fbpx

Entretiens

Le podcast : le média d’influence que les marques sous-estiment – Episode 329

ou écouter sur :

>> Devenir partenaire du Podcast du Marketing

 

Et si le podcast était aujourd’hui l’un des médias les plus puissants pour construire votre influence ?

Dans cet épisode, je reçois Adeline Cointe, attachée de presse et fondatrice d’Haut comme 3 comm®, pour explorer un angle encore trop peu traité : le podcast comme levier marketing et RP.

On ne parle pas ici de lancer son propre podcast. On parle d’utiliser le podcast comme un véritable média d’influence, pour gagner en visibilité, en crédibilité et en autorité.

Parce qu’aujourd’hui, les règles du jeu ont changé. L’attention est fragmentée. La confiance est fragile. Et les marques doivent trouver de nouveaux moyens pour exister durablement dans l’esprit de leurs prospects.

Le podcast coche toutes les cases.

 

—————
Pensez à vous abonner au Podcast du Marketing
À rejoindre ma  newsletter
Et à me laisser un  avis 5 étoiles sur iTunes ou Spotify

—————

 

Vous pouvez aussi

 


Transcription de l’épisode

Bien souvent, quand on parle d’influence, on pense d’abord aux réseaux sociaux, à la vidéo, aux créateurs de contenu, aux campagnes visibles, immédiates, massives. Et pourtant, il y a un média qui avance plus discrètement, mais avec une puissance redoutable pour les marques. Ce média, c’est le podcast.

Le podcast n’est plus seulement un format de contenu sympa à lancer pour faire comme tout le monde. Il devient un véritable levier d’influence, de notoriété et de crédibilité. Il permet d’installer une voix, un point de vue, une expertise. Il permet surtout de créer une relation de confiance rare, parce qu’on entre dans le quotidien des gens, dans leurs écouteurs, dans leur voiture, dans leurs moments de concentration. Et ça, pour une marque, c’est précieux.

Les chiffres commencent d’ailleurs à le confirmer. Une étude Publicis Media x Hawk montre qu’un message diffusé en podcast peut générer jusqu’à 75 % de mémorisation. C’est énorme. Dans un monde saturé de contenus que l’on scrolle sans vraiment les voir, le podcast offre du temps, de l’attention et de la présence. Et c’est précisément ce qui change tout.

Autre signal intéressant : un podcast sur deux repose sur une interview. Cela veut dire que ce média est aussi l’un des plus accessibles pour les entreprises, les experts et les dirigeants qui veulent prendre la parole sans forcément créer leur propre show. Vous n’avez pas besoin de construire toute une machine média pour exister dans l’audio. Vous pouvez aussi vous appuyer sur des podcasts déjà installés, déjà écoutés, déjà crédibles.

C’est là que le sujet devient passionnant d’un point de vue marketing. Parce qu’au fond, la bataille ne se joue pas seulement sur la visibilité. Elle se joue sur le fait d’être identifié, reconnu, retenu. Et quand on sait que 50 % des requêtes Internet se font sur un nom de marque, on comprend tout de suite l’enjeu : avant même de convertir, il faut déjà être connu.

Dans cet épisode, on va donc regarder le podcast sous un angle très concret. Pas comme un simple format éditorial. Pas comme une tendance de plus. Mais comme un média d’influence à part entière, à examiner sérieusement pour sa rentabilité, sa capacité à construire la confiance et son accessibilité pour les marques qui veulent prendre la parole autrement.

Estelle (00:33.054)
Bonjour Adeline, bienvenue sur le podcast du marketing.

Adeline Cointe (00:36.788)
Bonjour Estelle, bonjour à tous !

Estelle (00:39.442)
trop contente de te recevoir Adeline. On va parler d’un sujet que je connais très très très bien mais dont je ne parle jamais parce que pour tout dire, j’y avais pas pensé. C’est toi qui venu me voir et qui m’a dit mais Stél, enfin, il faut absolument qu’on parle du podcast, non pas du podcast comme comment faire un podcast, comment voilà, on pose souvent la question, voilà, il y a plein d’autres podcasts qui sont bien plus spécialisés là-dedans que moi dans le son, etc. Mais non, tu m’as dit non, il faut parler du podcast.

comme média pour les entreprises et comme média RP, relations presse. Donc je trouvais le sujet super, super intéressant. Adeline, avant qu’on rentre dans le vif du sujet, est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais

Adeline Cointe (01:22.446)
plaisir. Donc Adeline Cointe moi j’ai créé Haut comme 3 comm, donc en effet je suis attachée de presse et je permets donc aux entreprises de se rendre visibles en fait sur les médias pour gagner en autorité, en crédibilité et bien sûr aussi en visibilité pour gagner aussi la confiance de leurs prospects et j’ai notamment une appétence pour les podcasts qui est un des nouveaux médias et qui en effet fait vraiment sens aujourd’hui et on va revenir dessus là pendant l’épisode.

Estelle (01:50.43)
Génial, quand tu me dis autorité, crédibilité, visibilité, c’est vraiment le truc des podcasts. Moi, c’est ce que je dis très, très, très souvent. Le podcast n’est pas nécessairement fait pour tout faire, notamment la conversion. peut participer à la conversion, mais pour moi, ce n’est pas le but premier. En revanche, tout ce qui est de l’ordre de la visibilité, de l’autorité, de la crédibilité, du territoire de marque, du positionnement, tous ces éléments-là qui ne pas faciles à travailler en général, le podcast vraiment, c’est le média qui permet de le faire parce qu’on…

On a du temps parce qu’on a cette proximité. On écoute souvent avec des écouteurs à un podcast ou alors dans la voiture. On est dans un univers très personnel, très privé. Moi je dis souvent très sensuel au sens du mot sens. On est très proche, en tout cas par exemple en l’occurrence moi, ma voix est très proche des oreilles des auditeurs. C’est vraiment quelque chose d’un petit peu particulier et qu’il faut travailler d’un point de vue marque. Les marques sont en train de se l’approprier. Tu vois la semaine dernière,

j’étais à une conférence sur le sujet, alors pas que des podcasts, mais sur le sujet de l’influence et de comment l’influence, et notamment pas que l’influence B2C, mais maintenant aussi l’influence B2B est en train de commencer. Comment est-ce que les marques doivent prendre un petit peu ces nouveaux médias ? Souvent elles sont encore un petit peu frileuses, ça tu vas me dire si t’es d’accord avec moi, mais moi ce que je vois c’est que souvent elles sont, et c’est bien normal, encore un peu frileuses parce que…

On découvre encore ces médias-là. L’idée aujourd’hui, c’est justement d’en parler. Qu’est-ce que tu en penses toi ? Est-ce que les entreprises que t’accompagnes viennent naturellement sur le podcast ? Est-ce que tu es un petit peu obligé de les aiguiller ? Comment ça se passe, dis-moi ?

Adeline Cointe (03:24.96)
il y a eu quand même une forte augmentation des podcasts et de leur pertinence sur badir dans la dernière année. Ça a été vraiment un tournant, là l’ai senti. Par contre les entreprises, c’est plutôt moi qui les amène aux podcasts. J’ai souvent, mais j’ai peur, j’en ai jamais fait, qu’est-ce que je vais raconter, comment ça se passe ? Et qui en fait, après les premiers enregistrements, me disent Adeline, c’est quand les prochains épisodes ? C’est super, c’est super chouette comme format, j’ai adoré. Il se passe quelque chose.

comme tu dis, ce côté sensuel, le côté du sens. Pour moi le podcast ça crée un cocon, ça enveloppe en fait à la fois nous deux par exemple qui parlons mais aussi les auditeurs qui sont là aujourd’hui avec nous.

Estelle (04:06.904)
C’est vraiment effectivement… Alors j’entends ce que tu dis sur j’ai peur, etc. Et c’est absolument normal parce qu’on ne pas à quelle sauce on va être mangé quand on vient sur un podcast. Moi je le dis très très souvent avec mes auditeurs, le but c’est de se sentir comme dans un canapé à la maison et on discute. Et bien sûr qu’il faut aussi choisir son podcast, je pense, en fonction de ça et de voir quel lien, abéance on peut avoir avec la personne qui produit le podcast. Mais normalement…

Globalement on est d’accord Adeline ça se passe bien, on est plutôt bien reçus sur les podcasts je pense.

Adeline Cointe (04:41.55)
Oui, tout à fait. Là, tu vois, j’ai eu plus de 100 épisodes pour mes clients et moi. Jamais il y a eu un souci sur un podcast. Tout se passe bien. Au contraire, c’est, comme tu le dis, plutôt convivial, plutôt humain. Et je pense aussi que c’est ce qui plaît aux dirigeants, c’est que c’est moins formel finalement qu’une interview, plateau télé où il faut se tenir bien, etc. Le podcast, en effet, il a quelque chose de beaucoup plus convivial et qui rend aussi l’épisode plus accessible finalement pour vos prospects.

promis les podcasters ne mangent pas tout se passe bien et ce côté appétence que tu évoques est très important on va passer 20 minutes 30 minutes 45 minutes une heure aux côtés du podcaster pour venir se faire interviewer il faut qu’on soit sûr qu’on soit en phase avec la personne est ce que sa façon de s’exprimer ça ressemble à ce que vous pensez est ce que ses valeurs et ses convictions au podcaster vous ressemble est ce que quand vous écoutez les épisodes vous vous sentez à l’aise vous vous sentez bien en effet il faut pas que ce soit forcé

sinon ça n’ira pas pour personne finalement, ni pour les auditeurs, ni pour le podcaster, ni vous en tant que marque pour passer sur le podcast.

Estelle (05:49.184)
Oui, a un côté qui est d’ailleurs, pense, dans l’ère du temps, il a un côté très naturel, j’ai envie d’utiliser un mot qui est ultra galvaudé en ce moment, mais je vais quand même le mettre, qui est authentique, qui est le mot qu’on entend partout, versus l’IA. Tout le monde le dit, là, j’invente pas. Les marques ont besoin d’authenticité parce qu’elles doivent prouver que ce pas de l’IA, parce qu’on est des humains et qu’on aime, l’humain aime l’humain, et donc il faut pouvoir faire des choses qui sont vraies. Je vais pas revenir sur…

la pub d’Intermarché à Noël dernier qui a fait un buzz mondial parce que c’était justement une pub qui n’avait pas été créée par Ilya. Je ne pense pas qu’initialement il l’ait fait pour ça. Je pense que ça a été vraiment juste quelque chose d’assez naturel. Mais il a quand même quelque chose autour de je fais quelque chose de vrai. Et c’est vrai que le podcast a ça de différents d’autres médias et notamment de la radio. pourrait se dire finalement le podcast, la radio, c’est un peu pareil. Sauf que non.

La radio, c’est un média professionnel, un média qui est léché où le son est absolument parfait. Et c’est très bien, je ne pas du tout en train d’opposer les deux, mais le podcast, c’est quand même quelque chose qui a été fait par des amateurs à la base, souvent, qui ont un petit peu bricolé, qui se sont professionnalisés avec le temps. commence, moi ça fait sept ans, le podcast, donc ça commence à arriver à une certaine maturité. Il n’empêche qu’on est encore dans la discussion naturelle. D’ailleurs, je te le disais en off juste avant qu’on appuie sur enregistrer. Moi, ce que je veux, c’est des discussions.

Donc si on se trompe, si on bafouille, si il a… C’est pas grave, je m’en fiche parce qu’en fait, je sais que mes auditeurs, qu’ils viennent chercher, c’est cette discussion d’avoir accès d’être la petite souris. dis souvent ça. Les auditeurs sont la petite souris qui entendent la discussion entre deux personnes qui aiment le marketing, la communication, etc. Et c’est ça aussi qui fonctionne sur le podcast. C’est que finalement, c’est beaucoup plus naturel, authentique et du coup, on y croit plus. Et il y a un effet trust d’y croire vraiment.

de confiance qui se crée, très forte sur le podcast. C’est ça que viennent chercher notamment les marques. C’est ce côté confiance qu’on vient voir sur le territoire, sur la conquête de marque.

Adeline Cointe (07:55.246)
La confiance aujourd’hui, faut se dire que déjà en période de crise économique, le consommateur, le prospect, le client final va être beaucoup plus méfiant, va aller chercher à plus d’endroits pour se renseigner sur vous. Et ce côté authenticité qui en plus n’est pas une authenticité que vous valorisez vous-même. Ce n’est pas vos propres canaux de communication quand vous passez sur le podcast de quelqu’un d’autre. C’est aussi une crédibilité qui vous est accordée par un tiers.

par un média, par le podcaster. Donc là, le consommateur va être aussi prêt à vous faire confiance plus facilement. Et par rapport à l’authenticité, par rapport à l’IA aujourd’hui, en plus, il a une défiance énorme sur tous les contenus qui sont produits. Les gens, même un contenu qui n’est pas fait par l’IA, sont capables de dire, qu’est-ce que c’est que ce contenu IA ? Mais non, en fait, ce n’était pas un contenu IA. Donc la défiance, elle est là et la voix, ne trompe pas.

bien d’accord et d’autant que l’IA, on oublie quand même que c’est les LLM, tout ce qui est Tchadjipiti et consor ont été prévus sur des probabilités. fait quel est le mot le plus probable après la suite de caractères que j’ai tapé avant ? Donc on ne réinvente rien alors que le podcast vous allez apporter aussi une certaine singularité qui aujourd’hui à mon sens est précieuse pour convaincre les prospects.

Estelle (09:24.216)
C’est ce que je disais en introduction, c’est que quand on veut travailler du positionnement, du territoire de marque, ce qui est toujours difficile parce que travailler un positionnement, on a beau décider de notre positionnement. après, c’est l’audience qui va décider si elle s’accroche dessus ou pas. c’est toujours très compliqué de venir travailler ça. Sur un podcast, on va avoir cette opportunité là d’aller poser les choses dans le temps, d’aller poser son discours, d’aller…

d’aller avoir plus que juste un slogan publicitaire finalement et d’installer les choses, d’installer une personnalité aussi. est par exemple, je ne pas, le DG d’une marque ou le directeur marketing ou autre, peu importe, qui vient parler au nom de l’entreprise. On vient poser des choses plus dans le long terme, plus dans la conquête de territoire finalement. Est-ce que ça, c’est quelque chose que tu retrouves comme étant un point d’ancrage vraiment fort sur le podcast pour tes marques

Adeline Cointe (10:18.039)
Tout à fait, Conquête de territoire en plus à plusieurs sens. À la fois le territoire, on va dire, digital, géographique, on occupe l’espace, mais aussi le territoire mental. On vient s’ancrer dans la tête de notre prospect pour plus tard. Donc en termes de Conquête de territoire, le podcast, ça ouvre en fait la découvrabilité. Plus de personnes vont pouvoir connaître votre marque, c’est bien fait. Donc du coup, il a un côté de partage finalement en venant ouvrir plein de portes, plein de chemins.

qui vont mener à vous, à votre marque, à votre expertise et à ce que vous apportez sur votre marché. Et cette découvrabilité-là, elle est précieuse parce que jusque-là, en marketing, on le sait tous, on avait l’habitude de dire qu’il fallait à peu près sept points de contact avant de passer à l’acte d’achat. Aujourd’hui, on n’est pas forcément sur sept points de contact, ça a pas mal évolué, c’est plutôt passer sept heures avec le prospect.

Pour passer cette heure avec un prospect, quand on publie juste sur les réseaux sociaux où les posts sont lus en quelques secondes, ça peut être un peu long. Donc le podcast, comme tu le disais, il a ce côté temps long, on prend le temps et un podcast d’une heure que quelqu’un va avoir écouté, c’est une heure où votre prospect va être avec vous et pas un seul prospect.

Estelle (11:16.023)
C’est long.

Adeline Cointe (11:31.733)
mais tous les auditeurs du podcast en même temps. Ça veut dire que vous n’êtes pas obligé de faire un call de 7 heures avec tous vos prospects. Donc ça c’est hyper, hyper précieux aussi cette conquête même dans leur écosystème. Tu le disais, c’est le podcast, c’est le média aussi du quotidien. On va rentrer en fait dans leur vie. Le podcast, il est consommé sur des situations de vie. Pendant le trajet, quand on cuisine, quand on fait le ménage, quand on fait du sport ou sur la pause déjeuner. Il y a vraiment des temps de consommation.

des épisodes, donc on rentre aussi dans le quotidien des prospects qui vont finalement nous voir comme quelqu’un de familier. Il a cette notion finalement de biais de simple exposition. C’est ce biais de familiarité en fait. le prospect vous entend, plus il a l’impression que vous faites partie de son quotidien, moins il aura de difficultés finalement à sortir sa carte bleue et de travailler avec vous.

Estelle (12:26.434)
Il y a vraiment cet effet, on en parlait tout à l’heure, de confiance qui fonctionne. Je suis d’accord avec toi, avec ce biais de simple exposition, on a passé du temps avec quelqu’un à l’écouter, donc notre cerveau aussi, il choisi de continuer à écouter, il ne va pas se dédire, il va se dire c’est que je suis quand même assez intelligent, c’est que la personne est intéressante, donc je peux lui faire confiance, donc il a un effet positif. y a un deuxième élément, tu en as un petit peu parlé à l’instant, c’est cet effet miroir, c’est-à-dire que la personne qui reçoit sur un podcast,

Si on écoute un podcast régulièrement, on fait confiance à cette personne. Et de fait, la personne qui est reçue, l’invitée sur le podcast, récupère la confiance de l’autre. Si l’autre d’un podcast invite quelqu’un, je peux lui faire confiance parce que je sais que cet autre de podcast invite des bonnes personnes. Il y a vraiment un effet, un double effet de confiance qui se crée. J’ai passé du temps avec la marque et la marque a été invitée par quelqu’un de confiance. Donc on vient apporter…

cette double confiance finalement à la fin de l’épisode, on n’a plus ou beaucoup beaucoup moins cette question de est-ce que c’est la bonne personne, est-ce que c’est la personne qu’il me faut, est-ce que c’est une personne que je peux croire, etc. Ce qui encore une fois dans tout notre univers de défiance est un élément super super important et fort du travail. Il y a un autre élément qui est intéressant, même si on en est encore un peu au début, mais c’est intéressant d’aller chercher ça, c’est les LLM, on le sait donc tout.

les chats GPT, Gemini, Claude et autres viennent récupérer des informations sur le net, sur plein d’endroits, mais notamment sur les podcasts. Ça, c’est un élément super intéressant pour venir ancrer son SEO, son GEO via les podcasts. Qu’est-ce que t’en penses, toi ?

Adeline Cointe (14:14.09)
Oui, tout à fait. D’ailleurs, tu as eu un épisode il n’y a pas longtemps sur ce sujet-là et la personne que tu as reçue a expliqué que c’est ce côté autorité. Aujourd’hui, on est sorti de l’ère du backlink, où avant, en SEO, il fallait absolument qu’il un backlink qui emmène vers notre site, qu’il soit en do-fo-lo. Il avait même tout un tas de clauses particulières, que ce soit cohérent. Aujourd’hui, la cohérence, finalement, c’est vous qui allez devoir la porter sur vos différents canaux. Comment on vous reconnaît finalement ? Qu’est-ce qu’on va

dire de vous, c’est votre autorité, c’est qu’est-ce que vos prospects disent de vous parce qu’ils vous ont identifié comme la personne qui a tel positionnement sur tel marché avec telle expertise et de façon cohérente. Donc ça moi je trouve que c’est hyper chouette aujourd’hui quelque part on crie un peu sur les IA mais en même temps en ramenant cette cohérence on va aussi éviter certains postes un peu creux sur les réseaux sociaux je pense que ça va aider à ce niveau là et de montrer toujours votre

cohérence avec surtout tous les supports dont les podcasts et le podcast en fait, le podcaster il va vous mentionner à la fois dans la description de l’épisode et un podcaster il faut pas oublier qu’en fait il va aussi communiquer sur son épisode donc il aura potentiellement un article de blog potentiellement une parution dans la newsletter du podcaster potentiellement des parutions sur ses réseaux sociaux pour faire connaître l’épisode donc en fait c’est autant de sites finalement que quelqu’un parle de vous sur LinkedIn c’est le site d’autorité c’est LinkedIn qui parle

de vous et le podcaster quand il parle de vous dans la description de son épisode c’est aussi l’hébergeur donc par exemple Auchat qui est devenu aussi un site qui compte aujourd’hui et donc qui va vous mentionner vous avec vos noms, prénoms, votre expertise et potentiellement votre site internet donc forcément pour le LLM c’est tout bénéf parce que c’est pas vous qui parlez de vous-même et ça c’est ce que les LLM regardent aujourd’hui quelle est la crédibilité de la personne à l’extérieur de ce qu’elle veut bien dire d’elle

Estelle (16:12.6)
Ouais, c’est vrai que ça paraît logique en fait quand on se pose la question comme ça. Si quelqu’un me dit je suis formidable, je vais dire, bah écoute, t’es bien sympa, je veux bien te croire, mais enfin qu’est-ce qui me dit que c’est vrai ? Si quelqu’un d’autre vient prendre la parole ou si quelqu’un d’autre te donne la parole et donc utilise sa propre crédibilité, met en cause sa propre crédibilité en donnant la parole, de fait, ça va avoir un poids qui est nécessairement plus important.

Effectivement, que tu dis est juste aussi, c’est qu’il y a un effet de halo de communication qui est très, très fort. Un podcast, un podcaster, n’importe quel podcaster, nécessairement va venir communiquer sur ces épisodes parce qu’on a besoin de ça pour faire rayonner le podcast. pas oublier qu’un podcaster, ce qu’il veut lui aussi, c’est que son podcast soit écouté par un maximum de personnes. Donc de fait, il va faire votre job de communication, ce qui ne vous empêche pas, je le dis à toutes les personnes qui viennent sur des podcasts, qui ne vous empêchent pas de faire la communication de l’épisode.

C’est l’intérêt de tout le monde. Mais la réalité est là. Le podcaster qui reçoit vient faire la communication bien souvent sur, tu disais, un blog, une newsletter, de plus en plus, les newsletters qui sont en train de monter très fort. Maintenant, YouTube beaucoup, parce que la vidéo est entrée. Donc YouTube vient porter beaucoup, beaucoup de choses. Je rappelle que YouTube, c’est Google. Donc il a encore plein, plein de choses qui se passent à ce niveau-là. Les vidéos sont en train de rentrer sur les plateformes elles-mêmes de podcasts. Apple Podcast, n’y est pas encore. Spotify commence.

Donc y a beaucoup, beaucoup de choses qui sont en train de se jouer. On va pouvoir récupérer des shorts, on va pouvoir avoir une diversité de communication qui sortent d’un seul épisode de podcast. Donc ça, c’est aussi un élément super, super intéressant. Il y a un autre élément, moi, je trouve, qui fait très, sens dans le fait de passer sur les podcasts, c’est que finalement, il a une espèce de cercle vertueux en termes de croissance quand on vient passer…

sur un podcast, sur des podcasts, parce que d’ailleurs, je sais pas quelle est ta position là-dessus, mais moi je pense que l’intérêt, c’est aussi de passer sur plusieurs podcasts, pas nécessairement un seul. Souvent on se dit, tiens, je vais passer sur un podcast, puis je vais voir ce qui se passe. vérité, alors moi je suis ravie quand on me dit que c’est chez moi qu’on veut passer, mais la question n’est pas là. Ce qui est intéressant, c’est d’avoir une espèce de momentum et d’aller travailler sur plusieurs éléments. Qu’est-ce que tu en penses ?

Adeline Cointe (18:29.227)
Je te rejoins, tu fais bien de le mentionner, je te remercie. En effet, je n’en avais pas parlé. Un seul podcast, c’est vrai que c’est bien, mais ça ne pas énormément. Alors qu’on parlait tout à l’heure de la première phase, la partie conquête. Plus on va passer sur des podcasts, plus on va favoriser ce biais de familiarité, ce biais de simple exposition, plus on va être au contact des prospects et plus on va bénéficier de cette histoire des 7 heures au contact aussi de nos prospects. Et surtout, ce qui est précieux aussi sur un podcast, c’est que chaque podcasteur a

sa ligne éditoriale, mais à sa sensibilité personnelle, ses questions. en fait, vous allez vous rendre compte que c’est une mine commerciale énorme pour vous parce que si vous utilisez à bon escient vos épisodes, vous le réécoutez parce que ça…

Ça fait partie des erreurs aussi que toutes les marques font. j’aime pas me réécouter. Oui non mais moi non plus j’aime pas me réécouter mais en fait c’est précieux de se réécouter. Déjà on évolue, on s’améliore pour la prochaine fois en entendant tous nos tics de langage. Je vous promets vous allez les entendre moi aussi et pourtant ça fait très longtemps que je passe sur des podcasts. Mais justement vous essayez de vous améliorer pour la prochaine fois et surtout…

Estelle (19:28.29)
C’est pas grave.

Adeline Cointe (19:34.491)
Les questions du podcasteur. C’est aussi des questions potentiellement que votre cible peut se poser. Donc ce sont des idées de contenu, des idées d’articles, des idées de poste que vous allez pouvoir faire justement pour atteindre et convaincre votre cible. Et la sensibilité, la ligne éditoriale, vous allez pouvoir aborder plusieurs angles sur votre même expertise. Donc ça c’est pareil pour notamment les LLM, ça montre que vous êtes capable aussi de vous adapter

à tout un tas de situations, tout un tas d’angles. Donc c’est hyper précieux de passer sur différents podcasts avec chacun leur sensibilité. Cette notion bien sûr de maillage et de top of mind en fait aussi. allez être la personne à qui on pense sur votre sujet. Alors bien sûr, avoir travaillé quand même le positionnement avant. On va pas non plus sur un podcast à n’importe quel moment de son entreprise. Il faut avoir un positionnement quand même assez solide. Alors bien sûr, comme tu le disais Estelle,

le prospect va se l’approprier, notre positionnement, comment il va y réagir. Mais s’il n’est pas travaillé, ça ne sert à rien non plus d’aller sur un podcast. Le but c’est qu’on puisse vous identifier comme une personne à la fois experte et de confiance.

Estelle (20:49.836)
Je suis d’accord avec toi, il faut avoir un truc à dire. Après, il y a plein de podcasts différents avec des thèmes différents. Tu as des podcasts d’inspiration, as des podcasts plus d’éducation, tout va dépendre du podcast sur lequel on va paraitre. Mais moi, pense qu’il faut venir un petit peu préparer. Sur mon podcast, j’aime bien que les choses soient naturelles. Donc je dis souvent à mes invités, préparez pas trop. Parce que moi, ce que j’aime, c’est d’avoir cette vraie discussion entre nous. En revanche, il faut quand même préparer au sens de…

Si on vient sur un… C’est un effort, c’est souvent un effort financier aussi de venir sur un podcast. C’est pas nécessairement gratuit de venir sur un podcast parce qu’on vient chercher de l’audience tout simplement. Donc il faut quand même pas complètement se louper. Il faut savoir ce dont on veut parler et dans quel terme et pourquoi. C’est pas nécessairement surtout l’erreur, pardon, je me permets de le dire parce que je l’ai vu, je le vois de moins en moins, je me permets de le dire. L’erreur première, c’est ne scriptez pas tout ce que vous allez vouloir dire dans le podcast parce que vous ne saurez pas le faire.

Pour le coup, lire un texte sans que ça s’entende que ça soit lu, il être un minimum pro pour que ça s’entende pas. Ça s’entend toujours. Donc en revanche, il faut prévoir les grands piliers de communication. C’est vraiment, c’est ce que tu disais finalement, un podcast, ça va permettre aussi de poser ce que moi j’appelle les piliers de communication, les grands thèmes sur lesquels on va parler, sur lesquels on veut être reconnus, sur lesquels on veut apparaître comme vraiment le, spécialiste.

Et c’est intéressant de les avoir et de les proposer aussi potentiellement au podcaster. Tout dépend de comment le podcaster, la podcaterie s’est organisée. Chacun travaille peut-être différemment, mais c’est intéressant déjà en amont de savoir quels sont les sujets vers lesquels on va vouloir aller. Qu’est-ce que tu en penses ? Est-ce que tu prépares tes clients ? Tu leur demandes de préparer ce genre de choses ? Comment est-ce que vous travaillez ?

Adeline Cointe (22:36.639)
Alors j’aime pas en effet le discours tout prémâché parce que moi qui suis une grande auditrice de podcast je déteste ça et ça s’entend et comme tu dis moi je sais que j’ai fait de la radio un temps où j’avais des chroniques donc chronique en plus c’est quelque chose qui est déjà très préparé, il a un texte déjà et même ça j’arrivais à ce que ça fasse pas quelque chose de lu donc c’est une compétence qui s’acquiert petit à petit donc faites le pas, n’apprenez pas par coeur parce qu’en fait vous allez être perturbé si…

à un moment donné vous avez le…

Adeline Cointe (23:14.173)
Désolée. Donc après vous allez être perturbé si jamais vous loupez un mot. Vous allez bafouiller encore plus, vous allez pas réussir à vous rattraper. Et même le podcaster en fait qui lui est habitué à poser des questions va rebondir au fur et mesure de ce que vous allez dire et ça ne sera pas forcément dans l’ordre que vous, vous aviez imaginé. Donc en fait vous avez toutes les chances d’être perturbé si c’est trop trop scripté, trop préparé en amont. Par contre…

Pour aller sur un podcast, est important quand même de connaître le podcaster. Quelles sont ces questions signatures ? Comment ça se passe ? Est-ce que c’est vous qui vous présentez ou est-ce que le podcaster vous présente ? Est-ce que à la fin de l’épisode, le podcaster vous demande de trouver quelqu’un, de proposer un autre nom ? Parce que si oui, j’ai déjà entendu des gens qui bafouillent, je sais pas, ou qui donnent un nom complètement hors ligne éditoriale. Tout ça, c’est des choses qui font que votre épisode finalement va être percutant. Et pourquoi pas mentionner des fois d’autres épisodes.

tout bénéfique pour le podcaster. Ça montre déjà que vous avez écouté mais en plus de ça lui il va pouvoir faire un maillage entre ces articles de blog. bah telle personne a parlé du podcast qu’on avait fait avec telle personne ou a évoqué tel sujet qu’on avait aussi évoqué avec telle autre personne. Donc finalement c’est cette préparation là qu’on attend quand vous passez sur un podcast.

Estelle (24:34.818)
Et c’est intéressant de toujours, je pense, garder en tête le côté, ça reste un média du naturel. Et donc, si on le prépare trop, finalement, on vient perdre ce naturel. Ce qui est dommage parce que ce que viennent chercher les auditeurs et les auditrices, c’est exactement ça. C’est le naturel. C’est donc la vérité de la marque. C’est l’ADN de votre marque, de ce que vous avez à proposer. Donc, gardez-le absolument comme ça. C’est vraiment l’occasion. C’est rare finalement les occasions où une marque peut apparaître naturelle.

C’est assez précieux. J’ai un peu une dernière question. Alors je sais que c’est un thème toujours un petit peu touchy, mais qu’est-ce que tu penses ? a de plus en plus, le Média Podcast est en train d’arriver doucement à maturation. C’est un média qui a 7, 8, 9 ans en France maximum. Et encore quand je dis 9 ans, il n’y avait pas grand monde il a 9 ans. Donc c’est vraiment un média qui est encore jeune. Ça fait deux, trois ans, moi, je vois deux, trois ans qui commencent.

à être pris de façon plus professionnelle avec de plus en plus de podcasters qui se sont formés, qui se sont professionnalisés. Donc les marques arrivent doucement. Avec la professionnalisation arrivent les budgets, c’est-à-dire qu’on a de plus en plus de podcasts qui sont payants. Le passage sur un podcast va être rémunéré, je le disais pour une raison simple, c’est que le podcaster a construit une audience et c’est cette audience qu’on vient chercher. n’est pas juste pour le plaisir en général de passer sur un podcast. Là, je parle des…

souvent des gros podcasts. On parlait en off tout à l’heure du podcast Legend de Guillaume Plé qui a des tarifs à priori annoncés. Après je ne pas copine avec Guillaume Plé, je ne sais pas quels sont exactement les tarifs, mais enfin qui annoncent des tarifs qui sont extrêmement coûteux, en tout cas qui sont proches des tarifs qu’on peut avoir sur de la télé. Il est vrai que le podcast commence à se rapprocher de la télé et dans les audiences. On a vu des audiences qui dépassent parfois

celle de la télé et dans les mécaniques puisque la vidéo arrive, etc. Comment tu te positionnes, toi, avec tes clients vis-à-vis de ça, vis-à-vis du côté financier des podcasts ? Est-ce que tu regardes des systèmes de ROI ? Comment est-ce que tu travailles ça avec tes clients, dis-moi

Adeline Cointe (26:49.64)
Alors en tant qu’attaché de presse, nous notre rôle c’est quand même plutôt tout ce qui va être éditorial, donc la partie non payante. Par contre, pour autant, je pense que c’est important de mettre dans son budget aussi une partie finance en fait pour passer sur des podcasts.

On l’a expliqué là depuis peut-être une demi-heure, trois quarts d’heure, le podcast aujourd’hui c’est devenu le média sur lequel il faut être. Il faut se dire quand même que sur un podcast il y a eu une étude publiciste C-Hawk qui reprend quand même que un épisode de podcast est mémorisé à 75%. Je sais pas si vous vous rendez compte, tout ce qu’on consomme sur les réseaux sociaux, les gens scroll, qu’est-ce qu’ils vont retenir ? Pas grand chose.

Estelle (27:32.056)
pas grand chose, c’est sûr.

Adeline Cointe (27:33.808)
Donc c’est ça aussi, c’est quelle est la stratégie derrière, qu’est-ce qu’on veut en faire de ces épisodes-là. Et tu disais aussi ce côté communication. Donc parfois aussi, on a un package de communication en plus. On a des choses qui sont à notre disposition directement quand on paye. Donc ça, c’est tout bénéf’ aussi parce que c’est du contenu qui est déjà fait et vous, c’est du temps que vous ne passez pas non plus. Donc c’est juste que ce n’est pas le métier de la tâchée de c’est plutôt le métier du média bailleur, de la personne qui vient

acheter les espaces, les encarts. Mais aujourd’hui, le podcast fait partie des encarts qu’il me semble précieux à mettre dans son budget marketing annuel.

Estelle (28:13.58)
Je te rejoins tout à fait sur le fait qu’il faut regarder le média dans sa globalité et finalement c’est de l’achat média sur le podcast mais pas que, c’est de l’achat média au sens global avec du contenu qui est déjà créé, qui est disponible. Alors ça dépend des podcasts évidemment, chacun encore une fois travaille peut-être différemment mais la réalité c’est que ça permet d’avoir une exposition qui est plurimédia.

qu’on va pouvoir utiliser dans le temps, est vraiment intéressante de ce point de vue-là. Et encore une fois, ce média qui est un petit peu le seul à le proposer, c’est-à-dire un espace dans le temps qui est long, qui est long dans le temps qu’on va passer à écouter un épisode, mais qui est long dans le temps de diffusion également. On ne l’a peut-être pas dit d’ailleurs, mais un épisode de podcast, pas comme une publicité ou une émission en télé qui va passer une fois et bim, c’est terminé. Un épisode de podcast, ça fait sept ans que le podcast du marketing existe.

l’épisode numéro 1, 2, 3, 5, 10, 12, 37, continuent tous les jours à avoir des auditions. Donc on est sur du temps qui est vraiment long. Alors évidemment, c’est au moment de la publication ou des republications que l’épisode va avoir le plus d’audience, mais on est quand même sur quelque chose qui va pouvoir s’installer dans le temps et donc construire cette fameuse notoriété, cette fameuse crédibilité qui sont si difficiles à identifier, à définir.

et puis à valoriser finalement. Là, on a un média qui vient nous le valoriser et d’un point de vue écoute, qu’on va pouvoir tracer dans le temps, et d’un point de vue communication, puisqu’on va pouvoir créer des outils de communication directement en utilisant ces podcasts. Écoute Adeline, si les personnes qui nous écoutent avaient un doute sur l’intérêt du podcast d’un point de vue de la marque. Encore une fois, moi je trouvais que c’était vraiment ce que tu m’as proposé.

comme angle vraiment intéressant, c’est de dire mais non mais en tant qu’outil marketing, c’est la raison pour laquelle j’ai accepté de le faire, parce que je fais très très très rarement des épisodes sur le podcast, mais je trouve qu’en tant que outil marketing, c’est vraiment intéressant d’aller se poser cette question-là, tout en que moi je le vois, c’est l’un des médias qui est en train de monter très très très fort sur les médias, les médias-buyers. C’est encore un média qui n’est pas tout à fait établi et connu, donc je le dis, il y a encore des opportunités parce que les tarifs, alors ça dépend des…

Estelle (30:37.38)
Si on parle de legend, les tarifs se sont envolés. Mais sur beaucoup de podcasts, les tarifs sont encore super abordables parce qu’on est encore au début de la maturation. C’est-à-dire qu’on est encore au moment où les marques commencent à arriver gentiment. On n’est pas encore sur une concurrence trop accrue. moi, mon conseil, ce serait de regarder, et je dis pas de venir, alors venez sur le podcast du marketing si vous le souhaitez. Je vous accueille avec grand plaisir, mais ce n’est pas la question.

Adeline Cointe (30:39.039)
Estelle (31:05.688)
Parce qu’encore une fois, pense qu’il faut aller sur plusieurs podcasts pas en même temps. Pardon. Je me permets de donner la précision. Il n’y a rien de pire pour un podcasteur que quelqu’un qui va sur tous les podcasts concurrents la même semaine. C’est l’enfer. On se connaît tous et on n’a pas envie de raconter la même chose parce qu’on sait bien que les gens écoutent plusieurs podcasts. Donc, faites attention aussi à timer dans le temps. Encore une fois, c’est un travail sur le temps long. Le podcast, d’étaler un peu les choses de façon à ce que justement ça vous bénéficie dans le temps.

Et c’est vraiment intéressant d’aller sur plusieurs podcasts. Mais surtout, il y a encore de la place pour le moment. C’est à mon avis le moment d’aller prendre ce tournant, d’aller chercher ces nouveaux médias qui viennent apporter cette authenticité qu’on n’a pas avec Lya. On a une vraie demande sur l’authenticité. Donc c’est le très très bon moment pour aller explorer les podcasts. Je vous invite à contacter Adeline si vous souhaitez passer sur un ou plusieurs podcasts. Adeline, où est-ce qu’on peut te retrouver si on a envie ?

d’en savoir plus sur les vodkas, de travailler avec toi, de te questionner, dis-moi.

Adeline Cointe (32:06.154)
Alors moi je suis présente sur LinkedIn, donc Adeline Quinte, et sinon sur mon site internet, OCOM3COM, donc H-A-U-T-C-O-2-M-E, le chiffre 3, co2m.fr, mais de toute façon tout sera dans la description avec Estelle.

Estelle (32:22.028)
absolument je vous mets tout dans les notes de l’épisode. Merci beaucoup Adeline, t’es la bienvenue quand tu veux sur le podcast du marketing.

Adeline Cointe (32:30.384)
Merci Estelle !

 


 

CMO, webinaire, base email, cas concrets, stratégie ia, openai et gpt, contenu long, chatgpt et ia, omnicanalité, algo linkedin, positionnement, valeur client, marketing digital, actualité seo, geo, lancement offre, parcours client, directeur marketing, directrice marketing, interview de cmo, relation presse, relations presse, inbound marketing, créer du contenu, conseils d’experts, stratégie client,

Digital, email marketing, formation marketing, influence digitale, landing page, lead magnet, mailing list, management, marketeux, marketing digital, stratégie marketing, stratégie de marque, branding, stratégie de communication, emails automatisés, erreurs marketing, stratégie d’acquisition, digital, stratégie marketing, mailing list, formation marketing, accompagnement marketing, sprint marketing, advocacy marketing, conseil marketing.

 

Les secrets du média training avec l’animatrice télé Sandra Lou – Episode 304

ou écouter sur :

Bénéficiez de 2 mois gratuits chez mon partenaire Waalaxy pour transformer Linkedin en machine à leads.

Parler en public, ce n’est pas inné. Pourtant, c’est une compétence indispensable pour toute personne qui doit défendre un projet, représenter une entreprise ou simplement s’exprimer avec confiance.

Dans cet épisode, je reçois Sandra Lou, animatrice télé pendant plus de vingt ans sur M6 et TF1, et aujourd’hui experte en média training et communication. À travers son parcours, Sandra partage son expérience et ses conseils concrets pour prendre la parole avec impact, que ce soit face à un journaliste, sur scène ou lors d’une réunion stratégique.

Cet épisode regorge de conseils pratiques, d’exemples concrets et de techniques simples pour oser prendre la parole avec naturel, confiance et émotion.

Vous pouvez retrouver Sandra sur LinkedIn ou sur son agence Verbale.

—————
🔔 Pensez à vous abonner au Podcast du Marketing
💌 À rejoindre ma  newsletter
⭐⭐⭐⭐⭐ Et à me laisser un  avis 5 étoiles sur iTunes ou Spotify

—————

Vous pouvez :

> Suivre une de mes formations

> Réserver une heure de conseils personnalisés

> Devenir partenaire du Podcast du Marketing


Transcription de l’épisode

Estelle (00:38.428)
Bonjour Sandra, bienvenue sur le podcast du marketing. bien ça va très très bien, je suis super heureuse de t’avoir à mon micro aujourd’hui. On va parler d’un sujet dont je crois, je n’ai absolument jamais parlé. Enfin je dis je crois, c’est pas je crois, j’en suis sûre parce que moi j’y connais absolument rien. Donc ça m’intéresse tout particulièrement. On va parler de media training avant qu’on rentre dans le vif du sujet Sandra. Est-ce que tu peux nous dire ?

Sandra Lou (00:42.836)
Bonjour, ça va ?

Estelle (01:03.072)
Pour ceux et celles qui ne te connaîtraient pas, à mon avis ça va éveiller pas mal de trucs quand tu vas dire qui tu es. Est-ce que tu peux nous dire qui tu es et ce que tu fais

Sandra Lou (01:12.472)
Alors, moi j’ai fait 20 ans de télé, donc je suis journaliste animatrice à l’origine, j’ai commencé très tôt, j’avais 20 ans. Aujourd’hui j’en ai 44. Il s’est passé quelques années. J’ai fait un paquet d’émissions pour MC, Stéphane, le groupe France Télé aussi. Et puis, passé cette vingtaine d’années en télé, j’en ai eu un petit peu marre. J’ai décidé de reprendre un petit peu ma vie professionnelle en main, parce que je considère que j’avais fait le tour en télé et que voilà, il fallait que je…

délivrant tous les cas ce que je pouvais aux autres le plus facilement possible et de façon pédagogique en faisant du médiatraining et de la prise de parole en public. Je me suis dit que la transmission s’est mis sur mon chemin et je me suis dit qu’il fallait vraiment que j’aille au bout de ce truc. Donc, j’ai d’abord donné des cours à des étudiants, j’ai testé ma méthode là-bas, puis ensuite, comme je faisais beaucoup d’événementiels, j’ai croisé cette connaissance avec l’événementiel.

et j’ai commencé à coacher pas mal de dirigeants et puis certaines personnes politiques aussi et c’est devenu donc pour le coup du médiatraining parce que là comme on passe devant les médias c’est toute la nuance parce que souvent on me dit c’est quoi le médiatraining donc quand on traduit littéralement c’est de l’entraînement au média mais pas que parce que c’est vraiment de la prise de parole en public donc les deux mixés ça marche plutôt bien et pour finir sur ma présentation ça va durer huit ans

J’ai monté mon agence de communication et annonciels avec mon associé il y a deux ans. Une agence qui s’appelle Verbal et on accompagne justement nos clients à l’accompagnement éditorial mais pas que.

Estelle (02:48.828)
Trop bien, trop bien. Juste pour reprendre sur l’agence, vous faites de l’accompagnement éditorial, vous faites du médiatraining, vous faites aussi de la com de crise. va peut-être en parler un petit peu tout à l’heure parce que c’est vraiment en lien avec le médiatraining. Est-ce que tu peux m’en dire un peu plus sur d’abord ce que c’est vraiment que le médiatraining ? Parce que moi, je te disais, je suis une néophyte totale là-dessus. Ce que je vois du médiatraining, c’est ce que j’ai pu voir sur deux, trois émissions à la télé où tu avais quelqu’un qui t’entraîne à savoir comment répondre. Mais finalement, je me rends…

pas bien compte ce que c’est pour un dirigeant, client, exemple, un dirigeant d’une entreprise. Qu’est que ça veut dire le Média Training ? Sur quoi vous allez bosser ?

Sandra Lou (03:27.022)
Le médiatraining, c’est énormément de travail sur la posture. a le non-verbal, la gestuelle, les expressions faciales, la posture, comme je te disais, la voix. Les gens ont oublié que la voix fait partie d’une communication. as des voix qui sont absolument linéaires et barbantes. Ce pas possible. Des gens qui ne savent pas utiliser la nuance, la musicalité dans la voix, ça fait partie du médiatraining. Dans le médiatraining, a forcément les mots qu’on utilise. C’est là où le médiatraining devient intéressant.

parce que les messages clés qu’on a à faire passer, il faut bien les faire passer. Parce que s’il passe mal, le message n’est pas entendu et surtout tu peux passer devant n’importe quelle chaîne de télé, tu seras forcément mauvais. Donc ça fait partie de tout ce petit package-là, si tu veux. Ce qui est marrant, c’est que le media training exclusif va être un peu plus ciblé sur des personnes qui vont plus bien, pour tout quoi, passer sur BFM Business par exemple, et qui vont dire « Demain, je dois passer sur BFM Business ».

J’ai un peu peur parce que je me dis que le journaliste va me piéger, aussi me pose cette question, qu’est-ce que je fais ? Et en fait, c’est là où nous on intervient à côté, c’est pour les aider sur la construction de leur message. parlais d’éditos tout à l’heure, mais c’est hyper important parce qu’il y a des méthodes à respecter pour que le message passe bien, et surtout après, c’est un peu l’emballage cadeau. C’est comment je vais vendre mon message pour que ce soit parfait. Victor Hugo disait « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface » et c’est exactement ça. C’est-à-dire qu’une fois qu’on a travaillé la forme,

Le fond remonte simplement parce qu’on a pu se mettre dans notre mental le fameux « mince, comment je dois me tenir ? » « Est-ce que là ma voix porte suffisamment ? » Est-ce que j’ai l’air convaincante ? Est-ce que j’ai mis suffisamment de silence ou pas ? » Et ça, c’est des méthodes qui sont importantes à tout niveau.

Estelle (05:09.228)
C’est intéressant ce que tu dis, c’est que en t’écoutant, je me rends compte que finalement, Media Training, tout cas, se préparer à passer devant un journaliste ou par exemple BFM ou autre, finalement, c’est faire du marketing de soi et du marketing de son message. Quand tu dis il faut savoir emballer un petit peu les choses, le cadeau pour que notre idée ressorte le mieux possible. De fait, en fait, c’est vraiment lié au marketing, mais dans la communication verbale de…

Sandra Lou (05:24.16)
complètement.

Estelle (05:35.922)
du dirigeant ou de la personne en tout cas qui est interviewée. Je sais que tu as pas mal d’outils que tu proposes à tes clients pour un petit peu cadrer les choses. que quand on se dit ça comme ça, dis oui, d’accord, emballer l’histoire, est sympa Sandra, mais c’est quand même pas forcément. Voilà comment je fais. Tu me disais qu’en prépa, j’ai bien aimé l’acronyme, tu avais une méthode qui s’appelle KISS. Tu peux nous en dire un peu plus ?

Sandra Lou (05:50.157)
bon fait,

Sandra Lou (06:01.111)
Oui, j’aime bien cette méthode-là parce que déjà elle est facile à retenir. C’est souvent des termes anglais, mais au final on comprend quand même. C’est facile à retenir parce que ça veut dire bisou. Au final quand tu prends l’acronyme, n’est pas bisou que ça veut dire, keep it super simple. Donc dans l’écriture de vos messages, arrêtez de faire des longs discours. La majorité des gens ont envie de faire passer beaucoup trop d’infos d’un coup. Et en fait en faisant ça, tu noies le message et ce n’est pas du tout constructif. Donc déjà, désapprendre.

Tu vois, les gens à être moins scolaires, c’est déjà une difficulté. Parce que tu dois identifier ton message clé. Une fois que tu l’as, une fois que tu l’as identifié, ce message clé, il va falloir que tu te dises, et ça du coup c’est une autre méthode que j’ai, c’est ok, qu’est-ce qu’on va retenir de ce message-là dans une semaine, dans 6 mois et dans un an ? C’est-à-dire que vraiment c’est le message le plus important, et pour que ce soit un message qui passe bien, il faut le rendre efficace et court.

Donc ça c’est quand même une méthode qui est compliquée chez la majorité des gens, que quand tu dis qu’il faut rendre les choses simples, il ne pas mélanger avec simpliste. Ce pas parce que tu simplifies le message que ça devient un débile. On demande pas si ce soit simpliste, ça peut être avec des termes un peu techniques, un verbatim qui est très par exemple marketing, besoin. Néanmoins, ce pas parce que tu parles là-dessus que tu dois faire des longues phrases qui ont duré huit ans.

qui ne pas être clairs parce que du coup quand tu fais l’ombre, tu commences à te retrouver dans des trucs où tu t’emballes, tu te prends les pieds tout seul dans le tapis, donc ça ne fonctionne pas. Keep it super simple. Toujours, encore un terme anglais, désolé, mais straight to the point, c’est vraiment « je vais à l’essentiel ». Et comme ça, le message est beaucoup plus clair et on le retient mieux. Ça, c’est primordial.

Estelle (07:42.828)
C’est pas toujours le plus simple. Ça paraît simple quand on dit comme ça, de faire simple, c’est souvent ce qu’il de plus compliqué. vois même, tu vois, dans un message marketing, on se dit exactement la même chose. se dit à moment donné, il va falloir un peu essentialiser la chose. Et essentialiser la chose, ça veut dire quoi ? Ça veut dire aller choisir le bon mot, le mot juste pour exprimer ton idée. C’est ça finalement qui est super dur. Mais une fois que tu as réussi à le trouver, moi, c’est ce que j’explique à mes clients souvent. Je dis, on essaye de redescendre.

Sandra Lou (08:01.833)
C’est ça.

Estelle (08:10.44)
aux plus simples, aux quelques mots, mais qui sont ultra bien choisis. Parce qu’une fois que tu as les mots ultra bien choisis, c’est très facile de tricoter et de rajouter des choses et de broder autour. Et si tu veux faire un message beaucoup plus long, beaucoup plus élaboré, tu le feras dans ce sens là. Le faire dans l’autre sens, c’est beaucoup plus complexe. Donc effectivement, de réussir à trouver les sens.

Sandra Lou (08:18.861)
Mais oui.

Sandra Lou (08:26.509)
Tu sais ce qu’il faut retenir ? Ce qu’il faut retenir de base, c’est qu’on est des grands-enfants. Donc les grands-enfants, quand tu repenses un petit peu à comment on était, ils aiment quoi ? Ils aiment qu’on leur raconte des histoires. Donc une histoire, tu peux la raconter de façon très courte, tu sais, mais ce qu’il faut, c’est faire vivre l’histoire, il faut que ça nous émerveille encore, même dans des discours un peu compliqués politiques. Il faut qu’on se dise « ouah, ça envoie du lourd ! » Obama savait très bien le faire, par exemple.

Obama ou pas politique mais Oprah Winfrey quand on connaît un peu son mode de fonctionnement, c’est pareil, elle raconte des histoires mais elle revient toujours à son message clé et elle sait très bien faire justement pour tisser la toile pour dire ok, je vous ai raconté ça mais revenons à nos boutons, il a ça dont on peut parler. Et c’est que des petits leviers, c’est des petites méthodes et quand tu connais les méthodes après tu sais faire.

Estelle (09:18.006)
et c’est évidemment plus simple. En marketing, on parle beaucoup de storytelling, évidemment. Toi, me disais que sur le médiatraining, on parle plus de story bricks. Est-ce que tu peux me dire un peu ce que c’est que cette histoire de brick ?

Sandra Lou (09:28.097)
Oui !

Sandra Lou (09:32.545)
C’est des petits blocs narratifs en fait, vois, c’est des anecdotes, des témoignages, des chiffres, tu vois. C’est toutes des petites choses que tu vas venir mettre un peu comme les légaux, tu sais, les uns sur les autres, tu vas les empiler. Mais c’est pour illustrer au mieux ta pensée, c’est encore une fois pour qu’on puisse se projeter et se dire « ah très bien, ok, je vois où elle veut, où il veut en venir quoi ». C’est des exemples concrets sur ce que les clients peut-être vivent ou traversent.

Par exemple, si tu dis « j’en sais rien, j’ai créé une solution et ça vous fait gagner deux heures de votre temps par jour », là tu rajoutes des petites infos où les gens vont se dire « ok, ça peut me parler parce que ça a l’air efficace, en deux heures tu règles des problèmes ». C’est un très bon exemple que je te donne, mais tu vois l’idée, c’est vraiment d’essayer de créer quelque chose qui va attirer les autres vers son message. Donc c’est vraiment les blocs narratifs. Et moi ça trouve que c’est comme le storytelling, si tu veux, ne pas.

Aujourd’hui, tu ne peux plus arriver quelque part en pitchant une idée sans avoir utilisé un minimum de storytelling. Le storytelling, c’est quoi ? C’est raconter, en créant du lien, des choses qui vont aller me toucher moi. Parce que je vais me dire, tiens, ça me parle, tiens, ça me touche ce qu’il vient de dire. Il a vécu ça, c’est dingue, du coup j’ai envie d’écouter. On crée du lien, on est interconnecté, tout ça.

Estelle (10:54.796)
Depuis quand tu disais il faut essentialiser, faut essayer d’aller chercher un message dont on va se souvenir dans une heure, dans une semaine, dans un mois, dans un an. Le storytelling ça aide vachement parce qu’évidemment qu’on va ancrer beaucoup plus facilement une histoire parce que comme tu dis depuis qu’on est tout petit on nous raconte des histoires et on se souvient de ces histoires, on se souvient de l’émotion qu’on a ressenti peut-être pendant qu’on nous a raconté cette histoire parce qu’en général on vit un petit peu l’histoire au moment où on la raconte. Donc de fait ça vient ancrer beaucoup plus facilement. Moi ce que j’aime beaucoup dans ton histoire de Bric, parce que…

Sandra Lou (11:02.796)
Merci.

Estelle (11:23.53)
Quand on me dit média training je te le dis, ça me fait peur. Je me dis mais à quelle sauce je vais me faire bouffer ? Alors que pas forcément, le journaliste, il n’est pas nécessairement là pour te manger. Mais n’empêche que c’est un petit peu l’inconnu. J’ai des invités qui viennent sur le podcast qui, au début… Alors j’essaye de faire en sorte que tout le monde se sente bien, etc. Mais c’est vrai que quand tu viens parler au micro de quelqu’un…

même si c’est pas forcément inquisiteur, tu te dis, qu’est-ce qui va se passer ? Voilà, qu’est-ce qu’on va me poser comme question ? J’imagine que ces histoires de briques, c’est aussi pour pouvoir être préparé un petit peu à toutes les, j’allais dire les opportunités. Donc on peut le tourner effectivement, les éventualités, mais voilà, les transformer en opportunités et d’avoir toujours un petit truc sur lequel se raccrocher pour pouvoir rebondir. C’est ça l’idée derrière les briques.

Sandra Lou (11:56.5)
Les éventualités, oui.

Sandra Lou (12:06.508)
et si tu veux, normalement en prise de parole en public, tu n’es pas censé être piégé jamais. C’est-à-dire qu’en fait, il a deux choses qu’il faut retenir. C’est que si pour de vrai, on vient de te poser une question extrêmement piège et que tu te dis « Comment je vais faire pour me sortir de ce merdier ? » Il faut pas que ça se voit. C’est la technique du joker, c’est double face. « Comment je fais pour que ça ne se lise pas sur mon visage ? » On est trop lisible, tu le sais, nos expressions nous trahissent très souvent.

Estelle (12:22.54)

Sandra Lou (12:36.672)
ça peut être de la gêne, d’un seul coup si on pose une mauvaise question, nous en tout cas, enfin les pros qui ont fait du Média Training vont se rendre compte juste dans l’expression faciale que ça y est, on a touché un point et donc ils en profitent, ils y vont à fond. Donc il faut rester stoïque, c’est le plus difficile et c’est ce qu’on apprend au Média Training, c’est vraiment la stoïcité, c’est « comment on va travailler ça ensemble ? Donc on fait des tonnes d’exercices si tu veux où on les met un peu en danger comme ça, on va les chercher avec des questions dures, des questions pièges.

Et eux, gardent leur calme. Et il a un truc qui est vraiment très important justement pour pouvoir réfléchir, poser le problème sans montrer que ça t’atteint, c’est le silence. Poser le silence en prise de parole en public, le silence c’est le charisme ultime. Les personnes qui savent jouer du silence, ils ont tout compris. Le message que tu veux poser, tu peux le poser et dire « j’en sais rien, la prise de parole en public, c’est pas inné, ça, prend ». Tu peux laisser un temps.

Estelle (13:14.284)
Hmm.

Sandra Lou (13:35.212)
C’est comme si tu délivrais un cadeau, tu le poses et tu le récupères plus tard. Donc ça c’est une méthode et après il a des tonnes de méthodes pour éviter les pièges. Il a une méthode qu’on aime bien qui s’appelle la technique du pont, donc c’est le bridge encore en anglais. Mais la méthode du pont c’est pour contourner un problème en fait. C’est-à-dire que si on t’a posé une question piège, la simple et bonne réponse, tu l’as vu dans des débats déjà, c’est de dire « Ah, c’est extrêmement intéressant, mais permettez-moi d’y répondre dans quelques instants parce que je voulais revenir sur quelque chose ». Et donc tu détournes.

Donc le mec, il n’est pas bête, en face il dit « Ah, il me fait la méthode du « contône le problème ». Mais c’est ce qui fonctionne le mieux parce que tu vas le noyer après avec un blabla, même s’il faut normalement faire plus court et efficace. Mais du coup tu le noies un peu et du coup le journaliste il sait qu’il a des autres questions à poser et donc il va poser ses autres questions et c’est gagné. Donc il faut détourner. Et souvent tu as aussi le fameux truc tu sais qui dit « Ah mais c’est une très bonne question, merci de l’avoir posé Et après tu vois, tu retournes…

Estelle (14:05.068)

Estelle (14:31.104)
Tu réponds à côté.

Sandra Lou (14:33.067)
Bah oui, complètement. C’est assez chiant parce que dans les débats, tu dis « c’est pas mal, il n’a pas répondu, ça fait trois heures qu’on attend sa réponse et il est passé complètement à côté ». Mais c’est des méthodes moches. Mais c’est des méthodes.

Estelle (14:41.002)
Oui, ça fonctionne. J’aime beaucoup quand tu parlais du silence. Moi, c’est quelque chose que je travaille beaucoup sur le podcast. Et effectivement, très souvent, les gens ont envie de… On a tous envie de dire plein de choses que tu disais. Ce qui est dur, c’est d’essentialiser parce qu’on a plein de choses à dire et on a envie de livrer un maximum de choses. Mais effectivement, le silence a quelque chose, je trouve, d’extrêmement important.

ça pose effectivement une certaine crédibilité à un certain truc, le fait d’avoir le courage de laisser un silence. Parce que c’est quelque part une espèce de courage. Moi j’assume, j’ai pas de problème à laisser le silence. Et ça porte autre chose que je trouve ultra intéressant aussi, ça laisse le temps à la personne qui entend le message de l’intégrer. Parce que ce qu’on entend, même ce qu’on voit, à un moment donné, on processe plein plein plein d’informations. Notre cerveau, ne pas tout prendre ou en tout cas pas tout prendre de la même façon. Le silence, il te dit…

Sandra Lou (15:10.251)
ça.

exactement ça.

Sandra Lou (15:22.347)
oui.

Estelle (15:32.338)
Attention, là t’avais une information importante. Prends le temps de l’intégrer, d’analyser le truc. Et je trouve que ça pose vraiment des choses et ça a une force sur un message en disant, là je viens de te dire un truc important. C’est même ça, retourne histoire. Là je viens de te dire un truc important, prends le temps de l’intégrer s’il te plaît. Merci bien.

Sandra Lou (15:48.46)
C’est ça et là où tu as raison à est-ce que tu parles de courage avec le silence. Mais tu sais avoir le courage de poser ce silence, être dans une liberté absolue avec toi-même. C’est-à-dire que tu tellement libre dans ta parole, tellement libre dans ton discours que tu t’autorises à prendre ce temps. Parce que souvent nous on a peur du vide. Qu’est-ce qu’ils font les gens quand ils sont en prise de parole en public ? Et ils comblent le vide. Ah mince, il que je parle, il que je parle, sinon on va croire que je n’ai rien à raconter et que je pas intéressante.

Alors que ce n’est pas ça. Quand justement tu vis tellement ton message, tu tellement en osmose avec ce que tu as raconté, du coup tu sais que tu peux vivre tout ça comme tu veux. De la musique, prenons n’importe quel morceau, peut être du rock, du jazz, que tu veux. Tu as toujours des variations, on le sait. À un moment donné tu as peu d’instruments, un autre moment tu en as plein. Puis ça va s’accélérer parfois et puis ça va ralentir etc. La voix c’est un instrument, c’est notre signature vocale. Et cette signature vocale…

quand tu y glisses ton fameux silence parce que tu sais le gérer, c’est là où je te dis que ça devient magique. Parce qu’à partir de là, on t’écoute bizarrement, le silence amène l’écoute.

Estelle (16:57.196)
Oui, c’est ça qui est vraiment effectivement, je trouve ultra fort dans le silence, c’est que ça vient casser les choses, ça vient poser les choses. Tu parlais tout à l’heure de moments difficiles, de débat parfois, peut-être de moments de crise, de moments où le message en fait se fait presque urgence, où il a une problématique. avec ton agence, t’accompagnes des gens dans ce qu’on appelle de la communication de crise.

Sandra Lou (17:24.523)
crise.

Estelle (17:25.76)
Est-ce qu’on peut parler un petit peu ça ? que tu as travaillé sur le cas de l’affaire qui a fait beaucoup beaucoup parler de Kim Kardashian lorsqu’elle a été, je ne pas comment on dit, quand elle a été prise en otage, ne sais pas, cambriolée,

Sandra Lou (17:38.955)
Cambriolet, pris en otage, c’était assez violent pour elle. Elle appelle ça encore l’horrible nuit qu’elle a passé. Je crois qu’elle a fait un livre d’ailleurs qui s’intitule « horrible nuit » ou je ne plus, mais ça a été très compliqué pour elle. Tu sais quand tu es… Pardon, je vais te laisser finir ta question parce que c’est long, moi je m’emballe. Termine ta question, j’y vais après.

Estelle (17:54.508)
N’importe quoi

Non, non, c’est Oui, oui. Non, la question que je me posais, c’est-à-dire, tu vois, je me mets à la place de Kim Kardashian, mais pour un chef d’entreprise, effectivement, tu peux avoir des moments de crise forte, de voilà, il a un vrai sujet, une vraie problématique, quelque chose qui fait un bad buzz ou des choses comme ça. Comment est-ce qu’on gère ? Tu vois, on parlait de silence. La question souvent qu’on se pose face à une crise, c’est qu’est-ce qu’il faut faire ? Est-ce qu’il faut parler ou est-ce qu’il faut pas parler ? Est-ce que justement le silence…

ça va être de dire, non, mais moi, j’ai pas besoin de parler, en fait, je me détache de ce truc ou est-ce qu’au contraire, il faut tout de suite prendre la parole ? Est-ce qu’il a une règle ? Est-ce qu’il n’y a pas de règle ? Comment ça fonctionne ?

Sandra Lou (18:33.653)
En fait, c’est vraiment au cas par cas déjà de base. Après, la com’ de crise qui est terrible, c’est qu’on a moins de 24 heures pour réagir ou pas réagir. Mais en tout cas prendre la décision d’être ou dans le silence ou dans l’action. Il y a parfois des com’ de crise où on se dit, tu vois, ça sort même dans la presse. On surtout que ça sort dans la presse et on dit mais merde, qu’est-ce qui se passe ? On a vite envie de savoir ce que la marque qui est attaquée ou l’individu qui est attaqué va faire.

Qu’est-ce qu’il va dire ? Comment il va se défendre Etc. Etc. Il y a des gens qui choisissent le silence pendant quelque temps avant de revenir avec un élément de contexte pour se défendre parfois. Le problème de la comte de crise, c’est que nous quand on y est confronté, on n’est pas des avocats. Tu vois la différence ? C’est que sur certaines affaires et notamment pour refaire le…

Le lien avec Kim Garda-Chian, quand on est venu me chercher pour la com’ de crise, c’est des personnes qui étaient dans cette affaire-là et qui étaient confrontées vraiment à la justice. Donc on est vraiment sur ce qu’on appelle un sujet chaud pour nous. Parce que quand on sait que la justice est mêlée à tout ça, il faut faire super gaffe. non, puis tu te dis, il pas se soigner parce que là, y a des gens qui peuvent finir en taule quand même. Tu vois ce que je veux dire ? tu dis, fais gaffe.

Estelle (19:44.492)
Tu peux pas dire ce que tu veux, déjà.

Estelle (19:50.698)
Ouais, ouais ? j’ai donné le mauvais conseil. Désolée, 20 ans, pardon.

Sandra Lou (19:55.147)
Voilà c’est ça, bon bah tant pis, chacun sa merde. Non, non, bah non, du coup c’est compliqué, il faut tous les éléments de contexte. Et surtout, a un truc qu’il faut que je te dise, c’est que dans la com’ de crise, tu prends les gens face à face et tu leur dis, texto, là, moi je ne veux que la vérité, sinon je ne peux pas vous aider. Et c’est là où ça devient un peu tendu parce que les gens, certains vont oser te dire les choses comme elles sont parce que c’est comme un avocat qui dit à un moment donné, bon si vous voulez que je vous défendre, faut vraiment me dire toute la vérité.

Estelle (19:57.088)
n’en dévoile toi !

Estelle (20:11.052)
Hmm.

Sandra Lou (20:22.858)
Sinon, peux pas, tu s’il manque des éléments et que ça te tombe dessus au fur et mesure, tu vas pas avoir la bonne direction. Nous, c’est pareil. En sachant qu’on ne doit évidemment pas juger, c’est comme ça, ok, mais c’est après, comment on va faire ? Parce que maintenant qu’on a tous les éléments de contexte, voilà comment vous allez vous retrouver avec des journalistes qui eux, ils sont les crots, ils veulent le scoop, et donc c’est une guerre ouverte qui commence à s’ouvrir entre les deux. Donc, comment éviter les pièges ? Comment ne pas trop parler ?

Estelle (20:25.024)
Bien sûr.

Sandra Lou (20:51.746)
Et ça c’est très tendu et en très peu de temps. Comme je te disais, en moins de 24 heures il faut se décider qu’est-ce qu’on va faire, qui, parce que c’est pareil. Est-ce que je fais une conférence de presse ? Est-ce que c’est un point presse ? Est-ce qu’on fait juste un tweet ? On dit tweet encore avec X aujourd’hui, je crois que oui. Voilà, tu as compris ? Est-ce qu’on poste un truc sur les réseaux sociaux qui va mettre tout le monde d’équerre ? Mais c’est prendre des risques.

Estelle (21:09.74)
Je sais pas, moi je dis tweet, voilà j’ai pas aimé son X.

Sandra Lou (21:20.924)
Et pour revenir sur cette affaire-là, c’est parce que si tu veux à la clé, a un docu pour Netflix qui est en prépa, donc il n’est pas encore sorti, j’espère qu’il va sortir. Et donc comme c’est filmé, comme ça va être diffusé et qu’on sait que ça va être suivi parce que c’est la cercle à chien, nous nos clients nous ont clairement dit qu’est-ce qu’on fait, qu’est-ce qu’on dit, parce que là c’est compliqué pour nous de se positionner, mais en même temps on veut le faire parce qu’il y a une espèce de droit de réponse, vois, une espèce de truc de se dire mais…

Nous on a quand même besoin de parler pour ça, ça, ça, ça, Et donc ça nous a mis dans une situation, et tu vois ça durait plusieurs mois. Au départ on a discuté de tout ça dans l’urgence, et après on a pris au cas par cas les intervenants.

Estelle (22:06.518)
Ouais c’est ça, c’est que la com’ de crise effectivement on pense toujours à la crise des 24 premières heures immédiatement etc. mais au final la com’ de crise bien souvent elle va s’étirer dans le temps parce que la chose continue de vivre. Mais oui.

Sandra Lou (22:16.81)
il y a des répercussions de malades. Regarde, ce n’est pas pour revenir dessus, mais Palmade quand il a eu son accident de voiture, parce qu’il était sous alcool, drogue et compagnie au volant et qui a eu malheureusement une maman qui a perdu son bébé, ce n’est pas juste 24 heures qu’on en parle. vois, que ça c’est une casserole qui lui colle aux fesses pour très très longtemps. Et malheureusement, qu’est-ce que tu fais de tout ça ? Tu vois ?

C’est ce genre de crise que parfois on est amené à gérer. Alors pas toujours des trucs aussi sulfureux, mais ça peut être des petites entreprises comme tu disais tout à l’heure, qui ont des différends internes, où ça commence un petit peu avec la boussée en externe, qu’est-ce qu’on fait ? Quand c’est en circuit plus court comme ça, on limite, si tu veux, on a le plaisir à le faire parce qu’il y a moins de danger pour nous. C’est plus confort en fait, c’est plus confort.

Estelle (23:13.02)
C’est sûr, c’est sûr. Comment tu fonctionnes d’ailleurs quand tu des répercussions judiciaires ? D’ailleurs que ce soit une entreprise ou une affaire publique. Tu disais, on ne pas dire n’importe quoi. Il y a quand même des choses qui se jouent. Est-ce que tu travailles avec l’avocat ? C’est-à-dire est-ce qu’à un moment donné, vous vous rencontrez pour vous dire, on a une ligne de défense qui fait qu’on veut parler de ça, on veut mettre ça en avant ? Ou est-ce que c’est complètement indépendant ? Comment ça marche ?

Sandra Lou (23:39.078)
ça dépend des cas, encore une fois, c’est vraiment à la carte et par rapport à ce qui se passe, mais conjointement, généralement à un moment donné, on va se croiser quelque part parce que comme je te disais, le risque c’est de nous nous embarquer dans un truc où on a envie de défendre un parti ou l’autre. Et là c’est très très dangereux pour nous parce qu’on ne peut pas, il faut vraiment rester très neutre.

Et cette neutralité, on l’a aussi en rassurant un avocat qui sait qu’on a été commis pour faire de la comte de crise. Donc souvent on peut en parler avec eux. Après, comme je te disais, ça dépend des cas. Quand c’est des cas un peu moins lourds, et ça arrive quand même souvent que ce ne pas aussi grandiose, on va dire qu’une Kim Kardashian qui est internationale, là quand c’est comme ça, on se débrouille nous tout seul. Tu sais, juste un petit truc dont je voudrais parler rapido si on a encore un petit peu de temps.

Estelle (24:32.147)
Bien sûr, vas-y.

Sandra Lou (24:34.154)
Dans du média training par exemple, j’ai aussi des auteurs. J’ai une auteur qui s’appelle Sophie Gutman. Là, je peux dire son nom, il a pas de sujet, qui est médecin, oncologue, et qui a écrit un livre qui n’est pas facile du tout sur l’incessuel. Il s’appelle Waterbed et quand elle m’a contactée, c’est exactement ça. Elle m’a dit voilà, moi je vais faire plein de télé où je vais me retrouver à parler d’incessuel ».

C’est un sujet touchy, je n’ai pas envie de me faire piéger, d’autant que son personnage principal, elle parle d’elle, elle parle de son histoire, mais à la troisième personne. Donc c’est la petite ondine, ce n’est pas la petite Sophie Gutman. Tu vois ce que je veux dire ? Et donc elle me dit, j’ai peur de me faire avoir, qu’est-ce que je dois dire ? Est-ce que je dois dire je ? Est-ce que je dois dire elle ? Et moi j’ai dû lui expliquer qu’en fait à un moment donné, il faut qu’elle prenne le parti pris de soit parler d’elle à la troisième personne.

soit parler d’elle vraiment en assumant les choses et en étant porte-parole de ce truc, en disant « ». Tu te doutes bien que ce qui est arrivé, c’était évident, elle a voulu garder le « », mais quand c’est quelque chose qui te touche, à un moment donné tu ripes et tu dis « ». Et très vite, tu as les journalistes qui te choppent les trucs. « Ah, donc en fait, ça vous est arrivé à vous, c’est ce qu’on se demandait parce que c’est très autobiographique et… » Voilà. Et ça, c’est le risque par exemple. Donc c’est pour ça que le coaching est extrêmement important, donc on en a parlé beaucoup.

Estelle (25:38.508)
Tu finiras sur le jeu. Bah oui.

Sandra Lou (25:56.456)
elle a été piégée une fois, mais bon, tu vois, c’est le moment où l’émotionnel prend le pas sur tout en fait.

Estelle (26:02.134)
Ouais. Est-ce que ça veut dire… Est-ce que… Moi c’est vraiment… Alors moi je suis une très mauvaise menteuse, donc moi je sais très bien ce que je prendrai comme décision dans ce genre de situation. Mais est-ce que ça veut dire que l’idéal, parce que j’imagine évidemment que dans chaque cas c’est différent, mais que l’idéal c’est de choisir la…

Sandra Lou (26:16.104)
Oui.

Sandra Lou (26:23.389)
Ouais.

Estelle (26:27.164)
la stratégie de discours qui est la plus proche de notre réalité. Il a pas forcément qu’une seule réalité. Mais pour qu’on n’ait pas justement à jouer quelque chose, parce que ça nous évitera de riper au moment où on sera sur l’émotion.

Sandra Lou (26:40.412)
Écoute, moi ce que dis à tout monde toujours, c’est de jouer la carte de l’authenticité, mais 99 % du temps, c’est qu’ils le peuvent. Parfois, ils peuvent pas dire des vérités. Tu sais par exemple si on prend une entreprise qui est en train de se péter la gueule et que ne pas, a 57 % des employés qui vont perdre leur job. Quand il a des événements, dis en tout cas un séminaire où tout le monde est rassemblé, les collaborateurs ensemble, tu as peut-être le boss qui ne va pas vouloir parce qu’il reste quand un peu de temps à bosser, leur dire bon ben désolé.

Vous allez tous recevoir très bientôt un courrier et c’est fini pour vous. Donc ils vont un peu modifier leur réalité en tournant les mots d’une certaine façon pour continuer d’encourager en disant quand même que c’est la merde, c’est compliqué, mais on continue, on est intime, tu vois. C’est un mensonge blanc. C’est comme ça qu’on appelle ça de notre côté, c’est mensonge blanc. Les mensonges blancs, ça peut passer. Maintenant le vrai, vrai mensonge, moi franchement je suis pas pour du tout. Déjà dans ma vie j’aime pas ça. Et encore moins dans le milieu pro parce qu’il faut dire les choses telles qu’elles sont. Et comme tu l’as si bien dit,

ça se voit en fait. C’est lisible, quelqu’un qui va te raconter des choses qui ne sont pas vraies, n’est pas vraiment… Sauf si c’est vraiment quelqu’un qui a fait de la comédie et qui peut avoir un Oscar demain, la majorité ne sont pas tous des bons acteurs. comme tu l’as dit, ça va ripper, ça va se voir. Et humainement, naturellement, à moment donné, si on vient me chercher un peu avec force, tu vas craquer, tu vas laisser une petite porte ouverte vers la vérité.

Estelle (27:48.844)
C’est sûr, ouais.

Sandra Lou (28:04.617)
Donc si tu mens, ça va forcément se retourner contre toi. Il vaut mieux assumer un mensonge. C’est comme tu sais quand on est sur scène, souvent je le dis à toutes les personnes que je coache, tu sais parfois les gens, enfin ce n’est même pas parfois, c’est tout le temps, on veut faire parfaitement un discours, une prise de parole, on la veut vraiment impeccable. Donc on prend des coachings avec nous et on dit voilà, moi je veux faire ça, je veux qu’on se dise à la fin que j’étais un bon orateur. Sur le principe c’est bien. Sauf que les gens, qu’est-ce qu’ils veulent voir ? Ils veulent voir un humain, quelqu’un qui a les mêmes failles qu’eux parce que ça les rassure.

Donc si dans la salle, je sais pas, à moment donné, tu as ton boss qui se plante sur une phrase ou sur des chiffres par exemple, et qu’il en rit, et qu’il rit, et qu’il en se marrant dit « Oh mais pas du tout, ce n’est pas ce que je voulais dire, je suis un peu fatiguée ce matin ou je pas si c’est à cause de la fête qu’on a fait tous ensemble hier soir, je pense que je suis encore… » Et bien, ça l’humanise et du coup les gens préfèrent. Parce que de toute façon, tu vois, ça paraît humain, ce n’est pas fake, et c’est ça qu’on aime. Au fond du fond, c’est ça qu’on aime.

Estelle (28:53.452)
C’est l’humanisme.

Sandra Lou (29:04.638)
Les personnes trop parfaites, fait chier,

Estelle (29:05.676)
Non, puis, de façon, c’est toujours cette même histoire. C’est toujours cette histoire d’émotion. C’est qu’à moment donné, le trop parfait, trop… Tout est beau et tout est lisse. Comme tu dis, on n’arrive pas à s’y accrocher. Ce qu’on aime en vrai, c’est la vulnérabilité. On n’est pas en train de dire qu’il faut absolument raconter tous les problèmes qu’on a, etc., et être totalement transparent, évidemment. Mais comme tu dis, de pouvoir se raccrocher à un petit truc qui fait que… Oui, mais en fait, il est comme moi.

nécessairement ça rend le message plus crédible aussi. Si tu es trop parfait, message, on se dit, attends, ça sent quand même un peu bizarre ton histoire, pourquoi tout va bien comme ça ?

Sandra Lou (29:39.209)
C’est ça ?

Sandra Lou (29:45.929)
Il faut de l’aspérité et moi ce que je dis souvent, c’est salisser les contours. as un cadre, les gens aident à dans leur cadre, donc tu les remets dans leur cadre parce que ça les rassure. Moi ce que je leur dis, puisqu’ils n’arrivent pas tous à sortir du cadre, je leur dis, mais dans ces cas-là, salissez tous vos contours. Parce qu’en fait c’est ça qui va plaire aux gens. Parce qu’on va se dire à moment donné, « Ah putain, il vient de me toucher, il a dit ça, c’était beau. » Si tu veux que être pro et dans ta posture de pro,

Tu ne pas adonner. Je parlais d’interconnexion tout à l’heure, mais quand on est sur un plateau, quand on est comme nous, les deux là, ou dans une salle parce que tu es sur une scène et tu parles à une audience, à partir du moment où tu es en confrontation avec l’autre, tu es en interconnexion, tu es connecté à lui. Donc c’est soit tu joues le jeu et tu crées quelque chose de magique qui va faire que tous les deux, on va se raconter des choses et on va s’apprendre l’un l’autre, tu vois, et on se dit voilà.

On est tous ensemble. Par exemple dans une salle, j’ai souvent des gens qui me disent « je fais quoi ? Je regarde la salle comme si c’était une unité. Moi, ça me va pas du tout parce que je leur dis souvent « vous n’êtes pas obligé de vous dire qu’il a 250 personnes parce que ça va peut-être vous… » Mais je « il a réellement 250 vies dans cette salle. » Il a 250 personnes qui peut-être ont vécu des choses similaires à votre parcours ou une enfance un peu compliquée comme vous. Peut-être que vous n’avez pas eu de papa. Eux peut-être dans la salle, il y en a, je n’en sais rien.

sur les 250, il y peut-être 110 qui n’ont pas de papa non plus. Mais toi, c’est pour leur faire comprendre qu’en fait, non, ce n’est pas une masse, c’est individuellement 250 personnes, 250 histoires qui hypothétiquement peuvent être connectées à toi. C’est pour ça que quand on ne pas comme mental et qu’on vient mettre plus en profondeur, plus dans les énergies de l’humain, et là, tu accroches les gens et là, du coup, tu deviens un vrai bon orateur. C’est là où ça marche.

Estelle (31:35.782)
c’est toujours la même histoire, c’est l’émotion. Moi en marketing, pardon je reviens toujours en marketing, mais en marketing je dis, oui c’est mon job, en marketing je dis toujours que la majorité des gens se trompent, on pense que c’est sur le rationnel qu’on prend des décisions, parce qu’on a été élevé comme ça, moi je prends des bonnes décisions pour mon ménage, machin, etc. j’achète les trucs qu’il me faut. La réalité c’est que c’est pas ça, on achète tous et c’est pas que l’achat en fait, c’est l’action.

Sandra Lou (31:40.488)
Mais bien sûr !

Estelle (31:59.644)
vient toujours de l’émotion. Le rationnel vient derrière. Il faut du rationnel, il a pas de problème. Mais c’est toujours l’émotion d’abord. je comprends complètement ce que tu dis. Dans la prise de parole, il faut venir mettre de l’aspérité, de l’émotionnel, des choses sur lesquelles les gens vont pouvoir se raccrocher parce que c’est ça qui va faire tilter, qui va faire changer probablement peut-être une prise de conscience ou une prise de position des personnes. Donc c’est sûr que cette émotion, ces aspérités dont tu parles, ultra important. Tu nous as dit plein plein de choses.

Sandra Lou (32:01.809)
de l’émotion.

Estelle (32:29.01)
Sandra, je vais essayer de résumer en deux secondes ce que tu nous as dit. d’abord tu nous as dit que…

la prise de parole en public au sens très très large du terme. C’est beaucoup de choses. C’est évidemment le fait de parler, mais pas que. C’est comment est-ce qu’on utilise sa voix, comment est-ce qu’on utilise son corps, comment est-ce qu’on se positionne par rapport aux autres. Et cette interconnection dont tu parlais à l’instant, prendre la parole, même si on n’est pas dans un dialogue direct avec une personne, c’est de toute façon être en interaction avec ces personnes. Ensuite, tu nous as dit, quand on se prépare pour une prise de parole,

Ce qui est important, c’est d’essayer d’aller à l’essentiel, en tout cas de trouver ce message essentiel. nous disais avec cette méthode, j’aime beaucoup parce que c’est facile à retenir, keep it super simple. voilà, ça vient tout seul. C’est pas facile à faire. Donc c’est un vrai exercice. Faut pas se dire, je pense, en une seconde, oui bon, ok, c’est bon, l’idée, l’ai. Non, de trouver les bons mots, les mots justes pour aller…

Sandra Lou (33:14.842)
Oui, je te l’ai dit.

Estelle (33:28.588)
au plus simple et puis on élabora après. Ensuite, tu nous as parlé, je vais essayer de retrouver un petit peu les différentes techniques que tu nous as données. Tu nous as parlé des blocs narratifs, alors de storytelling, on en parle beaucoup effectivement en marketing. Ça fonctionne aussi ici, les blocs narratifs, ce que je trouve vraiment intéressant, c’est d’avoir différentes options qu’on va pouvoir utiliser, piocher en fonction de ce qui va nous être proposé puisque finalement…

Lorsqu’on est face à un journaliste, par exemple, ne sait pas de quoi il va nous parler, quelles questions il va nous poser et ces blocs narratifs vont pouvoir nous aider. Tu nous as parlé de la méthode du bridge. J’aime beaucoup. Pour moi, c’est la méthode des politiciens. On a une question, on n’a pas envie d’y répondre. dit, donnez-moi une petite minute, je vais y revenir. Puis en fait, on n’y revient jamais. On détourne un petit peu le message, mais mine de rien, ça peut être très utile. Et tu nous as dit quelque chose que je trouve intéressant à avoir en tête, c’est que le journaliste, lui, de l’autre côté…

Sandra Lou (34:02.693)
Exact.

Sandra Lou (34:12.136)
tellement !

Estelle (34:27.328)
Il ne pas nécessairement, à moins que ce soit la question absolument importante à laquelle il voulait poser et pour laquelle il voulait une réponse, mais en général il a prévu plusieurs questions, plusieurs thèmes, plusieurs sujets. Et à un moment donné, il va lâcher l’affaire parce qu’il n’a pas le temps, il faut qu’il passe aux autres sujets. Donc je trouve ça intéressant aussi de se mettre dans les chaussures du journaliste et de se dire, attends, peut-être que lui aussi il a des failles, peut-être que je ne pas le seul à avoir des failles, le seul ou la seule, donc on peut aller voir ce genre de choses.

Sandra Lou (34:43.632)
Exact.

Estelle (34:55.018)
Et voilà, et tu nous disais aussi, on a parlé de communication de crise, dans la communication de crise, il a plein de choses et évidemment il n’y a pas de règles parce que c’est le principe de la crise, on va s’adapter en fonction du moment, mais déjà se poser la question de est-ce qu’on veut parler, est-ce qu’on ne veut pas parler ? Et si l’on parle, qu’est-ce qu’on va dire jusqu’où on va aller ? En tout cas préparer ces choses-là pour pouvoir savoir où on va, puis après étirer le sujet sur la longueur, parce que même quand on est sur de la communication de crise, en général…

ça va durer dans le temps. Est-ce que j’ai à peu près résumé l’idée comme il faut ? Bon !

Sandra Lou (35:28.412)
Tu as tout bien dit. sais quoi ? J’ai juste envie peut-être de finir parce que j’aime bien les bonus. Souvent, j’ai des petits calls to action pour les gens, j’ai la petite cerise sur le gâteau. On n’a pas évoqué un truc qui est important, mais quand on a ça en tête, ça change beaucoup de choses. Ça peut changer beaucoup choses en marketing, évidemment. Donc, on parle de prise de parole en public. Donc, ça, c’est pour tout. Que ce soit un bizio comme nous en ce moment, que ce soit dans des réunions, quand on pitche des projets, etc. Ça peut parler à tout.

Estelle (35:34.604)
Vas-y !

Sandra Lou (35:57.416)
on a un super pouvoir, ce super pouvoir c’est les neurones miroirs. Les neurones miroirs c’est exactement comme dans le titre, c’est du mirroring, c’est-à-dire si j’arrive avec un grand sourire, avec des bonnes énergies, généralement en face ça va renvoyer la même énergie. Parce qu’on se dit « ok, je peux être en sécurité, elle n’a pas l’air figée, elle n’a pas l’air en colère, elle n’a pas l’air aigrie, donc tout va bien ». Quand on est en prise de parole en public, il faut pas oublier qu’en fait…

Il a la posture, j’en parlais tout à l’heure, mais y a vraiment tout ce qu’on va envoyer comme message que le cerveau en face va tout de suite reconnaître. Notre cerveau analyse tellement de choses et tellement vite, c’est qu’en fait très très rapidement, s’il voit quelqu’un sourire, ça va fonctionner. Quelqu’un qui sourit, quelqu’un qui envoie une émotion de conviction, ça marche aussi. Je te parlais de ça en offre quand on préparait notre podcast, mais quelqu’un qui va s’avancer pour parler.

naturellement tu vas pas te mettre à l’envers, tu en recul, tu vas t’avancer aussi genre « vas-y, je t’écoute ». Tu vois ce que dire ? Parce que ça nourrit ça. Un exemple tout con, mais ça m’est arrivé il a deux jours, j’étais en voiture et il a un gars qui a déboulé hyper vite un vélo et qui m’a quasiment grillé le… J’ai failli l’écramer en gros. Donc si tu veux, je freine, je suis surprise, il passe et sur le coup j’allais l’engueuler parce que j’ai eu peur, vois, j’ai failli le tuer quand même. Et il passe, il fait…

Estelle (37:19.654)
Logique oui.

Sandra Lou (37:22.471)
Il me fait comme ça, il fait trop rigolote et il se marre et il rigole. Du coup, je l’ai vu et ça amené mon rire parce que je me suis dit, en fait il a raison, on a passé à côté d’un truc, il le prend bien, du coup je suis rassurée. S’il m’avait agressé, tu te doutes que derrière, je serais sûrement gueulée dessus. Les neurones miroirs, c’est un vrai pouvoir, il faut s’en servir naturellement. Mais il faut donc se dire, ok, si j’amène quelque chose de sympathique, je vais forcément recevoir quelque chose de sympathique.

Estelle (37:38.348)
Bye !

Estelle (37:50.156)
Hmm.

Sandra Lou (37:52.359)
dans une audience, tous les cas quand on écoute, si je montre de l’intérêt, on va me montrer de l’intérêt. Ça c’est important de l’avoir en tête.

Estelle (37:59.018)
c’est ultra simple à mettre en place en fait, c’est juste de se dire, me mets dans la position dans laquelle je voudrais être reçue et effectivement c’est très très dur de s’énerver contre quelqu’un qui te fait un immense sourire. Essayez un jour de vous énerver contre quelqu’un qui vous sourit, ça ne marche pas, c’est très très compliqué, il vraiment être très énervé. Donc effectivement c’est assez facile de se dire, moi je le dis même au téléphone.

Sandra Lou (38:02.792)
C’est du bon sens.

Sandra Lou (38:08.711)
Merci.

Sandra Lou (38:14.215)
Ah ouais ! C’est très compliqué, c’est ça !

Estelle (38:23.626)
Ça c’est quelque chose que je fais, qui est super important quand vous appelez, je sais pas un prospect, quelqu’un ou quelqu’un même avec qui vous avez une discussion, peut-être parfois des discussions difficiles aussi à avoir, au téléphone avant de composer, avant que ça sonne, souriez. Ça s’entend au téléphone. Je ne sais pas pourquoi ça s’entend, mais ça s’entend. Et dès qu’on est dans cette posture-là, ça fonctionne, ça marche et en tout cas tout est plus simple. Tout est plus simple à mon avis et ça de façon globale dans la vie. C’est toujours la vie est plus facile quand on sourit que quand on pleure.

Sandra Lou (38:41.031)
Oui.

Estelle (38:53.184)
Comme on a le choix, autant sourire c’est plus facile. Merci beaucoup Sandra. Si on veut en savoir plus, si on veut te contacter peut-être, ton agence, où est-ce qu’on peut te retrouver ? Dis-moi.

Sandra Lou (38:55.916)
Tant sourire, bienvenue !

Sandra Lou (39:06.181)
Et bien alors, suis sur LinkedIn, donc là, il a pas de souci, vous pouvez me contacter directement sur LinkedIn. Je réponds à tous mes messages, donc c’est bien moi, donc Sandra Lowe sur LinkedIn. Mais sinon, on a évidemment un lien que tu pourras rajouter si tu veux bien de l’agence. Donc c’est agence-verbal.com simplement. Mais pareil, il a un numéro de téléphone, une adresse mail, pouvez nous contacter si vous avez des besoins, prise de parole en public, que ce soit du médiatrénier ou de la prise de parole simple. Il n’y a pas de sujet.

Et voilà, mais c’est vraiment quelque chose d’important et quand on m’apprend justement à travailler cette prise de parole, on peut faire beaucoup de choses derrière parce que c’est des petites techniques, c’est des petits leviers, des petits interrupteurs comme souvent j’explique, on appuie sur ces petits boutons et ça change tout le message. ça c’est quand même important de s’y poser un moment donné parce qu’on est notre propre business, c’est comme ça que je vois les choses et en marketing tu pourrais me dire la même chose. Donc voilà, il faut…

Il faut investir sur soi d’une manière ou d’une autre. Sans même prendre des coachings, c’est se renseigner, c’est lire des livres sur ces sujets-là et ça va vous aider, forcément ça va vous aider.

Estelle (40:12.338)
Parfait. Bien sûr, je mettrai le lien de l’Agence verbale et de ton LinkedIn, Sandra, dans les notes de cet épisode. N’hésitez pas à contacter Sandra et puis à travailler sur votre prise de parole parce qu’on est tout le temps en train de prendre la parole. De fait, c’est ultra important. Merci Sandra. T’es là. Bienvenue quand tu veux sur le podcast du marketing.

Sandra Lou (40:36.344)
Merci à tous.


stratégie marketing, communication, email marketing, marketing digital, chatgpt, ia, intelligence artificielle

Réussir son Black Friday avec Antoine Gagné – Episode 153

Vendre pendant Black Friday même avec peu de moyens et au dernier moment…

Lancer une campagne de crowdfunding avec Inès Saadallah (suite) – Episode 152

Les secret d’une campagne classée au top 5% chez lancements Ulule (suite)