il n’y avait pas grand monde il a 9 ans. Donc c’est vraiment un média qui est encore jeune. Ça fait deux, trois ans, moi, je vois deux, trois ans qui commencent.

à être pris de façon plus professionnelle avec de plus en plus de podcasters qui se sont formés, qui se sont professionnalisés. Donc les marques arrivent doucement. Avec la professionnalisation arrivent les budgets, c’est-à-dire qu’on a de plus en plus de podcasts qui sont payants. Le passage sur un podcast va être rémunéré, je le disais pour une raison simple, c’est que le podcaster a construit une audience et c’est cette audience qu’on vient chercher. n’est pas juste pour le plaisir en général de passer sur un podcast. Là, je parle des…

souvent des gros podcasts. On parlait en off tout à l’heure du podcast Legend de Guillaume Plé qui a des tarifs à priori annoncés. Après je ne pas copine avec Guillaume Plé, je ne sais pas quels sont exactement les tarifs, mais enfin qui annoncent des tarifs qui sont extrêmement coûteux, en tout cas qui sont proches des tarifs qu’on peut avoir sur de la télé. Il est vrai que le podcast commence à se rapprocher de la télé et dans les audiences. On a vu des audiences qui dépassent parfois

celle de la télé et dans les mécaniques puisque la vidéo arrive, etc. Comment tu te positionnes, toi, avec tes clients vis-à-vis de ça, vis-à-vis du côté financier des podcasts ? Est-ce que tu regardes des systèmes de ROI ? Comment est-ce que tu travailles ça avec tes clients, dis-moi

Adeline Cointe (26:49.64)
Alors en tant qu’attaché de presse, nous notre rôle c’est quand même plutôt tout ce qui va être éditorial, donc la partie non payante. Par contre, pour autant, je pense que c’est important de mettre dans son budget aussi une partie finance en fait pour passer sur des podcasts.

On l’a expliqué là depuis peut-être une demi-heure, trois quarts d’heure, le podcast aujourd’hui c’est devenu le média sur lequel il faut être. Il faut se dire quand même que sur un podcast il y a eu une étude publiciste C-Hawk qui reprend quand même que un épisode de podcast est mémorisé à 75%. Je sais pas si vous vous rendez compte, tout ce qu’on consomme sur les réseaux sociaux, les gens scroll, qu’est-ce qu’ils vont retenir ? Pas grand chose.

Estelle (27:32.056)
pas grand chose, c’est sûr.

Adeline Cointe (27:33.808)
Donc c’est ça aussi, c’est quelle est la stratégie derrière, qu’est-ce qu’on veut en faire de ces épisodes-là. Et tu disais aussi ce côté communication. Donc parfois aussi, on a un package de communication en plus. On a des choses qui sont à notre disposition directement quand on paye. Donc ça, c’est tout bénéf’ aussi parce que c’est du contenu qui est déjà fait et vous, c’est du temps que vous ne passez pas non plus. Donc c’est juste que ce n’est pas le métier de la tâchée de c’est plutôt le métier du média bailleur, de la personne qui vient

acheter les espaces, les encarts. Mais aujourd’hui, le podcast fait partie des encarts qu’il me semble précieux à mettre dans son budget marketing annuel.

Estelle (28:13.58)
Je te rejoins tout à fait sur le fait qu’il faut regarder le média dans sa globalité et finalement c’est de l’achat média sur le podcast mais pas que, c’est de l’achat média au sens global avec du contenu qui est déjà créé, qui est disponible. Alors ça dépend des podcasts évidemment, chacun encore une fois travaille peut-être différemment mais la réalité c’est que ça permet d’avoir une exposition qui est plurimédia.

qu’on va pouvoir utiliser dans le temps, est vraiment intéressante de ce point de vue-là. Et encore une fois, ce média qui est un petit peu le seul à le proposer, c’est-à-dire un espace dans le temps qui est long, qui est long dans le temps qu’on va passer à écouter un épisode, mais qui est long dans le temps de diffusion également. On ne l’a peut-être pas dit d’ailleurs, mais un épisode de podcast, pas comme une publicité ou une émission en télé qui va passer une fois et bim, c’est terminé. Un épisode de podcast, ça fait sept ans que le podcast du marketing existe.

l’épisode numéro 1, 2, 3, 5, 10, 12, 37, continuent tous les jours à avoir des auditions. Donc on est sur du temps qui est vraiment long. Alors évidemment, c’est au moment de la publication ou des republications que l’épisode va avoir le plus d’audience, mais on est quand même sur quelque chose qui va pouvoir s’installer dans le temps et donc construire cette fameuse notoriété, cette fameuse crédibilité qui sont si difficiles à identifier, à définir.

et puis à valoriser finalement. Là, on a un média qui vient nous le valoriser et d’un point de vue écoute, qu’on va pouvoir tracer dans le temps, et d’un point de vue communication, puisqu’on va pouvoir créer des outils de communication directement en utilisant ces podcasts. Écoute Adeline, si les personnes qui nous écoutent avaient un doute sur l’intérêt du podcast d’un point de vue de la marque. Encore une fois, moi je trouvais que c’était vraiment ce que tu m’as proposé.

comme angle vraiment intéressant, c’est de dire mais non mais en tant qu’outil marketing, c’est la raison pour laquelle j’ai accepté de le faire, parce que je fais très très très rarement des épisodes sur le podcast, mais je trouve qu’en tant que outil marketing, c’est vraiment intéressant d’aller se poser cette question-là, tout en que moi je le vois, c’est l’un des médias qui est en train de monter très très très fort sur les médias, les médias-buyers. C’est encore un média qui n’est pas tout à fait établi et connu, donc je le dis, il y a encore des opportunités parce que les tarifs, alors ça dépend des…

Estelle (30:37.38)
Si on parle de legend, les tarifs se sont envolés. Mais sur beaucoup de podcasts, les tarifs sont encore super abordables parce qu’on est encore au début de la maturation. C’est-à-dire qu’on est encore au moment où les marques commencent à arriver gentiment. On n’est pas encore sur une concurrence trop accrue. moi, mon conseil, ce serait de regarder, et je dis pas de venir, alors venez sur le podcast du marketing si vous le souhaitez. Je vous accueille avec grand plaisir, mais ce n’est pas la question.

Adeline Cointe (30:39.039)
Estelle (31:05.688)
Parce qu’encore une fois, pense qu’il faut aller sur plusieurs podcasts pas en même temps. Pardon. Je me permets de donner la précision. Il n’y a rien de pire pour un podcasteur que quelqu’un qui va sur tous les podcasts concurrents la même semaine. C’est l’enfer. On se connaît tous et on n’a pas envie de raconter la même chose parce qu’on sait bien que les gens écoutent plusieurs podcasts. Donc, faites attention aussi à timer dans le temps. Encore une fois, c’est un travail sur le temps long. Le podcast, d’étaler un peu les choses de façon à ce que justement ça vous bénéficie dans le temps.

Et c’est vraiment intéressant d’aller sur plusieurs podcasts. Mais surtout, il y a encore de la place pour le moment. C’est à mon avis le moment d’aller prendre ce tournant, d’aller chercher ces nouveaux médias qui viennent apporter cette authenticité qu’on n’a pas avec Lya. On a une vraie demande sur l’authenticité. Donc c’est le très très bon moment pour aller explorer les podcasts. Je vous invite à contacter Adeline si vous souhaitez passer sur un ou plusieurs podcasts. Adeline, où est-ce qu’on peut te retrouver si on a envie ?

d’en savoir plus sur les vodkas, de travailler avec toi, de te questionner, dis-moi.

Adeline Cointe (32:06.154)
Alors moi je suis présente sur LinkedIn, donc Adeline Quinte, et sinon sur mon site internet, OCOM3COM, donc H-A-U-T-C-O-2-M-E, le chiffre 3, co2m.fr, mais de toute façon tout sera dans la description avec Estelle.

Estelle (32:22.028)
absolument je vous mets tout dans les notes de l’épisode. Merci beaucoup Adeline, t’es la bienvenue quand tu veux sur le podcast du marketing.

Adeline Cointe (32:30.384)
Merci Estelle !

 


 

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Pourquoi votre contenu attire… mais ne vend pas – Episode 328

ou écouter sur :

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Dans cet épisode, on s’attaque à un problème fréquent : créer du contenu qui fonctionne… mais qui ne génère pas de ventes.

Vous publiez régulièrement, vous avez de l’engagement, votre audience grandit. Pourtant, votre chiffre d’affaires ne suit pas. Ce décalage n’est pas un hasard. Il vient d’un problème de stratégie, pas de contenu.

 

Vous découvrirez comment créer un lien clair entre vos contenus et votre offre, comment intégrer des mécanismes de conversion de manière naturelle, et comment penser votre contenu comme un véritable tunnel de vente.

 

Cet épisode est particulièrement utile si vous avez déjà une audience mais que vous avez du mal à la monétiser.

 

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Vous pouvez aussi

 


Transcription de l’épisode: 

Introduction

Vous publiez régulièrement. Vos contenus génèrent des vues, des likes, des commentaires. Votre audience grandit. Sur le papier, tout semble fonctionner.

Et pourtant… les ventes ne suivent pas.

C’est une situation que je vois constamment. Des entrepreneurs, des créateurs, des marketeurs qui maîtrisent parfaitement les codes du contenu. Ils attirent. Ils captent l’attention. Ils créent même une vraie relation avec leur audience.

Mais au moment de transformer cette attention en chiffre d’affaires, quelque chose bloque.

Le problème ne vient pas de votre capacité à créer du contenu. Il vient de la façon dont ce contenu est pensé dans votre stratégie globale.

 

Si vous me découvrez avec cette vidéo, je suis Estelle Ballot et vous regardez le podcast du marketing. Mon rôle c’est d’aider les directions marketing à gagner en clarté, structurer leur marketing, et obtenir des résultats, sans complexifier.

Alors chaque semaine, ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable.

 

 

Dans cet épisode, vous allez comprendre pourquoi votre contenu attire… mais ne vend pas. Et surtout, comment corriger ça concrètement, sans devenir agressif ni sacrifier la valeur que vous apportez.

 

Partie 1 : Le piège du contenu “qui performe” mais ne convertit pas

1.1 Vous optimisez pour la visibilité, pas pour l’intention d’achat

La majorité des stratégies de contenu sont construites autour d’un objectif implicite : faire des vues.

Vous choisissez vos sujets en fonction de ce qui va “marcher”. Vous adaptez vos formats pour plaire à l’algorithme. Vous testez des hooks plus accrocheurs. Vous cherchez à maximiser la portée.

Et ça fonctionne.

Mais le problème, c’est que la visibilité n’est pas synonyme de business.

Un contenu peut être extrêmement performant en termes d’audience… tout en étant totalement inutile pour générer des ventes. Parce qu’il attire les mauvaises personnes. Ou parce qu’il attire les bonnes, mais au mauvais moment.

Quand vous parlez de sujets trop larges, trop généralistes, vous captez une audience froide. Curieuse, intéressée, mais pas prête à acheter. Vous devenez une source d’information… pas une solution à un problème urgent.

L’intention d’achat, elle, se situe ailleurs. Elle apparaît quand quelqu’un cherche une réponse concrète à un problème précis. Quand il est dans une phase de décision, pas de découverte.

Si votre contenu ne s’adresse jamais à ces moments-là, il ne peut pas convertir.

La vraie question n’est donc pas : “Comment faire plus de vues ?”

La vraie question est : “Est-ce que mon contenu parle à quelqu’un qui est prêt à passer à l’action ?”

 

1.2 L’engagement est un faux indicateur de performance business

On vous a appris à regarder les likes, les commentaires, les partages.

Et c’est normal. Ce sont des indicateurs visibles, immédiats, valorisants.

Mais ce sont aussi des métriques trompeuses.

Un contenu qui fait beaucoup de réactions n’est pas forcément un contenu qui vend. En réalité, c’est souvent l’inverse. Les contenus les plus engageants sont souvent ceux qui divertissent, qui inspirent, qui font réagir émotionnellement.

Pas ceux qui déclenchent une décision d’achat.

Pourquoi ? Parce que l’achat est un acte rationnel autant qu’émotionnel. Il demande de la clarté, de la projection, de la confiance. Il ne se fait pas dans un scroll rapide entre deux posts.

Un contenu peut générer 1 000 likes et zéro client. Un autre peut faire 10 likes et générer 3 ventes.

La différence, c’est l’intention qu’il active.

Quand vous vous focalisez sur l’engagement, vous entraînez votre cerveau à produire ce qui plaît… pas ce qui convertit. Vous optimisez pour la dopamine, pas pour le revenu.

Cela ne veut pas dire qu’il faut ignorer l’engagement. Mais il faut le remettre à sa place. C’est un signal d’attention, pas un indicateur de performance business.

La vraie métrique, c’est : est-ce que ce contenu rapproche votre audience de votre offre ?

 

Partie 2 : Les ruptures dans votre parcours de conversion

2.1 Un message qui séduit… mais qui ne positionne pas une offre claire

Beaucoup de contenus sont excellents pour attirer et créer du lien. Ils inspirent, ils éduquent, ils racontent des histoires.

Mais ils oublient un élément clé : la direction.

Votre audience consomme votre contenu. Elle vous apprécie. Elle apprend des choses. Mais elle ne comprend pas clairement ce que vous vendez.

Ou pire, elle ne fait pas le lien entre votre contenu et votre offre.

C’est une erreur stratégique majeure.

Chaque contenu devrait implicitement répondre à cette question : “Pourquoi devrais-je travailler avec vous ?”

Si vous parlez de sujets trop éloignés de votre cœur d’offre, vous créez une dissonance. Votre audience vous suit pour une chose… mais vous lui vendez autre chose.

Résultat : elle ne se projette pas.

Votre contenu doit préparer la vente. Pas en étant promotionnel, mais en étant aligné. Il doit démontrer votre expertise sur les problèmes que votre offre résout.

Il doit créer de la cohérence.

Quand quelqu’un découvre votre offre, il ne doit pas être surpris. Il doit se dire : “C’est exactement ce dont j’ai besoin, et ça correspond parfaitement à ce que j’ai vu dans son contenu.”

 

2.2 Une absence de pont entre contenu gratuit et proposition commerciale

C’est probablement le point le plus critique.

Vous créez du contenu. Vous apportez de la valeur. Vous construisez une audience.

Mais vous ne faites jamais le lien explicite avec votre offre.

Vous espérez que les gens feront le chemin seuls. Qu’ils iront voir votre profil. Qu’ils comprendront. Qu’ils vous contacteront.

Dans la réalité, ça arrive très peu.

Parce que l’attention est fragmentée. Parce que votre audience consomme des dizaines de contenus par jour. Parce qu’elle n’a pas le temps de deviner.

Sans pont, il n’y a pas de conversion.

Un pont, c’est quoi ? C’est un mécanisme qui guide votre audience vers l’étape suivante. Cela peut être un appel à l’action, un lead magnet, une invitation à en savoir plus, une transition vers une offre.

Ce pont doit être naturel. Cohérent avec le contenu. Aligné avec le problème abordé.

Vous ne forcez pas la vente. Vous facilitez le passage à l’action.

Sans ce lien, votre contenu reste isolé. Il crée de la valeur… mais il ne s’inscrit pas dans un système qui génère du chiffre d’affaires.

 

Partie 3 : Transformer l’attention en chiffre d’affaires

3.1 Introduire des mécanismes de conversion sans casser la valeur

Beaucoup de créateurs hésitent à intégrer des éléments de vente dans leur contenu. Ils ont peur d’être perçus comme trop commerciaux. Ils veulent préserver la qualité, la générosité, la confiance.

C’est une bonne intention. Mais elle peut devenir contre-productive.

Parce que vendre, ce n’est pas manipuler. C’est aider quelqu’un à passer à l’étape suivante.

Un bon mécanisme de conversion ne casse pas la valeur. Il la prolonge.

Par exemple, si vous partagez une méthode, vous pouvez proposer un template pour l’appliquer. Si vous expliquez un problème, vous pouvez proposer un accompagnement pour le résoudre. Si vous donnez un aperçu, vous pouvez offrir un approfondissement.

La clé, c’est la continuité.

Votre contenu gratuit doit naturellement amener vers votre offre. Comme une suite logique. Pas comme une rupture.

Et surtout, vous devez assumer votre posture. Vous n’êtes pas seulement là pour informer. Vous êtes là pour transformer.

Quand votre audience comprend que votre contenu est le point d’entrée vers quelque chose de plus profond, plus structuré, plus transformant… alors la conversion devient naturelle.

 

3.2 Penser votre contenu comme un tunnel, pas comme une fin en soi

Le changement de mindset est ici.

Si vous voyez chaque contenu comme une pièce isolée, vous passez à côté de son potentiel. Vous créez des opportunités… sans système pour les exploiter.

Un contenu performant n’est pas une fin. C’est une porte d’entrée.

Vous devez penser votre stratégie comme un tunnel. Avec des étapes claires : attirer, qualifier, engager, convertir.

Certains contenus doivent attirer une audience large. D’autres doivent filtrer. D’autres doivent éduquer en profondeur. D’autres doivent préparer la décision.

Tous n’ont pas le même rôle.

Quand vous structurez votre contenu de cette manière, vous créez un parcours. Vous accompagnez votre audience, au lieu de simplement capter son attention.

Et surtout, vous reprenez le contrôle.

Vous ne dépendez plus uniquement de l’algorithme ou de la viralité. Vous construisez un système qui transforme l’attention en opportunités concrètes.

C’est là que votre contenu cesse d’être un centre de coût… et devient un levier de croissance.

 

Conclusion

 

Faire un résumé

Votre contenu attire peut-être déjà. Et c’est une excellente nouvelle.

Mais attirer ne suffit pas.

Si vous optimisez uniquement pour la visibilité et l’engagement, vous construisez une audience… sans construire un business. Si vous ne créez pas de lien clair entre votre contenu et votre offre, vous laissez vos prospects dans le flou.

Et si vous ne structurez pas votre contenu comme un parcours, vous perdez des opportunités à chaque publication.

La bonne nouvelle, c’est que tout cela se corrige.

Vous pouvez continuer à créer du contenu de qualité, tout en intégrant des mécanismes de conversion. Vous pouvez rester authentique, tout en étant stratégique. Vous pouvez apporter de la valeur, tout en générant du chiffre d’affaires.

La clé, c’est l’intention.

À partir de maintenant, posez-vous cette question à chaque contenu :

“Est-ce que ce que je publie rapproche vraiment mon audience de mon offre ?”

Si la réponse est non, vous savez exactement quoi ajuster.

 


 

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Le piège de l’authenticité : quand le “vrai” devient marketing – Episode 327

ou écouter sur :

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Pourquoi toutes les marques cherchent-elles à paraître authentiques?

Comment cette approche s’est-elle imposée? Et surtout, est-ce que l’authenticité est encore… authentique ?

 

Vous allez découvrir :

  • Pourquoi l’authenticité a émergé comme réponse à une perte de confiance

  • Comment elle est devenue une norme dans la communication

  • Les codes actuels de “l’authentique” et leurs limites

  • Le risque d’une authenticité trop calculée

  • Les différences entre les marques qui incarnent vraiment leurs valeurs et celles qui les mettent en scène

  • Des clés concrètes pour construire une authenticité durable

 

Un épisode pour prendre du recul et repenser votre manière de communiquer.

 

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Vous pouvez aussi

 

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Transcription de l’épisode

Introduction

Vous avez sans doute remarqué ce changement.

Aujourd’hui, toutes les marques veulent être authentiques.

Elles montrent leurs coulisses. Elles partagent leurs doutes. Elles racontent des histoires personnelles. Elles parlent de valeurs, d’engagement, de transparence.

Sur le papier, c’est une excellente nouvelle.

Le marketing s’éloigne enfin des discours trop lisses, trop parfaits, trop publicitaires.

Mais une question se pose.

Et si cette authenticité était devenue… un nouveau code marketing ?

Parce que lorsque tout le monde cherche à paraître authentique, est-ce que cela l’est encore vraiment ?

Lorsque la vulnérabilité est scénarisée, lorsque les prises de parole sont calibrées pour “faire vrai”, peut-on encore parler de sincérité ?

Le risque, c’est que l’authenticité ne soit plus une intention, mais une technique.

Une posture que l’on adopte parce qu’elle performe. Parce qu’elle engage. Parce qu’elle convertit.

Dans cet épisode, on va prendre du recul.

On va décortiquer ce qu’est réellement le marketing authentique aujourd’hui. On va comprendre pourquoi il est devenu incontournable. Et surtout, on va se poser une question essentielle : est-ce qu’on est encore dans l’authenticité… ou déjà dans sa mise en scène ?

L’objectif n’est pas de juger, mais de vous donner des clés.

Parce que derrière ce sujet, il y a un enjeu majeur : celui de la confiance. Et la confiance, c’est probablement votre actif le plus précieux.

 

 

1. L’authenticité : de valeur différenciante à norme attendue

1.1 L’émergence du marketing authentique : pourquoi il a séduit

Le marketing authentique n’est pas né d’une tendance passagère. Il s’est imposé comme une réponse à une fatigue réelle des audiences. Pendant longtemps, les marques ont cherché à maîtriser parfaitement leur image. Les messages étaient lisses, les visuels irréprochables, les discours calibrés. Tout était pensé pour projeter une forme de perfection.

Mais cette perfection a fini par créer de la distance. Les consommateurs ne s’y retrouvaient plus. Ils doutaient des promesses. Ils ressentaient un décalage entre ce qui était montré et ce qui était vécu.

Progressivement, une autre approche a émergé. Des marques ont commencé à montrer autre chose. Elles ont partagé leurs coulisses, leurs erreurs, leurs apprentissages. Elles ont fait du build in public. Elles ont pris la parole de manière plus directe, plus humaine. Cette simplicité a immédiatement créé un sentiment de proximité.

Michel et Augustin est un bon exemple de ce virage. La marque a construit toute sa communication sur un ton accessible, des prises de parole incarnées et une transparence assumée sur la vie de l’entreprise. Ce positionnement a permis de créer une relation forte avec son audience, bien au-delà du produit.

Aujourd’hui, un nouveau facteur renforce encore cette dynamique. L’explosion des contenus générés par intelligence artificielle. Ces contenus sont souvent perçus comme propres, efficaces, mais aussi impersonnels. En réaction, les marques cherchent à réintroduire de l’humain, du vécu, de l’émotion.

L’authenticité redevient alors un repère. Elle rassure. Elle crée du lien. Et surtout, elle redonne une forme de crédibilité dans un environnement où tout peut être produit rapidement, mais pas forcément ressenti.

 

1.2 Quand l’authenticité devient un standard et perd son pouvoir différenciant

Le succès de l’authenticité a entraîné un phénomène classique en marketing. Ce qui fonctionne est rapidement reproduit. Puis adopté à grande échelle. Puis intégré comme une norme.

Aujourd’hui, l’authenticité n’est plus une exception. Elle est devenue une attente. Les audiences s’attendent à voir des coulisses, à entendre des prises de parole sincères, à découvrir des marques plus humaines. Ne pas le faire peut même sembler suspect ou dépassé.

Mais cette généralisation pose un problème. Quand tout le monde devient authentique, plus personne ne l’est vraiment aux yeux du public. Ou du moins, cela devient beaucoup plus difficile de se démarquer grâce à cela.

On observe alors une forme de standardisation. Les formats se ressemblent. Les discours aussi. Les marques adoptent des codes similaires pour “faire vrai”. Elles montrent leurs équipes, partagent des moments de doute, racontent leur histoire. Mais ces prises de parole finissent parfois par donner une impression de déjà-vu.

Sur LinkedIn, par exemple, les récits personnels sont devenus omniprésents. Les histoires d’échec suivies d’une leçon inspirante se multiplient. Ce format fonctionne, donc il est répété. Mais à force, il perd de son impact.

Le risque, c’est que l’authenticité devienne une mécanique. Une attente à cocher plutôt qu’une démarche sincère. Et dans ce cas, elle ne crée plus de confiance. Elle peut même générer de la méfiance.

Parce que le public évolue. Il reconnaît les schémas. Il perçoit les intentions. Et il devient de plus en plus exigeant sur ce qu’il considère comme réellement authentique.

 

 

2. Quand l’authenticité devient un outil marketing

2.1 Les codes de “l’authentique” reproduits à grande échelle

L’authenticité a tellement bien performé qu’elle a fini par être modélisée. Ce qui relevait au départ d’une posture naturelle s’est transformé en un ensemble de codes identifiables, presque en une recette.

Aujourd’hui, ces codes sont partout. Montrer les coulisses. Parler face caméra sans montage apparent. Partager des moments de doute. Utiliser un ton direct, parfois vulnérable. Mettre en avant l’humain plutôt que le produit. Tous ces éléments sont devenus des marqueurs de ce que l’on considère comme “authentique”.

Le problème, ce n’est pas leur existence. C’est leur reproduction massive.

Sur des plateformes comme LinkedIn ou Instagram, ces formats sont désormais omniprésents. Les créateurs comme les marques les utilisent parce qu’ils savent qu’ils fonctionnent. Ils génèrent de l’engagement, de la proximité, de la réaction.

Mais à force d’être répétés, ces codes deviennent prévisibles. Une vidéo “spontanée” devient en réalité très construite. Un post “brut” suit en fait une structure bien rodée. Même la vulnérabilité peut être scénarisée.

On assiste alors à une forme d’industrialisation de l’authenticité. Elle n’est plus seulement vécue, elle est produite.

Et c’est là que le paradoxe apparaît. Plus les marques cherchent à paraître authentiques en appliquant ces codes, plus elles risquent de produire l’effet inverse. Parce que le public commence à reconnaître ces mécaniques. Il ne voit plus seulement le message. Il voit aussi l’intention derrière.

L’authenticité devient alors un langage commun… mais aussi un terrain saturé.

 

2.2 Le risque de l’authenticité calculée : peut-on être stratégique et sincère à la fois ?

La question n’est pas de savoir si les marques doivent être stratégiques. Évidemment qu’elles le sont. Toute prise de parole s’inscrit dans un objectif. Visibilité, engagement, conversion.

Le vrai sujet, c’est la frontière entre sincérité et calcul.

Quand une marque partage une histoire personnelle, est-ce qu’elle le fait pour créer du lien… ou pour maximiser ses performances ? Quand elle montre ses failles, est-ce une démarche honnête… ou une technique pour capter l’attention ?

Dans la réalité, les deux coexistent souvent.

Certaines marques réussissent à trouver un équilibre. Elles pensent leur communication, tout en restant fidèles à ce qu’elles sont. D’autres, en revanche, basculent dans une logique d’optimisation permanente. Chaque prise de parole est testée, ajustée, calibrée.

Le risque, c’est que l’intention initiale disparaisse derrière la mécanique.

Et surtout, que cela se ressente.

Le public n’analyse pas toujours consciemment ces éléments. Mais il perçoit les incohérences. Une authenticité trop parfaite, trop régulière, trop bien exécutée peut susciter de la méfiance.

À l’inverse, une prise de parole imparfaite mais sincère peut créer beaucoup plus d’impact.

La difficulté, c’est qu’il n’existe pas de règle simple. On peut être stratégique et sincère. Mais cela demande une vigilance constante. Cela demande de se poser une question essentielle avant chaque contenu : est-ce que je dis cela parce que j’y crois vraiment… ou parce que je sais que ça va fonctionner ?

C’est cette lucidité qui fait la différence. Parce qu’à long terme, ce n’est pas la performance immédiate qui construit une marque. C’est la confiance.

 

 

3. Repenser l’authenticité : posture ou véritable engagement ?

3.1 Les marques qui incarnent réellement leurs valeurs vs celles qui les mettent en scène

Toutes les marques parlent aujourd’hui d’authenticité. Mais très peu l’incarnent réellement.

La différence se joue dans l’alignement. Une marque authentique ne se contente pas de dire, elle fait. Ses prises de parole sont le reflet de décisions concrètes, visibles, parfois coûteuses.

Prenons l’exemple de Patagonia. La marque ne communique pas seulement sur l’écologie. Elle intègre cet engagement dans toute sa chaîne de valeur. Elle encourage ses clients à réparer leurs vêtements plutôt qu’à en racheter. Elle a même pris des positions politiques fortes sur la protection de l’environnement. Sa communication est crédible parce qu’elle repose sur des actions tangibles.

À l’inverse, certaines marques adoptent les codes de l’engagement sans en assumer les implications. Elles parlent de valeurs, mais celles-ci ne se traduisent pas dans leurs produits, leurs décisions ou leur fonctionnement. Dans ce cas, l’authenticité devient une façade.

Le problème, c’est que ce décalage est de plus en plus visible.

Les consommateurs ont accès à l’information. Ils comparent. Ils creusent. Une incohérence entre le discours et la réalité peut rapidement être exposée et amplifiée.

On entre alors dans une logique de défiance. Ce n’est pas seulement la campagne qui est remise en question, c’est toute la crédibilité de la marque.

Ce qui faisait la force de l’authenticité, la confiance, devient alors son point de fragilité.

 

3.2 Comment construire une authenticité durable sans tomber dans la posture

Construire une authenticité durable demande un changement de posture. Il ne s’agit plus de produire du contenu “authentique”, mais de construire une marque cohérente.

La première étape, c’est la clarté. Une marque doit savoir ce qu’elle défend réellement. Pas ce qui est tendance. Pas ce qui fonctionne. Mais ce qui est profondément aligné avec son identité.

Ensuite, il faut accepter une forme de constance. L’authenticité ne se joue pas sur un post ou une campagne. Elle se construit dans la répétition. Dans la cohérence des prises de parole. Dans la continuité des actions.

Cela implique aussi de renoncer à une partie de l’optimisation. Tout ne doit pas être pensé uniquement pour performer. Certains contenus peuvent être moins engageants, mais plus justes. Et sur le long terme, c’est ce qui renforce la crédibilité.

Il faut également accepter l’imperfection. Une communication trop maîtrisée peut sembler artificielle. À l’inverse, une parole plus brute, plus directe, peut créer un lien beaucoup plus fort.

Enfin, il y a un point souvent sous-estimé : le courage. Être authentique, c’est parfois prendre des positions qui ne plaisent pas à tout le monde. C’est refuser certains raccourcis. C’est assumer des choix.

Et c’est précisément cela qui fait la différence.

Parce qu’au fond, l’authenticité n’est pas une technique marketing. C’est une discipline. Une exigence. Et surtout, un engagement dans le temps.

 

 

Conclusion

L’authenticité a profondément transformé le marketing. Elle a permis aux marques de recréer du lien, de réhumaniser leur communication et de regagner une partie de la confiance perdue. C’est une évolution positive, et surtout nécessaire.

Mais comme souvent en marketing, ce qui fonctionne finit par être reproduit. Puis standardisé. Puis parfois vidé de son sens.

Aujourd’hui, l’authenticité est partout. Et c’est justement pour cela qu’elle devient plus difficile à incarner réellement. Parce que le public est attentif. Parce qu’il est exposé à ces codes en permanence. Et parce qu’il distingue de mieux en mieux ce qui est sincère de ce qui est simplement bien exécuté.

La question n’est donc plus de “faire authentique”. La question est d’être aligné.

Aligné entre vos messages, vos actions et vos convictions. Aligné dans le temps, pas uniquement dans une prise de parole. Aligné même quand cela ne sert pas directement vos objectifs de performance.

C’est exigeant. Parce que cela demande de renoncer à une partie du contrôle. Cela demande d’accepter l’imperfection. Et parfois, cela demande de prendre des risques.

Mais c’est aussi ce qui crée de la valeur durable.

Si vous deviez retenir une chose de cet épisode, c’est celle-ci : l’authenticité ne se décrète pas, elle se prouve. Et aujourd’hui plus que jamais, c’est ce qui fait la différence.

 

Et maintenant, j’ai une question pour vous.

Dans votre communication, est-ce que vous cherchez à paraître authentique… ou est-ce que vous l’êtes vraiment ?

Si cet épisode vous a fait réfléchir, je vous invite à le partager autour de vous, ou à me dire ce que vous en pensez. C’est aussi comme ça qu’on fait vivre ce podcast.

 

 

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GEO : tout ce qu’on ne vous a pas dit sur le référencement à l’ère de l’IA avec Léo Poitevin – Episode 326

ou écouter sur :

>> Téléchargez gratuitement la checklist complète pour être cité par ChatGPT et les LLM<<

L’intelligence artificielle est en train de transformer profondément la manière dont vos prospects vous trouvent.

Pendant des années, vous avez travaillé votre SEO pour apparaître sur Google. Aujourd’hui, une nouvelle bataille commence : celle des recommandations dans les IA comme ChatGPT.

Mais être “cité” par une IA, est-ce vraiment utile ?
Et surtout… comment transformer cette visibilité en trafic et en clients ?

Dans cet épisode, je reçois à nouveau Léo Poitevin, expert SEO et cofondateur de Linkavista, pour comprendre concrètement ce qu’est le GEO (Generative Engine Optimization) et comment en tirer parti dès maintenant.

Ce que vous allez apprendre:

  • Pourquoi toutes les requêtes des LLM ne se valent pas (et celles sur lesquelles vous devez vous battre)

  • Ce qui change vraiment entre SEO et GEO (et ce qui ne change pas)

  • Pourquoi être cité par ChatGPT ne suffit pas à générer du business

  • Comment les LLM utilisent Google pour construire leurs réponses

  • Le type de contenu qui fonctionne le mieux aujourd’hui

  • Pourquoi les mentions sont devenues plus importantes que les backlinks

  • Comment générer du trafic indirect grâce aux IA (et pourquoi il convertit mieux)

  • Les plateformes incontournables pour être visible dans les LLM

  • Le rôle clé des RP et de l’affiliation dans votre visibilité IA

  • Pourquoi votre SEO reste une base essentielle

Pour en savoir plus sur Léo Poitevin, vous pouvez le retrouver sur Linkedin, sur son agence Astrak et découvrir Linkavista.

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Vous pouvez aussi


Transcription de l’épisode

En ce moment, il y a une question que tout le monde se pose : comment faire pour être cité par les IA ?

Mais la vraie question, ce n’est pas seulement celle-là.

Parce qu’être cité par ChatGPT ou un autre LLM, c’est bien… sauf que ce n’est pas ça qui fait tourner un business.

Ce qu’on veut vraiment, c’est comprendre ce que ça change concrètement pour notre visibilité, pour notre trafic, pour nos ventes.

Est-ce que les IA peuvent vraiment nous amener des visiteurs ?

Est-ce qu’il faut refaire toute sa stratégie de contenu ?

Est-ce que tout le travail qu’on a fait en SEO ces dernières années est devenu inutile ?

Ou est-ce qu’au contraire, il faut juste comprendre les nouvelles règles du jeu ?

C’est exactement ce qu’on va voir aujourd’hui.

Et pour parler de ce sujet, j’ai invité quelqu’un que vous connaissez peut-être déjà si vous écoutez le podcast depuis un moment.

Léo Poitevin était déjà venu nous parler de netlinking c’était l’épisode 261 (je vous mets le lien dans les notes) c’est un épisode dont vous me parlez encore très souvent.

Et ce n’est pas un hasard. Léo est de ceux qui ne se contentent pas de répéter ce qu’ils ont lu quelque part. Il teste, il creuse, il observe. Il a travaillé pour de très gros sites e-commerce, il dirige aujourd’hui sa propre agence, et il s’est plongé très tôt dans les enjeux du GEO, le Generative Engine Optimization.

Dans cet épisode, on va donc parler très concrètement de ce que les IA vont réellement chercher, de la différence entre être cité et générer du business, des contenus qui semblent le mieux fonctionner aujourd’hui, et de la façon de faire en sorte que les IA travaillent pour votre visibilité au lieu de vous rendre invisible.

Et être sûr de mettre en place tous les conseils de Léo, je vous propose de télécharger la checklist complète pour être cité par ChatGPT et le LLM. Comme d’habitude vous allez sur lepodcastdumarketing.com/cadeau326 ou vous cliquez sur le lien dans les notes de l’épisode.

Si vous avez un épisode à écouter sur l’impact de l’IA sur votre business, c’est celui-ci.

Allez, c’est parti.

Estelle (00:03.672)
Bonjour Léo, bienvenue sur le podcast du marketing.

Leo Poitevin (00:07.086)
Bonjour Estelle, fait plaisir d’être ici. Écoute, toujours plaisir de passer avec toi.

Estelle (00:10.688)
écoute trop cool ouais c’est la deuxième fois que tu viens sur le podcast et c’est trop chouette je te le disais en off juste à l’instant en fait il a plein de gens qui reviennent vers moi en me disant mais si Estelle t’avais reçu un mec qui parlait de SEO c’était trop bien bah c’était toi Léo donc tu reviens pour nous parler des avancées là on va vraiment parler de SEO on va parler de GEO Generative Engine Optimization c’est à dire le SEO version

LLM, c’est-à-dire version IA. Tu vas nous expliquer tout ça avant que tu rentres dans le détail Léo. Est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais

Leo Poitevin (00:44.84)
Ecoute-toi avec grand plaisir, je gère une agence SEO qui s’appelle ASTRAC et je suis co-fondateur sur une plateforme de Netlinking pour acheter des backlinks qui s’appelle Linkavista. Je fais du SEO depuis maintenant 8-9 ans et du GEO, on va le dire depuis un an à peu près. Je fais beaucoup de recherches dans le domaine et j’essaie de bidouiller un peu de GMPT pour qu’il essaie de recommander mes clients et ma marque le plus régulièrement possible. Ça nous permet de faire pas mal de R &D, de trouver des solutions et des choses un peu sympas. Donc voilà, on est une petite agence SEO-GEO, on travaille sur ces sujets-là et c’est toujours un plaisir de pouvoir partager mes trouvailles avec

les gens sur internet.

Estelle (01:16.332)
Petite agence, petite agence, tu me disais à l’instant que vous êtes déjà une dizaine de personnes, donc ça commence à être une agence un peu sérieuse cette histoire. Bon écoute, dis-moi, moi ce qui m’intéresse là dans cette histoire de GEO, on va se dire les choses, c’est de comprendre quand même ce qui se passe, on sait tous qu’il a l’IA, on parle que de ça, évidemment c’est la grosse nouveauté, il a l’IA et donc l’IA commence à… enfin commence, ça fait déjà un petit moment qu’elle propose des solutions etc. et qu’elle…

finalement elle remplace un petit peu ou en tout cas de plus en plus les recherches Google. Donc pendant très longtemps on a travaillé notre SEO, on a écrit des articles de blog, des machins, des trucs pour qu’on ressorte auprès de Google. Et puis maintenant on est en train de se dire il faudrait aussi ressortir auprès de nos amis les LLM, donc les IA pour faire simple. Comment est-ce que ça fonctionne cette histoire ? on était, quand on parlait SEO, il y avait notamment tout un travail de formatage, de présentation.

de ce qu’on écrit, de nos sites e-commerce notamment. Est-ce qu’il faut continuer à faire ça ? Comment ça marche pour matcher avec les LLM

Leo Poitevin (02:24.046)
Il y a deux aspects qui sont intéressants. La première chose c’est comment les LMS fonctionnent. En gros, tu as deux grandes choses qui peuvent arriver sur un LMS. Soit il fait une recherche web, soit il n’en fait pas. Et là vraiment, as une grosse séparation entre deux types de choses. S’il ne pas de recherche web, je vais donner un exemple, mais combien de temps on fait cuire un œuf ? Dans ce cas-là, ne pas de recherche web, il sait que ça va être temps de minute et il va nous dire directement temps de minute. Dans ce cas-là, c’est très difficile d’aller influencer un modèle à partir du où il ne fait pas de recherche web.

Donc généralement, va se concentrer sur toutes les requêtes où il va faire une recherche web parce que c’est celle où on va pouvoir influencer. Là dedans, y a plein plein plein de choses qui sont dites un peu partout sur Internet, qui sont intéressantes. Les premières choses que les gens disent en général, qui sont des choses qui sont vraiment intéressantes, c’est notamment parler de données structurées. les données structurées, c’était ce qui servait à Google typiquement pour dire sur un e-commerce, comme tu le disais tout à l’heure, ben voilà, ce produit à 5 avis, 5 sur 5, les 5 petites étoiles directement dans le top 10, de dire il est en stock, voilà, il est

vendu à tel prix etc. C’était des choses comme ça qui ressortait. On pouvait avoir la date de publication par exemple qui ressortait directement sur Google et tout ça c’était des données qu’on encodait dans le code source avec un encodage particulier parfois du JSON, parfois d’autres langages et qui sont des encodages qui sont aussi beaucoup utilisés par les LMS, par Tchatch-GPT qui sont très facilement compris par les robots et donc voilà c’est des choses que les gens mettent en avant. Je pense que c’est des méthodes qui fonctionnent et qui sont intéressantes et qui aident en effet les robots à mieux comprendre notre titre mais je pense qu’à l’heure qu’il est c’est pas suffisant et si on a envie d’aller plus loin, plus vite tu vois d’être plus efficace.

Estelle (03:27.664)

Leo Poitevin (03:48.928)
Il y a beaucoup de méthodes qui existent qui sont quand même plus décisives. Ce que je dis souvent à mes clients, c’est que ça va agir sur 10 % d’un 100 % global. nous notre intérêt, ce pas forcément d’agir sur 10%, mais plus du 90 % qui reste là où on va avoir plus d’efficacité.

Estelle (04:04.048)
Alors ça m’intéresse que tu dis parce que quand tu m’as… Quand tu commencé à me parler tu me disais oui alors il y du diesel LD, il a des schémas, des machins de trucs. dis hop hop hop attends moi de diesel LD pardon mais j’ai jamais touché à ce genre de choses parce qu’en fait c’est des éléments un peu plus techniques peut-être donc soit qui sont faits quand on travaille avec une agence de la CEO pour le coup avec des produits la CEO ça vous allez toucher ce genre de choses. Tu me disais aussi quand on est sur du e-commerce typiquement si on est avec Shopify par exemple c’est des choses qui sont gérées un petit peu automatiquement par le…

par le système, donc c’est des informations qui sont déjà données. Donc c’est bien, c’est là, on continue à le faire si on le faisait, si on ne le faisait pas, ce peut-être pas un drame total, parce que tu dis si c’est 10%, c’est toujours bon d’avoir 10%, mais effectivement on a envie d’aller sur les 90%. Moi quand tu disais là tout à l’heure à l’instant, tu me disais mais en fait ce qu’il faut comprendre c’est que nos LLM, elles vont pas systématiquement sur le net.

Elles vont… Il a certaines questions, comment faire cuire un oeuf, elles ont déjà la donnée, elles répondent direct, point bas. Moi quand même pardon, je vais revenir deux secondes en arrière sur les bases des bases de pourquoi est-ce que je me casse la cacahuète à faire du SEO ou du GEO. J’ai un site internet, quel que soit mon business, j’ai un site internet. Pourquoi est-ce que je suis allée, les 15 dernières années, écrire des articles de blog etc, faire du SEO ? C’était pour que ces articles-là attirent…

des gens qui font une recherche notamment sur Google, qui viennent sur mon article de blog et puis dans mon article de blog, j’avais quand même bien fait les choses pour les faire rentrer dans un funnel parce qu’il a un pop-up, il a un truc, il a une pub sur le côté, j’en sais rien mais en tout cas ça emmène les gens vers ma page de vente pour qu’in fine ils me connaissent, ils aient envie de travailler avec moi et ils achètent mon produit. Moi ce que je veux avec les LLM, parce que tout le monde, j’entends tout le monde dire il faut…

être cité par les LLM. Moi perso, excuse-moi Léo, je m’en fiche moi que les LLM me citent. Ce que je veux c’est que les gens viennent sur mon site. Si le LLM me cite et dit la solution pour faire cuire un oeuf c’est d’attendre trois minutes et demi mais qu’en fait il a pas cité mon site sur lequel j’ai expliqué ça, très sincèrement ça ne me sert à rien donc comment est-ce que je fais ?

Estelle (06:13.168)
Tu vois le fond de ma question il est là. Moi je veux bien qu’on me cite, ça me fait plaisir et mon ego sera absolument ravi que Tchadjé Pété et autres disent allez donc voir ce que fait Estelle. Mais comment est-ce que je fais pour que les gens finalement, est-ce que c’est ça qu’il faut faire ? Comment est-ce que je fais pour qu’ils viennent sur mon site et qu’ils continuent à acheter ou est-ce qu’il faut faire autrement ? C’est quoi l’idée ?

Leo Poitevin (06:32.493)
là dessus il y a deux grandes manières de récupérer le trafic et de gagner de l’argent parce que ce qui va nous intéresser à la fin c’est de récupérer un lead, récupérer un achat, de gagner de l’argent. Donc il y a deux grandes manières où le trafic peut arriver sur notre site. La manière la plus trackable, la plus facile à observer, c’est grosso modo notre site va être utilisé comme source et donc on va voir dans le chat de Giputé directement un petit encart, un endroit, hop là il y a cette source là, si on clique dessus on arrive sur notre site et ça va transmettre malheureusement un tout petit peu de trafic proportionnellement au nombre de gens qui vont voir notre nom un tout petit peu de trafic. Il est facilement trackable avec Google Analytics et ce qu’on voit

aussi comme donné c’est que ce trafic qui arrive chez nous par ce moyen là, il a tendance à convertir de manière extraordinaire. Il n’y a aucun travail qui convertit aussi bien que ça mais les montants sont très très petits malheureusement.

Estelle (07:08.848)
Ok.

Leo Poitevin (07:13.102)
Donc grosso modo, sait que on a envie de travailler, on a envie de le développer parce que ça convertit très bien. Mais on sait que les montants globaux, ça va être 1%, 5 % de ce que fait Google. Donc au global, on n’y est pas gagnant. Par contre, ce qui se passe, c’est que si demain, c’est ce que je t’expliquais tout à l’heure, cherche, je cherche par exemple, c’est quoi le meilleur podcast pour me renseigner sur le marketing en France. Ce que va faire TGPT, c’est qu’il va aller faire une petite recherche web et il va dire OK, il ces 3, 4 post-lès.

ces trois quatre podcasts là, il va faire une réunification et il va me dire bon ben voilà si tu veux avoir le podcast du marketing de Estelle Ballot, tu auras quelque chose d’intéressant. Donc là très souvent ce qui se passe c’est que la personne elle ça, elle se dit ok intéressant je vais aller faire une recherche sur cette marque là quoi ce podcast là il va aller chercher le podcast du marketing de Estelle Ballot hop là il arrive sur ta landing page, sur ta home page avec du traffic marque du coup du trafic qui est sur ton nom, propre nom et derrière il va s’inscrire etc. Donc très souvent ce qui se passe c’est que si on est cité par chat GPT comme une référence dans notre domaine et ben on va avoir une augmentation du trafic qui arrive par la marque et

conversion qui va être excellente dessus parce que la personne a déjà été préchauffée préconvertie par TGPT généralement

Estelle (08:11.8)
en fait on va voir si je veux regarder ou traquer cette histoire. Ça veut dire, un, que faut que je me détache un peu de ce principe de tracking sur lequel on a un petit peu tout misé ces dernières années et qu’en fait ça va être du trafic direct et donc je vais pas vraiment pouvoir le traquer si ce n’est peut-être de voir des pics. Alors je sais pas s’il y aura des pics parce que si c’est du LLM peut-être que justement ça va monter gentiment et puis ça va pas forcément se voir mais en tout cas ça devrait venir sur du trafic direct. Est-ce que…

Question à 10 000 euros. Est-ce qu’il y a un moyen, est-ce qu’il y a un certain type de contenu que je peux faire pour que les LLM me citent de cette façon-là et que j’ai plus de trafic direct, même si je ne pas le traquer directement ?

Leo Poitevin (08:54.006)
Ouais, moi, il y a un type de contenu qui marche particulièrement bien, c’est de faire une page. Et ça, c’est une page que les clients malheureusement n’aiment pas trop parce que ça donne un effet marketing qui n’est pas forcément le plus sexy. Mais c’est de faire une page, en l’occurrence sur ton propre site, qui s’appellera par exemple top 10 des meilleurs podcasts marketing et te mettre en premier comme étant le meilleur podcast marketing. voilà, les clients, des fois, ils sont un peu bon, ça se voit les gars, tu vois, d’un point de vue marketing, d’un point de vue branding, c’est pas très sexy, c’est vrai. Mais malheureusement, c’est le type de contenu qui est le plus réutilisé. Et même si on le fait sur son propre site, a quand même tendance à fonctionner. Donc grosso modo,

Estelle (09:12.728)
Ouais, c’est dur !

Leo Poitevin (09:23.92)
Le LLM ne pas vraiment faire la différence de est-ce c’est toi qui te toi-même en tant que premier ou pas. général, il va quand même reprendre ton classement et te citer en tant que premier. Et sinon, que je fais beaucoup pour mes clients, c’est d’aller faire des classements comme ça, mais sur des médias externes, sur d’autres sites pour créer un espèce d’univers autour d’eux, de gens qui parlent d’eux, qui disent que ce sont les meilleurs dans leur domaine, des fois sur un segment très précis, des fois sur un segment plus large. Et après, le but, c’est que ces articles-là vont aller se placer dans Google, que les LLM vont les récupérer quand ils vont faire une recherche web. Et quand tout ça c’est fait, ils se retrouvent à être cités premiers.

même si parfois ils ont moins de notoriété ou moins de pertinence que certains de leurs concurrents.

Estelle (09:58.09)
Donc en gros, si je suis effectivement un super podcast, logiquement, naturellement, je vais avoir des articles de presse, des blogs spécialisés qui vont dire, donc écouter ce podcast, il est vachement bien. Donc ça, c’est des articles qui sont ultra importants, ultra intéressants. Donc il faut essayer de les pousser ou en tout cas d’être sympa avec ces blogs-là pour qu’ils aient envie de penser à toi, c’est ce que j’entends. Si je fais un article, donc toi ce que tu me dis, c’est t’intéresses-t-elle ?

à faire un article de blog sur ton site où tu fais ce truc et tu que estelle ballot est formidable je m’aime je m’aime venez donc me voir effectivement c’est pas facile cet article là je pose la question très naïvement mais je pense avoir la réponse mais

il faut que je le mette en avant sur mon site ou je peux le planquer un peu parce que j’ai un peu honte quand même de mettre mes problèmes. Est-ce qu’il suffit qu’il existe ou est-ce qu’il faut que ce soit une page qui soit particulièrement vue et que j’y envoie du jus dessus et que j’envoie les gens dessus ?

Leo Poitevin (10:55.8)
C’est un peu tricky, dépendra vraiment de la puissance de ton site VS celle des concurrents sur la requête. Au final, c’est là où on se retrouve un peu à faire du SEO, c’est que TchatGPT, il fait une recherche web, il une recherche Google. Grosso modo, il faut qu’on soit premier sur les mots clés que TchatGPT va chercher, que notre site ressorte le plus haut possible et qu’ensuite il soit réutilisé. Grosso modo, théoriquement, si ton site est très puissant, si tu as une page qui est un peu cachée, qui au fond de ton blog, qui n’est pas vraiment visible, Google va quand même la prendre, va quand même la ranquer et ça suffira quand même. Maintenant, si son site est peu puissant, cette page-là…

il vaudra mieux la mettre en avant et essayer de la pousser pour qu’elle puisse ranquer sur Google. Du coup, c’est pour ça que si ton site est peu puissant, en général, ce que je vais recommander, au lieu de tout miser, envoyer tout ton trafic là dessus, alors que c’est un peu crado, c’est d’aller poster justement sur de l’externe, sur d’autres types de sites, d’aller sur des sites de partenaires qui te recommandent. Comme ça, on sait que dans ce dynamique là, tu vas pouvoir être mis en avant sans avoir besoin de forcer ton propre trafic à avoir ce propre classement.

Estelle (11:49.364)
tu vas me dire si c’est une bonne idée ou si ça ne marche pas du tout. Mon site n’est pas ultra puissant mais quand même j’ai envie de pouvoir récupérer un petit peu cette histoire. C’est facile en fait de mettre le top 5 des podcasts ou le top 5 de je ne sais quoi. Est-ce que je ne pas prendre ma meilleure page à savoir en général ma home ? Est-ce que je ne pas prendre ma home et puis en bas de ma home un peu planqué mettre ce classement des 5 meilleurs podcasts et mettre le listing à ce moment là ? Est-ce que pour Google ça suffirait

Leo Poitevin (12:17.034)
Le problème que tu vas avoir en faisant ça, c’est que ta page entière, ne pas vraiment être optimisée sur le mot-clé, vois, meilleur podcast en marketing ou quelque chose comme ça. Donc, fait, si tu réoptimises un petit peu ta page, que tu la reconcentres là-dessus et qu’elle arrive à se placer dans Google sur un mot-clé comme ça, dans ce cas là, ça suffit et ça roule et tu vas être cité en ayant ça. Et honnêtement, si ta home page se place sur ce mot-clé là, même sans avoir ce classement, Google va te récupérer et va se dire que c’est intéressant, c’est un bon podcast marketing. Et la chance que tu as toi en l’occurrence, c’est que

comme ton podcast s’appelle le podcast du marketing, il a quand même plus de chances d’être récupéré au Goval que n’importe quel autre podcast. Donc.

Estelle (12:48.976)
C’est pas tout à fait de la chance, c’était un tout petit peu réfléchi Léo.

Leo Poitevin (12:52.366)
Très bien vu, ça fonctionne avec Tchagept comme avec Google. voilà, au global, l’intérêt, c’est de se dire est-ce que ma page va ranquer sur un mot-clé meilleur et le nom de mon service, grosso modo, ou ce que je fais sur Google. Si c’est le cas, t’es bien. Si ce n’est pas le cas, c’est plus compliqué. Dans ce cas-là, il vaut mieux utiliser d’autres médias externes qui vont pouvoir parler de toi comme une référence.

Estelle (13:14.16)
Moi ce que j’entends c’est qu’effectivement cette histoire de médias externes, c’est-à-dire les médias spécialisés dans notre domaine, que soit le domaine, là on prend l’exemple du podcast mais évidemment ça marche pour à peu près tout, ça c’est vraiment important, c’était déjà important quand on faisait du SEO que ces médias-là qui sont des médias avec de la réputation sur le sujet parlent de nous. Là ce que tu dis c’est que non seulement il faut qu’ils parlent nous mais c’est encore mieux s’ils parlent de nous sur ce système de ranking parce que c’est ce qui marche très très bien sur les LLM.

Est-ce que… Donc j’imagine que tu proposes à tes clients de faire ce genre de choses, voire tu le fais pour eux. Est-ce qu’il y a une technique ? Est-ce que tu as identifié un moyen ? que comment je fais, pour faire en sorte que les blogs ou ces sites-là parlent de moi dans un listing comme ça ? Est-ce que tu as trouvé une technique ? Je pas, il faut leur envoyer un email, leur dire dis donc, ça serait vraiment super chouette de faire ça ou… Comment tu fais ?

Leo Poitevin (14:06.766)
Ouais, je vais t’expliquer. La première chose que tu mis en valeur, est super intéressante, c’est que avant, qui était vraiment important pour Google, c’était qu’il a un lien qui aille depuis un autre site vers le nôtre. vois, c’était le fameux backlink qui nous amenait de la puissance et comme ça, on ranquait mieux, etc. Chose qui à l’heure du LLM est beaucoup moins importante. Ce qui va être important, c’est la mention. Donc juste qu’on mentionne notre nom. Avant, tu pouvais ne pas être mentionné dans un article. Si tu avais un lien, c’était bien. Maintenant, si tu n’as pas de lien, mais que tu mentionné, l’inverse, c’est bien. Donc voilà, on chasse la mention maintenant et les top 10 sont clairement les contenus qui sont les plus récupérés par les LLM. Donc ce que j’ai fait,

la réflexion que j’ai eu au moment où je me suis, ok bon, il faut qu’on poste sur des médias externes. On avait l’habitude de le faire pour acheter des backlinks. Du coup, ce que j’ai fait, c’est qu’au moment où est arrivé un peu ce phénomène, j’ai demandé à tous les fournisseurs de backlinks habituel de me dire, est ce que tu peux faire un article top 10 des meilleurs XYZ sur ton site et citer mon client numéro 1. Donc, c’est ce qu’on a fait. Du coup, je suis cofondateur sur une plateforme de backlinks qui s’appelle Linkavista et donc on a mis en place un peu tout ce système là pour être sûr que grosso modo, on puisse trouver des médias qui fitent à peu près notre ligne édito et qu’on dise, est ce que tu peux nous mentionner?

faire un top 10 et derrière tu mentionnes moi comme étant le numéro 1 et comme ça on a pu assez simplement dévier le système achat de backlink un peu traditionnel qu’on avait monté pour faire achat de mention sur des top 10 qui fit beaucoup mieux le modèle LLM pour le

Estelle (15:20.546)
Donc en fait, c’est exactement la même chose que votre histoire de Netlink. C’est juste, on a changé la demande, finalement, après l’organisation est la même. Si ce n’est que dans mon souvenir de Netlink, moi, j’ai jamais osé mettre le doigt là dedans. me paraissait être un monde parallèle, bien trop complexe pour moi. Dans mon souvenir, je te donne le schéma que j’avais en tête. C’était attention, Google est plus intelligent que toi Estelle. Donc ne va pas faire juste un échange, link, site A.

va linker vers le site B et site B va linker vers le site A parce que Google va dire t’es mignonne chouquette mais je vois bien que tu t’arranges entre copains donc ça va pas marcher donc il fallait faire des trucs à plusieurs bornes quoi à faire site A vers site B vers site C vers site D etc puis d’organiser tout un maillage comme ça là vu que c’est des mentions

on ne pas de lien, est-ce que ça veut dire que c’est plus facile finalement et qu’on peut s’arranger entre copains et finalement ça se voit pas ou c’est exactement la même chose et du coup il faut faire des maillages complexes ?

Leo Poitevin (16:20.946)
Non, c’est plus du tout besoin de faire des maillages complexes. Déjà, même sur la partie net linking, le niveau de complexité des maillages, n’a plus besoin de se faire autant la misère qu’on le faisait historiquement, honnêtement. Depuis 2020, Google est quand même plus clément sur la complexité des maillages et il est moins à la chasse. Ce qu’il fait, c’est que simplement, dit bon, là, ça a l’air des liens qui manipulent un peu, donc il a tendance à les nullifier, mais il n’y a plus vraiment de danger là dessus. Et sur la partie des mentions, là aussi, Tchadjpt va pas essayer de chasser si telle personne mentionne lui, etc. En général,

très clément à partir du moment où ça rentre dans Google. Encore une fois c’est la nouvelle un peu le nouveau prisme qu’ils ont pris sur le tchat GPT c’est si on est du top 15 top 20 dans Google avec cette page là il y a des chances qu’elle soit prise en source. Si elle est prise en source hop là elle va pouvoir être utilisée comme source d’information comme source de vérité et on va récupérer le contenu de cette page pour qu’elle soit citée ensuite.

Estelle (17:09.456)
C’est intéressant, ça veut dire quand même que le SEO reste important. Outre le fait qu’il y a quand même des schémas, des typologies qui fonctionnent mieux, faut que le SEO des sites soit bon pour que Google les ait mis en avant et que donc leur page à listing remonte. Donc finalement, j’ai envie de dire, ouf, tout le travail qu’on a fait depuis 15 ans n’est pas foutu à la poubelle comme ça en deux secondes et demie. Donc tout va bien, tout va bien.

Leo Poitevin (17:12.662)
Le lso

Leo Poitevin (17:32.446)
Non, 100%, non, non, non, non, c’est l’avantage.

Et un truc qui est un tout petit peu tricky, c’est que tu peux avoir un très très bon GEO par exemple avec un très mauvais SEO parce que tu peux te référencer sur des sites externes à chaque fois et toi en ayant le cordonnier le plus machaussé quoi. Donc en fait, tu peux être référencé partout mais toi ton site ne génère pas de trafic et en fait il va générer du trafic sur sa marque tu vois sans que tu aies besoin de faire les efforts parce que les autres référencent ta marque en étant la meilleure. C’est ce qui se passe beaucoup. Je vais t’en parler rapidement avec ceux qui ont des très bons programmes d’affiliation par exemple. Tu vois si quelqu’un a un très bon programme d’affiliation, je vais te prendre un exemple Penny Lane puisque je dis

Estelle (17:51.962)
Mais c’est plutôt bien ça !

Estelle (18:01.744)
Ouais? Hmmmm.

Leo Poitevin (18:05.334)
avec eux il y peu de temps et donc leur programme affilié est sympa et ils ont une bonne relation avec les affiliés donc tous les affiliés qui vont avoir en fait potentiellement une page quelque part qui est placée, s’ils mettent Penny Lane en avant, Penny Lane va se retrouver à plus de trafic marque à être mentionné en numéro 1 parce que en fait les affiliés vont avoir mis Penny Lane en avant. Après la chance de Penny Lane c’est qu’ils ont aussi un très bon SEO et qu’ils sont aussi très bons en SEO mais si ça n’avait pas été le cas et qu’ils avaient seulement un bon trafic, des bons placements au niveau des affiliés

ils auraient un bon géo quand même quoi pour le coup.

Estelle (18:38.288)
super intéressant mais ça pour le coup c’est un vrai hack c’est à dire que l’affiliation qui est une stratégie marketing parmi d’autres et qui est une stratégie marketing qui fonctionne plutôt pas mal mais qui finalement elle passe.

utilisé que ça, il y a quand même encore plein de marques qui l’utilisent pas, mais là ce que tu es en train de dire c’est que non seulement c’est une stratégie intéressante pour amener du cash, parce que tu as d’autres personnes qui viennent t’apporter de l’acquisition, mais en plus ça donne des mentions et donc ça fait monter sur le LLM. là je prends l’info, trouve ça vraiment… C’est pas si dur que ça à mettre en place de l’affiliation. c’est quelque chose que j’ai souvent en tête en me disant mais tiens il faut absolument le faire, pourquoi est-ce qu’on ne fait pas plus ? Et après la vie fait que on a plein d’autres choses

Leo Poitevin (19:08.078)
Exactement.

Estelle (19:20.338)
faire, on ne pas toujours, mais l’affiliation c’est… Alors bon ce sera le sujet d’un autre épisode peut-être, mais c’est pas si compliqué à mettre en place parce qu’il a plein d’outils qui permettent de le faire. Là où c’est compliqué, moi je trouve, c’est c’est quand même un peu dark l’affiliation, c’est à qu’il faut avoir vraiment confiance en son partenaire. Le gâcher qui ont fait de l’affiliation, s’il nous dit qu’on n’a eu que trois clics, nous finalement on n’a souvent pas beaucoup de moyens de vérifier la réalité donc…

Moi ce que je conseille toujours c’est faites de l’affiliation avec des gros sites bien établis, de l’affiliation avec Canva a priori vous n’aurez pas de problème, c’est pas pour faire de la pub avec Canva, je sais qu’ils font de l’affiliation c’est juste ça. Mais voilà un petit site de qui sort de nulle part, oui si vous avez confiance dans… Parce que en fait pour traquer les choses c’est pas toujours si évident que ça mais je prends le hack.

Leo Poitevin (20:06.382)
pour en discuter si tu veux un de quatre parce que j’ai fait six ans d’affiliation en tant que SEO justement donc j’ai un gros bagran dans l’affiliation et dans des affiliations qui étaient pas forcément les affiliations les plus on va dire les plus populaires ou les plus voilà les plus propres du monde j’ai eu un gros bagran dans une affiliation qui était assez dark donc voilà je pourrais te faire voir la face noire la face cachée de l’affiliation si tu veux un de ces quatre

Estelle (20:09.072)
intéressant.

Estelle (20:22.756)
bah écoute… Ouais, bah avec plaisir parce que, parce qu’en plus, tu vois, je trouve que c’est vraiment une stratégie qui est, moi qui m’a toujours intéressée parce que je trouve que c’est vraiment chouette d’avoir des gens qui viennent te recommander de façon globale, mais qui est en plus intéressante avec les LLM, c’est peut-être un truc à retravailler. Bah écoute, je le mets dans un coin de ma tête, on se fera peut-être un épisode ensemble sur l’affiliation, avant d’aller chercher l’affiliation.

Ce que tu me disais en off, c’est que c’est bien beau, il faut aller voir des sites tiers, etc. Il a quand même des sites qui sont particulièrement importants et intéressants à avoir. Est-ce que tu peux nous en dire plus ? Parce que clairement, si on sait où il faut aller, on y va et qu’on soit d’accord ou pas, c’est quand même là qu’il y a des sites qui marchent mieux que d’autres.

Leo Poitevin (21:08.29)
Ouais, clairement il a une…

Donc alors ceux qui nous écoutent ont souvent du contenu US ou des gens, français qui ont reparlé de contenu US et qui ont dit oui Reddit c’est très important, Quora c’est très important etc. La réalité c’est qu’alors qu’il est Reddit et Quora c’est des plateformes qui sont énormément utilisées aux Etats-Unis et beaucoup moins en France. Donc leur importance en France elle est voilà 100 fois moins qu’aux US, 100 fois j’abuse peut-être un peu mais au moins 50 fois moins qu’aux US c’est sûr. Et donc au final Reddit et Quora sont un peu moins importants en France qu’ils ne le sont Outre-Atlantique. Sur les trois sources qu’on a qui sont vraiment les trois, pour moi la triplette

Estelle (21:29.68)
Ouais.

Leo Poitevin (21:40.32)
importante en France c’est Wikipédia qui est un peu le Saint Graal, ça l’est aussi aux US mais en France c’est le Saint Graal donc si vous avez une notoriété qui est assez solide pour avoir une page Wikipédia, bien dans ce cas-là allez-y parce que c’est une page qui est énormément réutilisée par l’LLM, Tchatch.GPT et qui est une source qui est très importante. La deuxième source c’est Google My Business donc les fiches Google Maps grosso modo, Google Business Profile qui est source un peu, une source qui est

Proof testé par Google qui est utilisé par Google. voilà, beaucoup réutilisé pour aller citer les adresses, pour aller récupérer de l’information, etc. par les LLM. Donc une source très importante aussi. Et la troisième, c’est TrustPilot, qui va être une source qui est énormément utilisée pour les avis, pour la notoriété, pour ce que fait une entreprise, pour ce qu’elle fait bien, pour ce qu’elle fait mal, etc. Et grosso modo, pour te donner un petit scope en plus là dessus, ces trois sources là, comme par hasard, elles sont utilisées parce que c’est des sources qui sont lourdement modérées, tu vois, qui sont très lourdement modérées comme Reddit, d’ailleurs aux États-Unis. Les trois sont très lourdement modérées.

Estelle (22:30.798)
Leo Poitevin (22:35.104)
Et donc en fait ce qui se passe c’est que Google et les LLM délèguent un peu le niveau de modération et la qualité de l’information à des services qu’ils connaissent être de bons services, des services bien modérés avec une bonne information. donc si tu une mauvaise note sur TrosPilot, c’est que tu fais mal le travail. Si tu une fiche Wikipédia qui dit que tu es un arnaqueur, c’est parce que tu es probablement vraiment un arnaqueur. Et si ton Google Business Profile n’existe pas, c’est probablement peu de légitimité en réalité parce que tout le monde est censé en avoir un. Donc voilà ce qui se passe un peu sur les sources.

Estelle (23:02.032)
Alors attends, j’ai 1000 questions. Wikipédia, on va commencer par là. Wikipédia. Comment on fait ? Question bête.

Leo Poitevin (23:06.062)

Estelle (23:13.486)
Comment on fait pour avoir une page Wikipédia ? Est-ce que c’est moi qui dis « ben tiens, attends, attends, je vais dire que Estelle Ballot c’est formidable, faites moi une page Wikipédia » ou, et je crois que c’est plutôt ça, tu vas me dire si j’ai raison, il faut que ce soit un tiers qui dise « ben Estelle Ballot est formidable Je dis Estelle Ballot, vous avez bien compris, c’est pour l’exemple. Si quelqu’un veut demander une page Wikipédia pour Estelle Ballot, ne vous gênez pas. Mais est-ce que c’est ça, il faut que ce soit un tiers qui propose une personne, c’est ça ?

Leo Poitevin (23:40.108)
Donc la particularité de Wikipedia, pense que tu peux te proposer toi-même, mais c’est quand même assez compliqué et ça sera marqué sur ta fiche Wikipedia si c’est toi-même qui t’es proposé.

et que tu as dit à un modérateur Wikipédia, oui, c’est moi, c’est le ballo ou que ton compte s’appelle Estelle Ballot, grosso modo. Très souvent, ce qui se passe sur Wikipédia, la raison qui peut déclencher le fait d’être accepté ou non, c’est le fait d’avoir plusieurs sources d’autorité qui vont parler de toi. manière dont Wikipédia caractérise des sources d’autorité, c’est que grosso modo, c’est des articles qui ont déjà été utilisés en source Wikipédia plusieurs dizaines, voire centaines de fois. Donc ce que tu vas faire, c’est que le monde, le point, tu vois, des gros médias comme ça vont avoir été utilisés en source d’autorité plusieurs fois par Wikipédia. Et donc, si tu as des articles sur des médias de la sorte généralement,

tu vas pouvoir avoir une fiche Wikipédia. Les cas de nos jours qui sont les plus faciles entre guillemets pour déclencher une fiche Wikipédia, c’est les entreprises qui lèvent de l’argent parce que généralement elles vont être révélées en presse sur pas mal de médias différents, sur des articles qui sont un peu journalistiques parce que c’est ce qu’il faut. faut pas d’articles qui soient promotionnels, des articles uniquement journalistiques. Et donc, si tu as cinq, six sources qui parlent de toi de manière journalistique, tu peux demander à quelqu’un de te faire une fiche Wikipédia. Et très souvent pour ça, moi, ce que je fais, c’est que je trouve des éditeurs Wikipédia ou des modérateurs Wikipédia qui vendent leurs services pour quelques centaines de dollars et qui vont

aller te créer une fiche avec leur pseudo passe droit. Ils passent pas tous les droits non plus, il faut quand l’autorité. voilà, avec un peu d’autorité que leur passe droit et l’autorité que toi tu as, ils arrivent à te faire une fiche wikipédia. Toutefois, c’est quand même rare d’être éligible à ça. Il faut vraiment avoir une autorité qui est…

qui réel quoi. vois moi dans mes clients il y en a très peu qui l’autorité nécessaire pour avoir une fiche Wikipédia. Généralement ça va être les gros comptes, les boîtes côté en bourse, les gens avec beaucoup beaucoup de pubs, les gens qui sont passés à travers des scandales mais dans ce cas là t’as pas vraiment envie de faire une page Wikipédia non plus etc. c’est un jeu qui assez compliqué. Je suis en train de m’entraîner en ce moment pour essayer de détourner un peu les règles et d’essayer d’avoir des choses intéressantes. Pas facile mais je m’échauffe.

Estelle (25:17.648)
Ok.

Estelle (25:22.488)
de monter là-dessus.

Estelle (25:26.99)
Mais ce que j’entends là, tu vois, c’est ce qu’on avait dit avec l’une de mes invités qui était une spécialiste RP, c’est qu’en fait les RP, c’est vachement intéressant pour les LLM parce que du coup, ça fait parler de toi dans des sites qui sont reconnus, etc. et que donc ça fait monter le SEO et le LLM. Donc super intéressant de travailler ces RP. donc oui. Voilà.

Leo Poitevin (25:40.526)
100%.

Leo Poitevin (25:45.198)
Ouais, l’ARP c’est sûrement le département qui a pris le plus de poids avec le LLM. Le SCO a une importance mais l’ARP pour moi c’est un sujet qui est entre les deux, qui est entre l’ARP et le SCO.

Estelle (25:52.628)
Ok, super intéressant. Ok pour le Wikipédia. Donc si vous voulez parler à Wikipédia, allez-y. Mais bon, j’ai bien compris que c’était probablement pas le truc le premier que j’aurais. En revanche, là tu m’as parlé. Moi, c’est un outil que je recommande systématiquement quand on vient me voir et qu’on me dit, moi, j’ai un business local. dis, oublie, oublie de t’embêter avec le digital, le machin, le truc. J’ai 300 épisodes. Tu peux les écouter si ça t’amuse, mais d’abord, commence par créer une fiche Google My Business.

J’entends ce que tu dis, c’est que moi j’ai toujours trouvé ça comme hallucinant, comme un énorme cadeau que nous fait Google et une espèce d’ovni de… l’affiche Google My Business, Google te donne la place numéro 1 ultra facilement, alors que c’est quand même très compliqué, t’es bien placé pour le savoir d’avoir cette fameuse place numéro 1. Et je me suis toujours posé la question, mais pourquoi en fait il fait ça Google ? Je me suis dit, hop, c’est peut-être qu’il a pas vraiment beaucoup de business pour lui à cet endroit-là, donc autant le filer gratos et c’est de l’information qui est vraiment utile, donc il veut faire plaisir à ses utilisateurs.

Là ce que tu es en train de me dire c’est que Google My Business est vachement intéressant pour les LLM. là je double-danne encore un petit coup. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si j’ai un business local, j’ai vachement de chance parce que et Google me donne les choses quasi gratos et les LLM me le donnent gratos. Donc il faut vraiment avoir sa fiche Google My Business si vous avez un pas de porte etc.

Ça j’entends ça en gros, j’imagine. Mais si on n’a pas un business avec un pas de porte, si on fait du service par exemple, plein d’entreprises n’en ont pas, est-ce que ça veut dire qu’il faut quand même avoir une fiche Google My Business ?

Leo Poitevin (27:30.582)
Moi pour le coup je le recommande en tout cas. Chaque personne qui a une entreprise généralement je le recommande de créer une fiche My Business avec potentiellement tu notes que tu as que paye le client, potentiellement tu une adresse ou tu sers une zone qui n’est pas vraiment une zone plus définie etc. Mais tu vois même moi qui a une entreprise qui fonctionne tout en télétravail etc. J’ai créé des fiches Google My Business dans les bureaux qu’on a, enfin mon bureau chez moi quoi. Donc clairement je recommande très fortement et c’est vraiment quelque chose qui sert bien à l’LLM. On le voit, utilise énormément en source.

Donc on prend, on y va et ça leur permet de recouper la donnée en fait pour être sûr que l’information qu’ils fournissent, est juste parce que Google a un système de vérification sur les Google My Business qui est quand même assez aigu, assez précis. Donc il a peu de chances que des gens s’amusent à créer des fiches Google My Business à la volée un peu facilement, sans rien, contrairement à site où tu peux créer un site jour ou lendemain sans identité. c’est ça. Alors que le fiche Google, ou la, ça, par contre, c’est quand même plus contrôlé. Donc voilà, au final, Google utilise pas mal ça.

Estelle (28:18.81)
Ouais, tu peux dire ce que tu veux.

Estelle (28:26.528)
Ok, c’est une histoire de sécurité, c’est de se dire effectivement une fiche Google My Business qui fonctionne bien, c’est une fiche 1 qui a été vérifiée parce qu’évidemment il vérifie l’adresse, c’est pas extrêmement complexe mais n’empêche qu’il a une vérification, tu as raison, qui n’est pas le cas sur un site. Et 2, moi ce que je comprends des fiches Google My Business, c’est si on veut être mis en avant, il faut que notre fiche soit super à jour, c’est-à-dire qu’on rajoute, qu’on mette à jour régulièrement, ce qui peut être très facile en mettant une photo, en changeant l’horaire, en mettant à jour parce que je sais c’est l’ascension ou j’en sais rien. Donc c’est des choses assez faciles mais en tout cas,

qui se font régulièrement. Donc Google est sûr que si t’as dit que t’étais ouvert, t’es ouvert parce que tu l’as mis à jour régulièrement. C’est ça fait que vient chercher le LLM, c’est le fait que l’info est juste et est à jour.

Leo Poitevin (29:07.63)
ça et tu reçois des avis sur une fiche Google. Donc en fait, c’est une fiche Google, va qualifier la qualité de ton service et la qualité des produits que tu vends, etc. de manière quand même assez précise au final. Parce que quelqu’un qui a un très mauvais avis sur Google Maps, généralement, c’est un mauvais prestataire ou quelqu’un qui est fermé. Et à l’inverse, quelqu’un qui a de très bons avis, c’est quelqu’un qui va être un bon prestataire, qui va répondre à ses commentaires, qui fait attention à tout ça. Donc au final, c’est un très bon proxy pour savoir si quelque chose est un bon service ou un mauvais service. La note moyenne que tu vas avoir sur une fiche Google My Business.

Estelle (29:33.952)
plus, dis-moi si je dis une bêtise, c’est gratuit Google My Business et notamment les avis. Ce qui n’est pas le cas, je reviens sur Trustpilot dont tu parlais à l’instant. Trustpilot qui est l’un ou le plus gros gestionnaire d’avis, là pour le coup c’est payant il me semble. C’est peut-être pas très très cher d’ailleurs.

Leo Poitevin (29:50.19)
Tu peux le revendiquer gratuitement et après tu as un système payant. Très souvent les gens passent sur le système payant pour dire que des avis qui ont été laissés ce pas vraiment des avis de leurs clients et du coup les faire sauter etc. Après ça te laisse à nouveaux accès et plus de choses. Très souvent quand tu un gros e-commerceur tu finis par payer Trustpilot. Au début tu n’es pas obligé tu peux simplement revendiquer ta fiche et dire qu’elle est à toi et ça roule.

Estelle (30:12.784)
Et donc là tu me disais TrustPilot super important pour en fait exactement la même raison, c’est que TrustPilot c’est le plus gros, les autres sont certainement intéressants aussi si vous en avez d’autres mais… Ouais, ok. Mais quand même très bien. Si on l’a, on le fout pas en l’air, on peut continuer à avoir à vie vérifiée. Ce qu’ils viennent chercher en fait c’est ça, c’est exactement la même chose que vient chercher Google quand il vient avec ses robots vérifier les éléments.

Leo Poitevin (30:17.354)
Exactement.

Leo Poitevin (30:22.03)
Avis vérifié, avis vérifié en France par exemple très utilisé aussi, deux fois moins le cross-pilote mais quand même dans le top 10 ou dans le top 15 donc ouais. Non non non non.

Estelle (30:41.432)
Ce que veut le LLM comme Google, c’est que l’utilisateur ait la bonne information. fait, c’est aussi simple et méchant que ça. Donc il va aller chercher l’information qui est la plus sûre. n’est jamais sûre à 100%, mais qui a priori est la plus sûre pour que ses utilisateurs soient contents et heureux et que tout se passe bien dans le meilleur des mondes.

Leo Poitevin (30:47.03)
Exactement.

Leo Poitevin (30:59.018)
Exactement.

Estelle (30:59.776)
Ok, écoute Léo, franchement génial, en 30 minutes tu viens de m’éclairer et je pense tous les gens qui nous écoutent, en tout cas beaucoup des gens qui nous écoutent, sur une espèce de grand point d’interrogation qui est le GEO dont tout le monde parle. Je vais essayer…

de résumer, ça va pas être facile parce que là tu nous as donné un milliard de tips mais je vais essayer d’en trouver en tout cas un maximum. Ce que tu nous dis, c’est que déjà il faut comprendre comment fonctionnent les LLM. Les LLM, soit ils vont faire une requête sur internet, soit ils vont pas faire une requête sur internet. Il faut prendre cette règle comme une règle de départ. S’il va pas faire une requête, ça sert à rien d’aller se battre. De toute façon, on s’en fiche parce que nous ce qu’on veut, Infine, c’est pas juste être cité, c’est pas qui donne la bonne réponse que nous on donne également.

Ce qu’on veut, c’est que les gens viennent chez nous à un moment donné. Donc toute la partie où il ne pas faire de recherche, ne nous sert à rien. Là où il faut se battre, c’est là où il va pouvoir aller faire des recherches. Et ce que tu nous dis, c’est que les bonnes pratiques qu’on a eues jusqu’à maintenant en SEO, sont toujours valables. Donc les formatages, tout ce qu’on peut faire, notamment en e-commerce, pour pouvoir mettre en avant les bonnes informations, les 5 étoiles, les 7 en stock, etc. Ça reste valable. Mais c’est pas le cœur du cœur du sujet. C’est en gros 10 % de l’histoire.

il reste 90 % à travailler. Donc si on ne sait pas le faire, ça n’est pas un drame, c’est pas forcément là qu’il faut aller se battre. Ce que tu nous dis, c’est que le SEO reste valable parce que dès lors que le LLM va aller sur internet, en fait il va aller voir ce qui se passe chez Google. Donc tout ce qu’on a fait en SEO reste valable mais…

il y a des éléments de SEO qui va aller chercher en priorité parce que les LLM, en fait, ils viennent nous chercher la réponse facile, rapide, etc. Et un type de page, un format qui fonctionne particulièrement bien, c’est les rankings, le top 5, le top 10, le top machin chose. Et donc tu nous dis…

Estelle (32:51.924)
Chose numéro un simple à faire, fais un top 5 des boîtes de ton secteur. Donc tu vas citer tes concurrents, mais c’est pas très grave, mais en tout cas tu te mets en premier. On a du mal à faire ça parce qu’on se dit, c’est pas très poli de faire ça, mais il faut le faire quand même. Mais surtout, ce qu’il faut faire, c’est faire en sorte d’être cité par des sites tiers, des sites qui ont une certaine réputation sur le sujet et de tomber dans les top 5 et idéalement le premier. Toi ce que tu dis, c’est qu’en fait simplement, peut-être une… Alors soit travailler avec

une agence comme la tienne par exemple qui connaît tous ces sites et qui des organisations etc. Mais soit peut-être commencer par leur envoyer un email leur dire en fait ça fait peut-être un an et demi que t’as pas mis à jour ton top machin peut-être que tu peux mettre et regarde moi mon service fait ça et c’est génial ça marchera pas à tous les coups mais enfin on le faisait déjà en SEO avec les backlinks à l’époque on peut peut-être le faire avec les mentions donc ça c’est vraiment en tout cas le format qui fonctionne.

Ce que tu nous dis aussi, c’est qu’il a ce format, faut aller le faire chez soi, il faut aller le faire chez des tiers. Et puis il a aussi des grands sites. Et ça, c’est plutôt une bonne nouvelle parce que comme ça, on sait où aller mettre l’effort. Il y a des sites vraiment importants et notamment en France. Tu disais, on entend souvent parler de Reddit. Et d’ailleurs, ça me fait penser que j’ai oublié de te poser une question, je vais te la poser tout de suite. Mais tu disais, on entend souvent parler de Reddit en France, sauf que Reddit, c’est super utilisé aux États-Unis, relativement peu en France. Donc vous cassez peut-être pas les bonbons à aller sur Reddit. En revanche, notre page, nous, c’est

Donc wikipedia si on peut avoir une page wikipedia, go allons-y. Si on ne pas, c’est pas grave parce qu’on peut pas non plus forcer complètement les choses mais voilà c’est quand même intéressant ce que tu disais c’est que pour avoir une page wikipedia, un des gros leviers qu’on va pouvoir activer c’est les rp. Donc les rp prennent vraiment de la valeur pour pouvoir être visibles. Bon wikipedia c’est un peu quand on est un gros mastodonte.

Si on n’est pas un mastodonte, la super super bonne nouvelle que tu nous donnes, c’est que ces fameuses fiches Google My Business, qui sont quand même extrêmement simples à faire et à entretenir, elles ont un pouvoir très très fort. Donc vraiment, allez sur les fiches Google My Business. Moi, je l’avais dit, je l’ai dit plein de fois, je vais faire une fiche Google My Business, même si je n’ai pas de pas de porte, je ne reçois pas personne chez moi. Et à chaque fois, je dis, je vais le faire et je ne l’ai pas fait. Maintenant que je t’écoutais là, maintenant, c’est sûr, je vais le faire cet après-m’, c’est marqué dans ma tout doux. Et tu disais un autre…

Estelle (35:12.398)
d’autres types de sites qui fonctionnent, c’est les sites des avis, notamment Trustpilot, à vie vérifiée en France marche bien aussi. Ces éléments-là sont intéressants parce qu’ils sont vérifiés. J’avais une question en plus, pardon, que j’ai oublié de te poser, mais parce que je la vois tourner partout et j’aimerais bien avoir ton avis. On dit souvent, Reddit, c’est très bien. Tu disais, oui c’est très bien aux US, mais peut-être moins en France. On dit souvent en ce moment, enfin ça se dit sur LinkedIn, on dit souvent que LinkedIn est vachement intéressant et que LinkedIn est très cité et que donc il faut absolument poster sur LinkedIn. T’es d’accord, t’es pas d’accord ?

Leo Poitevin (35:40.374)
Ouais, c’est assez vrai. C’est surtout assez vrai pour les personnes. Dès que tu prends des informations sur une personne, LinkedIn est utilisé en source énormément. Dès que tu sors un peu du scope des personnes ou des entreprises, c’est un peu moins utilisé quand même. Et typiquement, si tu cherches, je ne pas, par exemple, la meilleure.

le meilleur plombier autour de toi, y a peu de chances que ça soit sur LinkedIn qu’il aille récupérer l’information. Mais si tu demandes voilà est-ce que cette personne elle est fiable, est-ce que cette entreprise elle est fiable, est-ce que cette entreprise propose tel service, dans ce cas là, LinkedIn va très souvent être utilisé comme source. Et après dans tous les cas, LinkedIn ça s’indexe bien, le chat GPT aime beaucoup ça comme source aussi, c’est dans le top 3 ou le top 5 des plus grosses Donc clairement très utilisé et je recommande d’aller poster sur LinkedIn.

Estelle (36:20.368)
Donc, aller poster sur LinkedIn pour… LinkedIn. Pour… Chacun dit comme il veut. C’est parce que je te… Allez poster sur LinkedIn pour… Pas pour n’importe quoi. C’est pas poster pour poster. C’est pour parler de son sujet, de son service, de ce que l’on fait et devenir une autorité sur son marché. C’est ça, on est bien d’accord. C’est pas juste poster pour poster. OK. Super. Très bien. Donc, on peut continuer à aller sur LinkedIn. Ça marche aussi.

Leo Poitevin (36:26.656)
à la française. LinkedIn !

Leo Poitevin (36:43.704)
Ouais, exactement.

Estelle (36:50.486)
En gros, que je comprends, si je veux résumer notre histoire, c’est que…

Il y a plein de choses à faire. Ce qu’on a fait en SIO n’est pas à mettre à la poubelle, ça me rassure un petit peu, mais quand même, il faut adapter un peu les choses. faut bien réfléchir à notre site, notre funnel et se dire, les LLM ont une grosse force, un gros pouvoir. Il va falloir quand même faire en sorte de rentrer dans l’histoire. Ce que tu nous dis, c’est que finalement, c’est peut-être pas si compliqué que ça. C’est peut-être même plus simple, j’ai l’impression, que ce qu’on a pu faire en SIO avant, parce qu’en tout cas, pour le moment, ça viendra peut-être à changer, mais en tout cas, pour le moment,

Si on fait les bons schémas, si on est bien classé dans les top 5, top 10, top machin, c’est déjà vraiment très très bien et du coup on peut fait mettre notre focus sur ce genre de travail là plutôt que d’aller un petit peu partout et ce sera déjà très très bien. C’est ça la morale de l’histoire.

Leo Poitevin (37:42.102)
C’est exactement ça, c’est exactement ça honnêtement. Déjà avoir une bonne base de SEO ça fera toujours énormément de bien pour la partie de l’LM et ensuite avoir un maximum de popularité, être cité par de l’externe, être cité par les références du milieu et ça c’est vraiment ce qui va vous aider à avoir ce facteur qui va être important. La popularité et être cité comme un produit de référence dans les classements c’est vraiment quelque chose qui est important.

Estelle (38:03.446)
Ok, génial. Bon ben on va tous ruer là-dessus à partir de cet après-bidi. Léo, merci infiniment d’être revenu sur le podcast du marketing. Si on veut bosser avec toi, si on veut faire du SEO, du GEO, tout ce dont tu nous as parlé, où est-ce qu’on peut te trouver ? Dis-moi comment est-ce qu’on peut travailler avec toi ?

Leo Poitevin (38:24.102)
Le plus simple, reste LinkedIn. J’ai pas forcément une vitesse de réponse qui est optimale. Voilà, je mets 3-4 jours parfois avant de répondre. Mais si vous me trouvez sur LinkedIn, on peut discuter de tout ça avec très grand plaisir. Le mieux pour LinkedIn, c’est toute la partie justement agence. Et si vous avez besoin d’une strategie ou quelque chose un peu plus complet, si vous voulez juste acheter justement des classements sur des médias, vous pouvez aller sur linkavista.com, est la plateforme d’achat et de vente de listing médias, justement comme ça qu’on a développé et sur lequel vous pouvez trouver tout ça.

Estelle (38:50.828)
ben génial, je mettrai évidemment les liens dans les notes de cet épisode, donc vous pouvez aller cliquer directement dedans. Merci beaucoup Léo, t’es le bienvenu quand tu veux sur le podcast du marketing, peut-être pour qu’on parle d’affiliation la prochaine fois. Allez pourquoi pas.

Leo Poitevin (39:02.874)
Top avec plaisir et ça c’est top de discuter avec toi et puis écoute impatients de rediscuter de ça voilà je reviendrai faire mon update soit dans six mois pour de l’affiliation soit dans un an pour l’update SEO annuel comme on le fait une fois par an quoi.

Estelle (39:11.822)
ben génial. Super, on fait ça. Merci beaucoup Léo.

Leo Poitevin (39:14.862)
Merci, au revoir, bye !


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Dark social : le levier d’acquisition que vous ne mesurez pas (mais qui convertit) – Episode 325

ou écouter sur :

Dans cet épisode, nous explorons un levier encore largement sous-estimé en marketing : le dark social.

Vous allez comprendre pourquoi une grande partie de votre impact ne se joue pas en public, mais dans les conversations privées. Nous décortiquons les mécanismes qui rendent ces échanges si puissants en acquisition, et surtout comment les activer concrètement.

 

Au programme :

  • Ce qu’est réellement le dark social et pourquoi il échappe à vos outils

  • Pourquoi les recommandations privées convertissent mieux

  • Les types de contenus qui se partagent naturellement en DM

  • Comment inciter votre audience à parler de vous en privé

  • Les bonnes pratiques pour mesurer sans dénaturer

  • Des exemples concrets et activables immédiatement

 

Si vous cherchez à générer des leads plus qualifiés sans dépendre uniquement des algorithmes, cet épisode va changer votre approche.

 

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Transcription de l’épisode

Introduction

Vous avez probablement déjà vécu cette situation. Vous publiez un contenu sur LinkedIn ou ailleurs. Les likes restent modestes. Les commentaires sont rares. Et pourtant, quelques jours plus tard, un prospect vous contacte en vous disant : “On m’a envoyé votre post, c’était exactement ce dont j’avais besoin.”

Ce moment-là change tout.

Il révèle une réalité que beaucoup de marketeurs sous-estiment encore aujourd’hui. Une grande partie de l’influence ne se joue pas en public. Elle se joue dans l’ombre. Dans les messages privés. Dans les groupes WhatsApp. Dans les conversations Slack. Dans les échanges directs.

C’est ce qu’on appelle le dark social.

Un espace invisible pour vos outils d’analyse, mais extrêmement puissant pour votre acquisition. Parce que derrière chaque partage privé, il y a une intention forte. Une recommandation. Une forme de caution implicite.

Le problème, c’est que ce levier reste mal compris. On le subit plus qu’on ne l’exploite. On espère que nos contenus circulent, sans vraiment savoir pourquoi certains se partagent… et d’autres non.

Dans cet épisode, nous allons changer ça.

Vous allez comprendre ce qu’est réellement le dark social, pourquoi il convertit mieux que la plupart des canaux traditionnels, et surtout comment l’activer volontairement dans votre stratégie marketing.

L’objectif est simple. Ne plus laisser ces conversations vous échapper. Et commencer à en faire un véritable moteur d’acquisition.

 

Si vous me découvrez avec cette vidéo, je suis Estelle Ballot et vous regardez le podcast du marketing. Mon rôle c’est d’aider les directions marketing à gagner en clarté, structurer leur marketing, et obtenir des résultats, sans complexifier.

Alors chaque semaine, ici, on parle de marketing concret, utile et actionnable.

 

 

 

  1. Comprendre le dark social et son potentiel caché

Le dark social désigne tous les partages de contenu qui échappent aux outils de tracking traditionnels. Concrètement, il s’agit des liens envoyés via WhatsApp, Slack, email, SMS ou messages privés sur les réseaux sociaux.

Ces interactions sont invisibles pour vos analytics. Vous ne voyez ni d’où vient le trafic, ni comment votre contenu circule réellement. Pourtant, c’est souvent là que se prennent les décisions.

Cette invisibilité vient d’un point simple. Ces plateformes sont fermées. Elles ne transmettent pas les données de référence comme le font les réseaux publics. Résultat, dans Google Analytics, ce trafic apparaît souvent comme du “direct”. Ce qui masque complètement son origine.

Mais le plus intéressant n’est pas technique. Il est comportemental.

Les usages ont profondément changé. Les internautes publient moins publiquement. Ils partagent davantage en privé. Ils commentent moins, mais envoient beaucoup plus de contenus à leurs proches ou à leurs collègues.

Ce basculement est clé.

Parce qu’un contenu partagé en privé n’est pas un simple scroll passif. C’est une recommandation active. Une personne prend le temps de dire à une autre : “Tu devrais voir ça.”

Et cette intention change tout en termes de valeur.

Le dark social devient alors un canal d’acquisition extrêmement puissant. Plus discret, mais souvent beaucoup plus efficace. Parce qu’il repose sur la confiance et la pertinence.

Ignorer ce phénomène, c’est passer à côté d’une grande partie de l’impact réel de votre contenu.

 

 

  1. Pourquoi le dark social convertit mieux que les canaux classiques

Le dark social ne se contente pas de générer du trafic. Il génère un trafic de meilleure qualité.

La première raison est simple. Il repose sur la recommandation. Lorsqu’un contenu est partagé en message privé, il est rarement envoyé au hasard. Il est adressé à une personne précise, dans un contexte précis, avec une intention claire.

Cela change radicalement la réception.

Vous ne recevez plus un contenu parce qu’un algorithme l’a poussé. Vous le recevez parce qu’une personne de confiance vous l’a recommandé. Et cette nuance a un impact direct sur votre niveau d’attention et votre perception.

La confiance agit comme un accélérateur.

Un message du type “Tu devrais lire ça” ou “Ça m’a fait penser à toi” agit comme une validation implicite. Le contenu bénéficie immédiatement d’un capital de crédibilité qu’il n’aurait jamais eu seul.

Ensuite, le contexte joue un rôle majeur.

Dans un DM ou un message WhatsApp, le contenu est souvent accompagné d’un commentaire. Ce cadre donne une clé de lecture. Il oriente l’attention. Il rend le message plus pertinent, plus concret, plus actionnable.

Enfin, il y a beaucoup moins de concurrence.

Dans un fil LinkedIn ou Instagram, votre contenu se bat contre des dizaines d’autres. Dans une conversation privée, il est seul. Il capte 100 % de l’attention disponible à ce moment-là.

Résultat, les taux de transformation sont souvent bien plus élevés.

Le dark social ne génère pas forcément plus de volume. Mais il génère des leads plus chauds, plus qualifiés, et souvent plus rapides à convertir.

 

 

  1. Créer du contenu conçu pour être partagé en privé

Tous les contenus ne sont pas égaux face au dark social. Certains formats déclenchent naturellement le partage en message privé, tandis que d’autres restent confinés aux interactions publiques.

La différence repose sur un mécanisme simple. Un contenu est partagé en privé lorsqu’il donne envie de dire à quelqu’un : “Ça, c’est pour toi.”

Ce réflexe est le cœur du dark social.

Pour le provoquer, votre contenu doit être perçu comme utile, pertinent ou marquant. Les contenus très généralistes fonctionnent moins bien. À l’inverse, les contenus ciblés, concrets et actionnables circulent davantage.

Les micro-insights jouent un rôle clé. Une idée claire, rapide à comprendre, immédiatement applicable. Ce type de contenu est facile à transmettre, parce qu’il ne demande pas d’effort d’interprétation.

Les formats courts et impactants fonctionnent particulièrement bien. Une punchline forte, une idée contre-intuitive, un framework simple. Ce sont des contenus qui se copient, se commentent et s’envoient facilement.

L’émotion est un autre levier puissant. Une prise de position, une vérité qui dérange, une observation très juste. Ces éléments déclenchent le partage parce qu’ils suscitent une réaction.

Enfin, pensez à la “portabilité” de votre contenu. Est-ce qu’il peut être compris hors contexte ? Est-ce qu’il garde sa valeur s’il est envoyé sans explication ? Si la réponse est oui, alors vous augmentez fortement sa capacité à circuler en privé.

Créer pour le dark social, ce n’est pas créer plus. C’est créer différemment. Avec l’intention explicite d’être partagé de personne à personne.

 

 

  1. Activer volontairement les conversations privées

Le dark social n’est pas seulement un phénomène passif. Vous pouvez l’activer de manière intentionnelle.

La première erreur consiste à attendre que vos contenus soient partagés. Les contenus performants en dark social sont souvent ceux qui invitent explicitement à la conversation.

Tout commence par vos call-to-action.

Au lieu de demander un like ou un commentaire, vous pouvez orienter vers le privé. Proposer d’envoyer un message. Inviter à partager à quelqu’un de précis. Suggérer une discussion en DM. Ce simple changement modifie profondément le comportement de votre audience.

Vous pouvez, par exemple, poser une question directe. Ou proposer un contenu complémentaire à envoyer en message privé. Cela crée une passerelle naturelle entre le public et le privé.

Ensuite, pensez en termes de déclencheurs de conversation.

Un bon contenu ne doit pas seulement informer. Il doit donner envie d’en parler. Une idée clivante, une opinion forte ou une expérience personnelle vont inciter vos lecteurs à échanger avec leur réseau proche.

Les communautés jouent également un rôle clé.

Les groupes WhatsApp, Slack ou Discord sont des accélérateurs puissants. Ils concentrent des audiences engagées, avec des intérêts communs. Intégrer ou créer ces espaces permet de favoriser la circulation naturelle de vos contenus.

Enfin, votre objectif doit évoluer.

Vous ne cherchez plus uniquement une audience. Vous cherchez à créer un réseau actif. Un écosystème où votre contenu circule sans vous, porté par la recommandation.

C’est là que le dark social devient un véritable levier d’acquisition.

 

 

  1. Mesurer et scaler une stratégie dark social

Le principal défi du dark social, c’est qu’il est… invisible. Vous ne pouvez pas le mesurer directement avec vos outils habituels. Pourtant, cela ne veut pas dire qu’il est impossible à piloter.

La première étape consiste à accepter cette limite. Vous ne chercherez pas une précision parfaite. Vous chercherez des signaux.

Le trafic “direct” est souvent le premier indicateur. Une hausse inhabituelle peut signaler que vos contenus circulent en privé. Ce n’est pas une preuve absolue, mais c’est un bon point de départ.

Ensuite, vous pouvez utiliser des liens trackés de manière intelligente. Des URL spécifiques, des paramètres UTM simplifiés, ou des pages dédiées. Cela permet d’identifier certaines sources, même partielles.

Mais le signal le plus puissant reste qualitatif.

Posez la question à vos prospects. “Comment m’avez-vous découvert ?” Vous serez surpris de voir combien mentionnent un partage privé, un message ou une recommandation directe.

La qualification des leads devient essentielle. Un lead issu du dark social est souvent plus avancé dans sa réflexion. Il a déjà été “pré-validé” par quelqu’un.

Enfin, vient la question du passage à l’échelle.

C’est ici que beaucoup font une erreur. Ils cherchent à industrialiser à tout prix. Or, le dark social repose sur l’authenticité. Trop d’automatisation peut casser la dynamique.

L’objectif n’est pas de contrôler chaque interaction. C’est de créer un système qui favorise naturellement le partage et la recommandation.

Vous ne mesurez pas tout. Mais vous construisez un levier durable.

 

 

  1. Études de cas et stratégies concrètes

Certaines marques et créateurs ont déjà compris la puissance du dark social. Et surtout, ils ont adapté leur manière de créer du contenu.

Prenons un exemple simple. Les créateurs qui publient des contenus très actionnables, avec des frameworks clairs ou des listes concrètes. Ce type de contenu est massivement partagé en privé. Pourquoi ? Parce qu’il est utile immédiatement. Il devient une ressource que l’on transmet.

Autre cas fréquent. Les contenus très ciblés.

Un post qui s’adresse précisément à une audience, comme “les freelances qui veulent signer plus de clients” ou “les CEO en phase de scale”, sera moins liké… mais beaucoup plus partagé en message privé. Parce qu’il permet à quelqu’un de dire : “C’est exactement pour toi.”

Le personal branding joue aussi un rôle clé.

Lorsque vous incarnez votre message, vous facilitez la recommandation. Il est plus simple de dire “tu devrais suivre cette personne” que de partager un contenu anonyme. La confiance est plus forte, donc la circulation aussi.

Côté funnel, les stratégies les plus efficaces intègrent le privé dès le départ.

Par exemple, proposer une ressource accessible uniquement en DM. Ou inviter à poser une question directement. Cela crée une relation plus directe, plus engageante, et souvent plus qualifiée.

Enfin, attention à l’automatisation.

Certains tentent de scaler via des messages automatisés ou des séquences trop agressives. Cela peut fonctionner à court terme, mais dégrade la confiance. Or, la confiance est le socle du dark social.

Les stratégies gagnantes sont souvent les plus simples. Un bon contenu, une intention claire, et une expérience humaine.

 

 

Conclusion

Le dark social est partout. Mais il reste invisible.

C’est tout le paradoxe. Une grande partie de l’impact réel de vos contenus ne se voit pas dans vos statistiques. Elle se joue dans les messages privés, dans les conversations entre collègues, dans les recommandations discrètes mais décisives.

Et c’est précisément là que se trouvent vos meilleures opportunités.

Dans cet épisode, vous avez vu que le dark social ne repose pas sur des hacks techniques. Il repose sur des comportements humains. La confiance. La pertinence. L’envie de partager quelque chose d’utile à quelqu’un de précis.

Vous avez compris pourquoi ces canaux convertissent mieux. Parce qu’ils s’appuient sur la recommandation. Parce qu’ils captent une attention totale. Parce qu’ils arrivent dans un contexte déjà qualifié.

Vous avez aussi vu qu’il est possible de l’activer. En créant des contenus pensés pour être partagés. En orientant vos call-to-action vers la conversation. En construisant des écosystèmes où votre contenu circule naturellement.

Enfin, vous avez compris que mesurer le dark social demande un changement de posture. Moins de contrôle. Plus d’observation. Et surtout, plus d’écoute.

La vraie question n’est plus : “Combien de vues fait mon contenu ?”

La vraie question devient : “Qui l’envoie, à qui, et pourquoi ?”

C’est là que se joue votre croissance.

Alors, pour passer à l’action, je vous propose quelque chose de simple.

Lors de votre prochain contenu, ne cherchez pas à faire le plus de bruit possible. Cherchez à être suffisamment pertinent pour qu’une personne ait envie de l’envoyer à une autre.

C’est ce moment-là qui compte.

Et c’est souvent celui qui génère vos meilleurs clients.

 


 

 

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Vous dites trop oui : le vrai frein caché de votre croissance – Episode 324

ou écouter sur :

Pourquoi refuser des clients peut accélérer votre croissance

Dire oui à tout, c’est souvent perçu comme une bonne stratégie. Plus d’opportunités, plus de clients, plus de chiffre d’affaires.

Mais en réalité, c’est souvent ce qui freine votre croissance.

Dans cet épisode, on aborde un levier contre-intuitif mais extrêmement puissant : apprendre à dire non. Non aux mauvais clients, non aux projets mal alignés, non aux opportunités qui vous éloignent de votre vraie stratégie.

Vous allez comprendre pourquoi le “non” n’est pas une perte… mais un accélérateur.

 Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

  • Pourquoi dire oui à tout dilue votre marketing et votre positionnement

  • Comment identifier les “faux bons clients” qui vous ralentissent

  • En quoi le “non” renforce votre image de marque et votre désirabilité

  • Comment refuser une opportunité sans fermer de portes

  • Pourquoi moins de clients peut générer plus de croissance

  • Les étapes concrètes pour mettre en place votre stratégie du “non”

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Transcription de l’épisode

Vous avez probablement déjà pensé ça.

“Ce client n’est pas idéal… mais bon, c’est du chiffre d’affaires.”

Alors vous dites oui.

Oui à un projet qui ne vous enthousiasme pas vraiment.

Oui à un client qui ne comprend pas votre valeur.

Oui à une mission qui vous éloigne de ce que vous voulez vraiment construire.

Sur le moment, ça semble logique. Parce que refuser du business, ça paraît presque absurde. Surtout quand on est entrepreneur, indépendant, ou dirigeant.

Et pourtant…

C’est peut-être exactement ce qui freine votre croissance aujourd’hui.

Dans cet épisode, on va parler d’un sujet contre-intuitif, presque inconfortable : le marketing du “non”.

Pourquoi dire non n’est pas un luxe réservé aux marques installées.

Pourquoi refuser certains clients peut, au contraire, accélérer votre développement.

Et surtout, comment transformer ce “non” en un véritable levier stratégique.

Parce que la réalité, c’est que toutes les opportunités ne se valent pas.

Et que vouloir plaire à tout le monde est souvent le meilleur moyen de devenir invisible.

Je vais vous montrer comment le fait de mieux choisir… peut vous permettre de mieux vendre.

Et vous allez voir que derrière chaque “non” bien placé, il y a souvent un “oui” beaucoup plus puissant qui vous attend.

1. Pourquoi dire “oui” à tout est une erreur stratégique

Quand on développe son activité, dire oui devient presque un réflexe. Chaque opportunité est perçue comme une chance à saisir, chaque client comme une validation. Pourtant, cette logique cache un piège majeur.

Tous les clients ne se valent pas.

Certains vous paient, oui. Mais ils vous coûtent aussi énormément. En temps, en énergie, en charge mentale. Ce sont ces projets qui s’éternisent, ces échanges interminables, ces missions où vous devez constamment vous adapter… parfois même vous renier.

Le vrai problème, c’est que ces “mauvais clients” ne font pas que vous ralentir opérationnellement. Ils diluent aussi votre marketing.

Parce que plus vous acceptez de profils différents, plus votre message devient flou. Vous essayez de parler à tout le monde. Vous ajustez votre discours en permanence. Résultat, vous perdez en clarté… et donc en impact.

Et sans clarté, il devient beaucoup plus difficile d’attirer les bons clients.

Il y a aussi une illusion très répandue : penser que plus de clients signifie plus de croissance. En réalité, c’est souvent l’inverse. Une accumulation de projets mal alignés crée de la dispersion. Vous avancez, mais sans direction nette.

Dire oui à tout, ce n’est pas une stratégie. C’est une réaction.

Et tant que vous restez dans cette logique, vous subissez votre développement au lieu de le piloter.

C’est précisément là que le “non” devient un outil stratégique.

2. Identifier les clients qui vous ralentissent vraiment

Le plus difficile, ce n’est pas de dire non. C’est de savoir à qui.

Parce que les “mauvais clients” ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Ce ne sont pas forcément ceux qui paient mal ou qui posent problème dès le départ. Au contraire, certains semblent parfaits… sur le papier.

Ce sont les faux bons clients.

Ils ont le budget, ils sont intéressés, ils disent oui rapidement. Mais très vite, quelque chose coince. Les attentes ne sont pas claires. Les décisions traînent. Vous sentez que vous devez en faire plus que prévu pour maintenir la relation.

Il existe pourtant des signaux faibles, dès le début.

Un client qui négocie excessivement.

Un prospect qui ne comprend pas vraiment votre valeur.

Un projet qui vous oblige à sortir de votre cadre d’expertise.

Ou tout simplement… une sensation de friction dès les premiers échanges.

Ces signaux sont précieux. Parce qu’ils révèlent un mauvais alignement.

Au-delà de la rentabilité, certains clients ont un autre effet pervers : ils brouillent votre positionnement. En acceptant des missions trop éloignées de votre cœur de métier, vous envoyez un message confus au marché. Vous devenez “tout terrain”. Et donc, moins identifiable.

Pour éviter ça, il est essentiel de définir votre “anti-persona”.

Pas seulement votre client idéal. Mais aussi celui que vous refusez. Celui avec qui vous savez que la collaboration sera inefficace, frustrante, voire contre-productive.

Cette clarté change tout. Parce qu’elle vous permet de décider en amont… au lieu de subir après.

3. Le pouvoir stratégique du “non” sur votre positionnement

Dire non, ce n’est pas seulement une décision opérationnelle. C’est un acte de positionnement.

Chaque fois que vous acceptez un client, vous envoyez un signal au marché. Vous montrez qui vous servez, comment vous travaillez, et pour quel type de problématique vous êtes pertinent. À l’inverse, chaque refus est tout aussi puissant. Il dessine vos contours.

Dire non, c’est choisir.

C’est affirmer que vous n’êtes pas tout pour tout le monde. Et c’est précisément ce qui renforce votre attractivité. Parce qu’une marque ou un expert qui accepte tout devient interchangeable. Alors qu’un positionnement clair, assumé, crée de la désirabilité.

Il y a aussi un effet psychologique fort. La rareté attire. Le fait de ne pas être accessible à tous renforce la perception de valeur. Ce n’est pas un jeu d’ego, c’est un mécanisme de perception.

Dire non vous permet aussi de vous spécialiser. Et contrairement à une idée reçue, se spécialiser ne ferme pas des portes. Cela en ouvre de meilleures. Vous devenez identifiable, recommandable, mémorable.

Votre message gagne en précision. Votre marketing devient plus simple, plus direct, plus impactant.

À l’inverse, si vous dites oui à tout, vous êtes obligé d’élargir votre discours. Et plus vous élargissez, plus vous perdez en résonance.

Le “non” agit comme un filtre stratégique. Il aligne votre offre, votre communication et votre cible.

Et c’est cet alignement qui transforme un marketing “correct” en marketing puissant.

4. Comment refuser intelligemment sans brûler d’opportunités

Dire non est une chose. Bien le faire en est une autre.

Le risque, quand on commence à poser des limites, c’est de fermer des portes inutilement. Alors que ce que l’on veut, c’est précisément l’effet inverse: dire non pour renforcer votre image, créer du respect, et même générer de nouvelles opportunités.

Tout repose sur la manière.

Refuser un client ne signifie pas rejeter la personne. Il s’agit de refuser une collaboration qui n’est pas alignée. Cette nuance est essentielle. Vous pouvez reconnaître la valeur du projet ou de l’interlocuteur tout en affirmant que ce n’est pas le bon fit pour vous.

Un refus élégant repose sur trois éléments simples.

D’abord, la clarté. Vous assumez votre position sans vous justifier excessivement. Ensuite, la transparence. Vous expliquez brièvement pourquoi ce n’est pas pertinent, toujours du point de vue de l’alignement. Enfin, l’ouverture. Vous pouvez rediriger vers une ressource, un partenaire ou une alternative.

Ce type de réponse transforme complètement la perception. Vous ne fermez pas une porte, vous montrez que vous êtes structuré, exigeant, et orienté solution.

Il est aussi essentiel d’anticiper ces situations en amont. Plus votre marketing est clair, plus vous attirez les bons profils. Cela passe par votre positionnement, votre discours, mais aussi par des mécanismes de qualification. Un formulaire, un échange préalable, des critères explicites.

Refuser devient alors moins fréquent… et beaucoup plus naturel.

Enfin, il y a un point clé : accepter de rater certaines opportunités. C’est inconfortable. Mais c’est aussi le prix à payer pour construire une croissance solide.

Parce qu’un “non” bien posé aujourd’hui évite souvent un “oui” que vous regretterez demain.

5. Les effets concrets sur votre croissance

Dire non peut sembler contre-productif à court terme. Moins de clients, moins de chiffre d’affaires immédiat. Pourtant, les effets à moyen et long terme sont souvent spectaculaires.

D’abord, vous gagnez en rentabilité.

En travaillant uniquement avec des clients alignés, vous réduisez les frictions. Moins d’allers-retours inutiles, moins de négociations, moins d’ajustements permanents. Vous délivrez plus vite, avec plus d’impact. Et souvent, vous pouvez facturer plus cher, parce que votre valeur est mieux perçue.

Ensuite, vous améliorez votre expérience client.

Un client qui vous correspond comprend votre approche, vos méthodes, votre valeur. La collaboration devient fluide. Les résultats sont meilleurs. Et cela crée un cercle vertueux : satisfaction, fidélisation, recommandations.

C’est là que le vrai levier s’active.

Un bon client attire d’autres bons clients. Parce qu’il parle de vous à des personnes qui lui ressemblent. Votre acquisition devient plus qualitative, plus naturelle, moins dépendante d’efforts constants.

En parallèle, votre marketing gagne en puissance.

Votre message devient plus clair, plus ciblé. Vous savez à qui vous vous adressez, avec quels mots, pour quels problèmes. Vous ne cherchez plus à convaincre tout le monde. Vous résonnez fortement avec les bonnes personnes.

Et cette clarté change tout.

Enfin, vous récupérez quelque chose de précieux : de la bande passante. Du temps, de l’énergie, de la disponibilité mentale. Ce sont ces ressources qui vous permettent d’innover, de structurer, de prendre du recul.

Dire non, ce n’est pas réduire sa croissance.

C’est la rendre plus saine, plus maîtrisée… et surtout, beaucoup plus durable.

6. Mettre en place votre stratégie du “non” dès maintenant

Comprendre l’intérêt du “non”, c’est une chose. L’appliquer concrètement dans votre business, c’en est une autre. Et pourtant, c’est là que tout se joue.

Première étape : faire un audit honnête de vos clients actuels.

Prenez du recul. Quels sont les clients qui vous apportent de l’énergie, des résultats, du plaisir ? Et à l’inverse, lesquels vous drainent, vous ralentissent, vous frustrent ? Ce simple exercice permet déjà de faire émerger des schémas très clairs.

Ensuite, définissez vos critères non négociables.

Ce sont vos règles du jeu. Type de client, budget minimum, niveau de maturité, manière de collaborer. Plus ces critères sont précis, plus vos décisions deviennent simples. Vous ne débattez plus, vous appliquez.

Troisième étape : ajuster votre marketing.

Votre communication doit refléter ces choix. Plus vous êtes clair sur ce que vous faites, pour qui, et comment, plus vous attirez naturellement les bons profils. Et plus vous filtrez les autres, sans effort.

Vos offres jouent aussi un rôle clé. Une offre bien construite agit comme un filtre naturel. Elle attire les clients alignés et décourage les autres.

Enfin, passez à l’action.

Identifiez vos trois prochains “non” stratégiques. Ceux que vous auriez acceptés avant… mais que vous choisissez aujourd’hui de refuser. C’est un exercice puissant, parce qu’il transforme une intention en décision concrète.

Dire non n’est pas un concept. C’est une discipline.

Et comme toute discipline, c’est la répétition qui crée le vrai changement.

Conclusion

Dire non fait peur. Parce que cela va à l’encontre de tout ce qu’on vous a appris en tant qu’entrepreneur. Saisir les opportunités. Ne rien laisser passer. Dire oui pour avancer.

Et pourtant, comme vous l’avez vu tout au long de cet épisode, ce réflexe est souvent ce qui freine votre croissance.

Dire oui à tout, c’est accepter de se disperser, de diluer son message, et de travailler avec des clients qui ne sont pas alignés. À court terme, cela donne l’impression d’avancer. À long terme, cela vous éloigne de votre vraie trajectoire.

Vous avez aussi compris que tous les clients ne se valent pas. Certains apportent du chiffre d’affaires. D’autres construisent réellement votre business. Apprendre à faire la différence est une compétence clé.

Le “non” devient alors un levier stratégique.

Il vous permet de clarifier votre positionnement, de renforcer votre image, et d’attirer des clients qui vous correspondent vraiment. Il améliore votre rentabilité, votre expérience client, et même votre acquisition, parce que le bouche-à-oreille devient plus qualitatif.

Et surtout, vous avez vu que dire non ne signifie pas fermer des portes. Bien au contraire. Lorsqu’il est bien formulé, il peut créer du respect, de la confiance, et même des opportunités indirectes.

Enfin, mettre en place cette stratégie demande de la structure. Auditer ses clients, définir ses critères, ajuster son marketing, et surtout passer à l’action avec des décisions concrètes.

Alors, si vous deviez retenir une seule chose de cet épisode, c’est celle-ci :

Votre croissance ne dépend pas seulement de ce que vous acceptez.

Elle dépend aussi, et surtout, de ce que vous choisissez de refuser.

C’est peut-être inconfortable aujourd’hui.

Mais c’est souvent le point de bascule vers un marketing plus clair, plus puissant… et beaucoup plus rentable.

À vous de jouer.


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